Dieu est-Il Miséricordieux ? – La réponse de l'Islam au mal et à la souffrance
Is God Merciful? – Islam’s Response To Evil And Suffering
Quand j'étais enfant, mes parents me réprimandaient toujours pour avoir essayé de boire le whisky de mon grand-père. Vous pouvez imaginer un jeune enfant actif et curieux observant son grand-père siroter ce liquide épais, doré et lisse. J'en voulais ! Cependant, chaque fois que je tentais de boire secrètement cette boisson tentante, j'avais de gros ennuis. Je ne comprenais jamais pourquoi, et ainsi, des pensées négatives à l'égard de mes parents défilaient dans mon esprit. Plusieurs années plus tard, je réalise maintenant pourquoi ils ne m'autorisaient pas à boire le whisky de mon grand-père ; cela aurait pu m'empoisonner. Une boisson alcoolisée à 40 % de volume n'aurait pas été agréable pour mon jeune estomac ou mon foie. Cependant, quand j'étais plus jeune, je n'avais pas accès à la sagesse qui constituait la base de la décision de mes parents, et pourtant je pensais que ma négativité à leur égard était justifiée.
When I was a child, my parents would always chide me for trying to drink my grandfather’s whisky. You can imagine, an active and inquisitive young child observing his grandfather sip this thick, gold, smooth liquid. I wanted some! However, every time I attempted to secretly drink the enticing beverage, I would get into big trouble. I never understood why, thus negative thoughts about my parents would race through my mind. Fast-forward many years, I now realise why they didn’t allow me to drink my grandfather’s whisky; it could have poisoned me. A 40 percent volume alcoholic drink would not have been pleasant on my young stomach or liver. However, when I was younger, I did not have access to the wisdom that formed the basis of my parents’ decision, yet I thought I was justified in my negativity towards them.
Ceci résume l'attitude de l'athée envers Dieu lorsqu'il tente de comprendre le mal et la souffrance dans le monde. L'histoire ci-dessus n'a pas pour but de dénigrer la souffrance et la douleur que les gens éprouvent. En tant qu'êtres humains, nous devons faire preuve d'empathie et trouver des moyens d'atténuer les épreuves d'autrui. Cependant, l'exemple est destiné à soulever un point conceptuel. En raison d'une préoccupation valable et sincère pour les humains et les autres êtres sensibles, de nombreux athées soutiennent que l'existence d'un Dieu puissant et miséricordieux est incompatible avec l'existence du mal et de la souffrance dans le monde. S'Il est Le-Miséricordieux, Il devrait vouloir que le mal et la souffrance cessent, et s'Il est Tout-Puissant, Il devrait être capable de les arrêter. Cependant, puisqu'il y a le mal et la souffrance, cela signifie soit qu'Il n'est pas puissant, soit qu'Il manque de miséricorde, soit les deux. L'argument du mal et de la souffrance revêt deux formes : la forme logique et la forme probante. La forme logique tente de soutenir que la non-existence de Dieu est une conclusion nécessaire. Elle soutient qu'il est impossible que le mal et la souffrance existent et que, dans le même temps, Dieu existe avec des attributs de puissance, de connaissance et de bonté. Cependant, la forme logique ne parvient pas à démontrer pourquoi la conclusion s'ensuit nécessairement. La forme logique ci-dessous semble omettre une prémisse :
This sums up the atheist attitude towards God when trying to understand evil and suffering in the world. The above story is not intended to belittle the suffering and pain that people experience. As human beings, we must feel empathy and find ways of alleviating people’s hardships. However, the example is meant to raise a conceptual point. Due to a valid and genuine concern for human and other sentient beings, many atheists argue that the existence of a powerful and merciful301 God is incompatible with the existence of evil and suffering in the world. If He is The-Merciful, He should want the evil and suffering to stop, and if He is All-Powerful, He should be able to stop it. However, since there is evil and suffering, it means that either He is not powerful, or He lacks mercy, or both. The evil and suffering argument has two forms. The logical and the evidential. The logical form attempts to argue that God not existing is a necessary conclusion. It maintains that it is impossible for evil and suffering to exist and at the same time God to exist with attributes of power, knowledge and goodness.302 However, the logical form fails to show why the conclusion necessarily follows. The logical form below seems to be missing a premise:303.
1. Si Dieu existe, alors Dieu est tout-puissant, omniscient et permet qu'il y ait le mal dans le monde.
1. If God exists, then God is all powerful, and all knowing and allows there to be evil in the world.
2. Si Dieu est infiniment bon, alors Il éliminerait le mal.
2. If God is all good, then he would eliminate evil.
3. Si Dieu est tout-puissant, alors Il peut éliminer le mal.
3. If God is all powerful, then he can eliminate evil.
4. Si Dieu est omniscient, alors Il est conscient de tout mal qui existe.
4. If God is all knowing, then he is aware of any evil that exists.
5. Par conséquent, Dieu n'existe pas.304.
5. Therefore, God does not exist.304.
La prémisse manquante est la suivante : « S'il existe un être qui connaît tout le mal, veut éliminer le mal et est capable d'éliminer le mal, alors cet être ne permettrait qu'aucun mal dans le monde. »305 Cette prémisse cachée tente d'affirmer une relation logique nécessaire entre les prémisses précédentes et la conclusion. Pour démanteler cette affirmation, il suffit de fournir une explication possible à l'existence de Dieu et du mal. Puisqu'il existe toute une gamme d'explications possibles, la prémisse cachée de la forme logique est sapée.306 La forme probante soutient qu'étant donné la nature et l'abondance du mal, ainsi que la souffrance apparemment inutile dans le monde, il est hautement improbable qu'un Dieu possédant des attributs de bonté, de miséricorde et de puissance existe. Cette version du problème du mal et de la souffrance est intellectuellement faible car elle repose sur deux hypothèses fausses majeures. La première concerne la nature de Dieu. Elle implique que Dieu est seulement Le-Miséricordieux et le Tout-Puissant, isolant ainsi deux attributs et ignorant d'autres attributs que le Qur'an a révélés sur Dieu. Même si une conception de la forme probante inclut la connaissance de Dieu, elle suppose faussement que nous sommes capables de comprendre la totalité de la connaissance de Dieu. Le fait est que nous avons des limitations épistémiques, nous ne pourrons jamais saisir la totalité de la connaissance de Dieu. La seconde hypothèse est que Dieu ne nous a fourni aucune raison pour laquelle Il a permis au mal et à la souffrance d'exister.307 Cela n'est pas vrai. La révélation islamique nous fournit de nombreuses raisons pour lesquelles Dieu a permis au mal et à la souffrance d'exister. Les deux hypothèses seront abordées ci-dessous.
The missing premise is: “If there is a being that knows about all evil, wants to eliminate evil, and is able to eliminate evil, then that being would not allow there to be any evil in the world.”305 This hidden premise attempts to assert a necessary logical relation between the previous premises and the conclusion. To dismantle this assertion all that needs to be done is to provide a possible explanation for the existence of God and evil. Since there are a range of possible explanations the logical form’s hidden premise is undermined.306 The evidential form maintains that given the nature and abundance of evil, and the apparent unnecessary suffering in the world, it is highly unlikely that a God with attributes of goodness, mercy and power exists. This version of the problem of evil and suffering is intellectually weak because it is based on two major false assumptions. The first concerns the nature of God. It implies that God is only The-Merciful and All-Powerful, thereby isolating two attributes and ignoring others that the Qur’an has revealed about God. Even though a conception of the evidential form includes God’s knowledge, it falsely assumes that we will are able comprehend the totality of God’s knowledge. The fact is we have epistemic limitations, we can never grasp the totality of God’s knowledge. The second assumption is that God has provided us with no reasons for why He has allowed evil and suffering to exist. 307. This is not true. Islamic revelation provides us with many reasons for why God has allowed evil and suffering to exist. Both assumptions will be addressed below.
