10 L'État
10 The State
64. L'autorité est ancrée dans la communauté (Ummah), ou dans le groupe influent qui la compose. Cependant, elle se manifeste en une seule personne en son sein, l'émir. S'il n'y a pas d'émir, alors il n'y a pas de présence réelle d'autorité. Puisque l'autorité consiste à veiller aux affaires des gens et à la gestion de leurs intérêts, et que les gens ne peuvent se passer de la gestion de leurs affaires, il n'est pas valide que la communauté (Ummah) soit sans émir. Ainsi, la présence de l'émir au sein de la communauté (Ummah) est un devoir inévitable, nécessité par la nature de la vie de la communauté (Ummah). Par conséquent, la présence de l'émir est obligatoire et inévitable ; l'absence d'un émir au sein de la communauté (Ummah) est invalide en toute circonstance. La charia a prouvé l'obligation de nommer l'émir et les compagnons (Sahabah) ont consenti à l'unanimité à ce que la communauté (Ummah) ne soit pas sans émir. Il est rapporté d'‘Abdullah b. ‘Umar que le Prophète ﷺ a dit :
64. Authority is embedded in the Ummah, or in the influential group in it. However, it manifests in one person in her, the Ameer. If there is no Ameer, then there is no actual presence of authority. Since authority is looking after the affairs of the people and the management of their interests, where the people can’t dispense with looking after their affairs, it is not valid that the Ummah be without an ameer. Thus, the presence of the Ameer in the Ummah is an inevitable duty, necessitated by the nature of the life of the Ummah. Therefore, the presence of the Ameer is obligatory and inevitable; the absence of an Ameer in the Ummah is invalid in any circumstance. The shar’ has proved the obligation of appointing the Ameer and the Sahaabah have unanimously consented that the Ummah should not be without an Ameer. It is narrated from ‘Abdullah b. ‘Umar that the Prophet (PBUH) said:
« Il n'est pas permis à trois personnes de se trouver dans un lieu découvert sans qu'elles n'en aient nommé l'une d'entre elles comme émir sur elles. » Il est également rapporté d'après Abu Sa’eed que le Messager d'Allah ﷺ a dit :
“It is not allowed for three people in an open land, save they appointed one of them as an Ameer over them.” It is also narrated from Abu Sa’eed that the Messenger of Allah (PBUH) said:
« Si trois personnes partent en voyage, qu'elles désignent l'une d'entre elles comme émir. » Al-Bazzar a rapporté, selon une narration authentique d'un hadith de ‘Umar b. al-Khattab, que le Prophète ﷺ a dit :
“If three (people) went out on a journey, let them appoint one of them as an Ameer.” Al-Bazzar reported, through a sound narration from a Hadeeth of ‘Umar b. al-Khattab that the Prophet (PBUH) said:
« Si vous étiez trois en voyage, alors désignez l'un d'entre vous comme émir. » Ces hadiths indiquent que la nomination d'un émir par la communauté (Ummah) sur elle est une obligation. En ce qui concerne le fait que la communauté (Ummah) ne doive pas être sans émir, cela est dû au fait que les compagnons (Sahabah) qu’Allah les agrée ont établi un consensus (Ijma’) sur le fait que la communauté (Ummah) ne doit pas rester sans émir pendant plus de trois jours. Ils se sont réunis dans la saqeefah (salle) de Bani Saa’idah pour discuter de la nomination d'un successeur au Messager d'Allah ﷺ dès qu'ils ont appris la nouvelle de son décès ; ils sont restés à discuter de la question dans la saqeefah. Puis, le lendemain, les gens se sont réunis à la mosquée. Ainsi, cela a pris deux nuits et trois jours. De plus, ‘Umar b. al-Khattab a confié la responsabilité aux gens de la consultation (Shura), une fois que sa mort par coup de poignard est apparue certaine, et il leur a fixé trois jours. Il a ensuite ordonné que, s'il n'y avait pas d'accord sur le calife après trois jours, celui qui s'y opposait soit tué. Il a délégué cinquante hommes parmi les musulmans pour exécuter cela, c'est-à-dire pour tuer l'opposant, bien que (les candidats) fassent partie des gens de la Shura et des compagnons (Sahabah) les plus éminents. Tout cela s'est déroulé devant les compagnons (Sahabah), et aucun d'entre eux n'a rapporté que quelqu'un s'y opposait ou le contestait. Et ce, malgré le fait qu'il s'agisse d'une question qui peut être contestée, car elle