13 La polygynie
13 Polygyny
Allah (SWT) a dit dans Son Noble Livre :
Allah (swt) has said in his Noble Book:
« Épousez les femmes de votre choix, deux, trois ou quatre ; mais si vous craignez de ne pas pouvoir être équitables (envers elles), alors une seule ou vos concubines. Cela est plus propre pour ne pas dévier du droit chemin » [An-Nisa: 3]. Ce verset a été révélé au Prophète ﷺ la huitième année de l'émigration (Hijrah). Il a été révélé pour limiter le nombre d'épouses qu'une personne peut épouser à quatre. Au moment de la révélation de ce verset, il n'y avait aucune limite au nombre d'épouses qu'une personne pouvait épouser. À la lecture et à la compréhension du verset, il devient clair qu'il a été révélé pour limiter le nombre d'épouses à quatre. Le sens du verset est : épousez parmi les femmes, deux, trois ou quatre, qui sont autorisées et agréables pour vous. Les deux, trois et quatre sont mentionnés au lieu d'énumérations répétées. C'est-à-dire : épousez les femmes de votre choix parmi ces nombres mentionnés, deux, trois et quatre. Le discours s'adresse à tout le monde, par conséquent, il doit y avoir une répétition afin que chaque prétendant qui souhaite épouser un certain nombre de femmes puisse choisir le nombre qu'il veut, à condition que la combinaison qu'il désire soit restreinte à ce nombre. En d'autres termes, chaque prétendant qui souhaite épouser plus d'une femme peut en épouser autant qu'il le souhaite parmi le nombre qui lui est laissé au choix. Tout comme nous dirions à un groupe : distribuez cet argent. Disons qu'il y avait mille dinars par exemple. Nous dirions : distribuez les dinars par deux, par trois et par quatre. Si vous formuliez votre déclaration au singulier, elle n'aurait aucun sens. Ainsi, l'expression deux, trois et quatre est inévitable afin que chaque individu puisse choisir ce qu'il veut parmi le nombre spécifique de l'expression. Ainsi, quand Allah (SWT) dit que chacun de vous peut épouser la femme de son choix, deux, trois ou quatre, cela signifie effectivement : épousez tous, par deux, par trois ou par quatre. C'est-à-dire que chacun de vous peut épouser deux, trois ou quatre. Quant au sens de Sa (SWT) parole :
“Marry women of your choice, two or three, or four but if you fear that you shall not be able to deal justly (with them), then only one or your concubines. That is more fitting so that you do not deviate from the right course” [An- Nisa: 3] This verse was revealed to the Prophet (pbuh) in the 8th year of the Hijra. It was revealed to limit the number of wives one can marry to four. At the time of revelation of this verse there was no limit to the number of wives one could marry. On reading and understanding the verse it becomes clear that it was revealed to limit the number of wives to four. The meaning of the verse is: marry of the women, two, three or four who are permitted and agreeable to you. Twos, threes and fours are mentioned instead of repeated enumerations. i.e. marry the women of your choice from these mentioned numbers twos, threes and fours. The speech is addressed to everybody, therefore there has to be a repetition so that each suitor who wishes to marry a number of women can choose whatever He wants of number on condition that the combination He desires is restricted to this number. In other words, each suitor who wishes to marry more than one woman can marry as many as He likes from the number that is made optional for Him. Just as we would say to a group distribute this money. Let's say there was a thousand dinars for example.We would say; distribute dinars by twos, threes and fours. If you made your statement in the singular form then it would have no meaning. So the expression twos, threes and fours is inevitable so that each individual can choose what He wants from the specific number in the expression. So when Allah (swt) says each one of you can marry the woman of his choice two, three or four, this effectively means: marry all of you twos, threes or fours. i.e. each of you can marry two, three or four. As for the meaning of his (swt) saying:
« Mais si vous craignez de ne pas pouvoir être justes (envers elles), alors n'épousez qu'une seule femme » [An-Nisa: 3]. Cela signifie que si vous craignez de ne pas pouvoir être justes envers ce nombre d'épouses, alors vous devez simplement choisir une seule épouse et renoncer immédiatement au mariage avec plus d'une femme. La question tourne autour de la justice. Partout où vous la trouvez juste, adhérez-y. N'épouser qu'une seule femme est plus proche de ne pas commettre d'injustice. Ainsi, le fait que vous ne deviez pas dévier (de la bonne voie) signifie qu'il est plus approprié de ne pas commettre d'injustice, car la déviation ici signifie l'injustice. Il est dit que le dirigeant a dévié de la bonne voie lorsqu'il a commis une injustice. 'Aisha (ra) a rapporté du Prophète ﷺ qu'il a dit : « Afin que vous ne déviiez pas (de la bonne voie) : afin que vous ne commettiez pas d'injustice. » Le verset (Ayah) permet la pluralité d'épouses et la limite à quatre. Cependant, il ordonne la justice entre elles et prescrit la restriction à une seule femme lorsqu'on craint qu'il n'y ait d'injustice, car la restriction à une seule femme lorsqu'il y a crainte de commettre une injustice est plus proche de l'évitement de l'injustice, une chose envers laquelle un musulman est obligé.
