Spontanéité
Spontaniety
Posséder de la spontanéité consiste à porter des jugements sur les choses promptement, en se basant sur une compréhension très rapide. Par exemple, lorsque quelqu'un demande : « D'où viens-tu ? », vous comprenez promptement son intention à travers la question et ce qui se cache derrière celle-ci. Ainsi, vous auriez jugé la question promptement.
Possessing spontaniety is to issue judgements on matters promptly, based on a very quick understanding. As an example, when somebody asks, “Where are you from?” you understand promptly his aim from the question and what lies behind his question. Thus, you would have judged on the question promptly.
Dans un tel cas, vous avez fait preuve de spontanéité. Sur la base de cette spontanéité, vous pouvez donner la réponse requise dans une telle situation. À titre d'autre exemple, lorsque vous entendez parler de la visite d'un officiel dans un pays, vous comprendrez alors promptement le but de la visite en entendant cette nouvelle. Ainsi, on peut dire que vous avez de la spontanéité. Sur la base de cette spontanéité, vous prenez les mesures nécessaires à cet égard. De même, lorsque vous êtes surpris par une visite inattendue, vous pouvez promptement en comprendre la raison. Ainsi, vous auriez de la spontanéité ; sur la base de la spontanéité, vous pouvez prendre les mesures qui se conforment à cette compréhension rapide.
In such a case, you have used spontaniety. Based on this spontaniety, you can give the answer required in such a situation. As another example, when you hear of the visit of an official to a country, then you will promptly understand the aim of the visit from hearing this news. Thus, you can be said to have spontaniety. Based on this spontaniety, you take the necessary measures in this regard. Also, when you are surprised by an unexpected visit, you can promptly understand the reason for this. Thus, you would have spontaniety; based on spontaniety you can take the measures that conform to this quick understanding.
La spontanéité, à l'origine, signifie comprendre les questions rapidement, ou avoir une pensée rapide. Cependant, elle devrait aboutir à un jugement rapide sur la question à laquelle vous êtes confronté, basé sur une compréhension rapide.
Spontaniety, in origin, means understanding issues quickly, or quick thinking. However, it should result in a quick judgement on the matter that you are faced with, based on quick understanding.
Bien que son origine signifie une compréhension rapide ou une pensée rapide, son but est cependant de porter des jugements rapidement. Ainsi, la spontanéité est un jugement rapide sur les choses. Cela est dû au fait que le jugement sur les choses est une compréhension, ou une pensée, tout en étant le résultat de la compréhension ou de la pensée.
Though in origin, it means quick understanding or quick thinking, its aim however, is to make judgements quickly. Thus, spontaniety is quick judgement on matters. This is because judgement on matters is comprehension, or thinking, as well as being the result of understanding or thinking.
Ainsi, al-badeehah (l'intuition initiale) signifie l'inné (fitri)
Thus, al-badeehah (initiative insight) means the innate (fitri)
la compréhension ou la compréhension naturelle (tabee’ee).
understanding or the natural (tabee’ee) understanding.
Indépendamment de la signification linguistique de la *badeehah* ou de la *badaahah*, cela signifie, dans ce contexte, le jugement naturel ou inné et la compréhension naturelle ou innée. On dit qu'il est naturel ou inné parce qu'il ne nécessite ni délibération ni examen approfondi. Il survient plutôt de manière spontanée et automatique. C'est comme si le simple fait d'entendre la nouvelle, la question ou la surprise avait fourni, par soi-même, tout ce qui était nécessaire à la compréhension ou à la réflexion, de sorte que le jugement puisse être rendu instantanément. Par conséquent, la spontanéité ou la rapidité du jugement est incompatible avec la pensée lente, bien qu'elle ne soit pas incompatible avec une pensée profonde ou éclairée. Cela s'explique par le fait que ce qui importe est la rapidité de la pensée, et non sa source. Ainsi, dans l'exemple de la question « d'où venez-vous ? », vous réfléchissez rapidement à l'interlocuteur, à la formulation de la question ainsi qu'au contexte de celle-ci, et vous déduisez ainsi le but de la question. Cette pensée est profonde, car il n'est pas facile de réfléchir à la question, à l'interlocuteur et au contexte dans lequel la question a été posée. Il est difficile de déterminer l'objectif de cette question. Ainsi, cette spontanéité provient d'une pensée profonde. Dans l'exemple de l'annonce de la visite d'un officiel, vous réfléchissez rapidement au visiteur, à l'état qu'il représente, à ce qui s'est passé avant cette visite et à ce qui en résultera. À partir de là, vous déduisez le but de cette visite. Il s'agit d'une pensée éclairée car vous avez réfléchi aux éléments qui entourent l'événement et à ce qui s'y rapporte ; puis vous avez rendu votre jugement. Ainsi, la spontanéité est ici issue d'une pensée éclairée.