inclut l'ordre de tuer des compagnons (Sahabah) éminents s'ils n'étaient pas d'accord. Ainsi, ce fut un consensus (Ijma’) des compagnons (Sahabah) qu'il n'est pas permis aux musulmans de rester sans calife pendant plus de deux nuits et trois jours. Lorsque ‘Umar a confié la responsabilité aux gens de la Shura, il leur a dit : « Pratiquez la consultation (Shura) pendant trois jours, et laissez Suhaib vous diriger dans la prière durant ces trois jours de consultation (Shura). » 65. L'autorité appartient à la communauté (Ummah) et n'importe lequel de ses fils peut se présenter pour assumer cette autorité, tant qu'il remplit les conditions du califat (Khilafah). Si le poste d'émir devient vacant, alors les Ahl ul Halli wal ‘Aqd (les personnes influentes) doivent dresser la liste des candidats pour le poste de califat, tant que chacun de ces candidats remplit les conditions du califat. Après que les candidats ont été listés, la communauté (Ummah) choisira parmi eux celui qui est qualifié pour être émir. Cependant, les Ahl ul Halli wal ‘Aqd devraient choisir un émir intérimaire pendant que le calife ou l'émir permanent est élu. C'est le cas si le premier calife ou émir n'a pas nommé d'émir après lui, jusqu'à ce que la communauté (Ummah) choisisse son calife ou son émir. En effet, lorsque la communauté (Ummah) a demandé à ‘Umar de nommer quelqu'un, il a nommé six candidats pour le califat. ‘Abd ur-Rahman b. ‘Awf commença à recueillir l'opinion des gens concernant celui qu'ils choisiraient parmi les six candidats. Il dit : « Je ne laisserai aucun homme ou aucune femme sans le ou la consulter », c'est-à-dire que j'ai pris son opinion. Pour la période durant laquelle l'un des six candidats qu'il avait nommés devait être sélectionné, Umar nomma Suhayb pour être émir sur les gens, jusqu'à ce que l'élection soit conclue.
66. L'État est une entité exécutive comprenant un ensemble de concepts, de critères et de convictions que la communauté (Ummah) a acceptés, c'est-à-dire les règles de la charia (Shari’ah). L'État guide la communauté (Ummah) sur le champ de bataille de la vie, sur une zone particulière de terre. L'entité de la communauté (Ummah) et l'entité de l'État dans cette partie de la terre représentent toutes deux une entité unique, au sein de laquelle l'État occupe le centre de la direction. Afin que cette entité composée des deux entités puisse exister ; et afin que l'entité de l'État soit apte à prendre soin des affaires des gens selon l'ensemble des concepts, des critères et des convictions ; et afin que la communauté (Ummah) jouisse de la stabilité et de la tranquillité, il doit y avoir des concepts disciplinaires dans l'entité de l'État. Ces concepts doivent être ancrés dans les esprits, prédominants sur les relations et avoir une emprise sur les atmosphères, de sorte qu'ils deviennent une opinion publique émanant de la conscience publique. Voici les cinq concepts les plus importants : Premièrement : L'autorité doit rester pratiquement entre les mains de la communauté (Ummah) et son usurpation à son encontre serait considérée comme un crime pour lequel il y aura la punition la plus sévère. La charia (Shari’ah) a fait de la nomination du calife le droit de la communauté (Ummah), en faisant d'elle celle qui donne le serment d’allégeance (Bay’ah). L'Islam a obligé le fait que le calife ne prenne l'autorité que par ce serment d’allégeance (Bay’ah). Ainsi, il a fait du serment d’allégeance (Bay’ah) la méthode d'accession à l'autorité. Le fait que la charia (Shari’ah) ait rendu le serment d’allégeance (Bay’ah) pour toute la communauté (Ummah) indique que l'autorité leur appartient. Puisque le serment d’allégeance (Bay’ah) est un contrat de choix et de consentement comme tout autre contrat, l'autorité doit donc être prise auprès de la communauté (Ummah) par choix et consentement, et sans contrainte ni coercition. Si elle est prise par la force et la contrainte, le contrat est nul et n'est pas conclu. Ainsi, le serment d’allégeance (Bay’ah) de celui qui a pris l'autorité par la force ne sera pas conclu, et celui qui a pris l'autorité sans un serment d’allégeance (Bay’ah) est un usurpateur, car il ne peut la posséder à moins d'avoir un contrat de serment d’allégeance (Bay’ah) fondé sur le choix et le consentement.
