La deuxième phase de la prédication publique
The Second Phase Open Preaching
PREMIÈRE RÉVÉLATION CONCERNANT LA RÉVÉLATION LA PRÉDICATION :
FIRST REVELATION REGARDING REVELATION THE PREACHING:
« Et avertis tes proches parents. » [26:214].
"And warn your tribe [O Muhammad (Peace be upon him) ] of near kindred." [26:214].
Ce fut le premier verset révélé à ce sujet. Il est inclus dans la sourate Ash-Shu'arâ (Chapitre 26 - Les Poètes) qui relate l'histoire de Moïse (paix sur lui) depuis ses premiers jours de prophétie, en passant par sa migration avec les Enfants d'Israël, leur fuite face au Pharaon et son peuple, et la noyade du Pharaon et de ses troupes. Ce chapitre narre en fait les différentes étapes par lesquelles Moïse (paix sur lui) est passé dans sa lutte contre le Pharaon et sa mission consistant à appeler son peuple vers Allah. De plus, il inclut des récits qui parlent de la fin terrible réservée à ceux qui ont contredit les Messagers, tels que le peuple de Noah, 'Ad, Thamud, Abraham, Lout et Ahlul-Aikah (les Compagnons du Bois). (Un groupe de personnes qui avaient l'habitude d'adorer un arbre appelé Aikah).
This was the first verse to be revealed in this concern. It is included in Sûrah Ash-Shu'arâ (Chapter 26 - The Poets) which relates the story of Moses (Peace be upon him) from his early days of Prophethood going through his migration with the Children of Israel, their escape from the Pharaoh and his folk, and the drowning Pharaoh and his hosts. This Chapter in fact narrates the different stages that Moses (Peace be upon him) passed through in his struggle with Pharaoh and the mission of calling his people unto Allâh. Moreover, it includes stories that speak about the terrible end in store for those who belied the Messengers such as the people of Noah, 'Ad, Thamud, Abraham, Lout and Ahlul-Aikah (Companions of the Wood). (A group of people who used to worship a tree called Aikah).
Chronologiquement, ce chapitre appartient à la période mecquoise médiane, lorsque le contact de la lumière de la Prophétie avec le milieu culturel de la Mecque païenne mettait les Mecquois à l'épreuve dans leur état d'arrogance le plus marqué. Le Message que ce chapitre communique est, en bref : « La Vérité est insurmontable. Lorsque l'esprit de la Prophétie est venu à Makkah, il a été contesté par les partisans du mal ; mais la Vérité, contrairement au faux, est destinée à demeurer, tandis que le faux est certainement périssable. »
Chronologically, this Chapter belongs to the middle Makkan period, when the contact of the light of Prophecy with the cultural milieu of pagan Makkah was testing the Makkans in their most arrogant mood. The Message that this Chapter communicates is in brief: "The Truth is insurmountable. When the spirit of Prophecy came to Makkah, it was resisted by the votaries of evil; but Truth, unlike falsehood, is bound to stay, whereas falsehood is surely perishable."
APPELER LES PROCHES LES PLUS INTIMES :
CALLING THE CLOSET KINSPEOPLE:
En obéissance aux commandements d'Allâh, Muhammad ﷺ rassembla ses proches de Bani Hashim avec un groupe de Bani Al-Muttalib bin 'Abd Munaf. L'auditoire comptait quarante-cinq hommes.
In obedience to Allâh's Commands, Muhammad (Peace be upon him) rallied his kinsmen of Bani Hashim with a group of Bani Al-Muttalib bin 'Abd Munaf. The audience counted forty-five men.
Abu Lahab prit immédiatement l'initiative et s'adressa au Prophète ﷺ : « Ce sont tes oncles et tes cousins, parle droit au but, mais avant tout, tu dois savoir que tes proches ne sont pas en mesure de résister à tous les Arabes. Un autre point que tu dois garder à l'esprit est que tes parents te suffisent. Si tu suis leur tradition, ce sera plus facile pour eux que de faire face aux autres clans de Quraish soutenus par les autres Arabes. En vérité, je n'ai jamais entendu parler de quelqu'un qui ait causé plus de tort à ses proches que toi. » Le Messager d'Allah ﷺ resta silencieux et ne dit rien lors de cette réunion.
Abu Lahab immediately took the initiative and addressed the Prophet (Peace be upon him): "These are your uncles and cousins, speak on to the point, but first of all you have got to know that your kinspeople are not in a position to withstand all the Arabs. Another point you have got to bear in mind is that your relatives are sufficient unto you. If you follow their tradition, it will be easier for them than to face the other clans of Quraish supported by the other Arabs. Verily, I have never heard of anyone who has incurred more harm on his kinspeople than you." The Messenger of Allâh (Peace be upon him) kept silent and said nothing 7in that meeting.
