Connaître Dieu, connaître le Bien – Dieu et la moralité objective
Know God, Know Good – God And Objective Morality
Imaginez que vous reveniez d'une journée chargée et que vous allumiez la télévision. Vous parcourez quelques chaînes. Choqué par un titre, vous vous arrêtez sur une chaîne d'information internationale populaire. En effet, le titre est véritablement effroyable : Un homme décapite un garçon de cinq ans.
Imagine you have come back from a busy day and you switch on the television. You skim through some of the channels. Shocked by a headline, you stop at a popular international news channel. Sure enough, the headline is truly appalling: Man Beheads Five-Year-Old Boy.
Laissez-moi maintenant vous poser une question. Ce que cet homme a fait était-il moralement mal ? Vous, comme la majorité des êtres humains décents, dites oui. Maintenant, répondez à cette question : est-ce objectivement mal d'un point de vue moral ? Là encore, comme la plupart, vous dites oui. Cependant, voici une dernière question : pourquoi est-ce objectif ?
Now let me ask you a question. Was what this man did morally wrong? You, like the majority of decent human beings, say yes. Now answer this question: Is it objectively morally wrong? Again, like most, you say yes. However, here’s a final question: Why is it objective?
C'est ici que cela devient délicat.
This is where it gets tricky.
Définition de l'« objectif ».
Defining ‘objective’.
Afin de répondre à cette question, le meilleur point de départ est le mot « objectif ». Une définition de base du terme consiste à considérer ou à représenter les faits sans être influencé par des sentiments ou des opinions personnels. Dans le cas de la morale, l'objectivité signifie que la moralité ne dépend pas ou n'est pas basée sur l'esprit ou les sentiments personnels d'un individu. En ce sens, elle se situe « à l'extérieur » des facultés personnelles limitées de l'individu. Les vérités mathématiques (1+1=2) ou les vérités scientifiques, comme la Terre tournant autour du Soleil, sont vraies indépendamment de ce que nous en ressentons. Par conséquent, si ces morales sont « à l'extérieur » de nous, elles doivent être ancrées. En d'autres termes, elles ont besoin d'un fondement. Si les morales objectives ne dépendent pas de nos facultés limitées, alors les réponses aux questions suivantes sont nécessaires : D'où viennent-elles ? Qu'est-ce qui explique leur nature ? Afin de répondre à ces questions, un fondement rationnel est requis. Cela expliquera leur nature objective et fournira une justification de leur origine. Ces questions se réfèrent à un domaine de la philosophie connu sous le nom d'ontologie morale.
In order to answer this question, the best place to start is with the word ‘objective’. A basic definition of the term refers to considering or representing facts without being influenced by personal feelings or opinions. In the case of morals, objective means that morality is not dependent or based on one’s mind or personal feelings. In this sense, it is ‘outside’ of one’s personal limited faculties. Mathematical truths (1+1=2) or scientific truths, like the Earth going around the Sun, are true regardless of what we feel about them. Therefore, if these morals are ‘outside’ us, they have to be grounded. In other words, they need a foundation. If objective morals do not depend on our limited faculties, then answers to the following questions are required: Where did they come from? What explains their nature? In order to answer these questions a rational foundation is required. This will explain their objective nature and provide a rationale of where they came from. These questions refer to an area in philosophy known as moral ontology.
Une autre façon de décrire la moralité objective est qu'elle transcende la subjectivité humaine. Par exemple, le fait que tuer un enfant de cinq ans soit moralement mal sera toujours vrai, même si le monde entier s'accordait à dire que tuer un jeune enfant est moralement juste. Non seulement nous reconnaissons que certaines morales sont objectives, mais elles nous procurent également un sentiment d'obligation ou de devoir moral. En d'autres termes, il y a des choses que nous devons faire et d'autres que nous ne devons pas faire. Nous avons des devoirs et des obligations morales, et ceux-ci semblent provenir de l'extérieur du soi limité. Le professeur Ian Markham explique que notre langage moral dénote quelque chose qui nous dépasse : « Imbu du mot "devoir" se trouve le sens d'un fait moral transcendant notre vie et notre monde... Le caractère sous-jacent du langage moral implique quelque chose d'universel et d'externe. »281
Another way of describing objective morality is that it transcends human subjectivity. For instance, the fact that killing a five-year-old is morally wrong will always be true, even if the whole world were to agree that killing a young child is morally right. Not only do we recognise that some morals are objective, they also provide us with a sense of moral obligation or duty. In other words, there are some things that we ought to do and other things that we ought not to do. We have moral duties and obligations, and these seem to come from outside the limited self. Professor Ian Markham explains that our moral language denotes something above and beyond ourselves: “Embedded in the word ‘ought’ is the sense of a moral fact transcending our life and world… The underlying character of moral language implies something universal and external.”281
Dans le langage de la philosophie, la notion de moralité objective est la compréhension que les valeurs morales sont indépendantes de l'esprit. Les philosophes qui affirment que la moralité est objective sont appelés réalistes moraux. Ceux qui ne croient pas en la nature indépendante de l'esprit des valeurs morales sont appelés anti-réalistes moraux. Lorsque les philosophes discutent de la moralité, ils établissent la distinction entre les vérités morales (également appelées faits moraux) et les valeurs morales. Dans le contexte du réalisme moral, un exemple de valeur morale objective est que la justice est bonne et qu'elle existe indépendamment de l'esprit ou des sentiments personnels de tout être humain. Les vérités morales sont des énoncés moraux et, si elles sont considérées comme objectives, elles sont indépendantes de toute opinion individuelle ; elles sont vraies indépendamment de tout consensus. Un exemple de fait moral objectif est : accepter un faux témoignage dans un tribunal est injuste, et donc moralement mal. Ce fait moral ne dépend d'aucune opinion, aucun esprit ou aucun sentiment personnel, qu'il soit individuel ou collectif. Ce fait reste vrai même s'il existe un consensus affirmant le contraire, similaire au scénario au début de ce chapitre.282.