Regardless of the linguistic meaning of the badeehah or badaahah, it means, in this context, the natural or innate judgement and the natural or innate understanding. It is said to be natural or innate because it does not need deliberateness and close examination. It rather comes spontaneously and in an automatic way. It is as if just hearing the news or the question or the surprise had provided, by itself, everything required for understanding or thinking, so judgement can be issued instantly. Therefore, spontaniety or quick judgement is incompatible with slow thinking, though it is not incompatible with deep or enlightened thinking. This is because what matters is speed of thought, not the source. So, in the example of the question, “where are you from?” you think quickly about the questioner, the wording of the question and also the context of the question, thus you deduce the aim of the question. This thinking is deep, because it is not easy to think about the question, the questioner and the context in which the question came. It is difficult to ascertain the purpose of this question. Thus, this spontaniety comes from deep thinking. In the example of hearing of the visit of an official, you think quickly about the visitor, the state he represents, what took place before this visit and what will result from it. From this you deduce the aim of this visit. This is enlightened thinking because you thought of the matters that surrounded the event and what relates to it; then you issued the judgement. So, spontaniety here came from enlightened thinking.
Avec l'exemple d'une visite inattendue d'un fonctionnaire, qui vous surprend par son moment, cette surprise seule vous guidera vers le but de la visite. Ce raisonnement est normal ; il n'est ni profond ni éclairé. Cependant, la rapidité de rendre un jugement, basée sur la rapidité de la compréhension ou de la réflexion, est ce qui produit la spontanéité, et non la pensée elle-même ou son type. Par conséquent, la spontanéité résulte d'une pensée rapide, quel que soit le type de pensée, qu'elle soit profonde, éclairée ou normale. Ce qui importe donc est la rapidité et non la source de la pensée.
With the example of an unexpected visit by an official, which surprises you by its timing, this surprise alone will guide you to the purpose of the visit. This thinking is normal; it is not deep or enlightened. However, the speed of issuing the judgement, based on the speed of understanding or thinking, is what produces spontaniety and not the thinking itself or its type. Therefore, spontaniety results from quick thinking, regardless of the type of thinking, whether it is deep, enlightened or normal. So what is important is the speed and not the source of thinking.
Par conséquent, la spontanéité est incompatible avec la pensée lente, mais elle n'est pas incompatible avec la pensée profonde, éclairée ou normale.
Thereupon, spontaniety is incompatible with slow thinking, but not incompatible with the deep, enlightened or normal thinking.
Ce qui est important est la rapidité uniquement et non la profondeur. La spontanéité est nécessaire pour les peuples et les nations, ainsi que pour les individus, les groupes et les partis qui font partie de ces peuples et de ces nations. Cela est dû au fait que la spontanéité est nécessaire pour s'engager dans la vie, que ce soit avec d'autres individus, avec d'autres peuples et nations, ou dans l'accomplissement des affaires. En effet, la réussite dans l'accomplissement des affaires de la vie nécessite deux choses : premièrement, la rapidité de rendre des jugements sur les questions et, ensuite, de prendre les mesures nécessaires à leur égard.
What is important is the speed only and not the depth. Spontaniety is necessary for peoples and nations and for the individuals, groups and parties who are part of these peoples and nations. This is because spontaniety is necessary to engage in life, whether with other individuals, or with other peoples and nations, or with discharging the affairs. This is because success in undertaking life affairs requires two matters: firstly, the speed of issuing judgements on matters and then taking the necessary measures towards them.
Si vous ne faites pas cela, vous échouerez et ferez face à des choses qui dépasseront votre capacité à les supporter. À mesure que le temps passe, le fardeau devient plus lourd et les obstacles s'accumulent. Cela mènera à l'échec au cours de la vie.
If you do not do this, you will fail and face matters beyond your capability to bear. As time passes the burden becomes heavier and obstructions increase. This will lead to failure in the course of life.
Deuxièmement, les opportunités offertes à une personne sont celles qui forcent un progrès rapide, de sorte que de longues distances sont parcourues.
Secondly, the opportunities offered to a person are the ones which force progress forward quickly, such that long distances are covered.
Si vous ne saisissez pas une opportunité, vous la perdrez. Elle pourrait ne pas revenir, et vous perdriez ainsi l'usage de cette opportunité. Si la perte d'opportunités se répétait, vous perdriez la rapidité de transition d'une situation à une autre. Vous resteriez sur place et deviendriez ainsi immobile, un échec dans le cours de la vie. La raison de tout cela serait le manque de spontanéité.
If you do not seize an opportunity, you will lose it. It may not return, so you would lose the use of this opportunity. If the loss of opportunities were repeated, you would lose the speed of transferring from one situation to another. You would stay in the same place and thus become motionless, a failure in the course of life. The reason for all of this would be the lack of spontaniety.
