7 La Civilisation Islamique (al-haDarah al Islamiyyah)
7 The Islamic Civilisation (al-haDarah al Islamiyyah)
Il existe une différence entre la haDarah (civilisation) et la madaniyyah (progrès matériel). La haDarah constitue l'ensemble des concepts relatifs à la vie, tandis que la madaniyyah désigne les formes matérielles des objets sensibles utilisés dans les affaires de la vie. La haDarah est spécifique en fonction du point de vue sur la vie, alors que la madaniyyah peut être spécifique ou générale. Ainsi, les objets qui sont le produit de la haDarah, tels que les statues, sont spécifiques. En revanche, les aspects matériels produits par la science et son progrès, l'industrie et son évolution, sont généraux et ne sont donc pas propres à une nation spécifique, mais sont plutôt universels, comme l'industrie et la science.
There is a difference between the haDarah (civilisation) and the madaniyyah (material progress). The haDarah constitutes the whole concepts about life, whereas the madaniyyah means the material forms of sensed objects used in life's affairs. The haDarah is specific based on the point of view towards life, while the madaniyyah can be specific or general. So objects that are product of haDarah such as statues, are specific. While material aspects produced by science and its progress, industry and its evolution are general and thus are not particular to a specific nation, rather they are universal, like industry and science.
Cette distinction entre Hadarah et madaniyyah doit toujours être notée. Il faut également noter la distinction entre les formes madaniyyah résultant de la haDarah et les formes madaniyyah résultant de la science et de l'industrie. Cela est nécessaire afin que, lorsqu'on adopte la madaniyyah, une distinction entre ses formes et une différenciation entre elle et la haDarah soient claires. Il ne devrait y avoir aucune objection à acquérir la madaniyyah occidentale résultant de la science, de l'industrie, etc. Cependant, la madaniyyah occidentale résultant de la haDarah occidentale ne doit être adoptée sous aucun prétexte, car il ne nous est pas permis d'adopter la haDarah occidentale, car elle contredit la haDarah islamique dès la base même sur laquelle elle est établie, sa vision de la vie et sa compréhension du sens du bonheur humain.
This distinction between Hadarah and madaniyyah must always be noted. One must also note the distinction between the madaniyyah forms resulting from haDarah and the madaniyyah forms resulting from science and industry. This is necessary, so that when taking madaniyyah, a distinction between its forms and differentiation between it and haDarah must be clear. There should be no objection in acquiring the Western madaniyyah resulting from science, industry, etc. However, Western madaniyyah resulting from the Western haDarah must not be adopted on any account, because we are not allowed to adopt the Western haDarah, for it contradicts the Islamic haDarah from the very basis upon which it is established, its point of view of life, and its understanding of the meaning of human happiness.
La haDarah occidentale est établie sur la séparation de la religion (Deen) de la vie et elle nie que la Civilisation Islamique (al-haDarah al Islamiyyah) puisse avoir une influence sur les affaires de la vie, et par conséquent, elle a séparé la religion (Deen) de l'État. Cette séparation est naturelle pour ceux qui séparent la religion (Deen) de la vie et nient son rôle dans la vie. C'est sur cette base que la vie et le système de vie ont été construits. Cette haDarah considère la vie entière comme la recherche de l'intérêt. Ainsi, son critère pour les actions dans la vie est l'intérêt. Par conséquent, l'intérêt est la base sur laquelle le système est établi et la haDarah est bâtie. L'intérêt est le concept le plus saillant et le plus apparent dans son système et dans la haDarah. C'est parce qu'elle dépeint la vie comme un intérêt. Le bonheur, selon leur point de vue, consiste à fournir à l'homme la part maximale de plaisirs sensuels et à lui fournir leurs moyens. Il s'ensuit que sa haDarah occidentale est établie sur le désir de récolter des intérêts et ne prête aucune considération ni même aucune reconnaissance à rien d'autre que l'intérêt, en faisant ainsi le critère des actions. Le côté spirituel est restreint à l'individu et ne fait pas partie de l'ordre social. L'affaire spirituelle de l'homme est confinée à l'église et au clergé. Par conséquent, il n'y a pas de valeurs morales, spirituelles ou humanitaires dans la haDarah occidentale, mais seulement des valeurs matérialistes. En raison de cela, les actions humanitaires sont devenues affiliées à des organisations séparées de l'État, telles que la Croix-Rouge et les missionnaires. Chaque valeur, à l'exception de la valeur matérialiste de l'intérêt, a été exclue de la vie. La haDarah occidentale consiste donc en une telle multitude de concepts sur la vie.