Dieu est-Il seulement le Miséricordieux et le Tout-Puissant ?
Is God only The-Merciful and All-Powerful?.
Selon le Coran, Dieu est Al-Qadeer, ce qui signifie le Tout-Puissant, et Ar-Rahmaan, ce qui signifie le Très-Miséricordieux, ce qui implique également la compassion. L'Islam exige que l'humanité connaisse et croie en un Dieu de puissance, de miséricorde et de bonté. Cependant, l'athée dénature grossièrement la conception islamique globale de Dieu. Dieu n'est pas seulement le Très-Miséricordieux et le Tout-Puissant ; Il possède plutôt de nombreux noms et attributs. Ceux-ci sont compris de manière holistique à travers l'unicité de Dieu (voir le chapitre 15). Par exemple, l'un de Ses noms est Al-Hakeem, ce qui signifie le Sage. Puisque la nature même de Dieu est la sagesse, il s'ensuit que tout ce qu'Il veut est conforme à la sagesse Divine. Lorsqu'une chose est expliquée par une sagesse sous-jacente, cela implique une raison à son occurrence. Sous cet angle, l'athée réduit Dieu à deux attributs et, ce faisant, construit un homme de paille, dénaturant la conception islamique de Dieu, s'engageant ainsi dans un monologue non pertinent. L'écrivain Alom Shaha, qui a écrit The Young Atheist’s Handbook, répond à l'affirmation selon laquelle la sagesse Divine est une explication du mal et de la souffrance en la décrivant comme une dérobade intellectuelle :
According to the Qur’an, God is Al-Qadeer, meaning the All-Powerful, and Ar-Rahmaan, meaning The-Merciful, which also implies compassion. Islam requires that mankind know and believe in a God of power, mercy and goodness. However, the atheist grossly misrepresents the comprehensive Islamic conception of God. God is not only The-Merciful and All-Powerful; rather, He has many names and attributes. These are understood holistically via God’s oneness (see Chapter 15). For instance, one of His names is Al-Hakeem, meaning The-Wise. Since the very nature of God is wisdom, it follows that whatever He wills is in line with Divine wisdom. When something is explained by an underlying wisdom, it implies a reason for its occurrence. In this light, the atheist reduces God to two attributes and by doing so builds a straw man, misrepresenting the Islamic conception of God, thereby engaging in an irrelevant monologue. The writer Alom Shaha, who wrote The Young Atheist’s Handbook, responds to the assertion that Divine wisdom is an explanation for evil and suffering by describing it as an intellectual cop-out:
« Le problème du mal déroute véritablement la plupart des croyants ordinaires. D'après mon expérience, ils répondent généralement par une réponse du type : "Dieu agit de manière mystérieuse." Parfois, ils diront : "La souffrance est la manière dont Dieu nous éprouve", ce à quoi la réponse évidente est : "Pourquoi doit-il nous éprouver de manières aussi maléfiques ?" Ce à quoi la réponse est : "Dieu agit de manière mystérieuse." Vous voyez l'idée. »308.
“The problem of evil genuinely stumps most ordinary believers. In my experience, they usually respond with an answer along the lines of, ‘God moves in mysterious ways.’ Sometimes they’ll say, ‘Suffering is God’s way of testing us,’ to which the obvious response is, ‘Why does he have to test us in such evil ways’ To which the response is, ‘God moves in mysterious ways.’ You get the idea.”308.
Alom, comme beaucoup d'autres athées, commet le sophisme de l'argumentum ad ignorantiam, en argumentant à partir de l'ignorance. Ce n'est pas parce qu'il ne peut pas accéder à la sagesse Divine qu'elle n'existe pas. Ce raisonnement est typique des jeunes enfants. De nombreux enfants sont réprimandés par leurs parents pour quelque chose qu'ils veulent faire, comme manger trop de sucreries. Les tout-petits pleurent ou font généralement une colère parce qu'ils pensent à quel point maman et papa sont méchants, mais l'enfant ne réalise pas la sagesse sous-jacente à leur objection (dans ce cas, trop de sucreries sont mauvaises pour leurs dents). De plus, cette contention méconnaît la définition et la nature de Dieu. Puisque Dieu est transcendant, omniscient et sage, il s'ensuit logiquement que les êtres humains limités ne peuvent pas pleinement comprendre la volonté Divine. Suggérer ne serait-ce que de pouvoir apprécier la totalité de la sagesse de Dieu impliquerait que nous sommes comme Dieu, ce qui nie le fait de Sa transcendance, ou suggérerait que Dieu est limité comme un humain. Cet argument n'a aucune prise sur un croyant, car aucun musulman ne croit en un Dieu créé et limité. Ce n'est pas une dérobade intellectuelle que de se référer à la sagesse Divine, car il ne s'agit pas de se référer à quelque chose de mystérieux et d'inconnu. Au contraire, cela comprend véritablement la nature de Dieu et tire les conclusions logiques nécessaires. Comme je l'ai déjà souligné, Dieu possède l'image entière, et nous n'avons qu'un seul pixel.
Alom, like many other atheists, commits the fallacy of argumentum ad ignoratium, arguing from ignorance. Just because he cannot access Divine wisdom does not mean it does not exist. This reasoning is typical of toddlers. Many children are scolded by their parents for something they want to do, such as eating too many sweets. The toddlers usually cry or have a tantrum because they think how bad mummy and daddy are, but the child does not realise the wisdom underlying their objection (in this case, too many sweets are bad for their teeth). Furthermore, this contention misunderstands the definition and nature of God. Since God is transcendent, knowing and wise, then it logically follows that limited human beings cannot fully comprehend the Divine will. To even suggest that we can appreciate the totality of God’s wisdom would imply that we are like God, which denies the fact of His transcendence, or suggests that God is limited like a human. This argument has no traction with any believer, because no Muslim believes in a created, limited God. It is not an intellectual cop-out to refer to Divine wisdom, because it is not referring to some mysterious unknown. Rather, it truly understands the nature of God and makes the necessary logical conclusions. As I have pointed out before, God has the picture, and we have just a pixel.
Comme mentionné au Chapitre 1, l'argument du problème du mal et de la souffrance expose un biais cognitif connu sous le nom d'« égocentrisme ». Une telle personne ne peut envisager aucune perspective sur un sujet particulier en dehors de la sienne. Certains athées souffrent de ce biais cognitif. Ils supposent que, puisqu'ils ne peuvent absolument pas concevoir de bonnes raisons pour justifier le mal et la souffrance dans le monde, tous les autres — y compris Dieu — doivent également avoir le même problème. Ainsi, ils nient Dieu, car ils supposent que Dieu ne peut être justifié pour avoir permis le mal et la souffrance dans le monde. Si Dieu n'a pas de justification, alors la miséricorde et la puissance de Dieu sont des illusions. Ainsi, le concept traditionnel de Dieu est annulé. Cependant, tout ce que les athées ont fait, c'est de superposer leur propre perspective à celle de Dieu. C'est comme soutenir que Dieu doit penser comme les humains pensent. Cela est impossible car les êtres humains et Dieu ne peuvent être comparés, car Dieu est transcendant et possède la totalité de la sagesse et de la connaissance.
