Les maladies dérivées :
The Side (spin-off) Diseases:
En effet, si le problème s'était limité aux dommages et aux perturbations causés aux éléments fondamentaux des composantes de la société, cela aurait été suffisamment grave. Cependant, le problème s'est étendu au-delà de cela, à des maladies secondaires additionnelles qui n'étaient pas moins dangereuses et sérieuses que les maladies fondamentales. C'est parce qu'il n'est pas possible d'obtenir le traitement fondamental à moins que ces maladies secondaires ne soient d'abord éliminées. En effet, elles représentent une barrière préventive faisant obstacle à l'atteinte du cœur et de l'essence du problème. Deux facteurs ont conduit à l'accumulation de ces maladies : le premier se rapporte aux effets résiduels de la période durant laquelle la chute de la communauté (Ummah) a eu lieu, et le second facteur est la suppression de l'État islamique, le contrôle des États occidentaux sur l'ensemble de notre monde islamique et leur gouvernance directe ou indirecte sur nous. Ces deux facteurs ne se sont pas arrêtés et ne se sont pas limités à un seul aspect de nos vies, mais ils ont eu le plus grand impact et, en effet, une influence complète sur les composantes fondamentales de notre société.
Indeed had the issue only remained with the damage and disruption caused to the fundamental elements of the components of the society it would have been serious enough. However the issue extended beyond this, to additional side diseases that were no less dangerous and serious compared to the fundamental diseases. This is because it is not possible to achieve the fundamental treatment unless these side diseases are removed first. This is because they represent a preventative barrier in the face of reaching the core and essence of the problem. Two factors have led to the accumulation of these diseases: The first relates to the leftover affects from the period in which the downfall of the Ummah took place and the second factor is the removal of the Islamic State, the control of the western states over our entire Islamic world and its direct or indirect ruling over us. These two factors did not stop and they were not restricted to one aspect of our lives but rather they had the greatest impact and indeed a complete affect upon the fundamental components of our society.
En raison de ces deux facteurs principaux, les musulmans sont restés silencieux face à la suppression de leur État, au déchirement de leur société et à la fin de leur unité. Et en raison de ces deux facteurs, certaines pensées corrompues ont pénétré la société et certains sentiments nationalistes, régionaux et patriotiques s'y sont manifestés. Et en raison de ces deux facteurs, l'Occident est devenu la Kaaba des instruits et le centre de leur vision, de sorte qu'ils se sont imprégnés de sa culture et ont adopté leur croyance, ou l'ont presque adoptée par la miséricorde de notre Seigneur. De plus, ces deux facteurs ont conduit le monde islamique à devenir asservi aux systèmes de mécréance (Kufr) et à leurs agents, qu'ils ont établis sur le cou des gens pour continuer à mettre en œuvre leurs ordres, favoriser leurs intérêts et remplir leurs objectifs. Pour cette raison, il est nécessaire d'englober pleinement ces maladies secondaires, de les comprendre complètement, puis de s'efforcer de les éliminer afin que nous puissions parvenir au cœur du problème. Cela se fait en même temps que des efforts sont déployés pour traiter les principales maladies fondamentales.
Due to these two main factors the Muslims were silent over the removal of their State, the tearing apart of their society and the end to their unity. And due to these two factors some corrupt thoughts entered into the society and some nationalistic, regional and patriotic sentiments manifested themselves within it. And due to these two factors the West was made the Ka’bah of the educated and the focus of their vision so that they became imprinted with its culture and adopted their belief or nearly adopted it due to our Lord’s mercy. In addition these two factors led to the Islamic world becoming subservient to the systems of Kufr (disbelief) and their agents who they established upon the necks of the people to continue to implement their commands, foster their interests and fulfil their objectives. For this reason it is necessary to fully encompass these side diseases, completely comprehend them and then work to remove them so that we are able to arrive at the core of the problem. This is done at the same time as efforts are expended to treat the main fundamental diseases.
Le premier facteur : Les vestiges de l'époque de la chute – L'effet de l'époque de la chute sur les pensées sur lesquelles la société est établie.
