Concepts de Hizb ut-Tahrir : Page 51 – 60
Concepts of Hizb ut-Tahrir: Page 51 – 60
L'État applique la charia islamique à tous ceux qui détiennent la citoyenneté, qu'ils soient musulmans ou autres. En ce qui concerne les non-musulmans, ils doivent être laissés libres de pratiquer leur propre croyance et leurs propres cultes. Ils sont traités en ce qui concerne les denrées alimentaires et les vêtements selon leur religion, dans le cadre de l'ordre public. Les questions d'affaires familiales entre eux, telles que le mariage et le divorce, seront réglées selon leurs religions. Quant au reste de la charia islamique, comme les questions de transactions (mu’amalat), le code pénal, le système de gouvernance et les systèmes économiques, ils sont appliqués à tous les citoyens, qu'ils soient musulmans ou non-musulmans. En ce qui concerne les musulmans, l'État leur applique l'intégralité de la charia islamique, que ce soit dans le domaine du culte, de la morale, des transactions, du code pénal et ainsi de suite. Le devoir de l'État est d'appliquer l'islam complètement et de considérer son application sur les non-musulmans comme un appel à l'islam (Da’wah) pour eux. C'est parce que la charia est universelle pour l'humanité ; et l'État l'applique dans chaque pays sous son autorité afin de transmettre l'appel à son peuple. Le secret du succès derrière les conquêtes islamiques est de délivrer l'appel à l'islam aux non-musulmans.
The state implements the Islamic Shar’a upon all those who hold citizenship, whether Muslim or otherwise. With regards to non-Muslims they should be left to practise their own belief and worships. They are treated in the matters of foodstuffs and clothes according to their religion within the framework of public order. The matters of family affairs amongst themselves, such as marriage and divorce, will be settled according to their religions. As for the rest of the Islamic Shari’ah like matters of transactions (mu’amalat), penal code, ruling and economic systems, they are implemented upon all citizens, both Muslims and non-Muslims alike. With regards to Muslims, the state implements the entire Islamic Shari’ah upon them, whether in the area of worship, morals, transactions, penal code and so on. The duty of the state is to implement Islam completely and to consider its implementation upon non-Muslims as Da’wah for them to Islam. This is because the Sharee’ah is universal to mankind; and the state implements it in every country under its rule in order to convey the call to its people. The secret of success behind the Islamic conquests is to deliver the call to Islam to the non-Muslims.
L'Islam possède une croyance (Aqeedah) d'où émane un système. Ce système se compose des règles de la charia dérivées des preuves détaillées. L'Islam a démontré dans son système comment ses règles doivent être mises en œuvre via les règles de la charia. Les règles char'ia qui démontrent la manière de mise en œuvre sont la méthode (Tareeqah) ; et toutes les règles au-delà de cela sont des parties de l'idée (fikrah). En conséquence, l'Islam est une fikrah (idée) et une Tareeqah (méthode). Ainsi, la croyance (Aqeedah) et les règles char'ia qui résolvent les problèmes de l'homme constituent la fikrah, et les règles de la charia qui démontrent la manière de mettre en œuvre ces solutions, protégeant la croyance (Aqeedah) et la voie pour mener l'appel à l'islam (Da’wah), constituent la Tareeqah. La Tareeqah de l'Islam est de même nature que sa fikrah et elle fait partie de l'Islam. Il n'est pas permis de limiter l'appel à l'islam au seul fait de démontrer sa fikrah, mais plutôt l'appel doit également inclure la Tareeqah. Par conséquent, le mabda’a (idéologie) est une combinaison de la fikrah et de la Tareeqah. La croyance en la Tareeqah est aussi importante que la croyance en la fikrah. Il est nécessaire que la Tareeqah et la fikrah soient un tout indivisible, étroitement liées de sorte que rien d'autre que la Tareeqah islamique ne soit utilisé dans la mise en œuvre de la fikrah islamique. Toutes deux forment l'Islam par lequel il est gouverné et pour lequel l'appel est transmis. Puisque la Tareeqah existe dans la charia, elle doit être restreinte à ce que la charia a apporté et à ce qui est dérivé de ses textes. De même que les règles de la fikrah ont été incluses dans le Coran et la sunna, de même les règles de la Tareeqah ont également été incarnées dans le Coran et la sunna. Lorsque Allah (SWT) dit : « Et si tu crains une trahison de la part d'un peuple, renvoie-leur (leur traité) équitablement. » [TMQ Al-Anfal:58]