66. The state is an executive entity comprising of a set of concepts, criteria and convictions which the Ummah has accepted, i.e. the Sharee’ah rules. The state leads the Ummah in the battlefield of life, on a particular area of land. The entity of the Ummah and the entity of the state in this part of the land, both represent a single entity, in which the state occupies the centre of leadership. So that this entity composed of the two entities can exist; and so that the state entity is suitable for looking after the affairs of the people according to the set of concepts, criteria and convictions; and so that the Ummah enjoys stability and tranquillity, there must be disciplinary concepts in the entity of the state. These concepts must be entrenched in the minds, dominant over the relationships and have command over the atmospheres, such that they become a public opinion emanating from public awareness. These are the most important five concepts: First: The authority should remain practically with the Ummah and its usurpation from her would be considered a crime for which there will be the severest punishment. The Sharee’ah has made the appointment of the Khaleefah the right of the Ummah, by making her the one to give the bay’ah. Islam obliged that the Khaleefah only takes the authority through this bay’ah. Thus it made the bay’ah the method of assuming authority. The fact that Shar’ made the bay’ah for all the Ummah indicates that the authority lies with them. Since the bay’ah is a contract of choice and consent like any other contract, hence the authority must be taken from the Ummah by choice and consent and without compulsion or coercion. If it is taken by force and compulsion, the contract is void and is not concluded. So the bay’ah of the one who took the authority by force will not be concluded and the one who took the authority without a bay’ah is a usurper, because he cannot possess it unless he had a bay’ah contract with choice and consent.
Deuxièmement : il doit y avoir une obéissance complète au dirigeant, de manière volontaire et joyeuse, dans tout ce qu'il ordonne et interdit, y compris dans les questions pour lesquelles la charia lui a donné le droit de trancher selon son propre avis et son effort d’interprétation (Ijtihad). Même s'il commet une injustice ou viole des droits, l'obéissance à son égard demeure obligatoire ; on ne lui désobéit pas à moins qu'il n'ordonne la commission d'un péché. Il a été rapporté d'après Nafi’, d'après Ibn ‘Umar, que le Prophète ﷺ a dit :
Second: There must be complete obedience to the ruler, willingly and happily, in everything he orders and forbids, in those matters the Sharee’ah has given him a right to dispense with according to his own view and Ijtihaad. Even if he committed injustice or violated rights, obedience to him would remain obligatory; he is not disobeyed unless he ordered that a sin be performed. It has been narrated on the authority of Nafi’, from Ibn ‘Umar, that the prophet (PBUH) said:
« Entendre et obéir est une obligation pour chaque musulman dans ce qu'il déteste et ce qu'il aime, tant qu'on ne lui n'a pas ordonné de commettre une désobéissance (à Allah). S'il lui est ordonné de commettre une telle désobéissance, alors il n'y a ni audition ni obéissance. » Abu Hurayrah a rapporté que le Messager ﷺ a dit :
“To hear and obey is obligatory on every Muslim in what he hates and what he likes, as long he has not been ordered to commit a disobedience (to Allah) If he is ordered to commit such disobedience then there is no hearing or obedience.” Abu Hurayrah narrated that the Messenger (PBUH) said:
« Des Walis (dirigeants) prendront votre charge après moi ; le pieux vous dirigera par sa piété, et l'impie vous dirigera par son impiété, alors écoutez-les et obéissez-leur dans tout ce qui est conforme à la vérité. » Al-Bukhari a rapporté, d'après Ibn ‘Abbas, que le Messager d'Allah ﷺ a dit :
