10. Israël est invincible, il l'a prouvé lors de 4 guerres, par conséquent le monde musulman devrait accepter qu'il est là pour rester.
10. Israel is invincible, it has proven this in 4 wars, hence the Muslim world should accept its here to stay
Depuis sa formation en 1948, la réalité de la puissance militaire d'Israël a été enveloppée d'une aura mythique d'invincibilité. Curieusement, de tels mythes n'ont pas été activement exprimés par Israël, mais ont été alimentés par les actions des dirigeants musulmans traîtres.
Since its formation in 1948, the reality of Israel’s military strength has been shrouded by a mythical aura of invincibility. Interestingly such myths have not been actively expressed by Israel, but have been given life by the actions of the treacherous Muslim rulers.
La performance d'Israël lors des guerres de 1948, 1956, 1967 et 1973 contre les musulmans de la région a longtemps été perçue comme une confirmation de la supériorité militaire d'Israël. À la lumière de cette apparente supériorité et de sa saisie de terres musulmanes, on soutient qu'un conflit militaire direct avec Israël n'est pas une voie d'action viable pour les États arabes, créant ainsi la nécessité d'entrer en négociations. La conséquence directe d'une telle démarche a été l'acceptation de la souveraineté d'Israël à travers des plans tels que le processus de paix.
Israel’s performance in the wars of 1948, 1956, 1967 and 1973 against the Muslims in the region has long been seen as confirmation of Israel’s military superiority. In light of this apparent superiority and its seizure of Muslim lands, it is argued that direct military conflict with Israel is not a viable course of action for the Arab states, creating the necessity of entering into negotiations. The direct consequence of such a move has been the acceptance of Israel’s sovereignty through plans such as the peace process.
En examinant la prétendue puissance militaire d'Israël, il faut garder à l'esprit : quel est l'objectif de la construction de ce mythe ?
In reviewing Israel’s supposed military might one must keep in mind: What purpose does the construction of this myth serve?
La guerre de 1948 – la création d'Israël
The 1948 war – Israel’s creation
La guerre de 1948 a conduit à l'établissement de l'État d'Israël. En apparence, il est difficile de comprendre comment 40 millions d'Arabes n'ont pas pu égaler la force de combat de seulement 600 000 Juifs. Une étude plus approfondie des défenseurs de la cause palestinienne montre comment leurs actions ont, en fait, conduit directement à l'établissement d'Israël.
The war of 1948 led to the establishment of the state of Israel. On the surface it’s difficult to understand how 40 million Arabs could not match the fighting strength of just 600,000 Jews. A closer study of the defenders of the Palestinian cause shows how their actions in fact led directly to the establishment of Israel.
Les principaux représentants de la cause palestinienne étaient le roi Abdullah de Transjordanie, le roi Farouk d'Égypte et le Mufti de Palestine, tous étaient des dirigeants extrêmement faibles soumis à une manipulation constante de la part des Britanniques. La manière dont le roi Abdullah se présentait comme un défenseur de la cause palestinienne n'était qu'une façade. Il était connu que lui et Ben Gurion (le premier Premier ministre d'Israël)
The primary representatives of the Palestinian cause were King Abdullah of Transjordan, King Farook of Egypt and the Mufti of Palestine, all of them were extremely weak rulers subject to constant manipulation by the British. King Abdullah’s portrayal of himself as a defender of the Palestinian cause was a façade. It was known that he and Ben Gurion (Israel’s first Prime Minister)
étaient étudiants ensemble à Istanbul et que, lors de réunions clandestines, Abdullah avait proposé d'accepter l'établissement d'Israël en échange du contrôle jordanien des parties de la Palestine peuplées par des Arabes.
were students together in Istanbul and that in clandestine meetings Abdullah had offered to accept the establishment of Israel in return for Jordanian control of the Arab populated parts of Palestine.
Le roi Abdullah avait la Légion arabe à sa disposition, une unité hautement entraînée de 4 500 hommes, avec le général John Glubb, un Anglais, comme officier commandant. Glubb, dans ses mémoires, a raconté qu'il avait reçu des ordres stricts des Britanniques de ne pas pénétrer dans les zones sous contrôle juif.²¹ L'Égypte a encore affaibli l'attaque contre Israël lorsque Nakrashi Pasha, le Premier ministre, n'a pas initialement utilisé les unités militaires existantes mais a envoyé une armée de volontaires qui n'avait été organisée qu'en janvier de cette année-là. La Jordanie a également retardé le passage des troupes irakiennes sur son territoire, faisant ainsi échouer toute attaque contre Israël. C'est pourquoi un imam aveugle, amené pour galvaniser l'armée jordanienne avant la bataille, a embarrassé Abdullah lorsqu'il a dit : « Ô armée, je souhaiterais que vous fussiez la nôtre » (faisant référence au fait que la Légion arabe était britannique).