Islam has an ‘aqeedah from which a system emanates. This system consists of the Sharee’ah rules derived from the detailed evidences. Islam has demonstrated in its system how its rules are to be implemented via the Sharee’ah rules. The Shar’ai rules which demonstrate the manner of implementation are the method (Tareeqah); and all rules beyond that are parts of the idea (fikrah). Accordingly, Islam is a fikrah (idea) and Tareeqah (method). Thus, the ‘aqeedah and the Shar’ai rules which solve man’s problems make-up the fikrah, and the Shari’ah rules which demonstrate the manner of implementing these solutions, protecting the creed and the way to carry the da’wah are the Tareeqah. Islam’s Tareeqah is of the same nature as its fikrah and it is a part of Islam. It is not allowed to confine the call for Islam to only demonstrating its fikrah but rather the call must also include the Tareeqah as well. Therefore, the mabda’a (ideology) is a combination of the fikrah and Tareeqah. The belief in the Tareeqah is as important as the belief in the fikrah. It is necessary that the Tareeqah and the fikrah be an indivisible whole, linked together tightly such that nothing but the Islamic Tareeqah is used in the implementation of the Islamic fikrah. Both of them form Islam by which it is governed and for which the call is conveyed. Since the Tareeqah exists in the Shari’ah, it should be restricted to that which the Shari’ah has brought and what is derived from its texts. As the rules of the fikrah were included in the Qur’an and the Sunnah, likewise the rules of the Tareeqah were also embodied in the Qur’an and Sunnah. When Allah (swt) says; “And if you fear treachery from any folk, then throw back to them (their treaty) fairly.” [TMQ Al-Anfal:58]
Ceci fait partie des règles de la Tareeqah. De même, la parole du Prophète ﷺ,
This is from the rules of the Tareeqah. Also, the saying of the Prophet (saw),
« Ne souhaite pas affronter l'ennemi et si tu l'affrontes, sois patient », fait partie des règles de la Tareeqah. Par la suite, toutes les règles de la Tareeqah, comme toutes les autres règles, sont dérivées par effort d’interprétation (Ijtihad) à partir du Coran, de la sunna, du consensus (Ijma’) et du raisonnement par analogie (Qiyas). Puisque la sunna est une explication du Coran, la fikrah est résumée dans le Coran et détaillée dans la sunna. La Tareeqah est également résumée dans le Coran et détaillée dans la sunna. Il est obligatoire de prendre comme lumière de guidance Sayyidinaa Muhammad ﷺ, le Messager d'Allah. Nous devons tirer les règles de la Tareeqah de ses actes, qui existent dans sa biographie du Prophète (Seerah) (vie), ainsi que de ses paroles et de son assentiment, de la même manière que nous les tirons du Coran, puisque tout cela relève de la charia. Nous prenons pour modèle la compréhension de la biographie du Prophète (Seerah), des califes bien guidés et de tous les autres compagnons (Sahabah) ; et nous faisons de notre compréhension rationnelle le moyen efficace dans la compréhension et la dérivation (des règles) selon la méthode chariale.
“Don’t wish to face the enemy and if you face him, be patient”, is from the rules of the Tareeqah. Subsequently, all the rules of the Tareeqah, like all other rules, are derived by ijtihad from the Qur’an, Sunnah, Ijma’a and Qiyas. Since the Sunnah is an explanation of the Qur’an, the fikrah is summed up in the Qur’an and detailed in the Sunnah. The Tareeqah is also summed up in the Qur’an and detailed in the Sunnah. It is obligatory to take as the light of guidance Sayyidinaa Muhammad (saw), the Messenger of Allah. We should take the rules of the Tareeqah from his deeds, which exist in his Sirah (life) and from his speech and consent as we take them from the Qur’an, since all that is Shari’ah. We make our example in understanding the Sirah, the rightly guided Khulafa’a and all the other Sahabah; and we make our rational understanding the effective means in the understanding and derivation (of rules) according to the Shar’ai method.
