3.1 Établir l'authenticité de la Sahifah
3.1 Establishing the authenticity of the Sahifah
Une question importante demeure, et celle-ci est qu'un objecteur pourrait dire en guise d'objection que la Sahifah d'Al-Madinah a été transmise d'une manière Mursal (c'est-à-dire rapportée par un Taabi’ sans mention du Sahabi dans la chaîne) et que nous ne connaissons aucune chaîne de transmission Muttasil (c'est-à-dire continue et complète) pour celle-ci. Par conséquent, elle ne peut servir de preuve et il n'est pas permis de l'utiliser à des fins de déduction. Nous disons : la question n'est pas telle. Il s'agit plutôt de la transcription d'un document écrit qui a été transcrit par des rapporteurs génération après génération, ce qui est manifeste par la proximité des expressions formulées et que nous pourrions qualifier de congruentes ou de concordantes. Elle est parvenue via une multitude de voies de transmission qui sont, sans aucun doute, continues et complètes dans leur chaîne de transmission, et que nous viendrons discuter en temps voulu. En tant que telle, tout en cherchant la guidance d'Allah, nous disons : elle est Sahih (authentique) et constitue une preuve et un argument. Si cette Sahifah provenait des Juifs ou des Chrétiens, ces objecteurs l'auraient pleinement acceptée. Ce sont les mêmes personnes qui nous ont causé des maux de tête avec leurs chaînes de narrations Mursal et Munqati’ (interrompues) qu'ils prétendent avoir été écrites tout en étant gardées par l'esprit saint ! Nous allons maintenant présenter une étude détaillée et méticuleuse des chaînes de transmission de la Sahifah d'Al-Madinah, une chaîne après l'autre :
One important issue remains and this is that an objector may say in objection that the Sahifah of Al-Madinah has been transmitted in a Mursal (i.e. related by a Taabi’ without mention of the Sahabi in the chain) manner and we are not aware of any Muttasil (i.e. continuous and complete) chain of transmission for it. Consequently, it does not stand up as a proof and it is not permissible for it to be used for the purpose of deduction. We say: The matter is not like that. Rather, it is a transcription of a written document that has been transcribed by transmitters generation following generation, which is apparent from the closeness of the worded expressions and which we could call congruous or in accord. It has come via a host of transmission paths which are without doubt continuous and complete in their chain of transmission and which we will come to discuss in due course. As such, whilst seeking guidance from Allah, we say: It is Sahih (authentic) and stands up as evidence and proof. Had this Sahifah come from the Jews or the Christians we would have these objectors going fully along with it. These are the same people who have pained our heads with their Mursal and Munqati’ (interrupted) chains of narrations which they claim to have been written whilst being guarded by the holy spirit! We will now present a detailed and meticulous study of the chains of transmission of the Sahifah of Al-Madinah, one chain following another:
La première chaîne de transmission (Isnad) : tel que rapporté par Al-Baihaqi :
The first Isnad (chain of transmission): As recorded by Al-Baihaqi:
« Abu Abdullah Al-Hafizh, rapportant d'après Abu Al-‘Abbas Muhammad bin Ya’qub, d'après Ahmad bin Abdul Jabbar, d'après Yunus bin Bukair, d'après Ibn Ishaq, d'après Uthman bin Muhammad bin Uthman bin Al-Akhnas bin Shariq qui a dit : Cela a été pris de la famille de ‘Umar bin Al-Khattab, qu’Allah l’agrée. Cela avait été joint au document écrit de As-Sadaqah que ‘Umar avait écrit aux gouverneurs. »
“Abu Abdullah Al-Hafizh, related from Abu Al-‘Abbas Muhammad bin Ya’qub, from Ahmad bin Abdul Jabbar, from Yunus bin Bukair, from Ibn Ishaq, from Uthman bin Muhammad bin Uthman bin Al-Akhnas bin Shariq who said: It was taken from the family of ‘Umar bin Al- Khattab, may Allah be pleased with him. It had been attached to the written document of As-Sadaqah which ‘Umar had written to the governors”.
- Quant à l'imam Al-Baihaqi, il est : Al-Hafizh, Al-‘Alamah, l'établi, le juriste (Faqih), Sheikh ul-Islam, Abu Bakr Ahmad bin Al-Husain bin ‘Ali bin Musa Al-Khusrawjirdi. Ceci selon « Siyar A’alam An-Nubulaa’ » (35/145/86). - Abu Abdullah Al-Hafizh est : Al-Hakim Muhammad bin Abdullah bin Muhammad bin Hamduwaih ; l'imam, Al-Hafizh, le Naqid (critique), Al-‘Alamah, Sheikh ul Muhaddithin, Abu Abdullah bin Al-Bayyi’ Ad-Dabbiy At-Tahmaniy An-Naisaburiy Ash-Shafi’iy et auteur d'œuvres littéraires. Ceci selon « Siyar A’alam An-Nubulaa’ » (33/157/100).
- As for Imam Al-Baihaqi, then he is: Al-Hafizh, Al-‘Alamah, the established, the Faqih (jurist), Sheikh ul-Islam, Abu Bakr Ahmad bin Al-Husain bin ‘Ali bin Musa Al-Khusrawjirdi. This is according to “Siyar A’alam An-Nubulaa’” (35/145/86). - Abu Abdullah Al-Hafizh is: Al-Hakim Muhammad bin Abdullah bin Muhammad bin Hamduwaih; the Imam, Al-Hafizh, the Naqid (critic), Al-‘Alamah, Sheikh ul Muhaddithin, Abu Abdullah bin Al-Bayyi’ Ad- Dabbiy At-Tahmaniy An-Naisaburiy Ash-Shafi’iy and author of literary works. This is according to “Siyar A’alam An-Nubulaa’” (33/157/100).
- Abu Al-‘Abbas Muhammad bin Ya’qub bin Yusuf bin Ma’qil bin Sinan Al-Umawiy, Mawla Bani Umayyah An-Naisaburiy Al-Asammu (le sourd) (DOD : 346 AH). Il était le Muhaddith de son époque sans aucune contestation. Ceci est selon « Tarikh ul-Islam » (7/841/243). Personne ne remet en question des savants comme ceux-là, sauf celui dont l'esprit est défectueux. - Ahmad bin Abdul Jabbar : Nous avons résumé son cas dans l'addendum sous le titre : « L'authentification d'Ahmad bin Abdul Jabbar Al-‘Utaridiy ». Nous y avons déclaré : [Ahmad bin Abdul Jabbar bin Muhammad Al-‘Utaridiy, Abu ‘Umar Al-Kufi, n'a aucun problème ou souci qui lui soit associé. Sa réception de la Seera est authentique et il est fiable pour être utilisé comme preuve. Il faisait partie du dixième (c'est-à-dire le niveau de la chaîne). Il est décédé en l'an 72 (signifiant 172 AH) à l'âge de 95 ans]. Ceci afin de corriger la défaillance majeure dont l'imam Al-Hafizh ibn Hajar Al-Asqalani a fait partie, lorsqu'il a dit dans « Taqrib At-Tahdhib » (1/81/64) : [Ahmad bin Abdul Jabbar bin Muhammad Al-‘Utaridiy, Abu ‘Umar Al-Kufi, est Da’if (faible) et sa réception de la Seera est authentique, du dixième (c'est-à-dire le niveau de la chaîne). Il n'a pas été établi qu'Abu Dawud a rapporté de lui. Il est décédé en l'an 72 (signifiant 172 AH) à l'âge de 95 ans]. Il s'agit également de réfuter Abdul Qadir Al-Muhammadi, l'un des partisans d'Al-Hafizh et parmi les prétendants de « An-Nazhar Wa t-Tahqiq » (Examen et vérification), qui a écrit sur le portail en ligne « Ahl ul-Hadith » le 19/03/2007, en discutant des lignes de transmission de la Sahifah d'Al-Madinah. Il a mentionné un certain nombre de transmissions incomplètes de la part de certains des imams et a conclu en déclarant : [Al-Hafizh ibn Hajar a dit : Il est Da’if (faible) et son audition ou sa réception de la Seera est Sahih (authentique). J'ai dit : Il ne faut pas comprendre de cette déclaration d'Ibn Hajar qu'il est Thiqah (digne de confiance) en ce qui concerne la Seera ! Plutôt, son intention était simplement de repousser le soupçon de Tadlis (c'est-à-dire [une déformation dans la chaîne de transmission) de lui car il avait été accusé de cela, comme cela a été mentionné précédemment. C'est parce qu'il a entendu (reçu) les « Maghaziy » (c'est-à-dire la Seera) dès son plus jeune âge, aux côtés de son père, de Yunus bin Bukair Ash-Shaibani. Il était accusé « que les livres qu'il rapporte appartenaient (en réalité) à son père et qu'il avait prétendu les avoir reçus (entendus) aux côtés de celui-ci ». Al-Hafizh (Al-Asqalaniy) voulait établir qu'il l'avait reçu lui-même et Al-Khatib a transmis une histoire qui clarifie l'authenticité de sa réception de Yunus. Cela se trouve dans le cas où il a transmis, avec sa chaîne, de Muhammad bin Al-Hasan bin Humaid bin Ar-Rabee’ de son père, ce qui suit : « ... Qu'ils ont interrogé Abu Kuraib au sujet des Maghaziy (c'est-à-dire la Seera) et il a dit : "Allez voir un jeune homme à Al-Kunas (lieu). Son nom est Al-‘Utaridiy et il l'a reçu (entendu) aux côtés de nous et de son père". Ainsi, nous sommes venus à lui et il a dit : "Je ne sais pas où il se trouve. Depuis l'époque de son audition, je ne l'ai pas consulté. Cependant, il se trouve dans Qimatr (ce dans quoi les livres sont conservés) qui contient des livres, alors cherchez-le là-bas". J'ai cherché et je l'ai trouvé et il y avait des fientes de pigeons dessus. Il l'avait consigné avec son père avec une écriture ancienne. Je lui ai demandé de me le donner et de m'autoriser à le publier, et il l'a fait ». Si cette histoire est affirmée, alors le rapporteur qualifie sa mémoire (par cœur) de faible car il l'avait oublié et ne s'en souvenait plus. Cela a également clarifié la faiblesse de son intérêt pour celui-ci (le livre) car il l'avait laissé dans la tour avec les pigeons, au point qu'il y avait des fientes de pigeons dessus ! Par conséquent, l'homme est Da’if (faible) tout comme les imams spécialisés dans cette matière l'ont déclaré] [Fin de la citation]. Ceci est également un texte enregistré dans les archives de « The Ahl ul-Hadith Portal » dans la bibliothèque du programme Shamela (2 - 51/390).
