5.1 La crise humaine
5.1 The Human Crisis
L'aspect le plus frappant de la crise est peut-être qu'il s'agit en fait d'une crise humaine plutôt que financière. Ce sont de vraies personnes qui perdent leurs maisons, leurs emplois et leurs économies, pourtant les gros titres se concentrent sur les mécanismes, les entreprises et les dollars. Cela se répercute sur la politique gouvernementale qui, dans cette crise, s'est concentrée sur la préservation des entreprises et d'une marchandise insaisissable appelée la « confiance » dans le système, et non sur l'individu. L'accent irrationnel mis sur la croissance du PIB à tout prix et les notions erronées de l'effet de ruissellement positif de la croissance sur les pauvres de la société ont été prouvés à maintes reprises comme étant faux, alors que le fossé entre les riches et les pauvres dans la société capitaliste continue de se creuser.
Perhaps the most startling aspect of the crisis is that it is in fact a human rather than financial crisis. It is real people that are losing their homes, jobs and savings, yet the headlines focus upon the mechanics, the companies and the dollars. This spills over into Government policy which in this crisis has focused on preserving companies and an elusive commodity called “confidence” in the system, not the individual. The irrational emphasis upon growth in GDP at all costs and misplaced notions of the trickle down positive effect of growth to the poor in society have been proven repeatedly to be false as the division between the wealthy and poor in Capitalist society continues to widen.
Le premier principe de l'économie en Islam est de répondre aux besoins fondamentaux de TOUS les membres de la société. Le problème économique est décrit comme étant un problème de distribution, et non de production. Nous ne manquons ni de ressources ni de richesses dans le monde, pourtant la volonté d'augmenter constamment la production, qui a été accumulée de manière inégale, a conduit à des niveaux massifs de pauvreté, même dans les pays les plus développés. L'Islam ne décourage pas la réussite et, tout au long de l'histoire, de nombreux musulmans et non-musulmans vivant dans le Califat étaient très riches. La différence réside dans la responsabilité à la fois de l'État et de l'individu de s'assurer que tous les membres de la société disposent, au minimum, de leurs besoins fondamentaux en matière de nourriture, de logement, de vêtements, de santé et d'éducation. Dans un récit du Prophète Muhammad ﷺ, il a dit que :
The first principle of economics in Islam is to meet the basic needs of ALL the people in society. The economic problem is described as one of distribution, not production. We do not lack resources and wealth in the world, yet the drive for constantly increasing production which has been unequally accumulated has led to massive levels of poverty even in the most developed countries. Islam does not discourage success and throughout history many Muslims and non-Muslims living in the Caliphate were very wealthy. The difference lies in the responsibility of both the state and the individual to ensure that all in society have at the least their basic needs of food, accommodation, clothing, health and education. In a narration from Prophet Muhammad (Peace be upon him) he said that:
« Le fils d'Adam n'a pas de droit plus important que d'avoir une maison dans laquelle il puisse vivre, un morceau de tissu avec lequel il puisse couvrir sa nudité, un morceau de pain et de l'eau » (Tirmidhi).
"The son of Adam has no better right than that he would have a house wherein he may live and a piece of cloth whereby he may hide his nakedness and a piece of bread and some water" (Tirmidhi).
Cela constitue la base du système économique de l'Islam, toutes les politiques et règles étant orientées vers la réalisation de tels objectifs. Là où l'unité de la famille élargie est incapable de le faire, et seulement lorsqu'elle en est incapable, l'État agira pour garantir que les besoins fondamentaux soient satisfaits. Les pauvres et les endettés sont inclus parmi ceux qui sont éligibles aux paiements de l'aumône obligatoire (Zakah) (un fonds énorme auquel les riches contribuent à hauteur de 2,5 % de leur richesse inutilisée). Cela contraste avec le capitalisme de marché libre qui se concentre sur l'augmentation du Produit Intérieur Brut (PIB), une mesure du progrès très mal placée. Les gens ont justement demandé pourquoi il n'y a pas de renflouement pour les centaines de milliers de personnes perdant actuellement leurs maisons lors de la crise immobilière aux États-Unis, ou pour ceux perdant leur emploi lors de la récession. La réponse gouvernementale urgente a été de renflouer les banques et de fournir des liquidités au système bancaire. Les grandes banques ne peuvent être laissées à l'échec, mais l'échec individuel est répandu et acceptable. Les gouvernements invoquent la nécessité de la retenue lors de la renégociation des augmentations de salaire du secteur public et des services essentiels qui n'atteignent même pas le niveau de l'inflation, des revendications qui coûteraient quelques millions aux finances publiques. Pourtant, des centaines de milliards, voire des milliers de milliards de dollars, sont injectés dans le système bancaire avec une hâte excessive et une faible compréhension des actifs détenus au bilan des banques. La charia islamique dicte que l'État assure un soutien pour garantir que les besoins de base (et uniquement les besoins de base) de tous soient satisfaits, et n'a aucune responsabilité de renflouer des entreprises privées aux dépens de l'État et du public. La nationalisation des banques publiques est également contraire à la charia, qui distingue clairement entre la propriété étatique, publique et privée.