Les règles de la Charia qui expliquent la manière de mise en œuvre indiquent des actions. Ces actions doivent être accomplies, qu'elles soient liées à la mise en œuvre ou à la conduite de l'appel à l'islam (Da’wah). Ces actions ne peuvent être considérées comme un moyen, car les moyens (waseelah) sont un dispositif utilisé lors de l'accomplissement d'une action. Ces moyens diffèrent lorsque les actions diffèrent, et ils changent selon la situation et sont déterminés par le type d'action. Par conséquent, il ne prend pas une forme unique. Cependant, les actions indiquées par la Tareeqah ne changent pas, elles doivent plutôt être accomplies sur la base du texte. Il convient donc de noter qu'aucune action autre que celle expliquée par la Charia ne pourrait être entreprise. De plus, aucune action ne doit être entreprise sauf dans le contexte défini par le statut légal (Hukm) de la Charia.
The Shar’ai rules that explain the way of implementation indicate actions. These actions must be performed, whether related to implementation or to carrying the da’wah. These actions cannot be viewed as a means, because means (waseelah) are a device used when performing an action. These means differ when the actions differ, and they change according to the situation and are determined by the type of action. Therefore it does not take one form. However the actions indicated by the Tareeqah do not change, rather they should be performed based upon the text. So it should be noted that no action other than that explained by the Shar’a could be undertaken. Additionally, no action should be undertaken except in the context defined by Hukm Shar’ai.
En examinant les actions qui sont définies par les règles de la Shar’ia liées à la Tareeqah, nous constatons qu'il s'agit d'actions matérielles produisant des résultats tangibles. Ce ne sont pas des actions visant à obtenir des résultats non tangibles, bien que les deux types d'actions atteignent la même valeur. Par exemple, l'invocation (dua’a) est une action matérielle qui atteint une valeur spirituelle, et le jihad est également une action matérielle qui atteint une valeur spirituelle. Cependant, la dua’a, bien qu'étant une action matérielle, produit un résultat non tangible qui est la récompense, même si l'intention de celui qui l'accomplit était d'atteindre une valeur spirituelle. Cela contraste avec le jihad : combattre l'ennemi est une action matérielle qui produit un résultat tangible, par exemple la conquête d'une forteresse ou d'une ville, ou le fait de tuer l'ennemi et autres choses similaires, même si l'intention du mujahid était d'atteindre la valeur spirituelle. Les actions de la Tareeqah sont des actions matérielles qui produisent des résultats tangibles et elles diffèrent des autres actions. Par conséquent, la dua’a n'est pas considérée comme une méthode pour le jihad, bien que le mujahid prie Allah (SWT). De même, la prédication n'est pas considérée comme une méthode pour dissuader le voleur, bien qu'il soit conseillé et instruit. Allah (SWT) dit :
On examining those actions which are defined by the Shar’ai rules related to the Tareeqah, we find that they are materialistic actions achieving tangible results. They are not actions aimed at achieving non-tangible results, even though both actions achieve the same value. For example, supplication (dua’a) is a materialistic action that achieves a spiritual value, and jihad is also a materialistic action that achieves a spiritual value. However, dua’a, although being a materialistic action, it achieves a non-tangible result which is the reward even if the intention of its performer was to achieve a spiritual value. This is in contrast to jihad, fighting against the enemy is a materialistic action which achieves a tangible result, e.g. the opening of a fortress or city, or killing the enemy and the like, even if the intention of the mujahid was to achieve the spiritual value. The actions of the Tareeqah are materialistic actions that achieve tangible results and they differ from other actions. Therefore, dua’a is not taken as a method for jihad, though the mujahid prays to Allah. Likewise, preaching is not taken as a method to deter the thief, though he is advised and instructed. Allah (swt) says,
