3 Le leadership intellectuel de l'Islam Partie 1
3 The Intellectual Leadership of Islam Part 1
Chaque fois que le niveau de réflexion décline, le lien patriotique (raabitah al wataniyyah) apparaît entre les gens, en raison du fait qu'ils vivent sur une même terre et y sont attachés. L'instinct de survie les pousse à se défendre, ainsi qu'à défendre le pays où ils vivent et la terre dont ils tirent leur subsistance. C'est ainsi que naît le lien patriotique. Ce lien patriotique est le niveau de lien le plus faible et le plus bas. Il est présent chez les animaux et les oiseaux tout comme chez les êtres humains. Il se manifeste de manière émotionnelle. Il survient en cas d'agression étrangère contre la patrie, que ce soit lors d'une attaque ou d'une occupation. Le lien patriotique n'a aucun effet lorsque la patrie est à l'abri de l'agression. Il cesse lorsque l'étranger est repoussé ou banni de la patrie. Par conséquent, ce lien est d'un niveau inférieur.
Whenever the level of thinking declines, the patriotic bond (raabitah al wataniyyah) amongst people arises, due to them living in one land and being attached to it. The survival instinct drives them to defend themselves, the country they live in and the land they live off. Hence the patriotic bond arises. This patriotic bond is the weakest and lowest level of bonds. It is present amongst animals and birds as well as human beings. It manifests itself in an emotional way. It comes about in the event of a foreign aggression against the homeland, either when attacked or occupied. The patriotic bond has no effect when the homeland is safe from aggression. It ceases when the foreigner is repelled or banished from the homeland. Therefore, this bond is of a low level.
De plus, lorsque le niveau de réflexion est étroit, un lien nationaliste (*raabitah qawmiyyah*) apparaît. Il s'agit d'un lien familial, bien que dans un sens plus large. Cela s'explique par le fait que lorsque l'instinct de survie s'enracine profondément chez l'individu, l'amour de la domination apparaît en lui. Cet amour de la domination est individualiste chez l'homme à l'intellect limité. Cependant, à mesure que la conscience d'un individu s'élargit, son amour de la domination s'étend, et il considère alors la domination de sa famille. Une fois que sa conscience s'est élargie et étendue, il considère la domination de son peuple dans sa patrie. Une fois cela atteint, il considère leur domination sur tous les autres peuples. Par conséquent, en raison de cet aspect, des querelles locales surgissent entre les membres de la famille. Ainsi, une fois que la domination au sein de la famille est établie, la querelle se transforme en une querelle entre sa famille et d'autres familles, jusqu'à ce que la domination soit établie en faveur d'une famille ou d'un groupe de personnes issues de différentes familles. À la fin, le conflit surgit entre son peuple et les autres pour la souveraineté et l'atteinte d'un niveau de vie élevé. Par conséquent, le tribalisme (*'asabiyyah*) prévaut parmi les adhérents de ce lien. En conséquence, les caprices et l'entraide les uns envers les autres contre les autres prévalent parmi eux. Par conséquent, c'est un lien inhumain qui reste exposé aux querelles internes s'ils ne sont pas, au contraire, occupés par des conflits externes.
Moreover, when the thinking level is narrow, a nationalistic bond (raabitah qawmiyyah) arises. It is a family bond though in a broader sense. This is because when the survival instinct becomes deeply rooted in the individual, love of dominance appears in him. This love of dominance is individualistic in the man of low intellect. However, as the awareness of an individual broadens his love of dominance widens, thus he considers the dominance of his family. Once his awareness has broadened and widened, he considers the dominance of his people in his homeland. Once this is achieved he considers their dominance over all other peoples. Therefore, due to this aspect local feuds arise amongst the members of the family. Hence, once the dominance within the family is settled then the feud transfers to a feud between his family and other families until the dominance is settled in favour of one family or a group of people from different families. In the end, the conflict arises between his people and others for sovereignty and achieving a high standard of living. Therefore, tribalism ('asabiyyah) prevails amongst the adherents of this bond. As a result of this, whims and assisting one another against others prevail amongst them. Consequently, it is an inhumane bond and it remains exposed to internal feuds if they are not preoccupied instead with external conflicts.
Par conséquent, le lien patriotique est inapproprié pour les trois raisons suivantes : Premièrement, parce qu'il s'agit d'un lien de bas niveau, ce qui n'est pas souhaitable pour lier l'homme à l'homme dans sa quête de renaissance. Deuxièmement, parce qu'il s'agit d'un lien émotionnel découlant de l'instinct de survie de l'autodéfense. Un tel lien émotionnel est sujet au changement et à l'altération, il n'est donc pas apte à être un lien permanent entre les êtres humains. Troisièmement, parce qu'il s'agit d'un lien temporaire qui n'existe qu'en cas de défense (contre une menace), mais dans l'état de stabilité, qui est l'état normal de l'homme, il n'existe pas. Par conséquent, le lien patriotique n'est pas apte à être un lien entre les membres de l'humanité.
Therefore, the patriotic bond is unsuitable for the following three reasons: Firstly, because it is a low level bond, which is not good to bind man with man in his quest for revival. Secondly, because it is an emotional bond arising from the survival instinct of defending oneself. Such an emotional bond is liable to change and alteration, so it is not fit to be a permanent bond between human beings. Thirdly, because it is a temporary bond that exists in the case of defence (of a threat), but in the state of stability, which is the normal state of man, it does not exist. Therefore, the patriotic bond is not fit to be a bond amongst mankind.
De même, le lien nationaliste est également inapproprié pour les trois raisons suivantes : premièrement, parce qu'il s'agit d'un lien tribal qui ne convient pas pour lier l'homme à l'homme dans sa quête de renaissance. Deuxièmement, parce qu'il s'agit d'un lien émotionnel qui découle de l'instinct de survie, entraînant ainsi l'amour de la domination. Troisièmement, parce qu'il s'agit d'un lien inhumain car il provoque des conflits entre les peuples pour la suprématie. Par conséquent, il ne convient pas de servir de lien entre les êtres humains.
Similarly the nationalistic bond is also unsuitable for the following three reasons: Firstly, because it is a tribal bond which is not appropriate to bind man with man in his quest for revival. Secondly, because it is an emotional bond that arises from the survival instinct, thus resulting in the love for dominance. Thirdly, because it is an inhumane bond for it causes conflicts among people over dominion. Therefore, it is not suitable to be a bond between human beings.
Les autres liens invalides, qui sont pris par erreur comme des liens entre les personnes, sont : les liens d'intérêt personnel (ar-raabitah al-maslahiyah) et le lien spirituel (ar-raabitah al-ruhiyah) dont aucun système ne découle.
The other invalid bonds, which are mistakenly taken as bonds between people are: the bonds of self-interest (ar-raabitah al -maslahiyah) and the spiritual bond (ar-raabitah al ruhiyah) from which no system emanates.
Le lien de l'intérêt personnel est un lien temporaire et il ne convient pas de lier l'humanité, car il est sujet à des compromis dans la poursuite d'intérêts plus grands ; il cesse donc d'exister lorsque les intérêts sont surpassés. Il prend également fin et sépare les gens les uns des autres lorsque les intérêts deviennent divergents. De plus, lorsque les intérêts sont satisfaits, ce lien cesse d'exister. Par conséquent, c'est un lien dangereux pour ses partisans.
The bond of self-interest is a temporary bond and it is not suitable to bind mankind, for it is subject to compromise in the pursuit of greater interests; so it ceases to exist when the interests are outweighed. It also comes to an end and separates people from each other when the interests become dissimilar. Furthermore, when the interests are fulfilled this bond ceases to exist. Therefore, it is a dangerous bond for its adherents.
