1.4.1 Pauvreté et Produit National Brut
1.4.1 Poverty and Gross National Product
La théorie originelle du capitalisme appelle à l'augmentation de la production et, par conséquent, à l'augmentation de la richesse des nations. Elle soutient en outre que l'augmentation de la production, couplée à la dynamique de l'offre et de la demande et au mécanisme des prix, garantira la meilleure distribution de la richesse produite aux membres de la société. La production de richesse sous le capitalisme a continuellement augmenté au cours des cent dernières années, à quelques exceptions près lors des guerres mondiales. Pendant ce temps, le nombre de personnes classées comme pauvres selon les normes nationales et internationales a continué d'être indifférent à la croissance de la richesse. Ce phénomène est un phénomène mondial qui inclut des nations extrêmement riches telles que les USA ainsi que des nations extrêmement pauvres telles que Haiti et l'Afrique subsaharienne.
The original theory of capitalism calls for the increase in production and consequently the increase in the wealth of nations. It further claims that the increased production coupled with the dynamics of supply and demand and the price mechanism will guarantee the best distribution of the produced wealth to the members of the society. Production of wealth under capitalism has continuously risen over the past one hundred years, with few exceptions during world wars. In the meantime, the number of people who are classified as poor based on local national and international standards continued to be indifferent to the wealth growth. This phenomenon is a worldwide phenomenon which includes extremely rich nations such as the USA as well as extremely poor nations such as Haiti and the sub-Saharan Africa.
Dans une déclaration faite par les chefs d'État et de gouvernement lors de l'un des Sommets mondiaux de l'alimentation de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), ils ont exprimé leur profonde inquiétude face à la persistance de la faim, qui constitue une menace tant pour les sociétés nationales que pour la stabilité de la communauté internationale elle-même51. Selon la déclaration, « il est intolérable que plus de 800 millions de personnes à travers le monde, et particulièrement dans les pays en développement, n'aient pas assez de nourriture pour répondre à leurs besoins nutritionnels de base. » Les dirigeants confirment que les approvisionnements alimentaires ont augmenté de manière substantielle, mais que la pauvreté et la faim continuent de persister. Malgré leur reconnaissance du fait que l'offre alimentaire a augmenté sans pour autant réduire la faim, ils ont insisté sur le fait que la solution résiderait dans la poursuite de la même approche, à savoir « l'augmentation de la production alimentaire ».
In a statement made by the heads of state and government at one of the World Food Summits of the Food and Agriculture Organization (FAO), they expressed their deep concern over the persistence of hunger which constitutes a threat both to national societies and to the stability of the international community itself51. According to the statement, “it is intolerable that more than 800 million people throughout the world, and particularly in developing countries, do not have enough food to meet their basic nutritional needs.” The leaders confirm that food supplies have increased substantially, but poverty and hunger continue to persist. Despite their recognition that food supply has increased without reducing hunger, they insisted that the solution will be more of the same “increased food production.”.
Dans cette déclaration, les dirigeants du monde confirment l'existence d'un problème grave lié à la pauvreté et à la faim. Pendant ce temps, ils continuent de déclarer que la solution consiste à augmenter les ressources et les produits. Ils auraient dû noter que le défaut ne réside pas dans la productivité alimentaire ; c'est plutôt le mécanisme de sa distribution qui ne parvient pas à permettre à chaque personne d'avoir un accès approprié à la nourriture, aux marchandises et aux services. Le mécanisme de distribution des ressources reste inchangé. Le résultat final continuera d'être le même. La production de ressources augmentera la richesse de ceux qui sont déjà riches, mais ne profitera pas à ceux qui ont le plus besoin de ces ressources.
In this declaration, the leaders of the world confirm the existence of a serious problem in poverty and hunger. In the meantime, they continue to declare that the solution is to increase the resources and products. They should have noted that the defect is not in the productivity of food; rather it is the mechanism of its distribution that fails to enable each and every person to have the proper access to food, commodities, and services. The mechanism of distribution of the resources remains unchanged. The end result will continue to be the same. The production of resources will increase the wealth of the already wealthy, but will not benefit those who need these resources the most.

