19. L'Islam n'a pas de système de gouvernance
19. Islam has no system of governance
Pendant près de 1400 ans, aucun débat n'a existé sur la question de savoir si l'Islam possédait un système de gouvernance. La destruction du califat en 1924 fut le moment où une telle question a surgi. Ce fut l'époque où de nombreux individus ont succombé à l'assaut de la culture occidentale et ont nié que l'Islam possédait un quelconque système de gouvernement. ‘Ali Abd ar-Raaziq est allé très loin dans son livre ‘al-Islam wa Usul al-Hukm’, publié en 1925, un an après la destruction du califat, pour prouver qu'il n'existait aucune preuve en Islam pour un quelconque type de gouvernement. De nombreux orientalistes tels que Sir Thomas Arnold ont également joué leur rôle en scrutant les preuves islamiques et en produisant une littérature abondante soutenant que l'Islam n'a pas de système de gouvernance.
For nearly 1400 years no debate existed on whether Islam had a system of governance. The destruction of the Khilafah in 1924 was when such an issue raised its head. It was when many individuals succumbed to the onslaught of western culture and denied Islam had any system of government. ‘Ali Abd ar-Raaziq went to great lengths in his book ‘al-Islam wa Usul al-Hukm,’ published in 1925 a year after the destruction of the Khilafah to prove there was no evidence in Islam for any type of government. Many orientalist’s such as Sir Thomas Arnold also played their part by scrutinizing Islamic evidences and producing much literature arguing Islam has no system of governance.
Aujourd'hui, de nombreux musulmans, malheureusement séduits par l'appel à la modernisation de l'Islam, sont allés très loin pour prouver que l'Islam n'a pas de système de gouvernement. Ils soutiennent que les musulmans peuvent vivre selon n'importe quel système de gouvernement de l'époque et choisir le plus approprié. L'Université de Cambridge, en Angleterre, a organisé un tel événement en juin 2007 sur le thème « L'Islam et les musulmans dans le monde d'aujourd'hui ». Le Grand Mufti d'Égypte, Ali Gomaa, aux côtés de nombreux musulmans « modérés », a été invité à discuter de la manière dont l'Islam peut être modifié pour répondre aux besoins de l'Occident. Ali Gomaa a répondu en soulignant que l'Islam n'avait pas de système politique :
Today many Muslims unfortunately smitten by the call to modernise Islam have gone to great lengths to prove Islam has no system of government. They advocate that Muslims can live according to any system of government of the day and choose the most appropriate. Cambridge University, in England organised one such event in June 2007 on ‘Islam and Muslims in the world today. The grand Mufti of Egypt, Ali Gomaa, alongside many ‘moderate’ Muslims were invited to discuss how Islam can be changed to meet the needs of the West. Ali Gomaa responded by outlining how Islam had no political system:
« Beaucoup supposent qu'un gouvernement islamique doit être un califat, et que le calife doit régner d'une manière fixée et spécifique. Il n'y a aucun fondement à cette vision au sein de la tradition islamique. Le califat est une solution politique que les musulmans ont adoptée durant une certaine période historique, mais cela ne signifie pas qu'il s'agit du seul choix possible pour les musulmans lorsqu'il s'agit de décider de la manière dont ils doivent être gouvernés. L'expérience que l'Égypte a traversée peut être prise comme exemple de cela. La période de développement commencée par Muhammad Ali Pasha et poursuivie par le Khédive Ismail était une tentative de construire un État moderne. Cela impliquait une reformulation de la loi islamique. Ce processus a conduit l'Égypte à devenir un État libéral dirigé par un système de démocratie sans aucune objection de la part des savants musulmans. »
‘Many assume that an Islamic government must be a caliphate, and that the caliph must rule in a set and specific way. There is no basis for this vision within the Islamic tradition. The caliphate is one political solution that Muslims adopted during a certain historical period, but this does not mean that it is the only possible choice for Muslims when it comes to deciding how they should be governed. The experience that Egypt went through can be taken as an example of this. The period of development begun by Muhammad Ali Pasha and continued by the Khedive Ismail was an attempt to build a modern state. This meant a reformulation of Islamic law. This process led Egypt to become a liberal state run by a system of democracy without any objections from Muslim scholars.