Par conséquent, la spontanéité est nécessaire pour réussir dans le cours de la vie. Si l'éducation et la pensée elles-mêmes, ainsi que la préparation, l'invention et l'industrie, le commerce et l'agriculture et d'autres affaires, sont en vue de la réussite dans le cours de la vie, alors ces affaires et la vie elle-même sont dénuées de sens si elles ne sont pas accomplies avec spontanéité. Par conséquent, l'un des aspects auxquels les États, les peuples et les nations prêtent attention, dans leur lutte contre leurs ennemis, est de paralyser leurs actions. Il n'y a rien de plus dangereux que la spontanéité en la matière. C'est pourquoi les États, les peuples et les nations veillent à supprimer la spontanéité de leur ennemi afin de le paralyser et de lui faire perdre sa capacité à être productif dans le travail, ainsi qu'à manquer les opportunités les unes après les autres. Il devient alors facile de détruire l'ennemi, de le coloniser et de le dominer, en étendant son influence sur ses territoires. Bien que l'Occident ait commencé l'invasion culturelle des pays islamiques et des citoyens de l'État islamique seulement après avoir déjà étendu son autorité sur eux, il a commencé par les séduire dans l'esprit et la pensée. Cela visait à leur faire perdre leur spontanéité et à les accaparer par la réflexion. Son succès en cela fut inégalé jusqu'à ce qu'eux, les Musulmans, soient presque paralysés. Tous les gens étaient absorbés par la délibération, la réflexion et l'attente, jusqu'à ce qu'ils échouent dans le cours de la vie ; ils ont même échoué à supprimer l'autorité de l'impérialisme et son influence, malgré les révolutions et les guerres qu'ils ont menées contre lui. Chacun d'eux, dans chaque problème petit ou grand, a commencé à recourir à la réflexion et à la pensée, jusqu'à ce que le temps passe et que l'opportunité disponible soit perdue. De nombreuses opportunités ont été perdues sans être saisies. Ils ont donc manqué le transfert rapide d'une situation à une autre jusqu'à ce qu'ils s'immergent dans les philosophies « automatiques » (al-falsafah al-aaliyyah). Ils s'y sont livrés, de sorte que la question leur est devenue obscure et qu'ils ont perdu toute clarté en raison de leur préoccupation pour les philosophies automatiques. En vérité, il y a des questions qui nécessitent une réflexion philosophique, non pas les questions simples mais les plus profondes, telles que le renouveau (nahdah), la libération (tahreer), les manœuvres politiques et militaires et autres. Ces questions doivent être philosophées et étudiées en profondeur, sans se contenter de leurs formes apparentes.
Therefore, spontaniety is necessary for success in the course of life. If education and thinking themselves, together with preparation, invention and industry, trading and farming and other matters are for the sake of success in the course of life, then these matters and life itself are pointless if not accomplished with spontaniety. Therefore, one of the matters that the states, peoples and nations pay attention to, in their struggle against their enemies, is to cause paralysis in their actions. There is nothing more dangerous than spontaniety in this matter. Therefore, the states, peoples and nations take care in removing spontaniety from their enemy so as to cause him paralysis and cause him to lose the ability to be productive in work, as well as to miss the opportunities one after the other. It then becomes easy to destroy the enemy, colonise and dominate him, extending influence over his territories. Though the West started the cultural invasion of the Islamic countries and the citizens of the Islamic State, only after it had already extended its authority over it, it started by seducing them in mind and thinking. This aimed to make them lose spontaniety and preoccupy them with thinking. Its success in that was unmatched until they, the Muslims, were almost paralysed. All the people were engrossed in deliberation, pondering and waiting, until they failed in the course of life; they even failed in removing the authority of imperialism and its influence, despite the revolutions and wars they entered against it. Each one of them, in every small or big problem, started to resort to pondering and thinking, until the time passed and the available opportunity was lost. Many opportunities were lost without being seized. So they missed the quick transfer from a situation to another until they immersed themselves in the “automatic” philosophies (al-falsafah al-aaliyyah). They were engaged in them, so that the matter became obscure to them and they lost clarity because of their concern about the automatic philosophies. Indeed, there are matters that need to be philosophised, which are not the simple ones but the deep ones, such as revival (nahdah), liberation (tahreer), the political and military manoeuvres and the like. These matters must be philosophised and studied in depth, without being satisfied with their apparent forms.
Cependant, concernant les questions évidentes qui ne nécessitent pas de réflexion, tenter d'y philosopher ne fait qu'accroître leur ambiguïté et leur imprécision, comme pour une chaise, une tasse, une assiette et autres objets similaires. Pour ces questions et ces choses, il n'est pas correct de réfléchir et de philosopher à leur sujet ; elles sont plutôt acceptées telles qu'elles sont, dès lors qu'elles ou leurs noms sont mentionnés. C'est ce que l'on appelle la philosophie automatique (*al-falsafah al-aaliyyah*). La philosophie automatique ou la pensée automatique est donc la philosophie de l'objet apparent, dont rien n'est caché ; cette chose n'est comprise qu'en mentionnant son nom. Ainsi, la chaise est une chaise. Si vous la philosophiiez ou si vous réfléchissiez à elle, elle gagnerait en obscurité et vous seriez incapable de la comprendre. Plus vous philosophez sur le sujet, plus vous sombrerez dans le vague. L'Occident a loué l'esprit, la pensée, la délibération, l'étude, le calcul et autres processus similaires, jusqu'à ce que nous perdions la spontanéité. Nous sommes même allés au-delà de cela, jusqu'à la philosophie automatique. On a dit à certaines personnes : « lancez-vous dans une aventure ; pourquoi ne prenez-vous pas un risque ? » Prendre un risque signifie accomplir une action sans calcul préalable. Cependant, ces personnes ont philosophié le risque sous une forme de philosophie automatique. Elles ont donc dit : « nous ne nous lançons pas dans une aventure imprudente ; nous sommes plutôt prêts à entreprendre une aventure calculée ou étudiée. » Cette affirmation est une philosophie de l'aventure, ce qui est une forme de philosophie automatique. C'est parce que si l'aventure était calculée et étudiée, elle ne serait plus une aventure. Ainsi, la tentative de philosopher l'aventure a changé son concept et l'a écartée de sa réalité. Par conséquent, si les gens commencent à suivre eux-mêmes la philosophie automatique, alors la spontanéité leur sera étrangère.