En fait, le produit national ou intérieur brut des nations individuelles ainsi que celui du monde en général est en augmentation depuis des décennies. La figure 3 montre l'augmentation des chiffres du PNB pour les États-Unis depuis 1929. Excepté pour une courte période, le PNB a toujours augmenté. Après 1970, le PNB a commencé à augmenter à des taux exponentiels ; c'est l'époque où les États-Unis se sont éloignés de l'étalon-or ; plus de détails à ce sujet plus tard. Le PNB actuel aux États-Unis dépasse les quatorze billions de dollars.
In fact, the gross national or domestic product of individual nations as well as of the world at large has been on the rise for decades. Figure 3 shows the increase in GNP figures for the United States since 1929. Except for a short period of time, the GNP has always increased. After 1970, the GNP began to increase at exponential rates; this is the time when the United States departed away from the gold standard; more on this later. The current GNP in the United States exceeds fourteen trillion dollars.

Les chiffres et les taux de pauvreté aux États-Unis sont présentés à la figure 4. Notez que le nombre de personnes pauvres a continué d'augmenter après 1970, malgré le fait que la richesse totale du pays augmentait à un rythme exponentiel. Les taux de pauvreté continuent de s'établir en moyenne autour de 12,5 % malgré l'augmentation phénoménale de la richesse (passant de 1 billion de dollars en 1970 à 14,5 billions de dollars en 2008).
The poverty numbers and rates in the United States are shown in figure 4. Note that the number of poor people continued to increase after 1970 despite the fact that the total wealth in the country was increasing at an exponential rate. The poverty rates continue to average around 12.5% despite the tremendous wealth increase (from $1 trillion in 1970 to $14.5 trillion in 2008).
La figure 5 met en contraste l'augmentation de la richesse aux États-Unis avec les taux de pauvreté. Notez comment la richesse continue d'augmenter alors que le nombre de personnes pauvres reste en moyenne autour de trente millions de personnes. Ces chiffres concernent les États-Unis, le pays le plus riche au monde et le leader du capitalisme.
Figure 5 contrasts the wealth increase in the United States with the poverty rates. Note how the wealth continues to increase while the number of poor people remains averaged around thirty million people. These figures pertain to the United States, the richest country in the world and the leader of capitalism.
L'impact du capitalisme sur le monde en général est plus dévastateur. Les chiffres et les taux de pauvreté sont décourageants. Ce fait est reconnu par les dirigeants mondiaux, les institutions mondiales et des organisations telles que la Banque mondiale, la FAO, et d'autres.
The impact of capitalism on the world at large is more devastating. The poverty numbers and rates are disheartening. This fact is recognized by world leaders, world institutions and organizations such as the World Bank, the FAO, and others.

On dit que la pauvreté existe lorsqu'une personne gagne moins d'argent qu'elle n'en a réellement besoin pour satisfaire ses besoins fondamentaux. Cette définition est cohérente avec la vision capitaliste du prix et de son rôle dans la détermination de qui serait capable de satisfaire ses besoins et qui ne le serait pas. Une personne qui gagne moins d'argent (prix de ses efforts ou de son commerce) que le prix des biens dont elle a besoin pour satisfaire ses besoins est une personne pauvre.
Poverty is said to exist when a person earns less money than he actually needs to fulfill his basic needs. This definition is consistent with the capitalist view of the price and its role in determining who would be able to satisfy his needs and who would not. A person who earns less money (price for his efforts or trade) than the price of the goods he needs to fulfill his needs is a poor one.

Par conséquent, une façon de mesurer la pauvreté consiste à recueillir des données sur les personnes qui gagnent moins d'un, deux ou plusieurs dollars par jour. Les chiffres de la Banque mondiale montrent qu'en 1981, il y avait 1,899 milliard de personnes dont le revenu était inférieur à 1 $ par jour. Ce nombre a été réduit à 1,374 milliard en 2005. Lorsque le seuil de pauvreté s'élève à deux, trois, cinq ou dix dollars par jour, l'état du monde sous le capitalisme devient absolument effrayant.
