La vie sans Dieu – Les implications de l'athéisme
Life Without God – The Implications Of Atheism
L'athéisme n'est pas une position intellectuelle qui existe en vase clos. Si ses affirmations sont vraies, alors il faudrait tirer certaines conclusions existentielles et logiques inévitables qui sont très sombres. Sous l'athéisme, la vie est dérisoire. La discussion suivante ne fournira peut-être pas un argument rationnel en faveur de Dieu, et il ne s'ensuit pas pour autant que Dieu existe simplement parce que la vie sans Dieu semble absurde. Cependant, elle offre le terrain fertile dans lequel les arguments rationnels de ce livre prennent racine.
Atheism is not an intellectual position that exists in a bubble. If its claims are true, then one would have to make some inevitable existential and logical conclusions that are very bleak. Under atheism, life is ludicrous. The following discussion may not provide a rational case for God, nor does it follow that God exists simply because life without God seems absurd. However, it does provide the fertile ground in which the rational arguments in this book take root.
Comme cela a été discuté au chapitre 1, la plupart des athées sont des naturalistes philosophiques qui soutiennent qu'il n'y a pas de surnaturel et que tout dans l'univers peut être expliqué par référence à des processus physiques. L'athéisme combiné au naturalisme philosophique est une recette pour un désastre existentiel. La formule est simple : pas de Dieu, ce qui inclut les concepts associés de responsabilité divine, égale l'absence d'espoir, de valeur et de but ultimes. Cela conduit également à l'absence de bonheur éternel et significatif.
As discussed in Chapter 1, most atheists are philosophical naturalists who hold that there is no supernatural and everything in the universe can be explained in reference to physical processes. Atheism combined with philosophical naturalism is a recipe for existential disaster. The formula is simple: no God, which includes the associated concepts of Divine accountability, equals no ultimate hope, value and purpose. It also leads to no eternal and meaningful happiness.
40 Cette conclusion n'est pas un cliché religieux démodé ; c'est le résultat d'une réflexion rationnelle sur les implications logiques et existentielles de l'athéisme.
40 This conclusion is not an outdated religious cliché; it is a result of thinking rationally about the logical and existential implications of atheism.
Aucun espoir ultime.
No ultimate hope.
L'espoir est défini comme le sentiment, l'attente ou le désir que quelque chose se produise. Nous espérons tous avoir une vie bonne, une bonne santé et un bon travail. En fin de compte, nous espérons tous une existence immortelle et béatifique. La vie est un cadeau si merveilleux que personne ne souhaite réellement que son existence consciente prenne fin. De même, chacun désire qu'il existe une forme de justice ultime où les torts sont réparés et où les personnes concernées seront tenues pour responsables. De manière significative, si nos vies sont misérables, ou si nous éprouvons de la douleur et de la souffrance, nous espérons un peu de paix, de plaisir et d'aisance. C'est un reflet de l'esprit humain ; nous espérons voir la lumière au bout du tunnel sombre, et si nous connaissons la tranquillité et la joie, nous voulons qu'elles perdurent. Puisque l'athéisme nie le Divin et le surnaturel, il rejette également le concept d'une vie après la mort. Sans cela, il ne peut y avoir d'espoir de plaisir après une vie de douleur. Par conséquent, l'attente de quelque chose de positif après notre vie est perdue. Sous l'athéisme, nous ne pouvons espérer aucune lumière au bout du tunnel sombre de notre existence. Imaginez que vous soyez né dans le tiers-monde et que vous ayez passé toute votre vie dans la famine et la pauvreté. Selon la vision du monde athée, vous êtes simplement destiné à la mort. Comparez cela avec la perspective islamique : toutes les instances de souffrance qui surviennent dans nos vies sont pour un bien supérieur. Par conséquent, dans l'ordre général des choses, aucune douleur ou souffrance que nous subissons n'est dénuée de sens. Dieu est conscient de toutes nos souffrances, et Il fournira une rétribution (voir Chapitre 11). Selon l'athéisme, cependant, nos douleurs sont aussi dénuées de sens que notre plaisir. Les immenses sacrifices des vertueux et la détresse de la victime sont des dominos qui tombent dans un monde indifférent. Ils ne surviennent pour aucun bien supérieur ni aucun dessein plus élevé. Il n'y a aucun espoir ultime d'une vie après la mort ou de toute forme de bonheur. Même si nous menions une vie de plaisir et d'immenses luxures, la plupart d'entre nous seraient inévitablement condamnés à une forme de destin maléfique ou à un désir incessant de plus de plaisir. Le philosophe pessimiste Arthur Schopenhauer a décrit de manière appropriée le désespoir et le mauvais sort qui nous attendent :
Hope is defined as the feeling or expectation and desire for something to happen. We all hope for good lives, good health and a good job. Ultimately, we all hope for an immortal blissful existence. Life is such an amazing gift that no one really wants his or her conscious existence to end. Similarly, everyone desires that there will be some form of ultimate justice where wrongs are made right, and the relevant people will be held accountable. Significantly, if our lives are miserable, or experience pain and suffering, we hope for some peace, pleasure and ease. This is a reflection of the human spirit; we hope for light at the end of the dark tunnel, and if we have tranquillity and joy, we want to keep it that way. Since atheism denies the Divine and the supernatural, it also rejects the concept of an afterlife. Without that, there can be no hope of pleasure following a life of pain. Therefore, the expectation for something positive to happen after our lives is lost. Under atheism we cannot expect any light at the end of the dark tunnel of our existence. Imagine you were born in the third world and spent your whole life in starvation and poverty. According to the atheist worldview, you are merely destined for death. Contrast this with the Islamic perspective: all instances of suffering that happen in our lives are for some greater good. Therefore, in the larger scheme of things, no pain or suffering we undergo is meaningless. God is aware of all our sufferings, and He will provide recompense (see Chapter 11). According to atheism, however, our pains are as meaningless as our pleasure. The immense sacrifices of the virtuous and the distress of the victim are falling dominoes in an indifferent world. They occur for no greater good and no higher purpose. There is no ultimate hope of an afterlife or any form of happiness. Even if we lived a life of pleasure and immense luxuries, most of us would inevitably be doomed to some form of evil fate or an incessant desire for more pleasure. The pessimist philosopher Arthur Schopenhauer aptly described the hopelessness and ill fate that awaits us:
« Nous sommes comme des agneaux dans un champ, s'amusant sous l'œil du boucher, qui choisit d'abord l'un, puis l'autre pour sa proie. Il en est ainsi que, dans nos jours heureux, nous sommes tous inconscients du sort funeste que le destin peut avoir présentement en réserve pour nous — la maladie, la pauvreté, la mutilation, la perte de la vue ou de la raison… Une part non négligeable du tourment de l'existence réside dans le fait que le Temps nous presse continuellement, ne nous laissant jamais reprendre notre souffle, mais nous poursuivant toujours, tel un contremaître avec un fouet. Si, à un moment donné, le Temps retient sa main, ce n'est que lorsque nous sommes livrés à la misère de l'ennui… En fait, la conviction que le monde et l'homme sont quelque chose qui aurait mieux valu ne pas être, est de nature à nous remplir d'indulgence les uns envers les autres. Car, de ce point de vue, nous pourrions fort bien considérer que la forme d'adresse appropriée ne soit pas Monsieur, Sir, mein Herr, mais mon compagnon de souffrance, Socî malorum, compagnon de misères ! » Le Qur’an fait allusion à ce désespoir. Il soutient qu'un croyant ne peut désespérer ; il y aura toujours de l'espoir, et l'espoir est lié à la miséricorde de Dieu, et la miséricorde de Dieu se manifestera dans cette vie et dans l'au-delà : « Certes, nul ne désespère de la Miséricorde de Dieu, à part les gens qui ne croient pas. »42
