4.3 La corruption du sécularisme en tant que leadership intellectuel
4.3 The Corruption of Secularism as an Intellectual Leadership
Le sécularisme est un leadership intellectuel car il guide et dirige la vie de celui qui l'adopte. Il spécifie le point de vue sur la vie et définit pour lui le mode de vie. Quant au point de vue du sécularisme, il est fondé sur la base de l'utilitarisme (la recherche de l'intérêt) car il perçoit la vie comme une utilité, ne voyant que le bonheur mondain et non le bonheur dans l'Au-delà. Il ne voit que la satisfaction des appétits de plaisir et la jouissance hédoniste à travers le plaisir corporel. Il ne voit de valeur en rien d'autre que la valeur matérielle. Il ne possède pas de valeurs spirituelles, morales ou humanitaires. Quant au mode de vie vers lequel le sécularisme conduit et dirige ceux qui l'adoptent, il s'agit d'un style de vie représentant la liberté et l'individualisme.
Secularism is an intellectual leadership because it leads and directs the life of the one who adopts it. It specifies the viewpoint towards life and defines the way of life for him. As for the viewpoint of secularism, it is built upon the basis of utilitarianism (seeking benefit) as it perceives life as utility, seeing only worldly happiness and not happiness in the Hereafter. It sees only achieving the appetite of pleasure and the hedonistic enjoyment through bodily pleasure. It sees no value in anything other than the materialistic value. It does not have spiritual, moral or humanitarian values. As for the way of life to which secularism leads and directs those who adopt it, it is the lifestyle representing freedom and individualism.
Le sécularisme, en tant que leadership intellectuel, a échoué car il n'a pas accordé à l'humanité le véritable bonheur. Ceux qui l'adoptent n'ont trouvé ni tranquillité ni sérénité. Ce leadership intellectuel a infligé des calamités aux nations et aux peuples par sa vision utilitariste et son mode de vie permissif. Durant son époque, l'humanité a été témoin de guerres mondiales, de camps de concentration nazis et fascistes, du crime organisé, de la pauvreté de millions de personnes et de la famine entraînant la mort. Ce leadership intellectuel a apporté avec lui des maladies psychologiques, telles que la dépression, et des maladies physiques, telles que le SIDA. La pornographie est également devenue rampante, ce qui a entraîné la rupture des liens sociétaux et familiaux, produisant une culture du viol et de la violence contre les femmes. Il a également favorisé l'idée du suicide.
Secularism as an intellectual leadership has failed because it did not grant humankind true happiness. Those who adopt it did not find tranquility and serenity. This intellectual leadership has inflicted calamities upon nations and peoples with its utilitarian viewpoint and permissive way of life. During its time, humanity has witnessed world wars, Nazi and fascist concentration camps, organized crime, poverty of millions of people and starvation to death. This intellectual leadership has brought with it psychological diseases, such as depression, and physical diseases, such as AIDS. Pornography has become rampant as well, which resulted in the breakup of societal and family ties, producing a rape culture and violence against women. It also has fostered the idea of suicide.
Ainsi, le leadership intellectuel occidental est un leadership défaillant, tant sur le plan théorique que pratique, comme en témoignent ses propres citoyens. Dans une critique féroce et soutenue au sein de leur livre, *Acts of Faith- Explaining the Human Side of Religion*, les sociologues Rodney Stark et Roger Finke suggèrent qu'il est temps d'enterrer la thèse de la sécularisation : « Après près de trois siècles de prophéties et de représentations erronées, tant présentes que passées, et totalement infructueuses, il semble temps d'emmener la doctrine de la sécularisation au cimetière des théories échouées, et d'y murmurer "requiescat in pace, (repose en paix)". »
Thus, the Western intellectual leadership is a failed leadership, both theoretically and practically, as attested to by its own people. In a fierce and sustained critique in their book, Acts of Faith- Explaining the Human Side of Religion, sociologists Rodney Stark and Roger Finke suggest it is time to bury the secularization thesis, “After nearly three centuries of utterly failed prophesies and misrepresentations of both present and past, it seems time to carry the secularization doctrine to the graveyard of failed theories, and there to whisper ‘requiescat in pace, (rest in peace).’”