“Walis (rulers) will take charge of you after me; the pious will lead you with his piety, and the impious with his impiety, so listen to them and obey them in everything which conforms to the truth.” Bukhari reported, on the authority of Ibn ‘Abbas, that the Messenger of Allah (PBUH) said:
« Si quelqu'un voit en son émir quelque chose qui lui déplaît, qu'il patiente, car en vérité ! Celui qui se sépare du Sultan (l'autorité de l'Islam) ne serait-ce que de la largeur d'une main et meurt ainsi, il est mort de la mort de l'ignorance préislamique (Jahiliyyah). » De plus, Al-Bukhari a rapporté d'après 'Abd Ullah b. 'Umar que le Messager d'Allah ﷺ a dit :
“If anyone sees in his Amir something that displeases him, let him remain patient, for behold! He who separates himself from the Sultan (authority of Islam) by even so much as a hand span and dies thereupon, he has died the death of Jahiliyyah.’ Also Bukhari reported on the authority of ‘Abd Ullah b. ‘Umar that the Messenger of Allah (PBUH) said:
« Vous témoignerez après moi de l'égoïsme et de choses que vous désapprouverez. Ils dirent : "Que nous ordonnes-tu, ô Messager d'Allah ﷺ ?" Donnez-leur leur dû et demandez à Allah (SWT) votre dû. »
“You shall witness after me selfishness and matters that you will disown. They said: ‘What do you order us O Messenger of Allah(PBUH)?’ Give them their due and ask Allah ( SWTH) for your due.”.
Ces preuves indiquent la mesure dans laquelle la charia a exhorté à l'obéissance envers ceux qui exercent l'autorité sur les musulmans, quel que soit l'injustice qu'ils ont commise et quelle que soit l'ampleur de la violation des droits des gens.
These evidences indicate the extent to which the Sharee’ah has urged obedience to those who assume authority over the Muslims, whatever injustice they committed and however much they violated the people’s rights.
Troisièmement : Il est obligatoire de demander des comptes aux gouvernants, en les critiquant par la parole et en les affrontant par des paroles fermes, malgré l'obligation de leur obéissance. Cela est dû au fait que la communauté (Ummah) est garante des tâches et des responsabilités du gouvernant et qu'elle est obligée de le contester (s'il s'écarte du droit chemin). Il a été rapporté par Umm Salamah que le Prophète ﷺ a dit :
Third: It is obligatory to account the rulers, criticizing them by speech and confronting them with harsh words, despite the obligation to obey them. This is because the Ummah is a guardian over the tasks and responsibilities of the ruler and she is obliged to challenge him (if he deviated). It has been narrated by Umm Salamah that the Prophet (PBUH) said:
« Des émires seront nommés sur vous, et vous les trouverez faisant des bonnes comme des mauvaises actions. Celui qui déteste leurs mauvaises actions est quitte de tout blâme. Et celui qui désapprouve leurs mauvaises actions est également à l'abri. Mais celui qui approuve leurs mauvaises actions et les imite est voué à la perdition. » Cela signifie qu'il déteste le blâmable (Munkar), il doit donc le changer ; celui qui n'est pas capable de le changer mais le déteste dans son cœur est alors à l'abri. En revanche, celui qui a approuvé et suivi, c'est-à-dire qu'il a accepté leur action par son cœur et les a suivis dans cette action, ne sera ni quitte de tout blâme ni à l'abri. Le Prophète ﷺ a dit :
“Ameers will be appointed over you, and you will find them doing good as well as bad deeds. Whoever hates their bad deeds is absolved from blame. And whoever disapproves of their bad deeds is also safe. But whoever approves of their bad deeds and imitates them is doomed.” Meaning he hates the munkar, so he has to change it; the one who is not able to change it but hates it in his heart, then he is safe. However, the one who approved and followed, i.e. he accepted their action by his heart and followed them in this action, will not be absolved and nor will he be safe. He (PBUH) said:
« Le maître des martyrs est Hamza, et un homme qui s'est dressé face à un dirigeant tyran pour lui donner un conseil et qui a été tué. »
“The master of martyrs is Hamza, and a man who stood up to a tyrant ruler to advise him and was killed.”.