“We are like lambs in a field, disporting themselves under the eye of the butcher, who chooses out first one and then another for his prey. So it is that in our good days we are all unconscious of the evil fate may have presently in store for us—sickness, poverty, mutilation, loss of sight or reason… No little part of the torment of existence lies in this, that Time is continually pressing upon us, never letting us take breath, but always coming after us, like a taskmaster with a whip. If at any moment Time stays his hand, it is only when we are delivered over to the misery of boredom… In fact, the conviction that the world and man is something that had better not have been, is of a kind to fill us with indulgence towards one another. Nay, from this point of view, we might well consider the proper form of address to be, not Monsieur, Sir, mein Herr, but my fellow-sufferer, Socî malorum, compagnon de miseres!” The Qur’an alludes to this hopelessness. It argues that a believer cannot despair; there will always be hope, and hope is connected to God’s mercy, and God’s mercy will manifest itself in this life and the hereafter: “Certainly no one despairs of God’s Mercy, except the people who disbelieve.”42
Sous l'athéisme, la justice ultime est un objectif inatteignable — un mirage dans le désert de la vie. Puisqu'il n'y a pas de vie après la mort, toute attente de voir les individus demander des comptes est futile. Considérez l'Allemagne nazie dans les années 1940. Une femme juive innocente qui vient de voir son mari et ses enfants assassinés sous ses yeux n'a aucun espoir de justice alors qu'elle attend son tour pour être jetée dans la chambre à gaz. Bien que les nazis aient fini par être vaincus, cette justice est intervenue après sa mort. Sous l'athéisme, elle n'est désormais plus rien, juste un autre réarrangement de la matière, et l'on ne peut accorder de répit à ce qui est sans vie. L'Islam, cependant, donne à chacun l'espoir d'une justice Divine, pure et ultime. Personne ne sera traité injustement et chacun devra rendre des comptes :
Under atheism, ultimate justice is an unachievable goal—a mirage in the desert of life. Since there is no afterlife, any expectation of people being held to account is futile. Consider Nazi Germany in the 1940s. An innocent Jewish lady who just saw her husband and children murdered in front of her has no hope for justice when she is waiting for her turn to be cast into the gas chamber. Although the Nazis were eventually defeated, this justice occurred after her death. Under atheism she is now nothing, just another rearrangement of matter, and you cannot give reprieve to something that is lifeless. Islam, however, gives everyone hope for pure Divine, ultimate justice. No one will be treated unfairly and everyone shall be taken to account:
« En ce Jour-là, les gens se présenteront en groupes distincts pour que leurs œuvres leur soient montrées : quiconque aura fait le poids d'un atome de bien le verra, et quiconque aura fait le poids d'un atome de mal le verra. » « Dieu a créé les cieux et la Terre pour une raison véritable : pour récompenser chaque âme selon ses œuvres. Ils ne seront point lésés. » La vie, du point de vue du naturalisme philosophique, est comme une mère qui donnerait un jouet à son enfant pour ensuite le lui reprendre sans raison. La vie est, sans aucun doute, un merveilleux cadeau. Pourtant, tout plaisir, toute joie et tout amour que nous avons éprouvés nous seront retirés et perdus à jamais. Puisque l'athée nie le Divin et l'au-delà, cela signifie que les plaisirs que nous avons connus dans la vie disparaîtront. Il n'y a aucun espoir de continuation du bonheur, du plaisir, de l'amour et de la joie. Cependant, sous l'Islam, ces expériences positives sont sublimées et poursuivies après notre vie terrestre :
“On that Day, people will come forward in separate groups to be shown their deeds: whoever has done an atom’s weight of good will see it, but whoever has done an atom’s weight of evil will see that.” “God created the heavens and the Earth for a true purpose: to reward each soul according to its deeds. They will not be wronged.” Life, from the perspective of philosophical naturalism, is like a mother giving her child a toy and then taking it back for no reason. Life, without a doubt, is a wonderful gift. Yet any pleasure, joy and love we have experienced will be taken away from us and lost forever. Since the atheist denies the Divine and the hereafter, it means that the pleasures we have experienced in life will disappear. There is no hope of a continuation of happiness, pleasure, love and joy. However, under Islam, these positive experiences are enhanced and continued after our worldly life:
« Ils y auront tout ce qu'ils désireront, et Nous avons encore plus pour eux. »
“They will have therein whatever they desire and We have more than that for them.”.
« Les gens qui ont mené une vie pieuse auront une belle récompense et plus encore... » « En vérité, les habitants du Paradis ce jour-là seront occupés par des choses joyeuses... (Il leur sera dit) : "Salamun" (Paix sur vous), une Parole de la part du Seigneur, le Très Miséricordieux. »
“The people who lived a pious life will have a good reward and more….” “Verily, the dwellers of Paradise that Day, will be busy in joyful things… (It will be said to them): ‘Salamun’ (Peace be on you), a Word from the Lord, Most Merciful.”.
Aucune valeur ultime.
No ultimate value.
Quelle est la différence entre un être humain et un lapin en chocolat ? C'est une question sérieuse. Selon de nombreux athées qui adoptent une vision du monde naturaliste, tout ce qui existe est essentiellement un réarrangement de la matière, ou du moins repose sur des processus et des causes physiques aveugles et non conscients.
What is the difference between a human and a chocolate bunny? This is a serious question. According to many atheists who adopt a naturalistic worldview, everything that exists is essentially a rearrangement of matter, or at least based on blind, non-conscious physical processes and causes.
Si cela est vrai, alors cela a-t-il vraiment de l'importance ?
If this is true, then does it really matter?
Si je devais prendre un marteau et fracasser un lapin en chocolat, puis faire la même chose avec moi-même, selon le naturalisme, il n'y aurait aucune différence réelle. Les morceaux de chocolat et les morceaux de mon crâne ne seraient que des réarrangements de la même substance : une matière froide et sans vie.
If I were to pick up a hammer and smash a chocolate bunny and then I did the same to myself, according to naturalism there would be no real difference. The pieces of chocolate and the pieces of my skull would just be rearrangements of the same stuff: cold, lifeless matter.
La réponse typique à cet argument comprend les affirmations suivantes : « nous avons des sentiments », « nous sommes vivants », « nous ressentons la douleur », « nous avons une identité » et « nous sommes humains ! ». Selon le naturalisme, ces réponses ne sont encore que réduites à des réarrangements de la matière, ou pour être plus précis, à des événements neurochimiques dans le cerveau d'un individu. En réalité, tout ce que nous ressentons, disons ou faisons peut être réduit aux constituants de base de la matière, ou du moins à un certain type de processus physique. Par conséquent, ce sentimentalisme est injustifié si l'on est athée, car tout, y compris les sentiments, les émotions ou même le sens de la valeur, est simplement basé sur la matière et des processus et causes physiques froids.