As mentioned in Chapter 1, the problem of the evil and suffering argument exposes a cognitive bias known as ‘egocentrism’. Such a person cannot see any perspective on a particular issue apart from their own. Some atheists suffer from this cognitive bias. They assume that since they cannot possibly fathom any good reasons to justify the evil and suffering in the world, everyone else—including God—must also have the same problem. Thus they deny God, because they assume that God cannot be justified for permitting the evil and suffering in the world. If God has no justification, then the mercy and power of God are illusions. Thus, the traditional concept of God is nullified. However, all atheists have done is superimposed their perspective on God. This is like arguing that God must think how humans think. This is impossible because human beings and God cannot be compared, as God is transcendent and has the totality of wisdom and knowledge.
À ce stade, l'athée pourrait répondre en décrivant ce qui précède comme une manière intelligente d'éluder le problème : si le théiste peut affirmer que la sagesse de Dieu est si grande qu'elle ne peut être comprise, alors nous pouvons expliquer n'importe quel aspect « mystérieux » en nous référant à une sagesse divine. Je compatis quelque peu avec cette réponse ; cependant, dans le contexte du problème du mal et de la souffrance, il s'agit d'un argument fallacieux. C'est l'athée qui fait référence aux attributs de Dieu pour commencer ; Sa puissance et Sa miséricorde. Les athées devraient se référer à Dieu tel qu'Il est, et non comme un agent ne possédant que deux attributs. S'ils incluaient d'autres attributs tels que la sagesse, leur argument ne serait pas valide. S'ils incluaient l'attribut de la sagesse, ils devraient montrer comment la sagesse divine est incompatible avec un monde rempli de souffrance ou de mal. Il serait impossible de le prouver, car il existe tant d'exemples dans nos vies intellectuelles et pratiques où nous admettons notre infériorité intellectuelle — en d'autres termes, il y a des cas où nous nous soumettons à une sagesse que nous ne pouvons comprendre. Nous nous soumettons rationnellement, de manière régulière, à des réalités que nous ne pouvons comprendre. Par exemple, lorsque nous consultons un médecin, nous supposons que le médecin est une autorité. Nous faisons confiance au diagnostic du médecin sur cette base. Nous prenons même le médicament prescrit par le médecin sans aucune hésitation. Ceci et de nombreux autres exemples similaires montrent clairement que se référer à la sagesse de Dieu n'est pas une façon d'éluder le problème. Au contraire, c'est présenter avec précision qui est Dieu et ne pas prétendre que Dieu n'a que deux attributs. Puisqu'Il est Le-Sage, et que Ses noms et attributs sont parfaitement parfaits, il s'ensuit qu'il y a une sagesse derrière tout ce qu'Il fait — même si nous ne connaissons pas ou ne comprenons pas cette sagesse. Beaucoup d'entre nous ne comprennent pas comment les maladies fonctionnent, mais ce n'est pas parce que nous ne comprenons pas quelque chose que cela nie son existence.
At this point, the atheist might respond by describing the above as an intelligent way of evading the problem: If the theist can refer to God’s wisdom as so great that it cannot be understood, then we can explain anything ‘mysterious’ in reference to a Divine wisdom. I somewhat empathise with this reply; however, in the context of the problem of evil and suffering, it is a false argument. It is the atheist that refers to God’s attributes to begin with; His power and mercy. Atheists should refer to God as who He is, not as an agent with only two attributes. If they were to include other attributes such as wisdom, their argument would not be valid. If they were to include the attribute of wisdom, they would have to show how Divine wisdom is incompatible with a world full of suffering or evil. This would be impossible to prove, because there are so many examples in our intellectual and practical lives where we admit our intellectual inferiority—in other words, there are cases where we submit to a wisdom we cannot understand. We rationally submit to realities that we cannot understand on a regular basis. For example, when we visit the doctor, we assume that the doctor is an authority. We trust the doctor’s diagnosis on this basis. We even take the medicine the doctor prescribes without any second thought. This and many other similar examples clearly show that referring to God’s wisdom is not evading the problem. Rather, it is accurately presenting who God is and not making out that God has only two attributes. Since He is The-Wise, and His names and attributes are maximally perfect, it follows that there is wisdom behind everything that He does—even if we do not know or understand that wisdom. Many of us do not understand how diseases work, but just because we do not understand something does not negate its existence.
Le Coran utilise des récits et des histoires profondes pour inculquer cette compréhension. Prenez, par exemple, l'histoire de Moïse et d'un homme qu'il rencontra lors de ses voyages, connu sous le nom de Khidr. Moïse l'observa faire des choses qui semblaient injustes et maléfiques, mais à la fin de leur voyage, la sagesse à laquelle Moïse n'avait pas accès fut mise en lumière :
The Qur’an uses profound stories and narratives to instil this understanding. Take, for instance, the story of Moses and a man he encountered on his travels, known as Khidr. Moses observed him do things that seemed unjust and evil, but at the end of their journey, the wisdom that Moses did not have access to was brought to light:
« Ainsi, tous deux firent demi-tour, reprirent le chemin parcouru et trouvèrent l'un de Nos serviteurs — un homme à qui Nous avions accordé Notre miséricorde et à qui Nous avions donné une science de Notre part. Moses lui dit : ‘Puis-je te suivre afin que tu puisses m'enseigner une partie de la bonne direction qui t'a été enseignée ?’ L'homme dit : ‘Tu ne pourras pas faire preuve de patience avec moi. Comment pourrais-tu être patient dans des choses qui dépassent ta connaissance ?’ Moses dit : ‘Si Dieu le veut, tu me trouveras patient. Je ne t'obéirai point d'aucune manière.’ L'homme dit : ‘Si tu me suis, alors ne m'interroge sur rien de ce que je ferai avant que je ne t'en parle moi-même.’ Ils poursuivirent leur chemin. Plus tard, lorsqu'ils montèrent dans un bateau et que l'homme y fit un trou, Moses dit : ‘Comment as-tu pu y faire un trou ? Veux-tu noyer ses passagers ? Quelle étrange chose à faire !’ Il répondit : ‘Ne t'ai-je pas dit que tu ne pourrais jamais faire preuve de patience avec moi ?’ Moses dit : ‘Pardonne-moi pour mon oubli. Ne me rends pas trop difficile le fait de te suivre.’ Et ainsi ils poursuivirent leur chemin. Puis, lorsqu'ils rencontrèrent un jeune garçon et que l'homme le tua, Moses dit : ‘Comment as-tu pu tuer une personne innocente ? Il n'a tué personne ! Quelle terrible chose à faire !’ Il répondit : ‘Ne t'ai-je pas dit que tu ne pourrais jamais faire preuve de patience avec moi ?’ Moses dit : ‘Désormais, si je t'interroge sur quoi que ce soit de ce que tu feras, bannis-moi de ta compagnie — tu as assez enduré de ma part.’ Et ainsi ils poursuivirent leur chemin. Puis, lorsqu'ils arrivèrent dans une ville et demandèrent de la nourriture à ses habitants mais se virent refuser l'hospitalité, ils virent là un mur qui était sur le point de s'écrouler et l'homme le répara. Moses dit : ‘Mais si tu l'avais voulu, tu aurais pu demander un paiement pour avoir fait cela.’ Il dit : ‘C'est ici que nous nous séparons. Je vais t'expliquer le sens des choses pour lesquelles tu n'as pas pu faire preuve de patience : le bateau appartenait à des gens nécessiteux qui vivaient de la mer et je l'ai endommagé parce que je savais qu'un roi arrivait après eux et saisissait de force chaque bateau [en bon état]. » Le jeune garçon avait des parents qui étaient des gens de foi, et ainsi, craignant qu'il ne les afflige par la méchanceté et la mécréance, nous souhaitions que leur Seigneur leur donne un autre enfant — plus pur et plus compatissant — à sa place. 309 Le mur appartenait à deux jeunes orphelins de la ville et il y avait un trésor enfoui dessous qui leur appartenait. Leur père avait été un homme vertueux, ainsi votre Seigneur a voulu qu'ils atteignent l'âge adulte et qu'ils déterrent ensuite leur trésor par miséricorde de votre Seigneur. Je n'ai pas fait [ces choses] de mon propre chef : ce sont les explications de ces choses que tu n'as pu supporter avec patience. »310