Quatrièmement : combattre le dirigeant lorsqu'il manifeste une mécréance (Kufr) flagrante, c'est-à-dire lorsque le dirigeant gouverne par des lois de mécréance (Kufr) ou s'il reste silencieux face à la domination de la mécréance (Kufr) dans le pays. Dans cette situation, il doit être combattu. Ainsi, dans le hadith d'Umm Salamah :
Fourth: Fighting the ruler when he shows kufr buwaah, i.e. when the ruler rules with kufr laws or if he is silent over the domination of kufr in the country. In this situation he must be fought. Thus, in the Hadeeth of Umm Salamah:
« Ils dirent : "Ne devrions-nous pas combattre contre eux ?" Il dit : "Non, tant qu'ils accomplissent la prière." » Dans une autre narration :
“They said: ‘shall we not fight them?’ He said: ‘no, as long as they pray.’” In another narration:
« Ne devrions-nous pas combattre contre eux ? Il dit : Non, tant qu'ils accomplissent la prière. » Dans le hadith d' 'Awf b. Maalik :
“Shall we not fight them? He said: No as long as they pray.” In the Hadeeth of 'Awf b. Maalik:
« Il fut dit : Ô Messager d'Allah ﷺ ! Ne devrions-nous pas les combattre avec le sabre ? Il répondit : Non, tant qu'ils accomplissent la prière (Salah) parmi vous. » Dans le hadith d'‘Ubaada b. Saamit :
“it was said: O Messenger of Allah! Shall we not fight them with the sword? He said: no, as long as they establish the salah amongst you.” In the Hadeeth of ‘Ubaada b. Saamit:
« ne combattrait-on pas ceux qui détiennent l'autorité ? Il dit : sauf si vous voyez une mécréance (Kufr) flagrante pour laquelle vous avez une preuve d'Allah. » Dans une narration d'at-Tabaraani :
“would we not fight those in authority? He said: except if you see a kufr buwaah for which you have proof from Allah.” In a narration by at-Tabaraani:
« une mécréance (Kufr) explicite (kufran suraahan). » Dans la narration d'Ahmad :
“explicit kufr (kufran suraahan).” In the narration of Ahmad:
« Tant qu'il ne vous ordonne pas un péché explicite (ithman buwaahan). » Tout cela indique l'obligation de combattre le dirigeant lorsqu'il manifeste une mécréance (Kufr) explicite (buwaah). Cinquièmement : les musulmans doivent se lever pour combattre l'ennemi sous la bannière du dirigeant, quelle que soit sa situation, qu'il soit pieux ou transgresseur, en raison de la parole du Messager ﷺ :
“As long as he does not order you with an explicit sin (ithman buwaahan).” All of this indicates the obligation of fighting the ruler when he displays kufr buwaah (explicit kufr) Fifth: The Muslims must rise to fight the enemy under the banner of the ruler, whatever his situation might be, whether he is pious or a transgressor, due to the saying of the Messenger (PBUH):
« Le jihad doit continuer avec le dirigeant pieux ou le faajir. » Rapporté par Abu Dawud d'après Abu Hurayrah.
“Jihaad must continue with the pious or faajir ruler.” Reported by Abu Dawud on the authority of Abu Hurayrah.
Ces cinq concepts sont des concepts disciplinaires qui doivent exister dans l'entité de l'État et dans l'entité de la communauté (Ummah). Ils doivent être dominants et, s'ils n'existaient pas, la communauté (Ummah) et l'État feraient face à de nombreux dangers.
