La science a-t-elle réfuté Dieu ? – Déconstruire les fausses suppositions athées
Has Science Disproved God? – Deconstructing False Atheist Assumptions
Imaginez que vous entriez dans un palais magnifique. Alors que vous marchez dans le couloir, vous êtes frappé par la taille du bâtiment et décidez d'explorer en ouvrant la porte la plus proche. En entrant dans la pièce, vous voyez des centaines de chaises et de tables disposées comme dans une salle de classe. Soudain, vous perdez toute motivation à explorer les autres pièces. Vous décidez de quitter le palais et de partir rejoindre votre ami dans un café local. Alors que vous buvez un café avec votre ami, il vous demande : « Alors, qu'as-tu vu dans le palais ? » Vous répondez : « Juste une pièce remplie de tables et de chaises disposées comme une salle de classe ». Votre ami vous demande alors : « Pourquoi n'as-tu pas vu les autres pièces ? » Vous répondez en disant : « Cela n'en vaut pas la peine, il n'y avait rien à voir. Si cette pièce était remplie de chaises et de tables, alors les autres pièces ne contiendront rien. » Votre réponse est-elle rationnelle ? S'ensuit-t-il logiquement que, simplement parce qu'il y a quelque chose dans une pièce, il n'y aura rien dans les autres pièces ? Bien sûr que non. Les athées qui prétendent que la science a réfuté Dieu suivent une logique similaire. La science concentre son attention uniquement sur ce que les observations peuvent résoudre. Cependant, Dieu, par définition, est un Être qui est en dehors de l'univers physique. Par conséquent, toute observation directe de Lui est impossible. Cependant, un athée peut soutenir qu'une observation indirecte pourrait confirmer ou nier l'existence de Dieu. Ce n'est pas vrai. Toute forme d'observation indirecte ne pourrait jamais nier l'existence de Dieu, car cela revient à dire qu'un phénomène observé peut nier un phénomène non observé. Cela suit la même logique que l'exemple ci-dessus dans le palais. Le fait que la science ne mène pas à l'athéisme est attesté par la majorité des philosophes des sciences. Par exemple, Hugh Gauch conclut à juste titre que « insister sur le fait que... la science soutient l'athéisme revient à obtenir de bonnes notes pour l'enthousiasme mais de mauvaises notes pour la logique. »335 Gauch est parfaitement sensé car la méthode de pensée qui repose sur l'observation ne peut nier ce qui ne peut être observé. Ce que la science peut faire, cependant, c'est rester silencieuse sur cette question ou fournir des preuves que les philosophes peuvent utiliser pour formuler un argument philosophique démontrant que Dieu existe. Néanmoins, il existe des arguments qui utilisent des preuves scientifiques et concluent que l'existence de Dieu est peu probable. Ceux-ci sont connus sous le nom d'arguments probants ; ils sont de nature philosophique et non des conclusions scientifiques.
Imagine you entered an amazing palace. As you walk through the hallway, you are struck by the size of the building and decide to explore by opening the nearest door. As you enter the room, you see hundreds of chairs and tables arranged like a classroom. Suddenly you lose any motivation to explore the other rooms. You decide to leave the palace and head off to meet your friend at a local coffee shop. As you drink coffee with your friend he asks you, “So what did you see in the palace?” You reply, “Just a room full of tables and chairs arranged like a classroom”. Your friend then asks, “Why didn’t you see the other rooms?” You reply by saying, “There’s no point, there was nothing to see. If this room was full of chairs and tables, then the other rooms will have nothing in them.” Is your reply rational? Does it logically follow that just because there is something in one room, there will be nothing in the other rooms? Of course it does not. Atheists who claim that science has disproved God follow a similar logic. Science focuses its attention on only what observations can solve. However, God, by definition, is a Being who is outside the physical universe. Therefore, any direct observation of Him is impossible. However, an atheist may argue that indirect observation may support or negate God’s existence. This is not true. Any form of indirect observation could never negate God’s existence, because it is like saying an observed phenomenon can negate an unobserved phenomenon. This follows the same logic as the above example in the palace. The fact that science does not lead to atheism is attested by the majority of the philosophers of science. For example, Hugh Gauch rightly concludes that to “insist that… science supports atheism is to get high marks for enthusiasm but low marks for logic.”335 Gauch makes perfect sense because the method of thinking that relies on observation cannot deny what cannot be observed. What science can do, however, is stay silent on that matter or provide evidence that philosophers can use to formulate a philosophical argument that God exists. Notwithstanding, there are arguments that use scientific evidence that conclude God’s existence is unlikely. These are known as evidential arguments; they are philosophical in nature and not scientific conclusions.
Pourquoi certains athées croient-ils que la science peut nier Dieu ?
Why do some atheists believe science can deny God?.
La science a changé le monde. De la médecine aux télécommunications, la science a amélioré nos vies et notre bien-être d'une manière qu'aucun autre domaine d'étude n'a égalée. La science améliore continuellement nos vies et aide notre compréhension du monde et de l'univers. Cependant, les succès de la science ont conduit de nombreux athées à adopter des hypothèses incohérentes et fausses. Voici un résumé de ces hypothèses.
Science has changed the world. From medicine to telecommunications, science has improved our lives and well-being in ways that no other field of study has. Science continually improves our lives, and aids our understanding of the world and the universe. However, science’s successes have led many atheists to adopt incoherent and false assumptions. Below is a summary of these assumptions.
• Premièrement, certains athées perçoivent que la science est la seule mesure de la vérité et que la science détient les réponses à toutes nos questions. Cela pousse l'athée à conclure que Dieu n'existe pas parce que la science ne peut aborder que ce qui est observable. Puisque Dieu ne peut être observé et que la science est la seule mesure de la vérité, alors prétendre que Dieu existe est faux. Cette supposition pousse également l'athée à croire que Dieu n'est plus nécessaire comme explication pour les choses que nous ne comprenons pas.
• First, some atheists perceive that science is the only yardstick for truth and that science has the answers for all of our questions. This motivates the atheist to conclude that God doesn’t exist because science can only address what one can observe. Since God cannot be observed and science is the only yardstick for truth, then to claim God exists is false. This assumption also motivates the atheist to believe that God is no longer required as a reason for things we do not understand.
C'est une supposition erronée car la science a de nombreuses limites, et il y a beaucoup de choses auxquelles elle ne peut répondre. De plus, il existe d'autres sources de connaissance que la science ne peut justifier, et qui sont pourtant des sources de connaissance indispensables et fondamentales. Cela implique que la science n'est pas le seul moyen d'établir des vérités sur le monde et la réalité.
This is a false assumption because science has many limitations, and there are many things that it cannot answer. In addition, there are other sources of knowledge that science cannot justify, yet they are indispensable and fundamental sources of knowledge. This implies that science is not the only way to establish truths about the world and reality.
• La deuxième hypothèse est que, puisque la science est si performante, les conclusions scientifiques doivent être vraies. Si les conclusions scientifiques sont vraies, et que la science ne peut aborder une réalité non observée comme Dieu, alors il s'ensuit qu'Il n'existe pas. La logique derrière cette hypothèse est floue et elle expose une ignorance commune concernant la philosophie des sciences. Pour dire les choses simplement, ce n'est pas parce qu'une chose fonctionne qu'elle est vraie. C'est une idée fondamentale de la philosophie des sciences. Malheureusement, même certains athées très acclamés adoptent le point de vue incohérent selon lequel l'application pratique réussie d'une théorie scientifique prouve qu'elle est vraie dans un sens absolu. J'ai rencontré Richard Dawkins une fois lors de la World Atheist Convention en 2010, qui s'est tenue à Dublin, en Irlande. Je lui ai parlé brièvement et je lui ai demandé pourquoi il avait dit à un questionneur de ne pas étudier la philosophie des sciences et de « juste faire de la science ». Il ne m'a pas beaucoup répondu. En examinant son œuvre publique, il devient clair que l'une de ses principales raisons est que la science « fonctionne, connards ».336
• The second assumption is that since science is so successful, scientific conclusions must be true. If scientific conclusions are true, and science cannot address an unobserved reality like God, then it follows He does not exist. The logic behind this assumption is fuzzy and it exposes a common ignorance concerning the philosophy of science. Simply put, just because something works does not mean it is true. This is a basic idea in the philosophy of science. Unfortunately, even some highly acclaimed atheists take the incoherent view that the successful practical application of a scientific theory proves it to be true in an absolute sense. I once met Richard Dawkins at the World Atheist Convention in 2010, held in Dublin, Ireland. I spoke to him briefly and asked him why he told one questioner not to study the philosophy of science and “just do the science”. He didn’t give me much of a reply. Surveying his public work, it is now becoming clear that one of his main reasons is that science “works, b*tches”336
Bien qu'intuitive, elle est fausse. Il ne s'ensuit pas logiquement qu'une théorie ou une conclusion scientifique soit vraie simplement parce qu'elle fonctionne.
. Although intuitive, it is false. It does not logically follow that a scientific theory or conclusion is true just because it works.
• La troisième hypothèse est que la science mène à la certitude. Si la science ne peut pas prouver directement l'existence de Dieu, et qu'elle est la seule voie vers la certitude, alors nous ne pouvons pas être certains de l'existence de Dieu. Cette hypothèse incite également l'athée à soutenir qu'une fois qu'une chose est étiquetée comme une théorie scientifique bien confirmée, nous devons rejeter la révélation Divine si elle s'y oppose d'une manière ou d'une autre. Ce n'est pas vrai. Lorsque les scientifiques appellent quelque chose une théorie, ils ne disent pas qu'elle est absolue et qu'elle ne changera jamais. Cela signifie qu'il s'agit de la meilleure explication de phénomènes particuliers, basée sur nos observations limitées. Cependant, il peut toujours y avoir une nouvelle observation — ou une nouvelle façon de voir les choses — qui soit en contradiction avec les observations précédentes. C'est là toute la beauté de la science ; elle n'est pas gravée dans le marbre. Par conséquent, si les écritures religieuses et la science semblent entrer en conflit, ce n'est pas un problème majeur. Pourquoi ?
• The third assumption is that science leads to certainty. If science cannot directly prove God’s existence, and it is the only route to certainty, then we cannot be certain of God’s existence. This assumption also motivates the atheist to argue that once something is labelled as a well-confirmed scientific theory, we must dismiss Divine revelation if it opposes it in some way. This is not true. When scientists call something a theory, they are not saying it is absolute and that it will never change. It means it is the best explanation of particular phenomena, based on our limited observations. However, there can always be a new observation—or way of seeing things— that is at odds with previous observations. This is the beauty of science; it is not set in stone. Therefore, if religious scripture and science seem to conflict, it is not a huge problem. Why?