« Et combattez-les jusqu'à ce que la persécution ne soit plus, et que la religion (Deen) soit entièrement pour Allah. » [TMQ Al-Baqarah:193]
“And fight them until persecution is no more, and all deen is for Allah.” [TMQ Al-Baqarah:193]
Allah (SWT) dit également : « Et pour le voleur, l'homme et la femme, coupez-leur les mains. » [TMQ Al-Maidah:38]
Allah (swt) also says; “And for the thief, both male and female, cut off their hands.” [TMQ Al-Maidah:38]
Il est tout à fait inacceptable que toutes les actions utilisées pour mettre en œuvre la Fikrah islamique soient des actions qui produisent des résultats immatériels. Cela est contraire à la nature de la Tareeqah islamique. À cet égard, il n'y a aucune différence entre les actions utilisées pour mettre en œuvre les règles liées à la résolution des problèmes ou les actions utilisées pour transmettre l'appel à l'islam (Da’wah). La prière (Salah), par exemple, est considérée comme faisant partie de la fikrah, et la Tareeqah de sa mise en œuvre est l'État. Il n'est pas permis à l'État d'utiliser l'éducation et l'instruction seules comme Tareeqah pour amener les gens à accomplir la prière (Salah). Au contraire, l'État doit punir quiconque abandonne la prière, par exemple par des actions matérielles telles que l'emprisonnement, même si l'État entreprend l'éducation et l'instruction. De même, porter l'appel à l'islam (Da’wah) fait partie de la fikrah, et la Tareeqah de sa mise en œuvre par l'État est le jihad, c'est-à-dire le combat contre les ennemis. Il n'est donc pas permis à l'État d'utiliser la lecture de Sahih Al-Bukhari comme méthode pour lever les obstacles matérialistes sur le chemin de l'appel à l'islam (Da’wah). Au lieu de cela, l'État doit utiliser le jihad comme une Tareeqah, qui est le combat matériel contre les ennemis. Il en va de même pour toutes les actions liées à la Tareeqah.
It is completely unacceptable that all actions used to implement the Islamic Fikrah be those actions that achieve non-tangible results. This is contrary to the nature of the Islamic Tareeqah. In this respect there is no difference between actions used to implement the rules related to the solving of the problems or actions used to convey the Islamic da’wah. Salah, for example, is considered part of the fikrah, and the Tareeqah of its implementation is the state. It is not permissible for the state to use education and instruction alone as a Tareeqah to make people perform the salah. Rather the state has to punish anyone who abandons prayer, for example by material actions such as imprisonment, even though the state undertakes education and instruction. Similarly carrying the Islamic da’wah is part of the fikrah, and the Tareeqah of its implementation by the state is jihad, i.e. fighting against the enemies. So it is not permissible for the state to use the reading of Sahih Al-Bukhari as a method to remove the materialistic obstacles from the way of the da’wah. Instead the state must use jihad as a Tareeqah which is the materialistic fight against the enemies. The same applies to all actions related to the Tareeqah.
Il convient de noter que bien que l'action indiquée par la Tareeqah soit une action matérielle qui produit des résultats tangibles, cette action doit être dirigée par les ordres et les interdictions d'Allah dans l'intention de gagner l'agrément d'Allah (SWT). Le musulman doit également être dominé par la conscience de sa relation avec Allah, de sorte qu'il recherche la proximité d'Allah par la prière (Salah), l'invocation (dua’a), la récitation du Qur'an, et ainsi de suite. Il doit également croire que le Nasr vient d'Allah. Il est nécessaire que les musulmans maintiennent une piété (Taqwa) établie dans le cœur pour mettre en œuvre les règles d'Allah. Il est également nécessaire de faire des invocations (dua’a) et de pratiquer l'évocation (Dhikr), et de maintenir la relation avec Allah lors de l'accomplissement de toutes les actions.