The first factor: The leftovers from the time of downfall – The effect of the time of downfall upon the thoughts upon which the society is established.
La société islamique est tombée aux profondeurs les plus basses du déclin lorsque ses fils ont commencé à aider les mécréants à supprimer leur État et à déchirer leur société lors de la Première Guerre mondiale. Et avant cela, leur déclin avait commencé à se produire rapidement à la suite des conquêtes mogholes. Les nombreux mouvements et les nombreux changements qui sont survenus au sein de la société n'ont pas été en mesure de la ranimer ni même d'en arrêter le déclin, et ce parce qu'ils n'avaient pas saisi le sens de la renaissance et n'avaient pas compris l'effet des pensées sur la vie des gens. En effet, ils se sont retrouvés encore plus bloqués lorsqu'ils ont séparé la puissance ou la force de la langue arabe de la puissance de l'Islam et qu'ils ont déclaré la fermeture des portes de l'effort d’interprétation (Ijtihad). Ainsi, les esprits se sont figés et la pensée basée sur un principe ferme et fixe a été supprimée, et par conséquent, la communauté (Ummah) dans son ensemble a été dominée par une mentalité d'imitation et de suivisme.
The Islamic society fell to the lowest depths of decline when its sons began to help the disbelievers to remove their State and to tear apart their society in the First World War. And before this their decline had begun to take place quickly following the Mogul conquests. The numerous movements and many changes that happened to the society were not able to revive it or even halt its decline and this is because they did not comprehend the meaning of revival and did not understand the effect of the thoughts within the life of the people. Indeed they became even more stuck when they separated the power or potency of the Arabic language from the power of Islaam and they declared the closing of the doors of Ijtihaad. So the minds froze and thinking based upon a firm fixed principle was taken away and as a result the Ummah as a whole became dominated by a mentality of imitation and following.
Les yeux des gens ont été éblouis par la révolution industrielle qui s'est produite en Europe, tandis que l'État et ses fonctionnaires ne se souciaient pas de la dimension intellectuelle ou culturelle dans la vie des gens. Ils croyaient que la force de l'armée et sa puissance représentaient le renouveau et la clé du progrès. Ainsi, l'État a consacré toute son attention à l'aspect militaire et, lorsque les conquêtes se sont arrêtées au milieu de l'Europe, l'État s'est retrouvé être une cible et une proie traquée. Cela était dû au fait qu'il n'avait pas prêté attention, au moment de sa force militaire, aux maladies internes qui le détruisaient de l'intérieur. Et le plus simple des exemples pour illustrer l'étendue du déclin intellectuel et de la mentalité d'imitation est l'exemple que nous pouvons tirer des Khutabaa’ (orateurs) des mosquées (Masajid) tout en les considérant comme des leaders de la pensée au sein de la communauté (Ummah). Dans la Khutbah du Jumu’ah, qui est considérée comme le directeur politique de l'opinion publique, les Khutabaa’ lisaient des Khutbahs d'un livre d'Ibn Nabaatah conformément au nombre de semaines dans l'année et aux occasions qui s'y produisent. Ainsi, ils abordaient l'occasion du mois de Ramadhaan, les mérites du jeûne, une Khutbah pour le Jumu’ah de l'orphelin vers la fin de Ramadhaan, la Khutbah de Laylat ul Qadr, les mois du pèlerinage (Hajj) et ses mérites, ‘Aashoraa’, l'émigration (Hijrah), la naissance du Prophète (Nabi) ﷺ et le milieu de Sha’baan, et ainsi de suite, continuant de cette manière durant toute l'année. Si tel est le cas concernant les prétendus penseurs de la communauté (Ummah) et ceux qui sont responsables de la diriger, quel sera alors le cas de la communauté (Ummah) qui est dirigée et menée de cette manière ? Et si ces imams étaient interrogés sur une question en dehors de ces sujets, ils ne feraient que la détourner et éviter d'y répondre.