- Yunus bin Bukair : Nous avons également résumé son cas dans l'addendum sous le titre : « L'authentification de Yunus bin Bukair ». Dans la conclusion de l'addendum, nous avons déclaré, en correction aux propos d'Al-Hafizh dans son « At-Taqrib » : [Yunus bin Bukair bin Wasil Ash-Shaibani, Abu Bakr Al-Jamal Al-Kufi, est Thiqah (digne de confiance), un imam en ce qui concerne la Seera et les Maghaziy et il en est une source de preuve établie, à partir de la neuvième [génération]. Il est décédé durant la 99ème année (ce qui signifie + 100, c'est-à-dire 199)]. Nous avons également réfuté l'argumentation d'Abdul Qadir Al-Muhammadi et son raisonnement casuistique, qui alludents au fait qu'il serait un homme de caprices, souhaitant classer la Sahifah Al-Madinah comme étant faible (Da’if), employant tous les stratagèmes possibles pour y parvenir. Notre réfutation détaillée peut être trouvée dans l'addendum « L'authentification de Yunus bin Bukair ».
- Yunus bin Bukair: We have also summarized his case in the addendum under the heading: “The authentication of Yunus bin Bukair”. In the conclusion of the addendum we stated in correction to the speech of Al-Hafizh in his “At-Taqrib”: [Yunus bin Bukair bin Wasil Ash-Shaibani, Abu Bakr Al-Jamal Al-Kufi, is Thiqah (trusted), an Imam in respect to the Seera and the Maghaziy and he is in respect to it an established source of evidence, from the ninth. He passed away in the 99th year (meaning + 100 i.e. 199)]. We also refuted the contention of Abdul Qadir Al-Muhammadi and his casuistic argumentation, which allude to him being a man of whims, who wants to classify the Sahifah of Al-Madinah as being weak (Da’if), employing every possible stratagem to accomplish that. Our detailed refutation can be found in the addendum “The authentication of Yunus bin Bukair”.
- Ibn Ishaq : Il est Abu Bakr Muhammad bin Ishaq bin Yasar, l'imam incontesté des savants de la Seera, des Maghaziy et de l'histoire ; représentant le point de référence ultime à leur sujet. Un consensus a pratiquement été établi concernant son authenticité, sa véracité et son leadership dans ce domaine. Malgré cela, notre compagnon nommé Abdul Qadir Al-Muhammadi n'a pas pu surmonter ses caprices. Ainsi, après avoir affirmé cela en déclarant : [Quant à Ibn Ishaq, il a été dit beaucoup de choses à son sujet, dont la somme est la suivante : qu'il est Saduq (véridique), Mudlis (c'est-à-dire qu'il dissimule un narrateur dans la chaîne de transmission (Isnad)) en ce qui concerne le hadith. Il est l'imam des Maghazi et de la Seera et est le point de référence ultime à leur sujet], il n'a néanmoins pas été capable d'échapper à ses caprices et a donc mentionné ce qu'il croyait pouvoir jeter une ombre mauvaise ou négative sur Ibn Ishaq, lorsqu'il a déclaré : [‘Abbas Ad-Dawri a dit : Ahmad bin Hanbal a été interrogé sur Ibn Ishaq et il a dit : “Ces Ahadeeth (c'est-à-dire concernant les Maghazi et la Seera) sont écrits (c'est-à-dire transmis) de sa part. Cependant, s'il apporte le licite (Halal) et l'illicite (Haram), nous voudrions que les gens soient ainsi” Puis il a joint ses mains, plaçant ses deux pouces sur ses doigts]. En réponse, je demande : Que cela signifie-t-il ? Premièrement : l'imam Ahmad bin Hanbal est exclusivement un savant de jurisprudence islamique (Fiqh) et de hadith et ne fait pas partie des savants de la Seera, des Maghazi, de l'histoire ou de l'exégèse (Tafsir). Il n'a pas une connaissance approfondie de ses principaux transmetteurs, tout comme il n'a pas un grand nombre de transmissions des compagnons d'Ibn Ishaq pour qu'il puisse examiner ce qu'ils ont rapporté. En effet, il a été imprécis ou trop général lorsqu'il a déclaré que les livres de Maghazi, de Fitan (épreuves et tribulations) et de Tafsir n'avaient aucun fondement. Et parmi ses plus grandes erreurs figurait son propos concernant l'imam Al-Hujjah (l'autorité compétente) d'Al-Maghazi (la Seera des expéditions militaires) ; Muhammad bin ‘Umar Al-Waqidiy, dont l'état et la réalité ont été étudiés de manière minutieuse et précise sur une période de nombreuses années, et que nous présenterons sous peu sous le titre « L'équité envers Al-Waqidiy ».
- Ibn Ishaq: He is Abu Bakr Muhammad bin Ishaq bin Yasar, the indisputable Imam of the scholars of Seera, Maghaziy and history; representing the final point of reference in respect to them. A consensus has virtually been established concerning his authenticity, truthfulness and leadership in the field. Despite that, our companions called Abdul Qadir Al-Muhammadi could not overcome his whims. So, after affirming that by stating: [As for Ibn Ishaq, then regarding him there is a lot that has been said, the sum of which is: That he is Saduq (truthful), Mudlis (i.e. conceal a narrator in the Isnad) in respect to the Hadith. He is the Imam of the Maghazi and Seera and is the final point of reference in respect to them], we was nevertheless unable to escape from his whims and so he mentioned what he believed would cast a bad or negative shadow upon Ibn Ishaq, when he stated: [‘Abbas Ad-Dawri said: Ahmad bin Hanbal was asked about Ibn Ishaq and so he said: “These Ahadeeth (i.e. concerning the Maghazi and Seera) are written (i.e. transmitted) from him. However, if he comes with the Halal and the Haram, we would want a people to be like this” He then clasped his hands together, placing his two thumbs over his fingers]. In response I ask: What does this signify? Firstly: Imam Ahmad bin Hanbal is exclusively a scholar of Fiqh and Hadith and is not from the scholars of Seera, Maghazi, history or Tafsir. He does not have a deep knowledge of its main transmitters just as he doesn’t have a great deal of transmissions from the companions of Ibn Ishaq for him to have examined what they brought. Indeed, he was indiscriminate or over general when he stated that the books of Maghazi, Fitan (trials and tribulations) and Tafsir had no basis. And from among the greatest of his errors, was his speech regarding the Imam Al-Hujjah (the competent authority) of Al-Maghazi (Seera of military expeditions); Muhammad bin ‘Umar Al-Waqidiy, whose condition and reality we have studied in a painstaking precise manner over a period of many years and which we will present shortly under the title “Fairness to Al-Waqidiy”.