Le lien spirituel dont émane aucun système apparaît dans le cas de la religiosité et ne se manifeste pas dans le domaine de la vie. Par conséquent, le lien spirituel est un lien partiel et impraticable, il ne convient pas pour lier les gens dans les affaires de la vie. En conséquence, le credo chrétien n'a pas servi de lien entre les nations européennes, bien qu'elles l'embrassent toutes, car il s'agit d'un lien spirituel dépourvu de système.
The spiritual bond from which no system emanates appears in the case of religiousness and does not manifest itself in the realm of life. Therefore, the spiritual bond is a partial and impractical bond, it is not suitable to bind people in the affairs of life. Consequently, the Christian creed did not serve as a bond amongst the European nations, though they all embrace it, because it is a spiritual bond devoid of a system.
Par conséquent, tous les liens mentionnés précédemment ne sont pas appropriés pour lier l'homme à l'homme dans sa quête de renaissance. Le seul lien correct, qui lie l'humanité dans la vie, est la doctrine rationnelle (croyance (Aqeedah)) de laquelle émane un système ; c'est-à-dire le lien idéologique (ar raabitah al mabdaiyah).
Consequently all the aforementioned bonds are not suitable to bind man with man in his quest for revival. The only correct bond, which binds mankind in life, is the rational doctrine (‘aqeedah) from which a system emanates; that is the ideological bond (ar raabitah al mabdaiyah).
L'idéologie (mabda'a) est une doctrine rationnelle d'où émane un système. La croyance (Aqeedah) est une idée globale sur l'homme, la vie et l'univers, sur ce qui a précédé cette vie, ce qui la suivra, ainsi que la relation de cette vie avec ce qui l'a précédée et ce qui la suivra. Quant au système qui émane de cette doctrine, il s'agit des solutions aux problèmes de l'homme, de la méthode pour mettre en œuvre ces solutions, de la préservation de la doctrine et de la transmission de l'idéologie aux autres. La méthode de mise en œuvre des solutions, la préservation de la doctrine et la transmission de l'idéologie constituent la tareeqah (méthode), tandis que tout le reste, à savoir la croyance (Aqeedah) et les solutions, constitue l'idée. Par conséquent, l'idéologie est composée d'une idée (fikrah) et d'une méthode (tareeqah).
The ideology (mabda'a) is a rational doctrine from which a system emanates. The ‘aqeedah (doctrine) is a comprehensive idea about man, life and the universe what preceded this life, what is to follow it, and the relationship of this life with what preceded it and what is to follow it. As for the system that emanates from this doctrine, it is the solutions for man's problems, the method for implementing those solutions, preserving the doctrine and conveying the ideology to others. The method of implementing the solutions, preserving the doctrine and conveying the ideology constitutes the tareeqah (method), while anything else, which is the ‘aqeedah and the solutions, is the idea. Consequently, the ideology is composed of an idea (fikrah) and a method (tareeqah).
L'idéologie (mabda'a) doit prendre naissance dans l'esprit d'un homme soit par une révélation d'Allah (SWT) accompagnée d'un ordre de la transmettre, soit par une ingéniosité qui brille en cet homme. Quant à l'idéologie (mabda'a) qui provient de l'esprit d'un homme par une révélation d'Allah (SWT), il s'agit de la véritable idéologie (mabda'a) puisqu'elle provient d'Allah (SWT) qui est le Créateur de l'homme, de la vie et de l'univers. Par conséquent, c'est certainement la véritable idéologie (mabda'a). En revanche, l'idéologie (mabda'a) qui provient de l'esprit d'un homme à travers une étincelle de génie en lui est fausse, car elle provient d'un esprit limité, incapable de tout appréhender dans l'univers. De plus, la capacité de l'homme en matière d'organisation est sujette à la disparité, aux différences, aux contradictions et à l'influence de l'environnement dans lequel il vit. Cela produit par conséquent un système contradictoire qui mène au malheur de l'homme. Par conséquent, l'idéologie qui provient de l'esprit d'un homme est fausse dans sa croyance (Aqeedah) et dans le système qui émane de cette croyance (Aqeedah).
The ideology (mabda'a) must come into existence in the mind of a man either by revelation from Allah (swt) with a command for him to convey it or through an ingenuity that shines in that man. As for the ideology (mabda'a), which originates in the mind of a man by revelation from Allah (swt). This is the correct ideology (mabda'a) since it is from Allah (swt) who is the Creator of man, life and the universe. Therefore, it is definitely the correct ideology (mabda'a). Whereas, the ideology (mabda'a), which originates in the mind of a man through a spark of genius in him is false since it originates from a limited mind, which is incapable of comprehending everything in the universe. Furthermore, man's ability in organisation is liable to disparity, differences, contradictions and being influenced by the environment in which he lives. This consequently produces a contradictory system that leads to man's misery. Therefore, the ideology, which originates in a man's mind, is false in its ‘aqeedah and the system that emanates from this ‘aqeedah.
Par conséquent, le fondement de l'idéologie est l'idée globale (al-fikrah alkulliyyah) concernant l'homme, la vie et l'univers, et la méthode, qui permet à l'idéologie d'exister et d'être mise en œuvre dans tous les aspects de la vie, est indispensable pour assurer l'existence de l'idéologie. L'idée globale est le fondement de l'idéologie puisqu'elle est la croyance (Aqeedah) et le leadership intellectuel. Sur la base de cette idée globale, la direction intellectuelle de l'homme et son point de vue sur la vie sont définis. De plus, toutes les pensées sont construites sur elle et les solutions aux problèmes de la vie en émanent. Le fait que la tareeqah (méthode) soit essentielle est dû au fait que si le système qui émane de la croyance (Aqeedah) n'inclut pas la manière de mettre en œuvre un tel système, de préserver la croyance (Aqeedah) et de transmettre l'appel à l'islam (Da’wah) vers elle, alors l'idée deviendrait une philosophie hypothétique et fantaisiste qui resterait consignée dans les livres sans avoir aucun effet dans ce monde. Ainsi, la croyance (Aqeedah), les solutions aux problèmes et la tareeqah (méthode) sont toutes nécessaires pour que l'idéologie voie le jour. Cependant, la simple présence de l'idée (fikrah) et de la méthode (tareeqah) dont émane un système n'indique pas que l'idéologie (mabda'a) est correcte ; cela indique simplement qu'il s'agit d'une idéologie (mabda'a) et rien de plus. Ce qui prouve la validité de l'idéologie (mabda'a) est la croyance (Aqeedah). C'est parce que la croyance (Aqeedah) est la base intellectuelle (al-qa'idah al-fikriyyah) sur laquelle chaque pensée est construite, les points de vue sont définis et de laquelle chaque solution et méthode émane. Par conséquent, si la base intellectuelle (al-qa'idah al-fikriyyah) est correcte, l'idéologie (mabda'a) sera correcte, et si elle est fausse, l'idéologie (mabda'a) sera fausse dès sa base.
Consequently, the foundation of the ideology is the comprehensive idea (al-fikrah alkulliyyah) about man, life and the universe and the method, which brings the ideology into existence and implementation in all the walks of life is indispensable to ensure the existence of the ideology. The comprehensive idea is the foundation of the ideology since it is the ‘aqeedah and the intellectual leadership. On the basis of this comprehensive idea the intellectual direction of man and his viewpoint in towards life is defined. Moreover, all thoughts are built upon it and the solutions for life's problems emanate from it. The fact that the tareeqah (method) is essential, is because if the system that emanates from the ‘aqeedah (doctrine) does not include the manner of implementing such a system, preserving the ‘aqeedah and conveying the da’wah to it, then the idea would become a hypothetical and fanciful philosophy that remains recorded in the books without having any effect in this world. Hence, the ‘aqeedah (doctrine), the solutions for the problems and the tareeqah (method) are all necessary for the ideology to come into existence. However, the mere presence of the idea (fikrah) and the method (tareeqah) from which a system emanates does not indicate that the ideology (mabda'a) is correct; it simply indicates that it is an ideology (mabda'a) and nothing more. The matter that proves the validity of the ideology (mabda'a) is the ‘aqeedah. This is because the ‘aqeedah is the intellectual basis (al-qa'idah al-fikriyyah) upon which every thought is built, views are defined and from which every solution and method emanates. Therefore, if the intellectual basis (al-qa'idah al-fikrayyah) is correct the ideology (mabda'a) will be correct and if it is false the ideology (mabda'a) will be false from its basis.
