6.1.1 Économie matérialiste
6.1.1 Materialistic Economy
Les économistes en Occident considèrent que les besoins humains sont satisfaits par deux éléments tels que : les biens et les services. Les biens sont les moyens de satisfaction, étant des choses sensibles et tangibles telles que le pain, les véhicules, le téléphone et autres. Les services font également partie des moyens de satisfaction, mais sont des choses sensibles et intangibles, telles que les conseils juridiques, la réparation automobile, les travaux de nettoyage et autres. Ce qui fait des biens et des services des moyens de satisfaction, c'est leur utilité (bénéfice), que cette utilité soit obtenue partiellement ou complètement, directement ou indirectement. Selon la vision occidentale, si ce bénéfice est disponible dans quoi que ce soit, cela rend la chose propre à la satisfaction. Puisque, en termes économiques capitalistes, le besoin signifie le désir, tout ce qui est économiquement bénéfique entre dans tout ce qui est désiré, que la chose soit essentielle ou non, indépendamment du fait que certaines personnes la considèrent comme bénéfique tandis que d'autres la considèrent comme nocive. C'est économiquement bénéfique tant que c'est désiré par quiconque.
Economists in the West see that human needs are fulfilled by two things such as: goods and services. Goods are the means of satiation, being sensed things that are tangible such as bread, vehicles, telephone and others. Services are also within the means of satiation, but are sensed things that are intangible, such as legal advice, car repair, cleaning work and others. What makes the goods and services means of satiation is their utility (benefit), whether this utility is achieved partially or completely, directly or indirectly. In the Western view, if this benefit is available in anything, this makes the thing suitable for satiation. Since in capitalist economic terms, need means desire, anything that is beneficial economically falls within all that is desired, whether the thing is essential or not, regardless of some people considering it as beneficial, whilst others consider it as harmful. It is economically beneficial as long as it is desired by anyone.
Dans son essai, « On Liberty, A Few Words on Non-Intervention », John Stuart Mill a affirmé que « tant le faible coût que la bonne qualité des marchandises sont assurés le plus efficacement en laissant les producteurs et les vendeurs parfaitement libres », même en considérant les dommages causés par l'alcool, l'opium et les poisons sur l'acheteur. « L'alcool et l'opium sont des marchandises tout comme la nourriture et les vêtements selon le concept économique... » comme l'a dit le banquier central néerlandais, Jelle Zijlstra, dans son livre, Introduction to Economics.
In his essay, “On Liberty, A Few Words on Non- Intervention,” John Stuart Mill asserted, “both the cheapness and the good quality of commodities are most effectually provided for by leaving the producers and sellers perfectly free,” even whilst considering the harm of alcohol, opium and poisons upon the buyer. “Alcohol and opium are commodities just like food and clothing according to the economic concept...” as the Dutch central banker, Jelle Zijlstra, said in his book, Introduction to Economics.
Ainsi, l'économie capitaliste occidentale s'intéresse aux moyens de satisfaction, aux biens et aux services, avec pour considération dominante qu'ils satisfont les besoins, sans examiner d'autres considérations. Ainsi, le vin est considéré comme ayant une valeur économique car il satisfait les besoins des individus. La prostitution est considérée comme ayant une valeur économique en étant considérée comme un service qui satisfait les besoins des individus. Dans son livre, Utilitarianism, John Stuart Mill a dit : « La vertu, selon la conception utilitariste, est un bien de cette description. Il n'y avait aucun désir originel pour elle, ni de motif, si ce n'est sa propension au plaisir, et surtout à la protection contre la douleur. » Jelle Zijlstra a dit dans son livre, Introduction to Economics : « Ainsi, l'économie ne juge pas les besoins ni ne les définit d'un point de vue moral par exemple, de sorte qu'ils puissent être acceptés ou rejetés, car c'est le travail de la science éthique. De même, elle ne juge pas les choses en termes de leur nocivité pour la santé car c'est le travail de la médecine. Au lieu de cela, l'économie demande seulement s'il y a un besoin à satisfaire ou s'il y a une possibilité de satisfaire les choses. » Cela signifie que l'économie capitaliste ne se soucie pas de la manière dont la société devrait être. Au lieu de cela, elle ne s'intéresse qu'à la matière économique en termes de besoin et de bénéfice économique, à l'origine, puis de la manière d'assurer sa fourniture. Elle mesure tout selon son bénéfice économique.