Deuxièmement : Concernant Ibn Ishaq, il a dit : « Il y a beaucoup de choses qui ont été dites (à son sujet) ». De quel droit ou défense celui appelé Abdul Qadir Al-Muhammadi a-t-il présenté cette petite partie de ce « Il y a beaucoup de choses qui ont été dites » tout en ignorant complètement tout ce qui a été dit et qui réfute totalement la partie qu'il a mentionnée. Un exemple de cela est la déclaration de l'imam Ibn Qayyim Al-Jawziyah dans son « Tahdhib Sunan Abi Dawud Wa Iedaah Mushkilaatuhu » (2/373 – bibliothèque électronique Shamela) : [Concernant le hadith d'Ibn Ishaq qui contient « Certes Son Trône est au-dessus des cieux comme la Qubbah (coupole) » et le grief d'Al-Mundiri à son sujet. Il a ensuite dit : Les savants de l'Ithbaat (authentification) ont dit : Il n'y a rien là-dedans qui vous permette de rejeter le hadith. Quant à l'accusation contre Ibn Ishaq à ce sujet, la réponse est : Qu'Ibn Ishaq est celui en qui Allah a placé la science et la fiabilité. ‘Ali Ibn Al-Madiniy a également dit : Ses hadiths sont, selon moi, Sahih. Ash-Shu’bah a dit : « Ibn Ishaq est l'émir ul-Mu’minin en ce qui concerne le hadith ». Il a également dit : il est Saduq (véridique) et ‘Ali bin Al-Madiniy a également dit : « Je n'ai trouvé de sa part que deux hadiths Munkar (défectueux et rejetés) ». Cette dernière déclaration reflète le plus haut niveau d'éloge dans le cas où seuls deux hadiths ont été rejetés malgré le grand nombre de hadiths qu'il a rapportés. ‘Ali a également dit : « J'ai entendu Ibn ‘Uyainah dire : Je n'ai entendu personne parler d'Ibn Ishaq sans que ses propos ne soient empreints d'appréciation ou d'estime. Et il ne fait aucun doute que les gens de son époque étaient plus connaisseurs de lui que ceux qui ont parlé de lui après eux ». Muhammad bin Abdullah bin Abdul Hakam a dit : J'ai entendu Ash-Shafi’iy dire : Az-Zuhri a dit : La science restera dans ce domaine tant que ce jeune homme visionnaire y restera (faisant référence à Ibn Ishaq). » Ya’qub bin Shaibah a dit : J'ai demandé à Yahya bin Ma’een : « Quel est le statut d'Ibn Ishaq ? » Il a répondu : « Il n'était pas ainsi (c'est-à-dire qu'il ne devait pas être questionné). » J'ai demandé : « Éprouves-tu quelque chose de négatif en toi à l'égard de son hadith ? » Il a répondu : « Non, il était véridique ». Yazid bin Harun a dit : J'ai entendu Shu’bah dire : « Si je détenais l'autorité, j'aurais nommé Ibn Ishaq au-dessus des savants du hadith ». Ibn ‘Adiy a dit : « J'ai examiné les ahadith du grand savant Ibn Ishaq et je n'ai pas trouvé dans son hadith de quoi nous permettre d'affirmer qu'il est faible (Da’if). Il se peut qu'il ait commis une erreur ou se soit trompé, tout comme d'autres se trompent. Et il n'était pas connu parmi les rapporteurs dignes de confiance que sa narration fût un mensonge ». Ya’qub bin Shaibah a dit : J'ai interrogé Ibn ul-Madiniy au sujet d'Ibn Ishaq ? Et il a dit : « Ses hadiths sont Sahih (authentiques) selon moi ». J'ai demandé : « Qu'en est-il de ce que Malik a dit à son sujet ? » Il a répondu : « Malik ne s'est pas assis avec lui et ne le connaissait pas, ni chaque chose qui se disait à Al-Madinah ! » J'ai dit : « Hisham bin ‘Urwah a également parlé de lui ? » Il a répondu : « Ce que Hisham a dit n'est pas une source faisant autorité. Il se peut qu'il (c'est-à-dire Ibn Ishaq) ait rencontré la femme alors qu'il était un garçon et qu'il ait entendu d'elle. La véracité est évidente dans son hadith : il relate à une occasion : Dire Abu Az-Zinad m'a dit, et parfois il dit : Abu Az-Zinad a mentionné et il dit : Al-Hasan bin Dinar m'a rapporté d'Ayub d'après ‘Amr bin Shu’aib (en relation avec les pieux prédécesseurs (Salaf) et Ba’i (c'est-à-dire les questions liées au commerce)). Et il a rapporté plus que tous les gens d'après ‘Amr bin Shu’aib]. Il y a également ce qui est rapporté dans le livre “Nasb Ar-Rayah Takhrij Ahadeeth Al-Hidayah” par le grand savant Jamal Ad-Din Az-Zai’aliy, avec l'aide d'Ayman Salih Sha’ban (1/252) : [Abdullah ibn Mubarak a dit : Ibn Ishaq est Thiqah, Thiqah, Thiqah (une source digne de confiance)]. Si le critique impartial devait contempler le discours de l'imam des imams concernant la recherche de défauts dans le hadith, ‘Ali Ibn Al-Madiniy, qui était également l'un des grands imams du hadith et l'un des plus grands imams de la science d'Al-Jarh wa t-Ta’dil (science liée à l'examen des rapporteurs de hadith pour leur fiabilité), concernant Ibn Ishaq en général, et ce qu'il a dit au sujet du hadith de « Salaf and Ba’i » en particulier, il saurait qu'il le défend même concernant l'accusation de Tadlis (c'est-à-dire la dissimulation d'un rapporteur dans la chaîne de transmission (Isnad)). C'est parce que même ce soupçon ou ce doute n'a aucun fondement. Il ne représentait que l'omission de certains liens de transmission ou leur résumé dans le but de préserver le déroulement des événements et des récits historiques. Il s'agit d'une méthodologie bien connue. Elle est nécessaire et il n'y a rien de mal à cela. La nécessité dicte cette méthodologie en ce qui concerne les livres de Seera et d'histoire, et elle ne relève pas de la catégorie du Tadlis (c'est-à-dire la manipulation délibérée des chaînes de transmission) dès le départ ou en termes de forme. Si davantage d'informations sont souhaitées concernant le « Il y a beaucoup de choses qui ont été dites (à son sujet) » concernant l'imam Al-Hafizh Al-Hujjah, l'amir ul-Mu’minin en ce qui concerne le hadith, Muhammad bin Ishaq bin Yasar Al-Qurashi, alors l'addendum sous le titre « Muhammad bin Ishaq bin Yasar, amir ul-Mu’minin en ce qui concerne le hadith » peut être consulté. Il contient plus de preuves concernant sa qualité de grand imam et la réfutation de l'accusation ridicule de Tadlis (c'est-à-dire la manipulation délibérée des chaînes de transmission) qui lui a été attribuée. - Uthman bin Muhammad bin Uthman bin Al-Akhnas bin Shariq : il est généralement désigné par le nom d'Uthman bin Muhammad Al-Akhnasi ou Uthman bin Muhammad bin Al-Mughirah ou simplement Uthman Al-Akhnasi. Celui appelé Abdul Qadir Al-Muhammadi, qui a publié sur le portail en ligne Ahl ul-Hadith le 19/03/2007, a déclaré ce qui suit, par imitation d'Al-Hafizh bin Hajar, en discutant des chaînes de transmission (Isnad) de la Sahifah de Al-Madinah : [Quant à Uthman bin Muhammad bin Mughirah Al-Akhnas Ath-Thaqafi Al-Hijazi, il est Saduq (une personne véridique) qui a des Awham (des narrations erronées) et des Manaakir (des hadiths rejetés par d'autres)]. Cela a également été enregistré dans les archives du portail Ahl ul-Hadith dans la bibliothèque électronique Shamela (2 - 51/390). C'est tout ce qu'il (Abdul Qadir) a dit pour soutenir son mensonge : une seule ligne rassemblant toute la connaissance de ceux qui sont venus avant et qui sont passés depuis !! Même sa déclaration : « Manaakir » provient d'une autre source car elle ne faisait pas partie des paroles d'Al-Hafizh ibn Hajar, qui a déclaré dans « Taqrib At-Tahdhib » (1/386/4515) : [Uthman bin Muhammad bin Al-Mughirah bin Al-Akhnas bin Shariq Ath-Thaqafi Al-Akhnasiy Hijazi est Saduq (une personne véridique) qui a des Awham, à partir du sixième (c'est-à-dire le niveau de la chaîne de transmission)]. Dans l'addendum comprenant neuf pages sous le titre : « L'authentification d'Uthman bin Muhammad bin Al-Mughirah Al-Akhnasi », nous avons fermement établi une correction du résumé d'Al-Hafizh (Ibn Hajar) qui est tombé extrêmement bas dans son évaluation, en plus d'établir la preuve que la déclaration correcte à son sujet est : [Uthman bin Muhammad bin Al-Mughirah bin Al-Akhnas Ath-Thaqafi al-Akhnasi est Thiqah (digne de confiance dans la narration), un juriste, un savant en Maghazi et en histoire, à partir du quatrième]. L'addendum peut être consulté car il contient de nombreux bénéfices historiques importants en plus d'une discussion sur les défauts du hadith célèbre d'importance : « Celui qui a pris la responsabilité de la magistrature (ou est nommé juge), alors il a été égorgé sans couteau ». Puisse cela apporter quelque joie par la permission d'Allah.
