6.1.4 Le problème économique
6.1.4 The Economic Problem
Le problème économique selon l'Occident peut être simplement résumé par le principe axiomatique de la rareté relative, avec des ressources limitées face à des besoins illimités. Cela signifie une insuffisance de biens et de services pour satisfaire complètement tous les besoins humains. C'est pourquoi ils disent : « Le problème est que, bien que vos besoins, ou désirs, soient virtuellement illimités, les ressources disponibles pour satisfaire ces besoins sont rares », comme indiqué dans *Economics: A Contemporary Introduction* de William A. McEachern. Ainsi, l'intellect occidental voit que « les besoins humains sont illimités et l'homme cherche toujours plus et mieux... on ne peut jamais être pleinement rassasié », comme l'indique le livre *Introduction to Economics* de Jelle Zijlstra. Puisque les besoins et les désirs sont illimités, tandis que les moyens de les satisfaire sont limités, le problème économique, selon les Occidentaux, émerge de l'incapacité à parvenir à la satisfaction complète de tels besoins.
The economic problem according to the West can be simply summarized as the axiomatic principle of relative scarcity, with limited resources amidst unlimited needs. It means an insufficiency of goods and services to satiate all human needs completely. This is why they say, “The problem is that, although your wants, or desires, are virtually unlimited, the resources available to satisfy these wants are scarce,” as stated in Economics: A Contemporary Introduction by William A. McEachern. Thus the Western intellect sees that “human needs are unlimited and man always seeks for more and better...one can never be fully satiated," as stated in the book Introduction to Economics by Jelle Zijlstra. Since needs and desires are unlimited, whilst the material to satiate them are limited, the economic problem, according to the Westerners, emerges from the inability of achieving the complete satiation of such needs.
Cette vision de l'Occident est erronée et contradictoire avec la réalité ressentie. Cela s'explique par le fait que les besoins qui doivent être impérativement satisfaits ne sont que les besoins fondamentaux d'une personne, en vertu de sa condition humaine. Il ne s'agit pas de besoins secondaires ou de besoins de luxe, bien que l'Homme recherche et travaille pour la satisfaction des besoins de luxe. En conséquence, les besoins fondamentaux tels que la nourriture, le vêtement et le logement sont limités. Les richesses et les efforts, qu'ils appellent biens et services, sont suffisamment disponibles pour satisfaire les besoins primaires et fondamentaux dans le monde entier. Quant au problème de l'augmentation constante des besoins, il n'est pas lié à l'augmentation des besoins fondamentaux, car les besoins fondamentaux d'un homme, en vertu de sa condition humaine, n'augmentent pas. Ce qui augmente continuellement, ce sont les luxes qui découlent du progrès matériel. L'Homme s'efforce de satisfaire les besoins de tels luxes ; cependant, la non-satisfaction de ces besoins ne crée pas de problèmes. Au contraire, ce qui cause des problèmes est la non-satisfaction des seuls besoins fondamentaux.
This view of the West is erroneous and contradictory to the sensed reality. This is because needs that must be satiated mandatorily are only the basic needs of a person, by virtue of being a human. These are not the secondary needs or the needs for luxuries, although Man seeks and works for the satiation of the needs for luxuries. Accordingly, the basic needs such as food, clothing and shelter are limited. The wealth and efforts, which they call goods and services, are sufficiently available to satiate the primary, basic needs all over the world. As for the problem of ever increasing needs, it is not related to the increase in basic needs, because the basic needs of a man, by virtue of being a human, do not increase. What increases continuously are the luxuries that arise from material progress. Man strives to satiate the needs for such luxuries, however, the non-satiation of such needs does not create problems. Instead, what causes problems is the non-satiation of basic needs alone.
En conséquence, il n'y a pas de problème dans la limitation des biens et des services pour satisfaire les besoins de base, de sorte à définir cela comme un problème économique que la société doit résoudre. Le problème économique réside en fait dans la distribution de telles richesses et de tels efforts. C'est la distribution des richesses et des efforts à tous les individus qui leur permet de satisfaire complètement tous leurs besoins de base, tout en les aidant à s'efforcer de satisfaire leurs besoins de luxe.
Accordingly, there is no problem in the limitation of goods and services to satiate basic needs, so as to define it as an economic problem for society to address. The economic problem is in fact the distribution of such wealth and efforts. It is the distribution of wealth and efforts to all individuals that allows them to satiate all the basic needs completely, whilst helping them strive for the satiation of their needs for luxuries.
