1. Introduction
1. Introduction
Le capitalisme mondial n'a pas manqué de critiques depuis sa création, toujours controversé et jamais ennuyeux. Du *Das Kapital* au XIXe siècle au mouvement anti-mondialisation à la fin du XXe siècle, les prédictions selon lesquelles le système capitaliste mondial était sur le point de s'effondrer, à bout de souffle, victime de son propre excès et de sa propre cupidité, n'ont pas manqué.
Global Capitalism has faced no lack of criticism since its inception, always controversial and never dull. From Das Kapital in the 19th century to the Anti-Globalisation movement in the late 20th century, there has been no shortage of predictions that the Global capitalist system was about to fail, on its last legs hoisted by its own petard of excess and greed.
Certains pourraient tenter de soutenir que la crise de septembre 2008 n'est pas la fin du capitalisme. Ils soutiendront qu'il s'agissait d'une bulle, comme beaucoup d'autres auparavant. Cependant, le fait que les principales nations occidentales, menées par les États-Unis et la Grande-Bretagne, aient injecté des quantités records de capitaux pour sauver le secteur bancaire d'un effondrement complet est sans précédent. Des banques ont été nationalisées – ce qui est répugnant pour ceux qui croient au libre marché – plutôt que d'être laissées à l'effondrement comme Lehman Brothers. Les marchés boursiers du monde entier ont chuté à des niveaux records. L'effet sur les retraites, l'inflation, la fiscalité, les saisies immobilières et le chômage devrait être désastreux, mais l'ampleur finale reste encore inconnue. La tragédie humaine qui pourrait survenir alors que l'effet de ricochet affecte les économies des pays pauvres est effrayante à envisager. Les implications géopolitiques de l'économie américaine paralysée se déploieront au cours des années à venir d'une manière qui est encore difficile à prédire.
Some may try to argue that the crisis of September 2008 is not the end for capitalism. They will argue this was a bubble, like many before. However, the fact that major western nations, led by the United States and Britain, have injected record amounts of capital to save the banking sector from complete collapse is unprecedented. Banks have been nationalised – something repugnant to those who believe in the free market – rather than allowed to collapse like Lehman brothers. Stock markets around the world plummeted by record levels. The effect on pensions, inflation, taxation, home repossession and unemployment is expected to be dire, but the eventual extent is as yet unknown. The human tragedy that may occur as the ripple effect affects economies in poor countries is frightening to contemplate. The geo-political implications of the crippled US economy will unfold over the coming years in a way that is as yet hard to predict.
À notre avis, cette crise qui se déploie ne marque rien de moins que le début de la fin du capitalisme. Car ce qui est certain, c'est qu'un élément fondamental de la croyance capitaliste – une confiance absolue dans le libre marché – a été irrévocablement endommagé. Ceux qui continuent de soutenir l'utilité du système actuel, qui disent qu'il n'y a pas d'alternative et qui recherchent une réglementation accrue (un ajustement du système) ne peuvent défendre le principe même sur lequel le système a été fondé et sous lequel il a prospéré.
In our view, this unfolding crisis marks nothing less than the beginning of the end of capitalism. For what is certain is that a foundational element of capitalist belief – an absolute trust in the free market – has been irrevocably damaged. Those who continue to argue the usefulness of the current system, who say there is no alternative and who seek greater regulation (a tweaking of the system) cannot defend the very key principle upon which the system was founded and under which it flourished.
De plus, non seulement l'idéologie du libre marché a échoué, mais certains principes fondamentaux du capitalisme sont au cœur de la cause de cette crise actuelle, pourtant personne n'a proposé de changement à ces fondamentaux. Ceux-ci, qui sont abordés dans ce document, sont le système bancaire basé sur l'intérêt, le modèle de monnaie fiduciaire, le système de commerce sur les marchés d'actions et de produits dérivés, ainsi que l'incapacité à identifier que toute propriété ne devrait pas être entre des mains privées.
Moreover, not only has the free market ideology failed, but certain fundamental principles of capitalism are central to the cause of this current crisis, yet no one has proposed any change to these fundamentals. These, which are discussed in this paper, are the interest led banking system, the fiat currency model, the system of trade in the stocks and derivatives markets and the failure to identify that not all ownership should be in private hands.