It must be noted that though the action indicated by the Tareeqah is a materialistic action which achieves tangible results, this action should be directed by the commands and prohibitions of Allah with the intention of earning Allah (swt) pleasure. The Muslim must also be dominated by his awareness of his relationship with Allah, so he seeks nearness to Allah through salah, dua’a, recitation of the Qur’an and so on. He must also believe that Nasr is from Allah. It is necessary that Muslims maintain taqwa established in the heart to implement the rules of Allah. It is also necessary to make dua’a and to remember Allah (dhikr), and to maintain the relationship with Allah whenever undertaking all actions.
Ceci concerne le fait que la Tareeqah soit des règles charia (Shar’ai) que nous devons suivre et avec lesquelles il ne nous est pas permis d'être en désaccord, ainsi que concernant ces actions et le fait qu'elles produisent des résultats tangibles. Cependant, en ce qui concerne l'obtention des résultats, nous devrions suivre le principe pratique, ce qui signifie que les actions doivent être basées sur la pensée et qu'elles doivent être en vue d'un objectif spécifique. Cela est dû au fait que la sensation d'une réalité connectée aux informations précédentes devrait produire une pensée. Cette pensée doit être liée à l'action, et la pensée ainsi que l'action doivent être en vue d'un objectif spécifique, et tout cela doit être basé sur la foi (Iman), afin de maintenir l'individu de manière permanente dans l'atmosphère de la foi (Iman). Il n'est absolument pas permis de séparer l'action de la pensée, de l'objectif spécifique ou de la foi (Iman), car cette séparation, aussi petite soit-elle, est très préjudiciable à l'action elle-même, à ses résultats et à sa continuité. Cet objectif spécifique doit être compris et clair pour chaque individu qui souhaite accomplir une action avant de pouvoir s'engager dans cette action. Il est également obligatoire que la perception sensorielle soit la base, c'est-à-dire que la compréhension et la pensée soient le résultat de la sensation et non d'une simple supposition hypothétique ou de l'imagination. La sensation de la réalité doit être transmise au cerveau, générant ainsi, avec toute information préalable (sur la question), une activité cérébrale, qui est la pensée. C'est ce qui garantit la profondeur de la réflexion et la productivité de l'action. La perception sensorielle mène à la sensation intellectuelle, c'est-à-dire une sensation qui est renforcée chez l'individu par la pensée. Par exemple, la sensation des porteurs de l'appel à l'islam (Da’wah), une fois qu'ils ont compris l'appel à l'islam (Da’wah), devient plus forte qu'auparavant. Il est dangereux pour les humains de passer de la sensation à l'action sans réfléchir. Un tel comportement ne changera jamais la réalité. Au lieu de cela, cela fera succomber la personne à la réalité et la rendra réactionnaire, avançant dans la vie avec une pensée déclinante et faisant de la réalité la source de la pensée plutôt que le sujet de la pensée. Par conséquent, la sensation devrait d'abord mener à la pensée, puis cette pensée devrait mener à l'action. C'est l'approche qui permet à l'homme de s'élever au-dessus de la réalité et permet à l'effort de passer à de meilleures situations de manière radicale. Toute personne agissant sur la seule base de sa sensation ne sera jamais capable de changer la réalité, mais s'y adaptera plutôt. Ainsi, il restera en arrière et dans un état de déclin. Tandis que celui qui perçoit la réalité, réfléchit ensuite à la méthodologie pour la changer, puis agit selon cette pensée, est celui qui change la réalité selon son idéologie, et la change complètement. C'est le type de personne qui se conforme à la méthode radicale, qui est la seule méthode pour reprendre le mode de vie islamique. C'est parce que cette méthode exige que la pensée résulte de la sensation (de la situation) et que cette pensée soit cristallisée de manière à ce que le schéma directeur de la Fikrah et de la Tareeqah soit bien compris. L'individu comprendra alors l'idéologie correctement, ce qui le conduira à entreprendre l'action. De cette manière, un changement radical complet se produit dans la pensée, de sorte que l'homme procède ensuite à la préparation des personnes, des sociétés et de l'environnement avec cette pensée, produisant un changement radical de l'opinion publique après avoir généré une conscience générale de l'idéologie (en tant que Fikrah et Tareeqah). Sur cette base et par l'intermédiaire de l'autorité dirigeante, l'idéologie sera mise en œuvre radicalement, sans accepter aucune mise en œuvre graduelle ou par morceaux. Une telle méthode radicale nécessite que la pensée naisse de la sensation, soit liée à l'action et vise un objectif spécifique. Rien ne pourrait mener à cela si ce n'est la pensée profonde.