Parce que la science peut changer. Tout ce que nous pouvons dire, c'est que notre compréhension actuelle des phénomènes observés — basée sur nos observations limitées — est en contradiction avec ce qu'une écriture particulière affirme, mais cela peut changer. Il y a une énorme différence entre cela et l'utilisation de la science comme une batte de baseball pour fracasser les affirmations des écritures religieuses.
Because science can change. All that we can say is our current understanding of observed phenomena—based on our limited observations—is at odds with what a particular scripture says, but it may change. This is a huge difference from using science as a baseball bat to smash the claims of religious scripture.
Certains faits scientifiques, basés sur l'observation directe, sont peu susceptibles de changer en science, mais la plupart des arguments utilisés pour attaquer le discours religieux reposent sur des explications et des théories scientifiques plus complexes, telles que l'évolution darwinienne. Si le contenu d'un texte révélé divinement semble être en contradiction avec des explications et des théories scientifiques, vous ne devez pas rejeter la révélation pour accepter la science. De plus, vous ne devez pas rejeter la science pour accepter la révélation. Il relève de votre droit épistémique d'accepter les deux ! L'approche correcte est donc d'accepter la science comme le meilleur de ce que nous possédons sans faire de bonds de foi épistémiques massifs et en concluant qu'elle est absolue ; en même temps, vous pouvez accepter le texte révélé parce que vous avez de bonnes raisons de le faire (voir le Chapitre 13).
Some scientific facts, based on direct observation, are unlikely to change in science, but most of the arguments that are used to bash religious discourse are based on more complex scientific explanations and theories, such as Darwinian evolution. If the content of a divinely revealed text seems to be at odds with scientific explanations and theories, you must not reject revelation to accept the science. In addition, you must not reject the science to accept the revelation. It is within your epistemic right to accept both! The correct approach, therefore, is to accept the science as the best that we have without making massive epistemic leaps of faith and concluding that it is absolute; at the same time, you can accept the revealed text because you have good reasons to do so (see Chapter 13).
• L'hypothèse finale constitue la lentille à travers laquelle de nombreux athées voient le monde. Cette lentille, telle qu'elle est abordée dans divers chapitres de ce livre, est le naturalisme. Il existe deux types de naturalisme :
• The final assumption forms the lens by which many atheists see the world. This lens, as discussed in various chapters of this book, is naturalism. There are two types of naturalism:
philosophique et méthodologique. Le naturalisme philosophique est la philosophie selon laquelle tous les phénomènes de l'univers peuvent être expliqués par des processus physiques, et qu'il n'existe rien de surnaturel. Le naturalisme méthodologique est le point de vue selon lequel si une chose est considérée comme scientifique, elle ne peut jamais se référer à l'activité ou au pouvoir divin de Dieu. L'athée confond le naturalisme philosophique avec le naturalisme méthodologique. L'athée adopte par inadvertance l'hypothèse non scientifique du naturalisme philosophique pour comprendre les conclusions scientifiques.
philosophical and methodological. Philosophical naturalism is the philosophy that all phenomena in the universe can be explained via physical processes, and that there is no supernatural. Methodological naturalism is the view that if anything is deemed scientific, it can never refer to God’s Divine activity or power. The atheist conflates philosophical naturalism with methodological naturalism. The atheist inadvertently adopts the non-scientific assumption of philosophical naturalism to understand scientific conclusions.
L'athée confond l'idée que les conclusions scientifiques, pour être scientifiques, ne doivent pas se référer au pouvoir créateur ou à la sagesse de Dieu (naturalisme méthodologique) avec le fait que Son pouvoir créateur et Sa sagesse n'existent pas (naturalisme philosophique).
The atheist confuses the idea that scientific conclusions, in order to be scientific, must not refer to God’s creative power or wisdom (methodological naturalism), with the fact that His creative power and wisdom do not exist (philosophical naturalism).
Le reste de ce chapitre abordera ces hypothèses, et la meilleure façon d'y parvenir est de revenir aux bases : comprendre ce qu'est la science, explorer ses limites et démêler certains des débats qui existent dans la philosophie des sciences.
The rest of this chapter will address these assumptions, and the best way to do that is to go back to basics: understand what science is, explore its limitations and unravel some of the discussions that exist in the philosophy of science.
Qu'est-ce que la science ?
What is science?.
Le mot science provient du mot latin *scientia*, qui signifie connaissance. La science est l'effort humain pour comprendre le fonctionnement du monde physique. Le mathématicien et philosophe des sciences Bertrand Russell explique fort bien que la science est « la tentative de découvrir, par le biais de l'observation et du raisonnement qui en découle... des faits particuliers sur le monde, et les lois reliant les faits entre eux. »337
The word science comes from the Latin word scientia, meaning knowledge. Science is the human endeavour to understand how the physical world works. Mathematician and philosopher of science Bertrand Russell nicely explains that science is “the attempt to discover, by means of observation and reasoning based upon it… particular facts about the world, and the laws connecting facts with one another.”337
À la lumière de la définition de Russell, analysons plus en détail la méthode scientifique.
In light of Russell’s definition, let’s further break down the scientific method.
La science a un champ d'application particulier. Elle se concentre sur le monde physique et ne peut traiter que les processus et les phénomènes naturels. De ce point de vue, des questions telles que : qu'est-ce que l'âme ? Qu'est-ce que le sens ? sont des questions qui se situent en dehors du processus scientifique.
Science has a particular scope. It focuses on the physical world, and can only address natural processes and phenomena. From this perspective, questions such as, what is the soul? What is meaning? are questions outside the scientific process.
La science vise à expliquer le monde physique. En tant qu'institution collective, elle vise à produire des explications précises sur le fonctionnement du monde naturel. La manière dont la science cherche à produire des explications est qu'elle élabore des hypothèses testables. Pour qu'une hypothèse soit testable, elle doit générer logiquement des attentes spécifiques. Considérez l'hypothèse suivante : « Le café améliore la performance des lutteurs olympiques. » Cette hypothèse est testable car elle génère les attentes spécifiques suivantes :
Science aims to explain the physical world. As a collective institution, it aims to produce accurate explanations of how the natural world works. The way science aims to produce explanations is that it comes up with testable hypotheses. For a hypothesis to be testable, it must logically generate specific expectations. Consider the following hypothesis: “Coffee improves the performance of Olympic wrestlers.” This hypothesis is testable because it generates the following specific expectations:
• le café améliore la performance.
• coffee improves performance.
• le café altère la performance.
• coffee impairs performance.
• il n'y a aucun changement dans la performance.
• there is no change in performance.
L'un des aspects magnifiques de la science est qu'elle ne se contente pas d'examiner des hypothèses vraies ; elle nécessite plutôt l'expérimentation et le test. C'est pourquoi, en fin de compte, les idées scientifiques ne doivent pas seulement être testables ; elles doivent être réellement testées. Un seul ensemble de résultats n'est pas l'option privilégiée ; la véritable science implique que différents scientifiques répètent l'expérience autant de fois que possible.
One of the beautiful aspects of science is that it does not just examine true hypotheses; rather, it necessitates experimentation and testing. This is why, ultimately, scientific ideas must not only be testable; they must actually be tested. A single set of results is not the preferred option; true science involves that different scientists repeat the experiment as many times as possible.
Il y a manifestement plus à la science que ce que nous avons abordé jusqu'à présent, mais ces observations sont suffisantes pour comprendre les éléments de base de la méthode scientifique. Cela nous amène à répondre aux hypothèses clés concernant la science que certains athées utilisent pour conclure faussement que la science mène à l'athéisme.
There is obviously more to science than what we have discussed so far, but these observations are sufficient to understand the basic elements of the scientific method. This leads us to respond to the key assumptions about science that some atheists use to falsely conclude that science leads to atheism.
Hypothèse n° 1 : La science est le seul moyen d'établir la vérité sur la réalité, et elle peut répondre à toutes les questions.
Assumption #1: Science is the only way to establish the truth about reality, and it can answer all questions.
Cette affirmation, connue sous le nom de scientisme, soutient qu'une proposition n'est pas vraie si elle ne peut être prouvée scientifiquement. Dans diverses conversations que j'ai eues avec des athées et des humanistes, j'ai constaté qu'ils présument constamment cette affirmation. La science n'est pas le seul moyen d'acquérir la vérité sur le monde. Les limites de la méthode scientifique démontrent que la science ne peut pas répondre à toutes les questions. Certaines de ses principales limites incluent le fait qu'elle :
This assertion, known as scientism, claims that a statement is not true if it cannot be scientifically proven. In various conversations I have had with atheists and humanists, I have found that they constantly presume this assertion. Science is not the only way to acquire truth about the world. The limitations of the scientific method demonstrate that science cannot answer all questions. Some of its main limitations include that it:
• est limité à l'observation.
• is limited to observation.
• est moralement neutre.
• is morally neutral.
• ne peut pas s'immiscer dans la sphère personnelle.
• cannot delve into the personal.
• ne peut pas répondre à la question de savoir pourquoi les choses arrivent.
• cannot answer why things happen.
• ne peut pas répondre à certaines questions métaphysiques.
• cannot address some metaphysical questions.
• ne peut pas prouver de vérités nécessaires.
• cannot prove necessary truths.
Cependant, avant d'aborder ces limites, il est important de noter que le scientisme est une position qui se contredit elle-même. Le scientisme affirme qu'une proposition n'est pas vraie si elle ne peut pas être prouvée scientifiquement. Pourtant, l'affirmation ci-dessus elle-même ne peut pas être prouvée scientifiquement. C'est comme dire : « Il n'y a pas de phrases dans la langue anglaise de plus de trois mots », ce qui est contradictoire car cette phrase contient plus de trois mots.338.
However, before we discuss these limitations, it is important to note that scientism is self-defeating. Scientism claims that a proposition is not true if it cannot be scientifically proven. Yet the above statement itself cannot be scientifically proven. It is like saying, “There are no sentences in the English language longer than three words”, which is self-defeating because that sentence is longer than three words.338.
Limité à l'observation.
Limited to observation.