De plus, les populations du monde entier en dehors de l'Occident — qui étaient éblouies par l'éclat de la lumière du capitalisme — voient désormais cette lumière fatalement diminuée. La faible foi qu'elles avaient en ce modèle occidental, qu'elles ont tenté d'imiter pendant des décennies, soulève désormais plus de questions qu'elle ne fournit de réponses. Cela peut-il être l'unique moyen de commercer, de créer de la richesse et de voir les économies croître ? Peut-il être juste, pour les affaires, que le commerce s'effectue dans un système aussi intrinsèquement instable ? Où est l'équité si les profits restent largement entre des mains privées et reposent sur des paris massifs sur les marchés financiers, et que les consommateurs et les contribuables doivent éponger les pertes cumulées des riches dues à leurs transactions risquées ? Les braises du capitalisme peuvent encore luire et fournir de la chaleur pendant encore quelque temps, mais ce ne sont que des braises. Tout comme la liberté et la démocratie ont été sévèrement sapées par Abu Ghraib, la baie de Guantanamo et les renditions extraordinaires, le capitalisme de libre marché a été sévèrement sapé par cet effondrement financier.
Furthermore, people around the world outside of the west - who were dazzled by the brilliance of capitalism’s light, now see that light fatally diminished. What little faith they had in this western model, which for decades they have tried to emulate, now raises more questions than provides answers. Can this be the only way to trade, create wealth and see economies grow? Can it be right for business that trade occurs in such an inherently unstable system? Where is the fairness if profits largely remain in private hands and based on massive bets in financial markets, and that consumers and taxpayers have to bail out the cumulated losses of the rich due to their risky transactions? The embers of capitalism may still glow and provide heat for some time yet, but they are only embers. Just as freedom and democracy have been severely undermined by Abu Ghraib, Guantanamo bay and extraordinary rendition, free-market capitalism has been severely undermined by this financial meltdown.
Les gens cherchent désormais une alternative. Les gens cherchent désormais un leadership. C'est uniquement en Islam qu'une telle alternative existe. Car l'Islam possède un système, éprouvé et testé au fil des siècles, qui repose sur certains piliers le rendant non seulement capable de produire une croissance économique, mais aussi de partager cette croissance de manière plus équitable – ce que le capitalisme a manifestement échoué à faire. L'Islam assure la stabilité de son économie car la monnaie doit être entièrement adossée à l'or et à l'argent. L'Islam interdit le prêt à intérêt. Tandis que le trésor islamique – le Bait al Maal – peut prêter sans intérêt aux entreprises et à ceux qui ont besoin d'aide. Le commerce est largement encouragé en Islam, mais les règles du commerce sont claires, fixes et ne sont pas sujettes aux manipulations politiques de puissants lobbies. Enfin, l'Islam a clairement défini ce qui appartient à l'État, ce qui est détenu par l'État mais pour la propriété publique, et ce qui constitue la richesse privée des citoyens dans laquelle l'État n'a aucun pouvoir d'interférence. Cet ouvrage ne fournit guère plus qu'une introduction à ce système, en réfléchissant aux solutions islamiques aux questions clés de la crise financière. Ce qui est clair, c'est que deux choses se trouvent dans un état de flux immense : l'avenir de l'économie mondiale et le lieu où résidera l'influence politique dans le monde dans les années à venir. Et dans cet état de flux, une opportunité de changement existe. De plus, il est du devoir du monde musulman d'établir le système islamique, sous le califat, pour mener ce changement et pour fournir l'alternative qui mettra fin, non seulement au cycle inévitable de l'expansion et de la récession, mais aussi à l'écart insoluble entre les riches et les pauvres – une misère que le capitalisme a totalement échoué à traiter alors qu'il dominait le monde.
People are now looking for an alternative. People are now looking for leadership. It is only in Islam that such an alternative exists. For Islam has a system, tried and tested over centuries which has certain pillars rendering it as not only a system capable of producing economic growth but of sharing that growth more fairly – something that capitalism has manifestly failed to do. Islam provides stability in its economy for the currency must be fully backed by gold and silver. Islam prohibits interest-based lending. Whereas, the Islamic treasury – the Bait al Maal can lend interest free to businesses and those who need help. Trade is hugely encouraged in Islam, but the rules of trade are clear, fixed and not open to political manipulation by powerful lobbyists. Finally, Islam clearly defined which things are owned by the state, which is held by the state but for public ownership, and which is the private wealth of citizens in which the State has no power to interfere. This work provides little more than an introduction to this system, reflecting on Islamic solutions to the key financial crisis questions. What is clear is that two things lie in a huge state of flux: the future of the world economy and where political influence in the world will lie in the years ahead. And in that state of flux opportunity for change exists. Moreover, it is a duty upon the Muslim world to establish the Islamic system, under the Khilafah, to lead that change and to provide the alternative that will end, not only the inevitable cycle of boom and bust, but also the intractable gap between rich and poor - a misery that capitalism has utterly failed to address while it dominated the world.
« Et Allah a plein pouvoir et contrôle sur Ses Affaires, mais la plupart des hommes ne savent pas. »
“And Allah has full power and control over His Affairs, but most of men know not.”
Please provide the text you would like me to translate. [Translated Meaning of Quran Yousuf: 21]
[Translated Meaning of Quran Yousuf: 21]