Hence, one way to measure poverty is to collect data on people who earn less than one, two, or more dollars per day. World Bank figures show that in 1981 there were 1.899 billion people whose income was less than $1 a day. This number was reduced to 1.374 billion in 2005. When the poverty line goes up to two, three, five, or ten dollars per day, the state of the world under capitalism becomes absolutely frightening.

La figure 6 présente les données sur la pauvreté pour plusieurs seuils de pauvreté53. Notez qu'à l'exception des données relatives au seuil de 1 $, le nombre de personnes pauvres a continué de rester supérieur à 40 % de la population mondiale.
Figure 6 presents poverty data for several poverty lines53. Note that except for the $1 data, the number of poor people continued to stay above 40% of the world population.
La figure 7 montre la réduction des taux de pauvreté au fil des ans (1981-2005). La réduction la plus importante concerne le nombre de personnes gagnant moins d'un dollar par jour ; le taux de personnes vivant avec moins d'un dollar par jour a été réduit de moitié sur vingt-cinq ans (de 50 % à 25 %). Très peu d'amélioration a été observée pour les personnes gagnant cinq ou dix dollars par jour. En 1981, 95 % de la population mondiale, à l'exclusion des États-Unis et de l'Europe occidentale, vivait avec moins de 10 dollars par jour ; vingt-cinq ans plus tard, ce pourcentage n'était réduit qu'à 93 %. Sur la même période, les prix et l'inflation ont grimpé en flèche dans le monde entier.
Figure 7 shows the reduction of poverty rates over the years (1981-2005). The largest reduction is in the number of people who earned less than $1 a day; the rate of people living under $1 a day was reduced by half over twenty-five years (50% to 25%). Very little improvement was observed for people who earned five or ten dollars a day. In 1981, 95% of the world population excluding the United States and Western Europe lived under $10 a day; twenty-five years later, this percentage was reduced only to 93%. Over the same period, prices and inflation have soared worldwide.
En d'autres termes, les 50 % de ceux qui gagnaient 1 $ en 1981 et sont passés à la tranche des 2 $ ne sont pas nécessairement mieux lotis. Le Bureau of Labor Statistics aux États-Unis utilise un outil de calcul pour déterminer le taux d'inflation de l'indice des prix à la consommation (IPC)54. En utilisant ce calculateur, ce que 1 $ pouvait acheter en 1981 nécessite 2,15 $ en 2005. En d'autres termes, les personnes qui vivaient avec moins de 1 $ en 1981 continuent d'être dans le même état de pauvreté en 2005, même si la moitié d'entre elles vivent désormais avec 2 $ par jour. L'indice des prix à la consommation pour la période 1947-2009 est présenté à la figure 8. Notez la brusque augmentation des prix après 1972 (c'est l'époque où les États-Unis ont abandonné l'étalon-or).
In other words, the 50% of those who used to earn $1 in 1981 and moved to the $2 bracket are not necessarily better off. The Bureau of Labor Statistics in the United States uses a calculating tool to compute the consumer price index (CPI) inflation rate54. Using this calculator, what $1 could buy in 1981 requires $2.15 in 2005. In other words, the people who lived under $1 in 1981 continue to be in the same poverty status in 2005 even though half of them now live on $2 a day. The consumer price index for the period 1947-2009 is shown in figure 8. Note how sharply the prices increased after 1972 (this is the time when the United States departed from the gold standard).
La faim : l'insécurité alimentaire
Hunger: Food Insecurity
Peut-être que la conséquence la plus dévastatrice de la pauvreté est la faim. Bien souvent, les gens se réfèrent à la pauvreté simplement en termes de personnes qui gagnent moins qu'un montant d'argent prédéterminé.
Perhaps the most devastating result of poverty is hunger. Quite often people refer to poverty simply in terms of people who earn less than a predetermined amount of money.