Cela peut sembler être une limitation évidente, mais elle n'est pas entièrement comprise. Les scientifiques sont toujours limités par leurs observations. Par exemple, si un scientifique veut découvrir l'effet de la caféine sur des souris bébés, il sera restreint par le nombre et le type de souris dont il dispose ainsi que par toutes les variables en place durant son expérience. Le philosophe des sciences Elliot Sober souligne ce point dans son essai, Empiricism : « À tout moment, les scientifiques sont limités par les observations dont ils disposent... la limitation est que la science est contrainte de restreindre son attention aux problèmes que les observations peuvent résoudre. »339
This may sound like an obvious limitation, but it is not entirely understood. Scientists are always limited to their observations. For example, if a scientist wants to find out the effect of caffeine on baby mice, they will be restricted to the number and type of mice they have and all the variables in place during their experiment. Philosopher of science Elliot Sober makes this point in his essay, Empiricism: “At any moment scientists are limited by the observations they have at hand… the limitation is that science is forced to restrict its attention to problems that observations can solve.”339
Non seulement les scientifiques sont limités aux observations, mais ils sont également contraints par le fait qu'une observation future peut mener à de nouvelles conclusions qui, à leur tour, peuvent contredire ce qui a été observé précédemment (voir la section ci-dessous, « Le problème de l'induction »). Une autre limitation réside dans le fait que ce qui est considéré comme non observable aujourd'hui pourrait être perçu par nos sens à l'avenir, soit grâce à l'amélioration de la technologie, soit grâce à une investigation persistante. La découverte et l'utilisation du microscope et du microscope électronique sont de bons exemples de progrès scientifique. Par conséquent, nous ne pouvons jamais être certains de notre compréhension actuelle du monde physique, car elle peut changer avec l'amélioration des observations.
Not only are scientists restricted to observations, but they are also limited by the fact that a future observation may form new conclusions that in turn can go against what was previously observed (see the section below, ‘The Problem of Induction’). Another limitation involves the fact that what is considered to be non-observable today could be perceived by our senses in the future, either due to improved technology or persistent investigation. The discovery and use of the microscope and the electron microscope are good examples of scientific progress. Therefore, we can never be certain about our current understanding of the physical world, because it can change with improved observations.
Moralement neutre.
Morally neutral.
La science est moralement neutre. Cela ne signifie pas que les scientifiques n'ont pas de morale. Cela signifie que la science ne peut pas fournir de fondement à la moralité (voir le Chapitre 9). Par exemple, la science ne peut pas être une base pour le sens et l'objectivité des morales, et elle ne peut pas nous dire ce qui est juste ou mal. Cela ne signifie pas qu'elle ne peut pas faire partie d'une approche multidisciplinaire qui éclaire certaines décisions éthiques et morales. Cependant, la science, à elle seule, ne parvient pas à fournir une base à ce que nous considérons comme bon ou mauvais.
Science is morally neutral. Now this does not mean that scientists do not have morals. What it means is that science cannot provide a foundation for morality (see Chapter 9). For instance, science cannot be a basis for the meaningfulness and objectivity of morals, and it cannot tell us what is right or wrong. This does not mean that it cannot be part of a multidisciplinary approach that informs some ethical and moral decisions. However, science on its own fails to provide a basis for what we consider good or bad.
La science nous dit essentiellement ce qui est, et non ce qui devrait être. L'affirmation « on ne peut pas déduire un devoir d'un être » est devenue un cliché philosophique ; cependant, elle contient une part de vérité. La science peut nous dire ce qui se passe lorsqu'un couteau pénètre la peau de quelqu'un, y compris tous les processus impliqués, mais elle ne peut pas nous dire si cela est immoral. Le sang, la douleur et les dommages physiques pourraient être dus à une chirurgie vitale importante ou être le résultat d'un meurtre. Le point est que la compréhension de tous les processus impliqués dans la coupure et la pénétration de la chair humaine ne nous conduit pas à une décision morale.
Science essentially tells us what is and not what ought to be. The statement, “you cannot get an ought from an is”, has become a philosophical cliché; however, it has some truth in it. Science can tell us what happens when a knife penetrates someone’s skin, including all of the processes involved, but it cannot tell us whether it is immoral. The blood, pain and physical damage could be due to important life-saving surgery or the result of a murder. The point is that understanding all the processes involved in cutting and penetrating the human flesh does not lead us to a moral decision.
Comme mentionné au Chapitre 9, Charles Darwin a considéré la morale et la science (plus précisément la biologie), et est parvenu à un exemple extrême des implications possibles de notre moralité découlant d'un processus biologique. Il a suggéré que si nous avions été élevés sous un ensemble différent de conditions biologiques, alors ce que nous considérerions comme moral pourrait être très différent de nos vues actuelles.340 Ce que Darwin nous disait peut-être, c'est que si ce que les êtres humains considèrent comme moral n'était que le résultat d'un conditionnement biologique antérieur, alors le fait d'avoir un ensemble différent de conditions entraînerait des normes morales différentes. Cela a des implications immenses pour les fondements et la signification de la moralité. Premièrement, établir la biologie ou un ensemble de conditions physiques comme base de la moralité rend la morale subjective — parce qu'elle est (et était) sujette à des changements inévitables. Cependant, cela contredit le fait inné et indéniable que certaines morales sont objectives (voir Chapitre 9). Deuxièmement, si notre sens de la moralité était basé sur des conditions biologiques, alors quelle signification nos morales ont-elles ? Puisque nos morales auraient pu être différentes si nous avions été « élevés » différemment, alors nos morales perdent leur sens. C'est parce qu'il n'y a rien de nécessaire dans notre vision morale, car elle est simplement le résultat du hasard et de processus physiques. Dans son livre, *The Moral Landscape*, l'athée exubérant et neuroscientifique Sam Harris a tenté de justifier notre sens de la moralité objective en expliquant comment la science peut déterminer nos valeurs morales. Ses compagnons athées ont loué ses efforts, mais il a également fait face à d'immenses critiques de la part des théistes et de ses camarades d'armes. Harris nous présente son paysage de la moralité. Sur les sommets se trouve la bonté morale et dans les creux se trouve le mal moral. Comment sait-il ce qui est bien et ce qui est mal ? Eh bien, les sommets représentent le bien-être et les creux représentent la souffrance. Cela peut sembler être un résumé grossier de sa discussion, mais pour être juste, cela revient à ce que Harris assimile le mal à la souffrance et le bien au bien-être. C'est là que Harris échoue. S'il peut être démontré que des personnes peuvent accroître leur propre bien-être en nuisant à autrui, son paysage moral est démoli. Une autre façon de rejeter l'argument de Harris est de montrer que certaines choses qui peuvent promouvoir notre bien-être sont moralement abhorrées. Considérez, par exemple, l'inceste avec l'utilisation de la contraception. Les deux parties ont vu leur bien-être augmenter (puisqu'elles décident librement d'agir selon leurs désirs), et il n'y a aucun risque de préjudice ou de souffrance — comme la conception d'un enfant avec des défauts génétiques — en raison de l'utilisation de la contraception. J'ai même soulevé la question de l'inceste auprès du professeur Krauss lors de notre débat, et il n'était pas tout à fait sûr de sa position (il a soutenu qu'il n'était pas clair pour lui que cela était mal et qu'il ne pouvait pas le condamner moralement341). Certaines choses qui peuvent promouvoir notre bien-être sont moralement abhorrées. Même si vous n'êtes pas d'accord avec cet exemple, il existe de nombreux autres exemples parmi lesquels choisir pour appuyer ce point.
Dans son livre, Rational Morality, son confrère athée et philosophe des sciences Robert Johnson propose une critique similaire à l'argument de Harris. Johnson soutient que l'approche de Harris manque de justification quant au fait que les morales soient factuelles et objectives :
In his book, Rational Morality, fellow atheist and philosopher of science Robert Johnson provides a similar criticism to Harris’s argument. Johnson argues that Harris’s approach lacks justification for morals being factual and objective:
« Harris semble toujours être piégé par le problème consistant à admettre qu'il suppose simplement que le fait moral relatif au "bien-être" existe. Trouverons-nous ce fait moral en étudiant le sol sous les rochers ? Non. Serons-nous capables d'en impliquer l'existence en examinant la question comme on le fait avec les lois de la mécanique quantique ? Non. En fait, la seule chose qui soutient nos intuitions selon lesquelles ces faits moraux existent simplement de manière indépendante est précisément cela : nos intuitions... Le problème lui-même peut être expliqué assez simplement : ce n'est pas parce que Harris identifie correctement la manière dont la moralité est actuellement définie que la moralité doit pour autant être considérée comme factuelle. En effet, Harris lui-même admet qu'il y a beaucoup de choses que nous autorisons actuellement et qui sont immorales... »342.
“Harris still appears to be trapped in the problem of admitting that he is just assuming that the moral fact relating to ‘wellbeing’ exists. Will we find this moral fact while studying the ground under rocks? No. Will we be able to imply its existence when examining the issue like with the laws of quantum mechanics? No. In fact the only thing backing up our intuitions that these moral facts simply exist independently is just that: our intuitions… The problem itself can be explained fairly simply: just because Harris correctly identifies how morality is currently defined, it does not mean that morality should therefore be taken as factual. Indeed, Harris himself admits there are plenty of things we currently allow for which are immoral….”342.
On ne peut pas tester l'individuel.
You cannot test the personal.
La science s'enorgueillit de tester les idées. Sans test, il n'y a pas de science. Cependant, à un certain point, le test doit céder la place à la confiance. Par exemple, comment savons-nous ce que les gens ont intentionné ? Comment savons-nous ce qu'une personne ressent ? Le scientifique peut arguer qu'il peut savoir si quelqu'un ment en utilisant un détecteur de mensonges ; il peut également affirmer qu'un ensemble entier d'indicateurs physiologiques et comportementaux est corrélé à certains sentiments (ce qui n'est pas vrai et sera discuté plus bas). Ils ont un point de vue valable, mais ce n'est pas aussi simple que cela. Considérez l'amitié comme exemple. Votre ami vous interroge sur votre journée et sur la façon dont vous vous sentez, et vous répondez en disant que ce fut une excellente journée et que vous vous sentez assez heureux. Imaginez que vous le rencontriez le lendemain et qu'il vous pose la même question, mais qu'il ne vous croie que si vous vous branchez à un détecteur de mensonges pour capturer des données physiologiques essentielles. Cela nuirait-il à votre amitié ? S'il continuait à faire la même demande chaque fois que vous répondiez à sa question, la relation que vous avez bâtie avec lui serait-elle affectée ? Bien sûr que oui. Le domaine de l'amitié personnelle est préservé si nous sommes dignes de confiance dans nos réponses et si nous faisons confiance à ce que les gens disent. Un autre exemple est celui des émotions. Comment savons-nous si quelqu'un se sent déprimé ? Avons-nous un détecteur de dépression que nous pourrions utiliser ? Bien que les données physiologiques fournissent certains éléments, une partie importante des informations vitales réside dans l'interaction personnelle entre le psychiatre et le patient. Cela prend généralement la forme de questions, de réponses et même d'un questionnaire rempli. Tout cela exige que nous fassions confiance à certaines des réponses du patient. Par conséquent, il me semble que les observations seules ne suffisent pas pour certains domaines de la vie humaine, tels que l'amitié et la santé mentale. La science doit donc s'appuyer sur la confiance, plutôt que de dépendre uniquement des tests.