These five concepts are disciplinary concepts that must exist in the entity of the state and the entity of the Ummah. They must be dominant and if they did not exist the Ummah and the state will face many dangers.
67. L'Islam doit être mis en œuvre complètement, tout d'un coup. Il est interdit d'appliquer les règles progressivement. Après la narration de la parole de Lui ﷺ :
67. Islam must be implemented completely, all at one time. It is forbidden to apply the rules gradually. After the narration of His (PBUH) saying:
« Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion. » [Al-Maa’idah: 3] Les musulmans ont reçu l'ordre d'agir selon toutes les règles de la charia, qu'elles concernent les croyances (‘Aqaa`id), les actes d'adoration (‘Ibadaat), la morale (Akhlaaq) et les transactions sociétales (Mu’amalaat) ; ou si elles concernent le droit, l'économie, la société et la politique étrangère vis-à-vis d'autres peuples, nations et États, en cas de guerre ou de paix.
“This day, I have perfected your religion for you.” [Al-Maa’idah: 3] The Muslims have been ordered to act upon all Sharee’ah rules, whether they relate to beliefs (‘Aqaa`id), worships (‘Ibadaat), morals (Akhlaaq) and societal transactions (Mu’amalaat); or if they relate to ruling, economy, society and foreign policy in relation to other peoples, nations and states, in the case of war or peace.
Il n'y a pas de différence entre deux règles différentes, deux devoirs différents et/ou deux interdictions différentes. Ainsi, de même qu'il est obligatoire d'accomplir la prière (Salah), le jeûne (Sawm) et l'aumône obligatoire (Zakah), il est obligatoire de nommer un calife, de supprimer les lois de la mécréance (Kufr) et de gouverner par ce qu'Allah a révélé. De même qu'il nous est interdit de boire de l'alcool et de consommer l'usure (Riba), il nous est interdit de rester silencieux face aux gouvernants tyrans et transgresseurs, ou de rester silencieux face à l'application des lois de la mécréance (Kufr) et de l'allégeance (muwaalaah) aux États de la mécréance (Kufr).
There is no difference between two different rules, two different duties and or two different prohibitions. So, as it is obligatory to undertake the Salaah, the Siyaam and the Zakaah, it is obligatory to appoint a Khaleefah, remove the Kufr laws and to govern by what Allah has revealed. As it is also prohibited upon us to drink alcohol and eat riba, it is prohibited for us to remain silent about the tyrant and transgressor rulers, or to remain silent about the application of Kufr laws and the allegiance (muwaalaah) to Kufr states.
Ainsi, l'intégralité de l'Islam doit être établie et l'intégralité doit être mise en œuvre. Il n'est pas permis de l'appliquer progressivement. Cela est parce que nous avons reçu l'ordre de l'appliquer complètement. Allah (SWT) a dit :
Thus, all of Islam has to be established and all of it has to be implemented. It is not allowed to implement it gradually. This is because we are ordered to implement it completely. Allah (SWTH) said:.
« Et tout ce que le Messager vous apporte, prenez-le ; et ce qu'il vous interdit, abstenez-en vous. » [Al-Hashr: 7] Cela signifie que vous êtes obligé de suivre tous les devoirs que le Messager ﷺ vous a apportés et que vous devez éviter toutes les choses interdites qu'il vous a prohibées. Cela est dû au fait que le mot « maa » (tout ce que) qui figure dans le verset (Ayah) est l'une des formes de généralité (« umoom). Ainsi, il inclut l'obligation de suivre tous les devoirs qu'il a apportés et l'obligation de s'abstenir de toutes les choses interdites.
“And whatever (maa) the Messenger brought you, take it; and whatever (maa) he forbade you, abstain from it.” [Al-Hashr: 7] This means you are obliged to take all the duties that the Messenger brought to you and you must avoid all the prohibited things that he forbade you. This is because the word ‘maa’ (whatever) that came in the aayah is one of the forms of generality (‘umoom) Thus it includes the obligation of taking all the duties he brought and the obligation to abstain from all of the forbidden things.