Il les invita à une autre réunion et réussit à obtenir une audience. Il se leva alors et prononça un court discours expliquant de manière assez convaincante ce qui était en jeu. Il dit : « Je célèbre la louange d'Allâh, je cherche Son aide, je crois en Lui, je place ma confiance en Lui, je témoigne qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allâh, sans aucun associé. Un guide ne peut jamais mentir à son peuple. Je jure par Allâh, il n'y a de divinité que Lui, que j'ai été envoyé comme Messager ﷺ à vous, en particulier, et à tous les peuples, en général. Je jure par Allâh que vous mourrez tout comme vous dormez, et que vous serez ressuscités tout comme vous vous réveillez. Vous serez demandés de comptes pour vos actes. Ce sera alors soit l'Enfer pour l'éternité, soit le Jardin (Paradis) pour l'éternité. »
He invited them to another meeting and managed to secure audience. He then stood up and delivered a short speech explaining quite cogently what was at stake. He said: "I celebrate Allâh's praise, I seek His help, I believe in Him, I put my trust in Him, I bear witness that there is no god to be worshipped but Allâh with no associate. A guide can never lie to his people. I swear by Allâh, there is no god but He, that I have been sent as a Messenger to you, in particular and to all the people, in general. I swear by Allâh you will die just as you sleep, you will be resurrected just as you wake up. You will be called to account for your deeds. It is then either Hell forever or the Garden (Paradise) forever.".
SUR LE MONT AS-SAFA :
ON MOUNT AS-SAFA:
Après que le Messager d'Allâh ﷺ eut eu l'assurance de l'engagement d'Abū Talib à le protéger pendant qu'il appelait les gens vers Allâh, il se tint debout un jour sur le mont As-Safa et s'écria d'une voix forte : « Ô Sabahah ! * » Plusieurs groupes de Quraish vinrent à lui. Il les appela à témoigner de l'Unicité d'Allâh et à croire en sa Messagerie et au Jour de la Résurrection. Al-Bukhari a rapporté une partie de cette histoire d'après Ibn 'Abbas (qu'Allah l'agrée). Il a dit : « Lorsque les versets suivants furent révélés :
After the Messenger of Allâh (Peace be upon him) became sure of Abu Talib's commitment to his protection while he called the people unto Allâh, he stood up on Mount As-Safa one day and called out loudly: "O Sabahah! * " Septs of Quraish came to him. He called them to testify to the Oneness of Allâh and believe in his Messengership and the Day of Resurrection. Al-Bukhari reported part of this story on the authority of Ibn 'Abbas 9May Allah be pleased with him). He said: "When the following verses were revealed:
« Et avertis tes proches parents. » [26:214].
"And warn your tribe [O Muhammad (Peace be upon him) ] of near kindred." [26:214].
Le Messager d'Allâh ﷺ monta sur le mont As-Safa et commença à appeler : « Ô Bani Fahr ! Ô Bani 'Adi (deux tribus de Quraish). » Beaucoup de gens se rassemblèrent et ceux qui ne le pouvaient pas envoyèrent quelqu'un pour leur faire un rapport. Abu Lahab était également présent. Le Prophète ﷺ dit : « Vous voyez, si je vous disais qu'il y a des cavaliers dans la vallée prévoyant de vous attaquer, me croiriez-vous ? » Ils dirent : « Oui, nous n'avons jamais connu de mensonge de ta part. » Il dit : « Je suis pour vous un avertisseur avant un châtiment sévère. » Abu Lahab répondit promptement : « Que vous périssiez tout au long de la journée ! Nous as-tu convoqués pour une telle chose ? » Les versets furent immédiatement révélés à cette occasion :
The Messenger of Allâh (Peace be upon him) ascended Mount As-Safa and started to call: "O Bani Fahr! O Bani 'Adi (two septs of Quraish)." Many people gathered and those who couldn't, sent somebody to report to them. Abu Lahab was also present. The Prophet (Peace be upon him) said: "You see, if I were to tell you that there were some horsemen in the valley planning to raid you, will you believe me?" They said: "Yes, we have never experienced any lie from you." He said: "I am a warner to you before a severe torment." Abu Lahab promptly replied: "Perish you all the day! Have you summoned us for such a thing?" The verses were immediately revealed on that occasion:
« Que périssent les deux mains d'Abi Lahab... » [].
CRIER LA VÉRITÉ ET LA RÉACTION DES POLYTHÉISTES :
SHOUTING THE TRUTH AND THE POLYTHEISTS' REACTION:
La voix du Prophète ﷺ a continué de résonner à Makkah jusqu'à ce que le verset suivant soit révélé :
The Prophet's voice kept reverberating in Makkah until the following verse was revealed:
« Proclame ouvertement ce qui t'est ordonné (le Message d'Allâh — le Monothéisme islamique), et détourne-toi des Al-Mushrikûn (les polythéistes). » [15:94].
"Therefore proclaim openly (Allâh's Message — Islamic Monotheism), that which you are commanded, and turn away from Al-Mushrikûn (polytheists)." [15:94].
Il commença ensuite à discréditer les pratiques superstitieuses de l'idolâtrie, révélant sa réalité sans valeur et son impuissance totale, et apportant des preuves concrètes que l'idolâtrie en soi, ou le fait de l'utiliser comme intermédiaire par lequel un idolâtre pourrait entrer en contact avec Allâh, est un mensonge manifeste.
He then commenced discrediting the superstitious practices of idolatry, revealing its worthless reality and utter impotence, and giving concrete proofs that idolatry per se or taking it as the media through which an idolater could come in contact with Allâh, is manifest falsehood.