- Āl (la famille de) ‘Umar bin Al-Khattab, qu’Allah l’agrée : Dans l'addendum intitulé « L'authentification d'Uthman bin Muhammad bin Al-Mughirah Al-Akhnasi », nous avons déclaré : [Quant à la Āl (la famille de) ‘Umar bin Al-Khattab, parmi lesquels Uthman bin Muhammad bin Al-Mughirah Al-Akhnasi a trouvé le document écrit de la « Sahifah de Al-Madinah », il s'agit sans aucun doute d'Abdullah ibn ‘Umar, ‘Asim bin ‘Umar et leurs frères, enfants et épouses. Tous sont, par la louange d'Allah, Thiqaat (rapporteurs dignes de confiance et acceptés) au degré le plus ferme, au sommet de la fiabilité, de la véracité et de la crainte d'Allah, tandis qu'aucun menteur ou fabricateur n'a été connu parmi eux – qu'Allah en préserve].
- Aali (the family of) ‘Umar bin Al-Khattab, may Allah be pleased with him: In the addendum entitled “The authentication of Uthman bin Muhammad bin Al-Mughirah Al-Akhnasi” we stated: [As for the Aali (the family of) ‘Umar bin Al-Khattab, among whom Uthman bin Muhammad bin Al-Mughirah Al-Akhnasi found the written document of the “Sahifah of Al-Madinah”, then they are without doubt Abdullah ibn ‘Umar, ‘Asim bin ‘Umar and their brothers, children and wives. All of whom, by the praise of Allah, are Thiqaat (trustworthy and accepted relators) of the firmest degree, at the height of trustworthiness, truthfulness and God-fearing, whilst a liar or fabricator has not been known from among them – Allah forbid].
En conclusion : le hadith est Muttasil (une chaîne ininterrompue du début à la fin) et Sahih (authentique), chaque maillon de la chaîne provenant des Thiqaat (narrateurs dignes de confiance et acceptés), par lesquels la preuve et la démonstration (Al-Hujjah) sont établies. Ce n'est pas comme l'a prétendu celui nommé Abdul Qadir Al-Muhammadi lorsqu'il a commis une erreur grossière en déclarant : « Cette chaîne de transmission (Isnad) n'est pas réjouissante, car elle contient Al--‘Utaridiy et Ibn Bukair, en plus du soupçon ou du doute de l'occurrence d'une interruption, dans le cas où Uthman n'aurait pas précisé de qui, parmi la famille de ‘Umar bin Al- Khattab, il l'avait reçue (c'est-à-dire la Sahifah). Il se pourrait qu'il se soit trompé à ce sujet ou que l'erreur provienne de Bukair, car il est bien connu pour commettre des violations, dans le cas où il prendrait la parole d'Ibn Ishaq et se lierait lui-même au hadith (c'est-à-dire la chaîne de transmission) ]. Bravo, est-ce là le résultat d'une recherche et d'un examen appropriés ? Que l'on cherche refuge auprès d'Allah. »
In conclusion: The Hadith is Muttasil (a continuous unbroken chain from beginning to end) and Sahih (authentic), each link in the chain is from the Thiqaat (trustworthy and accepted narrators), through which evidence and proof (Al-Hujjah) is established. It is not how the one named Abdul Qadir Al-Muhammadi claimed when he made a gross error stating: “This Isnad (chain of narration) is not rejoiced at, as it contains Al--‘Utaridiy and Ibn Bukair, in addition to the suspicion or doubt of the occurrence of an interruption, in the case where Uthman did not state who from among the family of ‘Umar bin Al- Khattab he had taken it (i.e. the Sahifah) from. It could be that he could have been mistaken in that or that the mistake originated from Bukair as he is well known to commit violations, in the case where he would take the speech of Ibn Ishaq and connect himself to the Hadith (i.e. the chain of narration)]. Bravo, is this the result of proper research and examination is undertaken? May Allah’s refuge be sought.
- La deuxième chaîne de transmission (Isnad) : Il s'agit de la chaîne telle qu'enregistrée par Ibn Sayed An-Nas dans son « Uyun Al-Athar Fee Funun Al-Maghazi wa Ash-Shama’il Wa As-Siyar », transmise par Ibn Abu Khaithama :
- The second Isnad (chain of transmission): This is the chain as recorded by Ibn Sayed An-Nas in his “Uyun Al-Athar Fee Funun Al- Maghazi wa Ash-Shama’il Wa As-Siyar”, transmitted by Ibn Abu Khaithama:
[Ahmad bin Jinab Ab Al-Walid a rapporté d'après ‘Eisa bin Yunus, d'après Kathir bin Abdullah bin ‘Amr al-Muzani, d'après son père, d'après son grand-père]. Al-Baihaqi a également mentionné la chaîne de transmission (Isnad) sous une forme résumée : [Kathir bin Abdullah bin ‘Amr bin ‘Awf a rapporté d'après son père, d'après son grand-père … Il nous a été rapporté par Abu Abdullah Al-Hafizh et Abu Bakr Al-Qadi qui ont dit qu'Abu Al-‘Abbas nous a rapporté d'après Muhammad bin Ya’qub, d'après Muhammad bin Ishaq Ad-Daghani, d'après Mu’awiyah bin ‘Amr, d'après Abu Ishaq (Al-Farazi), d'après Kathir bin Abdullah, qui l'a énoncé (c'est-à-dire le hadith)].
[Ahmad bin Jinab Ab Al-Walid related from ‘Eisa bin Yunus, from Kathir bin Abdullah bin ‘Amr al-Muzani, from his father from his grandfather]. Al-Baihaqi also mentioned the Isnad (chain of transmission) in a summarized form: [Kathir bin Abdullah bin ‘Amr bin ‘Awf related from his father, from his grandfather … It was related to us by Abu Abdullah Al-Hafizh and Abu Bakr Al-Qadi who said Abu Al-‘Abbas related to us from Muhammad bin Ya’qub from Muhammad bin Ishaq Ad-Daghani, from Mu’awiyah bin ‘Amr from Abu Ishaq (Al- Farazi) from Kathir bin Abdullah, who stated it (i.e. the Hadith].
