Par exemple, le Pakistan avait en réalité besoin d'investissements essentiels dans la santé, l'éducation et les infrastructures avant de pouvoir rivaliser au niveau international. La Banque mondiale et le FMI ont plutôt exigé que le Pakistan réduise le soutien de l'État à ces secteurs et se concentre sur les exportations. Ils ont insisté pour pousser le Pakistan vers des marchés où il était incapable de rivaliser avec la puissance du secteur privé international. De telles politiques ont inévitablement sapé le développement économique du Pakistan.
As an example, Pakistan actually required essential investment in health, education and infrastructure before they could compete internationally. The World Bank and IMF instead required Pakistan to reduce state support to these sectors and concentrate on exports. They insisted on pushing Pakistan into markets where they were unable to compete with the might of the international private sector. Such policies inevitably undermined the economic development of Pakistan.
Un autre facteur qui a enchaîné le tiers-monde à la pauvreté est la dette. L'Afrique est sommée de rembourser son héritage de l'ère coloniale. La dette de l'Afrique est en partie le résultat du transfert injuste vers elle des dettes des États colonisateurs, en milliards de dollars, à des taux d'intérêt très élevés. Elle provient également de la « dette odieuse », par laquelle la dette a été contractée lorsque des pays riches ont prêté des fonds à des dictateurs et à des dirigeants corrompus, tout en sachant que l'argent serait gaspillé. L'Afrique du Sud, par exemple, a hérité d'une « dette causée par l'apartheid » de 28 milliards de dollars (qui s'élève aujourd'hui à 46 milliards de dollars). L'Afrique de l'après-apartheid a été contrainte de rembourser des dettes contractées par le régime de l'apartheid, de sorte qu'en effet, les Sud-Africains paient pour leur propre oppression. En 1998, l'ACTSA (Action for Southern Africa) a estimé que l'Afrique du Sud avait emprunté 11 milliards de dollars (aujourd'hui 18 milliards de dollars) pour maintenir l'apartheid, et que les États voisins avaient emprunté 17 milliards de dollars (aujourd'hui 28 milliards de dollars) à cause de l'apartheid. Par conséquent, la déstabilisation et l'agression représentent désormais 74 % de la dette due par l'Afrique. Le colonialisme a joué un rôle majeur dans la pauvreté du tiers-monde. Le colonialisme a assuré la dépendance vis-à-vis de l'Occident, ce qui a permis la présence continue et l'ingérence dans certaines parties du monde où existent de vastes ressources minérales. L'Afrique d'aujourd'hui souffre encore de l'ingérence occidentale qui a commencé à l'ère coloniale et a été contrainte de se concentrer sur des matières premières que les populations autochtones ne seraient jamais en mesure d'acheter.
Another factor which has handcuffed the third world in poverty is debt. Africa is being asked to repay its legacy of the colonial era. Africa’s debt is partly the result of the unjust transfer to them of the debts of the colonizing states, in billions of dollars, at very high interest rates. It also originates from ‘odious debt’, whereby debt was incurred as rich countries loaned funds to dictators and corrupt leaders when it was known that the money would be wasted. South Africa, for example inherited “apartheid-caused debt” at $28 billion (which is now $46 billion). Post Apartheid Africa was forced to repay debts incurred by the apartheid regime so, in effect, South Africans are paying for their own oppression. In 1998 ACTSA (Action for Southern Africa) estimated that South Africa borrowed $11 billion (now $18 billion) to maintain apartheid, and neighbouring states borrowed $17 billion (now $28 billion) because of apartheid. Therefore, destabilisation and aggression now represents 74% of African owed debt. Colonialism has played a large part in the poverty of the third world. Colonialism has ensured dependency on the West, which allowed the continued presence and interference in parts of the world where extensive mineral resources exist. Africa today still labours from Western interference which began in the colonial era and has been forced to concentrate on commodities which the native populations would never be able to purchase.
Le système agricole mondial actuel a remplacé l'agriculture de subsistance, où la culture des terres était principalement destinée à la consommation domestique. Depuis 1960, les institutions financières internationales ont tenté d'éliminer un tel système ainsi que les mécanismes par lesquels les gouvernements pouvaient contrôler les approvisionnements alimentaires. En leur absence, des entreprises privées nationales et internationales ont pris le relais et dictent la politique alimentaire dans l'intérêt de leurs marges bénéficiaires. En période de crise, les mécanismes par lesquels les gouvernements pouvaient protéger leurs citoyens des impacts de la fluctuation des prix n'existent plus.