“So the two turned back, retraced their footsteps, and found one of Our servants— a man to whom We had granted Our mercy and whom We had given knowledge of Our own. Moses said to him, ‘May I follow you so that you can teach me some of the right guidance you have been taught?’ The man said, ‘You will not be able to bear with me patiently. How could you be patient in matters beyond your knowledge?’ Moses said, ‘God willing, you will find me patient. I will not disobey you in any way.’ The man said, ‘If you follow me then, do not query anything I do before I mention it to you myself.’ They travelled on. Later, when they got into a boat, and the man made a hole in it, Moses said, ‘How could you make a hole in it? Do you want to drown its passengers? What a strange thing to do!’ He replied, ‘Did I not tell you that you would never be able to bear with me patiently?’ Moses said, ‘Forgive me for forgetting. Do not make it too hard for me to follow you.’ And so they travelled on. Then, when they met a young boy and the man killed him, Moses said, ‘How could you kill an innocent person? He has not killed anyone! What a terrible thing to do!’ He replied, ‘Did I not tell you that you would never be able to bear with me patiently?’ Moses said, ‘From now on, if I query anything you do, banish me from your company— you have put up with enough from me.’ And so they travelled on. Then, when they came to a town and asked the inhabitants for food but were refused hospitality, they saw a wall there that was on the point of falling down and the man repaired it. Moses said, ‘But if you had wished you could have taken payment for doing that.’ He said, ‘This is where you and I part company. I will tell you the meaning of the things you could not bear with patiently: the boat belonged to some needy people who made their living from the sea and I damaged it because I knew that coming after them was a king who was seizing every [serviceable] boat by force. The young boy had parents who were people of faith, and so, fearing he would trouble them through wickedness and disbelief, we wished that their Lord should give them another child—purer and more compassionate—in his place. 309 The wall belonged to two young orphans in the town and there was buried treasure beneath it belonging to them. Their father had been a righteous man, so your Lord intended them to reach maturity and then dig up their treasure as a mercy from your Lord. I did not do [these things] of my own accord: these are the explanations for those things you could not bear with patience.’”310.
En plus de contraster notre sagesse limitée avec celle de Dieu, cette histoire fournit également des leçons clés et des perspectives spirituelles. La première leçon est que pour comprendre la volonté de Dieu, il faut être humble. Moses s'approcha de Khidr, sachant qu'il possédait une connaissance d'inspiration divine que Dieu n'avait pas donnée à Moses. Moses demanda humblement à apprendre de lui, pourtant Khidr répondit en remettant en question sa capacité à être patient ; néanmoins, Moses insista et voulut apprendre. (Le statut spirituel de Moses est très élevé selon la tradition islamique. Il était un prophète et un messager, pourtant il s'approcha de l'homme avec humilité.) La deuxième leçon est que la patience est requise pour faire face émotionnellement et psychologiquement à la souffrance et au mal dans le monde. Khidr savait que Moses ne serait pas capable d'être patient avec lui, car il allait faire des choses que Moses considérait comme maléfiques. Moses essaya d'être patient mais questionna toujours les actions de l'homme et exprima sa colère face au mal perçu. Cependant, à la fin de l'histoire, Khidr expliqua la sagesse divine derrière ses actions après avoir affirmé que Moses n'avait pas été capable d'être patient. Ce que nous apprenons de cette histoire, c'est que pour être capable de faire face au mal et à la souffrance dans le monde, y compris notre incapacité à les comprendre, nous devons être humbles et patients.
In addition to contrasting our limited wisdom with God’s, this story also provides key lessons and spiritual insights. The first lesson is that in order to understand God’s will, one has to be humble. Moses approached Khidr, and knew that he had some Divinely inspired knowledge that God had not given to Moses. Moses humbly asked to learn from him, yet Khidr responded by questioning his ability to be patient; nevertheless, Moses insisted and wanted to learn. (The spiritual status of Moses is very high according to the Islamic tradition. He was a prophet and messenger, yet he approached the man with humility.) The second lesson is that patience is required to emotionally and psychologically deal with the suffering and evil in the world. Khidr knew that Moses would not be able to be patient with him, as he was going to do things that Moses thought were evil. Moses tried to be patient but always questioned the man’s actions and expressed his anger at the perceived evil. However, at the end of the story, Khidr explained the Divine wisdom behind his actions after exclaiming that Moses was not able to be patient. What we learn from this story is that to be able to deal with evil and suffering in the world, including our inability to understand it, we must be humble and patient.
Commentant les versets ci-dessus, le savant classique Ibn Kathir a expliqué que Khidr était celui à qui Dieu avait donné la connaissance de la réalité derrière le mal et la souffrance perçus, et qu'Il ne l'avait pas donnée à Moses. Se référant au sens de l'affirmation : « Tu ne pourras pas faire preuve de patience avec moi », Ibn Kathir a écrit : « Tu ne pourras pas m'accompagner lorsque tu me verras faire des choses qui vont à l'encontre de ta loi, car j'ai une connaissance de Dieu qu'Il ne t'a pas enseignée, et tu as une connaissance de Dieu qu'Il ne m'a pas enseignée. »311
Commenting on the above verses, the classical scholar Ibn Kathir explained that Khidr was the one to whom God had given knowledge of the reality behind the perceived evil and suffering, and He had not given it to Moses. With reference to the meaning of the statement, “You will not be able to bear with me patiently”, Ibn Kathir wrote: “You will not be able to accompany with me when you see me doing things that go against your law, because I have knowledge from God that He has not taught you, and you have knowledge from God that He has not taught me.”311.
En substance, la sagesse de Dieu est infinie et complète, tandis que nous possédons une sagesse et une connaissance limitées. Une autre façon de le dire est que Dieu détient la totalité de la sagesse et de la connaissance ; nous n'en possédons que les détails. Nous voyons les choses du point de vue de notre perspective fragmentaire. Tomber dans le piège de l'égocentrisme revient à croire que l'on connaît l'intégralité du puzzle après n'en avoir vu qu'une seule pièce. C'est pourquoi Ibn Kathir explique que le verset, « Comment pourrais-tu être patient dans des affaires qui dépassent ta connaissance ? » signifie qu'il existe une sagesse Divine à laquelle nous ne pouvons accéder : « Car je sais que tu me dénonceras de manière justifiée, mais j'ai la connaissance de la sagesse de Dieu et des intérêts cachés que je peux voir mais que tu ne peux pas voir. »312.
In essence, God’s wisdom is unbounded and complete, whereas we have limited wisdom and knowledge. Another way of putting it is that God has the totality of wisdom and knowledge; we just have its particulars. We see things from the perspective of our fragmentary viewpoint. To fall for the trap of egocentrism is like believing you know the entire puzzle after seeing only one piece. Hence Ibn Kathir explains that the verse, “How could you be patient in matters beyond your knowledge?” means that there is a Divine wisdom that we cannot access: “For I know that you will denounce me justifiably, but I have knowledge of God’s wisdom and the hidden interests which I can see but you cannot.”312.