In the language of philosophy, the notion of objective morality is the understanding that moral values are mind-independent. Philosophers who assert that morality is objective are referred to as moral realists. Those who do not believe in the mind-independent nature of moral values are referred to as moral anti-realists. When philosophers discuss morality, they make the distinction between moral truths (also referred to as moral facts) and moral values. In the context of moral realism, an example of an objective moral value is that justice is good and it exists independently of any human being’s mind or personal feelings. Moral truths are moral statements, and if considered objective, they are independent from any individual opinion; they are true irrespective of any consensus. An example of an objective moral fact is: accepting a false witness in a court of law is unjust, therefore morally wrong. This moral fact is not contingent on any individual or collective opinion, mind or personal feelings. This fact remains true even if there is a consensus asserting the opposite, similar to the scenario in the beginning of this chapter.282.
Retour à la question.
Back to the question.
Pour en revenir à la question délicate que j'ai soulevée précédemment, essayons d'y répondre : pourquoi est-ce objectif ? La réponse est simple. Les valeurs morales et les vérités que nous considérons comme objectives le sont parce que Dieu existe.283
Coming back to the tricky question I raised earlier, let us try to answer it: Why is it objective? The answer is simple. The morals values and truths that we consider to be objective are so because God exists.283
Avant d'expliquer cela plus en détail, je veux m'assurer que cela n'a rien à voir avec les croyances de quelqu'un. Je ne dis pas « vous ne pouvez pas être athée et faire preuve d'un comportement moral ou bon », ou « vous devez croire en Dieu pour avoir des traits moraux tels que défendre l'innocent ou nourrir le pauvre » ou « le simple fait d'être croyant vous fera bien agir ». Ce que je dis, c'est que si Dieu n'existe pas, alors il n'y a pas de valeurs morales objectives. Certes, nous pouvons agir comme si les valeurs et les vérités morales étaient objectives, et de nombreux athées à travers l'histoire ont fait preuve d'une force morale admirable sans croire que la moralité nécessite une base divine. Cependant, ce que je soutiens, c'est qu'en l'absence de Dieu, ces valeurs morales ne sont rien de plus que des conventions sociales. Par conséquent, les vérités morales telles que « assassiner des innocents pour le divertissement est mal » et « défendre l'innocent est bien », par exemple, ne sont que des conventions sociales sans Dieu ; tout comme dire qu'il est mal de lâcher des gaz en public. Cette conclusion est basée sur le fait que Dieu est le seul fondement rationnel pour une morale objective. Aucun autre concept ne fournit adéquatement un tel fondement. Dieu fournit ce fondement parce qu'Il est extérieur à l'univers et transcende la subjectivité humaine. Le professeur Ian Markham explique de la même manière : « Dieu explique le mystérieux "devoir" qui pèse sur nos vies ; et Dieu explique la nature universelle de l'exigence morale. Comme Dieu est en dehors du monde, Dieu le créateur peut être à la fois extérieur et donner des commandements universels. »284
Before I explain this further, I want to ensure that this has nothing to do with the beliefs that someone has. I am not saying “you cannot be an atheist and display moral or good behaviour”, or “you have to believe in God to have moral traits such as defending the innocent or feeding the poor” or “just by being a believer you will behave well.” What I am saying is that if God does not exist, then there are no objective moral values. Sure, we can act as if moral values and truths are objective, and many atheists throughout history have demonstrated admirable moral fortitude without believing morality requires a Divine basis. However, what I’m arguing is that, with God out of the picture, these moral values are nothing more than social conventions. Therefore, moral truths such as “murdering innocent people for entertainment is wrong” and “defending the innocent is good”, for example, are merely social conventions without God; just like saying it is wrong to pass wind in public. This conclusion is based on the fact that God is the only rational foundation for objective morals. No other concept adequately provides such a foundation. God provides this foundation because He is external to the universe and transcends human subjectivity. Professor Ian Markham similarly explains, “God explains the mysterious ought pressing down our lives; and God explains the universal nature of the moral claim. As God is outside the world, God the creator can be both external and make universal commands.”284
En Islam, on croit que Dieu est un Être d'une perfection maximale. Il est au plus haut point savant, puissant et bon. La bonté parfaite est la nature essentielle de Dieu ; l'un de Ses noms est Al-Barr285, ce qui signifie la source de toute bonté. Lorsque Dieu émet un commandement moral, celui-ci est un dérivé de Sa volonté, et Sa volonté ne contredit pas Sa nature. Par conséquent, ce que Dieu commande est bon parce qu'Il est bon, et Il définit ce qu'est le bien :
In Islam, God is believed to be a Being of maximal perfection. He is maximally knowledgeable, powerful and good. Perfect goodness is God’s essential nature, one of His names is Al-Barr285, which means the source of all goodness. When God makes a moral command, it is a derivative of His will, and His will does not contradict His nature. Therefore, what God commands is good because He is good, and He defines what good is:
« Dis : "En vérité, Dieu ne commande point l'indécence." »286.