Il y a aussi la parole d'Allah (SWT) :
There is also the saying of Allah (SWTH):
« Et juge entre eux par ce qu'Allah a révélé. » [Al-Maa’idah: 49] Ceci est un ordre adressé au Messager ﷺ et à ceux qui le suivent, gouvernant qu'ils doivent juger avec toutes les règles qu'Allah a révélées. Cela est dû au fait que le mot « ce que » (maa) dans le verset (Ayah) relève des formes de généralité (‘umoom) par lesquelles Allah (SWT) a interdit, dans le verset (Ayah), au Messager ﷺ et aux gouvernants qui le suivent de suivre les désirs des gens. Il a également interdit au Messager ﷺ et aux gouvernants après lui de peur que les gens ne les fassent dévier de certaines des règles qu'Allah a révélées. Allah considère celui qui ne juge pas avec toutes les règles qu'Allah a révélées comme un mécréant (Kafir), un oppresseur (zaalim) ou un pécheur (faasiq). Cela est parce que le mot « ce que » (maa), qui est apparu dans les trois versets (Ayah), est inclusif (‘aammah) de toutes les règles révélées, car il s'agit de l'une des formes de généralité (‘umoom). Le Messager ﷺ a également rendu obligatoire le combat contre le gouvernant et le fait de lever l'épée contre lui s'il manifestait la mécréance explicite (Kufr buwaah), sur quoi nous avons une preuve d'Allah. Cela signifie que s'il juge avec des règles de mécréance (Kufr), même s'il ne s'agissait que d'un seul statut légal (Hukm). Ceci est conforme à ce qui est rapporté dans le hadith d'‘Ubadah b. as-Saamit :
And govern between them with what (maa) Allah revealed.” [Al-Maa’idah: 49] This is an order to the Messenger and those rulers who follow him, that they must govern with all the rules that Allah revealed. This is because the word ‘what’ (maa) in the aayah is of the forms of generality (‘umoom) Allah (SWTH) forbade, in the aayah, the Messenger and the rulers coming after him from following the desires of the people. He also forbade the Messenger (PBUH) and the rulers after him lest the people deviate them from some of the rules that Allah revealed. Allah considered the one who does not govern with all the rules that Allah revealed as a kaafir, a zaalim or a faasiq. This is because the word ‘what’ (maa), which came in the three aayaat, is inclusive (‘aammah) of all the revealed rules, because it is one of the forms of generality (‘umoom) The Messenger also obliged fighting against the ruler and raising the sword in his face if he showed the explicit Kufr (Kufr buwaah), upon which we have proof from Allah. This means if he governed with rules of Kufr, even if it were one ruling (Hukm) This is according to what came in the Hadeeth of ‘Ubadah b. as- Saamit:
« Et que nous ne devons pas contester les gens de l'autorité dans leur autorité, à moins que vous ne voyiez un Kufran Buwaahan (mécréance (Kufr) flagrante), »
“And that we must not contest the people of authority over their authority, unless you see Kufran Buwaahan (open Kufr),
« ...sur lequel vous avez une preuve d'Allah. » Par conséquent, il n'y a aucune excuse pour ne pas mettre en œuvre toutes les règles de l'Islam, d'un seul coup et sans graduation, sous prétexte de l'incapacité à les appliquer, de l'inadaptation des conditions pour leur mise en œuvre, du rejet de l'opinion publique internationale ou des grandes puissances de leur application, ou de toute autre excuse futile. Toutes ces excuses et tous ces arguments sont faibles et n'ont aucune importance. Allah n'acceptera de quiconque qu'il utilise ces considérations et s'en serve comme excuse pour le fait de ne pas mettre en œuvre l'Islam complètement.
upon which you have proof from Allah.” Therefore, there is no excuse for not implementing all the rules of Islam, in one go and without graduation, under the pretext of incapability to implement it, the unsuitability of conditions for its implementation, the rejection of the international public opinion or the great powers of its application, or any other weak excuse. All of these are weak excuses and arguments that have no importance. Allah will not accept, from anyone, that he uses these matters and takes them as an excuse for the failure to implement Islam completely.