The typical response to this argument includes the following statements: “we have feelings”, “we are alive”, “we feel pain”, “we have an identity” and “we’re human!” According to naturalism these responses are still just reduced to rearrangements of matter, or to be more precise, neuro-chemical happenings in one’s brain. In reality everything we feel, say or do can be reduced to the basic constituents of matter, or at least some type of physical process. Therefore, this sentimentalism is unjustified if one is an atheist, because everything, including feelings, emotions or even the sense of value, is just based on matter and cold physical processes and causes.
Pour revenir à notre question initiale : quelle est la différence entre un être humain et un lapin en chocolat ? La réponse, selon la perspective athée, est qu'il n'y a aucune différence réelle. Toute différence n'est qu'une illusion — il n'y a aucune valeur ultime. Si tout est basé sur la matière et sur des causes et processus physiques antérieurs, alors rien n'a de valeur réelle. À moins, bien sûr, que l'on ne soutienne que ce qui importe est la matière elle-même. Même si cela était vrai, comment pourrions-nous apprécier la différence entre un agencement de matière et un autre ? Pourrait-on soutenir que plus une chose est complexe, plus elle a de valeur ? Mais pourquoi cela aurait-il de la valeur ? Rappelez-vous, selon l'athéisme, rien n'a été conçu ou créé de manière intentionnelle. Tout est basé sur des processus et des causes physiques froids, aléatoires et non conscients.
Returning to our original question: What is the difference between a human being and a chocolate bunny? The answer, according to the atheist perspective, is that there is no real difference. Any difference is just an illusion—there is no ultimate value. If everything is based on matter and prior physical causes and processes, then nothing has real value. Unless, of course, one argues that what matters is matter itself. Even if that were true, how could we appreciate the difference between one arrangement of matter and another? Could one argue that the more complex something is, the more value it has? But why would that be of any value? Remember, according to atheism nothing has been purposefully designed or created. It is all based on cold, random and non-conscious physical processes and causes.
La bonne nouvelle est que les athées qui adoptent cette perspective ne mènent pas à terme les implications rationnelles de leurs croyances. Si ils le faisaient, ce serait déprimant. La raison pour laquelle ils attribuent une valeur ultime à notre existence est que leurs dispositions innées, qui ont été créées par Dieu, ont une affinité pour reconnaître Dieu et la vérité de notre existence (voir Chapitre 4).
The good news is that the atheists who adopt this perspective do not follow through with the rational implications of their beliefs. If they did, it would be depressing. The reason that they attribute ultimate value to our existence is because their innate dispositions, which have been created by God, have an affinity to recognise God and the truth of our existence (see Chapter 4).
D'un point de vue islamique, Dieu a placé en nous une disposition innée pour reconnaître notre valeur et pour reconnaître des vérités morales et éthiques fondamentales (voir Chapitre 9). Cette disposition est appelée la fitrah dans la pensée islamique (voir Chapitre 4). Notre affirmation d'une valeur ultime est justifiée parce que Dieu nous a créés avec un dessein profond, et nous a préférés à la majeure partie de Sa création. Nous avons de la valeur parce que Celui qui nous a créés nous a donné de la valeur.
From an Islamic point of view, God has placed an innate disposition within us to acknowledge our worth, and to recognise fundamental moral and ethical truths (see Chapter 9). This disposition is called the fitrah in Islamic thought (see Chapter 4). Our claim of ultimate value is justified because God created us with a profound purpose, and preferred us to most of His creation. We have value because the One who created us has given us value.
« Maintenant, en vérité, Nous avons certes honoré les fils d'Adam... et Nous les avons préférés à une grande partie de Notre création. »48
“Now, indeed, We have conferred dignity on the children of Adam… and favoured them far above most of Our creation.”48
« Seigneur ! Tu n'as pas créé tout cela en vain. »49
“Our Lord! You have not created all this without purpose.”49
L'Islam valorise le bien et ceux qui acceptent la vérité. Il oppose ceux qui obéissent à Dieu et font ainsi le bien, et ceux qui sont obstinément désobéissants, et font ainsi le mal : « Celui qui était croyant est-il semblable à celui qui était obstinément désobéissant ? Ils ne sont pas égaux. »50
Islam values the good and those who accept the truth. It contrasts those who obey God and thereby do good, and those who are defiantly disobedient, and thereby do evil: “Then is one who was a believer like one who was defiantly disobedient? They are not equal.”50
Puisque le naturalisme rejette l'au-delà et toute forme de justice divine, il récompense le criminel et le pacificateur par la même fin : la mort. Nous rencontrons tous le même sort. Dès lors, quelle valeur ultime les vies d'Hitler ou de Martin Luther King Jr. ont-elles réellement ? Si leurs fins sont identiques, quelle valeur réelle l'athéisme nous apporte-t-il ? Pas grand-chose du tout.
Since naturalism rejects the hereafter and any form of Divine justice, it rewards the criminal and the peacemaker with the same end: death. We all meet the same fate. So what ultimate value do the lives of Hitler or Martin Luther King Jr. really have? If their ends are the same, then what real value does atheism give us? Not much at all.