“Say, ‘Indeed, God does not order immorality.’”286.
Il est intéressant de noter que certains athées, convaincus que Dieu ne peut exister en aucune circonstance, ont compris qu'en l'absence du Divin, il n'existe pas de morale objective. Dans *Ethics: Inventing Right and Wrong*, l'influent philosophe athée J. L. Mackie reflète cette position : « Il n'y a pas de valeurs objectives... L'affirmation que les valeurs ne sont pas objectives... est censée inclure non seulement la bonté morale, qui pourrait être le plus naturellement assimilée à la valeur morale, mais aussi d'autres choses qui pourraient être plus lâchement appelées valeurs morales ou désvaleurs — la justesse et l'injustice, le devoir, l'obligation, le fait qu'une action soit pourrie et méprisable, et ainsi de suite. »287 Outre le fait d'être contre-intuitif et de ne pas représenter une position athée dominante, Mackie semble avoir compris les implications de l'adoption d'une vision du monde athée. S'il n'y a pas de Dieu, il n'y a pas de bien objectif.
Interestingly, some atheists, believing that God cannot exist under any circumstance, have understood that in absence of the Divine, there are no objective morals. In Ethics: Inventing Right and Wrong, the influential atheist philosopher J. L. Mackie reflects this position: “There are no objective values… The claim that values are not objective… is meant to include not only moral goodness, which might be most naturally equated with moral value, but also other things that could be more loosely called moral values or disvalues—rightness and wrongness, duty, obligation, an action’s being rotten and contemptible, and so on.”287 Aside from being counter-intuitive, and not representing a mainstream atheist position, Mackie seems to have understood the implications of adopting an atheist worldview. If there is no God, there is no objective good.
Le dilemme d'Euthyphro.
Euthyphro’s dilemma.
De nombreux athées répondent à l'argument de la moralité ci-dessus en citant le dilemme de Platon ou le dilemme d'Euthyphron. Il se présente ainsi : une chose est-elle moralement bonne parce que Dieu l'ordonne, ou Dieu l'ordonne-t-il parce qu'elle est moralement bonne ?
Many atheists respond to the above argument from morality by citing Plato’s dilemma or Euthyphro’s dilemma. It goes like this: Is something morally good because God commands it, or does God command it because it is morally good?
Ce dilemme pose un problème pour les théistes qui croient en un Dieu Tout-Puissant car il les oblige à croire en l'une de deux choses : soit la moralité est définie par les commandements de Dieu, soit la moralité est extérieure à Ses commandements. Si la moralité est basée sur les commandements de Dieu, ce qui est considéré comme le bien ou le mal est arbitraire. Si tel est le cas, il n'y a rien que nous, en tant qu'humains, devrions nécessairement reconnaître comme étant objectivement mal. Cela impliquerait qu'il n'y a rien d'intrinsèquement mal dans, par exemple, le fait de tuer des enfants innocents — c'est simplement que Dieu appose l'étiquette du « mal » de manière arbitraire. L'autre corne du dilemme implique qu'une sorte de norme morale est complètement extérieure et indépendante de l'essence et de la nature de Dieu, et que même Dieu est obligé de vivre selon cette norme. Cependant, cela serait clairement indésirable pour le théiste, car cela le forcerait à admettre que Dieu n'est pas Tout-Puissant ou indépendant après tout ; au contraire, Il doit s'appuyer sur une norme extérieure à Lui-même.