La vue selon laquelle tout ce qui arrive est conforme à une sagesse Divine est valorisante et positive. Cela est dû au fait que la sagesse de Dieu ne contredit pas d'autres aspects de Sa nature, tels que Sa perfection et Sa bonté. Par conséquent, le mal et la souffrance font ultimement partie d'un dessein Divin. Parmi de nombreux autres savants classiques, le savant du XIVe siècle Ibn Taymiyya résume bien ce point : « Dieu ne crée pas le mal pur. Au contraire, dans tout ce qu'Il crée se trouve un dessein sage en vertu de ce qui est bon. Cependant, il peut y avoir un certain mal en cela pour certaines personnes, et il s'agit d'un mal partiel, relatif. Quant au mal total ou au mal absolu, le Seigneur en est exempte. »313
The view that everything that happens is in line with a Divine wisdom is empowering and positive. This is because God’s wisdom does not contradict other aspects of His nature, such as His perfection and goodness. Therefore, evil and suffering are ultimately part of a Divine purpose. Among many other classical scholars, the 14th century scholar Ibn Taymiyya summarises this point well: “God does not create pure evil. Rather, in everything that He creates is a wise purpose by virtue of what is good. However, there may be some evil in it for some people, and this is partial, relative evil. As for total evil or absolute evil, the Lord is exonerated of that.”313
Cela n'infirme pas le concept de vérités morales objectives mentionné dans le chapitre précédent. Même si tout est conforme à la bonté ultime, et que le mal est « partiel », cela ne compromet pas le concept de mal objectif. Comme cela a été discuté, le mal objectif n'est pas absolu, mais il est plutôt un mal basé sur un contexte particulier ou un ensemble de variables. Ainsi, une chose peut être objectivement mauvaise en raison de certaines variables ou d'un certain contexte, et pouvoir en même temps être incluse dans un dessein Divin ultime qui est bon et sage.
This does not negate the concept of objective moral truths mentioned in the previous chapter. Even if everything is in line with ultimate goodness, and evil is ‘partial’, it does not undermine the concept of objective evil. As discussed, objective evil is not absolute, but rather it is evil based on a particular context or set of variables. So something can be objectively evil due to certain variables or context, and at the same time it can be included within an ultimate Divine purpose that is good and wise.
Cela suscite des réponses psychologiques positives chez les croyants, car tout le mal et toute la souffrance qui surviennent le sont pour un dessein Divin. Ibn Taymiyya résume également ce point ainsi : « Si Dieu — exalté soit-Il — est le Créateur de toute chose, Il crée le bien et le mal en raison du dessein sage qu'Il y a, par lequel Son action est bonne et parfaite. »314
This evokes positive psychological responses from believers, because all the evil and all the suffering that occur are for a Divine purpose. Ibn Taymiyya summarises this point as well: “If God— exalted is He—is Creator of everything, He creates good and evil on account of the wise purpose that He has in that by virtue of which His action is good and perfect.”314
Henri Laoust, dans son *Essay sur les doctrines sociales et politiques de Taki-d-Din Ahmad b. Taimiya*, explique également cette position : « Dieu est essentiellement providence. Le mal n'a pas d'existence réelle dans le monde. Tout ce que Dieu a voulu ne peut que se conformer à une justice souveraine et à une bonté infinie, à condition toutefois que cela soit envisagé du point de vue de la totalité et non de celui de la connaissance fragmentaire et imparfaite que Ses créatures ont de la réalité... ».315
Henri Laoust, in his Essay sur les doctrines sociales et politiques de Taki-d-Din Ahmad b. Taimiya, also explains this position: “God is essentially providence. Evil is without real existence in the world. All that God has willed can only conform to a sovereign justice and an infinite goodness, provided, however, that it is envisaged from the point of view of the totality and not from that of the fragmentary and imperfect knowledge that His creatures have of reality….”315.
Dieu nous donne-t-Il des raisons pour lesquelles Il a permis que le mal et la souffrance existent ?
Does God give us reasons for why He has allowed evil and suffering to exist?.
Une réponse suffisante à la seconde hypothèse consiste à fournir un argument solide selon lequel Dieu nous a communiqué certaines raisons pour lesquelles Il a permis le mal et la souffrance dans le monde. La richesse intellectuelle de la pensée islamique nous offre de nombreuses raisons.
A sufficient response to the second assumption is to provide a strong argument that God has communicated some reasons to us about why He has allowed evil and suffering in the world. The intellectual richness of Islamic thought provides us with many reasons.
Notre but est l'adoration.
Our purpose is worship.
Le but premier de l'être humain n'est pas de jouir d'un sentiment de bonheur éphémère ; il s'agit plutôt d'atteindre une paix intérieure profonde à travers la connaissance et l'adoration de Dieu (voir le Chapitre 15). Cet accomplissement du dessein Divin entraînera une félicité éternelle et un véritable bonheur. Ainsi, si tel est notre but premier, les autres aspects de l'expérience humaine sont secondaires. Le Coran déclare : « Je n'ai créé les djinn et l'homme que pour qu'ils M'adorent. »316
The primary purpose of the human being is not to enjoy a transitory sense of happiness; rather, it is to achieve a deep internal peace through knowing and worshipping God (see Chapter 15). This fulfilment of the Divine purpose will result in everlasting bliss and true happiness. So, if this is our primary purpose, other aspects of human experience are secondary. The Qur’an states, “I did not create either jinn [spirit world] or man except to worship Me.”316
Considérez quelqu'un qui n'a jamais connu de souffrance ni de douleur, mais qui éprouve du plaisir en permanence. Cette personne, par la vertu de son état de facilité, a oublié Dieu et a donc échoué à accomplir ce pour quoi elle a été créée. Comparez cette personne à quelqu'un dont les expériences de difficulté et de douleur l'ont conduit vers Dieu, et ont accompli son dessein dans la vie. Du point de vue de la tradition spirituelle islamique, celui dont la souffrance l'a conduit vers Dieu est meilleur que celui qui n'a jamais souffert et dont les plaisirs l'ont éloigné de Dieu.
Consider someone who has never experienced any suffering or pain, but experiences pleasure all the time. This person, by virtue of his state of ease, has forgotten God and therefore failed to do what he was created to do. Compare this person with someone whose experiences of hardship and pain have led him to God, and fulfilled his purpose in life. From the perspective of the Islamic spiritual tradition, the one whose suffering has led him to God is better than the one who has never suffered and whose pleasures have led him away from God.
La vie est une épreuve.
Life is a test.
Dieu nous a également créés pour une épreuve, et une partie de cette épreuve consiste à traverser des tribulations marquées par la souffrance et le mal. Réussir l'épreuve facilite notre demeure permanente de félicité éternelle au Paradis. Le Qur’an explique que Dieu a créé la mort et la vie, « afin qu'Il vous mette à l'épreuve, pour voir lequel de vous est le meilleur en œuvres : Il est le Tout-Puissant, le Pardonneur. »317
God also created us for a test, and part of this test is to experience trials with suffering and evil. Passing the test facilitates our permanent abode of eternal bliss in paradise. The Qur’an explains that God created death and life, “so that He may put you to test, to find out which of you is best in deeds: He is the The-Almighty, The-Forgiving.”317
À un niveau fondamental, l'athée méconnaît le but de notre existence sur Terre. Le monde est censé être une arène d'épreuves et de tribulations afin de tester notre conduite et pour que nous cultivions la vertu. Par exemple, comment pouvons-nous cultiver la patience si nous ne vivons pas des choses qui mettent notre patience à l'épreuve ? Comment pouvons-nous devenir courageux s'il n'y a aucun danger à affronter ? Comment pouvons-nous être compatissants si personne n'en a besoin ? Le fait que la vie soit un test répond à ces questions. Nous avons besoin de défis pour assurer notre croissance morale et spirituelle. Nous ne sommes pas ici pour faire la fête ; cela est le but du paradis. Alors pourquoi la vie est-elle un test ? Puisque Dieu est parfaitement bon, Il veut que chacun d'entre nous croie et, par conséquent, vive une félicité éternelle avec Lui au paradis. Dieu précise qu'Il préfère la croyance pour nous tous : « Et Il ne veut pas la mécréance pour Ses serviteurs. »318
On a basic level, the atheist misunderstands the purpose of our existence on Earth. The world is supposed to be an arena of trials and tribulations in order to test our conduct and for us to cultivate virtue. For example, how can we cultivate patience if we do not experience things that test our patience? How can we become courageous if there are no dangers to be confronted? How can we be compassionate if no one is in need of it? Life being a test answers these questions. We need challenges to ensure our moral and spiritual growth. We are not here to party; that is the purpose of paradise. So why is life a test? Since God is perfectly good, He wants every single one of us to believe and, as a result, experience eternal bliss with Him in paradise. God makes it clear that He prefers belief for us all: “And He does not approve for His servants’ disbelief.”318
Cela montre clairement que Dieu ne veut que personne n'aille en enfer. Cependant, s'Il devait envoyer tout le monde au paradis, alors une violation flagrante de la justice aurait lieu ; Dieu traiterait Moïse, le Pharaon, Hitler et Jésus de la même manière. Un mécanisme est nécessaire pour garantir que les personnes qui entrent au paradis le fassent en fonction de leur mérite. Cela explique pourquoi la vie est une épreuve. La vie n'est qu'un mécanisme pour voir qui, parmi nous, est véritablement digne du bonheur éternel. À ce titre, la vie est remplie d'obstacles, qui agissent comme des tests de notre conduite.