Cependant, en Islam, la fin ultime de ceux qui adorent Dieu et qui sont compatissants, honnêtes, justes, bienveillants et pardonnants est contrastée avec la fin de ceux qui persistent dans leur mal. La demeure des bons est la félicité éternelle et la demeure des méchants est l'aliénation Divine. Cette aliénation est une conséquence du déni conscient de la miséricorde et de la guidance de Dieu, ce qui entraîne inévitablement l'angoisse et le tourment spirituels. Clairement, l'Islam nous donne une valeur ultime. Cependant, sous l'athéisme, la valeur ne peut être rationnellement justifiée autrement que comme une illusion dans nos têtes. Malgré la force de cet argument, certains athées s'y opposent encore. L'une de leurs objections implique la question suivante : Pourquoi Dieu nous donne-t-Il une valeur ultime ? La réponse est simple. Dieu a créé l'univers et le transcende, et Il possède une connaissance et une sagesse illimitées. Ses noms incluent Le-Savant et Le-Sage. Par conséquent, ce qu'Il valorise est universel et objectif. Une autre façon de voir les choses est de comprendre que Dieu est l'Être maximalement parfait, ce qui signifie qu'Il est exempt de toute déficience et de tout défaut. Par conséquent, il s'ensuit que ce qu'Il valorise sera objectif et ultime, car cette objectivité est une caractéristique de Sa perfection. Une autre objection soutient que même si nous acceptions que Dieu nous donne une valeur ultime, celle-ci resterait subjective, car elle serait soumise à Sa perspective. Cette affirmation repose sur une incompréhension de ce que signifie la subjectivité. Elle s'applique à l'esprit et/ou aux sentiments limités d'un individu. Cependant, la perspective de Dieu est basée sur une connaissance et une sagesse illimitées. Il sait tout ; nous ne le savons pas. Le savant classique Ibn Kathir affirme que Dieu possède la totalité de la sagesse et de la connaissance ; nous n'en avons que les particularités. En d'autres termes : Dieu a l'image entière, nous n'avons qu'un pixel. Seyyed Hossein Nasr, professeur d'études islamiques à l'université George Washington, fournit un résumé pertinent du concept des droits et de la dignité humaine — qui se réfèrent ultimement à la valeur — en l'absence de Dieu :
However, in Islam, the ultimate end of those who worship God and are compassionate, honest, just, kind and forgiving is contrasted with the end of those who persist with their evil. The abode of the good is eternal bliss and the abode of the evil is Divine alienation. This alienation is a consequence of consciously denying God’s mercy and guidance, which inevitably results in spiritual anguish and torment. Clearly, Islam gives us ultimate value. However, under atheism, value cannot be rationally justified except as an illusion in our heads. Despite the force of this argument, some atheists still object. One of their objections involves the following question: Why does God give us ultimate value? The answer is simple. God created and transcends the universe, and He has unlimited knowledge and wisdom. His names include The-Knowing and The-Wise. Therefore, what He values is universal and objective. Another way of looking at it is by understanding that God is the maximally perfect Being, which means He is free from any deficiency and flaw. Therefore, it follows that what He values will be objective and ultimate, because this objectivity is a feature of His perfection. Another objection argues that even if we were to accept that God gives us ultimate value, it would still be subjective, as it would be subject to His perspective. This contention is premised on a misunderstanding of what subjectivity means. It applies to an individual’s limited mind and/or feelings. However, God’s perspective is based on unlimited knowledge and wisdom. He knows everything; we do not. The classical scholar Ibn Kathir states that God has the totality of wisdom and knowledge; we have its particulars. In other words: God has the picture, we merely have a pixel. Seyyed Hossein Nasr, Professor of Islamic studies at George Washington University, provides an apt summary of the concept of human rights and dignity—which ultimately refer to value—in the absence of God:
« Avant de parler des responsabilités ou des droits de l'homme, il faut répondre à la question religieuse et philosophique fondamentale : "Que signifie être humain ?" Dans le monde d'aujourd'hui, tout le monde parle des droits de l'homme et du caractère sacré de la vie humaine, et de nombreux sécularistes prétendent même être les véritables champions des droits de l'homme face à ceux qui acceptent diverses visions du monde religieuses. Mais étrangement, ces mêmes champions de l'humanité croient souvent que les êtres humains ne sont rien de plus que des singes évolués, qui ont eux-mêmes évolué à partir de formes de vie inférieures et, finalement, à partir de divers composés de molécules. Si l'être humain n'est que le résultat de "forces aveugles" agissant sur la soupe cosmique originelle de molécules, alors l'affirmation même du caractère sacré de la vie humaine n'est-elle pas intellectuellement dénuée de sens et rien de plus qu'une expression sentimentale creuse ? La dignité humaine n'est-elle rien de plus qu'une notion opportunément fabriquée sans fondement dans la réalité ? Et si nous ne sommes que des particules inanimées hautement organisées, quelle est la base des revendications de "droits de l'homme" ? Ces questions fondamentales ne connaissent pas de frontières géographiques et sont posées par des personnes réfléchies partout dans le monde. » Nous avons de la valeur, mais quelle valeur le monde a-t-il ?
“Before speaking of human responsibilities or rights, one must answer the basic religious and philosophical question, ‘What does it mean to be human?’ In today’s world everyone speaks of human rights and the sacred character of human life, and many secularists even claim that they are true champions of human rights as against those who accept various religious worldviews. But strangely enough, often those same champions of humanity believe that human beings are nothing more than evolved apes, who in turn evolved from lower life forms and ultimately from various compounds of molecules. If the human being is nothing but the result of ‘blind forces’ acting upon the original cosmic soup of molecules, then is not the very statement of the sacredness of human life intellectually meaningless and nothing but a hollow sentimental expression? Is not human dignity nothing more than a conveniently contrived notion without basis in reality? And if we are nothing but highly organized inanimate particles, what is the basis for claims to ‘human rights’? These basic questions know no geographic boundaries and are asked by thinking people everywhere.” We have value, but what value does the world have?
Si je vous enfermais dans une pièce avec tous vos jeux préférés, vos gadgets, vos amis, vos êtres chers, votre nourriture et vos boissons, mais que vous saviez que dans cinq minutes, vous, le monde et tout ce qu'il contient seriez détruits, quelle valeur auraient vos possessions ? Elles n'en auraient aucune. Cependant, que représentent cinq minutes ou 657 000 heures (l'équivalent de 75 ans) ? Ce n'est que du temps. Le fait que nous puissions vivre pendant 75 ans ne change rien. Dans la vision du monde athée, tout sera détruit et oublié. Il en va de même pour l'Islam. Tout sera anéanti. Ainsi, en réalité, le monde n'a intrinsèquement aucune valeur ; il est éphémère, transitoire et de courte durée. Néanmoins, d'un point de vue islamique, le monde a de la valeur car il est une demeure pour se rapprocher de Dieu, accomplir de bonnes œuvres et adorer, ce qui mène au paradis éternel. Ce n'est donc pas uniquement de la désolation et de la tristesse. Nous ne sommes pas sur un navire qui coule. Si nous faisons ce qui est juste, nous pouvons obtenir le pardon et l'agrément de Dieu.
If I were to put you in a room with all your favourite games, gadgets, friends, loved ones, food and drink, but you knew that in five minutes you, the world and everything in it would be destroyed, what value would your possessions have? They wouldn’t have any at all. However, what is five minutes or 657,000 hours (equivalent to 75 years)? It is mere time. Just because we may live for 75 years does not make a difference. In the atheist worldview it will all be destroyed and forgotten. This is also true for Islam. Everything will be annihilated. So in reality the world intrinsically has no value; it is ephemeral, transient and short-lived. Nonetheless, from an Islamic perspective the world has value because it is an abode for getting close to God, good deeds and worship, which lead to eternal paradise. So it is not all doom and gloom. We are not on a sinking ship. If we do the right thing, we can gain God’s forgiveness and approval.
« Il y a un châtiment terrible dans l'autre vie ainsi que le pardon et l'agrément de Dieu ; alors hâtez-vous vers le pardon de votre Seigneur... ».
“There is terrible punishment in the next life as well as forgiveness and approval from God; so race for your Lord’s forgiveness….”.
Aucun but ultime.
No ultimate purpose.
« Je ne sais pas pourquoi nous sommes ici, mais je suis assez certain que ce n'est pas pour nous amuser. »53
“I do not know why we are here, but I’m pretty sure that it is not in order to enjoy ourselves.”53
Ce sont les paroles de l'influent philosophe Ludwig Wittgenstein. Comme beaucoup de philosophes, il n'avait pas de réponse à la question :
These are the words of influential philosopher Ludwig Wittgenstein. Like many philosophers, he did not have an answer to the question:
Quel est le but de la vie ? Mais il a indiqué que la vie n'est pas qu'un simple jeu. D'autres personnes, cependant, ont soutenu que la question est fausse. Il se peut qu'il n'y ait rien qui doive nous préoccuper. Nous devrions continuer à vivre et ne pas nous inquiéter de savoir pourquoi nous sommes ici. Le prix Nobel Albert Camus a expliqué cette attitude de la manière suivante :
What is the purpose of life? But he did indicate that life is not just a game. Other people, however, have argued that the question is false. There may be nothing we should be bothered about. We should carry on living and not worry about why we are here. The Nobel Prize winner Albert Camus explained this attitude in the following way:
« Vous ne vivrez jamais si vous cherchez le sens de la vie »54.