This dilemma poses a problem for theists who believe in an All-Powerful God because it requires them to believe in one of two things: either morality is defined by God’s commands or morality is external to His commands. If morality is based on God’s commands, what is considered good or evil is arbitrary. If this is the case, there is nothing we as humans should necessarily recognise as objectively evil. This would imply that there is nothing intrinsically wrong with, say, killing innocent children—just that God puts the ‘evil’ label on it arbitrarily. The other horn of the dilemma implies that some sort of a moral standard is completely outside and independent of God’s essence and nature, and even God is obligated to live by this standard. However, that would be clearly undesirable for the theist, since it would make him admit that God is not All-Powerful or independent after all; rather, He has to rely on a standard external to Himself.
Cela semble intuitivement être une affirmation valable. Cependant, une légère réflexion révèle qu'il s'agit d'un faux dilemme. La raison en est une troisième possibilité : Dieu est bon. Dans son livre, The Qur’an and the Secular Mind, le professeur de philosophie Shabbir Akhtar explique :
This intuitively sounds like a valid contention. However, a little reflection exposes it as a false dilemma. The reason is due to a third possibility: God is good. In his book, The Qur’an and the Secular Mind, professor of Philosophy Shabbir Akhtar explains:
« Il existe une troisième alternative : un Dieu moralement stable du type que l'on trouve dans les écritures, un être suprême qui ne changerait pas arbitrairement d'avis sur la bonté de la compassion et le mal de l'inconduite sexuelle. Un tel Dieu commande toujours le bien parce que son caractère et sa nature sont bons. »288.
“There is a third alternative: a morally stable God of the kind found in scripture, a supreme being who would not arbitrarily change his mind about the goodness of compassion and the evil of sexual misconduct. Such a God always commands good because his character and nature are good.”288.
Ce que le professeur Akhtar affirme, c'est qu'il existe effectivement une norme morale, mais contrairement à ce que suggère la seconde corne du dilemme, celle-ci n'est pas extérieure à Dieu. Elle découle plutôt nécessairement de la nature de Dieu. Comme cela a été discuté précédemment, les musulmans, et les théistes en général, croient que Dieu est nécessairement et parfaitement bon. En tant que tel, Sa nature contient en elle la norme morale parfaite et non arbitraire. Cela signifie que les actions d'un individu — par exemple, le meurtre d'innocents — ne sont pas arbitrairement mauvaises, car elles découlent d'une norme morale objective et nécessaire. D'un autre côté, cela ne signifie pas que Dieu est d'une manière ou d'une autre subordonné à cette norme, car elle est contenue dans Son essence. Elle définit Sa nature ; elle n'est en aucune manière extérieure à Lui.
What Professor Akhtar is saying is that there is indeed a moral standard, but unlike what the second horn of the dilemma suggests, it is not external to God. Rather, it follows necessarily from God’s nature. As previously discussed, Muslims, and theists in general, believe that God is necessarily and perfectly good. As such, His nature contains within it the perfect, non-arbitrary, moral standard. This means that an individual’s actions—for example, the killing of innocents—is not arbitrarily bad, because it follows from an objective, necessary, moral standard. On the other hand, it does not mean God is somehow subservient to this standard because it is contained in His essence. It defines His nature; it is not in any way external to Him.
La réponse naturelle d'un athée serait : « Vous devez savoir ce qu'est le bien pour définir Dieu comme étant le bien, et par conséquent, vous n'avez pas résolu le problème ». La réponse simple serait que Dieu définit ce qu'est le bien. Il est le seul Être digne d'adoration, et un tel être est l'Être le plus parfait et le plus moral. Le Qur'an affirme ces points :
An atheist’s natural response would be: “You must know what good is to define God as good, and therefore you haven’t solved the problem”. The simple reply would be that God defines what good is. He is the only Being worthy of worship, and such a being is the most perfect and moral Being. The Qur’an affirms these points:
« Et votre Dieu est un Dieu unique. Il n'y a de divinité.
“And your god is one God. There is no deity.
[digne d'adoration] sauf Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.289
[worthy of worship] except Him, the Entirely Merciful, the Especially Merciful.”289
« Il est Dieu, nul autre que Lui ne mérite d'être adoré, le Connaisseur de l'invisible et du visible. Il est le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. Il est Dieu, nul autre que Lui ne mérite d'être adoré, le Souverain, le Pur, la Perfection, le Donneur de foi, le Surveillant, l'Exalté par la Puissance, le Contraignant, le Supérieur. Dieu est au-dessus de ce qu'ils Lui associent. Il est Dieu, le Créateur, l'Inventeur, le Façonneur ; à Lui appartiennent les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la Terre Le glorifie. Et Il est l'Exalté par la Puissance, le Sage. »290.