Le problème devient réellement grave lorsque le pauvre demeure incapable de remplir son estomac avec la nourriture nécessaire pour mener une vie décente. Le capitalisme, en tant que système, ne traite pas la question de la faim. En fait, les principes du capitalisme donnent naissance à la possibilité que des individus au sein d'une société ne puissent pas satisfaire certains de leurs besoins ; ces besoins pourraient très bien être le besoin de nourriture, qui est nécessaire pour éliminer la faim. Le capitalisme prétend fallacieusement qu'il n'y a pas assez de ressources (dans ce cas, de la nourriture) pour nourrir chaque estomac affamé. En réponse au phénomène de la faim sous le capitalisme, de nombreuses institutions ont été créées pour lutter contre la faim. L'existence de telles institutions au sein des sociétés capitalistes est une preuve simple que le capitalisme, en tant que système, non seulement échoue à résoudre le problème épidémique de la faim, mais qu'en fait, il cause ce problème. L'Islam, en revanche (comme cela sera discuté plus tard), appelle à l'élimination de la faim et fait de cet appel un principe fondamental de l'Islam. Il est rapporté que le Prophète Muhammad ﷺ a dit : « Allah et Son Messager désavoueront une communauté qui permet à l'un de ses membres de dormir le ventre vide. »
The becomes problem really serious when the poor actually remains unable to fill his stomach with the necessary food to sustain a decent life. Capitalism as a system does not address the issue of hunger. In fact, the principles of capitalism give rise to the possibility that individuals in a society will not be able to satisfy some of their needs; these needs could very well be the need for food, which is necessary to eliminate hunger. Capitalism speciously claims that there is not enough resources (in this case food) to feed each and every hungry stomach. In response to the phenomenon of hunger under capitalism, many institutions were created to fight hunger. The existence of such institutions within the societies of capitalism is a simple proof that capitalism as a system not only fails to resolve the epidemic problem of hunger, but in fact it causes this problem. Islam, on the other hand (as will be discussed later), calls for the elimination of hunger and makes this call a fundamental principle of Islam. Prophet Mohammad is reported to have said, “Allah and his Messenger will disown a community which allows one of its members to sleep hungry.
Malgré la croissance phénoménale de l'économie et de la richesse des États-Unis, la Physician Task Force on Hunger in America (établie au début de l'année 1984) a conclu que la faim est un problème aux proportions épidémiques à travers le pays ; elle s'aggrave au lieu de s'améliorer. Ils ont en outre conclu que les politiques actuelles n'atténuent pas la faim en Amérique56. Ce fait est difficilement acceptable pour beaucoup, comme l'a soutenu Ardis Armstrong Young57. Il soulève la question : « Pourquoi les Américains permettent-ils aux gens de mourir de faim alors qu'ils peuvent produire suffisamment de nourriture pour nourrir le monde et qu'ils gaspillent plus de nourriture que ce que les affamés pourraient manger ? » Larry Brown, directeur du National Center on Hunger and Poverty, a résumé le problème de la faim aux États-Unis dans son livre Hunger in America: The Growing Epidemic58, où il écrit :
La faim dans le monde
Hunger in the World
Si la faim est un problème aux proportions épidémiques aux États-Unis, le pays le plus riche du monde, alors quelles proportions la faim revêt-elle en Haïti, au Bangladesh, au Kenya et dans le reste du monde en développement et sous-développé ? Les statistiques sur la faim dans le monde sont choquantes, stupéfiantes et terrifiantes. L'ampleur du problème est manifeste lorsque nous savons que le gaspillage des ressources et de la nourriture dans le monde est plus que suffisant pour nourrir les affamés. À maintes reprises, il apparaît clairement que c'est le mécanisme de distribution qui fait défaut ; ce n'est pas l'insuffisance des ressources.
If hunger is a problem with epidemic proportions in the United States, the richest country in the world, then what proportions does hunger have in Haiti, Bangladesh, Kenya, and the rest of the developing and underdeveloped world? The statistics on world hunger are shocking, startling, and terrifying. The magnitude of the problem is signified when we know that the wasted resources and food in the world are more than sufficient to feed the hungry. Time and again, it is clear that the mechanism of distribution that is failing; it is not the insufficiency of the resources.