Premièrement, nous disons : concernant la déclaration d'Ibn Sayed An-Nas dans son « Uyun Al-Athar Fee Funun Al-Maghazi wa Ash-Shama’il Wa As-Siyar » (1/330), après avoir présenté le texte de la Sahifah d'Al-Madinah d'après Ibn Ishaq dans toute son intégralité et sa complétude : [C'est ainsi qu'Ibn Ishaq l'a mentionné et Ibn Abu Khaithama l'a également mentionné (c'est-à-dire le texte de la Sahifah). Il a ensuite présenté la chaîne de transmission (Isnad) et a déclaré ensuite : Il l'a mentionné de la même manière], il n'est pas concevable qu'il ait dit cela à moins que les deux textes ne soient conformes l'un à l'autre ou ne se ressemblent mutuellement. Il n'est pas permis d'attendre autre chose de l'imam du Musannaf et d'un grand Hafizh comme Ibn Sayed An-Nas, sinon cela représenterait une forme de trahison et de tromperie. La vérité est qu'il a jugé suffisant de ne pas mentionner le texte d'Ibn Abu Khaithama en raison de la présence du texte d'Ibn Ishaq (qui était le même). À cette époque, les gens écrivaient de leurs propres mains et ils n'avaient pas d'ordinateurs pour faciliter le copier-coller. Il n'y a donc aucune importance dans ce que l'individu nommé Abdul Qadir Al-Muhammadi a suscité lorsqu'il a dit : [Ce hadith ne correspond pas au hadith d'Ibn Ishaq. Il est plutôt arrivé sous une forme résumée comme les récits à venir. Ibn Sayed An-Nas l'a simplement mentionné tel qu'il l'a déclaré, c'est-à-dire comme le document qu'Ibn Ishaq a rapporté. Il a ensuite été suivi par ceux qui l'ont suivi, sans que cela ne lui soit établi. Cela est dû au fait qu'Ibn Sayed An-Nas ne nous a pas mentionné son texte, qui est considéré comme faisant partie de ce qui a été perdu de l'histoire d'Ibn Abu Khaitham. Ceci est soutenu par le fait qu'Al-Baihaqi l'a rapporté sous une forme résumée comme on peut le voir].
Firstly, we say: Concerning the statement of Ibn Sayed An-Nas in his “Uyun Al-Athar Fee Funun Al-Maghazi wa Ash-Shama’il Wa As-Siyar” (1/330), after presenting the text of the Sahifah of Al-Madinah from Ibn Ishaq in its complete and full length: [This is how Ibn Ishaq mentioned it and Ibn Abu Khaithama also mentioned it (i.e. the text of the Sahifah). He then presented the Isnad (chain of transmitters) and then stated: He mentioned it in the same way], it is not conceivable that he said that unless the two texts conformed to each other or were mutually similar. It is not permitted to expect other than that from the Imam of the Musannaf and a great Hafizh like Ibn Sayed An-Nas, otherwise it would represent a form of treachery and deceit. The truth is that he found it sufficient not to mention the text of Ibn Abu Khaithama due to the presence of the text of Ibn Ishaq (which was the same). At that time the people would write by their own hands and they didn’t have computers to facilitate copying and pasting. There is therefore no significance in what the one named Abdul Qadir Al-Muhammadi stirred up when he said: [This Hadith does not conform to the Hadith of Ibn Ishaq. It rather came in a summarized form like the forthcoming narrations. Ibn Sayed An-Nas merely mentioned it as he stated i.e. like the document that Ibn Ishaq related. It was then followed up by those who followed it up, whilst not being established to him. That is because Ibn Sayed An-Nas did not mention to us its text, which is considered to be from among that which has been lost from the history of Ibn Abu Khaitham. This is supported by the fact that Al-Baihaqi related it in a summarized form as can be seen].
Quant au fait qu'Al-Baihaqi l'ait rapporté sous une forme résumée, cela était dû à la pertinence de cette section du texte par rapport au sujet du chapitre qu'il traitait. Al-Baihaqi suit souvent cette approche, particulièrement dans son « Sunan Al-Kubra ». Cela a également été pratiqué par Al-Bukhari avant lui dans son « Sahih » et par la majorité des compilateurs de hadith. Il n'y a aucun lien entre cela et le fait que cela leur soit parvenu sous une forme résumée ou complète, et à plus forte raison, le fait que cela parvienne à d'autres que eux, sous une forme résumée ou complète. Ce qui suit a été mentionné à son sujet dans « Dhail At-Taqyid Fee Ruwaat As-Sunan Wa Al-Asaneed » (1/247/483) :
As for Al-Baihaqi having related it in a summarized form, then that was due to the suitability of that section of the text in respect to the (topic of the) chapter he was addressing. Al-Baihaqi follows this approach a lot and particularly in his “Sunan Al-Kubra”. It was also practised by Al-Bukhari before him in his “Sahih” and by the majority of the compilers of Hadith. There is no relationship between this and it having reached them in a summarized or complete form and by greater reason, reaching other than them, in a summarized or complete form. The following was mentioned concerning him in “Dhail At-Taqyid Fee Ruwaat As-Sunan Wa Al-Asaneed” (1/247/483):
« Muhammad bin Muhammad bin Muhammad bin Ahmad bin Abdullah bin Muhammad bin Yahya bin Muhammad bin Muhammad bin Abu Al-Qasim bin Muhammad bin Abdullah bin Abdul ‘Aziz bin Sayed An-Nas bin Abu Al-Walid bin Mundhir bin Abdul Jabbar bin Sulaiman Al-Ya’mariy Al-Hafizh Fat’h ud-Din Abu Al-Fat’h bin Ash- Sheikh Abu ‘Umar bin Ash-Sheikh Abu Bakr, connu sous le nom d'Ibn Sayed An-Nas Al-Ya’mari. Il a reçu Sahih Al-Bukhari par l'intermédiaire d'Al-‘Izz Abdul ‘Aziz bin Abdul Mun’im Al-Harani et Sahih Muslim de Muhammad Abdul ‘Aziz bin Al-Hafizh Abu Al-Futuh Nasr Abu Al-Farah Al-Husari. Il a reçu Sunan Abu Dawud par l'intermédiaire d'Al-Mu’ayed At-Tousi et Abdur Rahim bin Yusuf bin Khatib Al-Mizza. Il a reçu Al-Ghilaniyat via la lecture de son père, et Al-Ghilaniyat de Ghazi Al-Halawi via sa lecture. Il a reçu le Jami’ d'At-Tirmidhi de Muhammad bin Ibrahim bin Tarjam Amazani, via sa lecture, et Wa’l Abu ‘Ali Ya’qub bin Ahmad bin Fada’il Al-Halabiy lui a rapporté la Sunan d'Ibn Majah via sa lecture. Il a reçu la « (Seera) An-Nabawiyah Tahdhib Ibn Hisham » d'Abu Al-Ma’aliy Ahmad bin (…), via sa lecture, à l'exception d'une petite partie qu'il a reçue d'un autre que lui. Il a reçu la majorité des « Maghazi » de Musa bin ‘Uqbah d'Al-‘Izz Ahmad bin Ibrahim Al-Fariqiya, en plus du livre « Adh-Dhuriyah At-Tahirah » d'Ad-Dulabi. Il a reçu une partie des « Maghazi » d'Abu Abdullah Muhammad bin ‘Abid Al-Qurashi Al-Katib d'Al-Khadr bin Al-Husain bin Al-Khadr bin ‘Abdan. Il a reçu la majorité du livre « At-Tabaqat Al-Kubra » de Muhammad bin Sa’d d'Abdul Muhsin bin As-Sahib Muhyi ud-Din Muhammad bin Ahmad bin Jaradah Al-‘Uqaili, via sa lecture. Il a reçu « Al-Mu’jam As-Saghir » d'At-Tabarani de Muhammad bin Abdul Mu’min bin Abu Al-Fat’h As-Suwariy, via sa lecture, en plus de la lecture d'Al-Hafizh Abu Al-Hajjaj Al-Mizzi et du Musnad d'Abu Ya’la Lamousli. » Il a reçu le « Mu’jam » d'Ibn Jami’ de la part d'‘Umar ibn Al-Qawwas, par sa lecture, à Gharbil dans la Ghouta de la province de Damas. Il a reçu « Ash-Shifa » d'Al-Qadi ‘Iyad de la part d'Al-Qadi ‘Ilm ud-Din Muhammad bin Al-Husain bin Rashiq Ar-Rib’iy, par la lecture de son père l'ayant entendu de Ibn Jubair. Il a reçu de nombreux livres de science et ses Shuyukh étaient nombreux. Il était érudit en hadith, en Adab (littérature) et dans d'autres domaines, et devint célèbre grâce à la qualité de son explication d'une grande partie d'At-Tirmidhi. Il a également écrit un ouvrage sur la Seera du Prophète ﷺ qui contenait de nombreux bienfaits, qu'il appela « Uyun Al-Athar Fee Funun Al-Maghazi wa Ash-Shama’il Wa As-Siyar ». Il en fit un résumé qu'il nomma « Nur ul-Uyun ». Sa poésie incluait le livre : « Bushra Al-Labib Bi-Dhikra Al-Habib ». Il avait l'habitude de narrer à partir de celui-ci et d'« Uyun Al-Athar », parmi d'autres œuvres écrites ou compilations de sa part. Il s'éteignit soudainement le 11 Sha’ban au Caire, en l'an 734 AH, alors qu'il était né en l'an 671 AH. Il séjourna à Damas en compagnie d'Ibn Al-Mujawir et reçut (la science) de sa part. Son compagnon Al-Qutb Al-Halabi reçut la science de sa part, en plus d'Ahmad bin As-Sabouni et Al-Jamal Ibrahim bin Muhammad bin Abdur Rahim Al-Amyouti. [Fin de la citation].