Science prides itself on testing ideas. Without testing there is no science. However, at some point testing must give way to trust. For instance, how do we know what people have intended? How do we know what a person is feeling? The scientist may argue that they can tell someone is lying by using a lie detector; they may also assert that an entire array of physiological and behavioural indicators correlates to certain feelings (this is not true and will be discussed below). They have a point, but it is not as simple as that. Consider friendships as an example. Your friend asks you about your day and how you are feeling, and you respond by saying it has been a great day and that you are feeling quite happy. Imagine, you meet him the following day and he asks you the same question, but will only believe you if you hook yourself up to a lie detector to capture essential physiological data. Would that harm your friendship? If he continued to make the same request every time you responded to his question, would the relationship you have built with him be affected? Of course it would. The realm of personal friendship is preserved, if we are trustworthy in our responses and if we trust what people say. Another example is emotions. How do we know if someone is feeling depressed? Do we have a depression detector that we could use? Although physiological data provides some input, a significant portion of the vital information is in the personal interaction between the psychiatrist and the patient. This usually takes the form of questions, answers and even a completed questionnaire. These all require that we trust some of the patient’s answers. Therefore, it seems to me that observations alone are not enough for certain domains of human life, such as friendship and mental health. Science, therefore, must rely on trusting, rather than depending solely on testing.
Comme cela a été discuté au chapitre 7, la science ne peut traiter que des données à la troisième personne, tandis que les attributs personnels, tels que les sentiments et les expériences, sont des données à la première personne. L'argument de Mary de Frank Jackson, que j'ai exposé au chapitre 7, montre que connaître tous les faits physiques à la troisième personne ne conduit pas à la connaissance de tous les faits. En d'autres termes, ils ne peuvent rien nous dire sur les données personnelles à la première personne. La science ne peut rien nous dire sur ce que cela fait pour un organisme de vivre un état de conscience subjectif interne (voir le chapitre 7). La seule façon de se rapprocher d'une réponse est de se fier à la description qu'une personne fait de sa propre expérience de conscience subjective personnelle (bien que vous ne puissiez toujours pas savoir véritablement ce que cela fait pour elle de vivre cette expérience ; voir le chapitre 7). Le point est simple : la science ne peut pas tester le personnel.
As discussed in Chapter 7, science can only deal with third-person data, whereas personal attributes, such as feelings and experiences, are first-person data. Frank Jackson’s Mary argument I expounded upon in Chapter 7, shows that knowing all the physical third-person facts do not lead to all the facts. In other words, they can tell us nothing about the personal first-person data. Science cannot tell us anything about what it is like for an organism to experience an internal subjective conscious state (see Chapter 7). The only way of getting close to an answer is by trusting someone’s description of their personal subjective conscious experience (although you will still never be able to truly know what it is like for them to have that experience; see Chapter 7). The point is simple: Science cannot test the personal.
Ne peut pas répondre au « pourquoi ? ».
Cannot answer ‘why?’.
Ma tante frappe à votre porte et vous présente un délicieux gâteau au chocolat fait maison. Vous acceptez le cadeau et posez le gâteau sur la table de votre cuisine. Une fois que ma tante est partie, vous ouvrez la boîte pour en prendre une part. Avant de vous régaler, vous vous posez une question : pourquoi a-t-elle cuisiné ce gâteau pour moi ? En tant que scientifique, vous ne pouvez pas faire grand-chose d'autre que d'explorer la seule donnée que vous avez sous la main : le gâteau. Après avoir effectué de nombreux tests, vous découvrez que le gâteau a probablement été cuit à 350 degrés Fahrenheit, et que les ingrédients comprenaient de la poudre de cacao, du sucre, des œufs et du lait. Cependant, connaître toutes ces informations ne vous aide pas à répondre à la question. La seule façon de le savoir est de lui demander. Cet exemple nous montre que la science peut nous dire le « quoi » et le « comment », mais qu'elle échoue à nous donner le « pourquoi ». Ce que l'on entend par « pourquoi » ici, c'est qu'il y a un but derrière les choses. La science peut répondre au pourquoi de l'existence des montagnes du point de vue du fait qu'elles ont été formées via des processus géologiques, mais elle ne peut pas fournir le but derrière la formation des montagnes. Beaucoup nieraient tout simplement le concept même de finalité.
My aunty knocks on your door and presents you with a lovely home-baked chocolate cake. You accept the gift and place the cake on your kitchen table. Once my aunty has gone, you open the box to have a slice. Before you indulge, you ask yourself a question: Why has she baked me this cake? As a scientist you cannot do much apart from explore the only piece of data you have at hand: the cake. After doing many tests, you find out that the cake was probably baked at 350 degrees Fahrenheit, and the ingredients included cocoa powder, sugar, eggs and milk. However, knowing all of this information does not help you to answer the question. The only way you can find out is if you ask her. This example shows us that science can tell us the ‘what’ and the ‘how’, but it fails to give us the ‘why’. What is meant by ‘why’ here is that there is a purpose behind things. Science can answer why mountains exist from the point of view that they were formed via geological processes, but it cannot provide the purpose behind the formation of the mountains. Many would simply deny the concept of purpose altogether.
Demander « pourquoi » implique une finalité, et de nombreux athées soutiennent que cette finalité est une illusion, fondée sur une pensée religieuse obsolète. C'est une manière très peu utile de considérer notre existence dans l'univers. Dans un tel monde, tout peut s'expliquer par des processus physiques sur lesquels nous n'avons aucun contrôle. Nous ne sommes qu'un domino parmi une rangée de dominos qui tombent. Nous devons tomber, parce que le domino derrière nous est tombé. Non seulement cela est contre-intuitif, mais cela met en lumière des contradictions frappantes dans notre façon de raisonner lors de nos activités quotidiennes habituelles. Imaginez que, en lisant ce livre, vous arriviez au dernier chapitre et que vous voyiez la phrase suivante : « Il n'y a aucun but derrière ce livre ». Considéreriez-vous seulement une telle affirmation comme étant sérieuse ?
Asking why implies a purpose, and many atheists maintain that purpose is an illusion, based on outdated religious thinking. This is a very unhelpful way of looking at our existence in the universe. In such a world, everything can be explained via physical processes that we have no control over. We are just one of the dominoes in a falling row of dominoes. We have to fall, because the domino behind us fell. Not only is it counterintuitive, but it highlights some striking contradictions in the way we reason in normal day-to-day activities. Imagine, while reading this book you reach the final chapter and you see the following sentence: “There is no purpose behind this book”. Would you even consider taking such a statement seriously?.
Impossible de répondre à certaines questions métaphysiques.
Cannot answer some metaphysical questions.
La science peut aborder certaines questions métaphysiques. Cependant, il s'agit de questions qui peuvent être traitées de manière empirique. Par exemple, la science a pu aborder le commencement de l'univers via son domaine connu sous le nom de cosmologie. Néanmoins, certaines questions valides ne peuvent être répondues scientifiquement. Celles-ci incluent : Pourquoi les conclusions d'un raisonnement déductif découlent-elles nécessairement des prémisses précédentes ? Existe-t-il une vie après la mort ? Les âmes existent-elles ? Que ressent un organisme conscient lorsqu'il vit une expérience consciente subjective ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? La raison pour laquelle la science ne peut aborder ces questions est qu'elles se réfèrent à des choses qui dépassent le monde physique et observable.
Science can address some metaphysical questions. However, these are the questions that can be empirically addressed. For example, science has been able to address the beginning of the universe via its field known as cosmology. Nevertheless, some valid questions cannot be answered scientifically. These include: Why do conclusions in deductive reasoning necessarily follow from the previous premises? Is there an afterlife? Do souls exist? What is it like for a conscious organism to experience a subjective conscious experience? Why is there something rather than nothing? The reason that science cannot address these questions is because they refer to things that go beyond the physical, observable world.
Vérités nécessaires.
Necessary truths.
Le scientisme ne peut prouver des vérités nécessaires telles que les mathématiques et la logique. Comme cela a été abordé au chapitre 3, la conclusion d'un argument déductif valide découle nécessairement de ses prémisses. Considérez l'argument suivant :
Scientism cannot prove necessary truths such as mathematics and logic. As discussed in Chapter 3, the conclusion of a valid deductive argument necessarily follows from its premises. Consider the following argument:
1. Les conclusions basées sur des observations limitées ne sont pas absolues.
1. Conclusions based on limited observations are not absolute.
2. Les conclusions scientifiques sont basées sur des observations limitées.
2. Scientific conclusions are based on limited observations.
3. Par conséquent, les conclusions scientifiques ne sont pas absolues.
3. Therefore, scientific conclusions are not absolute.
La validité de cet argument (à ne pas confondre avec sa véracité) ne repose pas sur des preuves empiriques. Sa validité se réfère au flux logique de l'argument et n'a rien à voir avec la vérité des prémisses. Il existe un lien logique entre la conclusion et les prémisses. Ce lien ne repose sur rien d'empirique ; il se produit dans l'esprit de l'individu. La science peut-elle justifier le lien logique entre les prémisses et la conclusion ? Non, elle ne le peut pas. Comme cela a été discuté au Chapitre 3, il existe une intuition dans nos esprits qui nous fait passer des prémisses à la conclusion. Nous percevons quelque chose qui ne repose pas sur des preuves empiriques. Il semble y avoir des structures logiques internes ou des aspects de notre esprit qui facilitent ce type de raisonnement. Aucune forme d'observation ne peut justifier ou prouver le flux logique d'un argument déductif.
The validity of this argument (not to be confused with its soundness) is not based on empirical evidence. Its validity refers to the logical flow of the argument and has nothing to do with the truth of the premises. There is a logical connection between the conclusion and the premises. This connection is not based on anything empirical; it is happening in one’s mind. Can science justify the logical connection between the premises and the conclusion? No, it cannot. As discussed in Chapter 3, there is an insight in our minds that moves us from the premises to the conclusion. We see something that is not based on empirical evidence. There seem to be internal logical structures or aspects of our minds that facilitate this type of reasoning. No form of observation can justify or prove the logical flow of a deductive argument.
Les vérités mathématiques telles que 3 + 3 = 6 sont également des vérités nécessaires et ne sont pas de pures généralisations empiriques.343. Par exemple, si je demandais ce que font une Fufulah plus une Fufulah, la réponse serait évidemment deux. Même si vous ne savez pas ce qu'est une Fufulah et que vous n'en avez jamais perçu une, vous savez qu'une unité plus une autre fera deux. Autres sources de connaissance La science ne peut justifier d'autres sources de connaissance, telles que le témoignage. Il s'agit d'une branche de l'épistémologie « qui s'intéresse à la manière dont nous acquérons des connaissances et des croyances justifiées à partir du dire d'autrui ».344.