However, with the clear matters that do not need thinking, trying to philosophise in them only increases their ambiguity and vagueness, such as a chair, cup, plate and the like. With these matters and things, it is not correct to think and philosophise about them; they are rather taken as they are, once they or their names were mentioned. This is what is called the automatic philosophy (alfalsafah al-aaliyyah) The automatic philosophising or the automatic thinking thus is the philosophising of the apparent object, of which nothing is hidden; this thing is not understood except by mentioning its name. So the chair is a chair. If you philosophised it or thought about it, it would increase in obscurity and you would become unable to understand it. The more you philosophise the subject, the more you will plummet into vagueness. The West praised the mind, thinking, deliberation, study and calculation and the like until we lost spontaniety. We even went beyond that to the automatic philosophising. It was said to some people; “carry out a venture; why do you not undertake a risk?” Risk means to carry out an action without first making calculation. However, these people philosophised the risk in a form of automatic philosophy. So they said; ‘we do not undertake a reckless venture; we are rather ready to undertake a calculated or studied venture.’ This statement is philosophising the venture, which is a form of automatic philosophy. This is because if the venture was calculated and studied, it would not then be a venture. Thus the attempt to philosophise the venture changed its concept and removed it from its reality. So if the people by themselves started to follow the automatic philosophy, then spontaniety will be far from them.
Il est vrai que la réflexion est indispensable et que la méditation est nécessaire, comme il a été dit autrefois : « la précipitation vient du diable (Shaytan) ». Mais cela ne concerne que les questions qui nécessitent étude et examen, et non celles qui n'en ont pas besoin. De plus, les questions qui nécessitent étude et examen sont étudiées et examinées s'il reste du temps pour le faire, ou si les circonstances sont propices. Cependant, si les circonstances ne sont pas propices à la réflexion et qu'une telle réflexion risquerait de gaspiller l'opportunité ou d'entraîner une perturbation, alors rien ne pourrait sauver la situation si ce n'est la spontanéité. Par conséquent, la spontanéité est indispensable pour les nations et les peuples, les groupes et les partis, afin de réussir dans le cours de la vie. Bien plus, sa présence est nécessaire pour réussir dans le cours de la vie ; elle est l'une des conditions de ce succès.
It is true that thinking is indispensable and pondering is necessary, as it was said in the past “haste is from Shaitan”. But this is only in the matters that need study and scrutiny, not in matters that do not need it. Moreover, matters that need study and scrutiny are studied and examined if there is still time to do so, or if the circumstances are suitable. However, if the circumstances are not suitable for thinking and such thinking would squander the opportunity or it would lead to disruption, then nothing would save the situation except spontaniety. Therefore, spontaniety is indispensable for nations and peoples, groups and parties in order to succeed in the course of life. Rather its presence is necessary for success in the course of life; it is one of the conditions of this success.
Les conditions et les aspects de la vie sont nombreux et divers, ses chemins sont variés, escarpés ou plats, faciles ou difficiles. En même temps, « le temps, c'est de l'or » ; il est en fait plus précieux que l'or. Il est donc très important de prendre en compte la situation, la condition et la question en cours. En conséquence, si l'affaire nécessite de la réflexion, alors il est nécessaire d'y réfléchir ; si elle nécessite de la spontanéité, alors il est nécessaire de faire preuve de spontanéité. Ainsi, chaque situation est traitée selon ses exigences. Nous ne disons pas que tout nécessite de la spontanéité. Il y a de nombreuses questions qui ne nécessitent pas de spontanéité ; la réflexion est plutôt importante à leur égard. Cependant, il y a d'autres questions qui sont nuisibles à la réflexion car elles nécessitent de la spontanéité. À titre d'exemple, les définitions, les règles divines et les questions techniques ne se résolvent que par la réflexion.
The conditions and matters of life are numerous and diverse, its paths are various, rugged and flat, easy and difficult. At the same time, ‘time is gold’; it is in fact more valuable than gold. So it is very important to take into account the situation, condition and the matter at hand. Accordingly, if the matter requires thinking, then it is necessary to think about it, if it requires spontaniety, then it is necessary to have spontaniety. Thus, every situation is dealt with according to its requirements. We do not say that everything needs spontaniety. There are many matters that do not need spontaniety; thinking is rather important regarding them. However, there are other matters that are harmed by thinking because they need spontaniety. As an example, the definitions, the divine rules and the technical matters are not solved except with thinking.
La spontanéité n'a rien à voir avec eux ; il est plutôt erroné que la spontanéité les imprègne. D'un autre côté, pour les surprises, toutes les questions malicieuses posées délibérément et toutes les affaires hâtives, la spontanéité est indispensable pour chacune d'elles. La réflexion y est inacceptable ; elle devrait plutôt s'en distancier. Si la réflexion les pénétrait, il serait alors possible d'accroître leur imprécision, de priver les gens de l'opportunité, d'exposer la réalité du penseur ou d'en subir les conséquences néfastes. La vie comporte des domaines pour lesquels la réflexion est indispensable, tout comme des domaines pour lesquels la spontanéité est indispensable et où il est incorrect de réfléchir. Ainsi, la vie est conduite et son cours est engagé selon la situation. Si la *balaaghah* (éloquence) est la conformité de la parole avec ce que les circonstances exigent, alors mener le cours de la vie est la conformité de l'action avec ce que les circonstances exigent.