The Western haDarah is established upon the separation of deen from life and it denies The Islamic Civilisation (al-haDarah al Islamiyyah) deen from having any influence on any of life's affairs and, hence it separated deen from the State. This separation is natural for those who separate deen from life and deny its role in life. It was on this basis that life and the system of life were built. This haDarah views the entire life as the pursuit of benefit. Thus, its criterion for actions in life is benefit. Therefore, benefit is the basis upon which the system is established and the haDarah is built. Benefit is the most prominent and apparent concept in its system and in the haDarah. This is because it portrays life as benefit. Happiness, in their view, is providing man with the maximum share of sensual pleasures and furnishing him with their means. It follows that its Western haDarah is established on the desire to reap benefits and gives no consideration or even recognition to anything except benefit, thus rendering it the criterion of actions. The spiritual side is restricted to the individual and is not part of the social order. The spiritual affair of man is confined to the church and clergy. Consequently, there are no moral, spiritual or humanitarian values in the Western haDarah, rather only materialistic ones. Owing to this, humanitarian actions became affiliated to organisations separated from the State, such as the Red Cross and missionaries. Every value, apart from the materialistic value of benefit, was excluded from the life. The Western haDarah thus consists of such host of concepts about life.
Quant à la haDarah islamique, elle est établie sur une base contredisant la base de la haDarah occidentale. Sa vision de la vie et du sens du bonheur est différente de celle de la haDarah occidentale. La haDarah islamique est bâtie sur la croyance en Allah et sur le fait qu'Il a établi un système pour l'homme, la vie et l'univers. Il (SWT) a envoyé Muhammad ﷺ avec l'Islam comme l'unique religion (Deen) pour l'humanité. Cela signifie que la haDarah islamique est établie sur la croyance (Aqeedah) islamique, comprenant la croyance en Allah (SWT), Ses Anges (SWT), Ses Livres (SWT), Ses Messagers (SWT) ﷺ, l'au-delà, et al-QaDaa'a wal Qadar. Ainsi, la croyance (Aqeedah) est la base de la haDarah et, par conséquent, la haDarah est fondée sur une base spirituelle.
As for the Islamic haDarah, it is established upon a basis contradicting the basis of the Western haDarah. Its viewpoint about life and meaning of happiness are different from the Western haDarah. The Islamic haDarah is built upon the belief in Allah and that He has established a system for man, life and the universe. He (swt) sent Muhammad (saw) with Islam as the one and only deen for mankind. This means that the Islamic haDarah is established on the Islamic ’aqeedah, comprising the belief in Allah (swt), His (swt) Angels, His (swt) Books, His (swt) Messenger (saw)s, the Hereafter, and al-QaDaa'a wal Qadar. Thus, the ‘aqeedah is the basis of the haDarah and consequently the haDarah is founded upon a spiritual basis.