Les musulmans sont libres de choisir le système de gouvernement qu'ils jugent le plus approprié pour eux.
Muslims are free to choose whichever system of government they deem most appropriate for them.
Alors que les groupes de réflexion et les ministres des gouvernements à travers le monde occidental continuent de souligner la menace posée par l'émergence d'un gouvernement islamique (acceptant implicitement que l'Islam est un système de gouvernement), ce sont généralement certains musulmans qui soutiennent que l'Islam n'a défini aucune forme de gouvernement. Ils vont jusqu'à soutenir que ce qui a été observé dans l'histoire islamique est spécifique à cette période et ne peut être utilisé comme base pour la gouvernance islamique aujourd'hui, c'est-à-dire que la forme de règne précédente observée dans le monde islamique n'était que coutumière, et que par conséquent, l'Islam n'a pas de système de gouvernement. Pour comprendre ce mythe, les preuves islamiques doivent être examinées afin d'évaluer si l'Islam a fourni un modèle de gouvernement.
Whilst think tanks and government minsters across the Western world continue to highlight the threat posed from the emergence of an Islamic government (implicitly accepting Islam has a system of government) it is generally certain Muslims who argue that Islam did not outline any form of government. They go as far as arguing that what was seen in Islamic history is specific to that time period and cannot be used as a basis for Islamic governance today, i.e. the previous form of ruling seen in the Islamic world was merely customary, and hence Islam has no system of government. To understand this myth the Islamic evidences need to be surveyed in order to asses if Islam has provided a model of government.
Le Coran renforce dans de nombreux versets la nécessité de gouverner par ce qu'Allah وتعالى سبحانه a révélé, les musulmans ont l'ordre de gouverner par l'Islam :
The Qur’an reinforces in many verses the need to rule by what Allah وتعالى سبحانه has revealed, Muslims are commanded to rule by Islam:
وَمَن لَّمْ يَحْكُم بِمَا أَنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ هُمُ الْفَاسِقُونَ
وَمَن لَّمْ يَحْكُم بِمَا أَنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ هُمُ الْفَاسِقُونَ
« Et ceux qui ne jugent pas selon ce qu'Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants... les injustes... les rebelles » [TMQ 5: 44-47]
“And whosoever does not rule by what Allah has revealed such are the disbelievers…oppressors…rebellious” [TMQ 5: 44-47]
Il dit également, Lui (SWT) et سبحانه :
He وتعالى سبحانه also says:
فَاحْكُم بَيْنَهُم بِمَا أَنزَلَ اللّهُ وَلاَ تَتَّبِعْ أَهْوَاءهُمْ عَمَّا جَاءكَ مِنَ الْحَقِّ
فَاحْكُم بَيْنَهُم بِمَا أَنزَلَ اللّهُ وَلاَ تَتَّبِعْ أَهْوَاءهُمْ عَمَّا جَاءكَ مِنَ الْحَقِّ
« Juger donc entre eux selon ce qu'Allah a révélé et ne suis pas leurs passions en s'écartant de ce qui t'est venu de la vérité. » [TMQ 5:48] : dit Allah سبحانه وتعالى
“So judge between them by that which Allah has revealed and follow not their desires away from the truth that has come to you.” [TMQ 5:48]:says سبحانه وتعالى Allah
وَأَنِ احْكُم بَيْنَهُم بِمَا أَنزَلَ اللّهُ وَلاَ تَتَّبِعْ أَهْوَاءهُمْ وَاحْذَرْهُمْ أَن يَفْتِنُوكَ عَن بَعْضِ مَا أَنزَلَ اللّهُ إِلَيْكَ
وَأَنِ احْكُم بَيْنَهُم بِمَا أَنزَلَ اللّهُ وَلاَ تَتَّبِعْ أَهْوَاءهُمْ وَاحْذَرْهُمْ أَن يَفْتِنُوكَ عَن بَعْضِ مَا أَنزَلَ اللّهُ إِلَيْكَ
« Juge entre eux par ce qu'Allah a révélé et ne suis pas leurs passions, et garde-toi d'eux de peur qu'ils ne t'écartent de ce qu'Allah t'a révélé. »
“Judge between them by that which Allah has revealed and follow not their desires and beware of them lest they seduce you from some part of that which Allah has revealed to you.”