Mathematical truths such as 3 + 3 = 6 are also necessary truths and are not purely empirical generalisations. 343. For instance, if I were to ask what is one Fufulah plus one Fufulah, the answer would obviously be two. Even though you do not know what a Fufulah is, and you have never sensed one, you know that one of them plus another one is going to be two. Other sources of knowledge Science cannot justify other sources of knowledge, such as testimony. This is a branch of epistemology “concerned with how we acquire knowledge and justified belief from the say-so of other people”.344.
Par conséquent, l'une des questions clés auxquelles il tente de répondre est : Comment acquérons-nous une « connaissance sur la base de ce que d'autres personnes nous disent ? »345
Therefore, one of the key questions it tries to answer is: How do we gain “knowledge on the basis of what other people tell us?”345
Le professeur Benjamin McMyler fournit un résumé de la connaissance testimoniale :
Professor Benjamin McMyler provides a summary of testimonial knowledge:
« Voici quelques choses que je sais. Je sais que le copperhead est le serpent venimeux le plus commun dans la grande région de Houston. Je sais que Napoléon a perdu la bataille de Waterloo. Je sais qu'au moment où j'écris, le prix moyen de l'essence aux États-Unis est de 4,10 $ par gallon... Toutes ces choses, je les connais sur la base de ce que les épistémologues appellent le témoignage, sur la base du fait qu'elles m'ont été rapportées par une autre personne ou un autre groupe de personnes. »346.
“Here are a few things that I know. I know that the copperhead is the most common venomous snake in the greater Houston area. I know that Napoleon lost the Battle of Waterloo. I know that, as I write, the average price for gasoline in the U.S is $4.10 per gallon… All of these things I know on the basis of what epistemologists call testimony, on the basis of being told of them by another person or group of persons.”346.
Le résumé de McMyler semble tout à fait intuitif et met en lumière la raison pour laquelle nous revendiquons certaines connaissances uniquement sur la base de la transmission testimoniale. Le fait que le monde soit une sphère en est un exemple frappant. La croyance que le monde est une sphère n'est pas, pour la plupart d'entre nous, basée ni sur les mathématiques ni sur la science. Elle est purement centrée sur le témoignage. Vos réactions initiales peuvent impliquer les affirmations suivantes : « J'ai vu des images », « Je l'ai lu dans des livres de science », « Tous mes professeurs me l'ont dit », « Je peux monter sur le plus haut sommet de montagne et observer la courbure de la Terre », et ainsi de suite. Cependant, après un examen intellectuel, toutes nos réponses relèvent de la connaissance testimoniale. Voir des photos ou des images est testimonial car vous devez accepter le dire de l'autorité ou de la personne qui affirme qu'il s'agit d'une image du monde. Apprendre ce fait à partir de manuels scientifiques est également dû à la transmission testimoniale, car vous devez accepter ce que les auteurs disent comme étant vrai. Cela s'applique également lorsqu'on fait référence à ses professeurs. Tenter de justifier empiriquement votre conviction actuelle en vous tenant sur le plus haut sommet est également basé sur le témoignage, car beaucoup d'entre nous n'ont jamais fait une telle chose. Votre supposition selon laquelle se tenir sur le plus haut sommet vous fournira une preuve de la rondeur de la Terre repose toujours, en fin de compte, sur le dire d'autrui. Même si vous l'avez déjà fait, cela ne prouve en rien la rondeur de la Terre. Se tenir sur un sommet indiquera seulement que la Terre présente une forme de courbure — et non une sphère complète (après tout, elle pourrait être semi-circulaire ou avoir la forme d'une fleur). En résumé, pour la majorité d'entre nous, le fait que le monde soit rond n'est basé sur rien d'autre que le témoignage.
McMyler’s summary seems quite intuitive and highlights why we claim some knowledge solely based on testimonial transmission. The world being a sphere is a striking example. The belief that the world is a sphere is—for most of us—not based on mathematics or science. It is purely centred on testimony. Your initial reactions may entail the following statements: “I have seen pictures”, “I have read it in science books”, “All my teachers told me”, “I can go on the highest mountain peak and observe the curvature of the Earth”, and so on. However, upon intellectual scrutiny, all of our answers fall under testimonial knowledge. Seeing pictures or images is testimonial because you have to accept the say-so of the authority or person who said it is an image of the world. Learning this fact from science textbooks is also due to testimonial transmission, as you have to accept what the authors say as true. This also applies when referring to your teachers. Attempting to empirically justify your current conviction by standing on the highest peak is also based on testimony, as many of us have never done such a thing. Your assumption that standing on the highest peak will provide you with evidence for the roundness of the Earth is still based, ultimately, on the say-so of others. Even if you have done it before, it does not in any way prove the roundness of the Earth. Standing on a peak will only indicate that the Earth has some form of curvature—and not a complete sphere (after all, it can be semi-circular or shaped like a flower). In summary, for the majority of us, the fact that the world is round is not based on anything else apart from testimony.
La connaissance est impossible sans témoignage. Le professeur d'épistémologie C. A. J. Coady résume les points abordés jusqu'à présent et énumère certaines des choses qui sont acceptées uniquement sur la base de la transmission testimoniale : « ... beaucoup d'entre nous n'ont jamais vu la naissance d'un bébé, la plupart d'entre nous n'ont ni examiné la circulation du sang, ni la géographie réelle du monde, ni aucun échantillon représentatif des lois du pays, et nous n'avons pas fait les observations qui sous-tendent notre connaissance du fait que les lumières dans le ciel sont des corps célestes immensément lointains... »347
Knowledge is impossible without testimony. Professor of Epistemology C. A. J. Coady summarises the points made so far, and lists some of the things that are solely accepted on the basis of testimonial transmission: “…many of us have never seen a baby born, nor have most of us examined the circulation of the blood nor the actual geography of the world nor any fair sample of the laws of the land, nor have we made the observations that lie behind our knowledge that the lights in the sky are heavenly bodies immensely distant….”347
L'importance de la connaissance testimoniale ne nécessite pas de discussion supplémentaire (pour une discussion plus approfondie sur le témoignage, veuillez vous référer au Chapitre 13). En résumé, le scientisme, qui est la vision selon laquelle la méthode scientifique est la seule façon de tirer des conclusions sur la réalité, est faux. Le scientisme est autodestructeur ; il ne peut pas non plus rendre compte des vérités morales, des vérités logiques et mathématiques, ni des sources de connaissance indispensables telles que le témoignage. La science est une méthode d'étude limitée qui ne peut pas répondre à toutes les questions. Hypothèse n°2 : cela fonctionne, donc c'est vrai.
The significance of testimonial knowledge needs no further discussion (for a lengthier discussion on testimony please refer to Chapter 13). In summary, scientism, which is the view that the scientific method is the only way to form conclusions about reality, is false. Scientism is self-defeating; it also cannot account for moral truths, logical and mathematical truths, and indispensable sources of knowledge such as testimony. Science is a limited method of study that cannot answer all the questions Assumption #2: It works, therefore it’s true.
Il ne s'ensuit pas logiquement que parce qu'une chose fonctionne, elle est vraie. Malgré cela, l'ignorance populaire de la philosophie des sciences a permis à des vulgarisateurs tels que Richard Dawkins de soutenir publiquement que les conclusions scientifiques sont vraies parce qu'elles fonctionnent. Lors d'une conférence publique, on a demandé à Dawkins quel était le niveau de certitude que l'on peut attribuer à la science ; sa réponse était — comme mentionné précédemment — grossière. Dawkins se trompait manifestement ; il ne s'ensuit pas que parce qu'une chose fonctionne, elle est en fait vraie. La théorie du phlogistique est un exemple pertinent pour prouver ce point.
It does not logically follow that just because something works, it is true. Despite this, popular ignorance of the philosophy of science has allowed popularisers such as Richard Dawkins to publicly maintain that scientific conclusions are true because they work. During a public lecture, Dawkins was asked about the level of certainty that we can attribute to science; his answer was—as mentioned previously—crude. Dawkins was obviously mistaken; it does not follow that just because something works, it is in fact true. The phlogiston theory is an apt example to prove this point.
Les premiers chimistes ont postulé une théorie selon laquelle tous les objets combustibles contenaient un élément appelé phlogistique. Selon cette théorie, lorsqu'un objet combustible brûlait, il libérait du phlogistique. Plus un matériau était combustible, plus il contenait de phlogistique. Cette théorie a été adoptée comme un fait par la communauté scientifique. La théorie fonctionnait si bien qu'en 1772, Dan Rutherford l'utilisa pour découvrir l'azote, qu'il appelait à l'époque « air phlogistiqué ». Cependant, il s'est avéré plus tard que le phlogistique était une fausse théorie ; le phlogistique n'existait pas. C'est l'un des nombreux exemples montrant qu'une théorie peut fonctionner et produire de nouvelles vérités scientifiques, et pourtant s'avérer fausse par la suite. La leçon est évidente : ce n'est pas parce que quelque chose fonctionne qu'il est vrai. Certains objecteurs non formés soutiendraient que l'exemple ci-dessus est spécifique et ne peut s'appliquer à la science moderne. Ils soutiennent que la théorie du phlogistique n'était pas une théorie complète et comportait des hypothèses. Pourtant, les théories scientifiques d'aujourd'hui ne souffrent pas de ces problèmes. C'est complètement faux. Prenez l'évolution darwinienne comme exemple d'une théorie bien établie. Selon les universitaires séculiers dominants, elle est basée sur des hypothèses, est considérée comme relativement spéculative, et il existe des disputes concernant ses idées fondamentales.348
Early chemists postulated a theory that in all combustible objects was an element called phlogiston. According to this theory, when a combustible object burned, it would release phlogiston. The more combustible a material was, the more phlogiston it contained. This theory was adopted as a fact by the scientific community. The theory worked so well that in 1772 Dan Rutherford used it to discover nitrogen, which he called ‘phlogisticated air’ at the time. However, phlogiston was later found to be a false theory; phlogiston did not exist. This is one of many examples to show that a theory can work and produce new scientific truths, and yet later be found to be false. The lesson is obvious: just because something works, does not mean it is true. Some untrained objectors would argue that the example above is specific and cannot apply to modern science. They maintain that the theory of phlogiston was not a complete theory and had assumptions. However, today’s scientific theories do not suffer from these problems. This is completely false. Take Darwinian evolution as an example of a well-established theory. According to mainstream secular academics, it is based on assumptions, considered relatively speculative, and there are disputes about its core ideas.348
Les revirements scientifiques ne se soucient guère de qui est assis sur le siège passager. Même des choses qui semblaient évidentes, indéniables et observables peuvent être renversées. Un exemple relativement récent de cela est l'étude des crânes de Néandertaliens en Europe. Les biologistes darwiniens soutenaient que les Néandertaliens devaient être les ancêtres de notre espèce. Dans les manuels, les documentaires et les musées, ce « fait scientifique » était enseigné ; en 1997, des biologistes ont annoncé que le Néandertalien ne pouvait tout simplement pas être notre précurseur, sur la base de tests d'ADN modernes. Chaque aspect de la science, et même les sous-théories qui constituent les théories plus vastes dans chaque domaine, finiront par réviser leurs conclusions. L'histoire des sciences nous a montré cette tendance, de sorte que parler de « faits scientifiques » comme étant immuables n'est pas exact. C'est également impraticable. Toutes les théories scientifiques sont des « travaux en cours » et des « modèles approximatifs ». Si quelqu'un prétend qu'il existe une chose telle que des vérités scientifiques absolues, alors comment expliquerait-il le fait que la « mécanique quantique » et la « relativité générale », qui sont toutes deux considérées comme vraies par les physiciens, se contredisent à un niveau fondamental ? Elles ne peuvent pas être toutes deux vraies dans un sens absolu. Sachant cela, les physiciens considèrent les deux comme des modèles de travail valides et utilisent cette approche pour faire de nouveaux progrès. L'idée que des théories scientifiques bien confirmées soient définitives est donc trompeuse, impraticable et dangereuse pour le progrès scientifique. Les historiens et les philosophes des sciences se sont exprimés avec force pour s'opposer à l'utilisation d'un tel langage. Les philosophes des sciences Gillian Barker et Philip Kitcher vont droit au but : « La science est révisable. Par conséquent, parler de "preuve" scientifique est dangereux, car le terme favorise l'idée de conclusions gravées dans la pierre. »349.