The eyes of the people were dazzled by the industrial revolution that occurred in Europe whilst the State and its officials did not take care of the intellectual or cultural dimension within the life of the people. They believed that the strength of the military and its power represented revival and the key to advancement. So the State poured all of its attention into the military aspect and when the conquests halted in the midst of Europe the state found that it had become a target and prey that is hunted. This was because it did pay attention at the time of its military strength to the internal diseases that were destroying it from the inside. And the simplest of examples to illustrate the extent of the intellectual decline and the mentality of imitation is the example that we can take from the Khutabaa’ (Khateebs) of the Masaajid whilst considering them to be leaders of thought within the Ummah. In the Jumu’ah Khutbah which is considered to be the political director of public opinion, the Khutabaa’ would read Khutbahs from a book of Ibn Nabaatah in accordance to the number of weeks in the year and the occasions that occur in it. So they would address the occasion of the month of Ramadhaan, the merits of fasting, a Khutbah for the Jumu’ah of the orphan near the end of Ramadhaan, the Khutbah of Laylat ul Qadr, the months of Hajj and its merits, ‘Aashoraa’, Hijrah, the birth of the Nabi (saw) and the middle of Sha’baan and so forth continuing in this manner for the entirety of the year. So if this is the case in regards to the supposed thinkers in the Ummah and those who are responsible for directing the Ummah, then what will the case be in regards to the Ummah that is directed and led in this way? And if these Imaams were to be asked about a matter outside of these matters then they would only deflect it and divert from answering it.
Quant à l'effet de l'époque de la chute de la communauté (Ummah) sur leurs sentiments et leurs émotions, en raison de l'absence de pensées vivantes abordant et traitant leurs problèmes à partir de la base de leur croyance (Aqeedah), la communauté (Ummah) fut dominée la plupart du temps par un grand nombre de sentiments et d'émotions qui étaient contradictoires et en opposition avec leur croyance (Aqeedah). Cela incluait des questions telles que la sanctification des sanctuaires et des lieux de sépulture de ceux considérés comme faisant partie des pieux Awliyaa et A’immah (Grands imams), auxquels ils attribuaient des attributs et des descriptions qui dépassaient même ceux des Anbiyaa et Mursaleen. Certains diraient même que le Prophète (Nabi) ﷺ n'a pas atteint son haut rang grâce à ses propres efforts mais qu'il a plutôt été envoyé par Allah, et que son mérite a été diminué par ce qui lui a été révélé, tandis que ces autres (Awliyaa) ont atteint leurs sommets grâce à leurs propres efforts et à ce qu'ils ont accompli en termes d'actes. Ils ont tenu divers propos qui encourageaient fortement les gens à se rendre aux sanctuaires de ces imams ou Awliyaa, ou de leurs étudiants et de leurs enseignants. De plus, ils furent affectés par certains sentiments soufis issus de la philosophie hindoue qui appelaient au détachement de la Dunyaa et à la torture de leurs corps afin que leurs âmes puissent monter vers les cieux. En cette ère, le groupe ou la catégorie des Mashaayikh et Daraaweesh (Derviches) apparut, et il fut dit à l'égard de la personne qui n'avait pas de Sheikh que le diable (Shaytan) était alors son Sheikh ! Il y avait beaucoup d'autres sentiments de ce genre qui ont conduit à l'émoussement (l'affaiblissement) des sensations des gens jusqu'à ce qu'ils perdent leurs sentiments liés à la puissance et à l'honneur de l'Islam et au fait de vivre selon lui, pour son sake et pour le sake de son avancement et de la force de son autorité. Ou, à tout le moins, ils ont perdu la sensation liée à l'obligation de changer, tandis que les sentiments liés aux Qadariyah de l'invisible (acceptation du destin (Qadar)) sont devenus terriblement répandus, et ils considéraient tout ce qui leur arrivait et ce qu'ils subissaient comme leur destin (Qadar) et qu'ils devaient se contenter de ce qu'Allah avait décidé pour eux. Cela s'est accompagné de la propagation de l'idée d'attendre l'imam Mahdi, à qui la gestion des questions de changement avait été confiée et déléguée. Ils disaient qu'il était nécessaire que la terre soit remplie de mal et d'oppression, car cela accélérerait son apparition. En plus de tout cela, des sentiments patriotiques, nationalistes, Madhabi et sectaires ont également commencé à apparaître.