Les Makkans, de leur côté, éclatèrent d'indignation et de désapprobation. Les paroles de Muhammad ﷺ créèrent un coup de tonnerre qui bouleversa la vie idéologique séculaire des Makkans. Ils ne pouvaient se permettre d'entendre quelqu'un attribuer aux polythéistes et aux idolâtres la description de gens égarés. Ils commencèrent à rassembler leurs ressources pour régler l'affaire, étouffer la révolution qui progressait et porter un coup préventif à ses partisans avant qu'elle ne dévore et n'écrase leurs traditions consacrées et leur héritage de longue date. Les Makkans avaient la conviction profonde que nier la divinité à quiconque d'autre qu'Allâh, et que la croyance au Message Divin et à l'Au-delà s'interprètent en termes de conformité totale et d'engagement absolu, ne laissait par conséquent aucune zone leur permettant de revendiquer une autorité sur eux-mêmes et sur leurs richesses, sans parler de leurs subordonnés. En résumé, leur suprématie d'origine religieuse et leur arrogance ne seraient plus en vigueur ; leurs plaisirs seraient subordonnés aux plaisirs d'Allâh et de Son Messager et, enfin, ils devraient s'abstenir de commettre des injustices envers ceux qu'ils considéraient faussement comme faibles, et de perpétrer de terribles péchés dans leur vie quotidienne. Ils étaient déjà pleinement conscients de ces significations, c'est pourquoi leurs âmes ne voulaient pas s'abaisser à accepter cette position « déshonorante », non pas par des motifs fondés sur la dignité et l'honneur, mais plutôt parce que :
UN CONSEIL CONSULTATIF POUR EMPÊCHER LES PÈLERINS DE RÉPONDRE À L'APPEL DE MUHAMMAD ﷺ :
AN ADVISORY COUNCIL TO DEBAR PILGRIMS FROM MUHAMMAD'S CALl:
Durant ces jours, les Quraysh avaient une autre préoccupation sérieuse ; la proclamation de l'Appel n'avait que quelques mois lorsque la saison du pèlerinage allait bientôt arriver. Les Quraysh savaient que les délégués arabes arriveraient dans peu de temps. Ils convinrent qu'il était nécessaire de réfléchir à un moyen qui soit destiné à détourner les pèlerins arabes de la nouvelle foi prêchée par Muhammad ﷺ. Ils allèrent voir Al-Waleed bin Al-Mugheerah pour délibérer sur cette question. Al-Waleed les invita à s'accorder sur une résolution unanime qui pourrait bénéficier de l'approbation de tous. Cependant, ils étaient en désaccord. Certains suggérèrent de le décrire comme un Kahin, c'est-à-dire un devin ; mais cette suggestion fut rejetée au motif que ses paroles n'étaient pas si rimées. D'autres proposèrent Majnun, c'est-à-dire possédé par des djinn ; cela fut également rejeté car aucune insinuation propre à cet état d'esprit n'était détectée, prétendaient-ils. « Pourquoi ne pas dire qu'il est un poète ? » dirent certains. Là encore, ils ne purent parvenir à un consensus commun, alléguant que ses paroles étaient totalement en dehors du lexique de la poésie. « Très bien alors ; accusons-le de pratiquer la sorcellerie », fut une quatrième suggestion. Ici aussi Al-Waleed montra une certaine réticence, disant que le Prophète ﷺ était connu pour ne jamais s'être impliqué dans la pratique du souffle sur les nœuds, et admit que son discours était doux, de la racine jusqu'à la branche. Il trouva toutefois que l'accusation la plus plausible à porter contre Muhammad ﷺ était la sorcellerie. La compagnie impie adopta cette opinion et accepta de propager une formule uniforme selon laquelle il était un magicien si puissant et commandeur dans son art qu'il parviendrait à détourner le fils de son père, l'homme de son frère, l'épouse de son mari et l'homme de son clan. Il est digne de noter à cet égard qu'Allah révéla seize versets concernant Al-Waleed et la méthode rusée qu'il contemplait pour manipuler les gens censés arriver à Makkah pour le pèlerinage. Allah dit :
During those days, Quraish had another serious concern; the proclamation of the Call had only been a few months old when the season of pilgrimage was soon to come. Quraish knew that the Arab delegates were coming within a short time. They agreed that it was necessary to contemplate a device that was bound to alienate the Arab pilgrims from the new faith preached by Muhammad (Peace be upon him). They went to see Al-Waleed bin Al-Mugheerah to deliberate on this issue. Al-Waleed invited them to agree on a unanimous resolution that could enjoy the approbation of them all. However, they were at variance. Some suggested that they describe him as Kahin, i.e., soothsayer; but this suggestion was turned down on grounds that his words were not so rhymed. Others proposed Majnun, i.e., possessed by jinn; this was also rejected because no insinuations peculiar to that state of mind ware detected, they claimed. "Why not say he is a poet?" Some said. Here again they could not reach a common consent, alleging that his words were totally outside the lexicon of poetry. "OK then; let us accuse him of practising witchcraft," was a fourth suggestion. Here also Al-Waleed showed some reluctance saying that the Prophet (Peace be upon him) was known to have never involved himself in the practice of blowing on the knots, and admitted that his speech was sweet tasting root and branch. He, however, found that the most plausible charge to be levelled against Muhammad (Peace be upon him) was witchcraft. The ungodly company adopted this opinion and agreed to propagate one uniform formula to the effect that he was a magician so powerful and commanding in his art that he would successfully alienate son from father, man from his brother, wife from her husband and man from his clan. It is noteworthy in this regard to say that Allâh revealed sixteen verses as regards Al-Waleed and the cunning method he contemplated to manipulate the people expected to arrive in Makkah for pilgrimage. Allâh says:
LA PREMIÈRE HÉGIRRE VERS L'ÉTHIOPIE (ABYSSINIE) :
THE FIRST MIGRATION TO ABYSSINIA (ETHIOPIA):
La série de persécutions commença à la fin de la quatrième année de la Prophétie, lentement au début, mais s'accéléra et s'aggrava de manière constante, jour après jour et mois après mois, jusqu'à ce que la situation devienne extrêmement grave et ne soit plus tolérable au milieu de la cinquième année, de sorte que les musulmans commencèrent à réfléchir sérieusement à des moyens réalisables pour éviter les tortures douloureuses qui leur étaient infligées. C'est à cette époque sombre et désespérée que la sourate Al-Kahf (Chapitre 18 — La Caverne) fut révélée, comprenant des réponses définitives aux questions avec lesquelles les polythéistes de Makkah importunaient constamment le Prophète ﷺ. Elle comprend trois histoires qui incluent des paraboles hautement suggestives pour que les vrais croyants puissent les assimiler. L'histoire des Compagnons de la Caverne implique une guidance implicite pour que les croyants quittent les foyers de mécréance et d'agression empreints du péril de la tentation loin de la vraie religion :
The series of persecutions started late in the fourth year of Prophethood, slowly at first, but steadily accelerated and worsened day by day and month by month until the situation got so extremely grave and no longer tolerable in the middle of the fifth year, that the Muslims began to seriously think of feasible ways liable to avert the painful tortures meted out to them. It was at that gloomy and desperate time that Sûrah Al-Kahf (Chapter 18 — The Cave) was revealed comprising definite answers to the questions with which the polytheists of Makkah constantly pestered the Prophet (Peace be upon him). It comprises three stories that include highly suggestive parables for the true believers to assimilate. The story of the Companions of the Cave implies implicit guidance for the believers to evacuate the hot spots of disbelief and aggression pregnant with the peril of enticement away from the true religion:
(Les jeunes gens se dirent les uns aux autres) : « Et quand vous vous retirerez d'eux et de ce qu'ils adorent en dehors d'Allâh, alors cherchez refuge dans la Caverne ; votre Seigneur vous accordera, de Sa Miséricorde, une issue et vous facilitera votre affaire. [18:16]
The young men said to one another): And when you withdraw from them, and that which they worship, except Allâh, then seek refuge in the Cave, your Lord will open a way for you from His Mercy and will make easy for you your affair (i.e. will give you what you will need of provision, dwelling, etc.)18:16].
Ensuite, il y a l'histoire d'Al-Khidr (Le Maître d'Arabie) et de Moïse (paix sur lui) dans une référence claire et délicate aux vicissitudes de la vie. Les circonstances futures de la vie ne sont pas nécessairement le produit des conditions prévalentes, elles pourraient être catégoriquement l'opposé. En d'autres termes, la guerre menée contre les musulmans prendrait à l'avenir un tournant différent, et les oppresseurs tyranniques finiraient par souffrir et être soumis aux mêmes tortures auxquelles les musulmans étaient alors soumis. De plus, il y a l'histoire de Dhul-Qarnain (Celui aux deux cornes), le puissant souverain de l'ouest et de l'est. Cette histoire dit explicitement qu'Allah fait hériter la terre et tout ce qu'elle contient à Ses serviteurs vertueux. Elle mentionne également qu'Allah élève de temps à autre un homme vertueux pour protéger les faibles contre les forts.
La sourate Az-Zumar (Chapitre 39 — Les Foules) fut ensuite révélée, désignant directement l'émigration et affirmant que la terre est assez vaste et que les croyants ne doivent pas se considérer comme contraints par les forces de la tyrannie et du mal :
Sûrah Az-Zumar (Chapter 39 — The Crowds) was then revealed pointing directly to migration and stating that the earth is spacious enough and the believers must not consider themselves constrained by the forces of tyranny and evil:
« Le bon est la récompense du bien, et la terre d'Allâh est vaste (si vous ne pouvez pas adorer Allâh dans un lieu, alors allez dans un autre) ! Seuls ceux qui sont endurants recevront leur récompense intégralement, sans aucun compte. » [39:10].
"Good is (the reward) for those who do good in this world, and Allâh's earth is spacious (so if you cannot worship Allâh at a place, then go to another)! Only those who are patient shall receive their rewards in full without reckoning." [39:10].
Le Prophète ﷺ savait déjà qu'Ashamah Negus, roi d'Abyssinie (Éthiopie), était un dirigeant juste qui ne ferait de tort à aucun de ses subordonnés, il permit donc à certains de ses compagnons de chercher l'asile là-bas en Abyssinie (Éthiopie).
The Prophet (Peace be upon him) had already known that Ashamah Negus, king of Abyssinia (Ethiopia), was a fair ruler who would not wrong any of his subordinates, so he permitted some of his followers to seek asylum there in Abyssinia (Ethiopia).