Scientific U-turns do not care about who is sitting in the passenger seat. Even things which seemed obvious, undeniable and observable can be overturned. A relatively recent example of this is the study of Neanderthal skulls in Europe. Darwinian biologists argued that Neanderthals must have been the ancestors to our species. In textbooks, documentaries and museums, this ‘scientific fact’ was taught; in 1997 biologists announced the Neanderthal simply could not be our forerunner, based on modern DNA testing. Every aspect of science, and even the subtheories that make up the bigger theories in every field, will eventually revise their conclusions. The history of science has shown us this trend, so to speak of ‘scientific facts’ as immutable is not accurate. It is also impractical. All scientific theories are ‘work in progress’ and ‘approximate models’. If someone claims there is such a thing as scientific absolute truths, then how would he or she explain the fact that ‘quantum mechanics’ and ‘general relativity’, which are both seen as true by physicists, contradict each other at a fundamental level? They both cannot be true in an absolute sense. Knowing this, physicists assume both to be true working models and use this approach to make further progress. The idea that well-confirmed scientific theories are final is therefore misleading, impractical and dangerous for scientific progress. Historians and philosophers of science have been vocal in their opposition of using such language. Philosophers of science Gillian Barker and Philip Kitcher drive the point home: “Science is revisable. Hence, to talk of scientific ‘proof’ is dangerous, because the term fosters the idea of conclusions that are graven in stone.”349.
Hypothèse n°3 : La science mène à la certitude.
Assumption #3: Science leads to certainty.
Certains athées ont une compréhension erronée de la philosophie des sciences. Ils supposent qu'une fois que la science déclare qu'une chose est scientifiquement prouvée, elle est alors absolument vraie et ne changera jamais. Cela expose toutefois un manque de connaissances concernant les problèmes fondamentaux non résolus en science. L'un de ces problèmes, qui est pertinent pour notre discussion, est l'induction. Bien qu'il existe de nombreuses manières pour les scientifiques de confirmer une théorie ou de tirer des conclusions à partir des données empiriques qu'ils ont testées, les arguments inductifs demeurent le fondement de la plupart d'entre eux. Pourtant, les arguments inductifs ne peuvent jamais mener à la certitude.
Some atheists have a gross misunderstanding of the philosophy of science. They assume that once science declares something as scientifically proven, then it is absolutely true and will never change. This, however, exposes a lack of knowledge of the basic unresolved issues in science. One of these issues, which is relevant to our discussion, is induction. Although there are many ways scientists confirm a theory or form conclusions about the empirical data they have tested, inductive arguments remain the bedrock of most of them. Yet inductive arguments can never lead to certainty.
Arguments inductifs.
Inductive arguments.
Les arguments inductifs concernent notre connaissance de ce qui n'a pas été observé. Ils jouent un rôle central dans la connaissance humaine, plus précisément dans la connaissance scientifique. Les arguments inductifs utilisent des exemples de ce que nous avons observé pour tirer des conclusions sur ce que nous n'avons pas observé. Ils peuvent être appliqués pour inclure le présent et le passé. Par exemple :
Inductive arguments concern our knowledge of the unobserved. They play a central role in human knowledge, specifically scientific knowledge. Inductive arguments use instances of what we have observed to make conclusions for what we have not observed. They can be applied to include the present and the past. For example:
• Passé — Prémisse : Les culturistes à qui j'ai parlé ont augmenté leur masse musculaire en conséquence d'une consommation importante de protéines animales. Conclusion : Tous les culturistes du passé ont augmenté leur masse musculaire en consommant beaucoup de protéines animales.
• Past—Premise: The bodybuilders I have spoken to have increased muscle mass as a result of eating a lot of animal protein. Conclusion: All bodybuilders in the past increased muscle mass by eating a lot of animal protein.
• Présent—Prémisse : Mon ami a toujours rencontré des chiens amicaux. Conclusion : Tous les chiens sont amicaux.
• Present—Premise: My friend has always experienced friendly dogs. Conclusion: All dogs are friendly.
• Futur — Prémisse : Toutes les campagnes présidentielles américaines ont eu un candidat démocrate. Conclusion : La prochaine campagne présidentielle aura un candidat démocrate.
• Future—Premise: All of the US presidential campaigns have had a Democrat candidate. Conclusion: The next presidential campaign will have a Democrat candidate.
Les conclusions ci-dessus n'atteignent manifestement pas le niveau de la certitude véritable car il ne s'agit pas d'arguments déductifs. Les explications ci-dessous montrent pourquoi les conclusions des arguments inductifs ci-dessus ne s'ensuivent pas nécessairement :
The above conclusions obviously do not reach the level of true certainty because they are not deductive arguments. The explanations below show why the conclusions in the above inductive arguments do not necessarily follow:
• Les culturistes végétariens du passé gagnaient de la masse musculaire en ne consommant que des protéines végétales.
• Vegetarian bodybuilders in the past gained muscle mass from eating only vegetable protein.
• Il se pourrait que certains chiens ne soient pas amicaux.
• It could be the case that some dogs are unfriendly.
• À l'avenir, il pourrait y avoir un changement de paradigme politique dans la politique américaine, les Démocrates pourraient se dissoudre et un nouveau parti pourrait émerger.
• In the future, there could be a political paradigm shift in US politics, the Democrats could dissolve and a new party could emerge.
La nature incertaine des arguments inductifs a amené de nombreux philosophes à remettre en question la validité de l'induction en tant que moyen d'accéder à la connaissance : c'est un domaine de la philosophie connu sous le nom de justification épistémique. Cette remise en question a conduit à ce que l'on appelle aujourd'hui le problème de l'induction. Il convient de noter que les arguments inductifs ne sont pas la même chose que le raisonnement inductif, car ce type de raisonnement fait référence à l'utilisation des sens et non à la manière dont les conclusions sont tirées. Par exemple, vous observez des grenouilles dans votre jardin, et vous reflétez ce que vous avez observé en affirmant qu'il y a des grenouilles dans votre jardin. Vous ne tirez pas de conclusion pour des phénomènes inconnus (dans ce cas, toutes les grenouilles, ou la prochaine grenouille que vous n'avez pas encore observée).
The uncertain nature of inductive arguments has caused many philosophers to question the validity of induction as a means to knowledge: this is an area of philosophy known as epistemic justification. This questioning led to what is now known as the problem of induction. It must be noted that inductive arguments are not the same as inductive reasoning, as this type of reasoning refers to the use of the senses and not how conclusions are made. For example, you observe frogs in your garden, and you mirror what you have observed by stating that there are frogs in your garden. You do not make a conclusion for unknown phenomena (in this case all frogs, or the next frog you have not yet observed)
Le problème de l'induction.
The problem of induction.
Le défi de l'induction peut être retracé jusqu'à l'école philosophique sceptique grecque connue sous le nom de pyrrhonisme.350 Cependant, c'est David Hume qui a expliqué de manière exhaustive l'échec des arguments inductifs à fournir une connaissance de la réalité. Hume soutenait que la nature de notre raisonnement était basée sur la cause et l'effet, et que le fondement de la cause et de l'effet était l'expérience. Il affirmait que puisque notre compréhension de la cause et de l'effet était basée sur l'expérience, elle ne conduirait pas à la certitude. Hume soutenait que l'utilisation d'un ensemble limité d'expériences pour conclure sur une expérience non observée ne donnerait pas lieu à la certitude.351
The challenge to induction can be traced back to the Greek, sceptical, philosophical school known as Pyrrhonism.350 However, it was David Hume who comprehensively explained the failure of inductive arguments to provide knowledge of reality. Hume argued that the nature of our reasoning was based upon cause and effect, and that the foundation of cause and effect was experience. He maintained that since our understanding of cause and effect was based on experience, it would not lead to certainty. Hume argued that to use a limited set of experiences to conclude for an unobserved experience would not give rise to certainty.351
Les exemples précédents montrent que les arguments inductifs parviennent à une conclusion en passant du particulier au général. En d'autres termes, on passe d'un ensemble limité d'expériences pour conclure sur des expériences qui n'ont pas encore été vécues. Les arguments inductifs ne sont pas déductivement valides, dans la mesure où la conclusion ne découle pas nécessairement de ses prémisses. Hume ne limite pas son argument à l'incertitude de l'induction ; il affirme qu'ils ne sont justifiés d'aucune manière. Les arguments inductifs reposent sur l'hypothèse que « l'avenir ressemblera au passé », 352 ce qui implique que la nature est uniforme. Cependant, la seule façon de justifier cette hypothèse serait d'utiliser un argument inductif. Hume soutient que ce raisonnement est circulaire, car l'hypothèse repose sur la chose même que nous cherchons à justifier. Justifier un argument inductif par cette hypothèse reviendrait à justifier les arguments inductifs par des arguments inductifs. Après tout, il se pourrait que la nature ne soit pas uniforme.353
The previous examples show that inductive arguments make a conclusion by moving from the particular to the general. In other words, one moves from a limited set of experiences to conclude for experiences that have not been experienced. Inductive arguments are not deductively valid, in that the conclusion does not necessarily follow from its premises. Hume does not restrict his argument to the uncertainty of induction; he claims that they are not justified in any way. Inductive arguments are based on an assumption that “the future will resemble the past”, 352 which implies that nature is uniform. However, the only way to justify this assumption would be to use an inductive argument. Hume argues that this reasoning is circular, because the assumption is based on the thing that we are seeking to justify. To justify an inductive argument with this assumption would be tantamount to justifying induction arguments with inductive arguments. After all, it could be that nature is not uniform.353
En résumé, l'argument de Hume est que nous ne pouvons pas justifier les arguments inductifs. L'hypothèse selon laquelle la nature est uniforme repose sur un argument inductif, et par conséquent, utiliser cette hypothèse comme moyen de valider des arguments inductifs « revient à garantir votre promesse de rembourser un prêt en promettant que vous tiendrez vos promesses ». 354.