“He is God, other than whom there is no deity, Knower of the unseen and the witnessed. He is the Entirely Merciful, the Especially Merciful. He is God, other than whom there is no deity, the Sovereign, the Pure, the Perfection, the Bestower of Faith, the Overseer, the Exalted in Might, the Compeller, the Superior. Exalted is God above whatever they associate with Him. He is God, the Creator, the Inventor, the Fashioner; to Him belong the best names. Whatever is in the heavens and Earth is exalting Him. And He is the Exalted in Might, the Wise.”290.
En résumé, les valeurs morales et les vérités sont en fin de compte des dérivées de la volonté de Dieu, exprimées à travers Ses commandements, et Ses commandements ne contredisent pas Sa nature, qui est parfaitement bonne, sage, pure et parfaite.
In summary, moral values and truths are ultimately derivatives of God’s will, expressed via His commands, and His commands do not contradict His nature, which is perfectly good, wise, pure and perfect.
Existe-t-il d'autres fondements pour une morale objective ?
Are there any alternative foundations for objective morals?.
De nombreux athées soutiennent qu'il existe des explications alternatives pour répondre à la question de savoir pourquoi certaines morales sont objectives. Parmi les alternatives les plus populaires figurent la biologie, la pression sociale et une forme non théiste de réalisme moral.
Many atheists argue that there are alternative explanations to answer why some morals are objective. Some of the most popular alternatives include biology, social pressure, and a non-theistic form of moral realism.
Biologie.
Biology.
La biologie peut-elle expliquer notre sens de la moralité objective ? La réponse simple est non. Charles Darwin nous offre un « exemple extrême » intéressant de ce qui se passe lorsque la biologie ou la sélection naturelle constitue le fondement de la moralité. Il soutient que si nous étions le résultat d'un ensemble différent de conditions biologiques, alors ce que nous considérons comme moralement objectif pourrait être totalement différent : « Si les hommes étaient élevés dans des conditions précisément identiques à celles des abeilles d'une ruche, il ne saurait y avoir de doute que nos femmes non mariées, à l'instar des abeilles ouvrières, considéreraient comme un devoir sacré de tuer leurs frères, et que les mères s'efforceraient de tuer leurs filles fertiles, et que personne ne penserait à s'en mêler. »291
Can biology explain our sense of objective morality? The simple answer is no. Charles Darwin provides us with an interesting ‘extreme example’ of what happens when biology or natural selection forms the foundation of morality. He argues that if we were the result of a different set of biological conditions, then what we consider morally objective could be totally different: “If men were reared under precisely the same conditions as hive-bees, there can hardly be a doubt that our un-married females would, like the worker-bees, think it a sacred duty to kill their brothers, and mothers would strive to kill their fertile daughters, and no one would think of interfering.”291
En d'autres termes, si la morale dépend de changements biologiques, cela la rendrait tributaire de ces changements ; par conséquent, elle ne pourrait pas être objective. En prolongeant l'exemple de Darwin, si nous avions été élevés dans les mêmes conditions que le requin soyeux, nous jugerions acceptable de violer notre partenaire, tout comme le requin soyeux se bat avec son partenaire.292 Certains répondent en affirmant que c'est spécifiquement la sélection naturelle qui constitue la base de notre sens de la moralité objective. Là encore, c'est faux. Conceptuellement, tout ce que la sélection naturelle peut faire, c'est nous donner la capacité de formuler des règles morales pour nous aider à survivre et à nous reproduire. Comme l'écrit le philosophe moral Philip Kitcher : « Tout ce que la sélection naturelle a pu faire pour nous, c'est nous doter de la capacité de divers arrangements sociaux et de la capacité de formuler des règles éthiques. »293
In other words, if morals are contingent on biological changes, it would render morals subject to these changes; therefore, they cannot be objective. Extending Darwin’s example, if we happened to be reared under the same conditions as the nurse shark, we would think it acceptable to rape our partner, as the nurse shark wrestles with its mate.292 Some respond by asserting that it is specifically natural selection that forms the basis for our sense of objective morality. Again, this is false. Conceptually, all that natural selection can do is give us the ability to formulate moral rules to help us survive and reproduce. As the moral philosopher Philip Kitcher writes, “All that natural selection may have done for us is to equip us with the capacity for various social arrangements and the capacity to formulate ethical rules.”293.
Soutenir que la biologie fournit une base à la moralité supprime tout sens que nous attachons aux valeurs morales. La morale devient dénuée de sens, car elle n'est que le résultat de changements biologiques non rationnels et non conscients. Cependant, le fait que la moralité provienne des commandements Divins donne un sens à la morale, car être moral reviendrait à répondre à ces commandements. En d'autres termes, nous avons des devoirs moraux, et ceux-ci sont dus à Dieu. On ne peut rien devoir à un amas de molécules.
Maintaining that biology provides a basis for morality removes any meaning we attach to morals. Morals become meaningless, as they are just a result of non-rational and non-conscious biological changes. However, the fact that morality comes from Divine commands gives morals meaning, because being moral would be responding to these commands. In other words, we have moral duties, and these are owed to God. You cannot owe anything to a collection of molecules.