“You will never live if you are looking for the meaning of life”54.
Camus disait essentiellement que l'important est de mener une vie qui vous convient, indépendamment de toute vérité sous-jacente à votre existence.
Camus was basically saying that the important thing is to live a life that works for you, regardless of any truth behind your existence.
À la lumière de ces avis divergents, nous devons nous demander : est-il raisonnable de croire que nous avons un but ? Pour aider à répondre à cette question, prenons en considération l'illustration suivante :
In light of these differing views, we must ask: Is it reasonable to believe we have a purpose? To help answer this question, let us take the following illustration into consideration:
Vous lisez probablement ce livre assis sur une chaise, et vous portez des vêtements. Je voudrais donc vous poser une question : dans quel but ? Pourquoi portez-vous des vêtements, et quelle est l'utilité de la chaise ? Les réponses à ces questions sont évidentes. L'utilité de la chaise est de nous permettre de nous asseoir en soutenant notre poids, et nos vêtements remplissent l'objectif de nous tenir chaud, de cacher notre nudité et, bien sûr, de nous rendre esthétiquement agréables. Nos vêtements et la chaise sont des objets sans vie, dépourvus de capacités émotionnelles ou mentales, et pourtant nous leur attribuons un but. Pourtant, certains d'entre nous ne croient pas avoir de but pour leur propre existence. Naturellement, cela semble absurde et contre-intuitif. Avoir un but ultime pour nos vies implique qu'il y a une raison à notre existence — en d'autres termes, une sorte d'intention et d'objectif. Sans but ultime, nous n'avons aucune raison d'exister, et nous manquons d'un sens profond à nos vies. C'est la perspective du naturalisme. Elle dicte que nous ne faisons que jaillir de processus physiques antérieurs. Ceux-ci sont aveugles, aléatoires et non rationnels. La conclusion logique de ce point de vue indifférent sur notre existence est que nous naviguons sur un navire qui coule. Ce navire métaphorique est notre univers car, selon les scientifiques, cet univers se dirige vers sa fin inévitable et subira ce qu'ils appellent une « mort thermique ». La vie humaine sera détruite avant cette mort thermique car le Soleil finira par oblitérer la Terre. Par conséquent, si ce navire doit couler, je vous le demande, quel est l'intérêt de réorganiser les chaises sur le pont ou de donner un verre de lait à la vieille dame ? Le Qur'an représente la position intuitive de l'humanité sur cette question : « Seigneur ! Tu n'as pas créé tout cela sans but. »
You are probably reading this book sitting on a chair, and you are wearing some clothes. So I would like to ask you a question: For what purpose? Why are you wearing the clothes, and what purpose does the chair have? The answers to these questions are obvious. The chair’s purpose is to allow us to sit down by supporting our weight, and our clothes fulfil the purpose of keeping us warm, hiding our nakedness and of course making us look aesthetically pleasing. Our clothes and the chair are lifeless objects with no emotional or mental abilities, and we attribute purpose to these. Yet some of us do not believe we have a purpose for our own existence. Naturally, this seems absurd and counter-intuitive. Having an ultimate purpose for our lives implies that there is a reason for our existence—in other words, some kind of intention and objective. Without an ultimate purpose we have no reason to exist, and we lack a profound meaning for our lives. This is the perspective of naturalism. It dictates that we merely spring from prior physical processes. These are blind, random and non-rational. The logical conclusion of this indifferent view on our existence is that we are riding on a sinking ship. This metaphorical ship is our universe because, according to scientists, this universe is heading towards its inevitable demise and will suffer what they call a ‘heat death’. Human life will be destroyed prior to this heat death as the Sun will eventually obliterate the Earth.55 Therefore, if this ship is going to sink, I ask you, what is the point of reshuffling the deck chairs or giving a glass of milk to the old lady? The Qur’an represents humanity’s intuitive stance on this issue: “Our Lord! You have not created all this without purpose.”56.
Néanmoins, divers différends émergent de cette discussion. Premièrement, un athée peut soutenir que l'absence de toute raison à notre existence nous donne plus de liberté pour créer un but pour nous-mêmes. Pour expliquer davantage, certains existentialistes ont soutenu que nos vies ne reposent sur rien, et qu'à partir de ce néant, nous pouvons créer un nouveau domaine de possibilités pour nos vies. Cela repose sur l'idée que tout est intrinsèquement dénué de sens, et que par conséquent, nous avons la liberté de créer du sens pour nous-mêmes afin de mener des vies épanouies. La faille de cette approche est que nous ne pouvons pas réellement échapper au sens. Nier tout but à la base de notre existence, tout en attribuant un but imaginaire à nos vies est, par définition, une illusion de soi. Cela revient à dire : « Prétendons avoir un but ». Cela n'est pas différent des enfants qui prétendent être des médecins et des infirmières, des cow-boys et des Indiens, ou des mères et des pères. Cependant, nous devons tous grandir et faire face à la vérité que la vie n'est pas qu'un simple jeu.
Nevertheless, various disputes emerge from this discussion. First, an atheist can argue that the absence of any reason for our existence gives us more freedom to create purpose for ourselves. To further explain, some of the existentialists have argued that our lives are based on nothing, and from this nothingness we can create a new realm of possibilities for our lives. This rests on the idea that everything is intrinsically meaningless, and therefore we have the freedom to create meaning for ourselves in order to live fulfilling lives. The flaw with this approach is that we cannot really escape meaning. Denying purpose for the basis of our existence, while attributing some made-up purpose to our lives is, by definition, self-delusion. It is no different in saying, “Let’s pretend to have purpose.” This is no different from children who pretend to be doctors and nurses, cowboys and Indians, or mothers and fathers. However, we must all grow up and face the truth that life is not just a game.
Un autre désaccord réside dans l'affirmation darwinienne selon laquelle notre but est de propager notre ADN ; comme le propose le célèbre athée Richard Dawkins dans son livre, *The Selfish Gene*, nos corps se seraient développés précisément pour cela.57 Le problème avec cette vision est qu'elle relègue notre existence à un accident aléatoire via un long processus biologique. Cela fait de l'être humain rien de plus qu'un sous-produit, un être accidentel qui a émergé via la collision aléatoire de particules et le réarrangement aléatoire de molécules. La vision de l'Islam sur le but de nos vies est intuitive et valorisante. Elle élève notre existence de produits de la matière et du temps à des êtres conscients qui choisissent d'avoir une relation avec Celui qui nous a créés (voir Chapitre 15). L'athéisme et le naturalisme ne fournissent aucun but ultime à notre existence.
Another disagreement consists of the Darwinian claim that our purpose is to propagate our DNA; as the famous atheist Richard Dawkins proposes in his book, The Selfish Gene, our bodies have developed to do just that.57 The problem with this view is it relegates our existence to a random accident via a lengthy biological process. This renders the human nothing more than a by-product, an incidental being that emerged via the random collision of particles and the random rearrangement of molecules. Islam’s view on the purpose of our lives is intuitive and empowering. It elevates our existence from products of matter and time to conscious beings who choose to have a relationship with the One who created us (see Chapter 15). Atheism and naturalism provide no ultimate purpose for our existence.