In summary, Hume’s argument is that we cannot justify inductive arguments. The assumption that nature is uniform is based on an inductive argument, and therefore to use this assumption as a means to validate inductive arguments “is like underwriting your promise to pay back a loan by promising you will keep your promises”. 354.
Les arguments inductifs comme problème pour la science.
Inductive arguments as a problem for science.
Étant donné que les arguments inductifs ne peuvent donner lieu à la certitude, cela devient alors un problème pour les conclusions scientifiques. Les scientifiques s'appuient fortement sur des arguments inductifs pour formuler des conclusions à partir des données qu'ils ont observées. Cependant, puisque toutes les observations sont limitées ou basées sur un ensemble particulier de données observées, le fait de dériver une conclusion basée sur des données limitées ne sera pas certain. L'histoire des sciences fournit de nombreux exemples qui soulignent sa nature dynamique. Les théories prédominantes dans chaque domaine de la science sont très différentes de celles des époques passées. Samir Okasha, maître de conférences en philosophie à l'University of York, soutient que si nous devions choisir n'importe quelle discipline scientifique, nous pourrions être « sûrs que les théories prédominantes dans cette discipline seront très différentes de celles d'il y a 50 ans, et extrêmement différentes de celles d'il y a 100 ans ».355
Given that inductive arguments cannot give rise to certainty, it then becomes a problem for scientific conclusions. Scientists heavily rely on inductive arguments to form conclusions about the data that they have observed. However, since all observations are limited or based on a particular set of observed data, then deriving a conclusion based on limited data will not be certain. The history of science provides many examples that highlight its dynamic nature. Prevailing theories in every field of science are very different from past eras. Samir Okasha, a lecturer of philosophy at the University of York, argues that if we were to pick any scientific discipline, we could be “sure that the prevalent theories in that discipline will be very different from those 50 years ago, and extremely different from 100 years ago.”355
Au début du XXe siècle, la physique paraissait ordonnée et cohérente avec son modèle newtonien de l'univers. Personne ne l'avait remise en question pendant environ 200 ans, car il était « scientifiquement prouvé » qu'elle fonctionnait. Cependant, la mécanique quantique et la relativité générale ont brisé la vision newtonienne du monde. La mécanique newtonienne supposait que le temps et l'espace étaient des entités fixes, mais Albert Einstein a montré qu'ils étaient relatifs et dynamiques. Finalement, après une période de bouleversements, le « Modèle d'Einstein » de l'univers a remplacé le « Modèle Newtonien ». Un coup d'œil superficiel à l'histoire des sciences confirme le problème de l'induction : une nouvelle observation peut toujours contredire des conclusions antérieures.
At the beginning of the 20th century, physics looked neat and tidy with its Newtonian model of the universe. No one had challenged it for around 200 years as it was ‘scientifically proven’ to work. However, quantum mechanics and general relativity shattered the Newtonian view of the world. Newtonian mechanics assumed time and space to be fixed entities, but Albert Einstein showed these were relative and dynamic. Eventually, after a period of upheaval, the ‘Einstein Model’ of the universe replaced the ‘Newtonian Model’. A cursory glance at the history of science confirms the problem of induction: a new observation can always contradict previous conclusions.
La science et les écritures religieuses.
Science and religious scripture.
Puisque les conclusions scientifiques sont de nature inductive, et que les arguments inductifs ne mènent pas à la certitude, il s'ensuit que ce que nous appelons les explications scientifiques ne devraient pas être considérées comme absolues. Il n'y a pas de tablettes de Moïse en science. Il y a, cependant, certaines choses dont nous ne devrions pas douter, telles que : la rondeur de la Terre, l'existence de la gravité et la nature elliptique des orbites.
Since scientific conclusions are inductive in nature, and inductive arguments do not lead to certainty, it follows that what we call scientific explanations should not be considered absolute. There are no Moses tablets in science. There are, however, some things that we should not be sceptical about, such as: the roundness of the Earth, the existence of gravity and the elliptical nature of orbits.
De nombreux athées se moquent des écritures religieuses en raison de leur incapacité à représenter les faits. Il existe de nombreuses discussions, en ligne et hors ligne, sur la science et l'orthodoxie religieuse. Même les programmes de télévision grand public accueillent des débats sur les perspectives religieuses concernant le monde naturel. Cependant, à la lumière de la discussion ci-dessus, nous avons créé une fausse dichotomie entre la religion et la science. Il ne s'agit pas simplement d'en accepter une au détriment de l'autre.
Many atheists mock religious scripture for its inability to represent the facts. There are many online and off-line discussions on science and religious orthodoxy. Even mainstream television programmes host debates on religious perspectives on the natural world. However, in light of the discussion above, we have created a false dichotomy of religion versus science. It is not as simple as accepting one over the other.
La science est l'application de la raison au monde naturel. Elle cherche à comprendre comment le monde fonctionne. Le Qur’an fait également référence à des phénomènes naturels, et il y a inévitablement eu des conflits directs avec les conclusions scientifiques. Lorsqu'un conflit survient, il n'y a aucune raison de paniquer ou de nier le verset coranique qui n'est pas en adéquation avec la science ; personne ne peut non plus utiliser cette situation pour prétendre que le Qur’an a tort. Agir ainsi reviendrait à supposer que les conclusions scientifiques sont vraies de manière absolue et qu'elles ne changeront pas ; ce qui est manifestement faux. L'histoire a montré que la science révise ses conclusions. Croire cela ne fait pas de quelqu'un un anti-scientifique. Imaginez à quel point de progrès nous ferions si les scientifiques n'étaient pas autorisés à remettre en question les conclusions passées : il n'y en aurait aucun. La science n'est pas une collection de faits éternels et n'a jamais été censée l'être. Puisqu'il existe de bons arguments pour justifier l'affirmation du Qur’an d'être la parole de Dieu (voir le Chapitre 13), alors si le Qur’an entre en conflit avec la connaissance humaine limitée, cela ne devrait pas créer une confusion massive. Rappelez-vous, Dieu possède l'image entière, nous n'avons qu'un pixel. Jusqu'aux années 1950, tous les physiciens, y compris Einstein, croyaient que l'univers était éternel ; toutes les données soutenaient cela, et cette croyance entrait en conflit avec le Qur’an. Pourtant, le Qur’an stipule explicitement que l'univers a eu un commencement. De nouvelles observations utilisant de puissants télescopes avancés ont amené les physiciens à abandonner le modèle de l'« état stationnaire » (univers éternel) pour le remplacer par le modèle du Big Bang (univers avec un commencement, possiblement il y a environ 13,7 milliards d'années). Ainsi, la science s'est mise en adéquation avec le Qur’an. La même chose s'est produite avec la vision coranique du soleil. Le Qur’an stipule que le soleil a une orbite ; les astronomes n'étaient pas d'accord, affirmant qu'il était stationnaire. C'était la contradiction la plus directe entre les observations des scientifiques et le Qur’an. Cependant, après la découverte du télescope Hubble, les astronomes ont révisé leurs conclusions et ont découvert que le Soleil orbitait autour du centre de la galaxie de la Voie lactée. Pourtant, cela ne signifie pas que le Qur’an est un livre de science. C’est un livre de signes. Le Qur’an ne donne aucun détail concernant les phénomènes naturels. La plupart des choses auxquelles il se réfère peuvent être comprises et vérifiées à l'œil nu. L'objectif principal des versets qui pointent vers le monde naturel est d'exposer une puissance et une sagesse métaphysiques. Leur rôle n'inclut pas l'élucidation de détails scientifiques. Ceux-ci peuvent changer avec le temps ; cependant, le fait que les phénomènes naturels possèdent une puissance et une sagesse derrière eux est une réalité intemporelle. De ce point de vue, le conflit entre le Qur’an et les conclusions scientifiques se poursuivra probablement, car ils constituent deux types de connaissances complètement différents.
Cette discussion ne devrait toutefois pas encourager les Musulmans et les personnes religieuses à nier les conclusions scientifiques. Le faire serait absurde. Au contraire, tant les théories scientifiques bien confirmées que les vérités révélées devraient être acceptées, même si elles se contredisent. Les conclusions scientifiques peuvent être acceptées pratiquement comme des modèles de travail susceptibles de changer et qui ne sont pas absolus, et les vérités révélées peuvent être acceptées comme faisant partie des croyances de chacun. S'il n'y a aucun espoir de concilier une conclusion scientifique et un énoncé du Qur'an, alors vous n'avez pas à rejeter la révélation pour accepter la science du moment. Inversement, la science ne doit pas non plus être rejetée. Comme mentionné précédemment, il relève de votre droit épistémique d'accepter à la fois les vérités scientifiques et les vérités révélées. L'approche équilibrée et nuancée concernant la science et la révélation consiste à accepter la science et à laisser les preuves parler d'elles-mêmes. Cependant, cela doit se faire dans un contexte où l'on ne fait pas de sauts de foi épistémiques massifs en concluant que les preuves que nous avons acquises et les conclusions que nous avons tirées sont la vérité absolue. La science peut changer. De plus, cette approche inclut l'acceptation de la révélation. En résumé, nous pouvons accepter les conclusions scientifiques de manière pratique et comme des modèles de travail, mais si quoi que ce soit contredit la révélation (après avoir tenté de concilier les deux), vous n'êtes pas obligé d'intégrer la conclusion scientifique dans votre système de croyance. C'est pourquoi les Musulmans ne devraient pas avoir à nier l'évolution darwinienne ; ils peuvent l'accepter pratiquement comme le meilleur modèle de travail actuel, tout en comprenant que certains de ses aspects ne peuvent être conciliés avec l'orthodoxie. Rappelez-vous que, simplement parce qu'une chose est le meilleur modèle de travail actuel, elle n'est pas la vérité absolue. Il est également important de noter que la connaissance scientifique et la révélation Divine ont deux sources différentes. L'une provient de l'esprit humain limité, l'autre provient de Dieu. Il faudrait commettre une disqualification épistémologique pour utiliser les conclusions scientifiques comme moyen de rejeter la révélation. Notre compréhension de la réalité est pixélisée. Notre connaissance est finie, la connaissance de Dieu ne l'est pas. Par conséquent, s'il devait y avoir une contradiction entre les deux, la stratégie susmentionnée devrait être adoptée.