As for the effect of the time of the Ummah’s downfall upon their feelings and sentiments, then due to the absence of the live thoughts addressing and treating their problems from the basis of their Aqeeda, the Ummah became dominated a lot of the time by a large number of feelings and sentiments that were contradictory and in opposition to their Aqeedah. This included matters like the sanctification of shrines and the burial sites of those considered to be from the righteous Awliyaa and A’immah (Great Imaams) in which they bestowed upon them attributes and descriptions that even exceeded those of the Anbiyaa and Mursaleen. Some would even say that the Nabi did not reach his high status due to his own efforts but was rather sent by Allah and that his merit was diminished as he was revealed to, whilst these others (Awliyaa) have reached their heights due to their own efforts and what they did in terms of acts. They made various statements which strongly encouraged the people to go to the shrines of these Imaams or Awliyaa or their students and their teachers. In addition they were affected by some Sufi feelings from the Hindu philosophy which called to detachment from the Dunyaa and the torturing of their bodies so that their souls could ascend to the heavens. In this era the group or category of Mashaayikh and Daraaweesh (Dervishes) appeared and it was said in regards to the person who did not have a Sheikh, that Shaytaan then was his Sheikh! There were many other feelings like this that led to the dulling (weakening) of the sensations of the people until they lost their sentiments related to the might and honour of Islaam and living by it, for its sake and for the sake of advancing it and the strength of its authority. Or in the very least they lost the sensation related to the obligation of making change whilst the feelings of the unseen Qadariyah (acceptance of fate) became terribly widespread and they would consider all that happened to them and what they suffered from as their Qadar (fate) and that they should be content with what Allah had decided for them. This was accompanied by the spread of the idea of waiting for Imaam Mahdi who had been entrusted and delegated to deal with matters of change. They said that it was necessary for the land to be filled with evil and oppression as this would speed up his appearance. In addition to all of this some patriotic, nationalistic, Madhabi and sectarian feelings also began to appear.
Quant à l'effet de cette période de déclin de la communauté (Ummah) sur le système et sur ceux qui en avaient l'autorité, il n'y eut, pendant de nombreux siècles, aucun changement notable dans le régime ou le système, même si certains principes fondamentaux commencèrent à changer et que certains concepts occidentaux qui leur avaient été empruntés commencèrent à y être inclus. La raison en était la grave faiblesse qui s'était emparée des esprits des musulmans concernant la compréhension de l'Islam et la négligence à l'égard de la langue arabe, qui est la langue de l'Islam et la langue par laquelle l'Islam ne peut être compris. De plus, la fermeture de la porte à la pratique de l'effort d’interprétation (Ijtihad) a conduit à ce que les règles du système soient considérées comme des textes rigides, qui s'avéraient insuffisants pour suivre les problèmes de l'époque et pour permettre au système de les traiter et d'y faire face. Cela a, en retour, donné aux personnes qui détenaient l'autorité et étaient responsables du système le sentiment qu'elles avaient besoin de principes ou de lois pour traiter les problèmes de l'époque et y faire face. Ce sentiment a été encouragé et facilité par la Fatwaa du Cheikh de l'Islam qui stipulait : « Ce qui ne s'oppose pas à l'Islam fait partie de l'Islam », ce qui a conduit à l'inclusion d'un certain nombre de principes et de législations issus de la jurisprudence romaine ou française dans les systèmes des musulmans, avec l'argument et sous le prétexte que cela ne s'oppose pas à l'Islam et que, de ce fait, cela fait partie de l'Islam.