“But if you fear that you shall not be able to deal justly (with them), then marry only one” [An- Nisa: 3] This means that if you fear that you shall not be able deal with these numbers of wives justly then you should simply choose one wife and relinquish the marriage to more than one wife immediately. The issue revolves around justice. Wherever you find it just, adhere to it. Marrying only one wife is closer to not doing injustice. So that you should not deviate (from the right course of action) means it is more fitting so that you do not do injustice, because the deviation here means injustice. It is said the ruler has deviated from the right course when He has committed injustice. 'Aisha (ra) narrated about the Prophet (pbuh) that He said: “So that you may not deviate (from the right course): so that you do not make injustice.” The Ayah permits the plurality of wives and limits it to four. However, it orders justice between them and enjoins the restriction to one wife when it is feared there would be injustice, because the restriction to one wife when there is fear of committing injustice is closer to avoiding injustice, a matter for which a Muslim is obliged.
Il convient en effet de savoir que la justice mentionnée ici n'est pas une condition pour épouser plus d'une femme. Il s'agit plutôt d'une prescription pour l'homme qui souhaite épouser plusieurs femmes, qu'il doit observer dans le cas où il épouserait plus d'une femme, et une exhortation à se limiter à une seule femme s'il craint de ne pas pouvoir les traiter avec justice. Cela est dû au fait que le sens de la phrase est complété dans le verset par sa parole ﷺ : « Épousez les femmes de votre choix, deux, trois ou quatre ». [4:3] cela signifie qu'il existe une permission absolue d'épouser plus d'une femme. Ainsi, le sens de la phrase est complété. Dans une autre déclaration, il ﷺ a dit : « Mais si vous craignez ». La phrase « Mais si vous craignez » ne peut pas constituer une condition car elle n'est pas liée au premier verset en tant que proposition conditionnelle. Il s'agit plutôt de la reprise d'une nouvelle déclaration. Si Allah avait voulu en faire une condition, Il aurait dit : « Épousez les femmes de votre choix, deux, trois ou quatre si vous pouvez les traiter avec justice », mais ce n'est pas le cas ; il est donc établi que la justice n'est pas une condition, mais plutôt une autre prescription de la Shar'a différente de la première règle. Ainsi, premièrement, Il a permis la pluralité des mariages jusqu'à quatre, puis Il est venu avec une autre prescription qui est qu'il est préférable de se limiter à une seule femme lorsqu'il croit que le mariage avec plus d'une femme le rendra incapable de les traiter de manière juste.
Indeed it should be known that the justice mentioned here is not a condition for marrying more than one wife. Rather it is a ruling for the man who wishes to marry a number of wives, that He must observe in the event of marrying more than one wife, and an exhortation to restrict Himself to one wife if He fears He will not be able to deal with them justly. This is because the meaning of the sentence is completed in the verse by his (pbuh) saying: “Marry women of your choice, twos or threes, or four”. [4:3] this means there is an absolute permissibility of marrying more than one wife. Thus, the meaning of the sentence is completed. In another statement, He (pbuh) said: “But if you fear”. The phrase “But if you fear” cannot result in being a condition because it is not linked with the first verse as a conditional clause. Rather it is a resumption of a new statement. If Allah had wished to make it a condition then He would have said: “Marry women of your choice, twos or threes, or fours if you can deal with them justly”, but that is not the case, so it is established that justice is not a condition, rather it is another Shar’a ruling different to the first rule. So firstly He permitted the plurality of marriages up to four, then He came with another ruling which is that it is better to restrict oneself to one wife when He believes that marriage to more than one wife will make Him incapable of dealing with them in a just manner.
De ce qui précède, il devient clair qu'Allah (SWT) a permis la polygamie sans restriction, sans condition ni recours à une quelconque justification. Au contraire, chaque musulman a le droit d'épouser deux, trois ou quatre femmes de son choix. C'est pourquoi nous trouvons Allah (SWT) disant : « des femmes que vous agréerez » [4:3], c'est-à-dire ces femmes que vous trouverez agréables à vos yeux. Il est clair qu'Allah (SWT) nous a ordonné d'être justes envers nos épouses et nous a exhortés à ce que, si nous craignons de ne pas être capables d'être justes entre nos épouses, nous nous restreignions à une seule épouse, car la restriction de n'épouser qu'une seule femme nous rend plus susceptibles de ne pas commettre d'injustice.