The current global agriculture setup replaced subsistence farming where the cultivation of land was primarily for domestic consumption. Since 1960, international financial institutions have attempted to eliminate such a system and the mechanisms whereby governments can control food supplies. In their absence, national and international private companies have stepped in and have been dictating food policy in the interests of their profit margins. In times of stress, the mechanisms whereby governments could protect their citizens from the impacts of fluctuating prices no longer exist.
Par conséquent, les pauvres du monde sont pris en otage par les marchés financiers internationaux où les prix des matières premières mondiales sont fixés. Bien que la spéculation ait été le facteur déterminant de la flambée des prix alimentaires durant la crise mondiale du crédit, tout n'allait pas bien avant la crise. Depuis 1960, la production alimentaire mondiale est passée d'une activité principalement locale, bien qu'impliquant l'importation et l'exportation de produits de luxe, à une activité principalement mondiale.
Hence the world’s poor are held to ransom by the international financial markets where the prices of global commodities are set. Although speculation has been the driving factor behind the surge in food prices during the global credit crunch, all was not well prior to the crisis. Since 1960, global food production has been transformed from a primarily local activity, albeit with the import and export of luxury foods, to a primarily global business.
Les règles du commerce international récompensent ceux qui produisent leurs biens pour l'exportation plutôt que ceux qui produisent pour la consommation locale. Bien que les agriculteurs de British Columbia et de Californie cultivent tous deux des tomates en été, il est plus rentable pour eux d'expédier ces tomates de l'autre côté de la frontière que de les vendre sur le marché intérieur. Outre l'absurdité évidente de la situation, l'augmentation des coûts de transport liés à l'expédition de marchandises par camion sur de vastes distances ajoute encore plus de dépenses. En Asie, en Amérique latine, en Amérique du Nord et dans certaines parties de l'Europe, les petits agriculteurs deviennent de plus en plus rares.
International trade rules reward those who produce their goods for export over those who produce for local consumption. Though farmers in British Colombia and California both grow tomatoes in the summer, it is more profitable for them to ship those tomatoes over the border than to sell them domestically. Aside from the obvious ludicrousness of the situation, the increased transportation costs of shipping goods by truck across vast distances adds even more expense. In Asia, Latin America, North America and some parts of Europe, small farmers are becoming increasingly rare.
L'industrialisation de l'agriculture par la monoculture et la dépendance excessive aux engrais chimiques et aux pesticides a effectivement créé des économies d'échelle telles qu'il est presque impossible pour les petits agriculteurs de réussir. La modification génétique des semences ajoute une couche supplémentaire à cette industrialisation, garantissant que les grandes entreprises agroalimentaires, notamment Monsanto, Archer Daniels Midland et Cargill, continuent d'afficher des bénéfices records.
The industrialisation of agriculture through monocropping and over-reliance on chemical fertilizer and pesticides has effectively created economies of scale such that it is almost impossible for small farmers to succeed. Genetic modification of seeds adds yet another layer to that industrialisation, ensuring that large agribusiness companies including Monsanto, Archer Daniels Midland, and Cargill continue to post record profits.
Le monde développé continue de soutenir qu'il n'y a pas assez de nourriture dans le monde, avec des populations croissantes, il y a tout simplement trop de bouches à nourrir. Les pénuries alimentaires ont également été utilisées pour expliquer la hausse des prix des denrées, cependant cela ne parvient pas à expliquer pourquoi, dans un système alimentaire mondial de plus en plus productif et prospère, jusqu'à un milliard de personnes risquent de souffrir de la faim ? Le problème réside dans le système alimentaire mondial, c'est-à-dire la distribution des produits agricoles à travers le monde et, plus important encore, la monopolisation par les entreprises du système alimentaire mondial.
The developed world continues to argue there is not enough food in the world, with populations rising there are just too many mouths to feed. Food shortages has also been utilised to explain the rise in food prices, however this fails to explain why in an increasingly productive and affluent global food system up to one billion people will likely go hungry? The problem is in the global food system i.e. the distribution of agricultural goods around the world and more importantly the corporate monopolisation of the world’s food system.