Si l'idée globale (doctrine) est en accord avec la nature humaine (fitrah) et qu'elle est fondée sur la raison, elle sera correcte. Cependant, si elle est en désaccord avec la nature humaine (fitrah) et qu'elle n'est pas fondée sur la raison, elle sera fausse. La compatibilité avec la nature humaine signifie que la croyance (Aqeedah) reconnaît la faiblesse naturelle de l'homme et son besoin du Créateur, du Souverain, c'est-à-dire qu'elle est en accord avec l'instinct de religiosité (tadayyun). Bâtir la croyance (Aqeedah) sur la raison signifie qu'elle n'est pas fondée sur la matière ou sur une solution issue d'un compromis.
If the comprehensive idea (doctrine) agrees with man's nature (fiTrah) and is built upon the mind it will be correct. However, if it disagrees with man's nature (fiTrah) and is not built upon the mind it will be false. The compatibility with man's nature means that the ‘aqeedah recognises the natural weakness of man and his need for the Creator, the Sovereign, i.e., it agrees with the instinct of religiousness (tadayyun). Building the ‘aqeedah (doctrine) on the mind means that it is not built on matter or a solution arrived through compromise.
Si nous examinons les idéologies qui existent dans le monde, nous n'en trouverons que trois : le capitalisme, le communisme et l'Islam. Les deux premières idéologies sont adoptées par des États, tandis que l'Islam n'est pas adopté par un État, mais plutôt par des individus au sein de différents peuples ; néanmoins, il est présent à l'échelle internationale dans le monde entier.
If we examine the ideologies that exist in the world, we will find only three: Capitalism, Communism and Islam. The first two ideologies are adopted by states, while Islam is not adopted by a state, but rather by individuals within different peoples, nevertheless it is present internationally in the whole globe.
Le capitalisme est fondé sur la séparation de la religion et de la vie. Cette idée (fikrah) est sa croyance (Aqeedah), son leadership intellectuel (qiyaadah fikriyyah) et sa base intellectuelle (qa'idah fikriyyah). Selon cette base intellectuelle (al-qa'idah al-fikriyyah), l'homme établit le système pour cette vie, il est donc nécessaire de préserver pour l'homme les types de liberté suivants : la liberté de croyance (hurriyat ul-’aqeedah), la liberté d'opinion (hurriyat urra'i), la liberté de propriété (hurriyat ul-milkiyyah) et la liberté personnelle (al hurriyat ushshakhsiyyah). Le système économique capitaliste est le résultat de la liberté de propriété, ainsi le capitalisme est devenu la caractéristique la plus marquante de ce mabda'a et l'élément le plus important résultant de la croyance (Aqeedah) de cette idéologie (mabda'a). Ainsi, cette idéologie (mabda'a) est nommée Capitalisme, d'après son élément le plus saillant.
Capitalism is based upon the separation of religion from life. This idea (fikrah) is its ‘aqeedah (doctrine), its intellectual leadership (qiyaadah fikriyyah) and its intellectual basis (qa'idah fikriyyah). According to this intellectual basis (al-qa'idah al-fikriyyah) man lays down the system for this life, so it is necessary to preserve for man the following types of freedom: freedom of belief (hurriyat ul-’aqeedah), freedom of opinion (hurriyat urra'i), freedom of ownership (hurriyat ul-milkiyyah) and personal freedom (al hurriyat ushshakhsiyyah). The Capitalist economic system resulted from the freedom of ownership, so capitalism has become the most prominent feature in this mabda'a and the most prominent matter that resulted from the doctrine (‘aqeedah) of this ideology (mabda'a). Thus, this ideology (mabda'a) is named Capitalism, after its most prominent element.
Quant à la démocratie, qui est attribuée à cette idéologie, elle découle du fait que l'homme établit son propre système. La nation est donc la source de l'autorité. Elle établit le système, elle emploie le dirigeant pour la gouverner, le dépouille de son autorité quand elle le souhaite, et lui établit et lui impose le système qui lui plaît. Cela est dû au fait que le commandement est un contrat d'emploi entre le peuple et le dirigeant pour gouverner selon le système que le peuple a choisi pour le gouverner.
As for democracy, which is ascribed to this ideology, it stems from the fact that man lays down his own system. The nation is therefore, the source of authority. She lays down the system, she employs the ruler to govern her, and strips him of his authority when she wants and establishes and lays down to him the system she likes. This is because ruling is an employment contract between the people and the ruler to rule according to the system, which the people choose, so as to govern them with.
Bien que la démocratie fasse partie du capitalisme, elle est moins prédominante que le système économique. Cela s'explique par le fait que le système économique capitaliste en Occident influence le gouvernement au point que les capitalistes (propriétaires du capital) sont effectivement les véritables dirigeants dans les pays qui adoptent l'idéologie capitaliste. De plus, la démocratie n'est pas limitée à cette idéologie, puisque les communistes prétendent également être démocratiques et appellent à remettre le pouvoir à la nation (au peuple). Il est donc plus exact de qualifier cette idéologie d'idéologie capitaliste ou de capitalisme.
Though democracy is a part of capitalism, it is less prominent than the economic system. This is because the capitalist economic system in the West influences the government to the extent that the capitalists (owners of capital) are effectively the real rulers in the countries which adopt the capitalist ideology. Moreover, democracy is not limited to this ideology, since the Communists also claim to be democratic and call for giving the ruling to the nation (people). It is therefore more accurate to call this ideology the Capitalist Ideology or Capitalism.
Cette idéologie a initialement émergé lorsque les empereurs et les rois d'Europe et de Russie utilisaient la religion comme un moyen d'exploiter les peuples, de transgresser contre eux et de leur sucer le sang. Ils utilisaient le clergé comme un instrument à cette fin. Il en est résulté une lutte sanglante au cours de laquelle certains philosophes et penseurs ont complètement nié la religion. D'autres ont reconnu la religion mais ont appelé à sa séparation de cette vie. Finalement, l'opinion de la majorité des philosophes et des penseurs s'est fixée sur une idée, qui est la séparation de la religion de cette vie. Cela a naturellement entraîné la séparation de la religion de l'État. Ainsi, l'opinion s'est fixée sur l'évitement de la discussion de la religion, que ce soit par le déni ou la reconnaissance, et la discussion s'est plutôt limitée à la nécessité de séparer la religion de cette vie. Cette idée est considérée comme un compromis (une solution) entre le clergé, d'une part, qui cherchait à tout contrôler au nom de la religion, et les philosophes et penseurs, d'autre part, qui niaient la religion et l'autorité du clergé. Par conséquent, cette idée ne niait pas la religion et ne lui permettait pas non plus d'interférer dans la vie, elle s'est contentée de la séparer de la vie. En conséquence, la croyance (Aqeedah) que l'Occident a adoptée est la séparation de la religion de la vie. Cette croyance (Aqeedah) est la base intellectuelle sur laquelle toutes les pensées sont construites ; c'est sur sa base que la direction intellectuelle de l'homme et son point de vue sur la vie sont déterminés, et c'est sur sa base que tous les problèmes de la vie sont résolus. C'est le leadership intellectuel que l'Occident porte et auquel il appelle le monde.