From the above it becomes clear that Allah (swt) has permitted polygyny without restriction, condition or any recourse to any justification. Rather, every Muslim is given the right to marry two, three or four wives of his choice. That is why we find Allah (swt) saying: “women of your choice” [4:3] i.e. those women whom you find agreeable to you. It is clear that Allah (swt) has ordered us to be just between our wives and exhorted us that if we fear we could not be able to do justice between our wives, we restrict ourselves to just one wife because the restriction of marrying one wife make us more likely not to commit injustice.
Quant à ce qui constitue la justice souhaitée entre les épouses, il ne s'agit pas d'une « justice absolue ». Il s'agit plutôt de la justice dans le mariage entre les épouses qui est à la portée de l'homme, car Allah n'impose pas à l'homme ce qu'il ne peut supporter. Il (SWT) a dit :
As for what constitutes desired justice between wives, it is not 'absolute justice'. Rather it is the justice in marriage between wives which is within the ability of the man to undertake, because Allah does not impose on man that which He cannot bear. He (swt) said:
« Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité » [Al-Baqarah : 286]. Il est vrai que l'expression « soyez justes » a été mentionnée dans le verset avec une portée générale, comme Il (SWT) le dit :
“Allah burdens not a person beyond his scope” [Al- Baqarah: 286] It is true that the phrase 'be just' has been mentioned in the verse with a general import, as He (swt) says:
« Mais si vous craignez de ne pas pouvoir être équitables (envers eux) » [An-Nisa: 3]. Cela englobe tous les aspects de la justice, mais cet ordre général a été précisé dans un autre verset selon ce que l'être humain est capable de faire. Ainsi, Allah (SWT) a dit :
“But if you fear that you shall not be able to deal justly (with them)” [An- Nisa: 3] This encompasses all aspects of justice, but this general order has been specified in another verse to what the human has the capability to do. Thus, Allah (swt) said:
« Vous ne pourrez jamais être parfaitement équitables entre vos femmes, même si vous en avez le désir ardent, ne vous penchez donc pas tout à fait vers l'une d'elles au point de laisser l'autre dans un état de suspension » [An-Nisa: 129]. Allah (SWT) a clarifié dans ce verset qu'il nous est impossible de réaliser une justice et une égalité parfaites entre les épouses, de sorte qu'aucune inclinaison (vers l'une d'elles) ne puisse jamais survenir, ni qu'il n'y ait une augmentation ou une diminution de ce qui nous est obligatoire dans leur entretien. En raison de cela, Il (SWT) nous a déchargés de l'étendue complète et totale de la justice et Il (SWT) ne nous a imposé que ce que l'on peut supporter, à condition que nous déployions nos efforts et notre énergie au maximum. Car imposer ce qu'une personne est incapable de faire équivaut à l'oppression :
“You will never be able to do perfect justice between wives even if it is your ardent desire, so do not incline completely to one of them so as to leave the other suspended” [An- Nisa: 129] Allah (swt) has clarified in the verse that it is impossible for us to realise justice and equality between wives, such that no inclination (towards one of them) would ever happen nor increase or decrease in what is obligatory upon us in providing for them. Due to this He (swt) has lifted from us the complete and full extent of justice and He (swt) has not imposed on us except that which one can bear on condition that we exert our utmost effort and energy. For the imposition of what one is not able to do is tantamount to oppression:
« Et ton Seigneur ne fait souffrir personne » [Al-Kahf: 49] Et Il (SWT) dit :
“And your Lord treats no one with oppression” [Al-Kahf: 49] And He (swt) says:
« Ne vous penchez pas totalement vers l'une d'elles » [An-Nisa: 129] en commentaire de Sa parole (SWT) : « Vous ne pourrez jamais être parfaitement équitables » [An-Nisa: 129] et comme référence à celle-ci, est une preuve que son sens est : vous ne pourrez jamais les traiter avec justice et égalité en ce qui concerne l'amour. La compréhension correcte est qu'il est possible d'être juste dans tout ce qui n'est pas l'amour. C'est ce que le verset précédent impose, car il a spécifié que la justice voulue doit être autre que l'amour, et a exclu l'amour et les rapports sexuels de la justice, car ils ne sont pas obligatoires dans ces deux domaines, puisqu'un être humain n'est pas capable d'être égal dans son amour. Ce sens est soutenu par ce qui a été rapporté au sujet d' 'Aisha (ra) qu'elle a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ distribuait les choses et faisait preuve de justice envers tous et disait : "Ô mon Dieu, ceci est ma répartition de ce qui est sous mon contrôle, mais ne me blâme pas pour ce qui est sous Ton contrôle et sur lequel je n'ai aucun contrôle" ». C'est-à-dire son cœur. Il a été rapporté d'Ibn 'Abbas (ra) concernant la parole d'Allah (SWT) :