La crise du canal de Suez de 1956
The 1956 Suez Canal crisis
Ce conflit n'a jamais été une guerre pour la libération de la Palestine, mais plutôt une lutte entre l'Amérique et la Grande-Bretagne pour le contrôle du canal de Suez, stratégiquement important.
This conflict was never a war for the liberation of Palestine but rather a struggle between America and Britain for control over the strategically important Suez Canal.
Les États-Unis considéraient l'Égypte comme un allié crucial si l'Amérique voulait gagner de l'influence au Moyen-Orient. Par l'intermédiaire de la CIA, elle s'est efforcée de déposer le roi pro-britannique Farouk lors d'un coup d'État en 1952, portant au pouvoir les Officiers Libres qui allaient être dirigés par Gamal Abdul-Nasser. La CIA a travaillé sur un projet en 1951.
The US saw Egypt as a critical ally if America was to gain influence in the Middle East. Through the CIA, she moved to depose the Pro-British King Farook in a coup in 1952, bringing into power the Free Officers who were to be led by Gamal Abdul-Nasser. The CIA worked on a project in 1951
connu sous le nom de « La recherche d'un Billy Graham musulman ». L'agent de la CIA Mike Copeland a publié des informations classifiées dans ses mémoires en 1989, ‘The Game Player,’ concernant le coup d'État soutenu par la CIA qui a évincé le roi Farook, marionnette des Britanniques. Copeland, qui a activé le projet, explique que « la CIA avait besoin d'un leader charismatique qui serait capable de détourner l'hostilité anti-américaine croissante qui s'accumulait dans la région ». Il explique que la CIA et Nasser étaient tous deux d'accord sur la question d'Israël. Pour Nasser, parler de guerre avec Israël était sans importance. Une priorité bien plus grande était l'occupation britannique de la zone du canal de Suez. L'ennemi de Nasser était la Grande-Bretagne.
known as “The Search for a Moslem Billy Graham.” Mike Copeland the CIA operative, published classified information in his memoirs in 1989, ‘The Game Player,’ about the CIA backed coup d’etat that ousted the British puppet King Farook. Copeland, who activated the project, explains that ‘the CIA needed a charismatic leader who would be able to divert the growing anti-American hostility that was building up in the area.’ He explains both the CIA and Nasser were in agreement on Israel. For Nasser talk of war with Israel was irrelevant. Much more of a priority was British occupation of the Suez Canal Zone. Nasser’s enemy was Britain.
En 1956, Nasser a accédé aux exigences américaines de nationaliser le canal de Suez. La réponse de la Grande-Bretagne fut d'attirer la France et Israël dans la lutte. Cela a été exposé par l'historien Corelli Barnett, qui a écrit sur Suez dans son livre, « The Collapse of British Power » : « La France était hostile à Nasser parce que l'Égypte aidait les rebelles algériens, et elle était attachée au canal pour des raisons historiques. Après tout, un Français l'avait construit. Israël brûlait de toute façon de s'en prendre à Nasser en raison des attaques des fedayeen palestiniens et du blocus égyptien du détroit de Tiran. »
La guerre des Six Jours de 1967
The 1967 Six Day War
Cette guerre fut à nouveau un autre épisode du conflit anglo-américain pour le contrôle de la région.
This war was again another episode in the Anglo-American conflict for control of the region.
La Grande-Bretagne avait été surpassée en tant que puissance dominante de la région onze ans plus tôt, mais conservait encore une certaine influence par l'intermédiaire de ses agents en Jordanie, en Syrie et en Israël. Dans une tentative de l'affaiblir, la Grande-Bretagne chercha à attirer Israël pour entraîner l'Égypte dans une guerre par laquelle Israël s'emparerait de territoires et les utiliserait comme outil de négociation dans tout futur règlement de paix ; un moyen d'atteindre la sécurité que les Israéliens recherchaient si désespérément. Le 5 juin 1967, Israël lança une frappe préventive détruisant 60 % de l'armée de l'air égyptienne au sol et 66 % des avions de combat syriens et jordaniens.
Britain had been surpassed as the region's dominant force 11 years earlier, but still retained some influence through its agents in Jordan, Syria and Israel. In an attempt to weaken Nasser, Britain sought to lure Israel to drag Egypt into a war whereby Israel would seize territory and use it as a bargaining tool in any future peace settlement; a means through which to achieve the security which the Israelis so desperately sought. On 5th June 1967 Israel launched a pre-emptive strike destroying 60% of Egypt's grounded air force and 66% of Syrian and Jordanian combat aircraft.
