3.1 L'écriture coranique
3.1 The Qur'anic Script
L'écriture, bien qu'elle ne fût pas très répandue à l'époque préislamique, était bien connue des Arabes. L'écriture utilisée au septième siècle, c'est-à-dire du vivant du Prophète Muhammad ﷺ, consistait en des symboles très basiques, qui n'exprimaient que la structure consonantique d'un mot, et même cela avec beaucoup d'ambiguïté.
Writing, although not very widespread in pre-Islamic time, was well-known among the Arabs. The script used in the seventh century, i. e . during the lifetime of the Prophet Muhammad, consisted of very basic symbols, which expressed only the consonantal structure of a word, and even that with much ambiguity.
Alors qu'aujourd'hui, des lettres telles que ba, ta, tha, ya, sont facilement distinguées par des points, il n'en était pas ainsi aux premiers jours et toutes ces lettres étaient simplement écrites sous la forme d'une ligne droite.
While today letters such as ba, ta, tha, ya, are easily distinguished by points, this was not so in the early days and all these letters used to be written simply as a straight line.
À partir de ce système d'écriture très basique se sont développés, au fil des âges, divers types de calligraphies, tels que le Kufi, le Maghribi, le Naskh, etc., qui se sont répandus dans le monde entier.
From this very basic system of writing there developed over the ages, various types of script, such as Kufi, Maghribi, Naskh, etc., which spread all over the world.
L'invention ultérieure de l'imprimerie avec des caractères standardisés a contribué à la formalisation de l'écriture.
The later invention of printing with standardised types has contributed to formalising the writing.
Cependant, en ce qui concerne le script réel du Qur'an, il y eut deux étapes importantes qui ont abouti aux formes sous lesquelles nous avons le texte coranique tel qu'il est aujourd'hui. Il s'agissait de l'introduction de :
However, as far as the actual script of the Qur'an is concerned, there were two important steps which brought about the forms in which we have the Qur'anic text as it is today. These were the introduction of:
Les signes de vocalisation (tashkil).
Vowelling marks (tashkil).
Les signes diacritiques (i'jam).
Diacritical marks (i'jam).
Tashkil
Tashkil
Le Tashkil est le nom donné aux signes indiquant les voyelles dans l'écriture arabe. Ils étaient apparemment inconnus à l'époque préislamique. Ces signes aident à déterminer la prononciation correcte du mot et à éviter les erreurs.
Tashkil is the name for the signs indicating the vowels in Arabic scripts. They were apparently unknown in pre-lslamic times. These signs help to determine the correct pronunciation of the word and to avoid mistakes.
Exemple : Byt Baitun Lorsqu'un nombre croissant de musulmans d'origine non arabe ainsi que de nombreux Arabes ignorants [Yaqut rapporte dans son livre irshad qu'al-Hajjaj b. Yusuf lui-même a un jour lu ahabba dans 9:24 de manière erronée comme ahabbu, voir GdQ. 111, 124, note 6.] ont étudié le Qur'an, une prononciation défectueuse et des lectures erronées ont commencé à augmenter. Il est rapporté qu'à l'époque de Du'all (d. 69H/638), quelqu'un à Basra a lu la aya suivante du Qur'an d'une manière défectueuse, ce qui en a complètement changé le sens :
Example: Byt Baitun When more and more Muslims of non-Arab origin and also many ignorant Arabs' [Yaqut reports in his book irshad that al- Hajjaj b. Yusuf himself once read ahabba in 9: 24 wrongly as ahabbu, see GdQ. 111, 124, note 6.] studied the Qur'an, faulty pronunciation and wrong readings began to increase. It is related that at the time of Du'all (d. 69H/638) someone in Basra read the following aya from the Qur'an in a faulty way, which changed the meaning completely: :
Que Dieu et Son apôtre dissolvent les obligations envers les païens (9: 3).
That God and His apostle dissolve obligations with the pagans (9: 3).
Que Dieu dissout les obligations envers les polythéistes et l'apôtre (9: 3).
That God dissolves obligations with the pagans and the apostle (9: 3).
L'erreur est survenue en lisant par erreur *rasulihi* au lieu de *rasuluhu*, ce qui ne pouvait être distingué du texte écrit, car il n'y avait ni signes ni accents indiquant la prononciation correcte. À moins qu'une personne n'ait mémorisé la version correcte, elle pourrait, par ignorance, commettre facilement une telle erreur. [Voir aussi *fihrist*, 1, pp. 87-8.] Les signes ou accents destinés à prévenir de tels problèmes ont été introduits peu de temps avant l'*i'jam* puis ont pris la forme qu'ils ont de nos jours : [Hughes, T.P. : *A Dictionary of Islam* London, 1895 p. 687.] Pour un exemple du style ancien, voir la planche 5.