Spontaniety has nothing to do with them; it is rather wrong for spontaniety to enter them. On the other side, for the surprises, all the mischievous questions that are asked purposefully and all the hasty matters, spontaniety is indispensable for all of them. Thinking is unacceptable in them; it rather should be distanced from them. If thinking entered them, then it is possible to increase their vagueness, to remove the opportunity from the people, expose the reality of the thinker or be harmed because of that. Life has matters for which thinking is indispensable, as well as matters for which spontaniety is indispensable and it is incorrect to think regarding them. So, life is conducted and its course is engaged according to the situation. If balaaghah (eloquence) is the agreement of speech with what the circumstances require, then taking up the course of life is the agreement of action with what the circumstances require.
Si cela nécessite de la réflexion, alors la réflexion est utilisée. Si cela nécessite de la spontanéité, alors la spontanéité est suivie. Puisque la réflexion est nécessaire au cours de la vie, avec tous ses aspects, la spontanéité est également nécessaire à la vie. Nous ne critiquons pas la réflexion, car elle est nécessaire à la vie. Nous critiquons plutôt le recours automatique à la réflexion et l'absence de spontanéité dans la vie.
If it requires thinking, then thinking is used. If it requires spontaniety, then spontaniety is followed. As thinking is necessary for the course of life, with all of its types, spontaniety is also necessary for life. We do not criticise thinking, for it is necessary for life. We rather criticise the automatic resort to thinking and the absence of spontaniety from life.
La pensée est l'une des nécessités de la vie. S'il est vrai que l'homme est un animal (une créature) doté de la faculté de parler, il est également vrai que l'homme est un animal (une créature) pensant. Ce qui distingue l'homme des autres créatures, c'est la pensée. L'esprit, dans son sens véritable, est la pensée. L'animal, bien qu'il possède un cerveau, ne pense pas, car il n'a pas d'esprit. Cela est dû au fait que la présence du cerveau seul ne suffit pas à l'existence du processus de pensée ; il y a plutôt d'autres exigences. Par conséquent, la pensée elle-même est l'une des caractéristiques de l'homme. Ainsi, il ne pourrait y avoir d'homme sans pensée, c'est-à-dire sans esprit. La pensée elle-même ne peut être absente de l'homme. Par conséquent, attaquer la pensée est hors de propos. L'attaque se concentre plutôt sur la pensée lente, c'est-à-dire sur le manque de spontanéité. Cela est parce qu'une pensée rapide ou la spontanéité est nécessaire pour progresser dans le cours de la vie, ainsi que pour atteindre le succès dans ce cours.
Thinking is one of life’s necessities. If it is true that man is an animal (creature) endowed with the faculty of speaking, it is also true that man is a thinking animal (creature). What distinguishes man from other creatures is thinking. The mind, in its true meaning, is thinking. The animal, although it has a brain, does not think, for it does not have a mind. This is because the presence of the brain alone is not enough for the thinking process to exist; rather there are other requirements. Therefore, thinking itself is one of the characteristics of man. Thus, there could not be a man without thinking, i.e. without the mind. Thinking itself can’t be absent from man. Therefore, attacking thinking is irrelevant. The attack is rather focused on the slow thinking, i.e. on the lack of spontaniety. This is because quick thinking or spontaniety is necessary to proceed in the course of life, as well as to achieve success in this course.
La spontanéité comporte trois points à discuter : premièrement, qu'est-elle ?
Spontaniety has three matters to discuss: Firstly, what is it?
Deuxièmement, quelle est sa réalité pratique ? Bien que sa définition ou la connaissance de ce qu'il est mènent à sa réalité pratique, cela diffère de la réalité elle-même. Lorsque vous êtes, par exemple, surpris par une affaire qui vous oblige à déterminer votre position à son égard, la spontanéité est alors tout à fait évidente, mais ce n'est pas la spontanéité. Cela est dû au fait que, dans la spontanéité, vous devez porter un jugement à son sujet avec célérité et très rapidement, d'une manière telle que cette position détermine les mesures qui doivent être prises face à cette surprise. Par exemple, la surprise face à une question que vous n'aviez pas anticipée, ou le fait de trouver un ennemi dans un endroit où vous ne l'attendiez pas, ou encore un problème que vous ne vous attendiez pas à voir survenir. La surprise ou la réalité est l'objet de l'action ou de la spontanéité, mais elle n'est pas la spontanéité elle-même. Le troisième point consiste à fournir des exemples de ces deux aspects tirés de la vie, concernant la réalité dans laquelle la spontanéité s'est produite et concernant la spontanéité elle-même. Quant aux exemples de mesures prises dans de tels cas, bien qu'ils soient bénéfiques, ils ne sont pas nécessaires. En effet, les mesures peuvent varier selon la variation des réalités, ou selon la spontanéité dans une même question.