La vie au sein de la Hadarah islamique est fondée sur la philosophie de l'Islam qui émane de la doctrine islamique ou croyance (Aqeedah), sur laquelle la vie et les actions sont toutes deux établies. Cette philosophie qui consiste à mélanger la matière et l'esprit, c'est-à-dire à faire en sorte que les actions de l'homme soient conduites par les Ahkam Sharai'ah, constitue la base de la vie. Tandis que les actions de l'homme sont matérielles, son observation de sa relation avec Allah (SWT) lorsqu'il entreprend l'action en tant qu'illicite (Haram) ou licite (Halal) constitue l'esprit (Ruh). Cela signifie que le mélange de la matière avec l'esprit a eu lieu. En conséquence, les commandements et les interdits d'Allah (SWT) régulent les actions d'un musulman. L'objectif ultime du musulman en accomplissant ses actions conformément aux commandements et aux interdits d'Allah (SWT) est l'obtention de l'agrément d'Allah (SWT) et non le profit. Cependant, le but immédiat de l'accomplissement de l'action est la valeur recherchée, laquelle diffère selon le type d'action. La valeur peut être matérialiste pour la personne qui s'engage dans le commerce ou le négoce afin de réaliser un profit. Ainsi, son commerce est une action matérielle, et il est orienté dans cela par la réalisation de sa relation avec Allah (SWT) à travers Ses commandements et Ses interdits, dans le but d'atteindre Son (SWT) agrément. Tandis que la valeur qu'il vise à atteindre en accomplissant l'action est le profit, qui est une valeur matérielle.
Life in the Islamic haDarah is based on the philosophy of Islam which emanates from the Islamic doctrine or ‘aqeedah, upon which life and actions are both established. This philosophy which is mixing the matter with the spirit, i.e. making man's actions conducted by the aHkam Sharai'ah, constitute the basis of life. While man's actions are material, his observation of his relationship with Allah (swt) when he undertakes the action as haram or halal constitutes the spirit (ruH). This means that the mixing of matter with spirit has taken place. Accordingly, the commands and prohibitions of Allah (swt) regulate the actions of a Muslim. The Muslim's ultimate objective in carrying out his actions in accordance with the commands and prohibitions of Allah (swt) is the attainment of Allah's (swt) pleasure and not benefit. However, the immediate aim of undertaking the action is the sought after value, which differs according to the type of action. The value may be materialistic for the person who engages in commerce or trade to make a profit. So his trade is materialistic action, and he is directed in that by his realisation of his relationship with Allah (swt) through His commands and prohibitions, for the sake of attaining His (swt) pleasure. While the value that he aims to achieve from undertaking the action is the profit, which is a materialistic value.
La valeur peut être spirituelle, telle que la prière, l'aumône obligatoire (Zakah), le jeûne ou le pèlerinage. La valeur peut être morale, telle que le maintien de la vérité, l'honnêteté ou l'expression de la loyauté. La valeur pourrait être humanitaire, telle que le sauvetage d'une personne en train de se noyer ou l'aide aux pauvres. Ces valeurs sont remarquées par l'homme lorsqu'il entreprend l'action afin de les atteindre. Cependant, ces valeurs ne sont pas la force motrice derrière les actions de l'homme, ni l'objectif ultime qu'il vise. Ce sont les valeurs de l'action qui diffèrent selon le type d'action.
The value may be spiritual, such as prayer, zakah, fasting or pilgrimage. The value may be moral, such as upholding the truth, being honest, or exhibiting loyalty. The value could be humanitarian, such as rescuing a drowning person or helping the poor. These values are noticed by man when he undertakes the action so that to achieve them. However, these values are not the driving force behind man's actions, nor the ultimate objective he aims at. They are the values of the action which differ according to the type of action.