La pression sociale.
Social pressure.
La deuxième alternative est la pression sociale ou le consensus. C'est là, je crois, que beaucoup d'athées et d'humanistes rencontrent une certaine difficulté, d'un point de vue philosophique. Si la pression sociale constitue réellement le fondement de la morale objective, alors les partisans de cette affirmation sont confrontés à un problème majeur. Premièrement, cela rend la morale relative, car elle est soumise à d'inévitables changements sociaux. Deuxièmement, cela mène à des absurdités morales. Si quelqu'un accepte le consensus comme base de la morale, comment pouvons-nous justifier notre position morale face à ce que les nazis ont fait dans l'Allemagne des années 1940 ? Comment pouvons-nous prétendre que ce qu'ils ont fait était objectivement moralement mal ? Eh bien, nous ne le pouvons pas. Même si vous affirmez que certaines personnes en Allemagne ont combattu les nazis, le fait est qu'il y avait un consensus fort soutenant le mal. Il existe de nombreux autres exemples dans l'histoire pour souligner ce point.
The second alternative is social pressure or consensus. This, I believe, is where a lot of atheists and humanists face some difficulty, philosophically speaking. If social pressure really forms the basis of objective morals, then the proponents of this assertion face a huge issue. Firstly, it makes morals relative, as they are subject to inevitable social changes. Secondly, it leads to moral absurdities. If someone accepts consensus as a basis for morals, then how can we justify our moral position towards what the Nazis did in 1940s Germany? How can we claim that what they did was objectively morally wrong? Well, we cannot. Even if you claim that some people in Germany fought against the Nazis, the point is that there was a strong consensus supporting the evil. There are many other examples in history to highlight this point.
Réalisme moral.
Moral realism.
La dernière alternative est une forme non théiste de réalisme moral. Le réalisme moral, également appelé objectivisme moral, est la conception selon laquelle la morale est objective et qu'elle est externe et indépendante de nos esprits et de nos émotions. Cependant, la différence entre ce type de réalisme moral et ce que ce chapitre a préconisé est que les réalistes moraux n'affirment pas avoir besoin d'un fondement. Ainsi, les valeurs morales telles que la compassion, la justice et la tolérance existent simplement de manière objective. Cette position présente quelques problèmes. Premièrement, que signifie dire que la justice existe tout simplement ? Ou que des valeurs morales objectives existent tout simplement ? Cette position est contre-intuitive et dénuée de sens. Nous ne savons tout simplement pas ce qu'est la « justice » existant par elle-même. De manière significative, il faut comprendre que si la morale est objective (dans le sens où elle est en dehors de l'opinion personnelle d'un individu), alors elle nécessite une explication rationnelle. Autrement, la question « Comment sont-elles objectives ? » reste sans réponse. Deuxièmement, la moralité ne se limite pas à reconnaître l'objectivité de la compassion ou de la justice. La moralité implique un sens du devoir ou de l'obligation :
The final alternative is a non-theistic form of moral realism. Moral realism, also referred to as moral objectivism, is the view that morals are objective and they are external and independent of our minds and emotions. However, the difference between this type of moral realism and what this chapter has been advocating, is that moral realists do not assert that they require any foundation. So moral values such as compassion, justice and tolerance just exist objectively. There are a few problems with this position. Firstly, what does it mean to say that justice just exists? Or that objective moral values just exist? This position is counterintuitive and meaningless. We simply do not know what ‘justice’ is, existing on its own. Significantly, one has to understand that if morals are objective (in that they are outside of an individual’s personal opinion), then they require a rational explanation. Otherwise, the question How are they objective? is unanswered. Secondly, morality is not limited to recognizing the objectivity of compassion or justice. Morality entails a sense of duty or obligation:
Nous sommes obligés d'être compatissants et justes. Sous le réalisme moral, de telles obligations sont impossibles, car reconnaître qu'une certaine valeur morale est objective ne garantit en rien que nous sommes obligés de la mettre en œuvre. Une obligation morale ne découle pas du simple fait de reconnaître qu'elle est objective. Respecter ses obligations morales aurait du sens si elles sont dues, ou s'il existe un sentiment de devoir. Le réalisme moral ne fournit aucune raison pour laquelle quelqu'un doit être obligé d'être moral. Cependant, si ces valeurs morales sont fondées sur des commandements Divins, alors non seulement elles rendent ces morales objectives, mais elles établissent la base de l'obligation d'être moral — parce que nous avons le devoir d'obéir aux commandements de Dieu.
we are obligated to be compassionate and just. Under moral realism such obligations are impossible, because recognising that a certain moral value is objective does nothing to ensure that we are obligated to implement it. A moral obligation does not follow from just acknowledging that it is objective. Following through with one’s moral obligations would make sense if they are owed, or if there is a sense of duty. Moral realism does not provide any reason why someone must be obliged to be moral. However, if these moral values are based on Divine commands, then not only do they make these morals objective, but they establish the basis for being obligated to be moral—because we have a duty to obey the commands of God.
