Ici se pose une question relative à la preuve, car l'Occident restreint l'indication de la preuve à la seule science. Dominique Morin dit dans son livre *Dieu Existe-t-il ?* : « Si la question concerne l'existence de Dieu, les philosophes et théologiens chrétiens ont convenu que le mot preuve, qui est définitivement lié dans notre monde à l'exactitude de la science, est inapproprié. Ainsi, beaucoup, comme Thomas d'Aquin, préfèrent parler des voies pour atteindre Dieu. » L'ancien pape Benoît XVI, Joseph Aloisius Ratzinger, a noté dans son livre, *Introduction to Christianity* (allemand : *Einführung in das Christentum*) : « La conscience chrétienne n'a-t-elle pas acquiescé, dans une large mesure — sans en avoir conscience — à l'attitude selon laquelle la foi en Dieu est quelque chose de subjectif. » La restriction de la preuve à celle de l'empirisme scientifique est erronée. En fait, la preuve signifie ce qui guide vers ce qui est nécessaire ou vers l'arrivée à la compréhension des questions. La preuve est la méthodologie affirmée pour la validité de l'un des énoncés ou de l'une des hypothèses. La preuve est la connaissance nécessaire pour connaître une autre connaissance. C'est le sens de la preuve parmi tous les peuples. Il n'y a pas de différence dans la définition de la preuve entre les paroles des musulmans et celles de l'Occidental. Dans son livre *Kitab Al-Kulliyat* (cjLK1I), l'Aalim musulman, Abul Baqaa' Al-Kafaw, a dit : la preuve (JaUI) est ce qui guide vers ce qui est nécessaire. Ce qui est entendu et voulu par elle est la démonstration... ce qui est entendu et voulu par son indication est ce qui est démontré. La fumée est appelée la preuve du feu. Ainsi, le terme preuve, c'est-à-dire la preuve, est appliqué à tout ce qui est connu par ce que la preuve indique, qu'il s'agisse de choses tangibles ou de questions de la charia, qu'elles soient certaines ou indéfinies... » L'Occidental, le Néerlandais, H. Willemsen, a dit dans son *Dictionary of Philosophy* (néerlandais : *Woordenboek Filosofie*) : « La preuve de tout énoncé est la méthode qui affirme sa validité... » L'Occidentale, la Française Jacqueline Russ dans son *Dictionary of Philosophy* (français : *Dictionnaire de philosophie*) a dit : « La preuve... est le processus par lequel la validité d'une hypothèse est établie. » Ainsi, la preuve est quelque chose par lequel il est possible d'établir autre chose. Il s'agit de la preuve en termes de sa réalité parmi tous les êtres humains. Quant à la condition d'être scientifique, rationnelle, logique, intuitive, émotionnelle ou autre, cela relève de ses caractéristiques et de sa constitution, et non de son essence. En d'autres termes, ce qui guide vers ce qui est nécessaire est une preuve. Le fait qu'elle provienne de la science, de la raison ou de l'émotion, dans la description de ce qui guide, ne l'empêche jamais d'être une preuve dans son essence et sa réalité.
Herein rises an issue related to evidence as the West restricts the indication of evidence to science alone. Dominique Morin says in his book Dieu Existe-t-il? (God Exists), “If the matter is related to the existence of God, Christian philosophers and theologians have agreed that the word evidence, which is definitely in our world connected to the accuracy of science, is inappropriate. Thus, many, like Thomas Aquinas, prefer to speak of the ways to reach God.” The former Pope Benedict XVI, Joseph Aloisius Ratzinger noted in his book, Introduction to Christianity (German: Einfuhrung in das Christentum), “Has not Christian consciousness acquiesced to a great extent—without being aware of it—in the attitude that faith in God is something subjective.” The restriction of evidence to that of scientific empiricism is wrong. In fact, evidence means that which guides to what is needed or the arrival at the comprehension of issues. Evidence is the affirmed methodology for the validity of one of the statements or one of the hypotheses. Evidence is the necessary knowledge to know another knowledge. This is the meaning of evidence amongst all peoples. There is no difference in defining the evidence between the sayings of the Muslims and the Westerner. In his book Kitab Al- Kulliyat (cjLK1I); the Muslim Aalim, Abul Baqaa' Al-Kafaw said: idence (JaUI) is that which guides to what is needed. What is intended and meant by it is the evidencing ... what is intended and meant by its indication is that which is evidenced. The smoke is termed as the evidence of the fire. Thus the term evidence i.e. evidence is called upon everything known by what the evidence indicates, whether it is tangible or Shariah matters, whether it is definite or indefinite...” The Westerner, the Dutchman, H. Willemsen, said in his Dictionary of Philosophy (Danish: Woordenboek Filosofie), “Evidence of any statement is the method that affirms its validity...” The Westerner, the French women, Jacqueline Russ in her Dictionary of Philosophy (French: Dictionnaire De Philosophic) said, “The evidence...is the process by which the validity of hypothesis is established.” Thus evidence is something by which it is possible to establish something else. This is the evidence in terms of its reality amongst all human beings. As for the condition of being scientific or rational or logical or intuitive or emotional or other than that, it is the subject of its characteristics and constitution, not the subject of its essence. In other words, that which guides to what is needed, is evidence. The consideration of it arising from science or reason or emotion, within the description of that which guides, never stops it from being an evidence in its essence and reality.