This ideology originally emerged when the emperors and kings of Europe and Russia were using religion as a means to exploit the peoples, transgress against them and suck their blood. They used the clergy as an instrument for this. There arose, as a result of this, a bloody struggle in which some philosophers and thinkers denied religion completely. Others acknowledged religion but called for its separation from this life. Eventually, the opinion of the majority of the philosophers and thinkers settled on one idea, which is the separation of religion from this life. It naturally resulted in the separation of religion from the state. Thus, the opinion settled on avoiding the discussion of religion, whether in denial or recognition and instead discussion was confined to the necessity of separating religion from this life. This idea is considered a compromise (solution) between the clergy, on the one hand, who sought to control everything in the name of religion and the philosophers and thinkers, on the other hand, who denied religion and the authority of the clergy. Therefore, this idea did not deny religion nor did it allow it to interfere in the life, instead it just separated it from life. Consequently, the ‘aqeedah (doctrine), which the West embraced, is the separation of religion from life. This ‘aqeedah (doctrine) is the intellectual basis upon which all thoughts are built, upon its basis the intellectual direction of man and his viewpoint in life are determined and upon its basis all life problems are solved. It is the intellectual leadership, which the West carries and calls the world to.
La séparation de la religion de la vie reconnaît implicitement la religion, et ce faisant, elle reconnaît qu'il y a un Créateur pour l'univers, l'homme et la vie, et qu'il y aura un Jour de la Résurrection, car c'est là le fondement de la religion en tant que religion. Cette reconnaissance donne une idée sur l'univers, l'homme, la vie, ce qui a précédé cette vie et ce qui la suivra, car elle n'a pas nié l'existence de la religion. Au contraire, lorsqu'elle a appelé à sa séparation de la vie, elle a implicitement confirmé son existence et a donné l'idée qu'il n'y a aucune relation entre cette vie et ce qui l'a précédée ou ce qui la suivra, en appelant à la séparation de la religion de la vie et en affirmant que la religion n'est qu'une relation entre l'individu et son Créateur. En conséquence, cette croyance (Aqeedah) (séparation de la religion de la vie), par son concept global, constitue une idée complète sur l'univers, l'homme et la vie. Ainsi, l'idéologie capitaliste, selon cette explication, est une idéologie comme une autre.
The separation of religion from life implicitly recognises religion, and by doing so, it recognises that there is a Creator for the universe, man and life and that there will be a Day of Resurrection, because this is the foundation of religion as a religion. This acknowledgement provides an idea about the universe, man, life, what preceded this life and what is to follow it, because it didn't deny the existence of religion. Rather when it called for its separation from it implicitly confirmed its existence and gave an idea that there is no relationship between this life with what preceded it and with what is to follow it, when it called for the separation of religion from life and that religion is only a relationship between the individual and his Creator. Accordingly, this ‘aqeedah (doctrine) (separation of religion from the life), by its all-inclusive concept, constitutes a comprehensive idea about the universe, man and life. Thus the Capitalist ideology, by this explanation, is an ideology like any other.
Le socialisme, qui a mené au communisme, considère l'univers, l'homme et la vie comme étant uniquement de la matière, et que cette matière est l'origine de toutes choses. À travers l'évolution de cette matière, toutes choses sont apparues et ainsi, il n'existe absolument rien au-delà de cette matière. Par conséquent, cette matière est éternelle et préexistante et n'a été créée par personne, c'est-à-dire qu'elle est indispensable (*waajibul-wujood*), elle est éternelle et subsiste par elle-même, c'est-à-dire qu'elle n'a été créée par personne. Les communistes, par conséquent, nient que la matière soit créée par un Créateur. Ils nient l'aspect spirituel de la matière et considèrent la reconnaissance de l'existence de l'aspect spirituel comme une menace pour la vie. En conséquence, ils soutiennent que la religion est l'opium du peuple, ce qui l'assoupit et l'empêche d'agir. Ils ne croient qu'en la matière, même la pensée est considérée comme un reflet de la matière sur le cerveau. Ainsi, la matière est pour eux l'origine de la pensée et l'origine de toute chose, et c'est à travers son évolution matérialiste que toutes choses prennent naissance. En conséquence, ils nient l'existence du Créateur et considèrent la matière comme éternelle ; ainsi, ils nient ce qui a précédé cette vie et ce qui la suivra, de sorte qu'ils ne reconnaissent rien d'autre que cette vie.
Socialism, which led to Communism views the universe, man and life as only matter and that matter is the origin of all things. Through the evolution of this matter all things came into existence and thus there is nothing at all beyond this matter. Therefore, this matter is eternal and pre-existent and not created by anyone i.e. it is indispensable (waajibul-wujood), is everlasting and self-existing i.e. not created by anyone. Communists, therefore, deny that matter is created by a Creator. They deny the spiritual aspect of matter and view the recognition of the existence of the spiritual aspect as a threat to the life. Consequently, they maintain that religion is the opium of the masses which sedates and hinders them from action. They believe in nothing but matter, even thought is viewed as reflection of matter on the brain. Hence, matter for them, is the origin of thought and the origin of everything, and through its materialistic evolution all things originate. Accordingly, they deny the existence of the Creator and consider matter to be eternal, thus, they deny what preceded this life and what is to follow it, so they do not acknowledge anything except this life.
Malgré les différences entre ces deux idéologies concernant leur vision de l'homme, de la vie et de l'univers, toutes deux s'accordent sur le fait que les idéaux que l'homme doit rechercher sont les valeurs sublimes que l'homme établit pour lui-même. Ainsi, le bonheur, selon leur point de vue, consiste à jouir du niveau optimal de plaisirs sensuels qui sont, à leur avis, les moyens du bonheur, voire le bonheur lui-même. Les deux idéologies s'accordent également sur la préservation de la liberté personnelle de l'individu, afin que l'homme puisse agir comme bon lui semble, selon ses désirs, tant qu'il voit son bonheur dans cette action. Par conséquent, le comportement personnel ou la liberté personnelle fait partie de ce qui est sanctifié par ces deux idéologies.
In spite of the differences between these two ideologies in respect to their view about man, life and the universe both agree that the ideals to be sought by man are the sublime values that man lays down for himself. So happiness, in their view, is to enjoy the optimum level of sensual pleasures, which in their opinion are the means to happiness, even happiness itself. The two ideologies also agree upon preserving the personal freedom of the individual, so man can act as he likes, however he desires, as long as he sees his happiness in that action. Therefore the personal behaviour or the personal freedom is a part of what is sanctified by these two ideologies.
Les deux idéologies diffèrent dans leur conception de l'individu et de la société. Le capitalisme est une idéologie individualiste, qui suppose que la société est composée d'individus. Il accorde une attention secondaire à la société et privilégie l'individu. Par conséquent, il considère nécessaire de garantir les libertés de l'individu. Afin d'assurer sa liberté, chaque membre travaille pour le bien de la société. La liberté de croyance est donc l'une des choses sanctifiées par cette idéologie. La liberté de propriété est également sanctifiée et n'est pas restreinte par sa philosophie, mais par le gouvernement qui intervient pour garantir les libertés. Le gouvernement met en œuvre ces restrictions par la police et par l'application de la loi. L'État, cependant, est considéré comme un moyen et non comme une fin en soi. La souveraineté appartient en dernier ressort aux individus et non à l'État. En conséquence, le capitalisme porte un leadership intellectuel, qui est la séparation de la religion de la vie ; sur la base de ce leadership, le capitalisme met en œuvre ses systèmes, les appelle et tente de les appliquer partout.