Les Israéliens se sont emparés de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est du contrôle jordanien. Le roi Hussein, avant la bataille, avait positionné ses troupes dans des zones différentes de celles où se déroulait la bataille principale. En l'espace de 48 heures, les Israéliens se sont emparés des principales villes de Cisjordanie. De la même manière, les Israéliens se sont emparés des Golan Heights, stratégiquement importants, le 6ème jour de la guerre. Les troupes syriennes occupant les Golan Heights ont appris la nouvelle de la capture des hauteurs par Israël via leur propre radio d'État, bien que les troupes syriennes les occupaient clairement. Israël a également porté un coup au Nasser américain en capturant Sharm al Sheikh et en sécurisant la voie navigable des détroits de Tiran. L'objectif d'affaiblir le régime de Nasser a été atteint, aidant ainsi indirectement les intérêts britanniques dans la région. Israël a pu s'emparer de plus de terres et les utiliser comme atout de négociation dans toute négociation de paix pour des terres, ce qui sert encore aujourd'hui de base aux négociations plutôt que le statut de 1948. Les Nations Unies ont établi le plan de partage de l'ONU en 1947, qui a attribué 57 % du territoire à Israël, la Palestine devenant 42 % de ce qu'elle était auparavant. Lors de la guerre de 1967, l'occupation israélienne s'est davantage accrue avec des gains territoriaux allant jusqu'à 78 % de la Palestine historique.
La guerre de 1973
The 1973 War
Un examen de la guerre d'octobre 1973 lancée par l'Égypte et la Syrie contre Israël montre que les objectifs étaient limités et n'ont jamais inclus la libération de la Palestine. Les objectifs n'ont même jamais inclus la libération du Golan, qui était destiné à être restauré dans le cadre d'un traité de paix entre la Syrie et Israël. Les objectifs étaient de consolider les positions d'Anwar Sadat et de Hafez al-Assad, qui étaient des dirigeants relativement nouveaux dans des pays sujets aux coups d'État militaires. Sadat, en particulier, était vulnérable étant donné le fait qu'il avait succédé au charismatique Nasser.
An examination of the October 1973 war launched by Egypt and Syria against Israel shows that the aims were limited and never included the liberation of Palestine. The aims never even included the liberation of the Golan Heights which were designed to be restored as part of a peace treaty between Syria and Israel. The aims were to solidify the positions of Anwar Sadat and Hafez al-Assad who were relatively new leaders in countries prone to military coups. Sadat in particular was vulnerable given the fact that he had succeeded the charismatic Nasser.
Mohammed Heikal, le respecté rédacteur en chef d'Al Ahram de 1957 à 1974, qui a été témoin de la guerre, a expliqué l'étendue des motivations sous-jacentes d'Anwar Sadat dans son livre « The Road to Ramadhan », où il cite l'état d'esprit de Sadat dans la période précédant la guerre. Heikal cite l'un des généraux de Sadat, Mohammed Fouwzi, qui a utilisé l'analogie d'un samouraï dégainant deux sabres — un long et un court — en préparation du combat. Fouwzi a déclaré que cette bataille serait le cas du sabre court, signifiant une bataille limitée pour certains motifs.
Mohammed Heikal the respected editor of Al Ahram from 1957 – 1974, who witnessed the war, explained the extent of Anwar Sadat’s underlying motives in his book ‘The Road to Ramadhan’ where he cites Sadat’s mood in the run up to the war. Heikal quotes one of Sadat’s generals, Mohammed Fouwzi who gave the analogy of a samurai drawing two swords - a long one and short one in preparation for battle. Fouwzi said that this battle would be a case of the short sword, signifying a limited battle for certain motives.
Anwar Sadat n'avait aucune intention de mener une guerre de libération prolongée avec Israël. C'est pourquoi il a recherché la paix avec Israël tout en occupant une position victorieuse dans la guerre. Au cours des premières 24 heures de la guerre, l'Égypte a percé les fortifications Bar-Lev d'Israël, pourtant tant vantées, à l'est du canal de Suez, avec seulement 68 victimes. Pendant ce temps, deux divisions syriennes et 500 chars ont déferlé sur le Golan et ont repris une partie des terres capturées en 1967. En deux jours de combats, Israël avait perdu 49 avions et 500 chars. Au milieu de cela, Sadat a envoyé un message au secrétaire d'État américain Henry Kissinger dans lequel il affirmait que l'objectif de la guerre était « la réalisation de la paix au Moyen-Orient et non des règlements partiels ». Le message précisait que si Israël se retirait de tous les territoires occupés, l'Égypte serait prête à participer à une conférence de paix sous l'égide de l'ONU ou de médiateurs neutres. Ainsi, malgré un immense avantage stratégique, Sadat était d'humeur à négocier à un stade aussi précoce. Le refus de Sadat de mettre à profit son avantage initial et son retard dans le lancement de la seconde offensive du Sinaï ont permis à Israël de se mobiliser, avec l'aide des États-Unis, et elle a commencé à reprendre les territoires perdus. Les hostilités ont formellement pris fin le 25 octobre 1974.
Reference: Mythes géopolitiques - Adnan Khan