5.4 Un marché exempt de toute manipulation
5.4 A Market Free From Manipulation
L'aspect le plus important du commerce est que les participants se sentent en confiance dans le marché, ses règles, ses réglementations et la cohérence de l'application de ces règles. Lorsque les gouvernements interviennent, que ce soit par le biais de tarifs douaniers, de la fiscalité, d'une intervention directe (par exemple l'ESF) ou d'un changement de réglementation, les participants sont frustrés et perdent confiance dans le système. Les règles de la charia à cet égard sont explicites. Le Prophète ﷺ a dit :
The most important aspect of trade is that participants feel confident in the market, its rules, regulations and consistency of application of the rules. Where governments intervene whether via tariffs, taxation, direct intervention (eg ESF) or change of regulation, participants are frustrated and lose confidence in the system. The Shariah rules in this regard are explicit. The Prophet (Peace be upon him) said:
« Si les gens étaient laissés à eux-mêmes, Allah leur accorderait une subsistance les uns des autres »
“If people are left alone, Allah will give them provision from one another”
Ceci établit un principe fondamental dans le domaine du commerce : que le marché, ses prix et ses ventes, doivent être laissés libres de répondre aux forces économiques internes et à la concurrence naturelle sans manipulation.
This establishes a basic principle in the field of commerce: that the market, its prices, and sales, should be left free to respond to internal economic forces and natural competition without manipulation.
Anas a rapporté : « Les prix ont grimpé en flèche à l'époque du Messager d'Allah ﷺ, alors ils lui dirent : "Ô Messager d'Allah, pourquoi n'introduisez-vous pas la fixation des prix ?" Il répondit : "Certes, Allah est Celui qui reçoit, Celui qui étend la richesse, Celui qui pourvoit et Celui qui fixe les prix, et j'espère rencontrer Allah (SWT) sans que personne ne m'accuse d'avoir commis une injustice envers lui, que ce soit en matière de sang ou d'argent." Ainsi, la notion de manipulation du marché ou d'intervention de l'État dans les marchés est absolument interdite dans l'État islamique. »
Anas reported: “Prices soared during the time of the Messenger of Allah (Peace be upon him) so they said to him; ‘O Messenger of Allah why don’t you introduce pricing (price controls)?’ He said; “Verily Allah is the Recipient, the Extender of wealth, the Provider, and the Pricer, and I hope that I will meet Allah (swt) without having anyone accusing me of having perpetrated an oppression against him be it in blood or in money.” So the notion of market manipulation or State interference in markets is absolutely prohibited in the Islamic state..
Ahmed et Abu Ubayd ont rapporté d'après l'autorité d'Uqbah ibn Amir que le Prophète ﷺ
Ahmed and Abu Ubayd reported on authority of Uqbah ibn Amir that the Prophet (Peace be upon him)
a dit :
said:
« Celui qui impose des droits de douane n'entrera pas au Paradis »
“He that imposes customs duties would not enter paradise”
À l'exception de l'imposition de coutumes par réciprocité lorsqu'elles sont appliquées contre l'État islamique, il est contraire à la charia d'appliquer de telles taxes qui restreignent le commerce. Des mesures protectionnistes similaires contre les partenaires commerciaux, telles que la subvention de certaines industries, les tarifs douaniers et les restrictions relatives aux droits de propriété intellectuelle, agissent toutes comme des barrières au libre-échange et n'ont aucune place dans la vie économique islamique. L'utilisation de l'argent public pour renflouer certains groupes d'entreprises (banques) est également une anomalie par rapport à une pratique économique équitable et constitue effectivement une nouvelle forme de taxe sur les masses, qui paieront pour ces renflouements par l'impôt, par des réductions des dépenses publiques ou par une baisse de la valeur de leur patrimoine via l'inflation.
Barring the imposition of customs for reciprocity when applied against the Islamic state, it is against the Shariah to apply such taxes which restrict trade. Similar protectionist measures against trading partners as subsidising some industries, tariffs and intellectual property right restrictions all act as barriers to free trade and have no part in Islamic economic life. Use of public money to bail out some business groupings (banks) is also an anathema to fair economic practice and is effectively a new form of tax on the masses who will pay for the bailouts via tax, cut backs in public spending or a decline in the value of their wealth via inflation.