Aux États-Unis, par exemple, des milliers de tonnes de céréales sont jetées à la mer, sans être distribuées aux millions de pauvres du pays. Les États-Unis thésaurisent des milliards de dollars, qui ne sont ni utilisés dans les rouages de l'économie, ni donnés aux pauvres. Ainsi, le problème n'est ni la rareté des biens matériels, ni l'illimité des besoins. Il s'agit seulement de la vision de l'économie capitaliste qui est bâtie sur le monopole, l'avidité, l'envie et l'égoïsme. C'est l'économie capitaliste qui place quatre-vingts pour cent de la richesse de la nation entre les mains de groupes restreints de capitalistes. Ce sont les capitalistes qui transforment la société en sociétés de consommation, afin de commercialiser leurs produits et de maximiser les profits, sous prétexte que l'augmentation de la consommation par les individus ou les groupes entraîne un niveau de bien-être plus élevé dans la société.
In the United States, for instance, thousands of tonnes of grains are dumped into the sea, without being distributed to the millions of poor in the country. The United States hoards billions of dollars, which is neither utilized in the wheels of the economy nor given to the poor. Thus the issue is neither the scarcity of material nor the unlimitedness of needs. It is only the view of the capitalist economy which is built on monopoly, greed, envy and selfishness. It is the capitalist economy that put eighty percent of the nation’s wealth into the hands of select bands of capitalists. It is the capitalists who transform society into consumer societies, in order to market their products, to maximize profits under the pretext that the increased consumption by individuals or groups results in a higher level of well-being in the society.
L'économie capitaliste a négligé la question de la répartition des richesses. Au lieu de cela, l'économie capitaliste a centré ses objectifs économiques sur la réalisation du développement matériel, tout en traitant le chômage, l'inflation et la déflation. Ainsi, l'économie capitaliste vise à atteindre un seul objectif, qui est d'accroître la richesse collective d'une nation. Elle s'efforce d'atteindre le niveau de production le plus élevé possible, dans la recherche du bien-être maximal pour les membres de la société, par le biais de l'augmentation des revenus et de l'élévation du niveau de production de la nation. Cet objectif est atteint en leur permettant d'obtenir des richesses, tout en laissant aux individus la liberté de travailler pour assurer la production et la distribution.
The capitalist economy has neglected the issue of the distribution of wealth. Instead, the capitalist economy made its economic goals centered on achieving materialistic development, whilst treating unemployment, inflation and deflation. Thus the capitalist economy aims at achieving one goal, which is to increase the collective wealth of a nation. It works to reach the highest possible production level, in the pursuit of the maximum well-being for the members of society, as a result of increasing income and raising the production level of the nation. This goal is achieved by enabling them to obtain wealth, whilst leaving individuals the freedom to work to secure production and distribution.
Ainsi, l'économie capitaliste ne trouve pas de remèdes pour satisfaire les besoins des individus et pour assurer la satisfaction de chaque individu de la société. Au lieu de cela, elle se concentre uniquement sur la fourniture de choses qui satisfont les besoins des individus. Elle se focalise donc sur les besoins collectifs d'augmentation de la production et des revenus, et sur l'offre d'opportunités de travail, tout en laissant cette liberté aux individus. Cela se fait indépendamment du fait que la satisfaction des besoins fondamentaux soit atteinte pour tous les individus, ou qu'elle ne le soit que pour certains d'entre eux et non pour d'autres. Cela ne relève ni du domaine de la recherche économique, ni de son objectif de satisfaire tous les individus. Selon leur vision, les pauvres doivent assumer la responsabilité de leur pauvreté, car ils en sont eux-mêmes la cause. Cette vision des capitalistes est erronée et contredit la réalité, car les besoins fondamentaux qui doivent être satisfaits sont des besoins individuels, en vertu de la condition humaine. Ce sont les besoins d'Ali et d'Anthony, et non les besoins de groupes de personnes ou de nations sélectionnés.
Thus the capitalist economy does not find treatments to satiate the needs of individuals and to provide the satiation for every individual of the society. Instead, it only focuses on providing things that satiate the needs of individuals. So it focusses on the collective needs of increasing the production and income, providing the opportunity to work, whilst leaving this freedom to the individuals. This is regardless of whether satiation of basic needs is achieved for all individuals, or it is only achieved by some of the individuals, and not others. This is neither the field of economic research, nor is its goal to satiate all the individuals. In their view, the poor must bear the responsibility for their poverty, because they themselves are the cause for it. This view of the capitalists is erroneous and contradicts reality because the basic needs that must be satiated are individual needs, by virtue of being human. These are the needs of Ali and Anthony and not the needs of select groups of people or nations.
