5.2 La création du mérite ou de la misère
5.2 Credit Or Misery Creation
« Ne sois ni emprunteur, ni prêteur ; car le prêt perd souvent à la fois l'argent et l'ami » [Hamlet, William Shakespeare].
“Neither a borrower, nor a lender be; For loan oft loses both itself and friend” [Hamlet, William Shakespeare].
L'interdiction catégorique de l'intérêt en Islam est bien connue, mais moins connue est la réalité selon laquelle le prêt est très fortement encouragé dans la société islamique. Le Prophète ﷺ a dit : « Aucun musulman ne prêtera deux fois à un autre musulman sans que l'un de ces prêts ne lui soit inscrit comme une aumône. »
The categorical prohibition of interest in Islam is well known, less well known is that lending is very strongly encouraged in Islamic society. The Prophet (peace be upon him) said: “No Muslim would give another Muslim a loan twice, except that one would be written for him as charity.”.
Ce qui signifie que le fait de prêter à quelqu'un deux fois apporte la même grande récompense que celle de donner l'aumône. Il a été rapporté par Abu Huraira que le Prophète ﷺ a dit : « Il y avait un marchand qui avait l'habitude de prêter aux gens, et chaque fois que son débiteur se trouvait dans des circonstances difficiles, il disait à ses employés : "Pardonnez-lui afin qu'Allah nous pardonne." Ainsi, Allah lui a pardonné. »
Which means that to loan to someone twice carries the same high reward of giving charity. It was narrated by Abu Huraira that the Prophet (Peace be upon him)said: “There was a merchant who used to lend to the people, and whenever his debtor was in straitened circumstances, he would say to his employees, 'Forgive him so that Allah may forgive us.' So, Allah forgave him.”.
L'octroi de prêts et la clémence lors de la demande de remboursement sont fortement encouragés en Islam. De même, le non-remboursement des prêts est traité sévèrement, le Prophète ﷺ ayant refusé de diriger la prière funéraire de tels individus. Le point le plus important à noter, cependant, est que l'emprunt et le prêt en Islam se font sans compensation (intérêt), ce qui signifie qu'il est impossible de gonfler les actifs prêtés au-delà de ce qui est réellement disponible en actifs réels dans la société. Tout prêt à intérêt est interdit en Islam, de sorte que les banques ou toute autre personne ne peuvent chercher à tirer profit du prêt. Dans une telle société, la question se pose de savoir quel est l'incitatif pour que quiconque prête ? La clé de cette question réside dans la compréhension de l'incitation à l'investissement et des formes d'investissement autorisées au sein de l'environnement islamique. Sans prêts à intérêt et sans création de crédit via des opérations de marché ouvert ou la monétisation de titres dérivés, une voie majeure d'insécurité dans la société est fermée.
The making of loans and leniency in demand for repayment are highly encouraged in Islam. Similarly the non-repayment of loans is treated harshly with the Prophet(Peace be upon him) refusing to lead the funeral prayer over such individuals. The most important point to note, however, is that the taking and giving of loans in Islam is without compensation (interest) which means that it is impossible to inflate lending assets beyond what is actually available of real assets in the society. All lending at interest is prohibited in Islam so banks or anyone else cannot seek to gain from lending. In such a society the question is raised as to where the incentive comes for anyone to lend? The key to this question is in understanding the incentive for investment, and the allowable forms of investment within the Islamic environment. Without loans at interest and without credit creation via open market operations or the monetisation of derivative securities a major avenue for insecurity in society is closed off.