Both ideologies differ in their view of the individual and society. Capitalism is an individualistic ideology, which assumes society to be composed of individuals. It pays secondary attention to society and singles out the individual for its attention. Therefore, it considers it necessary to secure the freedoms of the individual. In order to ensure his freedom, every member works for the sake of society. Freedom of belief is, therefore, one of the things sanctified by this ideology. Freedom of ownership is also sanctified and not restricted by its philosophy but by the government which intervenes to guarantee the liberties. The government implements these restrictions by the police and through law enforcement. The state, however, is considered a means and not an end in itself. Sovereignty ultimately belongs to the individuals and not to the state. Accordingly, capitalism carries an intellectual leadership, which is the separation of religion from the life; on the basis of this leadership capitalism implements its systems, calls for them and attempts to implement them everywhere.
Le socialisme, y compris le communisme, est une idéologie qui considère la société comme un ensemble général composé des êtres humains et de leur relation avec la nature. Ainsi, les individus se soumettront inévitablement et automatiquement à cette relation. Cet ensemble dans sa globalité est une unité unique, comprenant l'homme, la nature et les relations, qui constituent tous un tout et non des parties séparées les unes des autres. La nature est considérée comme une partie de la personnalité de l'homme, la partie qu'il porte en lui-même. L'homme n'évolue pas sans être connecté à cette partie de sa personnalité, c'est-à-dire la nature, car la relation de l'homme avec la nature est semblable à la relation d'une chose avec sa propre essence. En conséquence, la société est considérée comme une unité dont les trois éléments évoluent ensemble en tant que tout. Ainsi, l'homme doit donc graviter au sein de cet ensemble comme un rayon dans une roue. Par conséquent, les communistes ne reconnaissent aucune liberté de croyance ni de propriété économique pour l'individu ; la croyance et l'économie sont restreintes par ce que l'État veut. Par conséquent, l'État est également l'une des choses sanctifiées par cette idéologie. De cette philosophie matérialiste ont émané des systèmes de vie, et le système économique a été considéré comme la base primaire et la caractéristique principale de tous les systèmes. Ainsi, le socialisme, y compris le communisme, porte un leadership intellectuel, qui est le matérialisme et l'évolution matérialiste ; sur cette base, il règne avec ses systèmes, les appelle et tente de les appliquer partout.
Socialism, including Communism, is an ideology, which views society as a general collection consisting of human beings and their relationship with nature. Thus, people will submit to this relationship inevitably and automatically. This collection as a whole is one single unit, which is man, nature and relationships, all constitute one whole and not parts separated from each other. Nature is considered to be a part of man's personality, the part he carries in himself. Man does not evolve without being connected with this part of his personality i.e. nature, because man's relationship with nature is like the relationship of the thing with its own essence. Accordingly, society is considered to be one unit whose three elements evolve together as a whole. Thus man has to revolve within this collection like a spoke in a wheel. Therefore, Communists hold no freedom of belief or economical ownership for the individual; belief and economy are restricted by what the state wants. Consequently, the state is also one of the things sanctified by this ideology. From this materialistic philosophy, life systems have emanated and the economic system was considered the primary basis and the main feature of all the systems. Hence Socialism, including Communism carries an intellectual leadership, which is materialism and materialistic evolution, on this basis it rules with its systems, calls for them and attempts to apply them everywhere.
Quant à l'Islam, il soutient qu'au-delà de l'homme, de la vie et de l'univers, il existe un Créateur qui les a tous créés. Par conséquent, son fondement est la conviction en l'existence d'Allah (SWT). Cette croyance (Aqeedah) est celle qui détermine l'aspect spirituel en toute chose, à savoir le fait que l'univers, l'homme et la vie sont créés par un créateur. Par conséquent, la relation de l'univers, étant créé par Allah (SWT) le Créateur, la relation de la vie créée avec Allah (SWT) le Créateur, et la relation de l'homme créé avec Allah (SWT) le Créateur, une telle relation est l'aspect spirituel dans l'univers, dans la vie et en l'homme. L'esprit (ruH) est donc la compréhension par l'homme de sa relation avec Allah (SWT).
As for Islam, it holds that beyond man, life and the universe there is a Creator, who created them all. Therefore, its basis is the conviction in the existence of Allah (swt). This ‘aqeedah is the one, which determined the spiritual aspect in everything, that is the fact that the universe, man and life are created by a creator. Therefore, the relationship of the universe, as being created by Allah (swt) the creator and the relationship of the created life with Allah (swt) the creator, and the relationship of the created man with Allah (swt) the creator, such a relationship is the spiritual aspect in the universe, in life and in man. The spirit (ruH), therefore, is man's comprehension of his relationship with Allah (swt).
La croyance en Allah (SWT) doit également être liée à la croyance en la prophétie de Muhammad ﷺ, à son Message et au fait que le Coran est la parole d'Allah (SWT). Par conséquent, il est obligatoire de croire en tout ce qu'il a apporté. En conséquence, la croyance (Aqeedah) islamique rend obligatoire la croyance en ce qui a précédé cette vie, à savoir Allah (SWT), la croyance en ce qui suit cette vie — à savoir le Jour de la Résurrection — et le fait que l'homme est limité dans cette vie par les ordres et les interdictions d'Allah (SWT) qui représentent la relation de cette vie avec ce qui l'a précédée. L'homme est également limité par le jugement concernant le respect de ces ordres et l'évitement de ces interdictions. Cette responsabilité représente la relation de cette vie avec ce qui la suit. Inévitablement, un musulman doit réaliser sa relation avec Allah (SWT) lorsqu'il entreprend une action, ainsi il dirige ses actions selon les ordres et les interdictions d'Allah (SWT). C'est le sens du mélange de la matière avec l'esprit. Le but ultime de la direction des actions par les ordres et les interdictions d'Allah (SWT) est d'atteindre Son agrément. Tandis que l'objectif immédiat de l'accomplissement de telles actions est la valeur que l'action accomplit.
The belief in Allah (swt) must also be linked with the belief in the Prophethood of Muhammad (saw) , his Message and that the Qur'an is the speech of Allah (swt). Hence, it is obligatory to believe in everything he brought. Accordingly, the Islamic ‘aqeedah makes it compulsory to believe in what preceded this life, which is Allah(swt), to believe in that which is after this life - which is the Day of Resurrection and that man is restricted in this life by the commands and prohibitions of Allah (swt) which represent the relationship of this life with what preceded it. Man is also restricted with the accounting on following these commands and avoiding these prohibitions. This accountability represents the relationship of this life with what follows it. Inevitably, a Muslim must realise his relationship with Allah (swt) when undertaking any action, thus he directs his actions according to the commands and prohibitions of Allah (swt). This is the meaning of mixing matter with spirit. The ultimate goal of directing the actions by the commands and prohibitions of Allah (swt) is to attain His pleasure. While the immediate aim from undertaking such actions is the value which the action achieves.
Par conséquent, les idéaux visant à protéger la société ne sont pas établis par l'homme, mais plutôt par les ordres et les interdictions d'Allah (SWT), qui sont constants, ne changeant ni n'évoluant. Ainsi, la protection de la vie humaine, de l'esprit, de la dignité humaine, de la propriété privée, de la religion, de la sécurité et de l'État sont tous des idéaux constants qui visent à protéger la société ; ils ne sont pas sujets au changement ou au développement. L'Islam a établi des mesures punitives sévères pour protéger ces objectifs constants. Il est obligatoire de protéger ces objectifs, parce qu'ils sont des ordres et des interdictions d'Allah (SWT), et non parce qu'ils produisent des valeurs matérielles (bénéfices). En conséquence, le musulman et l'État entreprennent toutes les actions conformément aux ordres et aux interdictions d'Allah (SWT), car eux (les ordres et les interdictions seuls) doivent organiser toutes les affaires de l'homme. Entreprendre des actions conformément aux ordres et aux interdictions d'Allah (SWT) est la seule voie qui procure au musulman la tranquillité. Ainsi, le bonheur ne consiste pas à satisfaire les plaisirs sensuels, mais consiste plutôt à atteindre le plaisir d'Allah (SWT).