“So do not incline completely to one of them” [An- Nisa: 129] as a comment on his (swt) saying: “You will never be able to do perfect justice” [An- Nisa: 129] and as a reference for it, is an evidence that its meaning is: you will never be able to deal with them justly and equally with regards to love. The correct understanding is that it is possible to be just in everything other than love. This is what the previous verse obliges, as it has specified the desired justice to be other than love, and made love and sexual intercourse excluded from justice, because it is not obliged in these two issues, since a human is not able to be equal in his love. This meaning is supported by what has been reported about 'Aisha (ra) that she said: “The Messenger of Allah used to distribute things and do justice to all and used to say, “Oh My God, this is my distribution of what is in my control, but do not blame me for what is in Your control and over which I have no control”. i.e. his heart. It has been narrated from Ibn 'Abbas (ra) concerning the saying of Allah (swt):
« Vous ne pourrez jamais être parfaitement équitables entre vos femmes » [An-Nisa: 129]. Il a dit : « cela concerne l'amour et les rapports sexuels. » Allah (SWT) nous a ordonné de nous abstenir de pencher complètement vers une seule épouse. Cela signifie qu'Il a permis l'inclinaison, car l'interdiction de l'inclinaison complète indique la permission de l'inclinaison. Une illustration de cela est l'interdiction de la générosité démesurée et excessive mentionnée dans Sa parole (SWT) :
“You will never be able to do perfect justice between wives” [An- Nisa: 129]. He said “this is with regards to love and sexual intercourse.” Allah (swt) has ordered us to abstain from completely inclining towards one wife. This means He has permitted the inclination because the prohibition of the complete inclination indicates the permissibility of the inclination. An illustration of this is the prohibition of unrestrained and excessive generosity mentioned in his (swt) saying:
« Ne déploie pas ta main totalement » [Al-Isra : 29], ce qui signifie qu'il est permis de tendre la main en donnant aux nécessiteux. Par conséquent, Allah (SWT) a permis au mari de s'incliner vers certaines de ses épouses au détriment des autres. Cependant, Il a interdit que cette inclinaison englobe toutes les choses. Au contraire, l'inclinaison doit se limiter à ce à quoi elle s'applique, c'est-à-dire l'amour et le désir. Ainsi, le sens du verset est : abstiens-toi de l'inclinaison absolue envers une épouse, car si une inclinaison complète de ta part survient, elle laissera l'autre épouse en suspens, c'est-à-dire qu'elle ne sera ni divorcée ni mariée. Il a été rapporté par Abu Hurayra (ra) que le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque a deux épouses et s'incline vers l'une au détriment de l'autre, il viendra au Jour de la Résurrection avec la moitié de son corps tombante ou courbée ».
“Nor stretch your hand forth to its utmost reach” [Al- Isra: 29] Which means it is permitted to stretch your hand by giving to the needy. Therefore, Allah (swt) has permitted the husband to incline towards some of his wives to the exclusion of others. However, He has forbidden this inclination to include all matters. Rather, the inclination should be to whatever this inclination applies, which is the love and desire. So the meaning of the verse is: refrain from the absolute inclination towards a wife, because if the complete inclination occurs from you, it will leave the other wife suspended, i.e. one who is neither divorced nor possessing a husband. It has been narrated by Abu Hurayra (ra) that the Prophet (pbuh) said: “Whosoever has two wives and He inclines towards one to the exclusion of the other, He will come on the Day of Judgement with half his body dropping or bending down”.
Ainsi, la justice qui est obligatoire pour un mari est l'égalité entre ses épouses dans ce qui dépend de son contrôle, tel que les nuitées, la nourriture, les vêtements, le logement, etc. Quant à ce qui relève de l'inclinaison, à savoir l'amour et le désir, il n'est pas obligatoire d'être juste dans ces choses car cela est impossible, et elles sont exclues par le Qur'an.
Thus, the justice which is obligatory upon a husband is the equality between his wives in that which He has control over such as staying overnight, providing food, clothing and lodging etc. As for what falls under the meaning of inclination, which is love and desire, It is not obligatory to be just in these things because that is impossible, and they are excluded by the Qur'an.