Cette pensée profonde a besoin de ce qui l'initie, la développe et l'enrichit. De plus, la méthode radicale (de changement) nécessite de construire les individus et de préparer la société avec l'Idéologie Islamique. Générer cette pensée profonde et préparer les gens par l'idéologie exige de ceux qui œuvrent pour le changement qu'ils entreprennent une étude détaillée de l'Islam et de la société. Cela ne peut être accompli que par la culture de l'esprit avec des informations. L'étude est le moyen le plus facile et le plus court de communiquer des informations à l'esprit afin d'aider à générer la pensée.
This deep thought is in need of that which initiates it, develops it and enhances it. Additionally the radical method (of change) requires building people and preparing society with the Islamic Ideology. Generating this deep thought and the preparing of people by the ideology requires from those who work for the change to undertake a detailed study of Islam and society. This cannot be achieved except through culturing the mind with information. Study is the easiest and shortest way to communicate information to the mind in order to help generate the thought.
L'Islam possède sa propre méthode d'étude spécifique. Le fait de suivre cette méthode seule produit les résultats de cette étude. Cette méthode exige que les informations soient étudiées pour être pratiquées, et que celui qui les étudie les reçoive d'une manière intellectuelle efficace qui affecte ses émotions. Cela fait de son ressenti de la vie et de ses responsabilités le résultat d'une pensée efficace, afin de produire chez celui qui reçoit l'information la chaleur, l'enthousiasme, la réflexion et une connaissance approfondie simultanément, faisant de la mise en pratique un résultat inévitable. Cette méthode génère chez l'individu la compréhension et la capacité de communiquer ce qu'il comprend de manière efficace. Elle élargit la pensée et la connecte au sentiment, et fournit également à l'individu les faits dont il ou elle a besoin pour traiter les affaires de sa vie quotidienne. L'étude abstraite dans le seul but de la connaissance doit être évitée, afin que l'individu ne devienne pas un livre ambulant. Cette étude ne doit pas non plus se limiter à des prêches et des instructions abstraits ; sinon, elle devient superficielle et vide de la chaleur de la foi (Iman). De même, celui qui étudie l'Islam ne doit pas considérer l'étude uniquement comme un savoir académique et un prêche théorique. Au contraire, il doit considérer cela comme préjudiciable à l'œuvre de l'appel à l'islam (Da’wah) et potentiellement distrayant et paralysant si elle était reçue de la sorte.
Islam has its own specific method of study. Following this method alone produces the results of this study. This method mandates that the information be studied to be practised, and the one who studies them should receive them in an effective intellectual way that affects their emotions. This makes their feeling of the life and its responsibilities the result of an effective thought, so as to produce in the one who receives the information the warmth, enthusiasm, thought and broad knowledge simultaneously, making the implementation an inevitable result. This method generates understanding in the individual and ability to communicate that which they understand in an effective manner. It broadens the thought and connects it with the feeling and also provides the individual with the facts he or she needs to address the affairs of his or her daily life. Abstract study for the sake of knowledge only should be avoided, so that the individual does not become a walking book. This study should not also be by abstract preaching and instructions; otherwise it becomes shallow and void of the warmth of iman. Similarly the one who studies Islam should not consider the study only as academic knowledge and theoretical preaching. Rather, they should consider it harmful to the work of da’wah and potentially distracting and paralysing it if it was received as such.