Therefore, the ideal aims to protect the society are not laid down by man, but rather by the commands and prohibitions of Allah (swt), which are constant, neither changing nor evolving. Thus the protection of the human life, mind, human dignity, private property, religion, security and the state are all constant ideals that aim to protect society; they are not subject to change or development. Islam has laid down harsh punitive measures to protect these constant aims. It is obligatory to protect these aims, because they are commands and prohibitions from Allah (swt), not because they produce material values (benefits). Accordingly, the Muslim and the state undertake all actions according to the commands and prohibitions of Allah (swt), because they (the commands and prohibitions alone) should organise all of man's affairs. Undertaking actions according to the commands and prohibitions of Allah (swt) is the only way that provides the Muslim with tranquillity. Hence, happiness is not satisfying the sensual pleasures, it is rather attaining the pleasure of Allah (swt).
En ce qui concerne les besoins organiques et les instincts de l'homme, l'Islam les a organisés d'une manière qui assure leur satisfaction à tous, tels que le besoin de l'estomac, le besoin de production ou les autres. Cependant, cette organisation ne se fait pas en satisfaisant certains d'entre eux au détriment des autres ; ni en en supprimant certains, en en laissant d'autres en liberté, ou en les laissant tous en liberté. Au lieu de cela, l'Islam les a tous coordonnés et tous satisfaits par un système précis qui offre à l'homme le délice et le confort, et l'empêche de chuter au niveau de l'animal par l'anarchisme des instincts.
In respect to man's organic needs and instincts, Islam has organised them in a way that ensures the satisfaction of them all, such as the stomach need, the production need or the others. However, this organisation is not done by satisfying some of them at the expense of the others; nor by suppressing some of them, setting others loose, or setting all of them loose. Instead, Islam has co-ordinated all of them and satisfied all of them by a precise system which offers man delight and comfort and prevents him from lapsing to the level of the animal through the anarchism of instincts.
Pour maintenir cette organisation des besoins et des instincts organiques, l'Islam considère la communauté comme un tout indivisible et voit l'individu comme une partie inséparable de la communauté. Cependant, faire partie de la communauté ne signifie pas que l'individu n'est pas perçu comme un rayon d'une roue ; il est vu comme une partie du tout, comme la main est une partie du corps. Par conséquent, l'Islam a pris soin de l'individu en tant que partie d'une communauté et non séparément d'elle, car veiller sur lui mène à la protection de la communauté. Dans le même temps, l'Islam a pris soin de la communauté non pas comme un tout dépourvu de parties, mais en sa capacité de tout composé de parties qui sont les individus, de sorte que veiller sur la communauté mène à la protection de ces individus, qui sont les parties de la communauté. Le Prophète Muhammad ﷺ a dit :
To maintain this organisation of organic needs and instincts, Islam considers the community to be an indivisible whole and views the individual as an inseparable part of the community. However being a part of the community, does not mean the individual is not perceived as a spoke in a wheel; he is viewed as a part of the whole, like the hand being a part of the body. Therefore, Islam took care of the individual as part of a community and not separate from her, looking after him leads to the protection of the community. At the same time, Islam took care of the community not as being a whole devoid of parts, but in her capacity as a whole made of parts who are the individuals, such that looking after the community leads to the protection of these individuals, who are the parts of the community. Prophet Muhammad (saw) said:
« L'exemple de ceux qui respectent les limites d'Allah (Hudud) et de ceux qui les transgressent est semblable à l'exemple de personnes partageant un bateau. Certains occupent son pont supérieur et d'autres son pont inférieur. Les occupants du pont inférieur doivent se rendre sur le pont supérieur pour accéder à l'eau. S'ils disaient : "Pourquoi ne pas percer un trou dans notre partie (pour accéder directement à l'eau) afin de ne causer aucun désagrément à ceux qui sont au-dessus de nous ?", et si ceux du pont supérieur les laissaient faire ce qu'ils voulaient, alors tous les passagers couleraient. Cependant, s'ils les en empêchaient, alors tous seraient sauvés. »
"The example of those who maintain Allah's limits (hudood) and those who surpass them is like the example of those who share a boat. Some would occupy its upper deck and some its lower deck. The occupants of the lower deck would have to go to the upper deck to have access to the water. If they said, why don't we drill a hole in our part (to directly access the water) and do not cause any inconvenience to those above us. If those on the upper deck let them do what they wanted then all of the passengers would sink. However, if they prevented them from doing so then all would be saved".
Cette vision de la communauté et de l'individu établit un concept distinct de la société. Les individus, en tant que membres de la communauté, doivent avoir des pensées (afkaar) qui les lient les uns aux autres et par lesquelles ils vivent. Ils doivent également partager les mêmes émotions (mashaa'ir) par lesquelles ils sont influencés et selon lesquelles ils agissent. De plus, ils doivent disposer d'un système unique pour répondre à tous les problèmes de leur vie. Par conséquent, la société est composée d'individus, de pensées, d'émotions et de systèmes. L'homme doit être lié dans cette vie par ces pensées, ces émotions et ces systèmes. Ainsi, l'homme est restreint dans cette vie par ces pensées, ces émotions et ces systèmes. Un musulman est, par conséquent, restreint dans cette vie par l'Islam et il n'a aucune liberté. Ainsi, la croyance (Aqeedah) du musulman est restreinte par les limites de l'Islam et n'est pas laissée sans restrictions. Par conséquent, quiconque renonce à l'Islam est considéré comme ayant commis un crime capital et son apostasie est passible de la peine de mort s'il ne se repent pas. De même, l'aspect personnel est restreint par le système de l'Islam. Ainsi, la zina est un crime pour lequel le fornicateur est sévèrement puni, sans compassion et en public.
This outlook to the community and the individual establishes a distinct concept about society. The individuals as part of the community must have thoughts (afkaar) that bind them together and by which they live. They must also share the same emotions (mashaa'ir) by which they are influenced and they proceed according to them. Additionally, they must have one system to address all of their life's problems. Hence, society is composed of individuals, thoughts, emotions and systems. Man has to be bonded in this life by these thoughts, emotions and systems. Thus man is restricted in this life by these thoughts, emotions and systems. A Muslim is, therefore, restricted in this life by Islam and he does not have freedoms at all. So the ‘aqeedah for the Muslim is restricted by the limits of Islam and is not left unrestricted. Consequently any one who renounces Islam is considered to have committed a capital offense and his apostasy is met with capital punishment if he does not repent. Similarly, the personal aspect is restricted by the system of Islam. Hence, zina is a crime for which the fornicator is severely punished without compassion and in public.