Le bonheur consiste à obtenir l'agrément d'Allah (SWT) et non à la satisfaction des besoins de l'homme. Satisfaire tous ces besoins : les besoins organiques et les désirs instinctifs, est un moyen essentiel pour préserver sa vie, mais le bonheur n'est pas garanti par leur accomplissement. En résumé, telle est la vision islamique de la vie, et tel est le fondement sur lequel cette vision est bâtie. Cette vision est la base de la haDarah islamique. Il est évident que la haDarah islamique contredit la haDarah occidentale en tout sens. Les objets de la madaniyyah résultant de la haDarah qui sont spécifiques à la haDarah islamique contredisent les objets de la madaniyyah qui résultent de la haDarah occidentale. Par exemple, une photographie en soi est un objet de madaniyyah. La haDarah occidentale considère la photographie d'une femme nue qui révèle toutes ses beautés comme un objet de madaniyyah cohérent avec ses concepts de la vie concernant les femmes. Ainsi, un individu de l'Occident considère la photographie comme une œuvre d'art dont il peut être fier et une œuvre d'art lorsqu'elle remplit des conditions artistiques. Cependant, cet objet de madaniyyah contredit la haDarah islamique et les concepts islamiques concernant les femmes, qui sont considérées comme un honneur qui doit être protégé. Par conséquent, de telles photographies doivent être empêchées, car elles provoquent l'instinct sexuel qui déclenche le relâchement moral dans la société. De même, si un musulman devait construire une maison, un autre objet de madaniyyah, il devrait prendre en considération que les femmes à l'intérieur ne doivent pas être vues par ceux qui sont à l'extérieur. En conséquence, le musulman construit un mur autour de la maison, mais l'Occidental n'y prête aucune attention. Cela s'applique à tous les objets de madaniyyah qui résultent de la haDarah occidentale, tels que les statues et autres. De même, si des vêtements sont spécifiques aux mécréants (Kufr), il est alors interdit aux musulmans de les porter car ils portent une vision spécifique de la vie. Cependant, si les vêtements sont d'une autre nature, par exemple s'ils sont portés pour une nécessité ou pour l'ornement et non en raison de leur mécréance (Kufr), alors ils sont considérés comme faisant partie de la catégorie générale des madaniyyah, ce qui est permis aux musulmans d'utiliser.
Happiness is attaining Allah's (swt) pleasure and not the fulfilment of man's needs. Satisfying all such needs: organic needs and instinctual desires, are an essential means to preserve one's life, but happiness is not guaranteed by their fulfilment. In summary, this is the Islamic viewpoint about life, and this is the basis upon which this viewpoint is built. This viewpoint is the basis of the Islamic haDarah. It is obvious that the Islamic haDarah contradicts the Western haDarah in every sense. The madaniyyah objects resulting from haDarah which is specific to the Islamic haDarah contradict the madaniyyah objects which results from the Western haDarah. For example, a photograph by itself is an object of madaniyyah. The Western haDarah considers the photograph of a naked woman that reveals all of her beauties a madaniyyah object consistent with its concepts in life about women. Thus, an individual from the West, views the photograph to be a piece of art which he could take pride in and a piece of art when it accomplishes artistic conditions. However, this object of madaniyyah contradicts with the Islamic haDarah and the Islamic concepts about women, which are considered as an honour that must be protected. Consequently, such photographs are to be prevented, because they provoke the sexual drive which triggers moral laxity in the society. Likewise, if a Muslim was to build a house, another object of madaniyyah, he would have to take into consideration that women inside should not be seen to those outside. Accordingly, the Muslim builds around the house a wall, but the Westerner pays no attention to this. This applies to all objects of madaniyyah which result from the Western haDarah, such as statues and the like. Likewise, if clothes are specific to the unbelievers, the Muslims are then forbidden to wear them because they carry a specific viewpoint about life. However, if the clothes are otherwise, such as if they are used to wearing certain clothes for necessity or adornment and not because of their kufr, then they are considered to be of the general madaniyyah, which is permissible for Muslims to use.
Les objets de la madaniyyah qui sont des produits de la science et de l'industrie, tels que l'équipement de laboratoire, les outils médicaux et industriels, le mobilier, les tapis, etc., sont tous des objets universels de la madaniyyah. L'utilisation de tels objets qui ne résultent pas de la haDharah et n'y sont pas liés est licite.
Objects of madaniyyah which are products of science and industry such as laboratory equipment, medical and industrial tools, furniture, carpet, etc. are all universal objects of madaniyyah. The use of such objects which do not result from the haDharah and nor related to it is permissible.