L'Asymetric Threats Contingency Alliance (ATCA) a récemment estimé qu'au cours des 12 dernières années de la période de « boom » la plus récente, 100 billions de dollars de titrisation de dettes ont été créés (faisant partie de la montagne de produits dérivés de 1,1 quadrillion de dollars qu'ils estiment avoir été créée durant la même période). Le mot « créés » est utilisé ici avec discernement, car ces « actifs » éclipsent les actifs réels qui existent véritablement sur cette planète (la somme de tous les biens et services est estimée à 60 billions de dollars, avec des dollars américains en circulation (M2) à 16 billions de dollars). Dans les économies capitalistes, les banques peuvent, et créent effectivement, de la monnaie et des produits dérivés à partir de rien, et avec des multiples énormes par rapport à l'économie réelle. Si une banque a une exigence de réserve de 5 %, elle peut créer des prêts 20 fois supérieurs à la taille des actifs en dépôt. Ceci est sans même considérer le réseau complexe de produits dérivés à effet de levier (la SEC aux États-Unis, en 2003, a donné le feu vert aux 5 plus grandes banques d'investissement de l'époque pour lever leurs propres actifs jusqu'à 30 fois). Au-delà de cela, les banques ont jugé opportun de développer des actifs « hors bilan » qui sont encore plus éloignés de la réalité et certainement hors de la surveillance publique. Il n'est guère étonnant que ces banques aient pleinement profité de ce qui était un feu vert pour créer, à partir de rien, des produits qui rapporteraient des rendements élevés dans ce qui a traditionnellement été un environnement à faible risque – généralement, les banques tirent profit des intérêts sur les prêts et garantissent des rendements en saisissant les actifs lorsque le cycle économique décline. Lors des cycles descendants, il y a bien sûr un désendettement, car les positions de prêt doivent être dénouées. Lorsque le dénouement est lent et ponctué par des faillites bancaires ou institutionnelles, une crise du crédit en résulte, tout l'argent disponible étant utilisé pour rembourser les prêts, soutenir des bilans défaillants ou couvrir des pertes. En raison de l'ampleur sans précédent de la montée de la création de crédit au cours de la dernière décennie, le dénouement sera, par nécessité, plus douloureux et d'une ampleur tout aussi massive. Cela ne diffère en rien des retombées de l'une des myriades de pyramides ou de bulles observées au cours des siècles, si ce n'est que cette fois, des chiffres représentant 10 ou même 20 fois la taille de l'économie mondiale sont en jeu. Cette crise du crédit très douloureuse pousse désormais les gouvernements du monde entier à paniquer, les poussant à chercher des moyens de reprendre une tendance de croissance ascendante sans reconnaître le désordre dans lequel ils se trouvent actuellement en raison de ces pratiques corrompues.
The Asymetric Threats Contingency Alliance (ATCA) recently estimated that in the past 12 years of the most recent “boom” period 100 trillion dollars of debt securitisation has been created (part of the 1.1 quadrillion dollar derivatives mountain they estimate has been created in the same period). The word created is used advisedly here as these “assets” dwarf the real assets which are truly in existence on this planet (the sum of all goods and services are estimated at 60 trillion dollars, with US dollars in circulation (M2) at 16 trillion dollars). In Capitalist economies banks can, and do create money and derivative products from nothing, and at enormous multiples of the real economy. If a bank has a reserve requirement of 5% it can create loans 20 times the size of assets on deposit. This is before the complex web of leveraged derivative products are also considered (the SEC in the US in 2003 gave the then 5 largest investment banks the green light to leverage their own assets by up to 30 times). Beyond this banks have seen fit to develop “off Balance sheet” assets which are further from reality and certainly out of public oversight. It is little wonder that these banks took full advantage of what was a green light to create from nothing products that would pay high returns in what has traditionally been a low risk environment – generally banks earn from interest on loans, and guarantee returns by repossessing assets when the business cycle moves down. In the down cycles there is of course deleveraging as loan positions must be unwound. When the unwinding is slow and punctuated by bank or institutional failures a credit crunch results with all available cash going to repay loans, prop up ailing balance sheets or covering losses. Due to the unprecedented scale of the run-up in credit creation in this past decade, by necessity the unwinding will be more painful and on an equally massive scale. It is no different from the fallout from any of the myriad of pyramids or bubbles witnessed over the centuries, only this time numbers 10 or even 20 times the size of the whole world economy are at stake. This very painful credit crunch is now panicking governments worldwide into thinking of ways to resume an upward growth trend without recognising the mess they are currently in due to these corrupt practices.
L'Islam considère la perception d'intérêts et la saisie d'actifs par le prêteur comme une forme d'oppression et l'interdit. La création de monnaie nouvelle à partir de rien pour ensuite la prêter avec intérêt est également manifestement corrompue et constitue une recette pour le désastre dont nous sommes malheureusement aujourd'hui témoins. Cette interdiction s'étend à ces pratiques, qu'elles soient à petite ou à grande échelle. Au lieu de cela, ceux qui détiennent du capital sont confrontés à des options d'investissement qui ne sont pas orientées vers l'intérêt et qui sont basées sur le principe du partage des rendements de l'investissement et du partage des risques de perte réelle (conformément à la part de capital des investisseurs).
Islam views the charging of interest and repossession of assets by the money lender as oppressive and forbids it. The creation of new money from nothing to then lend at interest is also clearly corrupt and a recipe for disaster which we unfortunately are now witnessing. This prohibition extends to these practices whether in the small or large scale. Instead those with capital are faced with options to invest which are non interest oriented and which are based on the principle of sharing of investment returns and sharing of risks of actual loss (in accordance with the capital share of the investors).