Pas de bonheur éternel et significatif.
No eternal and meaningful happiness.
« [Et] un avenir heureux appartient à ceux qui Le craignent. »58.
“[A]nd a happy future belongs to those who are mindful of Him.”58.
La quête du bonheur est une partie essentielle de notre nature humaine. Nous voulons tous être heureux — même lorsque, parfois, nous ne pouvons définir exactement ce qu'est le « bonheur ». C'est pourquoi, si vous demandiez à une personne moyenne pourquoi elle veut obtenir un bon travail, elle répondrait probablement : « Pour gagner assez pour vivre confortablement ». Cependant, si vous la questionniez davantage et lui demandiez pourquoi elle veut vivre confortablement, elle dirait très probablement : « Parce que je veux être heureux ». Si vous lui demandiez ensuite : « Pourquoi voulez-vous être heureux ? », elle resterait sans réponse, car le bonheur est ultimement une fin, et non un moyen. C'est la destination finale, et non nécessairement le voyage. Nous voulons tous être heureux, et il n'y a aucune raison pour laquelle nous voulons être heureux autre que le bonheur lui-même. C'est pourquoi nous cherchons sans fin des moyens de nous aider à atteindre cet état de bonheur final.
The pursuit of happiness is an essential part of our human nature. All of us want to be happy—even when sometimes we cannot pinpoint exactly what ‘happiness’ is. This is why if you were to ask the average person why they want to get a good job, they would probably reply, “To earn enough to live comfortably”. However, if you questioned them further and asked why they want to live comfortably they would more than likely say, “Because I want to be happy”. If you then asked them, “Why do you want to be happy?” They would be stuck for an answer, because happiness is ultimately an end, not a means. It is the final destination, not necessarily the journey. We all want to be happy, and there is no reason why we want to be happy other than happiness itself. This is why we endlessly seek ways to help us achieve that final happy state.
Le voyage que les gens recherchent varie d'une personne à l'autre. Certains consacrent des années à ajouter des qualifications et des titres professionnels à leur nom. D'autres travaillent sans relâche dans les salles de sport pour atteindre une silhouette parfaite. Ceux qui désirent l'amour de leur famille finissent souvent par sacrifier leur vie au soin de leur conjoint et de leurs enfants, tandis que certains passent leurs week-ends à faire la fête avec des amis, cherchant un échappatoire au cycle incessant du travail. La liste est interminable. Cela pose la question suivante : qu'est-ce que le bonheur véritable et significatif ? Pour aider à répondre à cette question, imaginez le scénario suivant : pendant que vous lisez ceci, vous êtes sédaté contre votre gré. Soudain, vous vous réveillez et vous vous retrouvez dans un avion. Vous êtes en première classe. La nourriture est divine. Le siège est un lit plat, conçu pour une expérience luxueuse et confortable. Le divertissement est illimité. Le service est extraordinaire. Vous commencez à utiliser toutes ces excellentes installations. Le temps commence à passer. Maintenant, réfléchissez un instant et posez-vous la question : serais-je heureux ?
The journey that people seek varies from one person to the next. Some dedicate years to adding qualifications and career credentials to their names. Others work tirelessly in gyms to achieve a perfect figure. Those who desire the love of family often end up sacrificing their lives to the care of their spouse and children, while some party their weekends away with friends, seeking a release from the relentless cycle of work. The list is endless. It begs the question: What is true, meaningful happiness? To help answer this question, imagine the following scenario: While reading this, you are sedated against your will. Suddenly you wake up and find yourself on a plane. You’re in first class. The food is heavenly. The seat is a flatbed, designed for a luxurious, comfortable experience. The entertainment is limitless. The service is out of this world. You start to use all of the excellent facilities. Time starts to pass. Now think for a moment, and ask yourself the question: Would I be happy?
Comment pourriez-vous l'être ? Il faudrait d'abord que certaines questions trouvent réponse. Qui vous a sédaté ? Comment êtes-vous monté dans l'avion ? Quel est le but du voyage ? Vers où vous dirigez-vous ? Si ces questions restaient sans réponse, comment pourriez-vous être heureux ? Même si vous commenciez à profiter de tous les luxes à votre disposition, vous n'atteindriez jamais un bonheur véritable et profond. Une mousse au chocolat belge mousseuse sur votre plateau de dessert serait-elle suffisante pour étouffer ces questions ? Ce serait une illusion, un type de bonheur temporaire et factice, obtenu uniquement en ignorant délibérément ces questions cruciales.
How could you be? You would need some questions answered first. Who sedated you? How did you get on the plane? What is the purpose of the journey? Where are you heading? If these questions remained unanswered, how could you be happy? Even if you started to enjoy all of the luxuries at your disposal, you would never achieve true, meaningful happiness. Would a frothy Belgian chocolate mousse on your dessert tray be enough to drown out the questions? It would be a delusion, a temporary, fake type of happiness, only achieved by deliberately ignoring these critical questions.
Appliquez maintenant cela à votre vie et demandez-vous : suis-je heureux ? Notre venue au monde ne diffère pas de l'état d'une personne sédatée et jetée dans un avion. Nous n'avons jamais choisi notre naissance, nos parents ou notre origine. Pourtant, certains d'entre nous ne se posent pas les questions ou ne cherchent pas les réponses qui les aideront à atteindre leur objectif ultime de bonheur.
Now apply this to your life and ask yourself, am I happy? Our coming into existence is no different from being sedated and thrown on a plane. We never chose our birth, our parents or where we come from. Yet some of us do not ask the questions or search for the answers that will help us achieve our ultimate goal of happiness.
Où réside le véritable bonheur, celui qui a du sens ? Inévitablement, si nous réfléchissons à l'exemple précédent, le bonheur réside réellement dans la réponse à des questions clés concernant notre existence. Celles-ci incluent : Quel est le but de la vie ? Vers où me dirige-je après ma mort ? Sous cet angle, notre bonheur réside dans notre intériorité, dans la connaissance de qui nous sommes et dans la recherche des réponses à ces questions cruciales. Si nous prétendons être heureux, mais que nous n'avons pas posé ces questions ou trouvé de réponses, alors notre état de bonheur n'a pas beaucoup de sens. Ce serait comme une personne ivre qui semble être heureuse lorsqu'elle oublie temporairement les soucis de la vie.
Where does true, meaningful happiness lie? Inevitably, if we reflect on the previous example, happiness really lies in answering key questions about our existence. These include: What is the purpose of life? Where am I heading after my death? In this light, our happiness lies in our inwardness, in knowing who we are, and finding the answers to these critical questions. If we claim to be happy, but have not asked these questions or found any answers, then our happy state is not very meaningful. It would be like a drunken person who seems to be happy when he temporarily forgets life’s worries.