À la lumière de la discussion qui précède, il est évident que la moralité objective nécessite l'existence de Dieu, car Il est extérieur à l'univers et peut formuler l'affirmation morale universelle par Ses commandements.
In light of the above discussion, it is obvious that objective morality necessitates God’s existence, as He is external to the universe and can make the universal moral claim via His commands.
Et s'ils rejettent la moralité objective ?
What if they reject objective morality?.
En dernier recours, certains athées tentent d'éviter l'embarras intellectuel en répondant à la conclusion ci-dessus par le déni de l'objectivité de la moralité. Soit. Je suis d'accord. Si quelqu'un n'accepte pas l'axiome selon lequel les morales sont objectives, alors l'argument ne fonctionne pas. Mais c'est une arme à double tranchant. Dès l'instant où l'athée nie l'objectivité de toute affirmation morale, il n'a plus le droit de pointer du doigt la religion, ou plus précisément l'Islam, de manière objective. Il ne peut même pas pointer du doigt le KKK, l'EI ou même la dictature de la Corée du Nord ! L'ironie ici est que c'est précisément ce que font de nombreux athées. Ils portent des jugements moraux qui ont une saveur objective. Ils devraient apporter une réserve à tous leurs jugements moraux et simplement dire : « C'est mon point de vue subjectif. » Faire cela rend leurs désaccords moraux ou leur indignation dénués de sens. Cependant, au fond d'eux, la plupart des êtres humains sains d'esprit ne nient pas l'objectivité de certaines morales de base, telles que le meurtre, le vol et l'abus. Une mauvaise compréhension de l'argument.
As a last resort, some atheists try to avoid intellectual embarrassment by replying to the above conclusion by denying that morality is objective. Fair enough. I agree. If someone does not accept the axiom that morals are objective, then the argument does not work. But that is a double-edged sword. The minute the atheist denies the objectivity of any moral claim, he has no right to point the finger at religion, or more specifically Islam, in any objective way. He cannot even point the finger at the KKK, ISIS or even the dictatorship of North Korea! The irony here is that this is exactly what many atheists do. They make moral judgments that have an objective flavour to them. They should put a caveat to all of their moral judgments and simply say, “This is my subjective view.” Doing that renders their moral disagreements or outrage pointless. However, deep down inside, most sane human beings do not deny the objectivity of some basic morals, such as murder, theft and abuse. Misunderstanding the argument.
Certains athées, et même certains universitaires, comprennent mal l'argument en confondant l'épistémologie morale et l'ontologie morale. L'argument que j'ai présenté jusqu'à présent ne concerne pas la manière dont nous parvenons à savoir ce qui est bien, ce qui relève de l'épistémologie morale — il porte son attention sur l'origine des morales et leur nature, ce qui relève de l'ontologie morale. Les commandements de Dieu fournissent le fondement ontologique permettant aux valeurs et aux vérités morales d'être objectives. La manière dont nous parvenons à savoir quelles sont ces morales est une question d'épistémologie morale. L'argument présenté dans ce chapitre ne concerne pas l'épistémologie morale. Cet argument porte sur l'ontologie morale, qui se réfère aux fondements et à la nature de la moralité. L'argument, dans sa forme la plus simple, se présente ainsi : si quelque chose est bien, est-ce objectivement bien ? Si c'est objectivement bien, alors cela nécessite l'existence de Dieu, car Il est le seul fondement du bien objectif. L'argument ne demande pas comment nous savons quand quelque chose est bien.
Some atheists, and even some academics, misunderstand the argument by conflating moral epistemology with moral ontology. The argument I have presented so far is not concerned with how we get to know what is good, which refers to moral epistemology—it directs its attention to where morals come from and their nature, which refers to moral ontology. God’s commands provide the ontological foundation for morals values and truths to be objective. How we get to know what these morals are is a matter of moral epistemology. The argument presented in this chapter does not concern moral epistemology. This argument is about moral ontology, which refers to the foundations and nature of morality. The argument in its simplest form goes something like this: if something is good, is it objectively good? If it is objectively good, then it necessitates God’s existence, as He is the only foundation for objective good. The argument does not ask how we know when something is good.
Absolu vs objectif.
Absolute vs. objective.