L'incitation à investir et à assurer une circulation constante de la richesse, que tous les économistes désirent, provient de deux caractéristiques distinctes de l'économie islamique, à la fois fiscales et législatives. Face à des comptes bancaires ne portant pas d'intérêts et à la perception de l'aumône obligatoire (Zakah) au taux de 2,5 % par an sur la richesse inutilisée (selon divers critères), il n'y a tout simplement aucune incitation à retirer l'argent de la circulation. S'il restait improductif sur un compte bancaire, il serait soumis au prélèvement de l'aumône obligatoire (Zakah). L'autre grand stimulus de l'économie islamique pour l'investissement passe par le taux nul effectif de l'impôt sur les revenus des sociétés et sur les dividendes. Bien que certains stocks et inventaires des entreprises soient soumis au prélèvement annuel de 2,5 % de l'aumône obligatoire (Zakah), l'absence d'un impôt sur les sociétés punitif et de la désincitation liée à l'imposition des versements de dividendes issus de l'activité de l'entreprise, qui est également absente dans l'économie islamique, agit comme une forte incitation à investir. Le système de taxation islamique ne taxe pas le revenu, mais taxe la richesse (bien que modestement). Avec un revenu disponible plus important pour les biens et services, et une taxation sur la richesse non dépensée, il y a un fort élan fiscal pour la demande de biens et services à travers toute l'économie, ce qui générera une augmentation du commerce et, par conséquent, une augmentation de la richesse pour les entreprises. Tout cela créera une économie dynamique qui créera plus d'emplois. À mesure que davantage d'emplois sont créés, davantage d'argent est dépensé dans l'économie ou réinvesti dans l'économie, ce qui crée à son tour davantage d'emplois. Ce type de dynamisme n'existe pas dans le monde, et n'a existé qu'en Amérique après la Seconde Guerre mondiale.
The incentive to invest and ensure a consistent circulation of wealth that all economists desire, stems from two distinct features of the Islamic economy both fiscal and legislative. Faced with non interest bearing bank accounts and the levying of zakat at 2.5% per annum against unutilised (according to various criteria) wealth there is simply no incentive to take money out of circulation. If it lay fallow in a bank account it will be subject to the zakat charge. The other great stimulus in Islamic economy for investment is via the effective nil rate of company income and dividend tax. Although certain stocks and inventories of companies are subject to the annual 2.5% zakat levy, punitive corporation tax and the disincentive of being taxed on the dividend payouts of company activity, which is also absent in the Islamic economy acts as a strong incentive to invest. The Islamic taxation system does not tax income, but taxes wealth (although modestly). With greater disposable income available for goods and services, and tax liable on unspent wealth, there is a strong fiscal boost to demand for goods and services right across the economy which will generate an increase in trade and in turn an increase in wealth for businesses. All of this will create a dynamic economy which creates more jobs. As more jobs are created, more money is spent in the economy or re-invested in the economy, which creates more jobs in turn. This type of dynamism does not exist in the world, and only existed in America after World War II.
Le facteur législatif clé menant à des niveaux d'investissement élevés et constants est l'interdiction de la thésaurisation, qui est la pratique consistant à retirer de l'argent de la circulation sans but précis (épargner dans le but d'acquérir un actif important n'est pas considéré comme de la thésaurisation). Le Coran stipule clairement : « Et que ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier d'Allah sachent qu'un châtiment sévère et douloureux les attend ».
The key legislative factor leading to high and consistent investment levels is the prohibition of hoarding money, which is the practice of taking money out of circulation for no purpose (saving for a purpose such as a large asset purchase is not considered as hoarding). The Quran clearly sets out: “And let those who hoard gold and silver and do not spend them in the way of Allah know that a severe and painful punishment is awaiting them”.
[Traduction du sens du Coran 9:34] Dans un hadith qudsi (imam Nawawi), le Prophète ﷺ a rapporté : « Dépense, ô fils d'Adam, et Je dépenserai pour toi ».
[Translated Meaning Quran 9:34] In a Hadith Qudsi (Imam Nawawi) the Prophet (Peace be upon him) narrated: “Spend oh son of Adam, and I will spend on you”.
La combinaison de l'interdiction faite aux banques de commercer avec l'intérêt, ou d'agir en tant qu'intermédiaire unique pour contrôler efficacement les marchés monétaires, ainsi que l'incitation à l'investissement (l'aumône obligatoire (Zakah) sur les actifs inutilisés et l'interdiction de la thésaurisation) a permis à la société islamique de bénéficier d'un investissement élevé et constant. Ces mesures dissuasives visant à empêcher la sortie des richesses de la circulation ont été appliquées de manière constante pendant des centaines d'années et ont massivement atténué l'impact des ralentissements économiques, qui résultaient généralement de chocs naturels tels que des catastrophes climatiques. La crise actuelle de la liquidité concerne tout autant ceux qui retirent leur argent et leur richesse de la circulation que les niveaux incroyables de pertes que subissent les banques, ce qui a provoqué un repli massif.