Ceci est le sujet de la polygamie tel qu'il est mentionné dans les textes de la Shar'a. En étudiant ces textes et en se limitant à leurs significations chariaques et linguistiques quant à ce qu'ils indiquent et ce que l'on peut en déduire, il devient clair qu'Allah (SWT) a permis de manière générale le mariage avec plus d'une épouse (jusqu'à quatre) sans restriction ni condition. Le texte concernant cette question n'incluait aucune cause ('Illa). Au contraire, Allah (SWT) s'est exprimé d'une manière qui indique le rejet de toute justification. Ainsi Il (SWT) a dit :
This is the subject of polygyny as mentioned in the Shar’a texts. By studying these texts and limiting oneself to their Shar’a and linguistic meanings in terms of what they indicate and what is deduced from them, it becomes clear that Allah (swt) has in a general manner permitted the marriage to more than one wife (up to four) without restriction or condition. The text concerning this matter did not include any cause ('Illa). On the contrary, Allah (swt) has expressed Himself in a way which indicates the rejection of a justification. So He (swt) said:
« (Épousez ) des femmes de votre choix ». [An-Nisa: 3] Par conséquent, nous devons nous arrêter à la limite du texte de la charia et à ce qui en est dérivé en termes de statut légal (Hukm) islamique (Shar’i). Il n'est pas permis de justifier ce statut par une quelconque cause juridique ('Illah), ni de le justifier par la justice, le besoin ou toute autre chose, car le texte n'a pas apporté de cause juridique ('Illah) pour ce statut, et aucune raison (Illah) ne peut être trouvée dans tout autre texte de la charia. La cause juridique ('Illah) du statut doit être une raison islamique (Shar’i), c'est-à-dire qu'il doit y avoir un texte qui la mentionne afin que le statut qui en est dérivé puisse être considéré correctement comme un statut islamique (Shar’i). Si la raison est rationnelle ou n'est mentionnée dans aucun texte, alors le statut qui est dérivé par son intermédiaire ne sera pas un statut islamique (Shar’i). Au contraire, ce sera une loi humaine et il sera illicite (Haram) de l'adopter, et il ne sera pas permis de l'appliquer. Cela est parce qu'il s'agira d'un statut de mécréance (Kufr), puisque tout statut qui n'est pas un statut islamique (Shar’i) est un statut de mécréance (Kufr). Cependant, puisque la définition du statut légal (Hukm) islamique (Shar’i) étant « la parole du Législateur » rend inévitable que le statut soit dérivé de la parole du Législateur, soit explicitement mentionnée dans le texte, soit de son sens, soit par indication, ou en raison de la présence d'un signe (Amara) dans le texte qui pointe vers le statut islamique (Shar’i), de sorte que tout statut qui possède ce signe (Amara) sera un statut divin. Ce signe (Amara) est la raison islamique (Illah Shar'iyya) qui est mentionnée dans le texte soit explicitement, soit par indication, inférence ou analogie. Si ce signe (Amara), c'est-à-dire cette cause juridique ('Illah), n'est pas trouvé dans le texte, alors il n'a aucune valeur. Par conséquent, il devient clair qu'il n'est pas permis de justifier la polygamie par une raison ('Illah) puisqu'aucune 'Illah n'est trouvée dans la parole du Législateur. Une 'Illah n'a aucune valeur pour faire d'un statut un statut islamique (Shar’i) sauf lorsqu'elle est trouvée dans la parole du Législateur.
“(Marry) women of your choice”. [An- Nisa: 3] Therefore, we must stop at the limit of the Shar’a text and at what is derived from it in terms of Shari’ah rule. It is not permitted to justify this rule with any cause ('Illa), or justify it with justice, need or anything else, because the text did not bring 'Illa for the rule nor can any reason (Illa) be found in any other Shar’a text. The cause (Illa) of the rule should be a Shar’a reason i.e. there must be a text to mention it so that the rule which is derived from it can correctly be considered a Shar’a rule. If the reason is rational or not mentioned in any text, then the rule which is derived by means of it will not be a Shar’a rule. Rather it will be a man-made law and it will be Haram to adopt, nor will it be permitted to apply it. This is because it will be a Kufr rule, since any rule which is not a Shar’a rule is a Kufr rule. However, since the definition of the Hukm Shar'i (Shari’ah rule) being 'the speech of the Legislator' makes it inevitable that the rule is derived from the speech of the Legislator, either explicitly mentioned in the text, or from its meaning, or by indication, or due to the presence of a sign (Amara) in the text which points to the Shar’a rule, such that every rule which has that sign (Amara) will be a divine rule. This sign (Amara) is the Shar’a reason (Illa Shar'iyya) which is mentioned in the text either explicitly or by indication, inference or analogy. If this sign (Amara) i.e. this Illah is not found in the text then it has no value. Consequently, it becomes clear that it is not allowed to justify polygyny with reason (Illa) since no Illa is found in the speech of the Legislator. An Illa has no value in making a rule into a Shar’a rule except when it is found in the speech of the Legislator.