Contrairement aux animaux, nous ne pouvons pas nous contenter de réagir à nos instincts. Obéir à nos hormones et à nos simples besoins physiques ne répondra pas à ces questions et n'apportera pas le bonheur. Pour comprendre pourquoi, réfléchissez à un autre exemple : Imaginez que vous soyez l'un des 50 êtres humains enfermés dans une petite pièce sans issue. Il n'y a que 10 pains, et il n'y aura plus de nourriture pendant les 100 prochains jours. Que faites-vous tous ? Si vous suivez vos instincts animaliers, il y aura du sang. Mais si vous essayez de répondre à la question : comment pouvons-nous tous survivre ? il est probable que vous y parviendrez, car vous concevrez des moyens pour le faire.
Unlike animals, we cannot be content by reacting to our instincts. Obeying our hormones and mere physical needs will not answer these questions and bring happiness. To understand why, reflect on another example: Imagine you were one of 50 human beings locked in a small room with no exit. There are only 10 loaves of bread, and there is no more food for another 100 days. What do you all do? If you follow your animalistic instincts, there will be blood. But if you try to answer the question, how can we all survive? it is likely that you will, because you will devise ways to do so.
Étendez cet exemple à votre vie. Votre vie comporte bien plus de variables, ce qui peut entraîner un nombre presque infini de résultats. Pourtant, certains d'entre nous se contentent de suivre leurs besoins charnels. Nos emplois peuvent exiger des doctorats ou d'autres qualifications, et nous pouvons dîner dans de grands restaurants avec nos partenaires, mais tout cela se réduit encore aux simples instincts de survie et de procréation. Un bonheur véritable ne peut être atteint à moins que nous ne découvrions qui nous sommes réellement et que nous ne cherchions des réponses aux questions cruciales de la vie.
Extend this example to your life. Your life has many more variables, which can result in almost an infinite number of outcomes. Yet some of us just follow our carnal needs. Our jobs may require Ph.Ds. or other qualifications, and we may wine and dine with our partners, but all of that is still reduced to the mere instincts of survival and procreation. Meaningful happiness cannot be achieved unless we find out who we really are and search for answers to life’s critical questions.
Cependant, sous le naturalisme, ces questions n'ont aucune réponse réelle ; c'est pourquoi le naturalisme ne pourra jamais mener à un état de bonheur significatif. Pourquoi sommes-nous ici ? Aucune raison du tout. Où allons-nous ?
However, under naturalism these questions do not have any real answers; this is why naturalism can never lead to a meaningful happy state. Why are we here? No reason at all. Where are we going?
Nulle part. Nous ne ferons que faire face à la mort. Nous devons tous répondre à la question fondamentale de savoir pourquoi nous sommes ici. En Islam, la réponse est simple mais profonde. Nous sommes ici pour adorer Dieu (voir Chapitre 15).
Nowhere. We will just face death. We all need to answer the fundamental question of why we are here. In Islam, the answer is simple yet profound. We are here to worship God (see Chapter 15).
Mais l'adoration en Islam est assez différente de la compréhension commune du mot. L'adoration peut se manifester dans chaque acte que nous accomplissons. La façon dont nous nous parlons et les petits actes de bonté que nous faisons chaque jour. Si nous nous concentrons sur le fait de plaire à Dieu par nos actions, alors nos actions deviennent des actes d'adoration.
But worship in Islam is quite different from the common understanding of the word. Worship can be shown in every act that we do. The way we talk to each other and the small acts of kindness we do each day. If we focus on pleasing God by our actions, then our actions become acts of worship.
L'adoration ne se limite pas simplement au fait de diriger nos actes d'adoration vers Dieu seul, comme les actes spirituels de la prière et du jeûne. Adorer Dieu signifie également L'aimer, Lui obéir et Le connaître par-dessus tout. Adorer Dieu est le but ultime de notre existence ; cela nous libère de l'« esclavage » envers les autres et la société. Dieu, dans le Qur'an, nous présente un exemple puissant :
Worship is not merely limited to directing our acts of worship to God alone, like the spiritual acts of prayer and fasting. Worshipping God also means loving, obeying and knowing Him the most. Worshipping God is the ultimate purpose of our existence; it frees us from the ‘slavery’ to others and society. God, in the Qur’an, presents us with a powerful example:
« Dieu propose cette illustration : un homme qui a plusieurs maîtres en conflit les uns avec les autres peut-il être considéré comme l'égal d'un homme entièrement dévoué à un seul maître ? Toute louange appartient à Dieu, bien que la plupart d'entre eux ne sachent pas. »59
“God puts forward this illustration: can a man who has for his masters several partners at odds with each other be considered equal to a man devoted wholly to one master? All praise belongs to God, though most of them do not know.”59
Inévitablement, si nous n'adorons pas Dieu, nous finissons par adorer d'autres « dieux ». Réfléchissez-y. Nos partenaires, nos patrons, nos enseignants, nos amis, les sociétés dans lesquelles nous vivons, et même nos propres désirs nous « asservissent » d'une manière ou d'une autre. Prenez, par exemple, les normes sociales. Beaucoup d'entre nous définissent la beauté en fonction des pressions sociales. Nous pouvons avoir une gamme de goûts et de dégoûts, mais ceux-ci sont façonnés par les autres. Demandez-vous : pourquoi portez-vous ce pantalon ou cette jupe ? Dire que vous aimez cela est une réponse superficielle ; le point est de savoir pourquoi vous aimez cela. Si nous continuons à creuser de cette manière, beaucoup finiront par admettre : « parce que les autres trouvent que c'est joli ». Malheureusement, nous avons tous été influencés par les publicités incessantes et la pression des pairs qui nous bombardent.
Inevitably, if we do not worship God, we end up worshipping other ‘gods’. Think about it. Our partners, our bosses, our teachers, our friends, the societies we live in, and even our own desires ‘enslave’ us in some way. Take, for example, social norms. Many of us define beauty based on social pressures. We may have a range of likes and dislikes, but these are shaped by others. Ask yourself, why are you wearing these trousers or this skirt? Saying you like it is a shallow response; the point is, why do you like it? If we keep on probing in this way, many will end up admitting “because other people think it looks nice”. Unfortunately, we’ve all been influenced by the endless adverts and peer pressure that bombard us.
À cet égard, nous avons de nombreux « maîtres » et ils veulent tous quelque chose de nous. Ils sont tous « en conflit les uns avec les autres », et nous finissons par mener des vies confuses et insatisfaites. Dieu, qui nous connaît mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes, qui nous aime plus que nos mères ne nous aiment, nous dit qu'Il est notre véritable Maître, et que ce n'est qu'en L'adorant Lui seul que nous nous libérerons véritablement.
In this respect we have many ‘masters’ and they all want something from us. They are all ‘at odds with each other’, and we end up living confused, unfulfilled lives. God, who knows us better than we know ourselves, who loves us more than our mothers love us, is telling us that He is our true Master, and only by worshipping Him alone will we truly free ourselves.