This clearly shows that God does not want anyone to go to hell. However, if He were to send everyone to paradise, then a gross violation of justice would take place; God would be treating Moses and the Pharaoh and Hitler and Jesus as the same. A mechanism is needed to ensure that people who enter paradise do so based on merit. This explains why life is a test. Life is just a mechanism to see who among us are truly deserving of eternal happiness. As such, life is filled with obstacles, which act as tests of our conduct.
À cet égard, l'Islam est extrêmement valorisant car il considère la souffrance, le mal, le préjudice, la douleur et les problèmes comme une épreuve. Nous pouvons nous amuser, mais nous avons été créés dans un but, et ce but est d'adorer Dieu. La vision valorisante de l'Islam est que les épreuves sont considérées comme un signe de l'amour de Dieu. Le Prophète Muhammad ﷺ a dit : « Quand Dieu aime un serviteur, Il l'éprouve. »319
In this regard, Islam is extremely empowering because it sees suffering, evil, harm, pain and problems as a test. We can have fun, but we have been created with a purpose and that purpose is to worship God. The empowering Islamic view is that tests are seen as sign of God’s love. The Prophet Muhammad صلى الله عليه وسلم said, “When God loves a servant, He tests him.”319
La raison pour laquelle Dieu éprouve ceux qu'Il aime est que c'est une voie pour atteindre la félicité éternelle du Paradis — et l'entrée au Paradis est le résultat de l'amour et de la miséricorde Divins. Dieu souligne cela clairement dans le Qur'an : « Pensiez-vous que vous entreriez au Jardin sans avoir d'abord souffert comme ceux qui vous ont précédés ? Ils furent frappés par le malheur et l'adversité, et ils furent si ébranlés que même [leur] messager et les croyants avec lui crièrent : "Quand l'aide de Dieu arrivera-t-elle ?" Certes, l'aide de Dieu est proche. »320
The reason God tests those whom He loves is because it is an avenue to achieve the eternal bliss of paradise—and entering paradise is a result of Divine love and mercy. God points this out clearly in the Qur’an: “Do you suppose that you will enter the Garden without first having suffered like those before you? They were afflicted by misfortune and hardship, and they were so shaken that even [their] messenger and the believers with him cried, ‘When will God’s help arrive?’ Truly, God’s help is near.”320
La beauté de la tradition islamique est que Dieu, qui nous connaît mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes, nous a déjà donné la force nécessaire et nous dit que nous avons ce qu'il faut pour surmonter ces épreuves. « Dieu n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. »321
The beauty of the Islamic tradition is that God, who knows us better than we know ourselves, has already empowered us and tells us that we have what it takes to overcome these trials. “God does not burden any soul with more than it can bear.”321
Cependant, si nous ne parvenons pas à surmonter ces épreuves après avoir fait de notre mieux, la miséricorde et la justice de Dieu garantiront que nous serons rétribués d'une manière ou d'une autre, soit dans cette vie, soit dans la vie éternelle qui nous attend.
However, if we cannot overcome these trials after having tried our best, God’s mercy and justice will ensure that we are recompensed in some way, either in this life or the eternal life that awaits us.
Connaître Dieu.
Knowing God.
L'épreuve et la souffrance nous permettent de réaliser et de connaître les attributs de Dieu, tels que Le-Protecteur et Le-Guérisseur. Par exemple, sans la douleur de la maladie, nous n'apprécierions pas les attributs de Dieu en tant que Le-Guérisseur, ou celui qui nous accorde la santé. Connaître Dieu dans la tradition spirituelle islamique est un bien supérieur, et vaut l'expérience de la souffrance ou de la douleur, car cela assurera l'accomplissement de notre but premier, ce qui mène ultimement au paradis.
Hardship and suffering enables us to realise and know God’s attributes, such as The-Protector and The-Healer. For example, without the pain of illness we would not appreciate God’s attributes as The-Healer, or the one who gives us health. Knowing God in the Islamic spiritual tradition is a greater good, and worth the experience of suffering or pain, as it will ensure the fulfilment of our primary purpose, which ultimately leads to paradise.
Le bien supérieur.
Greater good.
La souffrance et le mal permettent un bien supérieur, également connu sous le nom de bien de second ordre. Le bien de premier ordre est le plaisir physique et le bonheur, et le mal de premier ordre est la douleur physique et la tristesse. Quelques exemples de bonté de second ordre incluent le courage, l'humilité et la patience. Cependant, pour avoir un bien de second ordre (comme le courage), il doit y avoir un mal de premier ordre (comme la lâcheté). Selon le Qur’an, un bien élevé tel que le courage et l'humilité n'a pas la même valeur que le mal : « Dis, ô Prophète ﷺ, le mal ne peut être comparé au bien, bien que tu puisses être ébloui par l'abondance du mal. Craignez Dieu, ô gens de compréhension, afin que vous réussissiez. »322.
Suffering and evil allow a greater good, also known as second-order good. First-order good is physical pleasure and happiness, and first-order evil is physical pain and sadness. Some examples of second-order goodness include courage, humility and patience. However, in order to have a second-order good (like courage) there must be a first-order evil (like cowardice). According to the Qur’an, elevated good such as courage and humility do not have the same value as evil: “Say Prophet, bad cannot be likened to good, though you may be dazzled by how abundant the bad is. Be mindful of God, people of understanding, so that you may prosper.”322.
Le libre arbitre.
Free will.
Dieu nous a donné le libre arbitre, et le libre arbitre inclut la capacité de choisir de commettre des actes maléfiques. Cela explique le mal personnel, qui est le mal ou la souffrance commis par un être humain. On peut se demander : pourquoi Dieu nous a-t-il donné le libre arbitre ? Afin que les épreuves de la vie aient un sens, il doit y avoir un libre arbitre. Un examen est inutile si l'étudiant est obligé ou forcé de répondre correctement à chaque question. De même, dans l'examen de la vie, les êtres humains doivent bénéficier d'une liberté adéquate pour faire ce qui leur plaît. Le bien et le mal perdent leur sens si Dieu veillait toujours à ce que nous choisissions le bien. Prenez l'exemple suivant en considération : quelqu'un pointe une arme chargée vers votre tête et vous demande de faire l'aumône. Vous donnez l'argent, mais cela a-t-il une valeur morale ? Non, car cela n'a de valeur que si un agent libre choisit de le faire.