Les propos suivants ont également été mentionnés (à propos d'Ibn Sayed An-Nas) dans le « Mu’jam of the companions of Sheikh Al-Islam Ibn Taymiyyah » (p. 161 [Shamela E-library]) :
The following also came mentioned (about Ibn Sayed An-Nas) in the “Mu’jam of the companions of Sheikh Al-Islam Ibn Taymiyyah” (p. 161 [Shamela E-library]):
« Muhammad bin Muhammad bin Muhammad bin Ahmad bin Abdullah bin Muhammad bin Yahya bin Muhammad bin Muhammad bin Abu Al-Qasim bin Muhammad bin Abdullah bin Abdul ‘Aziz bin Sayed An-Nas bin Abu Al-Walid bin Mundhir bin Abdul Jabbar bin Sulaiman, Abu Al-Fat’h Fat’h ud-Din Al-Ya’mariy Ash-Shafi’iy [671- 734 AH]. Il est né au mois de Dhu l-Qa’dah au sein d'une famille de quelque leadership et pouvoir, et son oncle paternel avait été un commandant militaire à Séville. Lorsque son père s'installa dans les terres d'Égypte, son père apporta avec lui les Ummuhaat (les mères, c'est-à-dire les sources principales) des livres de science, incluant le Musannaf d'Ibn Abi Shaibah, son Musnad, le Musannaf d'Abdur Razzaq, Al-Muhalla, Al-Istidhkar et d'autres grandes compilations. À un jeune âge, son père l'amena pour apprendre auprès de Shams ud-Din Al-Maqdasi. Il reçut également la science auprès d'Al-Qutb Al-Qastalani, Ibn Al-Anmatiy, Ghazi, Ibn Al-Khaimiy et Shamiya bint Al-Bakri. Il chercha la science par lui-même et écrivit de sa propre main. Il prit une grande part auprès des compagnons d'Al-Kindi et d'Ibn Tabarzadh. Il voyagea jusqu'à Damas et son arrivée coïncida avec la mort d'Al-Fakhr bin Al-Bukhari, ce qui le peina. Il prit une grande part auprès d'As-Suwariy, Ibn ‘Asakir, Ibn Al-Mujawir et Ash-Sheikh Al-Mizziy l'encouragea à prendre la science auprès d'Ash-Sheikh Ibn Taymiyyah. Il le rencontra ensuite et reçut la science de lui. Il (Ibn Sayed An-Nas) dit à son sujet (Ibn Taymiyyah) : [Je l'ai trouvé parmi ceux qui avaient atteint une grande part de science dans les sciences islamiques. Il avait pratiquement absorbé les Sunan (c'est-à-dire les hadith) et les Athar (rapports) par cœur. S'il parlait concernant l'exégèse (Tafsir), il portait son propre étendard (c'est-à-dire qu'il était distingué). S'il rendait un verdict judiciaire, il en était pleinement conscient ou en était conscient, et si un hadith lui était mentionné, alors il était le possesseur de sa science et de sa narration. » Ou s'il s'était consacré au don et à la dictée, vous n'auriez vu personne de plus généreux dans son don et de plus élevé en science que lui. Il se distinguait dans chaque art par rapport à ses contemporains. Aucun œil qui l'ait vu n'avait vu son semblable, et aucun œil n'avait été témoin d'une scène telle que lorsqu'il discutait d'exégèse (Tafsir) et que sa séance était fréquentée par une grande foule tandis qu'il puisait dans l'océan de sa science douce et pure. Ils se délectaient de son excellence méritoire dans le jardin et le ruisseau. Cela continua jusqu'à ce que certaines personnes de sa terre soient frappées par l'envie et que les gens de la critique commencèrent à l'inciter en relation avec ses vues hanbalites dans les questions de croyance (Aqeedah). Ainsi, ils s'emparèrent de certains de ses propos à ce sujet et cherchèrent à en faire une cause de blâme. Ils préparèrent des flèches pour l'accuser de déviance et prétendirent qu'il avait violé leur voie et divisé leur groupe. Ainsi, il disputa avec eux et ils disputèrent avec lui, il en boycotta certains et ils le boycottèrent. Il disputa ensuite avec un autre groupe parmi ceux qui n'avaient pas de voie et qui prétendaient être sur la connaissance la plus précise de ce qui était caché dans ces questions (c'est-à-dire de la croyance (Aqeedah)) et sur sa vérité manifeste. Il démasqua ces groupes et mentionna les calamités de ce qu'ils prétendaient. Ils se tournèrent alors vers le premier groupe de ceux qui disputaient avec lui et cherchèrent l'assistance de ceux qui nourrissaient de la malveillance à son égard. En conséquence, ils firent parvenir son affaire aux oreilles des gouvernants et tous s'efforcèrent de déclarer sa mécréance (Kufr) et travaillèrent contre sa pensée. Ils préparèrent ensuite un document et incitèrent les malveillants à le répandre parmi les nobles. Ils s'efforcèrent de le faire parvenir aux rois régnants des terres d'Égypte. Il fut alors pris, arrêté et placé en prison dès son arrivée. Ils organisèrent alors des séances pour l'effusion de son sang et se rassemblèrent à cet effet parmi les résidents de la localité et les habitants des écoles, parmi ceux qui avaient été impliqués dans le différend et qui étaient rusés dans leur tromperie, et parmi ceux qui le déclaraient ouvertement mécréant et les plus éminents de ceux qui le boycottaient, tout en l'appelant « Raib ul-Manun » (le douteur du destin). Ton Seigneur sait ce qui était caché dans leurs cœurs et ce qu'ils déclaraient. Ceux qui déclaraient ouvertement sa mécréance (Kufr) n'étaient pas pires que ceux qui étaient trompeurs. Les scorpions rampèrent vers lui mais Allah repoussa leurs complots à tous. Il l'a sauvé par les mains de ceux qu'Allah avait choisis et Allah est dominant sur Son affaire. Par la suite, il ne fut épargné ni une épreuve après l'autre et, tout au long de sa vie restante, il ne passait pas d'une épreuve à une autre sans être affligé par une autre. Ce fut jusqu'à ce qu'il porte son affaire devant certains juges. Ils l'emprisonnèrent et il resta dans cette prison jusqu'au moment de son départ vers la miséricorde d'Allah Ta’alaa et de son décès. Et c'est vers Allah que retournent toutes choses, et Il est parfaitement informé des traîtres parmi les gens et de ce que cachent les cœurs. Sa journée fut témoignée, les rues devinrent étroites pour sa Janazah (funérailles) et furent remplies de musulmans venant de partout cherchant la bénédiction dans son rassemblement pour le Jour où les témoins se tiendront, s'agrippant à son cercueil jusqu'à ce qu'ils en brisent les montants. Cela eut lieu la 20ème nuit de Dhu l-Qa’dah de l'an 728 AH, à la forteresse gardée de Damas. Il est né à Harran le 10 de Rabee’ ul-Awwal de l'an 661 AH, qu'Allah lui fasse miséricorde ainsi qu'à nous tous [Fin de la citation].