L'écrivaine musulmane Yasmin Mogahed explique dans son livre, Reclaim Your Heart, que tout ce qui n'est pas Dieu est faible et fragile, et que notre liberté réside dans le fait de L'adorer :
The Muslim writer Yasmin Mogahed explains in her book, Reclaim Your Heart, that anything other than God is weak and feeble, and that our freedom lies in worshipping Him:
« Chaque fois que vous courez après, cherchez ou sollicitez quelque chose de faible ou de fragile… vous devenez vous aussi faible ou fragile. Même si vous atteignez ce que vous cherchez, cela ne sera jamais suffisant. Vous aurez bientôt besoin de chercher autre chose. Vous n'atteindrez jamais le véritable contentement ou la satisfaction. C'est pourquoi nous vivons dans un monde de remplacements et de mises à niveau. Votre téléphone, votre voiture, votre ordinateur, votre femme, votre homme, peuvent toujours être échangés contre un modèle plus récent et meilleur. Cependant, il existe une liberté face à cette esclavage. Lorsque l'objet sur lequel vous placez tout votre poids est inébranlable, incassable et infini, vous ne pouvez pas tomber. » La question suivante est : où allons-nous ? Nous avons un choix : embrasser la miséricorde éternelle et illimitée de Dieu, ou nous en enfuir. Accepter Sa miséricorde, en répondant à Son message, et en Lui obéissant, en L'adorant et en L'aimant, facilitera notre bonheur éternel au paradis. Rejeter et fuir la miséricorde de Dieu nécessite que nous finissions dans un lieu dépourvu de Son amour, un lieu de malheur — l'enfer. Nous avons donc un choix. Soit nous décidons d'embrasser Sa miséricorde, soit nous essayons de nous en échapper. Nous avons le libre arbitre de choisir. Même si Dieu veut notre bien, Il ne nous force pas à faire les bons choix. »
“Every time you run after, seek, or petition something weak or feeble… you too become weak or feeble. Even if you do reach that which you seek, it will never be enough. You will soon need to seek something else. You will never reach true contentment or satisfaction. That is why we live in a world of trade-ins and upgrades. Your phone, your car, your computer, your woman, your man, can always be traded in for a newer, better model. However, there is a freedom from that slavery. When the object upon which you place all your weight is unshaking, unbreakable, and unending, you cannot fall.” The next question is: Where are we going? We have a choice: to embrace God’s eternal, unbounded mercy, or to run away from it. Accepting His mercy, by responding to His message, and obeying, worshipping and loving Him will facilitate our eternal happiness in paradise. Rejecting and running away from God’s mercy necessitates that we end up in a place devoid of His love, a place of unhappiness— hell. So, we have a choice. Either we decide to embrace His mercy or try to escape from it. We have the free will to choose. Even though God wants good for us, He does not force us to make the right choices.
Les choix que nous faisons dans cette vie façonneront nos vies après notre mort :
The choices we make in this life will shape our lives after we die:
« …et quand ce Jour viendra, aucune âme ne parlera sans Sa permission, et certains d'entre eux seront malheureux et d'autres heureux. »61.
“…and when that Day comes, no soul will speak except by His permission, and some of them will be wretched and some happy.”61.
« Ils y demeureront — un foyer heureux et un lieu de repos ! »62
“There they will stay—a happy home and resting place!”62
Puisque notre but ultime est d'adorer Dieu, nous devons établir notre équilibre naturel pour découvrir qui nous sommes réellement. Lorsque nous adorons Dieu, nous nous libérons et nous nous trouvons. Si nous ne le faisons pas, nous oublions ce qui fait de nous des êtres humains (voir Chapitre 15) :
Since our ultimate purpose is to worship God, we must establish our natural balance to find out who we really are. When we worship God, we free ourselves, and find ourselves. If we do not, we are forgetting what makes us human (see Chapter 15):
« Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Dieu, de sorte qu'Il les a fait oublier eux-mêmes. »63
“And be not like those who forgot God, so He made them forget themselves.”63
En résumé, l'athéisme ne peut fournir de réponses profondes à notre existence et, par conséquent, un bonheur réel et significatif ne pourra jamais être atteint. Si quelqu'un soutient qu'il est heureux sous l'athéisme, je soutiendrais qu'il s'agit d'un type de bonheur d'ivrogne. Ils ne retrouvent la sobriété que lorsqu'ils commencent à réfléchir profondément à leur propre existence. Même s'ils ont tenté de trouver des réponses et se sont résolus à ne pas savoir — ou à être sceptiques vis-à-vis des réponses disponibles — ils n'atteindront toujours pas le bonheur ultime. Comparez la personne qui sait pourquoi elle existe et où elle va avec celle qui ne le sait pas. Leurs conditions ne sont pas les mêmes, même si elles prétendent toutes deux être heureuses.
In summary, atheism cannot provide profound answers for our existence, and therefore real, meaningful happiness can never be achieved. If someone argues that they are happy under atheism, I would argue it is a drunken type of happiness. They only sober up when they start thinking deeply about their own existence. Even if they have attempted to find the answers and have settled with not knowing—or being sceptical about the available responses—they will still not achieve ultimate happiness. Compare the person who knows why they exist and where they are going with the one who does not. Their conditions are not the same, even if they both claim to be happy.
Ce chapitre a clairement montré les implications logiques du déni de Dieu. Bien que les athées soient émotionnellement justifiés à croire que leurs vies ont un sens de valeur ultime, d'espoir, de bonheur et de but, le point est clair : intellectuellement, ils ne reposent sur rien. Même Richard Dawkins apprécie les implications logiques du naturalisme. Il soutient que sous le naturalisme, tout est dénué de sens et repose sur une indifférence impitoyable :
This chapter has clearly shown the logical implications of denying God. While atheists are emotionally justified in believing their lives have a sense of ultimate value, hope, happiness and purpose, the point is clear: intellectually they are groundless. Even Richard Dawkins appreciates the logical implications of naturalism. He argues that under naturalism, everything is meaningless and based on pitiless indifference:
« Au contraire, si l'univers n'était composé que d'électrons et de gènes égoïstes, des tragédies dénuées de sens comme le crash de ce bus seraient exactement ce à quoi nous devrions nous attendre, tout comme une chance tout aussi dénuée de sens. Un tel univers ne serait ni mauvais ni bon dans son intention. Il ne manifesterait aucune intention de quelque nature que ce soit. Dans un univers de forces physiques aveugles et de réplication génétique, certaines personnes seront blessées, d'autres auront de la chance, et vous n'y trouverez ni logique ni raison, ni aucune justice. L'univers que nous observons possède précisément les propriétés que nous devrions attendre s'il n'y a, au fond, aucun dessein, aucun but, ni mal ni bien, rien d'autre qu'une indifférence aveugle et impitoyable. » Un univers composé de matière physique non rationnelle, aveugle et froide ne se soucie pas de nos émotions. Seul Dieu peut fournir la justification intellectuelle des choses qui définissent notre humanité.
“On the contrary, if the universe were just electrons and selfish genes, meaningless tragedies like the crashing of this bus are exactly what we should expect, along with equally meaningless good fortune. Such a universe would be neither evil nor good in intention. It would manifest no intentions of any kind. In a universe of blind physical forces and genetic replication, some people are going to get hurt, other people are going to get lucky, and you won’t find any rhyme or reason in it, nor any justice. The universe we observe has precisely the properties we should expect if there is, at bottom, no design, no purpose, no evil and no good, nothing but blind, pitiless indifference.” A universe made up of non-rational, blind, cold physical stuff is not concerned with our emotions. Only God can provide the intellectual justification for the things that define our humanity