La dominance des nations et des entreprises les plus riches sur la scène internationale a eu un impact considérable sur l'agriculture qui, pour de nombreux pays pauvres, constitue l'une des principales sources de revenus. Une combinaison d'accords commerciaux inéquitables, d'une concentration de la propriété des principales productions alimentaires et d'une dominance (par le biais du contrôle et de l'influence au sein d'institutions telles que la Banque mondiale, le FMI et l'Organisation mondiale du commerce) a fait que les pays pauvres ont vu leur capacité à déterminer leurs propres politiques agricoles sévèrement compromise.
The dominance of the richer nations and companies in the international arena has had a tremendous impact on agriculture, which, for many poor countries forms one of the main sources of income. A combination of unfair trade agreements, concentrated ownership of major food production, dominance (through control and influence in institutions such as the World Bank, IMF and the World Trade Organisation) has meant that poor countries have seen their ability to determine their own agricultural policies severely undermined.
Des politiques telles que l'ajustement structurel exigé par ces institutions signifiaient que la plupart des pays en développement devaient non seulement réduire les dépenses dans la santé et l'éducation, mais aussi les bons alimentaires et autres aides destinées aux plus pauvres. Les barrières commerciales et autres mécanismes de soutien à l'industrie locale ont également dû être supprimés, permettant aux entreprises étrangères de concurrencer plus facilement (pourtant, les pays riches ont à peine réduit leurs propres barrières en retour). De plus, la plupart des pays pauvres ont été fortement encouragés à se concentrer davantage sur l'exportation de cultures de rente afin de gagner des devises étrangères pour rembourser leurs dettes. La réduction de la biodiversité des cultures et des écosystèmes associés qui en a résulté a entraîné une dégradation de l'environnement et nécessité le défrichage de plus de terres ou l'augmentation de l'utilisation d'engrais pour tenter de compenser cela.
Policies such as structural adjustment demanded by these institutions meant most developing countries had to not only cut back on health and education, but food stamps and other support for the very poor. Trade barriers and other support mechanisms for local industry also had to be removed, allowing foreign companies to more easily compete (yet richer countries have hardly reduced their barriers in return). In addition, most poor countries were strongly encouraged to concentrate more on exporting cash crops to earn foreign exchange in order to pay off debts. This resulting reduction in biodiversity of crops and related ecosystems meant worsening environments and clearing more land or increasing fertilizer use to try and make up for this.
L'augmentation de la pauvreté et des inégalités a ainsi alimenté la corruption, aggravant encore davantage le problème. Le déversement de surplus alimentaires (tout en les qualifiant d'aide) par les nations riches vers les pays pauvres, ainsi que les vastes subventions agricoles en Amérique du Nord et en Europe, se sont combinés et ont eu divers effets sur la pauvreté dans le tiers-monde.
Increasing poverty and inequality thus fueled corruption making the problem even worse. Food dumping (while calling it aid) by wealthy nations onto poor countries, vast agricultural subsidies in North America and Europe have all combined and have had various effects on the poverty in the third world.
Le tiers-monde demeure pauvre en raison des politiques de l'Occident et restera pauvre, non pas à cause d'une pénurie de nourriture, mais en raison de la consommation excessive de l'Occident :
The third world remains poor due to the policies of the West and will remain poor not because of a shortage of food but due to the excessive consumption of the West:
- L'Occident, avec 20 % de la population mondiale, consomme 80 % de la production agricole mondiale.
- The West with 20% of the world population consumes 80% of the world’s agricultural production
- Consomme 86 % des biens mondiaux
- Consumes 86% of the world’s goods
- Consomme 75 % du lait mondial
- Consumes 75% of the worlds milk
- Consomme 70 % du bois du monde
- Consumes 70% of the worlds Timber
- Consomme 62 % de l'eau du monde
- Consumes 62% of the worlds Water
- Consomme 48 % de l'énergie mondiale
- Consumes 48% of the worlds energy
- Consomme 45 % de toute la viande et du poisson
- Consumes 45% of all meat and fish
Il y a bien plus qu'assez de nourriture dans le monde ; l'Occident en consomme simplement la part du lion.
There is more then enough food in the world; the West just consumes the lion’s share of it.