(Suite) Il (Ibn Sayed An-Nas) a reçu de lui une partie du livre « Al-Juz’ » d'Ibn ‘Arafah. Adh-Dhahabi a dit : « Il (Ibn Sayed) a presque atteint Al-Fakhr (c'est-à-dire Al-Bukhari) mais l'a manqué de deux jours. Ses enseignants parmi les savants étaient proches de mille. Il a transcrit de sa propre écriture, a passé au crible (la science) et a été chargé de témoignages pendant une période. Il avait de bonnes mœurs (caractère), était jovial et quelqu'un qui plaisantait et était enjoué. Il était Saduq (véridique) en ce qui concerne le hadith et était une source faisant autorité en ce qui concerne ce qu'il transmettait. Il avait un œil vif et pénétrant en ce qui concerne l'art, de l'expérience en ce qui concerne les rapporteurs, la connaissance des divergences d'opinions et était exceptionnel dans la connaissance de la langue et possédait d'abondantes vertus. Il a dit : Et si je m'étais consacré à la science comme j'aurais dû le faire, je me serais déplacé vers lui. Cependant, il cherchait à s'en distraire par l'écriture, tandis que ses arrangements étaient sans frais. Il était joyeux, intelligent, facile à vivre et ne portait aucune anxiété avec lui » [Fin].
(Continued) He (Ibn Sayed An-Nas) received from him some of the book “Al-Juz’” by Ibn ‘Arafah. Adh-Dhahabi said: “He (Ibn Sayed) almost reached Al-Fakhr (i.e. Al-Bukhari) but missed him by two days. His teachers from the scholars numbered close to one thousand. He transcribed in his own writing, sifted (through knowledge) and was assigned to testimony for a period. He gad good morals (character), cheerful and someone who was joke and be playful. He was Saduq (truthful) in respect to the Hadeeth and he was authoritative source in respect to what he transmitted. He had a sharp penetrating eye in respect to art, experience in respect to transmitters, knowledge of differences in opinion and was outstanding in the knowledge of the language and had abundant virtues. He said: And had I dedicated myself to knowledge as I should have done, I would have travelled to him. However, he would seek distraction from that through writing, while his arrangements were without cost. He was cheerful, intelligent, easy to get on with and did not carry any anxiety with him” (End].
(Suite) Al-Barzali a dit : « Il était l'une des éminentes personnes de science. La perfection (l'excellence) et la mémorisation, en ce qui concerne le hadith et en termes de compréhension de ses lacunes ou points de faiblesse et de ses Asaneed (chaînes de transmission). Il connaissait celles qui étaient Sahih et celles qui étaient défectueuses. Il était une base de connaissances de la Seera et excellait dans la langue arabe. Il était caractérisé par une bonne classification, la justesse dans la croyance (Aqeedah), une lecture rapide, une présentation soignée, une grande humilité, une bonne compagnie, de la gaieté, de l'humour et de l'intelligence. Il avait une belle poésie et une prose exceptionnelle. Il était aimé des étudiants de hadith et nul autre que lui n'est venu après lui, dans sa globalité (c'est-à-dire avec toutes ces qualités combinées) » [Fin de la citation].
(Continued) Al-Barzali said: “He was one of the eminent people of knowledge. Perfection (excellence) and memorisation, in respect to the Hadith and in terms of comprehending their deficiencies or points of weakness and their Asaneed (chains of transmission). He was knowledgeable of those which were Sahih and those which were faulty. He was a knowledge base of the Seera and he excelled in the Arabic language. He was characterised by good classification, soundness in Aqeedah, quick reading, being well presented, greatly humble, good company, light-hearted, funny and intelligent. He had beautiful poetry and exceptional prose. He was loved by the students of Hadith and no one like him has come after him, as a whole (i.e. with all these qualities combined)” [End of Quote].
(Suite) Ibn Hajar a dit : « Il a mémorisé "At-Tanbih" et ses enseignants (savants) étaient peut-être proches de mille. Il a passé beaucoup de temps en compagnie d'Ibn Daqiq Al-‘Eid. Il a achevé l'étude de la jurisprudence islamique (Fiqh) sous sa direction. Il revenait vers lui et l'aimait et l'appréciait, écoutait ses paroles et le louait. Il a reçu la connaissance de la langue arabe de Bahaa’ ud-Din Ibn An-Nuhas. Il écrivait les écritures du Maghreb et d'Égypte et les maîtrisait parfaitement. Al-Kamal Al-Adfuwi a dit (à son sujet) : "Il a mémorisé 'At-Tanbih' en jurisprudence islamique (Fiqh) et a écrit son livre de Sîra intitulé : 'Uyun ul-Athar'. C'est un bon livre dans son domaine de sujet et il s'est proposé d'expliquer (les Sunan d') At-Tirmidhi. S'il s'était limité à cet égard à l'art (domaine de connaissance) du hadith plutôt qu'à la discussion des Asaneed (chaînes de transmission), il aurait été plus complet et meilleur. Cependant, il a cherché à suivre son enseignant Ibn Daqiq Al-‘Eid et, par conséquent, il est arrivé à sa fin avant d'avoir accompli ce qu'il voulait accomplir" [Fin de la citation].
(Continued) Ibn Hajar said: “He memorised “At-Tanbih” and his (scholarly) teachers numbered perhaps close to a thousand. He spent a lot of time in the company of Ibn Daqiq Al-‘Eid. He completed the study of Usul ul-Fiqh under him. He returned to him and use to love and be fond of him, listen to his speech and commend him. He received the knowledge of the Arabic language from Bahaa’ ud-Din Ibn An-Nuhas. He wrote both the Maghreb and Egyptian scripts and perfected them. Al-Kamal Al-Adfuwi said (regarding him): “He memorised “At-Tanbih” in Fiqh and authored his book in Seera called: “Uyun ul-Athar”. It is a good book in its subject area and set out to explain (the Sunan of) At-Tirmidhi. Had he restricted himself in respect to that upon the art (knowledge area) of the Hadith rather than the discussion of the Asaneed (chains of transmission), it would have been more complete and better. However, he sought to follow his teacher Ibn Daqiq Al-‘Eid and consequently came to an end before accomplishing what he had wanted to accomplish” [End of Quote].
Il a également écrit des ouvrages qui ont ébloui et sont devenus célèbres. Ceux-ci incluent : « Nur ul-Uyun » et « Bushra Al-Labib Bi-Dhikra Al-Habib ». Il s'agissait d'un ouvrage résumé dans le domaine de la Seera que Ibn Hajar a loué. Il a également écrit des œuvres poétiques prophétiques qu'il a expliquées dans un volume ainsi que de longs poèmes en prose parmi d'autres œuvres] [Fin du discours tiré du « Mu’jam of the companions of Sheikh Al-Islam Ibn Taymiyyah » (p. 161 [Shamela E-library]).
He also authored books which dazzled and became famous. These include: “Nur ul-Uyun” and “Bushra Al-Labib Bi-Dhikra Al-Habib”. It was a summarised work in the area of the Seera which Ibn Hajar commended. He also authored Prophetic poetic works which he explained in a volume and long poetic proses among other works] [End of speech from the “Mu’jam of the companions of Sheikh Al- Islam Ibn Taymiyyah” (p. 161 [Shamela E-library]).