Please provide the text you would like me to translate. [TMQ 5:49]
[TMQ 5:49]
De plus, établir la religion (Deen) et mettre en œuvre la charia dans chaque aspect de la vie est une obligation pour les musulmans, prouvée par des preuves définitives tant au niveau du rapport que du sens, et cela ne peut être accompli à moins qu'il n'y ait un dirigeant possédant l'autorité pour le faire. C'est pourquoi il existe de nombreuses preuves qui font de la nomination d'un dirigeant une obligation.
Furthermore, establishing the Deen and implementing the Shariah in every single aspect of life is an obligation upon Muslims proven through evidences definite in report and in meaning, and this cannot be achieved unless there is a ruler who possesses the authority to do so. This is why there are numerous evidences that make the appointment of a ruler an obligation.
Les preuves concernant l'obligation de nommer un calife sur l'ensemble des musulmans sont tirées de la sunna et du consensus (Ijma’) des compagnons (Sahabah). Quant à la sunna, Nafi’a a rapporté que : « Abdullah ibn Umar m'a dit qu'il avait entendu le Prophète ﷺ dire :
The evidence concerning the obligation of appointing a Khaleefah over all the Muslims is understood from the Sunnah and the Ijmaa’ of the Sahabah. As for the Sunnah, Nafi’a reported saying: “Abdullah ibn Umar said to me that he heard the Prophet وسلم وآله عليه الله صلى saying:
« Quiconque retire sa main du serment d’allégeance (Bay’ah) à Allah وتعالى سبحانه rencontrera Lui وتعالى سبحانه au Jour de la Résurrection sans avoir aucun argument en sa faveur, et quiconque meurt alors qu'il n'y avait aucun serment d’allégeance (Bay’ah) autour de son cou (à un calife), il meurt d'une mort d'ignorance préislamique (Jahiliyyah). » Rapporté par Muslim.
‘Whosoever takes off his hand from allegiance to Allah وتعالى سبحانه will meet Him وتعالى سبحانه on the Day of Resurrection without having any proof for him, and whoso dies whilst there was no Bai’ah (allegiance) on his neck (to a Khaleefah), he dies a death of Jahiliyyah (ignorance).’” Narrated by Muslim.
Ainsi, le Messager ﷺ a rendu obligatoire pour chaque musulman d'avoir un serment d’allégeance (Bay’ah) sur son cou. Il a décrit celui qui meurt sans avoir de serment d’allégeance (Bay’ah) sur son cou comme s'il était mort de la mort de l'ignorance préislamique (Jahiliyyah). L'expression « avoir un serment d’allégeance (Bay’ah) sur son cou » signifie avoir le calife présent. Le processus de nomination du dirigeant a été clairement exposé par le Prophète ﷺ.
So the Messenger وسلم وآله عليه الله صلى made it obligatory upon every Muslim to have a Bai’ah on his neck. He described the one who dies without having a Bai’ah on his neck as if he died the death of Jahiliyyah. The phrase having ‘Bai’ah on his neck,’ means having the Khaleefah present. The process of appointing the ruler was clearly outlined by the Prophet وسلم وآله عليه الله صلى .
Reference: Mythes géopolitiques - Adnan Khan