12 Politique étrangère
12 Foreign Policy
77 Le monde entier, selon la règle de la charia, est divisé en seulement deux types, à savoir : le territoire de la guerre (Dar al-Harb) (ou le territoire de la mécréance (Dar al-Kufr)) et le territoire de l’islam (Dar al-Islam). Ainsi, tout pays qui gouverne par l'islam et dont la sécurité est celle de l'islam est considéré comme le territoire de l’islam (Dar al-Islam), même si ses habitants sont non-musulmans. Tandis que tout pays gouverné par autre chose que l'islam et dont la sécurité n'est pas celle de l'islam est considéré comme le territoire de la guerre (Dar al-Harb) ou le territoire de la mécréance (Dar al-Kufr), même si ses habitants sont musulmans. Le hadith de Sulayman b. Buraydah dit :
77 The whole world according to the ruling of the Sharee’ah is divided into only two types, and they are: Dar ul-Harb (or Dar ul-kufr) and Dar ul-Islam. So every country that rules by Islam and whose security is that of Islam is considered Dar ul-Islam, even if its inhabitants are non-Muslims. While every country ruled by other than Islam and whose security is not that of Islam is considered Dar ul-Harb or Dar ul-Kufr, even if its inhabitants are Muslims. The Hadeeth of Sulayman b. Buraydah says:
« Invite-les à l'Islam ; s'ils répondent, accepte alors leur réponse et abstiens-toi de les solliciter. Ensuite, demande-leur de quitter leur terre pour la terre des émigrés (Muhajirun), et informe-les que s'ils le faisaient, ils jouiraient des mêmes droits que les émigrés (Muhajirun) et seraient soumis aux mêmes devoirs. »
"Invite them to Islam, if they respond then accept it from them and refrain from them. Then ask them to move from their land to the land of the Muhajireen, and inform them that if they did so they would enjoy the same rights as the Muhajireen and would be subject to the same duties.".
Ceci est un texte qui stipule l'émigration vers Dar ul-Muhajireen, afin de jouir des droits dont disposent les musulmans, et les ahkaam qui leur sont appliquées sont également appliquées aux musulmans dans Dar ul-Muhajireen. Le territoire de la guerre (Dar al-Harb) (ou le territoire de la mécréance (Dar al-Kufr)) est l'endroit où l'on demande à ceux qui embrassent l'islam de migrer vers le territoire de l’islam (Dar al-Islam) afin que les règles du territoire de la guerre (Dar al-Harb) leur soient appliquées. Cependant, les termes de territoire de la mécréance (Dar al-Kufr) et de territoire de l’islam (Dar al-Islam) sont une terminologie de la charia, et se réfèrent aux musulmans. Cela les lie à l'islam et à la sécurité en relation avec l'État. Ainsi, c'est une preuve du fait que tout pays qui gouverne par l'islam est considéré comme le territoire de l’islam (Dar al-Islam), que sa population soit composée de musulmans ou de non-musulmans. Tout pays qui gouverne par l'islam et dont la sécurité n'est pas islamique est considéré comme faisant partie de la politique intérieure, même s'il est séparé de l'État en tant qu'entité indépendante.
This is a text that stipulates moving to Dar ul-Muhajireen, in order to have the rights that the Muslims have, and the ahkaam applied on them is also applied on the Muslims in Dar ul-Muhajireen. Dar ul-Harb (or Dar ul-Kufr) is where those who embrace Islam are asked to move to Dar ul-Islam so that the rules of Dar ul-Harb will be applied on them. However, the words of Dar ul-Kufr and Dar ul-Islam are Sharee’ah terminology, and refer to the Muslims. Linking it to Islam and security in relation to the state. Thus, it is a proof on the fact that every country that rules by Islam is considered Dar ul-Islam whether their population are Muslims or non-Muslims. Any country that rules by Islam and whose security is not Islamic is considered part of the internal policy, even if it is separate from the state as an independent entity.
