« Divisez les palmiers entre nous et eux (c'est-à-dire les émigrés (Muhajirun)) ». Il répondit : « Non ». Il dit : « Il nous suffit d'aider (c'est-à-dire dans le travail) et ils partagent les dattes avec nous ». Ils dirent : « Nous écoutons et nous obéissons ».
“Divide the date palm trees between us and them (i.e. the Muhajirun)" He replied: “No”. He said: “It is sufficient for us to assist (i.e. in the work) and they share the dates with us” They said: “We listen and obey”. .
Nous trouvons les détails et les caractéristiques de cette « Mu’akhaah » (lien de fraternité) dans l'ouvrage « Fat’h ul-Bariy » d'Ibn Hajar (7/270) : « Nous avons présenté, concernant les qualités des auxiliaires (Ansar), le titre du chapitre sur l'établissement de la fraternité par le Prophète ﷺ entre les émigrés (Muhajirun) et les auxiliaires (Ansar). Ibn Abdul Barr a dit que l'établissement de la fraternité s'est produit à deux occasions ; une occasion spécifiquement entre les émigrés (Muhajirun) qui fut à Makkah, et une occasion entre les émigrés (Muhajirun) et les auxiliaires (Ansar), et c'est cette dernière qui est visée ici. Ibn Sa’d a mentionné, avec les chaînes de transmission d'Al-Waqidiy provenant d'un groupe de Taabi’in qui ont dit : "Lorsque le Prophète ﷺ est arrivé à Al-Madinah, il a établi un lien de fraternité entre les émigrés (Muhajirun) et les auxiliaires (Ansar) sur la base d'Al-Muwasaah (le soutien mutuel) et ils se transmettaient l'héritage les uns des autres. Ils étaient au nombre de quatre-vingt-dix ; certains parmi les émigrés (Muhajirun) et certains parmi les auxiliaires (Ansar). Il a également été dit qu'ils étaient au nombre de cent. Lorsque le verset (Ayah) relatif à "ceux qui sont liés par les liens du sang" (8:75) fut révélé, l'héritage entre eux conformément à cette fraternité (Mu’akhaah) fut annulé. Dans le chapitre des "Faraa’id" (règles d'héritage), le hadith d'Ibn ‘Abbas sera mentionné : "Lorsqu'ils arrivèrent à Al-Madinah, l'émigré (Muhajir) héritait de l'auxiliaire (Ansar), au lieu de ceux liés par les liens du sang, par le lien de fraternité que le Messager d'Allah ﷺ avait institué, puis ce qui suit fut révélé..." ».
We find the details and features of this “Mu’akhaah” (bonding of brotherhood) in Ibn Hajar’s “Fat’h ul-Bariy (7/270): “We have presented in respect to the qualities of the Ansar the chapter heading of the forming of brotherhood by the Prophet (peace be upon him) between the Muhajirin and the Ansar. Ibn Abdul Barr said that the formation of brotherhood occurred on two occasions; an occasion between the Muhajirin specifically which was in Makkah and an occasion between the Muhajirin and the Ansar, and it is the latter which is intended here. Ibn Sa’d mentioned, with the chains of transmission of Al-Waqidiy from a group of the Taabi’in who said: “When the Prophet (peace be upon him) arrived in Al-Madinah he formed a bond of brotherhood between the Muhajirin and the Ansar upon the basis of Al-Muwasaah (supporting one another) and they use to inherit from one another. They numbered ninety; some from the Muhajirin and some from the Ansar. It was also said that they numbered one hundred. When the Aayah related to “those tied by the womb” (8:75) was revealed the inheritance between in accordance to that brotherhood (Mu’akhaah) between them was negated. In the chapter of the “Faraa’id” (rules of inheritance), the Hadith of Ibn ‘Abbas will be mentioned: “When they arrived in Al-Madinah the Muhajiriy would inherit from the Ansariy, instead of those joined by the womb, through the bond of brotherhood that the Messenger of Allah (peace be upon him) instituted, then the following was revealed …” .