Une préoccupation légitime qui peut être soulevée par le théologien perspicace et aspirant est qu'au sein du discours théologique islamique (et de pratiquement tous les systèmes de justice dans le monde), il existe certaines situations où tuer (comme pour défendre sa propre personne et sa famille) devient moralement (et légalement) permis. Par conséquent, rien n'est objectivement mal. C'est une réflexion intéressante, mais elle confond la moralité absolue avec la moralité objective ; elles sont très différentes. La moralité absolue implique qu'un acte moral est bon ou mauvais indépendamment de la situation donnée. Par exemple, quelqu'un qui croit que tuer est absolument mal croirait que tuer est mal même en cas de légitime défense. La moralité objective, cependant, reconnaît volontiers la sensibilité au contexte de certaines vérités morales. Un fait moral objectif pourrait être que tuer des êtres humains sans justification appropriée est mal. La nature sensible au contexte de cette affirmation morale inclut une réserve importante : le meurtre doit également être injustifié. Par exemple, tuer un autre être humain pourrait être considéré comme moralement justifié si la personne qui a été tuée tirait indistinctement sur des enfants dans une école locale. L'argument que j'ai présenté n'implique pas de notions absolues de moralité. Une note sur le relativisme éthique Un relativiste éthique, qui soutient que la moralité est relative aux normes culturelles, soutiendrait que la discussion sur la moralité absolue et objective prouve que les morales ne sont pas objectives, et qu'elles sont relatives. Ceux qui soutiennent que les morales sont objectives soutiendraient que ce que les gens croient, ressentent ou font est non pertinent, et ne retire rien à la valeur morale objective (et c'est précisément la définition de l'objectivité). Le relativisme éthique est en faillite de ce point de vue, car il s'appuie sur des pratiques culturelles pour réfuter ce qui est objectivement vrai. Ceci est voué à l'échec, car la définition de la moralité objective stipule que les morales sont indépendantes des sentiments, des croyances et des pratiques culturelles ; ainsi, les utiliser comme moyen pour nier l'objectivité des morales est dénué de sens.
A valid concern that can be raised by the keen and aspiring theologian is that within Islamic theological discourse (and virtually all of the justice systems in the world), certain situations exist where killing (such as defending one’s self and family) becomes morally (and legally) permissible. Therefore, nothing is objectively evil. This is an interesting reflection, but it conflates absolute morality with objective morality; they are very different. Absolute morality entails that a moral act is good or bad regardless of the given situation. For example, someone who believes killing is absolutely wrong would believe killing is wrong even in self-defence. Objective morality, however, readily acknowledges the context-sensitivity of some moral truths. An objective moral fact might be killing human beings without appropriate justification is wrong. The context-sensitive nature of this moral claim includes an important caveat that the killing must also be unjustified. For instance, killing another human being might be seen as morally justified, if the person who was killed had been indiscriminately shooting children at a local school. The argument I have presented does not involve absolute notions of morality. A note on ethical relativism An ethical relativist, who maintains that morality is relative to cultural norms, would argue that the discussion on absolute and objective morality proves that morals are not objective, and that they are relative. Those who maintain that morals are objective would argue that what people believe or feel or do is irrelevant, and does not take away from objective moral value (and that is precisely the definition of objectivity). Ethical relativism is bankrupt from this perspective because it points to cultural practices to refute what is objectively true. This is doomed to failure, because the definition of objective morality states that morals are independent of feelings, beliefs and cultural practices, so to use them as a means to deny the objectivity of morals is meaningless.
Ce chapitre a des implications frappantes pour l'athée. Si les athées considèrent que certaines valeurs morales et vérités sont objectives, ils doivent soit admettre que Dieu existe — car Il est le seul fondement rationnel de l'existence d'une moralité objective — soit proposer une alternative convaincante. S'ils ne le peuvent pas, ils doivent ignorer leur disposition innée qui reconnaît le bien et le mal objectifs, et rejeter totalement la notion de morales objectives. Une fois qu'ils auront fait cela, tous leurs reproches et jugements moraux contre l'Islam seront réduits au niveau de la subjectivité personnelle. L'argument du point de vue de la moralité donne véritablement un sens à la conception islamique du Divin. Dieu est parfaitement bon et sage, et Ses commandements ne contredisent pas Sa nature parfaite. Par conséquent, Ses commandements sont parfaitement bons.
This chapter has some striking implications for the atheist. If atheists consider some morals values and truths to be objective, they must either admit that God exists—as He is the only rational foundation for the existence of objective morality—or provide a compelling alternative. If they cannot, they have to ignore their innate disposition that recognises objective good and evil, and reject the notion of objective morals altogether. Once they do that, all their finger-pointing and moral judgements against Islam will be diminished to the level of personal subjectivity. The argument from the stance of morality truly makes sense of the Islamic conception of the Divine. God is perfectly good and wise, and His commands do not contradict His perfect nature. Therefore, His commands are perfectly good.
Savoir cela sur Dieu nous donne un fondement pour une morale objective. En d'autres termes, connaître Dieu, c'est connaître le bien.
Knowing this about God gives us a foundation for objective morals. In other words, knowing God is knowing good.