Allah (SWT) dit :
Allah (swt) says:
« Et qu'un groupe de croyants assiste à leur châtiment. » [An-Nur: 2]
"And let a party of the believers witness their punishment." [An-Nur: 2]
La consommation de khamr est un crime qui appelle également une punition. De même, les actes d'agression contre autrui constituent un crime qui est traité au cas par cas selon le type d'agression, tel que la fausse accusation de zina, le meurtre, etc. L'aspect économique est également restreint par la shar'a, et par les modes de propriété par lesquels la shar'a permet à l'individu de posséder, ainsi que la nature de cette propriété privée étant la permission de la shar'a d'utiliser l'objet. Par conséquent, la violation de ces restrictions est considérée comme un crime, qui diffère selon le type de cette violation, tel que le vol, le brigandage, etc. Par conséquent, l'État est nécessaire pour protéger à la fois la communauté (Ummah) et l'individu et pour appliquer le système dans la société. Il est également nécessaire que l'idéologie influence ses adhérents afin que sa protection provienne naturellement des gens eux-mêmes. En conséquence, c'est l'idéologie qui restreint et protège (la société entière) tandis que c'est l'État qui exécute (la législation). La souveraineté (siyaadah), par conséquent, appartient à la shar'a et non à l'État ou à la communauté (Ummah), bien que l'autorité (sulTan) appartienne à la communauté (Ummah) et qu'elle se manifeste dans l'État. Ainsi, l'État est la méthode pour mettre en œuvre le système, bien que la piété (Taqwa) de l'individu envers Allah (SWT) soit sur laquelle on compte pour son respect des règles de l'Islam. Il est donc nécessaire d'avoir une législation mise en œuvre par l'État et une direction pour le croyant afin qu'il se conforme à l'Islam, motivé par sa piété (Taqwa). L'Islam est donc composé d'une croyance (Aqeedah) et de systèmes, et l'idéologie islamique est à la fois une fikra et une tareeqah (méthode), qui est du même genre que la fikrah. Son système émane de sa croyance (Aqeedah) et sa haDarah (civilisation) est un mode de vie unique. La méthode de l'Islam pour porter l'appel à l'islam (Da’wah) est de l'appliquer par l'État et de le porter comme un leadership intellectuel vers le monde, ce qui devrait être la base pour comprendre et pratiquer l'Islam. Mettre en œuvre l'islam sur la communauté (Ummah), qui est régie par son système, est considéré comme le fait de porter l'appel à l'islam (Da’wah) (vers eux), car l'application de l'islam sur les non-musulmans est considérée comme la méthode pratique pour la Da’wah. Cette mise en œuvre a eu l'effet le plus grand dans la création du vaste monde islamique.
Drinking khamr is a crime that also invokes punishment. Likewise, acts of aggression against others constitute a crime that is treated case by case according to the type of aggression, such as false accusation of zina, murder etc. The economic aspect is also restricted by the shar’a, and by the means of ownership with the shar’a permitted the individual to possess with and the nature of this private property as being the shar’a permission of using the object. Consequently, violating these restrictions is considered a crime, which differs according to the type of this violation, such as theft, robbery etc. Therefore the state is necessary to protect both the community and the individual and to apply the system in the society. It is also necessary that the ideology influences its adherents so that its protection becomes naturally coming from the people themselves. Accordingly, it is the ideology, which restricts and protects (the entire society) while it is the state which executes (the legislation). Sovereignty (siyaadah), therefore, belongs to the shar’a and not to the state or the Ummah, though the authority (sulTan) belongs to the Ummah and it is manifested in the state. Hence, the state is the method for implementing the system, although the individual's piety (taqwa) of Allah (swt) is relied upon for his adherence to the rules of Islam. Therefore, it is necessary to have legislation implemented by the state and direction to the believer so as to comply with Islam, motivated by his taqwa. Islam is therefore comprised of an ’aqeedah and systems and the Islamic ideology is both a fikra and a tareeqah (method), which is of the same kind as the fikrah. Its system emanates from its ‘aqeedah and its haDarah (civilisation) is a unique way of life. Islam's method in carrying the da’wah is by implementing it by the State and carrying it as an intellectual leadership to the world which should be the basis for understanding and practising Islam. Implementing Islam on the community, which is governed by its system is considered carrying the Islamic da’wah (to them), because applying Islam on non- Muslims is considered to be the practical method for the da’wah. This implementation had the greatest effect in creating the vast Islamic world.
Pour résumer, trois idéologies existent dans le monde : le capitalisme, le socialisme et la troisième idéologie est l'Islam. Chacune de ces idéologies possède sa propre doctrine (croyance (Aqeedah)) dont émanent ses systèmes, une mesure pour les actions de l'homme dans la vie, une vision spécifique envers la société et une méthode pour mettre en œuvre le système.
To summarise, three ideologies exist in the world, Capitalism, Socialism and the third ideology is Islam. Each of these ideologies has its own doctrine (‘aqeedah) from which its systems emanate, a measure for man's actions in the life, a specific view towards society and a method to implement the system.
En ce qui concerne la croyance (Aqeedah), l'idéologie communiste soutient que la matière est l'origine des choses et que toutes choses en émanent par le biais de l'évolution matérialiste. L'idéologie capitaliste croit que la religion doit être séparée de la vie, ce qui entraîne la séparation de la religion et de l'État. Par conséquent, les capitalistes ne veulent pas discuter de la question de savoir si un Créateur existe ou non, ils discutent plutôt du fait que le Créateur n'a pas le droit d'intervenir dans la vie, que Son existence soit reconnue ou non. En conséquence, ceux qui reconnaissent l'existence d'un Créateur et ceux qui la nient sont égaux dans la doctrine capitaliste, qui est la séparation de la religion et de la vie.
As for ‘aqeedah the Communist ideology holds that matter is the origin of things and that all things emanate from it by means of materialistic evolution. The Capitalist ideology believes that religion must be separated from the life, which results in the separation of religion from the state. Hence, the Capitalists don't want to discuss the issue of whether a Creator exists or not, they rather discuss that the Creator has no right to interfere in life, regardless of whether His existence is acknowledged or not. Consequently, those acknowledging the existence of a Creator and those who deny it are equal in the Capitalist doctrine, which is the separation of religion from life.
Quant à l'Islam, il croit qu'Allah (SWT) est le créateur de l'existence (wujood), qu'Il a envoyé des prophètes et des Messagers ﷺ avec Sa religion (Deen) aux êtres humains et que l'homme sera rendu responsable de ses actes le Jour du Jugement. Par conséquent, la croyance (Aqeedah) de l'Islam est la foi (Iman) en Allah (SWT), Ses anges, Ses livres, Ses Messagers ﷺ, ainsi qu'au QaDaa et au destin (Qadar), dont le bien et le mal proviennent d'Allah (SWT).
As for Islam, it believes that Allah (swt) is the creator of the existence (wujood), that He sent prophets and Messenger (saw)s with His deen to human beings and that man will be accounted for his actions on the Day of Judgement. Therefore, the ‘aqeedah of Islam is the belief (imaan) in Allah (swt), His angels, His books, His Messenger (saw)s, and the QaDaa and Qadar, the good and bad of which are from Allah (swt).
Cependant, concernant la manière dont le système émane de la croyance (Aqeedah), le communisme soutient que le système est tiré des outils de production ; ainsi, le système féodal était le produit du mode de production dominant dans la société féodale, à savoir la hache. L'évolution de la société vers le capitalisme a fait de la machinerie l'outil de production, ainsi le système capitaliste est tiré de ce mode de production par une évolution matérialiste. Le capitalisme, en séparant la religion de la vie, soutient que l'homme doit se fixer lui-même un système issu de cette vie. Il commence donc à tirer son système de sa réalité et l'établit par lui-même. L'Islam considère qu'Allah (SWT) a assigné un système pour que l'homme s'y conforme dans cette vie. Il (SWT) a envoyé Muhammad ﷺ avec ce système qu'Il lui a révélé ﷺ, ainsi l'homme doit le suivre. Par conséquent, un musulman étudie le problème et en déduit la solution à partir du Coran et de la sunna.
However, regarding the manner in which the system emanates from the ‘aqeedah (doctrine), Communism maintains that the system is taken from the tools of production, thus the feudal system was the product of the dominant mode of production in the feudal society, namely the axe. The evolution of society to Capitalism made machinery the tool of production, thus the Capitalist system is taken from this mode of production through materialistic evolution. Capitalism in separating religion from life, maintains man has to set for himself a system from this life. So he started to take his system from his reality and lays it down by himself. Islam considers that Allah (swt) has assigned a system for man to proceed on in this life. He (swt) has sent Muhammad (saw) with this system which He revealed it to him (saw), so man must follow it. Hence, a Muslim studies the problem and deduces its solution from the Qur'an and the Sunnah.