Secondly, what is its practical reality? Although its definition or knowing what it is guides to its practical reality; but this is different from the reality. When you are, for example, surprised with a matter that requires you to determine your position towards it, then in this case spontaniety is quite evident, but it is not spontaniety. This is because in spontaniety you need to issue a judgement regarding it swiftly and very quickly, in a way that this position determines the measures that have to be taken towards this surprise. For example the surprise at a question that you did not anticipate, or finding an enemy in a place you did not expect, or of a problem you did not expect to occur. The surprise or the reality is the subject of action or spontaniety, but it is not spontaniety itself. The third matter is to provide examples about these two from life, about the reality in which spontaniety took place and about spontaniety itself. As for examples of measures taken in such cases, though they are beneficial they are not necessary. This is because the measures can vary with varying realities, or with the spontaniety in the same issue.
Après avoir compris la différence entre la spontanéité et la réflexion, il est nécessaire de savoir comment initier la spontanéité chez les gens, c'est-à-dire comment développer la spontanéité chez les gens. C'est particulièrement le cas de ceux qui n'ont pas de spontanéité. La réponse à cette question dépend du fait que les gens sont de deux types. Premièrement, il y a les gens de la recherche scientifique et ceux qui leur ressemblent. La tâche de ces personnes est l'implication dans la réflexion, tels que les gens de la recherche scientifique et les politiciens non conventionnels. Deuxièmement, il y a les gens ordinaires, c'est-à-dire autres que le premier type, qu'ils soient instruits ou non, ainsi que les politiciens conventionnels. Cela est dû au fait que la tâche originelle des gens dans la communauté (Ummah) est soit la réflexion, soit les actions matérielles, sans la présence d'autre chose. La position de chacun de ces deux types diffère de l'autre. Ainsi, l'action avec chaque type doit être différente, concernant l'initiation de la spontanéité avec lui ou le développement de la spontanéité avec lui. Cela est parce que celui qui est habitué à la réflexion est différent de celui pour qui la réflexion est nouvelle. Par conséquent, le travail variera avec eux. Quant aux gens ordinaires, y compris les politiciens conventionnels, le travail visant à initier la spontanéité chez eux est plus facile qu'avec ceux dont la tâche originelle est la réflexion. Cela est parce qu'avec ces personnes, la réflexion est nouvelle et non originelle.
After understanding the difference between spontaniety and thinking, it is necessary to know how to initiate spontaniety in people, i.e. how to develop spontaniety in the people. This is particularly the case with those who do not have spontaniety. The answer to this matter depends on the fact that people are of two types. Firstly, there are the people of scientific research and their like. The task of these people is the involvement in thinking, such as the people of scientific research and the non-conventional politicians. Secondly, there are ordinary people, i.e. other than the first type, whether they were educated or not, as well as the conventional politicians. This is because the original task of the people in the Ummah is either thinking or material actions, without the presence of something else. The position of each of these two types differs to the other. Thus the action with each type should be different, regarding initiating spontaniety with it or developing spontaniety with it. This is because the one who is used to thinking is different from the one for whom thinking is new. Therefore, the work will vary with them. As for the ordinary people, including the conventional politicians, the work towards initiating spontaniety in them is easier than with those whose original task is thinking. This is because with these people the thinking is new and not original.
Puisqu'ils sont des penseurs par nature, l'homme étant une créature pensante, la tâche avec eux consiste simplement en une habituation, c'est-à-dire à instaurer l'habitude de la spontanéité. Cela devient alors un processus naturel, même dans leur travail ordinaire. Par exemple, les charpentiers, les maçons, les ouvriers, les artisans, les agriculteurs, les gens simples et leurs semblables, tous doivent recevoir des exemples tirés de leur travail ou de leur profession auxquels ils peuvent se rapporter. Ensuite, le processus est progressivement intensifié en eux à travers des exemples plus complexes, donnés de manière répétitive. Cela rendrait la spontanéité habituelle et naturelle en eux. On leur dit, par exemple : « si vous faisiez face à une surprise dans votre travail, comment la résoudriez-vous ? ». Si la réponse est correcte de nombreuses fois, il deviendra alors facile de passer à des questions plus complexes. Si une seule réponse est donnée, juste ou fausse, mais qu'elle n'est pas répétée, il faut alors s'accorder avec lui sur la bonne réponse afin qu'elle soit répétée, ou corriger la mauvaise réponse afin qu'elle ne soit pas répétée. Cette répétition se poursuit jusqu'à ce que la question devienne acquise, puis la tâche est accomplie en lien avec des exemples plus complexes. Les questions concernant un problème soudain ne doivent pas toujours être verbales ; elles peuvent plutôt prendre la forme d'une illustration ou d'un écrit. Ce qui importe, c'est la formation par la présentation de pensées aux gens de manière collective et d'éviter de les former en