As for the effect of this period of the Ummah’s downfall upon the system and those who were in authority over it, then for many centuries there were no notable changes in the regime or system and even if it some of the fundamental principles began to change and some western concepts that had been taken from them began to be included. The reason for this was the severe weakness that had overtaken the minds of the Muslims in regards to understanding Islaam and the negligence in respect to the Arabic language, which is the language of Islaam and the language that Islaam cannot be understood except by it. In addition closing the door to the performance of Ijtihaad led to the rulings of the system being taken as rigid texts which fell short in respect to following up the problems of the time and in terms of the system being able to deal with them and treat them. This in turn made the people who were in authority and responsible for the system feel like they were in need of principles or laws to treat the problems of the time and deal with them. This feeling was encouraged and helped by the Fatwaa of the Sheikh of Islaam that stated: ‘That which does not oppose Islaam is from Islaam’, which led to the inclusion of a number of principles and legislations from Roman or French jurisprudence into the systems of the Muslims with the argument and under the pretext that it does not oppose Islaam and as such is from Islaam.
Ceci était malgré le fait que l'Islam est ce avec quoi Muhammad ﷺ est venu en tant que révélation d'Allah (SWT). Soit il est venu en termes et en sens, ce qui est le Qur'aan, soit il est venu avec un sens qui a été exprimé par les paroles, les actes ou le silence du Messager ﷺ. Ce qui émane de ces textes (le Qur'aan et les hadiths) en termes de systèmes et de règles qui en sont dérivées est l'Islam, tandis que l'Islam n'est pas ce qui ne s'oppose pas ou ne contredit pas l'Islam. Le facteur décisif et le seul important est donc la source de la question et non son accord ou son désaccord avec lui. Ainsi, la permission de la propriété privée dans le système capitaliste ne signifie pas que cela provient de l'Islam parce que cela ne s'y oppose pas. Cela est dû au fait que la liberté de propriété a rendu la propriété licite dans le système capitaliste, ce qui est un statut de mécréance et un produit de l'esprit. Cependant, en Islam, la licéité de la propriété est un statut légal (Hukm) islamique (Shar’i) et la preuve en est le texte avec lequel la révélation est venue. Par conséquent, le facteur décisif est la source de la chose ou de la question, et il ne réside pas dans sa formulation exprimée, son sens indiqué, le résultat auquel elle mène ou son accord ou son désaccord avec elle.
This was despite Islam being that which Muhammad (saw) came with as a revelation from Allah (swt). It either came in wording and meaning which is the Qur’aan or it came in a meaning that was expressed in the words, acts or silence of the Messenger (saw). What emanates from these texts (the Qur’aan and Ahaadeeth) in terms of systems and the rulings that are derived from them is Islaam whereas Islaam is not that which does not oppose or contradict Islaam. The deciding and only important factor therefore is the source of the matter and not its agreement or disagreement with it. So the permissibility of private ownership in the capitalist system does not mean that this is from Islaam because it does not oppose it. This is because freedom of ownership has made ownership permissible in the capitalist system which is a ruling of disbelief and product of the mind. However in Islaam the permissibility of ownership is a Hukm Shar’iy (Islamic legislative ruling) and the evidence for it is the text that the revelation has come with. Therefore the decisive factor is the source of the thing or matter and it does not lie in its expressed wording, indicated meaning, the result that it leads to or its agreement or disagreement to it.
Ce qui précède se rapporte à l'effet sur le système, et ce qui suit traitera de l'effet sur ceux qui étaient responsables du régime et qui occupaient des positions d'autorité et de pouvoir. L'effet sur eux est manifeste à travers leurs comportements et la mise en œuvre du système. Cela s'explique par le fait qu'ils sont issus de la même société et partagent les maladies et les maux qu'elle contient. Par conséquent, ils n'étaient pas meilleurs que les masses en ce qui concerne leur compréhension, leur conscience et leur appréhension de la responsabilité, cela incluant même les croyants et les pieux parmi eux. Ils ont orienté leur attention vers la dimension militaire et la puissance matérielle dans le meilleur des cas, mais ils ignoraient ce qui doit accompagner toute force militaire en termes de renouveau intellectuel et de conscience de la réalité, afin que la communauté (Ummah) dans son ensemble soit derrière chaque force militaire. Pour cette raison, l'État et le Système ont été isolés de la société, et le système ainsi que ceux qui en étaient responsables et leurs agents ont fini par représenter une chose aux yeux de la communauté (Ummah), tandis que la communauté (Ummah) en représentait une autre. Cet isolement s'est accentué jusqu'à se transformer en une animosité et une haine mutuelles, et chacun d'eux a commencé à se comporter envers l'autre en fonction de cette vision. Ainsi, les dirigeants et leurs agents ont voulu imposer leur respect, leur considération et l'exécution de leurs ordres par la force de l'acier, en utilisant tous les moyens de pression et de terreur. De la sorte, ils ont mal appliqué les généralités du système et ses particularités, et ils ont accablé la communauté (Ummah) de toutes les taxes qu'ils souhaitaient. La communauté (Ummah) a donc vécu dans la terreur de ses dirigeants, au point qu'une personne disait à son compagnon : « Sauve Sa’d, car Sa’eed a péri ».