Cependant, l'absence d'une explication d'une règle de la Shar'a par une 'Illa ne signifie pas qu'il n'est pas permis d'expliquer la réalité de ce qui se produira en termes d'effet de cette règle de la Shar'a et la réalité de ce qu'elle résout en termes de problèmes. Il s'agit plutôt d'une explication d'une réalité et non d'une justification d'une règle. La différence entre expliquer la réalité et justifier une règle est que la justification d'une règle par une 'Illa implique que l' 'Illa doit exister de manière constante dans la règle, et l'analogie d'autres choses à cette règle est faite chaque fois que l' 'Illa est trouvée en elles. Quant à l'explication de la réalité, il s'agit de la clarification de la réalité au moment même où elle est expliquée. La réalité peut cesser, il est donc incorrect de faire une analogie avec d'autres choses à partir d'elle. Ainsi, il devient clair, d'après l'effet de la polygamie des épouses, que dans la communauté au sein de laquelle elle est permise, il n'y aura pas une pluralité de maîtresses, alors que dans les communautés qui interdisent la pluralité d'épouses, il y aura une pluralité de maîtresses. De plus, la polygamie résout de nombreux autres problèmes qui surviennent dans une communauté humaine en sa qualité de communauté humaine, laquelle dépend de la polygamie pour les résoudre. Voici quelques exemples de ces problèmes :
However, the absence of an explanation of a Shar’a rule by an Illa does not mean it is not permitted to explain the reality of what will take place in terms of the effect of this Shar’a rule and the reality of what it solves in terms of problems. Rather this is an explanation of a reality and not justification for a rule. The difference between explaining the reality and justifying a rule, is that the justification of a rule by an Illa, is that the Illa should constantly exist in the rule, and analogy of other things to this rule is made whenever the 'Illa is found in them. As for explaining the reality this is the clarification of the reality at the point in time when it is explained. The reality may cease, so it is incorrect to make an analogy to it with other things. Hence, it becomes clear from the effect of polygyny of wives that in the community in which it is permitted there will not be a plurality of mistresses, and in communities which forbid the plurality of wives there will be a plurality of mistresses. In addition, polygyny solves many other problems, which take place in a human community in its capacity as a human community, which depends on polygyny to solve them. The following are some examples of these problems:
1. Il y a des hommes ayant des dispositions inhabituelles, qui sont incapables de se contenter d'une seule épouse. Soit ces hommes oppriment ou blessent leur unique épouse, soit ils regarderont d'autres femmes s'ils trouvent la porte fermée devant eux pour prendre une deuxième, une troisième ou une quatrième épouse. Il existe un danger que cela se produise en termes de propagation de l'indécence et de la fornication parmi les gens et de la création de soupçons et de doutes au sein des familles. Par conséquent, il est essentiel qu'une personne possédant une telle disposition ait l'opportunité de satisfaire son fort désir d'une manière licite (Halal), c'est-à-dire d'une manière qu'Allah (SWT) a légiférée.
1. There are some men with unusual dispositions, who are unable to satisfy themselves with one wife. Either such men will oppress or hurt their only wife or they will look at other women if they find the door shut in front of them to take a second, third or fourth wife. There is a danger of this happening in terms of the spread of indecency and fornication amongst people and the creation of suspicion and doubts within families. Therefore, it is essential that a person who possesses such a disposition should have the opportunity to satisfy his strong urge in a halal manner i.e. in a way that Allah (swt) has legislated.
2. Il se peut qu'une femme soit stérile et ne puisse donc pas avoir d'enfants, mais que son mari l'aime toujours tendrement et vice versa, ce qui les détermine à poursuivre leur vie conjugale heureuse. Le mari peut cependant désirer une progéniture et avoir un amour pour les enfants. S'il ne lui est pas permis de prendre une autre épouse et qu'il ne trouve aucune option disponible, il devra soit divorcer de sa première femme, ce qui mènerait à la destruction de la stabilité du foyer et à la fin d'un mariage heureux, soit être privé de la joie d'avoir une progéniture. Cela conduirait à la suppression de l'aspect de la paternité présent dans l'instinct de procréation. Par conséquent, il est essentiel qu'un tel époux se voie donner la possibilité d'épouser une autre femme en plus de l'épouse actuelle, afin qu'il puisse avoir la progéniture qu'il désire.
2. It may be that a woman is barren and therefore cannot bear children but her husband still loves her dearly and vice versa, which makes them determined to continue with their happy married life. The husband may however desire offspring and have a love for children. If it is not permitted for Him to marry another wife and He finds no options available to Him He will have to either divorce his first wife, which would lead to the destruction of the stability of the household and the end of a happy marriage, or He is deprived from enjoying offspring. This will lead to the suppression of the aspect of fatherhood present in the procreation instinct. Therefore, it is essential that such a spouse is given the opportunity to marry another wife in addition to the existing wife so that He can have the offspring which He desires.