Selon les données et les statistiques publiées sur la faim par la Banque mondiale et d'autres organisations, une personne meurt toutes les deux secondes de faim et de malnutrition, et 85 % d'entre elles sont des enfants. Dans les pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, bien plus de 1,3 milliard de personnes vivent encore dans ce que la Banque mondiale a appelé la pauvreté absolue (moins d'un dollar par jour)53, ce qui entraîne divers types de maladies, de malnutrition et de décès potentiels. Dans une déclaration faite par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon au rapport sur les Objectifs du millénaire pour le développement 200959, il dit,
According to published data and statistics on hunger by World Bank and other organizations, one person every other second dies out of hunger and malnutrition, 85% of these are children. In the Asian, African, and Latin American countries, well over 1.3 billion people are still living in what the World Bank has called absolute poverty (below $1 a day)53, which results in various types of illnesses, malnutrition, and potential death. In a statement made by the secretary general of the United Nations Ban Ki-moon to the Millennium Development Goals report 200959, he says,
Nous avons progressé trop lentement pour atteindre nos objectifs. Et aujourd'hui, nous sommes confrontés à une crise économique mondiale dont les pleines répercussions ne se sont pas encore fait sentir.
We have been moving too slowly to meet our goals. And today, we face a global economic crisis whose full repercussions have yet to be felt.

L'Afrique subsaharienne subit le pire de ces conditions, où 30 % de sa population est confrontée quotidiennement au danger de la faim, de la malnutrition et d'une mort potentielle. Selon l'Organisation mondiale de la santé60, plus de cinquante mille personnes meurent chaque jour de causes liées à la pauvreté. Les enfants constituent le segment le plus touché par la faim avec trente mille décès quotidiens selon le rapport de l'UNICEF61.
Sub-Saharan Africa experiences the worst of such conditions, where 30% of its population faces the danger of hunger, undernutrition and potential death on a daily basis. According to the World Health Organization60, more than fifty thousand people die every day from poverty-related causes. The children are the largest segment hit by hunger with thirty thousand deaths daily according to UNICEF report61.
La faim prive les gens, en particulier les enfants, de la nutrition nécessaire à leur croissance. L'impact de la faim sur de vastes populations est visible à travers le pourcentage d'enfants de moins de cinq ans qui présentent une insuffisance pondérale. En 1990, trente et un pour cent des enfants de moins de cinq ans (c'est-à-dire un enfant sur trois) en Asie, en Afrique et en Amérique latine étaient en insuffisance pondérale. La situation des enfants ne s'est pas beaucoup améliorée depuis lors ; en 2007, plus de 26 % des enfants de cette région étaient encore en insuffisance pondérale et ce taux devrait augmenter encore davantage en raison de la crise financière actuelle.
Hunger deprives people, especially children, from receiving the necessary nutrition for growth. The impact of hunger on large populations is visible on the percentage of children under age five who are underweight. Thirty-one percent of children under five (that is, one out of every three children) in Asia, Africa, and Latin America were underweight in 1990. The status of children has not improved a lot since then; in 2007 more than 26% of the children in this region were still underweight and this rate is expected to rise even more due to the current financial crisis.

Les traces de la pauvreté et de la faim sont visibles dans de nombreux aspects de la vie humaine. Les taux de mortalité maternelle et néonatale (nouveau-nés de moins de vingt-huit jours) présentés à la figure 9 revêtent une importance particulière. L'Organisation mondiale de la santé estime que plus de cinq cent mille femmes meurent chaque année au cours de l'accouchement. Le plus grand nombre de décès survient en Afrique subsaharienne (50 % du total), où le taux de pauvreté est le plus élevé au monde.
Footprints of poverty and hunger are visible in many aspects of the human life. Of particular significance is the maternal and neonatal (newborn babies less than twenty-eight days old) death rates shown in figure 9. The World Health Organization estimates more than five hundred thousand women die every year in the process of delivering children. The largest number of deaths occur in the sub-Saharan Africa (50% of the total), where the poverty rate is highest in the world.