Contemplons les paroles de l'imam Adh-Dhahabi (dans le texte ci-dessus), l'imam incontesté des savants du hadith et de l'histoire de son époque, lorsqu'il a dit à propos de cet imam (Ibn Sayed An-Nas) : « Il était Saduq (véridique) en ce qui concerne le hadith et il était une source faisant autorité en ce qui concerne ce qu'il a transmis ». Nous réaliserions alors l'ampleur du crime que celui nommé Abdul Qadir Al-Muhammadi a perpétré contre cet imam et contre la vérité ! Concentrons-nous maintenant sur l'étude de cette seconde voie de transmission (de la Sahifah de Al-Madinah) :
Let us contemplate the speech of Imam Adh-Dhahabi (in the above text), the uncontested Imam of the scholars of Hadith and history of his age, when he said about this Imam (Ibn Sayed An-Nas): “He was Saduq (truthful) in respect to the Hadeeth and he was authoritative source in respect to what he transmitted”. We would then realise the magnitude of the crime that the one named Abdul Qadir Al- Muhammadi perpetrated against this Imam and against the truth! Let us now focus upon the study of this second path of transmission (of the Sahifah of Al-Madinah):
Quant à l'éminent et accompli imam Al-Hafizh Abu Bakr Ahmad bin Abu Khaithama, l'auteur de « At-Tarikh Al-Kabir », et ‘Eisa bin Yunus bin Abu Ishaq As-Sabee’I Al-Hamdani, ce sont des imams parmi les Thiqat et Athbat (ceux qui sont dignes de confiance et fiables en termes de transmission), et il y a un consensus à ce sujet. Quant à Ahmad bin Janab (Ab Al-Walid Al-Masisi), il est Thiqah (digne de confiance) par consensus et il est Thiqah Thabit (digne de confiance et fiable) en ce qui concerne spécifiquement ‘Eisa bin Yunus. Avec l'inclusion d'Al-Baihaqi, ils sont tous des imams Athbat et Thiqat (dignes de confiance et fiables) bien connus jusqu'à ce que la chaîne atteigne Kathir bin Abdullah. Par conséquent, il n'est pas nécessaire d'étudier la situation ou la condition de quiconque d'autre que Kathir bin Abdullah bin ‘Amr bin ‘Awf. Nous avons entrepris cela dans une section jointe spécifiée à cet effet sous le titre : « Équité envers Kathir bin Abdullah bin ‘Amr bin ‘Awf Al-Muzani ». Nous y avons établi l'invalidité de ce qu'Al-Hafizh (Al-Asqalani) a mentionné dans son « Taqrib At-Tahdhib » (1/460/5617) lorsqu'il a dit : [Kathir bin Abdullah bin ‘Amr bin ‘Awf Al-Muzani Al-Madani est Da’if (faible). Ceux qui lui ont attribué le mensonge ont été excessifs ; à partir du septième]. Cela se fait dans le cas où il est obligatoire de remplacer le texte par ce qui suit : [Kathir bin Abdullah bin ‘Amr bin ‘Awf Al-Muzani Al-Madani ; il n'y a aucun problème avec lui et ceux qui lui ont attribué le mensonge ont commis une erreur, à partir du septième]. De cette manière, l'injustice est levée à l'égard de cet homme et il est traité avec équité dans les limites de la modération.
As for the eminent accomplished Imam Al-Hafizh Abu Bakr Ahmad bin Abu Khaithama, the author of “At-Tarikh Al-Kabir”, and ‘Eisa bin Yunus bin Abu Ishaq As-Sabee’I Al-Hamdani, then they are Imams from among the Thiqat and Athbat (Those who are trustworthy and reliable in terms of transmission), and there is a consensus over that. As for Ahmad bin Janab (Ab Al-Walid Al-Masisi), then he is Thiqah (trustworthy) by consensus and he is Thiqah Thabit (trustworthy and reliable) in respect to ‘Eisa bin Yunus specifically. With the inclusion of Al-Baihaqi, they are all well-known Athbat and Thiqat (trustworthy and reliable) Imams up until the chain reaches Kathir bin Abdullah. Consequently, there is no need to study the circumstance or condition of anyone other than Kathir bin Abdullah bin ‘Amr bin ‘Awf. We have undertaken that in an attached section specified for that under the heading: “Fairness to Kathir bin Abdullah bin ‘Amr bin ‘Awf Al-Muzani”. In it we have established the invalidity of what Al-Hafizh (Al-Asqalani) mentioned in his “Taqrib At- Tahdhib” (1/460/5617) when he said: [Kathir bin Abdullah bin ‘Amr bin ‘Awf Al-Muzani Al-Madani is Da’if (weak). Those who attributed lying to him were excessive; from the seventh]. That is in the case where it is obligatory to replace the text with the following: [Kathir bin Abdullah bin ‘Amr bin ‘Awf Al-Muzani Al-Madani; there is no issue with him and those who attributed lying to him were in error, from the seventh]. In this manner, the injustice is raised from this man and he is dealt with fairly within the boundaries of moderation.
En conséquence de cela, la qualité de la chaîne de transmission (Isnad) est affirmée et son caractère Hasan (bon). En effet, il est possible qu'elle soit suffisante en tant que preuve pour être utilisée par elle-même, afin d'établir un argument probant. Alors, qu'en serait-il si nous y ajoutions la première chaîne de transmission (Isnad), dont nous avons déjà établi l'authenticité ?! - La troisième chaîne de transmission (Isnad) : L'Isnad d'Ubaid Al-Qasim bin Salam rapporté dans son grand livre « Al-Amwal » (260/518) : Yahya bin Abdullah bin Bukair et Abdullah bin Salih m'ont rapporté et tous deux ont dit : Al-Laith bin Sa’d nous a rapporté, disant : ‘Uqail m'a rapporté d'après Ibn Shihab, qu'il a dit : Il m'est parvenu que le Messager d'Allah ﷺ ...].
As a consequence of that, the quality of the Isnad is affirmed and its being Hasan (good). Indeed, it is possible that it is sufficient as an evidence to be used as proof by itself, to establish an evidential argument. So, how about if we were to add to it the first Isnad, the authenticity of which we have already established?! - The third Isnad (chain of transmission): The Isnad of Ubaid Al-Qasim bin Salam recorded in his great book “Al-Amwal” (260/518): Yahya bin Abdullah bin Bukair and Abdullah bin Salih related to me and both said: Al-Laith bin Sa’d related to us saying: ‘Uqail related to me from Ibn Shihab, that he said: It reached me that the Messenger of Allah (peace be upon him) …].
Cela semble, dès le départ, provenir des narrations Mursal d'Az-Zuhriy qui ne sont généralement pas du plus haut niveau de qualité. Cependant, cette chaîne de transmission (Isnad) est du plus haut niveau de qualité. En effet, elle pourrait même être l'une des chaînes les plus authentiques de cette Dunya (monde).
This appears from the onset to be from the Mursal narrations of Az- Zuhriy which are generally not of the highest level of quality. However, this Isnad (chain of transmission) is of the highest level of quality. Indeed, it may even be the from the most authentic chains of this Dunya (world).
L'avis correct est que cette chaîne de transmission (Isnad) ne fait pas partie des narrations Mursal générales, mais qu'il s'agit plutôt d'un Balagh (proclamation), et Az-Zuhriy possède sept ou huit autres Balaghat (proclamations), dont toutes sont authentiques (Sahih). Cela indique que les Balaghat d'Az-Zuhriy sont contraires aux narrations Mursal générales en ce qui concerne leur degré de qualité (ou de fiabilité). Le texte, à l'origine, provenait essentiellement d'un document, même si Az-Zuhriy l'a manifestement dicté de mémoire.
The correct view is that this Isnad is not from among the general Mursal narrations, rather it is a Balagh (proclamation) and Az-Zuhriy has seven or eight other Balaghat (proclamations), all of which are authentic (Sahih), This indicates that the Balaghat of Az-Zuhriy are contrary to the general Mursal narrations, in respect to the extent of their quality (or soundness). The text in its origin was essentially from a document, even if Az-Zuhriy, evidently dictated it from his memory.
Il n'y a donc aucune raison de douter de l'authenticité de cette chaîne de transmission (Isnad) en soi, et particulièrement du fait que la plupart de ses paragraphes ou articles ont été mentionnés par d'autres voies authentiques, du plus haut niveau d'authenticité.
There is therefore no cause to doubt the authenticity of this chain of transmission (Isnad) in itself and particularly as most of its paragraphs or articles have come mentioned from other authentic paths, of the highest level of authenticity.
Quelle que soit la situation, la discussion de cette question en détail fait l'objet d'une section indépendante qui lui est dédiée.
Whatever its case may be, the discussion of this matter in complete detail has an independent section dedicated to it.