Ahmad a rapporté un récit similaire à cela d' ‘Amr bin Sh’aib, de son père, de son grand-père. As-Suhailiy a dit : « Il ﷺ a établi une fraternité (par binômes) parmi ses compagnons afin de dissiper la solitude de l'isolement, pour les apaiser de l'impact de la séparation d'avec leurs familles et leurs clans, et pour qu'ils puissent se soutenir et se renforcer mutuellement. Puis, lorsque l'islam se renforça, l'unité se fit et la solitude disparut, l'héritage fut aboli et il fit des croyants, tous ensemble, une fraternité. C'est à ce moment que fut révélé : "Les croyants ne sont que des frères". Cela signifiait, en termes d'affection et de prévalence de l'appel à l'islam (Da’wah), alors qu'ils avaient divergé à ses débuts. Il a été dit que cela s'est produit cinq mois après l'émigration (Hijrah), et il a été dit que cela s'est produit neuf mois après l'émigration (Hijrah). Il a également été dit que cela s'est produit lorsqu'il construisait la mosquée, tout comme il a été dit que c'était avant sa construction, et il a été dit que cela s'est produit 13 mois avant Badr. »
Ahmad related similar to this from ‘Amr bin Sh’aib from his father from his grandfather. As-Suhailiy said: “He (peace be upon him) established a brotherhood (of pairs) amongst his companions to rid the loneliness of being estranged, to sooth them from the impact of the separation from the families and clan and so that they could support and strengthen each other. Then, when Islam became strong, the unity came together and the loneliness disappeared, the inheriting was abolished and he made the believers, all of them together, a brotherhood. This is when “Verily, the believers are but brothers” was revealed. This meant, in terms of affection and the prevalence of the Da’wah whilst they had differed at its beginning. It has been said that this took place five months after the Hijrah (migration), and it has been said that it occurred nine months after the Hijrah. It has also been said that it happened when he was building the Masjid, just as it was said that it was before its building and it was said that it happened after 13 months prior to Badr. .
Selon Abu Sa’eed dans « Sharaf Al-Mustafa », la formation de cette fraternité parmi eux eut lieu à la mosquée, tandis qu'Ibn Ishaq mentionna le pacte de fraternité en disant : « Le Messager d'Allah ﷺ dit à ses compagnons, après qu'ils eurent émigré, de former une fraternité par paires de frères. Lui et ‘Ali représentèrent une paire de frères, Hamzah et Zaid bi n Harithah furent jumelés comme frères, Ja’far bin Abi Talib et Mu’adh bin Jabal furent frères. » Ibn Hisham commenta ici que Ja’far se trouvait en Abyssinie à ce moment-là et qu'en tant que tel, cela nécessite un examen, bien que cette question ait été discutée précédemment. Ibn Al-Kathir suggéra que cette fraternité fut mise de côté jusqu'à ce qu'il (Ja’far) arrive (à Al-Madinah). Dans l'exégèse (Tafsir) de Sunaid, il fut mentionné que Mu’adh et Ibn Mas’ood, Abu Bakr et Kharija bn Zaid, ainsi qu’‘Umar et ‘Atban bin Malik furent tous rendus frères. Nous avons mentionné précédemment, au début du chapitre de la prière, la déclaration d’‘Umar dans laquelle il disait : « J'avais un frère parmi les auxiliaires (Ansar) ». Cela avait été interprété comme étant ‘Atban et il est possible que sa formation d'une fraternité avec lui ait été retardée. De même, Abu Ad-Dardaa’ et Salman, Mus’ab bin ‘Umair et Abu Ayub, Abu Hudhaifah bin ‘Utbah et ‘Abbad bin Bishr furent rendus frères. Et il a été dit qu'il s'agissait plutôt d’‘Ammar et Thabit bin Qais, car Hudhaifah n'embrassa l'Islam qu'au moment de la bataille d'Uhud. Abu Dharr et Al-Mundhir bin ‘Amr furent également rendus frères. Il commenta que l'émigration (Hijrah) d'Abu Dharr fut plus tardive et la réponse à cela est la même que pour le cas de Ja’far. Hatib bin Abi Balta’ah et ‘Uwaim bin Sa’idah, ainsi que Salman et Abu Ad-Dardaa’ furent rendus frères. Il commenta que l'Islam de Salman et, de même, celui d'Abu Ad-Dardaa’, fut plus tardif et la réponse à cela est la même que celle fournie concernant Ja’far. L'instauration de la fraternité a débuté dès son arrivée à Al-Madinah et il a continué à la renouveler en fonction de ceux qui embrassaient l'Islam ou de ceux qui arrivaient à Al-Madinah. Le lien de fraternité entre Salman et Abu Ad-Dardaa’ est authentique, comme cela a été transmis dans le chapitre et par Ibn Sa’d. Et (il a également été rapporté qu'il) ﷺ a établi une fraternité entre Abu Ad-Dardaa’ et ‘Auf bin Malik, cependant la chaîne de transmission (Isnad) est Da’if (faible). Le récit de référence, à cet égard, est celui rapporté dans le Sahih (ce qui est authentique). La fraternité entre Abdur Rahman bin ‘Awf et Sa’d bin Ar-Rabee’ est également mentionnée dans ce titre de chapitre (relatif à l'institutionnalisation de la fraternité). Ibn Abd ul-Barr a également nommé un groupe d'autres personnes (en plus de ceux-ci). Ibn Taymiyyah, dans un livre réfutant Ibn Al-Mutahhir Ar-Rafidiy, a nié la « Mu’akhaah » (institutionnalisation de la fraternité) entre les émigrés (Muhajirun) et plus précisément la formation d'une fraternité entre le Prophète ﷺ et ‘Ali, car elle avait été légiférée pour que certains assistent les autres et pour unir leurs cœurs. En tant que tel, il n'y a aucun sens à la formation d'une fraternité entre le Prophète ﷺ et l'un d'entre eux ou entre un émigré (Muhajir) et un autre émigré (Muhajir). Cette réfutation est basée sur le raisonnement par analogie (Qiyas) et ignore la Hikmah (sagesse) de la formation de la fraternité. C'est parce que certains des émigrés (Muhajirun) étaient plus forts que d'autres en termes de richesse, de soutien clanique et de force. Ainsi, le plus élevé était devenu frère du plus bas, afin que le plus bas puisse trouver du soutien auprès du plus élevé et que le plus élevé puisse chercher l'assistance du plus bas. C'est sur cette base que la fraternité entre le Prophète ﷺ et ‘Ali devient apparente, car il avait l'habitude de pratiquer cela avec ‘Ali avant la Prophétie et a ensuite continué ainsi. De même, dans le cas de Hamzah et Zaid bin Harithah, parce que Zaid avait été leur Mawlaa. Leur fraternité a été établie et ils faisaient partie des émigrés (Muhajirun). Nous reviendrons sur la déclaration de Zaid bin Harithah : « Certes, la fille de Hamzah est la fille de mon frère (nièce) » dans le chapitre concernant l'« ’Umrat ul-Qadaa ».
Al-Hakim et Ibn Abd ul-Barr, avec une chaîne de transmission Hasan, d'après Abu Ash-Sha’thaa’ d'après Ibn ‘Abbas, qui a dit que : « Le Prophète ﷺ a fait d'Az-Zubair et d'Ibn Mas’ud des frères », et ils étaient tous deux parmi les émigrés (Muhajirun). Ad-Diyaa’ a également rapporté cela dans « Al-Mukhtarah » de « Al-Mu’jam Al-Kabir » d'At-Tabarani. Ibn Taymiyyah affirme que les ahadith de « Al-Mukhtarah » sont plus authentiques et plus forts que les ahadith de « Al-Mustadrak ».
Al-Hakim and Ibn Abd ul-Barr, related, with a Hasan chain of transmission, from Abu Ash-Sha’thaa’ from Ibn ‘Abbas, who said that: “The Prophet (peace be upon him) made Az-Zubair and Ibn Mas’ud brothers” and they were both from the Muhajirin. Ad-Diyaa’ also recorded this in “Al-Mukhtarah” of “Al-Mu’jam Al-Kabir” of At- Tabarani. Ibn Taymiyyah states that the Ahadeeth of “Al-Mukhtarah” are more authentic and stronger than the Ahadeeth of “Al- Mustadrak”. .
L'histoire de la première formation de la fraternité qu'Al-Hakim a rapportée de Jamee’ bin ‘Umair d'après Ibn ‘Umar était : Le Messager d'Allah ﷺ a établi une fraternité (par paires) entre Abu Bakr et ‘Umar, entre Talhah et Az-Zubair, entre Abdur Rahman et ‘Uthman, et il a mentionné un groupe. Il a dit : ‘Ali dit alors : « Ô Messager d'Allah, vous avez établi des pactes de fraternité entre vos compagnons, alors qui sera mon frère ? » Il répondit : « Je suis ton frère ». Si ceci est ajouté à ce qui a été mentionné précédemment, cela le renforce. Cela alors que nous avons présenté dans le chapitre de « Al-Kafalah », peu avant le « Livre de la Wakalah », la discussion concernant le hadith : « Il n'y a pas de Hilf (conclusion d'une alliance/pacte) en Islam », ce qui ne nécessite pas de réexamen. » [End of Quote]
The story of the first formation of brotherhood which Al-Hakim recorded from Jamee’ bin ‘Umair from Ibn ‘Umar was: The Messenger of Allah (peace be upon him) established a brotherhood (of pairs) between Abu Bakr and ‘Umar, between Talhah and Az-Zubair, between Abdur Rahman and ‘Uthman, and he mentioned a group. He said: ‘Ali then said: “O Messenger of Allah, you have made pacts of brotherhood between your companions, so who will my brother be?” He replied: “I am your brother”. If this is added to what has been mentioned previously, it strengthens it. That is whilst we have presented in the chapter of “Al-Kafalah”, shortly preceding the “Book of Wakalah”, the discussion concerning the Hadith: “There is no Hilf (making of an alliance/pact) in Islam”, which doesn’t require revisiting.” [End of Quote]