Pour atteindre l'objectif pour lequel l'action a été accomplie, il convient de concevoir que l'atteinte de cet objectif nécessite du sérieux, de l'attention et l'adhésion aux devoirs imposés par les responsabilités du Hizbi, en plus des obligations imposées par l'Islam. L'Islam nous a ordonné d'accomplir des obligations spécifiques et de nous abstenir de certaines choses couvrant les aspects financiers, physiques et émotionnels. Parmi ces obligations, certaines sont impératives et obligatoires (Wajib) pour tout le monde, et d'autres sont au-dessus de l'impératif (fard) et de l'obligatoire (Wajib), accomplies de manière optionnelle par ceux qui possèdent une élévation intellectuelle et spirituelle. Ce sont ceux qui veulent accroître leur proximité envers Allah (SWT). L'accomplissement de ces obligations est nécessaire pour atteindre l'objectif. Par conséquent, chacun doit contraindre son âme et se forcer à accomplir les obligations impératives dans tous leurs aspects ; financier, physique et émotionnel, afin que l'espoir d'atteindre l'objectif existe.
To achieve the objective for which the action was performed, it should be conceived that achieving this objective requires seriousness, attention and adherence to the duties obliged by the Hizbi responsibilities in addition to the obligations placed by Islam. Islam has ordered us to perform specific obligations and refrain from certain things covering financial, physical and emotional aspects. Amongst such obligations, some are compulsory and obligatory on everybody, and some are above the compulsory (fards) and obligatory (wajib), fulfilled optionally by those who have intellectual and spiritual elevation. They are those who want to increase their nearness to Allah (swt). Fulfilling these obligations is necessary to achieve the objective. Therefore, everyone should compel their souls and force themselves to fulfil the compulsory obligations in all their aspects; financial, physical and emotional, in order that the hope in achieving the objective exists.
Afin que l'action soit productive, il est nécessaire de définir le lieu où commencer l'action et les personnes avec lesquelles le travail doit être entamé. En effet, l'Islam est universel et considère toute l'humanité comme étant la même. Dans l'appel à l'islam (Da’wah), l'Islam n'accorde aucune importance à la différence d'environnement, de situation, de lieu, etc. L'Islam considère que toute l'humanité a la capacité d'embrasser l'appel à l'islam (Da’wah), et considère les musulmans comme responsables du transport de cet appel à l'islam (Da’wah) à toute l'humanité. Malgré cela, porter l'appel à l'islam (Da’wah) ne peut commencer de manière globale, car si un tel commencement avait lieu, il échouerait et ne mènerait à aucun résultat. Au lieu de cela, il doit commencer par l'individu et se terminer par le monde. Par conséquent, l'appel à l'islam (Da’wah) doit être porté dans un lieu où, une fois établi, ce lieu devient le point de départ (nuqTat el-ibtidaa). Par la suite, ce lieu ou tout autre lieu où l'appel à l'islam (Da’wah) a été établi est alors considéré comme un point de départ (nuqTat el-inTilaq) à partir duquel l'appel à l'islam (Da’wah) poursuivra sa course. Ce lieu ou d'autres lieux sont alors considérés comme un point d'appui (nuqTat el-irtikaz) dans lequel l'État sera établi. Ensuite, l'État établit l'appel à l'islam (Da’wah) dans ce lieu et procède de sa manière naturelle, la voie du jihad. Cependant, il doit être entendu que bien que les lieux soient pris comme des emplacements pour l'action à chaque point, c'est l'appel à l'islam (Da’wah), et non le lieu, qui se transfère d'un point à un autre, et l'appel à l'islam (Da’wah) se transfère simultanément dans tous les lieux où il agit. Bien qu'il soit nécessaire de définir un lieu pour être le point de départ après lequel il y aura un point de départ et un point d'appui, la détermination du lieu de ces trois points ne relève pas de la sphère que l'homme contrôle, car l'homme ne possède pas une telle connaissance. Cette question relève de la sphère qui domine l'homme. L'homme ne doit procéder dans son action que dans la sphère qu'il contrôle. Tandis que les actions qui se trouvent dans l'autre sphère se produiront selon la Volonté et le Décret d'Allah (SWT).