tant qu'individus. Tout ce qui produit une formation collective ou une présentation de pensées aux gens doit être suivi, que ce soit sous une forme écrite, telle que des dépliants, des livres, des lettres, des livrets et autres, ou sous une forme verbale, comme la parole, les discours, la conversation, le conseil, la direction et autres. Ces deux formes permettent la présentation de pensées aux gens et la formation collective. Ce qui importe en cela est le sujet de la parole ou le sujet de l'écrit, lequel doit être réfléchi, puis suivi d'une action conforme à cette pensée. Indubitablement, il doit s'agir d'une pensée qui ne soit pas sujette à la dispute entre celui qui la présente et les gens. Cela devrait plutôt être indiscutablement correct pour tous deux. En d'autres termes, cela devrait être un concept (c'est-à-dire bien compris) et non une simple pensée. Ceci parce que le but n'est pas de convaincre de la pensée. Il s'agit plutôt de voir comment l'on agit, et comment l'on s'approprie les pensées par lesquelles l'on traite et résout les problèmes. Ainsi, la manière selon laquelle l'on agit et la façon dont l'on s'approprie les pensées sont l'objet du traitement. En d'autres termes, c'est la question sur laquelle, ou par laquelle, le sentiment de justesse ou le sentiment d'erreur est connu. Parallèlement à cela, il y a la répétition, la pause, l'aide lors de la répétition, puis le passage à des questions plus difficiles et complexes. Le commun des gens n'a pas besoin de l'initiation à la spontanéité, si ce n'est en en faisant une habitude ou quelque chose de naturel pour eux. Alors, la spontanéité existera chez les gens. Il est préférable que la pensée soit détaillée et définie, et non obscure ou vague — comme demander : « Si vous faisiez face à un problème, comment le résoudriez-vous ? ». Au lieu de cela, on dit aux agriculteurs, par exemple : « s'il n'y avait pas de pluie, et que vous ne pouviez pas entreprendre d'irrigation industrielle, que feriez-vous concernant vos récoltes ? ». S'il répond rapidement, alors il a de la spontanéité. S'il ne répond pas, ou s'il répond lentement mais après réflexion, alors il n'a pas de spontanéité. Ce niveau de détail dans la question est préférable avec de telles personnes. Mais avec les gens ordinaires, cela n'a pas d'importance car les gens abordent les choses sans complication et comprennent ce qu'ils peuvent de l'ambigu et du vague. Ce qui importe donc, c'est leur réponse ou le suivi de leur réponse. Par conséquent, il n'y a pas de difficulté à habituer les gens à la spontanéité et à la créer en eux.
Cependant, des difficultés existent avec d'autres personnes, c'est-à-dire avec ceux qui travaillent dans la recherche scientifique (les universitaires) et les politiciens aux idéologies non conventionnelles. La difficulté réside chez ceux dont le travail est la pensée ou la science et non les actions matérielles. Ils nécessitent une grande attention de leur part et concernant l'instauration de la spontanéité en eux. Cela est dû au fait que, bien que cela puisse exister chez certains d'entre eux, la base de leur travail réside dans ce qui n'a pas d'existence matérielle.
However, difficulties exist with other people, i.e. with those who work in scientific research (academics) and unconventional ideological politicians. The difficulty exists with those whose work is thought or science and not the material actions. They need great attention regarding them and regarding initiating spontaniety within them. This is because, though it may exist in some of them, the basis of their work is in that which has no material existence.
Par conséquent, leur sujet doit être abordé, car c'est là que réside le point de discussion.
Therefore, their subject must be discussed, for it is the discussion point.
Il peut sembler au premier abord que le fait pour l'homme de faire face au danger soit la raison de l'existence de la spontanéité, en raison de la fréquence des surprises et de l'abondance de la survenue de choses qui nécessitent de la spontanéité.
It may appear at first that man’s facing of danger is the reason for the existence of spontaniety, due to the frequency of surprises and the abundance of the occurrence of matters that need spontaniety.
Il peut également sembler que la pratique ou l'entraînement et les habitudes soient les éléments qui initient la spontanéité. Il est vrai que ces deux aspects aident à initier la spontanéité, mais ni l'un ni l'autre, ni même les deux combinés, ne l'initient. Ce n'est pas le cas de ceux qui travaillent par la pensée, comme les médecins, les ingénieurs ou les enseignants et leurs semblables, ni de ceux qui effectuent un travail physique, comme les charpentiers, les forgerons, les ouvriers et leurs semblables. Cela est dû au fait que la vie de l'homme dans le danger favorise la spontanéité. La pratiquer et s'y accoutumer la rendent naturelle, la développent et aident à l'initier. Cependant, aucun de ces éléments ne l'initie jamais en tant que spontanéité ou en tant que pensée rapide.
It may also seem that practice or training and habits are the matters that initiate spontaniety. It is true that these two matters help in initiating spontaniety, but neither one of them nor both combined, initiate it. This is not the case with those who work with thought, like doctors, engineers or teachers and their like, nor with those who carry out physical work, like the carpenters, blacksmiths, labourers and their like. This is because man’s living in dangers aids spontaniety. Practicing it and being accustomed to it make it natural and develop it and help in initiating it. However, none of these ever initiate it as spontaniety or as quick thinking.