God has given us free will, and free will includes the ability to choose to commit evil acts. This explains personal evil, which is evil or suffering committed by a human being. One can ask: Why has God given us free will at all? In order for the tests in life to be meaningful, there must be free will. An exam is pointless if the student is obligated or forced to answer correctly on each question. Similarly, in the exam of life, human beings must be given adequate freedom to do as they please. Good and evil lose their meaning if God were to always ensure we chose good. Take the following example into consideration: someone points a loaded gun to your head and asks you to give to charity. You give the money, but does it have any moral value? It does not, for it only has value if a free agent chooses to do so.
Le détachement du monde.
Detachment from the world.
Selon la tradition islamique, Dieu nous a créés afin que nous puissions L'adorer et nous rapprocher de Lui. Un principe fondamental à ce sujet est que nous devons nous détacher de la nature éphémère du monde. Connue sous le nom de dunya, ce qui signifie bas ou vil, le monde éphémère est le lieu des limitations, de la souffrance, de la perte, des désirs, de l'ego, de l'excès et du mal. La souffrance nous montre à quel point la dunya est véritablement basse, facilitant ainsi notre détachement d'elle. Ainsi, nous sommes capables de nous rapprocher de Dieu.
According to the Islamic tradition, God has created us so that we may worship and draw near to Him. A fundamental principle concerning this is that we must detach ourselves from the ephemeral nature of the world. Known as dunya, meaning low or lowly, the ephemeral world is the place of limitations, suffering, loss, desires, ego, excessiveness and evil. Suffering shows us how truly low the dunya is, thereby facilitating our detachment from it. Thus, we are able to draw closer to God.
Il a été rapporté que le Prophète Muhammad ﷺ a dit : « L'amour de la dunya est la racine de tout mal. »323 Par conséquent, le détachement de la dunya est nécessaire pour atteindre l'objectif spirituel ultime de la proximité avec Dieu, et par la suite, le Paradis.
The Prophet Muhammad صلى الله عليه وسلم was reported to have said, “Love of the dunya is the root of all evil.”323 Therefore, detachment from the dunya is necessary to reach the ultimate spiritual goal of nearness to God, and subsequently paradise.
Le Coran montre très clairement que la dunya est éphémère et une jouissance trompeuse : « Sachez que la vie de cette dunya n'est que jeu, divertissement, parure, et rivalité dans l'accroissement des richesses et des enfants — semblable à la pluie dont la végétation plaît aux cultivateurs ; puis elle devient jaune, et vous la voyez alors desséchée, puis elle devient des débris éparpillés. »324
The Qur’an makes it very clear that the dunya is ephemeral and a deceiving enjoyment: “Know that the life of this dunya is but amusement and diversion and adornment and boasting to one another and competition in increase of wealth and children—like the example of a rain whose [resulting] plant growth pleases the tillers; then it dries and you see it turned yellow; then it becomes [scattered] debris.”324
Le concept de la dunya ne doit pas être confondu avec les aspects positifs de la création, connus en arabe sous les termes ‘alam et khalq. Ces concepts se rapportent à la beauté et à la merveille de ce que Dieu a créé. Ils sont destinés à encourager les gens à réfléchir et à comprendre, ce qui sert de moyen pour conclure qu'il existe une puissance divine, une miséricorde et une sagesse derrière eux.
The concept of the dunya should not be confused with the positive aspects of creation, known in Arabic as ‘alam and khalq. These concepts relate to the beauty and wonder of what God has created. They are intended to encourage people to reflect and understand, which serve as a means to conclude that there is a Divine power, mercy and wisdom behind them.
La souffrance des innocents est temporaire.
Suffering of innocent people is temporary.
Même s'il y a un grand bien à réaliser, on peut observer que certaines personnes souffrent encore sans connaître de soulagement. C'est pourquoi en Islam, Dieu ne fournit pas seulement des justifications au mal et à la souffrance dans ce monde, mais il les compense également. À la fin, tous les croyants qui ont souffert et qui étaient innocents recevront la félicité éternelle, et toute la souffrance qu'ils ont endurée — même s'ils ont souffert toute leur vie — sera oubliée à jamais. Le Prophète Muhammad ﷺ a dit :
Even if there is a lot of greater good to be actualised, one may observe that some people still suffer without experiencing any relief. This is why in Islam, God not only provides justifications for evil and suffering in this world, but also recompenses them. At the end, all believers who suffered and were innocent will be granted eternal bliss, and all the suffering they had—even if they suffered all of their lives— will be forgotten forever. The Prophet Muhammad صلى الله عليه وسلم said:
« ...la personne qui aura subi la plus grande affliction dans le monde parmi ceux qui sont destinés au Paradis sera amenée et sera simplement plongée dans le Paradis pour un instant. Puis il lui sera demandé : "Ô fils d'Adam, as-tu déjà vu la souffrance ? As-tu déjà connu l'épreuve dans ta vie ?" Il répondra : "Non, mon Seigneur, par Dieu. Je n'ai jamais subi de souffrance. Je n'ai jamais connu l'épreuve." »325.
“…the person who had suffered the most affliction in the world of those destined for Paradise will be brought forth and merely dipped into Paradise for a moment. Then he will be asked ‘O son of Adam, have you ever seen suffering? Have you ever experienced hardship in your life?’ He will reply ‘No my Lord, by God. I have never undergone suffering. I have never seen hardship.’”325.
Perspectives spirituelles.
Spiritual perspectives.
Sous l'athéisme, le mal n'a aucun but. Il est l'une des forces aveugles du monde qui choisit ses proies sans distinction. Ceux qui sont victimes de la souffrance et du mal n'ont aucune perspective émotionnelle ou rationnelle pour aider à atténuer leur souffrance ou pour mettre leurs expériences en contexte. Quelqu'un pourrait avoir souffert toute sa vie et finir simplement dans la tombe. Toute sa souffrance, ses sacrifices et sa douleur n'auraient absolument aucun sens. Le mal est perçu comme survenant en raison de processus physiques antérieurs, et ceux qui subissent le mal n'ont aucun recours. Ils ne peuvent lui attribuer aucun type de volonté, qu'elle soit humaine ou Divine, car tout est simplement réduit à des occurrences physiques aveugles, aléatoires et non rationnelles. Ainsi, les implications logiques de l'athéisme sont assez déprimantes.
Under atheism, evil has no purpose. It is one of the blind forces in the world that indiscriminately chooses its prey. Those who are victims of suffering and evil have no emotional and rational perspectives to help alleviate their suffering or put their experiences into context. Someone could have suffered all their life and just ended up in the grave. All of their suffering, sacrifice and pain would have absolutely no meaning whatsoever. Evil is viewed to occur due to prior physical processes, and those who experience evil have no recourse. They cannot attribute any type of will to it, whether human or Divine, because everything is just reduced to blind, random and non-rational physical occurrences. Thus, the logical implications of atheism are quite depressing.
La tradition islamique possède une source de concepts, de principes et d'idées qui facilitent le cheminement du croyant dans la vie. Le Prophète Muhammad ﷺ a fortifié les croyants par l'espoir et la patience. Toute la souffrance à laquelle nous sommes confrontés est un moyen de purification spirituelle, facilitant ainsi le Paradis dans lequel nous oublierons toute souffrance que nous aurons jamais éprouvée :
The Islamic tradition has a fountain of concepts, principles and ideas that facilitate the believer’s journey in life. The Prophet Muhammad صلى الله عليه وسلم empowered the believers with hope and patience. All of the suffering that we face is a means of spiritual purification, thereby facilitating paradise in which we will forget every suffering that we ever experienced:
« Aucun malheur ne frappe un musulman sans que Dieu n'en efface certains de ses péchés, fût-ce la piqûre d'une épine. »326.