En Rajab de la cinquième année de la Prophétie, un groupe de douze hommes et quatre femmes partit pour l'Abyssinie (Éthiopie). Parmi les émigrés figuraient 'Uthman bin 'Affan et son épouse Ruqaiyah [la fille du Prophète ﷺ]. À propos de ces deux émigrés, le Prophète ﷺ a dit :
In Rajab of the fifth year of Prophethood, a group of twelve men and four women left for Abyssinia (Ethiopia). Among the emigrants were 'Uthman bin 'Affan and his wife Ruqaiyah [the daughter of the Prophet (Peace be upon him)]. With respect to these two emigrants, the Prophet (Peace be upon him) said:
« Ce sont les premières personnes à avoir émigré dans la cause d'Allâh après Abraham et Lot (paix sur eux). »
"They are the first people to migrate in the cause of Allâh after Abraham and Lot (Peace be upon them) .".
Ils s'échappèrent de Makkah sous le lourd voile d'une nuit sombre et se dirigèrent vers la mer où deux bateaux faisaient voile pour l'Abyssinie (Éthiopie), leur destination. La nouvelle de leur départ prévu parvint aux oreilles des Quraish, de sorte que certains hommes furent dépêchés à leur poursuite, mais les croyants avaient déjà quitté le port de Shuaibah vers leur refuge sûr où ils furent accueillis chaleureusement et reçus avec toute l'hospitalité due.
« N'écoutez pas ce Coran et faites du bruit lors de sa (récitation) afin de l'emporter. » [41:26].
"Listen not to this Qur'ân, and make noise in the midst of its (recitation) that you may overcome." [41:26].
Lorsque les Paroles d'Allâh, d'une fascination indicible, entrèrent en contact direct avec leurs cœurs, ils furent ensorcelés et devinrent oublieux du monde matériel qui les entourait, se retrouvant dans un état de pleine attention aux Paroles Divines, à tel point que lorsque le Prophète ﷺ atteignit la fin au battement de cœur tempétueux :
When the unspeakably fascinating Words of Allâh came into direct contact with their hearts, they were entranced and got oblivious of the materialistic world around them and were caught in a state of full attentiveness to the Divine Words to such an extent that when the Prophet (Peace be upon him) reached the stormy heart-beating ending:
« Prosterne-toi donc devant Allâh et adore-Le (Seul). » [53:62].
"So fall you down in prostration to Allâh and worship Him (Alone)." [53:62].
Les idolâtres, inconsciemment et avec une pleine soumission, se prosternèrent dans une dévotion absolue, empreinte de crainte de Dieu et d'une pureté sans tache. Ce fut en fait l'instant merveilleux de la Vérité qui fendit les âmes obstinées des orgueilleux et l'attitude des moqueurs. Ils restèrent stupéfaits lorsqu'ils perçurent que les Paroles d'Allâh avaient conquis leurs cœurs et accompli précisément ce qu'ils s'efforçaient d'anéantir et d'exterminer. Leurs co-polythéistes qui n'avaient pas été présents sur les lieux les réprimandèrent et les blâmèrent sévèrement ; par conséquent, ils commencèrent à fabriquer des mensonges et à calomnier le Prophète ﷺ en alléguant qu'il avait accordé une grande vénération à leurs idoles et leur avait attribué le pouvoir d'une intercession souhaitable. Tout cela n'était que des tentatives désespérées pour établir une justification excusable à leur prosternation avec le Prophète ﷺ ce jour-là. Bien entendu, ce comportement calomnieux, insensé et inique, était conforme à leur pratique de vie consacrée au mensonge et à l'élaboration de complots.
The idolaters, unconsciously and with full compliance, prostrated themselves in absolute god-fearing and stainless devotion. It was in fact the wonderful moment of the Truth that cleaved through the obdurate souls of the haughty and the attitude of the scoffers. They stood aghast when they perceived that Allâh's Words had conquered their hearts and done the same thing that they had been trying hard to annihilate and exterminate. Their co-polytheists who had not been present on the scene reproached and blamed them severely; consequently they began to fabricate lies and calumniate the Prophet (Peace be upon him) alleging that he had attached to their idols great veneration and ascribed to them the power of desirable intercession. All of these were desperate attempts made to establish an excusable justification for their prostrating themselves with the Prophet (Peace be upon him) on that day. Of course, this foolish and iniquitous slanderous behaviour was in line with their life-consecrated practice of telling lies and plot hatching.
LES MANŒUVRES DES QURAISH CONTRE LES ÉMIGRANTS :
QURAISH'S MACHINATION AGAINSTN THE EMIGRANTS:
Les Quraysh ne pouvaient tolérer la perspective d'un refuge sûr disponible pour les Musulmans en Abyssinie (Éthiopie), ils dépêchèrent donc deux émissaires acharnés pour exiger leur extradition. Il s'agissait de 'Amr bin Al-'As et 'Abdullah bin Abi Rabi'a — avant qu'ils ne embrassent l'Islam. Ils avaient emporté avec eux des cadeaux précieux pour le roi et son clergé, et avaient réussi à rallier certains courtisans à leur cause. Les émissaires païens prétendaient que les réfugiés musulmans devaient être expulsés d'Abyssinie (Éthiopie) et remis à eux, au motif qu'ils avaient abandonné la religion de leurs ancêtres, et que leur chef prêchait une religion différente de la leur et de celle du roi.