Nous avons dit précédemment que l'instauration de la spontanéité chez ceux qui accomplissent un travail physique, qui constituent la grande majorité des gens ou de la nation, se fait par l'entraînement collectif. En d'autres termes, cela se fait en initiant les pensées qui l'initient, comme demander à un homme ce qu'il fait ou pourquoi une surprise lui est arrivée ? Ceci sans compter des questions similaires. L'instaurer chez ceux qui travaillent par la pensée, tels que les enseignants et les politiciens idéologues, est facile. Cela se fait simplement en les incitant à faire preuve de spontanéité. Bien que la spontanéité soit l'un des sujets profonds, dans lesquels il est valable d'impliquer la philosophie et la réflexion, elle relève néanmoins en même temps des questions de routine, c'est-à-dire qu'elle s'inscrit dans la philosophie de la routine. Par conséquent, il suffit de la réclamer en tant que telle, c'est-à-dire de dire à ceux qui travaillent par la pensée qu'il est nécessaire qu'ils aient de la spontanéité. Alors, ils comprendraient par la spontanéité ce qu'elle signifie et ce qu'elle est, sans avoir besoin d'entrer dans les détails ou de répondre à des questions, ni même de besoin d'expliquer le sens de la spontanéité. Cela est dû au fait que ces personnes travaillent avec et dans la pensée. En raison du fait qu'une grande partie de leur travail réside dans la pensée, la science et la connaissance, ils s'y habituent ; ainsi, elle se manifeste en eux en raison de cette habitude de recourir à la réflexion pour résoudre chaque problème. Par conséquent, une lenteur de réflexion ou une pensée lente qui nécessite étude, examen et calcul se manifeste souvent chez eux. Si on leur disait qu'il est nécessaire qu'ils aient de la spontanéité, ils s'empresseraient de réfléchir et ainsi la spontanéité se développerait chez eux grâce à cette rapidité de réflexion.
We said before that initiating spontaniety with those who carry out physical work, who are the great majority of the people or the nation, is by collective training. In other words, it is by initiating the thoughts that initiate it, such as asking a man about what he does or why a surprise occurred to him? This is beside similar questions. Initiating it with those who work with thought, such as the teachers and the ideological politicians, is easy. It is simply done by urging them to use spontaniety. Though spontaniety is one of the profound matters, in which it is valid to involve philosophy and thinking, nevertheless it is at the same time, of the routine matters, i.e. it falls within the routine philosophy. Therefore, it is enough to be requested as such, i.e. it is said to those who work with thought that it is necessary that they have spontaniety. Then they would understand from spontaniety what it means and what it is, without the need for entering into the details or answering to questions, or even the need for explaining the meaning of spontaniety. This is because these people work with and in thought. Due to the fact that much of their work is in thought, science and knowledge, they become used to that; so it manifests in them due to this habit of resorting to thinking for solving every problem. Therefore, slowness of thinking or slow thinking that requires study, scrutiny and calculation, manifests often in them. If it said to them, it is necessary that they have spontaniety, they hasten in thinking and thus spontaniety develops with them from this speed in thinking.
Par conséquent, il suffit simplement d'encourager ceux qui travaillent par la pensée à avoir une pensée rapide. Cela se fait en leur disant qu'ils doivent faire preuve de spontanéité. Ainsi, la spontanéité est créée chez ces personnes qui travaillent avec et par la pensée, comme les enseignants, les politiciens idéologues et leurs semblables, en les incitant à utiliser la spontanéité. En d'autres termes, il suffit de leur dire qu'ils doivent avoir de la spontanéité pour que celle-ci existe. Ils n'ont pas besoin de grandes difficultés ou de nouveaux sujets. Ils travaillent plutôt dans et avec la pensée, ils n'ont donc besoin de rien d'autre. C'est parce qu'ils pratiquent ce travail et qu'il s'agit de leur travail quotidien qu'ils développent, par l'habitude et l'entraînement, l'attribut de la réflexion ou la caractéristique d'une pensée lente. Ainsi, ils disent de tout ce qui leur est présenté : « ceci nécessite une étude, un examen et une investigation », bien que ce ne soit pas forcément le cas. Afin qu'ils s'habituent à la pensée rapide et qu'ils distinguent ce qui nécessite une étude de ce qui n'en nécessite pas, on leur demande d'avoir une pensée rapide, c'est-à-dire qu'on leur demande d'avoir de la spontanéité. La pensée rapide est elle-même la spontanéité. Cette pensée rapide, si elle n'est pas entravée par un obstacle, produirait immédiatement le jugement sur la question de manière rapide.
Therefore, it is enough merely to encourage those who work in thought to have quick thinking. This is done by saying to them that they must have spontaniety. Thus, spontaniety is created in such people who work with and in thought, like the teachers and the ideological politicians and their like, by urging them to use spontaniety. In other words, it is enough to tell them that they must have spontaniety, for spontaniety to exist. They do not need much difficulty or new matters. They rather work in and with thought, so they do not need anything else. It is because they practice this work and it is their daily work, so they develop, due to the habit and training, the attribute of thinking or the characteristic of slow thinking. Thus, they say about everything presented to them, “this requires study and examination and investigation,” though it might not be the case. In order that they become used to quick thinking and they distinguish between that which needs study and that which does not need study, they are asked to have quick thinking, i.e. they are requested to have spontaniety. Quick thinking itself is spontaniety. This quick thinking, if not obstructed by a barrier, would produce, immediately, the judgement on the matter quickly.
On saurait alors qu'il s'agit de spontanéité ou que cela relève de la spontanéité concernant ce qui ne nécessite ni étude ni examen approfondi. S'il y avait une barrière ou un obstacle dans la question, on saurait alors qu'elle nécessite étude et examen approfondi, car elle ne fait pas partie du type de questions qui requièrent la spontanéité.
One would know then that this is spontaniety or from spontaniety regarding that which does not need study or scrutiny. If there were a barrier or an obstruction in the issue, he would know then that it needs study and scrutiny, because it is not among the type of issues that require spontaniety.