Thus, the Western capitalist economy looks into the means of satiation, goods and services, with the dominant consideration that they satiate the needs, without looking into any other considerations. Thus wine is seen as having an economic value as it satiates the needs of individuals. Prostitution is seen as having an economic value by considering it as service that satiates the needs of individuals. In his book, Utilitarianism, John Stuart Mill said, “Virtue, according to the utilitarian conception, is a good of this description. There was no original desire of it, or motive to it, save its conduciveness to pleasure, and especially to protection from pain.” Jelle Zijlstra said in his book, Introduction to Economics, “Thus, the economy does not judge the needs or define them from a moral perspective for instance, such that they can be accepted or rejected because it is the work of ethical science. Also it does not judge the things in terms of their harm to the health because it is the work of medicine. Instead, the economy asks only whether there is a need that is to be satiated or there is a possibility of satiating the things.” This means that the capitalist economy is not concerned about how society should be like. Instead, it is only concerned with economic material in terms of it being a need and beneficial, economically, in origin and then how to ensure its provision. It measures everything according to its economic benefit.
C'est la vision des économistes capitalistes sur les besoins et les bénéfices. Cette vision ne représente pas la manière dont la société devrait être. Cette conception indique que l'homme de l'économie capitaliste considère l'être humain comme une personne purement matérialiste, dépourvue d'inclinations spirituelles, de pensées morales et d'objectifs moraux. Il ne se soucie pas de l'esprit moral de la société ni de l'élévation spirituelle qui devrait prévaloir au sein de celle-ci. Il ne se préoccupe d'aucun de ces aspects. Au lieu de cela, il ne s'intéresse qu'aux biens matériels qui satisferaient uniquement ses désirs matériels. Ainsi, il ne trichera pas lorsqu'il réalise des profits dans son commerce. Cependant, s'il ne tire un profit qu'en trichant, alors la triche deviendra légale. Il ne nourrira pas les pauvres en réponse à l'ordre d'Allah (SWT) de donner l'aumône. Au lieu de cela, il nourrira les pauvres uniquement pour les empêcher de le voler. Celui qui considère l'homme selon cette vision, et qui évalue la vie économique sur cette base, est en fait la personne la plus dangereuse pour les sociétés et les peuples. Car il transformera la société humaine en une jungle, où les forts dévorent les faibles.
This is the view of capitalist economists on needs and benefits. The view is not as such how society should be. This view indicates that a man of the capitalist economy looks at man as a purely materialistic person devoid of spiritual inclinations, moral thoughts and moral goals. He does not care about the moral spirit of the society and the spiritual elevation that should be prevalent amongst the society. He is not concerned with any of this. Instead, he is purely concerned with the materials that would purely satiate his material cravings alone. So he will not cheat whilst he profits in his trade. However, if he gets profit only by cheating, then cheating will be legal. He will not feed the poor in response to the command of Allah (swt) to give charity. Instead, he will feed the poor only to stop them stealing from him. The one who views man according to this view, who evaluates economic life on the basis of this view, is in fact the most dangerous person for societies and peoples. That is because he will alter human society into a jungle, where the strong devour the weak.
D'un côté, il en est ainsi. D'un autre côté, les richesses et les efforts, qu'ils appellent biens et services, sont recherchés par les individus pour leur propre bénéfice ; leur échange par les gens crée des relations entre eux, selon lesquelles la société se forme. Ainsi, il faut examiner ce qu'est la société, avec ses relations, en général et en détail, lorsqu'on examine les richesses et les besoins. En conséquence, accorder de l'attention à l'économie matérielle en termes de satisfaction des besoins et de comblement des désirs, sans prêter attention à ce qui est nécessaire pour qu'une société existe, revient à séparer l'économie matérielle des relations. C'est l'assujettissement de l'homme à l'économie matérielle, au lieu d'assujettir l'économie à lui, en organisant ses relations avec elle. Cela est contraire à la nature et est invalide. Par conséquent, il ne nous est pas permis de considérer les biens matériels comme bénéfiques simplement parce qu'il y a quelqu'un qui les veut, qu'ils soient en fait nuisibles ou non, qu'ils affectent négativement les relations des gens ou non, ou qu'ils soient licites ou illicites selon l'opinion des gens de la société. Au contraire, les choses ne devraient être considérées comme bénéfiques que lorsqu'elles sont en fait bénéfiques pour l'homme, au regard de ce qui est obligatoire pour une société.
This is on the one hand. On the other hand, wealth and efforts, which they call goods and services, are sought by individuals, to benefit them; their exchange by people creates relationships between them, according to which society is formed. Thus one must look into what society is, with its relationships, in general and in detail, when looking at the wealth and needs. Accordingly, paying attention to the material economy in terms of satiating the needs and satisfying the desires, without attention to what is necessary for a society to be, it is the separation of the material economy from relationships. It is the subjugation of man to the material economy, instead of subjugating the economy to him, by organizing his relationships with it. This is unnatural and invalid. Accordingly, it is not permissible for us to consider materials as beneficial, just because there is someone who wants them, whether they are in fact harmful or not, whether they negatively affect the relationships of the people or not or whether or not they are permissible or prohibited according to the view of people in the society. Instead, things should be considered beneficial only when they are in fact beneficial to man, with a view of what is obliged for a society.