En conséquence, l'origine de la politique économique doit être d'assurer la satisfaction de tous les besoins fondamentaux de tous les individus, de manière complète, tout en leur permettant de satisfaire leurs besoins de luxe autant qu'ils le peuvent. Il est erroné d'augmenter la production, le développement économique et de relever le niveau de vie de la nation dans son ensemble, sans s'assurer que chacun en bénéficie. Il est également erroné d'offrir l'aide sociale aux gens, en les laissant libres de prendre autant d'aide qu'ils le peuvent, sans garantir le droit à la vie pour chacun d'entre eux, peu importe qui il est. Ainsi, la politique économique occidentale, qui vise à développer l'économie et à augmenter la production, néglige la distribution. La politique économique occidentale ne se préoccupe que de la recherche de la production d'une économie matérielle, sans se soucier du droit de chaque individu de la société à satisfaire ses besoins fondamentaux. C'est une politique erronée qui, théoriquement, procure un bien-être relatif à un groupe d'individus, tout en prononçant la culpabilité sur le reste des personnes frappées par la pauvreté et le dénuement. Et ce, bien qu'ils soient égaux dans leurs droits à la vie et à la satisfaction des besoins fondamentaux.
Accordingly, the origin of economic policy must be to ensure the satiation of all the basic needs of all the individuals, with complete satiation, whilst enabling them to satiate the luxurious needs as much as they can. It is erroneous to increase the production, economic development and raise the living standards of the nation as a whole, without ensuring that everyone benefits. It is also erroneous to offer welfare to people, leaving them free to take welfare as much as they can, without guaranteeing the right to living for every one of them, no matter who he is. Thus the Western economic policy, that aims to develop the economy and increase production, neglects the distribution. The Western economic policy is concerned only with the search for producing the materialistic economy, without concern for the right of every individual of the society, in satiating their basic needs. It is an erroneous policy that theoretically provides relative well-being to a group of individuals, whilst pronouncing guilt upon the rest of people afflicted by poverty and destitution. This is even though they are equal in their rights to a living and satiation of the basic needs.
Quant à l'Islam, en plus des règles de la charia visant à légiférer sur la propriété et le travail pour accroître la production, il a légiféré d'autres règles pour assurer la satisfaction complète de tous les besoins fondamentaux de tous les individus. L'Islam assure également la distribution de la richesse pour chaque citoyen, un par un. L'Islam garantit que tous les besoins fondamentaux tels que la nourriture, le vêtement et le logement soient distribués pour assurer une satisfaction complète et universelle. De plus, l'Islam permet à chaque citoyen de satisfaire ses besoins de luxe autant que possible. Ainsi, l'Islam ne se contente pas d'assurer la satisfaction des besoins fondamentaux comme un simple ajout au système, ni ne s'attaque à des vulnérabilités spécifiques en isolant certains groupes au détriment d'autres, comme le fait le Capitalisme. Au lieu de cela, l'Islam a fait des modes de distribution des règles du système lui-même. Ainsi, les règles autorisant la propriété et le travail pour celle-ci, les règles de dépense, les règles de la prise en charge de toutes les affaires, toutes sont des règles de la charia, d'égale importance en matière de législation et de preuve. L'Islam donne naissance à un système économique complet, comme nous l'avons détaillé dans nos livres.
As for Islam, in addition to Shariah rulings to legislate ownership and work to increase production, it has legislated other rulings to ensure the complete satiation of all the basic needs of all the individuals. Islam also ensures the distribution of wealth for each individual citizen, one by one. Islam ensures all the basic needs such as food, clothing and shelter, are distributed to ensure complete, universal satiation. Additionally, Islam enables each individual citizen to satiate the needs for luxuries as much as possible. Thus Islam neither ensures the satiation of basic needs as a patchwork to the system, nor addresses specific vulnerabilities, singling out certain groups to the exclusion of others, as Capitalism does. Instead Islam made modes of distribution as rulings of the system itself. Thus the rulings of permitting the ownership and work for it, rulings of spending, rulings of taking care of all the affairs, all these are Shariah rulings, of equal import in legislation and evidence. Islam gives rise to a complete economic system as we have detailed in our books.