Quraish could not tolerate the prospect of a secure haven available for the Muslims in Abyssinia (Ethiopia), so they despatched two staunch envoys to demand their extradition. They were 'Amr bin Al-'As and 'Abdullah bin Abi Rabi'a — before embracing Islam. They had taken with them valuable gifts to the king and his clergy, and had been able to win some of the courtiers over to their side. The pagan envoys claimed that the Muslim refugees should be expelled from Abyssinia (Ethiopia) and made over to them, on the ground that they had abandoned the religion of their forefathers, and their leader was preaching a religion different from theirs and from that of the king.
Le roi convoqua les musulmans à la cour et leur demanda d'expliquer les enseignements de leur religion. Les émigrés musulmans avaient décidé de dire toute la vérité, quelles qu'en soient les conséquences. Ja'far bin Abi Talib se leva et s'adressa au roi en ces mots : « Ô roi ! Nous étions plongés dans les profondeurs de l'ignorance et de la barbarie ; nous adorions des idoles, nous vivions dans l'impudicité, nous mangions des cadavres et nous tenions des propos abominables, nous ignorions tout sentiment d'humanité, et les devoirs d'hospitalité et de voisinage étaient négligés ; nous ne connaissions aucune loi que celle du plus fort, quand Allâh a élevé parmi nous un homme, dont nous connaissions la naissance, la véracité, l'honnêteté et la pureté ; et il appela à l'Unicité d'Allâh, et nous enseigna à ne rien Lui associer. Il nous a interdit l'adoration des idoles ; et il nous a enjoint de dire la vérité, d'être fidèles à nos dépôts, d'être miséricordieux et de respecter les droits des voisins et de la parenté ; il nous a interdit de dire du mal des femmes, ou de manger la substance des orphelins ; il nous a ordonné de fuir les vices et de nous abstenir du mal ; d'accomplir les prières, de donner l'aumône et d'observer le jeûne. Nous avons cru en lui, nous avons accepté ses enseignements et ses injonctions à adorer Allâh, et à ne rien Lui associer, et nous avons autorisé ce qu'Il a autorisé, et interdit ce qu'Il a interdit. Pour cette raison, notre peuple s'est soulevé contre nous, nous a persécutés afin de nous faire abandonner l'adoration d'Allâh et de nous faire retourner à l'adoration des idoles et d'autres abominations. Ils nous ont torturés et blessés, jusqu'à ce qu'en ne trouvant aucun salut parmi eux, nous soyons venus dans votre pays, et espérons que vous nous protégerez de l'oppression. »
UNE FOIS DE PLUS, QURAISH S'APPROCHE D'ABU TALIB :
ONECE MORE QURAISH APPROACHES ABU TALIB:
Les Quraish, voyant que le Messager d'Allah ﷺ était toujours déterminé dans son Appel, comprirent qu'Abu Talib ne renoncerait jamais à son neveu, même si cela devait engendrer leur inimitié. Certains d'entre eux allèrent alors le voir une fois de plus, emmenant avec eux un jeune homme nommé 'Amarah bin Al-Waleed bin Al-Mugheerah, et dirent : « Ô Abu Talib ! Nous vous avons apporté un garçon intelligent, encore dans la fleur de l'âge, pour faire usage de son esprit et de sa force et le prendre comme fils en échange de votre neveu, qui s'est opposé à votre religion, a provoqué la discorde sociale et a trouvé défaut dans votre mode de vie, afin que nous le tuions et vous débarrassions de ses ennuis sans fin ; homme pour homme. » La réponse d'Abu Talib fut : « C'est vraiment un marché injuste. Vous me donnez votre fils pour l'élever et je vous donne mon fils pour le tuer ! Par Allah, c'est quelque chose d'incroyable !! » Al-Mut'im bin 'Adi, un membre de la délégation, interrompit en disant que les Quraish avaient été équitables dans ce marché car « ils ne cherchaient qu'à vous débarrasser de cette source de troubles odieux, mais comme je vois que vous êtes déterminé à refuser leurs faveurs. » Abu Talib, bien entendu, refusa toutes leurs offres et les défia de faire ce qu'ils souhaitaient. Les sources historiques ne donnent pas la date exacte de ces deux rencontres avec Abu Talib. Elles semblent toutefois avoir eu plus de chances de se produire durant la sixième année de la Prophétie, avec un bref intervalle de temps entre les deux.
Quraish, seeing that the Messenger of Allâh (Peace be upon him) was still intent on his Call, realized that Abu Talib would never forsake his nephew even if this incurred their enmity. Some of them then went to see him once more taking with them a youth called 'Amarah bin Al-Waleed bin Al-Mugheerah, and said, "O Abu Talib! we have brought you a smart boy still in the bloom of his youth, to make use of his mind and strength and take him as your son in exchange for your nephew, who has run counter to your religion, brought about social discord, found fault with your way of life, so that we kill him and rid you of his endless troubles; just man for man." Abu Talib's reply was, "It is really an unfair bargain. You give me your son to bring him up and I give you my son to kill him! By Allâh, it is something incredible!!" Al-Mut'im bin 'Adi, a member of the delegation, interrupted saying that Quraish had been fair in that bargain because "they meant only to rid you of that source of hateful trouble, but as I see you are determined to refuse their favours." Abu Talib, of course, turned down all their offers and challenged them to do whatever they pleased. Historical resources do not give the exact date of these two meetings with Abu Talib. They, however, seem more likely to have taken place in the sixth year of Prophethood with a brief lapse of time in between.