Un coup d'œil superficiel à la haDarah occidentale qui domine le monde aujourd'hui nous révèle qu'elle ne peut garantir la tranquillité de l'homme. Au contraire, la haDarah occidentale est la cause de la misère et de la souffrance profondément enracinées de l'homme. Cette haDarah, qui adopte comme base la séparation de la religion (Deen) des affaires de la vie, est contradictoire avec la fiTrah de l'homme, n'accordant ainsi aucun poids à l'aspect spirituel dans la société, et elle considère la vie uniquement comme un profit et fait l'obtention de ce profit comme le fondement de la relation entre les hommes. Ainsi, elle ne produit inévitablement rien d'autre qu'une misère et une anxiété perpétuelles. Tant que le profit est la base, le conflit pour celui-ci augmentera naturellement et le recours à la force pour établir des relations entre les personnes sera naturel. Ainsi, la colonisation est naturelle pour les partisans de cette haDarah puisque le profit seul demeure la base de la vie, et toute morale sera instable. Par conséquent, il est naturel que toute morale vertueuse soit délaissée dans la vie, de la même manière que les valeurs spirituelles ont été négligées, et que la vie soit établie sur la compétition, la lutte, l'agression et le colonialisme. La crise spirituelle chez les peuples, l'anxiété perpétuelle et le mal répandu dans le monde entier aujourd'hui constituent des accusations flagrantes et d'une clarté accablante des résultats de cette haDarah occidentale. Elle a dominé le monde et a conduit à des résultats si graves qu'ils ont, par conséquent, constitué un grand danger pour le fonctionnement normal de l'humanité.
A cursory glance at the Western haDarah that dominates the world today reveals to us that it cannot guarantee tranquillity for man. On the contrary, the Western haDarah is the cause for man's deep-rooted misery and suffering. This haDarah which adopts as its basis the separation of deen from life's affairs is contradictory to man's fiTrah, thus giving no weight to the spiritual aspect in society, and it views life as only benefit and makes the attainment of benefit as the foundation for the relationship between men. Thus it inevitably produces nothing but perpetual misery and anxiety. As long as benefit is the basis, conflict over it will naturally increase and the reliance on force to establish relationships between people will be natural. Thus, colonisation is natural to the followers of this haDarah since benefit alone remains the basis of life, and any morals will be unstable. Hence, it is natural for any good morals to be shunned in life in the same way that the spiritual values were neglected, and life established upon competition, struggle, aggression and colonialism. The spiritual crisis in the people, perpetual anxiety and widespread evil all over the world today serve as glaring and oppressively clear indictments of the results of this Western haDarah. It has dominated the world and has led to such grave results and consequently have constituted a great danger to the normal functioning of humanity.
Une étude de la haDarah islamique qui a dominé le monde du VIIe siècle de l'ère commune jusqu'à la fin du XVIIIe siècle de l'ère commune révèle qu'elle n'a jamais eu de politique colonialiste. En effet, le colonialisme est étranger à la nature de l'Islam, puisqu'il ne faisait pas de distinction entre les musulmans et les autres peuples. Ainsi, elle a assuré la justice pour tous les peuples qui s'y sont soumis tout au long de son règne. Cela est dû au fait qu'il s'agit d'une haDarah établie sur une base spirituelle qui accomplit toutes les valeurs : matérielles, spirituelles, morales et humanitaires. La croyance (Aqeedah) est accordée la plus grande importance dans la vie, laquelle est décrite comme étant régie par les ordres et les interdictions d'Allah (SWT). Elle considère le bonheur uniquement comme l'obtention de l'agrément d'Allah (SWT). Lorsque cette haDarah islamique dominera à nouveau, comme elle l'a fait auparavant, elle garantira la résolution des crises qui confrontent le monde et assurera le bien-être de l'humanité tout entière.
A survey of the Islamic haDarah which dominated the world from the seventh century C.E until the end of the eighteenth century C.E reveals that it never had a colonialist policy. Indeed, colonialism is alien to Islam's nature, since it did not differentiate between the Muslims and other peoples. Thus it secured justice for all peoples who submitted to it throughout its reign. This is because it is a haDarah established upon a spiritual basis which fulfils all the values: materialistic, spiritual, moral, and humanitarian. The ’aqeedah is given the utmost importance in life, which is depicted as being governed by the commands and prohibitions of Allah (swt).It views happiness solely as the attainment of Allah's (swt) pleasure. When this Islamic haDarah dominates again, as it did before, it will guarantee resolving the crises confronting the world and secure the welfare of the whole humanity.