3. L'épouse peut être atteinte d'une maladie qui l'excuse de rapports conjugaux ou de la gestion du foyer et de l'attention portée au mari et aux enfants. Elle peut néanmoins être chérie et profondément aimée par son mari qui pourrait ne pas souhaiter la divorcer, bien qu'il ne puisse mener sa vie convenablement avec elle seule, et par conséquent sans une autre épouse. Il est impératif que, dans une telle situation, l'opportunité lui soit donnée de prendre plus d'une épouse.
3. The wife may be ill with a disease, which excuses her from having conjugal relations or looking after the house and seeing to the husband and children. She might still be cherished and dearly loved by her husband who might have no wish to divorce her, although He cannot live his life properly with just her alone, and consequently without another wife. It is imperative that in such a situation the opportunity is given to Him to marry more than one wife.
4. Des guerres et des soulèvements pourraient avoir lieu, coûtant la vie à des milliers, voire des millions d'hommes, ce qui peut rompre l'équilibre entre le nombre d'hommes et de femmes, comme cela s'est effectivement produit, notamment en Europe, lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Si un homme n'est pas en mesure d'épouser plus d'une femme, que sont censées faire les autres femmes ? Elles seront privées de la vie de famille, du bonheur d'un foyer et de la facilité et du confort de la vie conjugale, sans parler de ce que l'instinct de procréation peut engendrer en termes de danger pour la moralité.
4. Wars and uprisings might take place which claim the lives of thousands, even millions of men which may upset the balance between the numbers of men and women, as has happened actually, especially in Europe, in the First and Second World War. If a man is not able to marry more than one wife what are the rest of the women supposed to do? They will be deprived from family life and the happiness of a home and the ease and comfort of married life, not to mention what the procreation instinct can lead to in terms of the danger to morality.
5. Il se peut que dans une nation, un peuple ou une région, le nombre d'hommes et de femmes ne soit pas égal. Le nombre de femmes peut être supérieur à celui des hommes, de sorte que l'équilibre numérique entre les hommes et les femmes est rompu. Et c'est presque le cas parmi de nombreux peuples et nations. Dans une telle situation, il n'y a pas de solution à ce problème, si ce n'est la permission de la polygamie.
5. It may be that in a nation, people or region the number of males and females is not equal. The number of females may be higher than males so the numerical balance between men and women is upset. And this is almost the case amongst many peoples and nations. In such a situation there is no solution to this problem except the permissibility of polygyny.
Ce sont de réels problèmes auxquels la communauté humaine est confrontée parmi les peuples et les nations. Si la polygamie est interdite, alors de tels problèmes subsistent, puisqu'il n'existe aucune solution à ces problèmes autrement que par l'autorisation de la polygamie. Par conséquent, la polygamie devrait être permise afin que ces problèmes auxquels les humains sont confrontés soient traités. En effet, l'Islam a permis la polygamie mais ne l'a pas rendue obligatoire. La permission de la polygamie est inévitable, bien qu'il faille savoir que les situations décrites ci-dessus et celles qui leur sont semblables, qui peuvent exister parmi les humains et dans les sociétés humaines, sont de réels problèmes qui surviennent, mais ils ne constituent pas une Illa (cause) pour épouser plus d'une femme, ni ne sont une condition pour la permission de la polygamie. Au contraire, l'homme est autorisé à épouser une deuxième, une troisième et une quatrième femme, que des problèmes nécessitant la polygamie comme solution soient apparus ou non. Car Allah (SWT) dit :
These are real problems faced in the human community among peoples and nations. If polygyny is outlawed then such problems remain, since there is no solution for these problems except through allowing polygyny. Hence, polygyny should be permitted so that these problems which humans face are dealt with. Indeed Islam has permitted polygyny but has not obliged it. The permissibility of polygyny is inevitable although it should be known that the situations outlined above and their like which may exist among humans and in human societies are real problems which occur but they are not an Illa (cause) for marrying more than one wife nor are they a condition for the permissibility of polygyny. Rather, the man is allowed to marry a second, third and fourth wife whether problems which require polygyny as a solution has arisen or not. Because Allah (swt) says:
« Épousez les femmes de votre choix, deux, trois ou quatre » [An-Nisa: 3] Et Il (SWT) a dit : « de votre choix ». Il (SWT) a rendu cela général sans restriction ni condition. Quant à la restriction de n'épouser qu'une seule femme, la charia a préféré cela dans une seule situation, à savoir lorsqu'il y a la crainte de ne pas être capable d'être équitable entre ses épouses. Pour tout ce qui est autre que cela, il n'y a aucune préférence exprimée pour n'en épouser qu'une seule dans aucun des textes. Malgré le fait que la polygamie soit une règle de la charia présente dans le texte clair du Coran, la culture capitaliste et la propagande occidentale, particulièrement celle contre l'Islam par opposition aux autres religions, ont dépeint le mariage avec plus d'une femme comme une pratique hideuse et répugnante et l'ont représenté comme une déficience et une source de honte dans la religion (Deen). Le motif de cela n'est pas parce qu'un défaut a été remarqué dans les lois d'Allah (SWT), mais afin de dénigrer l'Islam, et il n'y a pas d'autre motif que celui-ci. Cette propagande a grandement affecté les musulmans, particulièrement la faction dirigeante et la jeunesse instruite. Cela a poussé ceux qui étaient mus par des émotions islamiques à se lever pour l'Islam. De tels musulmans ont adopté de fausses interprétations pour interdire la polygamie, ils ont donc été en réalité influencés par la fausse propagande circulée par les ennemis de l'Islam. C'est pourquoi nous devons avertir les musulmans que les actions belles (Hasan) sont ce que la charia juge beau (Hasan) et les actions laides (Qabeeh) sont ce que la charia juge laid (Qabeeh), et tout ce que la charia permet est beau (Hasan) et tout ce que la charia interdit est laid (Qabeeh). De plus, nous devons avertir les musulmans que la polygamie, qu'elle ait un effet bénéfique tangible ou non, et qu'elle résolve ou non des problèmes survenus, la charia l'a permise, et le Coran l'a clairement stipulé. Par conséquent, c'est une action belle (Hasan) et l'interdiction de la polygamie est laide, car c'est une règle de mécréance (Kufr). Il doit être clairement établi que l'Islam n'a pas rendu la polygamie obligatoire (Fard) pour les musulmans, ni recommandée (Mandub). Au contraire, il en a fait l'une des choses permises, qu'ils sont autorisés à pratiquer s'ils le souhaitent. Le fait que l'Islam l'ait rendue licite signifie qu'il a placé devant les gens une solution qu'ils peuvent utiliser chaque fois que cela est nécessaire, et qu'il leur a permis de ne pas se priver des femmes de leur choix s'ils estimaient avoir une inclinaison pour elles. Ainsi, le fait de permettre la polygamie sans la rendre obligatoire est ce qui en fait l'une des solutions les plus efficaces pour les êtres humains au sein de la communauté et de la société.
“Marry women of your choice, two or three, or four” [An- Nisa: 3] And He (swt) said: “of your choice”. He (swt) has made this general without restriction or condition. As for the restriction of marrying one wife, the Shari’ah has preferred this in only one situation, which is where there is a fear that one is not able to do justice between his wives. As for anything other than that, there is no expressed preference to marry only one in any of the texts. In spite of the fact that polygyny is a Shar’a ruling found in the clear text of the Qur'an, Capitalist culture and Western propaganda, particularly that against Islam as opposed to other religions, has portrayed marriage to more than one wife as a hideous and repugnant practice and depicted it as a deficiency and a source of shame in the Deen. The motive for this is not because a defect has been noticed in the laws of Allah (swt) but in order to disparage Islam, and there is no motive for it other than this. This propaganda has greatly affected Muslims, particularly the ruling faction and the educated youth. This drove those who were moved by Islamic emotions to stand for Islam. Such Muslims adopted false interpretations to forbid polygyny, thus they were actually influenced by the false propaganda circulated by the enemies of Islam. That is why we must warn the Muslims that pretty actions (Hasan) are what the Shar’a deems to be pretty (Hasan) and ugly actions (Qabeeh) are what the Shar’a deems to be ugly (Qabeeh), and whatever the Shar’a permits is pretty (Hasan) and whatever the Shar’a forbids is ugly (Qabeeh). Also we must warn the Muslims that polygyny, whether it has a tangible good effect or not, and whether it solves problems which have occurred or not, the Shari’ah has permitted it, and the Qur'an has stated that clearly. Therefore it is a pretty action and the prohibition of polygyny is ugly, because it is a Kufr rule. It must be made clear that Islam did not make polygyny Fard on the Muslims nor Mandub (preferred). Rather, it made it one of the permissible things, which is allowed for them to do if they wished to do so. The fact that Islam made it permissible means that it has placed before the people a solution that they can use whenever it is necessary to do so, and it has permitted them not to deprive themselves from the women of their choice if in their view they were to incline towards them. Thus, permitting polygyny and not making it obligatory is what makes it one of the most effective solutions for humans in the community and society.