En tant que mesure des actions, le communisme considère le matérialisme, c'est-à-dire le système matérialiste, comme la mesure dans cette vie. Ainsi, à mesure que la matière évolue, la mesure évolue également. Le capitalisme considère que la mesure est le profit, et c'est sur cette base que les actions sont évaluées et entreprises. L'Islam considère le licite (Halal) et l'illicite (Haram) comme la mesure, c'est-à-dire les commandements et les interdictions d'Allah (SWT). En conséquence, le licite (Halal) est accompli et l'illicite (Haram) est évité. La mesure n'évolue ni ne change, elle n'est pas influencée par le profit, c'est plutôt la charia qui arbitre.
As the measure for actions, Communism considers materialism i.e. the materialistic system as the neasure in this life. So as matter evolves so does the measure. Capitalism considers the measure to be benefit, on this basis actions are evaluated and undertaken. Islam considers the halal and the haram as the measure i.e. the commands and prohibitions of Allah (swt). Accordingly, the halal is performed and the haram shunned. The measure neither evolves nor changes, it is not influenced by benefit, rather only the shar’a arbitrates.
Quant à la société, le communisme la considère comme un ensemble général comprenant la terre, les modes de production, la nature et l'homme, qui sont tous considérés comme étant de la matière. Lorsque la nature et son contenu évoluent, l'homme évolue avec eux, et ainsi toute la société évolue. Par conséquent, la société suit l'évolution matérialiste. Dès lors, l'homme n'a qu'à générer les contradictions pour promouvoir ce processus évolutif. Lorsque la société évolue, l'individu évolue avec elle et ainsi l'homme tourne avec la société comme un rayon dans une roue.
As for society, Communism considers it consisting of a general collection comprising of earth, modes of production, nature and man which all are considered to be matter. When nature and its contents evolve man evolves with it, thus the whole society evolves. Consequently, society follows the materialistic evolution. Therefore, man has only to generate the contradictions to promote this evolutionary process. When the society evolves the individual evolves with it and thus man revolves with the society like a spoke in a wheel.
Le capitalisme considère la société comme étant composée d'individus. Par conséquent, si les affaires de l'individu sont gérées, les affaires de la société le seront. On ne prête donc attention qu'à l'individu. Ainsi, le gouvernement n'agit que pour le bénéfice de l'individu et, par conséquent, cette idéologie est individualiste. L'Islam considère la croyance (Aqeedah) comme la base de la société, incluant ses pensées, ses émotions (mashaa'ir) et les systèmes qui en émanent. Ainsi, la société islamique voit le jour lorsque les pensées et les émotions islamiques dominent et que le système islamique est mis en œuvre sur les gens. La société est donc composée de l'homme, des pensées, des émotions et des systèmes. Car une personne avec une autre personne ne constitue qu'un groupe, et elles ne forment pas une société à moins que les gens n'adoptent les mêmes pensées, ne partagent les mêmes émotions et n'appliquent le même système sur eux. Cela est dû au fait que ce qui est à l'origine d'une relation entre deux personnes n'est que l'intérêt (Maslahah). Cependant, la relation entre deux personnes existe lorsque les pensées concernant l'intérêt (Maslahah) ont été unifiées avec leurs émotions, unifiant ainsi l'acceptation (riDa) et le rejet (ghaDab), et que le système qui résout les problèmes est le même. Si les pensées ou les émotions envers l'intérêt (Maslahah) différaient, de sorte que l'acceptation (riDa) et le rejet (ghaDab) n'étaient pas unis, ou si le système qui traite cela entre les personnes différait, alors la relation n'existerait pas et, par conséquent, la société n'existerait pas.
Capitalism views society as composed of individuals. Hence, if the individual's affairs are managed the society's affairs will be managed. Care is therefore, only given to the individual. Thus the government acts only for the benefit of the individual and consequently, this ideology is individualistic. Islam views the ‘aqeedah as the basis of society, including its thoughts, emotions (mashaa'ir) and the systems emanate from it. Thus, the Islamic society is brought into being when the Islamic thoughts and emotions dominate and the Islamic system is implemented on the people. Society is therefore comprised of man, thoughts, emotions and the systems. For a person together with another person constitutes only a group and they do not make a society except when people adopt the same thoughts, share the same emotions and apply the same system upon them. This is because the matter that originates a relationship between two persons is only the interest (maslaHah). However the relationship between two persons exists when the thoughts over the maslaHah were unified together with their emotions thus unifying the acceptance (riDa) and rejection (ghaDab) and the system that solves the problems is the same. If the thoughts or emotions towards the interest (maslaHah) differed thus the acceptance (riDa) and rejection (ghaDab) were not united, or the system that treats it between people differed then the relationship would not exist and consequently the society would not exist.
Par conséquent, la société se compose de l'homme, des pensées, des émotions et des systèmes, car ce sont ces éléments qui engendrent la relation et font d'un groupe de personnes une société distincte.
Therefore, society consists of man, thoughts, emotions and systems, because these are the matters, which originate the relationship and make a group of people a distinct society.
Ainsi, si tous les habitants d'une société étaient musulmans, mais que les pensées qu'ils adoptaient étaient démocratiques et capitalistes, que leurs émotions étaient sacerdotales-spirituelles, patriotiques ou nationalistes, et que le système qui leur était appliqué était démocratique et capitaliste, alors la société serait non islamique, même si la majorité des gens étaient musulmans.
Thus if all people in a society were Muslims, but the thoughts they adopted were democratic and Capitalistic, their emotions were priestly-spiritual, patriotic or nationalistic, the system applied upon them was democratic and Capitalistic then the society would be non Islamic, even if the majority of the people were Muslims.
Concernant la mise en œuvre du système, le communisme considère que l'État seul met en œuvre le système par le biais de la force policière et de lois sévères. L'État développe le système et agit au nom de l'individu et de la communauté. Dans le capitalisme, le gouvernement veille aux libertés. Ainsi, si quelqu'un empiète sur la liberté d'un individu, le gouvernement agira pour empêcher cet empiètement. Cependant, si quelqu'un n'empiète pas sur la liberté d'autrui, même s'il l'exploite et le prive de ses droits, mais avec son consentement, alors il n'y aurait pas d'empiètement sur les libertés. L'État n'interviendrait donc pas, car l'État existe pour garantir les libertés.
Concerning the implementation of the system, Communism considers that the state alone implements the system through the police force and harsh laws. The state develops the system and acts on behalf of the individual and community. The government in capitalism looks after the liberties. So if someone encroached upon the freedom of an individual, then the government will act to prevent the encroachment. However, if someone did not encroach upon the freedom of another person even if he exploited him and took away his rights, but with his consent, then there would be no encroachment upon freedoms. The state would not then interfere because the state exists to secure the liberties.
L'Islam considère que le système est mis en œuvre par la conscience qu'a l'individu d'Allah (SWT) (piété (Taqwa)). Il est également mis en œuvre par l'État à travers le sentiment de justice de la communauté (Ummah), par la coopération de la nation (Ummah) avec le dirigeant par le biais d'al-amr bil maruf wa nahiy anil munkar (ordonner le convenable et interdire le blâmable (Munkar)) et l'autorité de l'État. L'État prend soin des affaires de la communauté mais pas des affaires de l'individu, à moins que celui-ci n'en soit incapable. Le système n'évolue pas du tout. L'État a l'autorité d'adopter les règles (Ahkam shar’aiah) lorsqu'il existe plus d'une opinion d'effort d’interprétation (Ijtihad) sur une question.
Islam considers that the system is implemented by the individual's consciousness of Allah (swt) (taqwa). It is also implemented by the state through the feeling of the community of its justice, by the co-operation of the nation (Ummah) with the ruler through al-amr bil maruf wa nahiy anil munkar (enjoining the good and forbidding the evil) and the authority of the state. The state takes care of the community's affairs but not the individual's affairs unless he was unable to do so. The system does not evolve at all. The state has the authority to adopt the rules (AHkam shar’aiah) when there is more than one opinion of ijtihad on an issue.