“No calamity befalls a Muslim but that God expiates some of his sins because of it, even though it were the prick he receives from a thorn.”326.
« L'affaire du croyant est étonnante, car en toute chose il y a un bien pour lui, et cela n'appartient qu'au croyant. Si un bien lui arrive, il est reconnaissant et cela est un bien pour lui. Si un mal lui arrive, il patiente et cela est un bien pour lui. »327.
“Amazing is the affair of the believer, verily all of his affair is good, and this is for no one except the believer. If something of good/happiness befalls him he is grateful and that is good for him. If something of harm befalls him he is patient and that is good for him.”327.
Même les catastrophes naturelles et les maladies mortelles sont perçues à travers le prisme de l'espoir, de la miséricorde et du pardon. La perspective islamique sur la maladie est qu'elle est une forme de purification, ce qui facilite la félicité éternelle au Paradis pour les malades. Le Prophète Muhammad ﷺ a encouragé à rendre visite aux malades : « Nourris celui qui a faim, rends visite au malade et libère les captifs. »328
Even natural disasters and fatal illnesses are seen through the eyes of hope, mercy and forgiveness. The Islamic perspective on illness is that it is a form of purification, which facilitates eternal bliss in paradise for the sick. The Prophet Muhammad صلى الله عليه وسلمencouraged visiting the sick: “Feed the hungry, visit the sick, and free the captives.”328
Ceux qui prennent soin des malades sont récompensés par la miséricorde et le pardon, et finalement par le Paradis. Il existe de nombreuses traditions prophétiques qui développent ces points. Par exemple, le Prophète Muhammad ﷺ a dit que si un croyant meurt de la peste ou d'une maladie de l'estomac, il est considéré comme un martyr, et tous les martyrs329 vont au Paradis.330 Il existe des traditions inspirantes de miséricorde, de récompense et de bénédictions pour ceux qui visitent et soignent les malades ; le Prophète Muhammad ﷺ a dit que quiconque visite une personne malade « s'immerge dans la miséricorde jusqu'à ce qu'il s'assoie, et lorsqu'il s'assoit, il est submergé par elle. »331 Un récit émouvant et puissant du Prophète Muhammad ﷺ nous enseigne que ceux qui visitent les malades trouveront Dieu avec eux :
Those who take care of the sick are rewarded with mercy and forgiveness, and ultimately paradise. There are many Prophetic traditions that elaborate on these points. For example, the Prophet Muhammad صلى الله عليه وسلمsaid that if a believer dies of the plague or a stomach illness, they are considered a martyr, and all martyrs329 go to paradise.330 There are inspiring traditions of mercy, reward and blessings for those who visit and care for the sick; the Prophet Muhammad taht dias صلى الله عليه وسلمwhoever visits a sick person “is plunging into mercy until he sits down, and when he sits down he is submerged in it.”331 A moving and powerful narration from the Prophet Muhammad t صلى الله عليه وسلمeaches us that those who visit the sick will find God with them:
« Certes, Dieu, l'Exalté et le Glorieux, dira au Jour du Jugement : "Ô fils d'Adam ! J'ai été malade, mais tu ne m'as pas rendu visite." L'être humain demandera : "Ô mon Pourvoyeur ! Comment pourrais-je Te rendre visite alors que Tu es le Pourvoyeur des mondes ? Et comment peux-tu tomber malade ?" Il, le Tout-Puissant, dira : "Ne savais-tu pas que tel et tel serviteur à Moi était malade ? Mais tu ne lui as pas rendu visite. Ne savais-tu pas que, si tu lui avais rendu visite, tu M'aurais trouvé auprès de lui ?" »332
“Verily, God, the Exalted and Glorious, will say on the Day of Judgement: ‘O Son of Adam! I fell ill, but you did not visit Me.’ The human will ask, ‘O my Sustainer! How could I visit You when You are the Sustainer of the Worlds? And how can You fall sick?’ He, the Almighty, will say, ‘Did you not know that such and such a servant of Mine was sick. But you did not visit him. Did you not know that, had you visited him, you would have found Me by his side?’”332
Même en cas de catastrophes naturelles comme les tsunamis, les victimes croyantes seraient considérées comme des gens du Paradis car la mort par noyade est considérée comme un martyre dans la tradition islamique. Le Prophète Muhammad ﷺ a dit à ce sujet : « Quiconque se noie est un martyr. » Les savants de l'Islam concluent que si un croyant meurt suite à l'effondrement d'un bâtiment lors d'un tremblement de terre (certains étendent même cela à un accident d'avion ou de voiture), alors il est considéré comme un habitant du Paradis. Le Prophète Muhammad ﷺ a dit que l'un des martyrs inclut « celui qui meurt sous l'effondrement d'un (bâtiment) ».334
Even in the case of natural disasters like tsunamis, the believing victims would be considered people of paradise because death by drowning is considered martyrdom in the Islamic tradition. The Prophet Muhammad صلى الله عليه وسلمsaid in this regard, “Anyone who drowns is a martyr.”333 Islamic scholars conclude that if a believer died as a result of being crushed by a building during an earthquake (some even extend this to a plane or a car crash), then they are considered people of paradise. The Prophet Muhammad صلى الله عليه وسلمsaid that one of the martyrs includes “the one who died in a collapsed (building)”.334
Mais Dieu pourrait créer un monde sans souffrance. Malgré la discussion qui précède, une objection clé qui suit généralement est : « mais Dieu pourrait créer un monde sans souffrance ». Cette affirmation n'est qu'un nouveau conditionnement de l'argument original ; en d'autres termes : Pourquoi Dieu a-t-Il permis que le mal et la souffrance existent ? Par conséquent, la même réponse s'applique ; la sagesse divine. Celui qui formule cette objection le fait parce qu'il ne peut comprendre pourquoi il y a du mal et de la souffrance pour commencer, et il croit qu'un Dieu miséricordieux et puissant devrait empêcher tout mal et toute souffrance. Néanmoins, cela a déjà été abordé dans ce chapitre.
But God could create a world without suffering Notwithstanding the discussion so far, a key objection that usually follows is “but God could create a world without suffering”. This contention is just a repackaging of the original argument; in other words: Why has God allowed evil and suffering to exist? Therefore, the same answer applies; Divine wisdom. The one who makes this objection does so because they cannot understand why there is evil and suffering in the first place, and they believe that a merciful and powerful God should prevent every evil and suffering. Nevertheless, this has already been addressed in this chapter.
Le « problème » du mal et de la souffrance n'est pas un problème pour le croyant, car le mal et la souffrance sont compris comme des fonctions de la sagesse profonde, de la perfection et de la bonté de Dieu. Les enseignements spirituels de l'Islam créent un sentiment d'espoir, de patience et de tranquillité. L'implication logique de l'athéisme est que l'on est plongé dans un état de désespoir et que l'on n'a aucune réponse à la question de savoir pourquoi le mal et la souffrance existent. Cette ignorance est principalement due à un égocentrisme qui empêche les athées de parvenir à voir les choses sous une autre perspective, tout comme je l'étais lorsque je pensais que mes parents étaient malveillants lorsqu'ils m'ont empêché de boire le whisky de mon grand-père.
The ‘problem’ of evil and suffering is not a problem for the believer, as evil and suffering are understood as functions of God’s profound wisdom, perfection and goodness. The spiritual teachings of Islam create a sense of hope, patience and tranquillity. The logical implication of atheism is that one is plunged into a hopeless state and does not have any answers to why evil and suffering exist. This ignorance is mostly due to an egocentrism that causes atheists to fail in their ability to see things from another perspective, just as I was when I thought my parents were malicious when they prevented me from drinking my grandfather’s whisky.