This discussion should not, however, encourage Muslims and religious people to deny scientific conclusions. To do so would be absurd. Rather, both well-confirmed scientific theories and the revelational truths should be accepted, even if they contradict each other. Scientific conclusions can be accepted practically as working models that can change and are not absolute, and the revelational truths can be accepted as part of one’s beliefs. If there is no hope of reconciling a scientific conclusion and a statement of the Qur’an, then you do not have to reject revelation and accept the science of the day. Conversely, the science should not be rejected either. As previously mentioned, it is within your epistemic right to accept both scientific and revelational truths. The balanced and nuanced approach concerning science and revelation is to accept the science and allow the evidence to speak for itself. However, this should be in the context of not making massive epistemic leaps of faith and concluding that the evidence we have acquired and the conclusions we have made are the gospel truth. Science can change. In addition, this approach includes accepting the revelation. In summary, we can accept scientific conclusions practically and as working models, but if anything contradicts revelation (after attempting to reconcile the two), you do not have to accept the scientific conclusion into your belief system. This is why Muslims should not need to deny Darwinian evolution; they can accept it practically as the current best-working model, but understand that some aspects of it cannot be reconciled with orthodoxy. Remember, just because something is the current best-working model, it is not the absolute truth. It is also important to note that scientific knowledge and Divine revelation have two different sources. One is from the human limited mind, the other is from God. One would have to commit an epistemological disqualification to use scientific conclusions as a means to dismiss revelation. We have a pixelated understanding of reality. Our knowledge is finite, God’s knowledge is not. Therefore, if there happens to be a contradiction between the two, the above strategy should be adopted.
Arguments inductifs islamiques ?
Islamic inductive arguments?.
Les observateurs critiques et érudits de cette discussion remarqueront que, bien qu'il s'agisse d'une compréhension dominante de la science (parmi les universitaires et les philosophes), elle met également en lumière des critiques potentielles de l'épistémologie islamique. Ils peuvent soutenir que dans la tradition islamique, des arguments inductifs sont utilisés pour préserver le Coran et les traditions prophétiques (connues sous le nom de hadith ; ahadith au pluriel). Par conséquent, les musulmans ne pourraient pas revendiquer la certitude concernant ces textes sources vitaux pour l'Islam. Il s'agit d'une contention erronée. Pour expliquer pourquoi, référez-vous à la distinction établie précédemment entre le raisonnement inductif et les arguments inductifs. Le raisonnement inductif procure la certitude pour des types de connaissances fondamentaux. Par exemple, si j'observe X dans Y, il s'ensuit que Y permet X ; j'observe que les corbeaux volent, il s'ensuit donc nécessairement que certains corbeaux volent. Comme vous pouvez le voir, cette forme d'induction ne fait que « refléter » l'observation. Elle énonce les faits évidents sans tirer de conclusion pour quelque chose qui reste à être observé. Ce type d'induction a été utilisé dans la préservation du Coran et des traditions prophétiques. Par exemple, un compagnon du Prophète Muhammad ﷺ a entendu le Coran, et il a simplement répété ce qu'il avait entendu. Il n'a jamais tiré de conclusion pour un verset qu'il n'avait jamais entendu. Par exemple, un compagnon n'entendrait pas « Iyyaka na’abudu wa iyyaka nasta’een » (C'est Toi que nous adorons et c'est Toi dont nous implorons le secours) pour ensuite conclure « Qul huwa Allahu ahad » (Dis : Il est Allah, l'Unique). Par conséquent, cette objection est fausse, car elle méconnaît le type d'induction impliqué dans la préservation du Coran et des traditions prophétiques.
Critical and learned observers of this discussion will notice that although this is a mainstream understanding of science (amongst academics and philosophers), it also brings to light potential criticisms of Islamic epistemology. They can argue that in the Islamic tradition, inductive arguments are used to preserve the Qur’an and Prophetic traditions (known as hadith; ahadith, pl.). Therefore, Muslims cannot claim certainty in these vital source texts for Islam. This is a misplaced contention. To explain why, refer back to the earlier distinction between inductive reasoning and inductive arguments. Inductive reasoning provides certainty for basic types of knowledge. For instance, if I observe X in Y, it follows that Y allows X; I observe that crows fly, so it necessarily follows that some crows fly. As you can see, this form of induction just ‘mirrors’ the observation. It states the plain facts without making a conclusion for something that is yet to be observed. This type of induction was used in the preservation of the Qur’an and the Prophetic traditions. For example, a companion of the Prophet Muhammad صلى الله عليه وسلم heard the Qur’an, and he simply repeated what he had heard. He never made a conclusion for a verse that he never heard. For example, a companion wouldn’t hear “Iyyaka na’abudu wa iyyaka nasta’een” (it is You we worship and it is You we ask for help) and then conclude “Qul huwa Allahu ahad” (Say, He is God, the uniquely One). Hence this objection is false, as it misunderstands the type of induction involved in the preservation of the Qur’an and the Prophetic traditions.
Hypothèse n° 4 : Confondre le naturalisme méthodologique avec le naturalisme philosophique.
Assumption #4: Conflating methodological with philosophical naturalism.
L'hypothèse finale sous-tendant l'affirmation selon laquelle la science mène à l'athéisme fait référence au naturalisme philosophique et au naturalisme méthodologique. Le naturalisme philosophique est la conception selon laquelle l'univers est comme un système clos ; il n'y a rien à l'extérieur de l'univers qui puisse interférer avec lui, et il n'y a pas de Dieu ni rien de lié au surnaturel. Un aspect clé du naturalisme philosophique est que tous les phénomènes peuvent être expliqués par des processus physiques. Le naturalisme méthodologique soutient que pour que quoi que ce soit puisse être décrit comme scientifique, cela ne peut faire référence au pouvoir créateur ou à l'activité de Dieu.
The final assumption behind the assertion that science leads to atheism refers to philosophical naturalism and methodological naturalism. Philosophical naturalism is the view that the universe is like a closed system; there is nothing outside the universe that interferes with it, and there is no God or anything related to the supernatural. A key aspect of philosophical naturalism is that all phenomena can be explained via physical processes. Methodological naturalism maintains that for anything to be described as scientific, it cannot refer to God’s creative power or activity.
Les athées qui croient que la science mène à l'athéisme détiennent l'hypothèse non scientifique du naturalisme philosophique. Le naturalisme philosophique constitue les « lentilles » que l'on place sur ses yeux pour comprendre le monde. Si vous portiez des lunettes teintées en jaune, de quelle couleur verriez-vous les choses ? Jaune. De même, si vous mettez les lentilles du naturalisme philosophique, tout ce que vous verrez sera un univers sans Dieu. Le naturalisme philosophique façonne la manière dont on voit le monde. Le naturalisme philosophique est tout simplement une foi. L'athée, le professeur Michael Ruse, admet ce fait : « Si vous voulez une concession, j'ai toujours dit que le naturalisme est un acte de foi... ». 356 Pourquoi est-ce une foi ? Eh bien, le naturalisme est incohérent, car il croit aveuglément que tout peut être expliqué par des processus physiques, malgré un certain nombre de faits récalcitrants ; en d'autres termes, des faits qui résistent à une théorie. 357 Par exemple, nous nous rencontrons tous deux aujourd'hui dans un restaurant à six heures, et le lendemain, la police vient chez moi pour m'arrêter pour suspicion de meurtre de quelqu'un au moment même où nous dînions. Le fait récalcitrant serait que j'étais avec vous en train de manger au moment du meurtre. Ma présence prouvée résiste aux soupçons de la police selon lesquels j'aurais commis le meurtre. Vous vous demandez peut-être quels sont ces faits récalcitrants qui rendent le naturalisme philosophique incohérent ? Eh bien, beaucoup des chapitres précédents constituent un bon point de départ. Le naturalisme philosophique ne peut expliquer de manière adéquate le problème difficile de la conscience (voir Chapitre 7), la finitude et la dépendance de l'univers (voir Chapitres 5 et 6), l'ajustement fin des lois et l'ordre dans l'univers (voir Chapitre 8), l'existence de morales objectives (voir Chapitre 9) et bien plus encore. À la lumière de cela, pourquoi quelqu'un adopterait-il aveuglément une telle philosophie, qui empêche de laisser la réalité parler d'elle-même ? De nombreux athées ont de tels présupposés naturalistes. Par conséquent, il n'est pas surprenant qu'ils rejettent les conclusions des arguments théistes. Généralement, ils rejettent les bons arguments parce qu'ils sont aveuglés par la fausse supposition que tout doit être expliqué par des processus physiques et qu'ils ne peuvent jamais envisager d'explications surnaturelles. Le naturalisme méthodologique n'est pourtant pas un problème pour le théisme, et particulièrement pour le théisme islamique. Le naturalisme méthodologique n'est pas un problème pour le théisme islamique car la tradition islamique accepte que l'univers entier est composé de causes physiques et que ces causes sont une manifestation de la volonté Divine. Certains athées, cependant, confondent le naturalisme méthodologique avec le naturalisme philosophique. Ce n'est pas parce que les conclusions et les théories scientifiques ne peuvent pas se référer à la puissance et à la créativité de Dieu (naturalisme méthodologique), qu'il s'ensuit que Dieu n'existe pas (naturalisme philosophique). Comme l'a dit le biologiste de l'évolution Scott C. Todd : « le scientifique, en tant qu'individu, est libre d'embrasser une réalité qui transcende le naturalisme »358.
Alors, la science a-t-elle infirmé Dieu ?
So has science disproved God?.
À la lumière de ce qui précède, la réponse est non. La science est une belle méthode d'étude qui a énormément bénéficié à l'humanité. Cependant, ses conclusions ne sont pas gravées dans le marbre. En tant que méthode, elle ne peut pas rejeter directement l'existence de Dieu, répondre à toutes les questions, et elle n'est pas le seul moyen de tirer des conclusions sur la réalité. Bon nombre des suppositions que certains athées tiennent à l'égard de la science sont incohérentes et fondées sur une profonde mécompréhension de la philosophie des sciences.
In light of the above, the answer is no. Science is a beautiful method of study that has benefited humanity tremendously. However, its conclusions are not engraved in stone. As a method, it cannot directly reject God’s existence, answer all questions, and it is not the only way to form conclusions about reality. Many of the assumptions that some atheists hold about science are incoherent and based on a gross misunderstanding of the philosophy of science.