In order that the action be productive it is necessary to define the place where to commence the action and the people with which the work is to be started. Indeed Islam is universal and views all of humankind as the same. In the da’wah, Islam gives no weight to the difference of environment, situation and place etc. Islam considers all humankind as having the ability to embrace the da’wah, and considers Muslims responsible for carrying this da’wah to all of humankind. Despite this, carrying the da’wah to Islam cannot start globally, for if such a start took place it will fail and will not lead to any result. Instead, it should start with the individual, and end with the world. Therefore, the da’wah should be carried in a place where once it is established, this place becomes the starting point (nuqTat el-ibtidaa). Thereafter, this place or any other place where the da’wah was established is then considered as a departure point (nuqTat el-inTilaq) from which the da’wah will proceed on its course. This place or other places are then considered as a support point (nuqTat el-irtikaz) in which the state will be established. Then the state establishes the da’wah in this place and proceeds in its natural way, the way of jihad. However it must be known that although the places are taken as locations for action in every point, it is the da’wah, not the place, which transfers from one point to another and the da’wah transfers simultaneously in all the places where it works. Though it is necessary to define a place to be the starting point after which there will be a departure point and a support point, but determining the place of these three points is not within the sphere which man controls, because man does not possess such knowledge. This issue is within the sphere which dominates man. Man should only proceed in his action within the sphere which he controls. Whereas the actions which are in the other sphere will occur according to the Will and Decree of Allah (swt).
En ce qui concerne la détermination du point de départ, il s'agit certainement de la zone où vit la personne en laquelle la première étincelle de l'appel à l'islam (Da’wah) s'est allumée et qu'Allah a préparée pour la transmettre. Plus d'une personne peut partager les mêmes sensations, mais la personne qu'Allah a préparée pour transmettre l'appel à l'islam (Da’wah) ne sera connue que lorsqu'elle apparaîtra. L'appel à l'islam (Da’wah) commence alors dans la zone où elle vit, et cette zone sera le point de départ.
With regards to determining the starting point, it is surely the area where the person in whose mind the first spark of the da’wah is ignited and whom Allah has prepared to convey it, lives. More than one person may share the same sensations, but the person whom Allah has prepared to convey the da’wah would not be known until he appears. The da’wah starts then in the area where he lives, and that area would be the starting point.
La définition de la zone qui servira de point de départ dépend de la préparation des sociétés, car les sociétés ne sont pas identiques dans leurs pensées, leurs émotions et leurs systèmes. Par conséquent, la zone dans laquelle la société et l'atmosphère sont les plus propices à la nouvelle idée devient un point de départ. Il est fort probable que la zone qui fut le point de départ initial soit également le point de départ. Bien que cela ne soit pas inévitable, puisque le lieu le plus favorable pour être un point de départ est celui où l'oppression politique et économique prévaut, et où l'athéisme et la corruption sont devenus excessifs et répandus.
The definition of the area which will be the departure point depends on the readiness of the societies, because societies are not the same in their thoughts, emotions and systems. Therefore the area in which the society and the atmosphere are more conducive towards the new idea becomes a departure point. More than likely the area which was the starting point will also be the departure point. though that is not inevitable, since the most favourable place to be the departure point is that place where political and economic oppression prevails, and where atheism and corruption have become excessive and prevalent.
En ce qui concerne le point de soutien (nuqTat el-irtikaz), cela dépend du succès de l'appel à l'islam (Da’wah) dans une société spécifique. Tout endroit où l'appel à l'islam (Da’wah) n'exerce pas d'impact sur la société et ne parvient pas à créer un environnement propice pour lui-même ne peut être considéré comme un point de soutien (nuqTat el-irtikaz), quel que soit le nombre important de personnes qui portent l'idéologie. Cependant, l'endroit où la Fikrah et la Tareeqah sont adoptées par la société et dominent son environnement est propice en tant que point de soutien (nuqTat el-irtikaz), indépendamment du nombre de personnes qui portent l'idéologie.
With regards to the support point (nuqTat el-irtikaz), this depends on the success of the da’wah in a specific society. Any place where the da’wah does not create impact on the society and could not create a suitable environment for itself cannot be considered as a support point (nuqTat el-irtikaz) regardless of how great the number of the people who carry the ideology. However, the place where the Fikrah and the Tareeqah are embraced by the society and they dominate its environment is suitable as a support point (nuqTat el-irtikaz), irrespective of the number of people who carry the ideology.