LA DÉCISION DES TYRANS DE TUER LE PROPHÈTE ﷺ :
THE TYRANTS' DECISION TO KILL THE PROPHET:
Maintenant que tous les complots et conspirations des Quraysh avaient échoué, ils eurent recours à leurs anciennes pratiques de persécution et d'infliger des tortures aux Musulmans d'une manière plus grave et plus brutale que jamais auparavant. Ils commencèrent également à nourrir l'idée de tuer le Prophète ﷺ. En fait, contrairement à leurs attentes, cette nouvelle méthode et cette idée même servirent indirectement à consolider l'Appel à l'Islam et à le soutenir par la conversion de deux héros fermes et puissants de Makkah, à savoir Hamzah bin 'Abdul-Muttalib et 'Umar bin Al-Khattab (qu’Allah l’agrée).
Now that all the schemes and conspiracof Quraish had failed, they resorted to their old practices of persecution and inflicting tortures on the Muslims in a more serious and brutal manner than ever before. They also began to nurse the idea of killing the Prophet (Peace be upon him). In fact, contrary to their expectations, this new method and this very idea served indirectly to consolidate the Call to Islam and support it with the conversion of two staunch and mighty heroes of Makkah, i.e. Hamzah bin 'Abdul-Muttalib and 'Umar bin Al-Khattab (May Allah be pleased with him).
'Utaibah bin Abi Lahab s'approcha un jour du Prophète ﷺ et lui cria avec le plus grand défi et la plus grande effronterie : « Je ne crois pas en : "Par l'étoile quand elle décline." [53:1] et en "Puis il (Gabriel) s'approcha et se rapprocha." [53:8]. » En d'autres termes : « Je ne crois en rien du Qur'ân. » Il commença ensuite à se montrer hautain envers Muhammad ﷺ et lui porta des coups violents, déchira sa chemise et cracha à son visage, mais sa salive manqua le visage sacré du Prophète ﷺ. Dès lors, le Prophète ﷺ invoqua la colère d'Allâh sur 'Utaibah et implora :
'Utaibah bin Abi Lahab once approached the Prophet (Peace be upon him) and most defiantly and brazenly shouted at him, "I disbelieve in: "By the star when it goes down." [53:1] and in "Then he (Gabriel) approached and came closer." [53:8] In other words: "I do not believe in any of the Qur'ân." He then started to deal highhandedly with Muhammad (Peace be upon him) and laid violent hand on him, tore his shirt and spat into his face but his saliva missed the Holy face of the Prophet (Peace be upon him). Thereupon, the Prophet (Peace be upon him) invoked Allâh's wrath on 'Utaibah and supplicated:
« Ô Allâh ! Lance l'un de Tes chiens contre lui. »
"O Allâh! Set one of Your dogs on him.".
Allâh répondit favorablement à l'invocation de Muhammad ﷺ, et cela se produisit de la manière suivante : une fois, 'Utaibah, accompagné de certains de ses compatriotes de Quraish, partit pour la Syrie et s'installa à Az-Zarqa'. Là, un lion s'approcha du groupe, au grand effroi d' 'Utbah, qui se remémora aussitôt les paroles de Muhammad ﷺ dans son invocation et dit : « Malheur à mon frère ! Ce lion va certainement me dévorer tout comme Muhammad ﷺ l'a invoqué. Il m'a vraiment tué en Syrie alors qu'il se trouve à Makkah. » Le lion se précipita réellement comme l'éclair, arracha 'Utbah parmi son peuple et lui écrasa la tête. Il est également rapporté qu'un misérable idolâtre de Quraish, nommé 'Uqbah bin 'Abi Mu'ait, posa un jour le pied sur le cou du Prophète ﷺ alors qu'il était prosterné pendant la prière, jusqu'à ce que ses yeux sortent de leurs orbites.
LA CONVERSION DE HAMZAH BIN 'ABDUL-MUTTALIB :
THE CONVERSION OF HAMZAH BIN 'ABDUL-MUTTALIB:
Dans une atmosphère lugubre infestée de sombres nuages d'iniquité et de tyrannie, une lumière prometteuse pour les opprimés brilla à l'horizon, à savoir la conversion de Hamzah bin 'Abdul-Muttalib en Dhul Hijjah, la sixième année de la Prophétie. Il est rapporté qu'un jour, le Prophète ﷺ était assis sur la colline de Safa quand Abu Jahl passa par là et accusa la religion prêchée par lui. Muhammad ﷺ, cependant, resta silencieux et ne prononça pas un seul mot. Abu Jahl continua sans être inquiété, prit une pierre et fendit la tête du Prophète ﷺ qui commença à saigner. L'agresseur alla ensuite rejoindre les Quraishites dans leur lieu de rassemblement. Il se trouva que peu de temps après cela, Hamzah, en revenant d'une expédition de chasse, passa par le même chemin, son arc suspendu à son épaule. Une esclave appartenant à 'Abdullah bin Jada'an, qui avait remarqué l'impertinence d'Abu Jahl, lui raconta toute l'histoire de l'attaque contre le Prophète ﷺ. En entendant cela, Hamzah fut profondément offensé et se précipita vers Al-Ka'bah et là, dans la cour du Sanctuaire Sacré, trouva Abu Jahl assis avec une assemblée de Quraishites. Hamzah se précipita sur lui, frappa violemment sa tête avec son arc et dit : « Ah ! Tu as insulté Muhammad ﷺ ; moi aussi je suis sa religion et je professe ce qu'il prêche. » Les hommes de Bani Makhzum vinrent à son aide, et les hommes de Bani Hashim voulurent lui porter assistance, mais Abu Jahl les renvoya en disant : « Laissez Abu 'Ummarah seul, par Allâh, j'ai injurié son neveu sans honte. » En fait, la conversion de Hamzah découlait initialement de la fierté d'un homme qui ne pouvait accepter l'idée que d'autres humilient son parent. Plus tard, cependant, Allâh purifia sa nature et il parvint à saisir la poignée la plus fiable (la foi en Allâh). Il s'avéra être une source de grande force pour la Foi islamique et ses fidèles.