This forms the basis of the Economic system of Islam, all policies and rules are geared towards achieving such ends. Where the extended family unit is unable to, and only when it is unable to, the state will act to ensure that the basic needs are met. The poor and indebted are included in those that are eligible for zakat payments (an enormous pool that the wealthy contribute 2.5% of unused wealth to). This is in contrast to free market Capitalism which is focused towards increasing Gross Domestic Product (GDP) a very misplaced measure of progress. People have rightly asked why there is no bailout of the 100’s of thousands now losing their homes in the US housing crisis, or those losing their jobs in the recession. The urgent governmental response has been to bailout banks and provide liquidity to the banking system. Major banks cannot be allowed to fail but individual failure is widespread and acceptable. Governments cite the need for restraint when re-negotiating public sector and essential service pay rounds that do not even reach the level of inflation, claims that would cost the public purse a few millions. Yet hundreds of billions, indeed trillions of dollars are ploughed into the banking system with undue haste, and little understanding of the assets held on the banks balance sheets. Islamic Shariah dictates that the State provides a backstop to ensure the basic (and only the basic) needs of all are met, and has no responsibility to bailout private companies at the expense of the State and public. Nationalisation of public banks is also against the Shariah which clearly distinguishes between state, public and private ownership.
Les pays riches ont pris un retard considérable dans le respect de leurs promesses concernant l'augmentation de l'aide, l'allégement de la dette et l'accès à leurs marchés pour les exportations des pays en développement. La campagne du Millénaire, annoncée en 2000 pour éradiquer la pauvreté d'ici 2015, en est à mi-parcours mais accuse malheureusement un retard en termes de paiements promis et de résultats proposés. Bien qu'ils promettent d'atteindre une augmentation de l'aide — bienvenue mais toujours insuffisante — pour atteindre l'objectif de 0,7 % du Revenu National Brut, la plupart des nations accusent un grave retard par rapport aux objectifs21.
Rich countries have fallen seriously behind in living up to their promises to increase aid, debt relief and access to their markets for exports from developing countries. The Millennium campaign announced in 2000 to solve poverty by 2015 is at the half way point but is sadly falling behind in terms of the promised payments and the proposed results. Although promising to meet a welcome, but still inadequate, increase in aid to reach a 0.7 of one per cent Gross National Income target most nations are falling badly behind the targets21.
Nous constatons également une baisse concomitante de la probabilité d'atteindre les objectifs d'éradication de la pauvreté, particulièrement en Afrique subsaharienne22.
We are also witnessing an attendant falloff in the likelihood of poverty eradication targets being met, particularly in sub Saharan Africa22.
La crise financière a rendu très claire la disparité entre l'intérêt porté aux grandes entreprises et l'intérêt porté à la vie humaine, lorsque des mesures anti-pauvreté très modestes s'étalant sur une période de 15 ans ne peuvent être satisfaites, alors que des dizaines et des centaines de milliards de dollars, représentant plusieurs pourcents du RNB, peuvent être mobilisés en un week-end pour le sauvetage des banques. La loi islamique dicte que la sacralité de la vie prime, et l'exigence stricte de respecter ses engagements contractuels, tant individuellement que par l'État, est également établie comme le Coran le commande :
The financial crisis has made the disparity between concern for big business versus concern for human life very clear, when very modest anti poverty measures extending over a period of 15 years cannot be met, but 10’s and 100’s of billions of dollars amounting to several percent of GNI can be rustled up over a weekend for bank bailouts. Islamic law dictates that the sanctity of life takes precedence, and the strict requirement to meet ones contractual commitments both individually and by the State is also set out as the Quran commands:
« Ô croyants, remplissez vos obligations »
“Believers, fulfil your obligations”
Please provide the text you would like me to translate. [Translated Meaning Quran Al Maidah: 1]
[Translated Meaning Quran Al Maidah: 1]
21 Les gouvernements de l'Europe ne respectent pas leurs engagements mondiaux contre la pauvreté, février 2006, http://www.millenniumcampaign.org/site/apps/nlnet/content3.aspx?c=grKVL2NLE&b=1008653&content_id={8254E86C-13FD-443A-B632-2FE626ABEF88}¬oc=1.
21 Europe's Governments are Failing their Global Poverty Commitments, February 2006, http://www.millenniumcampaign.org/site/apps/nlnet/content3.aspx?c=grKVL2NLE&b=1008653&content_id={8254E86C-13FD-443A-B632-2FE626ABEF88}¬oc=1.
22 objectifs de lutte contre la pauvreté en Afrique ne seront pas atteints, avertit l'ONU, 2 juillet 2007, Guardian, http://www.guardian.co.uk/business/2007/jul/02/debt.development
22 Anti-poverty targets in Africa will not be met, UN warns, 2 July 2007, Guardian, http://www.guardian.co.uk/business/2007/jul/02/debt.development