The above relates to the effect upon the system and the following will deal with the effect upon those who were responsible for the regime and in the positions of authority and ruling. The effect upon them is clear from their behaviours and the implementation of the system. This is because they are from the same society and share what it contains of diseases and ailments. Therefore they were not better off than the masses in regards to their understanding, awareness and comprehension of the responsibility and this included even the believers and pious from amongst them. They directed their focus towards the military dimension and material power in the best of cases but they were ignorant of what must lie behind every military force in terms of the intellectual revival and awareness upon the reality so that the Ummah as a whole would be behind every military force. For this reason the State and System were isolated from the society and the system and those responsible for it and their agents became to represent one thing in the Ummah’s view whilst the Ummah represented another thing. This isolation increased until it transformed into mutual animosity and hatred, and each of them began to behave with the other based upon this view. So the rulers and their agents wanted to enforce their respect, appreciation and the implementation of their orders by the force of steel using every means of pressure and terrorising. As such they misapplied the generalities of the system and its partialities and they over burdened the Ummah with whatever they wished in terms of taxation. The Ummah therefore lived in terror of their rulers to the point where a person would say to his companion: ‘Save Sa’d because Sa’eed had perished’.
Cette réalité qui s'est appliquée à ceux qui étaient responsables du système a facilité la tâche de ceux qui voulaient renverser cette entité. Elle a également conduit la communauté (Ummah) à rechercher ceux autour desquels elle pourrait se rassembler pour renverser l'entité, considérant cela comme le moyen d'être sauvée et le chemin vers le salut. Pour cette raison, et avec l'aide de ce groupe qui avait reçu son éducation à London et Paris, en plus de ceux qui s'étaient vendus au diable (Shaytan) en raison de leur désir d'atteindre le pouvoir, d'obtenir une position ou de sécuriser un intérêt, l'Occident a été capable de faire bouger la communauté (Ummah) par leur intermédiaire, de détruire le califat, de déchirer et de diviser la communauté (Ummah) et d'occuper les terres musulmanes tout en se présentant comme les sauveurs du peuple. Ils les sauvaient de l'oppression des Turcs et de leur despotisme tout en découpant les membres des terres pour établir à leur place des États pitoyables dans lesquels les agents de l'Occident et leurs productions manufacturées seraient nommés comme dirigeants, qui mettraient en œuvre pour eux tout ce qu'ils voulaient et accompliraient pour eux tout ce qu'ils désiraient.
This reality that came to apply upon those responsible over the system made it easier for those who wanted to bring down this entity to do so. It also led the Ummah to search for those whom they can gather around to bring down the entity considering this to be the way of being saved and the path towards salvation. For this reason and with the help of that group who had received their education in London and Paris in addition to those who had sold themselves to Shaytaan due to their desire to attain the rule, gain a position or secure an interest, the West was able to move the Ummah by them, destroy the Khilafah, tear up and divide the Ummah and occupy the Muslim lands whilst portraying themselves as the saviours to the people. They were saving them from the oppression of the Turks and their despotism whilst carving the limbs of the lands to establish in their place pitiful states in which the West’s agents and manufactured productions would be appointed as the rulers who would implement for them all that they wanted and fulfil for them all that they desired.