78 Les relations étrangères de l'État sont établies sur la base de la propagation de l'appel à l'islam (Da’wah), que la relation soit politique, économique, culturelle ou autre. L'État prend la propagation de l'appel comme base dans toutes ses relations. Le Messager ﷺ a établi ses relations avec chaque terre de mécréance (Kufr) (territoire de la mécréance (Dar al-Kufr)), qu'il s'agisse des Quraysh ou du reste des tribus, sur la base de la propagation de l'appel à l'islam (Da’wah) ; que ce soit un état de guerre, de paix, de traité, de bon voisinage, de commerce ou autre. Les liens peuvent être observés avec les compagnons (Sahabah) après lui. Ainsi, c'est la base de l'établissement de la politique étrangère de l'appel à l'islam (Da’wah).
78 The foreign relations of the state are established on the basis of carrying the Islamic Da’wah whether the relationship is political, economic, cultural or something else. The state takes the carrying of the call as the basis in all its dealings. The Messenger established his relations with every Kufr land (Dar ul-Kufr), whether Quraysh or the rest of the tribes, on the basis of carrying the Da’wah; whether this was a state of war, peace, treaty, good neighbourhood, trade or otherwise. The ties can be seen with the Sahabah after him. Thus, the basis for establishing the foreign policy of the Islamic Da’wah.
79 La politique étrangère est basée sur deux points :
79 The foreign policy is based on two matters:
Premièrement, entreprendre des actions délibérées pour transmettre l'appel à l'islam (Da’wah). Cela comporte deux aspects : l'engagement de ce que l'on appelle la « guerre froide », et les porteurs de l'appel à l'islam (Da’wah) ainsi que les programmes de l'appel à l'islam (Da’wah) progressant sur la voie de l'appel à l'islam (Da’wah) et de la publicité.
Firstly, undertaking deliberate actions to convey the Da’wah. This has two aspects: the undertaking of what is called ‘cold war’, and the Da’wah carriers and Da’wah programmes proceeding in the path of Da’wah and publicity.
Deuxièmement, entreprendre des actions politiques, ou ce que l'on appelle des actions diplomatiques. Ainsi, le voyage du Messager ﷺ pour le petit pèlerinage (Umrah), en relation avec l'incident de Hudaybiyyah, faisait partie de cette guerre froide.
Secondly, undertaking political actions, or what are known as diplomatic actions. Thus, the Messenger’s journey for ‘Umrah, in relation to the incident of Hudaybiyyah, was part of that cold war.
Leur verset (Ayah) :
They ayah:
Ils t'interrogent sur le combat durant les mois sacrés. Dis : « Le combat en ces mois est un péché énorme. » [Baqarah: 217] fait partie de la publicité. Il a envoyé ses compagnons (Sahabah) le jour de Rajee’ auprès des gens de l'islam et il a envoyé 40 de ses meilleurs hommes à l'époque de Bir Ma’oonah vers Najd pour leur enseigner l'islam dans le cadre du plan de l'appel à l'islam (Da’wah). Ses traités avec le chef d'Aylan à la frontière de ash-Shaam faisaient partie des actions politiques. De cette manière, le Messager ﷺ entreprenait des actions délibérées pour transmettre l'appel à l'islam (Da’wah) et il entreprenait des actions politiques et diplomatiques pour transmettre l'appel à l'islam (Da’wah). Ces actions sont considérées comme faisant partie de la propagation de l'appel à l'islam (Da’wah) et elles sont une chose que la charia a exigée. Il a été rapporté qu'Ibn ‘Abbas a dit :
They ask you concerning fighting in the Sacred Months. Say, 'Fighting therein is a great (transgression).' [Baqarah: 217] is part of the publicity. He sent his Sahabah on the day of Rajee’ to the people of Islam and he sent 40 of his best men in the time of Bir Ma’oonah to Najd to teach them Islam as part of the Da’wah plan. His treaties with the chief of Aylan on the border of ash-Shaam were part of the political actions. In this manner, the Messenger (peace and blessings be upon him) used to undertake deliberate actions to convey the Da’wah and he used to undertake political and diplomatic actions to convey the Da’wah. These actions are considered to be part of the carrying of the Da’wah and they are something the Sharee’ah has demanded. It has been narrated that Ibn ‘Abbas said:
« Le Messager d'Allah ﷺ ne combattait pas un peuple en lui faisant l'appel à l'islam (Da’wah). Il a également été rapporté qu'il a dit à Furwah b. Musayk : "Ne les combattez pas avant de les avoir invités à l'islam." »
"The Messenger of Allah did not fight a people giving them da’wah. It has also been narrated that he said to Furwah b. Musayk: 'Do not fight them until you have invited them to Islam.'".