La disparité entre le bien-être des mères dans le monde industriel et dans le monde en développement témoigne d'une répartition déséquilibrée des ressources. Au Niger, par exemple, le pays présentant le risque de mortalité maternelle le plus élevé, 1 naissance sur 7 entraînera la mort de la mère, contre 1 sur 47 600 dans un pays comme l'Irlande.
The disparity between the well-being of mothers in industrial world and the developing world speaks for an out-of-balance distribution of resources. In Niger, for example, the country with the highest risk of maternal death, 1 out of 7 births will result in the death of the mother compared to 1 out of 47,600 in a country like Ireland.
De la même manière, la mortalité néonatale (probabilité qu'un nouveau-né décède dans les vingt-huit jours suivant la naissance) devrait être très élevée en raison de l'extrême pauvreté et de la faim. L'OMS estime qu'environ 3,7 millions de bébés sont décédés après la naissance en 2004. La Figure 10 illustre la grande disparité entre les mondes pauvres et les mondes riches. Quarante nouveau-nés sur 1 000 meurent dans les régions à faible revenu, contre seulement 3 sur 1 000 dans le monde industriel.
By the same token, neonatal mortality (probability of newborn dying within twenty-eight days of birth) is expected to be very high due to extreme poverty and hunger. WHO estimates that around 3.7 million babies died after birth in 2004. Figure 10 illustrates the wide disparity between the poor and the rich worlds. Forty out of every 1,000 newborn babies die in the low-income regions compared to only 3 out of 1,000 in the industrial world.
La pauvreté et l'éducation
Poverty and Education
Outre l'impact direct sur la vie des femmes qui donnent naissance à des enfants et sur les nouveau-nés, la pauvreté et la faim entravent le progrès des nations en faisant obstacle à l'éducation. La pauvreté extrême obstrue l'apprentissage par une mauvaise nutrition, une santé précaire, le manque de livres, un éclairage insuffisant, l'absence de lieux pour faire les devoirs et le faible niveau d'instruction des parents. La pauvreté augmente le taux de décrochage scolaire. Le manque d'éducation constitue un obstacle qui empêche l'acquisition des moyens nécessaires à l'amélioration de la qualité de vie.
Besides the direct impact on the life of women who give birth to children and the newborn babies, poverty and hunger impede the progress of nations by inhibiting education. Extreme poverty obstructs learning through poor nutrition, bad health, lack of books, insufficient lighting and places to do homework and parental poor education. Poverty increases the rate of dropout of schools. Lack of education constitutes an obstacle which prevents the acquisition of the necessary means for improving life quality.

Cela mène à un cycle qui s'avère trop difficile à briser : la pauvreté entrave l'éducation, tandis que le manque d'éducation entretient la pauvreté. Les personnes extrêmement pauvres ont moins de chances de recevoir une éducation adéquate, laquelle est nécessaire pour rivaliser pour des emplois avec des personnes plus instruites ; sans un emploi convenable, il est presque impossible de sortir de la spirale de la pauvreté. Sous la dominance du capitalisme, les segments les plus pauvres de la population sont les moins instruits ; et ceux qui ont le moins d'éducation sont les plus pauvres. La pauvreté et la faim affectent les capacités cognitives des enfants à l'école. Les rapports de l'UNESCO montrent que les enfants en sous-poids et souffrant de retard de croissance en raison d'une mauvaise nutrition ne peuvent pas se concentrer à l'école et sont susceptibles de décrocher61.
This leads to a cycle which proves to be too difficult to break: poverty impedes education, while lack of education sustains poverty. Extremely poor people have lesser chance of getting proper education, which is necessary to compete for jobs with more educated people; without proper employment, it is almost impossible to get out of the poverty plunge. Under the dominance of capitalism, the poor segments of the population are the least educated; and those with the least education are the poorest. Poverty and hunger affect the cognitive ability of children in schools. UNESCO reports show that underweight and stunted children due to poor nutrition cannot concentrate in school and are likely to drop out61.