The combination of prohibiting banks from trading with interest, or acting as the sole middle man in effectively controlling the money markets, together with the incentive for investment (zakat on unused assets and prohibition of hoarding) has meant that the Islamic society benefited from high and consistent investment. These disincentives to take wealth out of circulation have consistently been applied over hundreds of years and massively softened the impact of business downturns, which usually resulted from natural shocks such as climactic disasters. The current liquidity crisis is as much about those that are taking their cash and wealth out of circulation as the incredible levels of losses that banks are experiencing which have caused massive retrenchment.
Comparez les règles islamiques concernant la constance des niveaux d'investissement avec les commentaires d'Andrew Lahde, un gestionnaire de fonds spéculatifs qui a annoncé la fermeture de son fonds en octobre 2008 23. Tout en dénigrant les « banquiers idiots » qui avaient perdu leurs « paris » contre lui, il a annoncé qu'il fermait son fonds spéculatif pour « passer du temps avec son argent ». On n'a pas écrit grand-chose sur les vainqueurs de ces folies de jeu, mais vous pouvez être assuré que bien d'autres, comme M. Lahde, passent du temps avec leur argent aux dépens de la société dans son ensemble. Non seulement les gouvernements renflouent les banques pour leurs dettes de jeu, mais des plans de relance sont désormais proposés pour tenter d'injecter de l'argent dans l'économie, car des milliards ont été emportés par ceux qui ne voudront rien avoir à faire avec les idiots contre lesquels ils se sont battus et qu'ils ont vaincus, et qui ont des raisons purement égoïstes et aucun désincitatif à thésauriser l'argent désormais. Avec la chute des marchés boursiers et des rendements obligataires destinés à plonger alors que l'inflation s'envole, une grande partie de cet argent restera en marge (ou dans les terrains de jeux des super-riches), possiblement pendant des années, et ce, au moment même où sa large circulation est le plus nécessaire.
Compare the Islamic rules for consistent investment levels with the comments of Andrew Lahde a hedge fund manager that announced the closing down of his hedge fund in October 2008 23. While denigrating the “idiot bankers” who had lost in their “bets” against him, he announced that he was closing down his hedge fund to “spend time with his money”. Not so much has been written about the winners of these gambling sprees, but you can be assured that many more like Mr Lahde are spending time with their money at the expense of the wider society. Not only are governments bailing out banks for their gambling debts, but stimulus packages are now on offer to try and put money into the economy as billions have been spirited away by those that will have nothing to do with the idiots they fought against and won, and have purely selfish reasons and no disincentive to now hoard cash. With stock markets plummeting and bond yields set to plunge with inflation soaring, much of this money will sit on the sidelines (or in the playgrounds of the super-rich), possibly for years, and all at a time when its wide circulation is most needed.
« Afin qu'il ne circule pas seulement parmi les riches »
“In order that it does not merely make a circuit amongst the wealthy”
Please provide the text you would like me to translate. [Translated Meaning Quran Al-Hashr 59: 7]
[Translated Meaning Quran Al-Hashr 59: 7]
Le système islamique offre un modèle d'investissement convaincant, et il n'y a aucune base pour suggérer que le système économique islamique ne favorise pas l'investissement. La vérité est que l'Islam encourage les affaires et l'investissement, mais n'encourage pas les investissements basés sur l'intérêt, ce qui finit par restreindre la circulation des richesses dans l'économie. Allah (SWT) a fait la distinction à ce sujet lorsqu'Il a dit :
The Islamic system provides a compelling investment model, and there is no basis to suggest that the Islamic economic system does not promote investment. The truth is that Islam encourages business and investment, but does not encourage interest based investments which ultimately restricts the flow of wealth around the economy. Allah (swt) distinguished between this when He said:
« ... ils disent : "le commerce est semblable à l'usure", alors qu'Allah a rendu licite le commerce et a interdit l'usure »
"... they say, "trade is like usury" but Allah has permitted trade and has forbidden usury"
Please provide the text you would like me to translate. [Translated Meaning Quran Al Baqarah 2: 275]
[Translated Meaning Quran Al Baqarah 2: 275]
La stabilité de l'économie repose sur le fait que les investissements ne soient autorisés que dans des produits ou des activités réelles, ce qui fait de la création de richesse le résultat du travail et des profits, et non de la dette.
Stability in the economy is built upon investments only being permitted in real products or business which makes wealth generation a result of work and profits, not debt.