80. L'origine du droit international réside dans le fait que le monde, depuis l'Antiquité, a toujours possédé des normes internationales, des termes convenus par tous selon certaines pensées et principes. Des exemples en sont le fait de ne pas tuer les ennemis, les femmes et les blessés, ou de ne pas torturer les prisonniers, etc. Mais l'origine dans le nouveau droit international est que les États avaient des objectifs similaires, à savoir que les nations chrétiennes du monde partageaient des préoccupations et s'accordaient sur certains principes et pensées, qu'elles ont transformés en droit international. L'État islamique était là pour organiser les relations de guerre et de paix entre eux ; par conséquent, l'État ne s'appliquait qu'à eux. L'État islamique, qui existait, n'avait rien à voir avec cela. Les nations n'étaient pas considérées comme applicables à l'État islamique.
80. The origin of international law is that the world from ancient times always had international norms, terms agreed upon by everyone according to certain thoughts and principles. Examples of these are not killing enemies, women, and the wounded, or not to torture prisoners etc. But the origin in the new international law is that states had similar aims, which are the Christian nations in the world, held concerns and agreed on certain principles and thoughts, which they made international law. The Islamic state was there to organize the relations of war and peace between themselves; and therefore the state was confined only to them. The Islamic state, which existed, had nothing to do with this. The nations were not considered applicable on the Islamic state.
Ainsi, l'État islamique n'incluait pas l'État islamique. L'État Uthmani s'est affaibli et a commencé à perdre son influence sur les États. Cela a affaibli le droit international pour les inclure. Initialement, les États occidentaux le souhaitaient, mais l'État Uthmani a ensuite réalisé que la charia s'appliquerait également à eux. Après que les nations occidentales ont accepté cela, elles ont commencé à adhérer aux lois internationales s'y rapportant. Depuis cette date, les relations entre les États sont devenues des lois internationales et c'était la voie à suivre. Cependant, cela contredit les principes de la charia. La relation entre les États est déterminée par la charia et non par les lois internationales. Ainsi, nous devons clarifier cette question complètement. Ensuite, nous devons examiner l'État et le comprendre complètement. Puis nous appliquons le texte à la réalité et donnons la sentence indiquée par le texte de la charia. Par conséquent, nous nous référons à la charia en ce qui concerne les relations internationales entre nous et les autres États, et non au droit international.
Thus, the Islamic state did not include the Islamic state. The Uthmani state weakened and began to lose its influence over the states. This weakened international law to include them. Initially the western states wanted it, but then the Uthmani state realized that the Sharee’ah would apply to them as well. After the western nations agreed to this, they began to adhere to international laws related to it. Ever since that date, dealings between states became international laws and this was the path to take. However, this contradicts the principles of the Sharee’ah. The relationship between states is determined by the Sharee’ah and not by international laws. Thus, we need to clarify this matter completely. Then we need to see the state and understand it completely. Then we apply the text on the reality and give the ruling indicated by the Sharee’ah text. Therefore, we refer to the Sharee’ah in regards to the international relations between us and other states, not international law.