Les politiques actuelles sous la domination du système capitaliste n'ont pas réussi à briser ce cycle. Au cours des dernières décennies, les pauvres ont continué de prendre du retard en matière d'éducation, et les taux de pauvreté ont persisté. En 2007, soixante-dix-sept millions d'enfants en âge d'être scolarisés dans le monde en développement n'étaient pas à l'école, dont 57 % étaient des filles61. Près d'un milliard de personnes sont entrées dans le XXIe siècle dans l'incapacité de lire un livre ou de signer leur nom.
Current policies under the dominance of the system of capitalism have failed to break this cycle. Over the last few decades, the poor continued to lag behind in education, and the poverty rates continued to persist. Seventy-seven million children of primary school age in the developing world were not in school in 2007, 57% of them were girls61. Nearly a billion people entered the twenty-first century unable to read a book or sign their names.
Le Rapport mondial de suivi de l'Éducation pour tous (EPT) de l'UNESCO61 montre que « les jeunes enfants qui en ont le plus besoin, et qui ont également le plus à gagner, sont peu susceptibles d'avoir accès à des programmes d'amélioration de l'éducation ». La couverture reste très faible dans la majeure partie du monde en développement et peu de programmes existent pour les enfants de moins de trois ans. Le principal obstacle à l'éducation est la pauvreté et la faim.

Les figures (11-14) présentent les indicateurs d'éducation dans 125 pays sur la base du rapport de l'UNESCO61. Tous les indicateurs montrent que les pays les plus pauvres accusent un retard en matière d'alphabétisation des adultes, de taux nets de scolarisation et de taux de survie des élèves jusqu'à la 5ème année ; par conséquent, l'indicateur de développement de l'éducation (EDI) pour un tiers des nations du monde est inférieur à 80 %, avec des pays comme le Tchad, le Niger, le Burkina Faso, le Mali, la Guinée et le Mozambique ayant un indice d'éducation inférieur à 60 %. Le taux d'alphabétisation au Tchad et au Niger est inférieur à 30 % de la population totale. Étant donné la forte corrélation entre la pauvreté et l'éducation, il est très difficile de voir une amélioration du bien-être et de la vie des populations dans ces nations africaines à moins qu'un changement sérieux ne survienne dans la méthode et le style de distribution des richesses dans le monde.
Figures (11-14) show education indicators in 125 countries based on UNESCO report61. All of the indicators show that the poorest countries lag behind in adult literacy, net enrolment ratios, and survival rate of students to grade 5; as a result, the education development indicator (EDI) for one-third of the nations of the world is below 80%, with countries like Chad, Niger, Burkina Faso, Mali, Guinea, and Mozambique having lower than 60% education index. The literacy rate in Chad and Niger is less than 30% of the total population. Given the strong correlation between poverty and education, it is very difficult to see an improvement in the well-being of Figures (11-14) show education indicators in 125 countries based on UNESCO report. All of the indicators show that the poorest countries lag behind in adult literacy, net enrolment ratios, and survival rate of students to grade 5; as a result, the education development indicator (EDI) for one-third of the nations of the world is below 80%, with countries like Chad, Niger, Burkina Faso, Mali, Guinea, and Mozambique having lower than 60% education index. The literacy rate in Chad and Niger is less than 30% of the total population. Given the strong correlation between poverty and education, it is very difficult to see an improvement in the well-being of the life of people in these African nations unless a serious change occurs in the method and style of wealth distribution in the world.
Aux États-Unis, le pays capitaliste le plus vaste et le plus riche, l'analphabétisme continue d'atteindre un taux de 14 %, c'est-à-dire qu'une personne sur sept ne possède pas les compétences de base en lecture. Les statistiques montrent que le taux de décrochage scolaire le plus élevé se trouve dans les communautés les plus pauvres des États-Unis, à savoir les populations hispaniques et noires. Le ratio de décrochage entre les Blancs, les Noirs et les Hispaniques est resté le même au cours des trente-cinq dernières années, les Hispaniques affichant une moyenne 3,6 fois supérieure à celle des Blancs, et les Noirs étant 1,5 fois plus nombreux que les décrocheurs blancs (figure 15). Cela est d'autant plus marqué par le fait que 75 % des personnes bénéficiant d'aides sociales aux États-Unis ne savent pas lire.