Le muqallid est de deux types : muttabi’a (suiveur) et ‘aammi (profane). La différence entre le muttabi’a et le ‘aammi est que le muttabi’a adopte la règle dérivée par un interprète qualifié (Mujtahid) après avoir été convaincu par la preuve (Daleel) sur laquelle l'interprète qualifié (Mujtahid) s'est appuyé, et il ne la suit pas à moins d'en connaître la preuve (Daleel). Le ‘aammi est celui qui suit l'interprète qualifié (Mujtahid) dans la règle char'ia sans chercher la preuve (Daleel). Le muttabi’a a un niveau supérieur au ‘aammi, et la plupart des générations précédentes étaient des muttabi’a, car ils accordaient une grande importance à l'apprentissage de la preuve (Daleel). Lorsque l'époque du déclin est arrivée et qu'il est devenu difficile pour les gens de suivre les interprètes qualifiés (Mujtahids), ils ont commencé à suivre les savants (Ulama) et les interprètes qualifiés (Mujtahids) dans les règles les concernant sans chercher la preuve (Daleel). Ce qui a encouragé cette situation fut le silence et le consentement des savants (Ulama) sur le fait qu'une personne pouvait être ‘ammi même si elle était une personne instruite. Les savants (Ulama) sont restés silencieux à ce sujet parce que l'imitation (Taqlid) est permissible, que le muqallid soit un muttabi’a ou un ‘ammi. Cependant, le musulman devrait originellement être capable de tirer les Ahkam de leur preuve (Daleel), bien qu'il lui soit permis de pratiquer l'imitation (Taqlid), ainsi il lui est permis d'être muttabi’a, c'est-à-dire qu'il connaît la règle, connaît sa preuve (Daleel) et en est convaincu. Cela rend le musulman apte à l'effort d’interprétation (Ijtihad), même sur une question unique, ce qui est nécessaire pour nous à notre époque actuelle. Cependant, émettre une fatwa n'est pas considéré comme un effort d’interprétation (Ijtihad) sur une question, car cela n'appartient pas à la catégorie de l'effort d’interprétation (Ijtihad). C'est l'un des pires types d'écrits en jurisprudence islamique (Fiqh). Cela est dû au fait qu'après l'époque des interprètes qualifiés (Mujtahids), leurs étudiants et les étudiants de leurs étudiants les ont suivis, et ceux-ci se sont tournés vers l'élaboration des opinions de l'école juridique (Madhhab), en posant ses fondements et en consolidant ses opinions. Cette époque a été considérée comme l'âge d'or de la jurisprudence islamique (Fiqh) au cours de laquelle les ouvrages de référence maîtres des livres de jurisprudence islamique (Fiqh) dans les diverses écoles juridiques (Madhhabs) ont été écrits. Ces livres sont considérés comme la colonne vertébrale des questions de jurisprudence islamique (Fiqh). Cette époque se poursuivit jusqu'au septième siècle de l'ère commune, après quoi suivit le déclin de la jurisprudence islamique (Fiqh). Durant ces âges, les commentaires et les notes de bas de page commencèrent, manquant pour la plupart d'originalité, d'Istinbat (déduction de règles) et d'effort d’interprétation (Ijtihad), même sur une seule question. Puis vint un âge où le déclin fut plus profond, où les savants (Ulama) suivirent la voie consistant à énumérer les questions et les règles sans faire référence à leurs différents aspects et détails. Ils appelaient ces questions des fatwas. Il est incorrect de faire de ces fatwas une référence en jurisprudence islamique (Fiqh) et il est également incorrect de les prendre comme référence pour les Ahkam Shari’ah, car elles ne suivent pas la méthode de l'effort d’interprétation (Ijtihad) dans la dérivation des règles.
The muqallid is of two types; muttabi’a (follower) and ‘aammi (layman). The difference between the muttabi’a and the ‘aammi is that the muttabi’a takes the rule derived by a mujtahid after they are convinced of the daleel which the mujtahid depended upon, and they do not follow it unless they are aware of the daleel. The ‘aammi is the one who follows the mujtahid in the shar’ai rule without looking for the daleel. The muttabi’a has a better level than the ‘aammi and most of the earlier generations were the muttabi’a, for they were greatly concerned with learning the daleel. When the age of decline came and it became difficult for the people to follow the mujtahids, they began to follow the scholars and mujtahids in the rules concerning them without seeking the daleel. What encouraged this situation was the silence and consent of the ulema that a person could be ‘ammi even if he was an educated person. The ulema were silent about this because taqleed is permissible, whether the muqallid is a muttabi’a or ‘ammi. However, the Muslim should originally be able to take the AHkam from its daleel, although they are allowed to imitate thus they are allowed to be muttabi’a, i.e. they know the rule and knows its daleel and becomes convinced of it. This makes the Muslim qualified for Ijtihad, even in a single issue, a matter which is necessary for us in our current age. However, issuing a fatwa is not considered Ijtihad in an issue, because it does not belong to the category of Ijtihad. It is of the worst type of writings in fiqh. This is because after the age of the mujtahids, their students and the students of their students followed and these turned to elaborating on the opinions of the madhab, laying down its foundations and consolidating its opinions. That age was considered to be the golden age of fiqh in which the master references of fiqh books in the various madhabs were written. These books are considered the backbone of the issues of fiqh. This era continued until the seventh century C.E., after which the decline of fiqh followed. In these ages commenting and footnotes began, most lacking originality, Istinbat (deduction of rules) and Ijtihad even on just a single issue. Then came an age in which the decline was deeper, where the ulema followed the way of listing the issues and the rules without making reference to their different aspects and details. They called these issues fatawa. It is incorrect to make these fatawa as a reference in fiqh and it is incorrect to take them as a reference for the AHkam Sharee’ah as well, because they do not follow the method of Ijtihad in deriving the rules.