81 La présence juridique de l'individu est uniquement liée à sa relation avec d'autres individus, et non à ses actions pour lui-même uniquement. De même, la présence juridique de l'État est uniquement liée à ses relations avec d'autres États, et non à ses actions domestiques uniquement. Cela est dû au fait que l'État est une identité conventionnelle, qui est considérée selon le statut de ce caractère et l'image de ce caractère aux yeux des autres États. L'État qui porte un appel à l'islam (Da’wah) a plus d'influence en termes de ses relations avec les autres États. Ainsi, sa présence juridique et sa protection dépendent, comme tout autre État, de son caractère. De plus, la transmission du message qu'il porte dépend de l'étendue de ces relations. Par conséquent, l'influence de son caractère et l'image de l'État ont beaucoup à voir avec la manière dont il se projette auprès des autres membres de la politique étrangère. Les États déforment la réputation des autres États auxquels ils s'opposent en créant une opinion publique négative à leur égard. Les États occidentaux l'ont fait à l'égard de l'État islamique. L'opinion publique internationale a un grand effet sur le statut de l'État, tant sur son image que sur son caractère. Le Messager de l'Allah ﷺ avait l'habitude de veiller à cela. Il ﷺ a dit :
81 The juristic presence of the individual is only related to his relationship with other individuals, not to his actions for himself only. Likewise, the juristic presence of the State is only related to its relationships with other States, not to its domestic actions only. This is because the State is a conventional identity, which is considered according to the standing of this character, and the image of the character in the view of other states. The State that carries a call (da'wah) has more influence in terms of its relationships with other states. Thus, its juristic presence and protection, depend like any other state on its character. Moreover, its conveyance of the message that it carries depends on the extent of these relationships. Therefore, the influence of its character and the image of the State have a great deal to do with how it projects itself to other members of the foreign policy. States will distort the reputation of other States that they oppose by creating a negative public opinion against them. The Western States did this in regards to the Islamic State. The international public opinion has a great effect on the standing of the State, both on its image and its character. The Messenger (PBUH) used to take care of that. He ﷺ said:
« J'ai été secouru par la terreur (de moi), à une distance d'un mois de voyage. » En vérité, Allah ﷺ a ordonné aux musulmans de porter l'appel à l'islam (Da’wah) à toute l'humanité et de les faire entrer dans l'état de califat. Il ﷺ a légiféré le jihad comme méthode pour porter l'appel à l'islam (Da’wah). L'État doit se lever pour déclarer le jihad contre les mécréants (Kuffar) sans aucune indulgence ni hésitation. Depuis la première fois où les musulmans ont eu un État, jusqu'à la fin du califat islamique, les musulmans étaient l'État leader dans le monde en politique, en science et en puissance. Il n'est pas permis aux musulmans de conclure des pactes militaires ou des accords de protection avec les mécréants (Kuffar). Il n'est pas permis de référer leurs problèmes au Conseil de sécurité ou aux Nations Unies, de les placer entre les mains de n'importe quel État dans le monde, ou d'accepter de se soumettre aux lois internationales de la mécréance (Kufr) ou à la domination étrangère, quelles que soient les circonstances. Allah (SWT) dit :
"I have been helped by terror (of me), from a distance of one month’s journey." Indeed, Allah ﷺ has ordered the Muslims to carry the Da'wah to all mankind and to bring them into the Khilafah state. He ﷺ has legislated Jihad as a method to carry the Da'wah. The state must rise to declare Jihad against the Kuffar without any lenience or hesitation. From the first time Muslims had a State, until the end of the Islamic Khilafah, the Muslims were the leading state in the world in politics, knowledge and power. It is not allowed for the Muslims to conclude military pacts or agreements of protection with the Kuffar. It is not allowed to refer their issues to the Security Council or the United Nations, to put them in the hands of any state in the world, or to accept to submit to Kufr international laws or foreign domination, whatever the circumstances. Allah (SWTH) says:
« Et Allâh ne donnera jamais de moyen aux mécréants (Kafir) de triompher sur les croyants. » [An-Nisaa: 141] De telles relations et une telle assistance de la part des Kuffar et des institutions internationales mécréantes (Kafir) contredisent la politique de l'État islamique, qui doit dominer la situation internationale et redevenir, une fois de plus, l'État leader dans le monde.
“And Allâh will never grant to the disbelievers a way (to triumph) over the believers.” [An-Nisaa: 141] Such relations and assistance from the Kuffar and Kaafir international institutions contradict the policy of the Islamic state, which must dominate the international situation and once again become the leading state in the world.