In a gloomy atmosphere infested with dark clouds of iniquity and tyranny, there shone on the horizon a promising light for the oppressed, i.e. the conversion of Hamzah bin 'Abdul-Muttalib in Dhul Hijjah, the sixth year of Prophethood. It is recorded that the Prophet (Peace be upon him) was one day seated on the hillock of Safa when Abu Jahl happened to pass by and accused the religion preached by him. Muhammad (Peace be upon him), however, kept silent and did not utter a single word. Abu Jahl went on unchecked, took a stone and cracked the Prophet's head which began to bleed. The aggressor then went to join the Quraishites in their assembly place. It so happened that shortly after that, Hamzah, while returning from a hunting expedition, passed by the same way, his bow hanging by his shoulder. A slave-girl belonging to 'Abdullah bin Jada'an, who had noted the impertinence of Abu Jahl, told him the whole story of the attack on the Prophet (Peace be upon him) . On hearing that, Hamzah was deeply offended and hurried to Al-Ka'bah and there, in the courtyard of the Holy Sanctuary, found Abu Jahl sitting with a company of Quraishites. Hamzah rushed upon him and struck his bow upon his head violently and said: "Ah! You have been abusing Muhammad (Peace be upon him); I too follow his religion and profess what he preaches." The men of Bani Makhzum came to his help, and men of Bani Hashim wanted to render help, but Abu Jahl sent them away saying: "Let Abu 'Ummarah alone, by Allâh I did revile his nephew shamelessly." In fact, Hamzah's conversion derived initially from the pride of a man who would not accept the notion of others humiliating his relative. Later on, however, Allâh purified his nature and he managed to grasp the most trustworthy hand-hold (Faith in Allâh). He proved to be a source of great strength to the Islamic Faith and its followers.
LA CONVERSION DE 'UMAR BIN AL-KHATTAB :
THE CONVERSION OF 'UMAR BIN AL-KHATTAB:
Un autre ajout significatif à la force de l'Islam fut la conversion de 'Umar bin Al-Khattab en Dhul-Hijjah, la sixième année de la Prophétie, trois jours après la conversion de Hamzah. Il était un homme d'un courage et d'une détermination sans faille, craint et respecté à Makkah, et jusqu'alors un adversaire acharné de la nouvelle religion. Le récit traditionnel révèle que le Prophète ﷺ leva un jour les mains vers le ciel pour invoquer et dit : « Ô Allâh ! Donne de la force à l'Islam, particulièrement à travers l'un des deux hommes que Tu aimes le plus : 'Umar bin Al-Khattab ou Abu Jahl bin Hisham. »
Another significant addition to the strength of Islam was the conversion of 'Umar bin Al-Khattab in Dhul-Hijjah, the sixth year of Prophethood, three days following the conversion of Hamzah. ] He was a man of dauntless courage and resolution, feared and respected in Makkah, and hitherto a bitter opponent of the new religion. The traditional account reveals that the Prophet (Peace be upon him) once raised his hands in prayer and said: "O Allâh! Give strength to Islam especially through either of two men you love more: 'Umar bin Al-Khattab or Abu Jahl bin Hisham.".
'Umar, de toute évidence, était celui qui méritait ce privilège. Lorsque nous examinons les diverses versions qui relatent la conversion d' 'Umar, nous pouvons conclure en toute sécurité que divers sentiments contradictoires entraient en conflit au sein de son âme. D'une part, il accordait une grande importance aux traditions de son peuple et était habitué à la pratique des orgies de vin ; d'autre part, il admirait grandement l'endurance des musulmans et leur dévouement implacable envers leur foi. Ces deux points de vue extrêmes créèrent une sorte de scepticisme dans son esprit et le poussèrent parfois à croire que les doctrines de l'Islam pourraient porter des semences de vie plus nobles et plus sacrées, c'est pourquoi il éprouvait toujours des accès de rage suivis immédiatement d'une énervement inattendu. Dans l'ensemble, le récit de sa conversion est très intéressant et nécessite que nous entrions dans certains détails. Un jour, 'Umar bin Al-Khattab partit de sa maison et se dirigea vers le Sanctuaire Sacré où il vit le Prophète ﷺ accomplir la prière et l'entendit réciter la sourate Al-Hâqqah (Chapitre 69 — La Réalité) du Noble Qur'ân. Les Paroles d'Allâh l'attirèrent et touchèrent les cellules les plus profondes de son cœur. Il sentit qu'elles provenaient d'une composition inhabituelle, et il commença à remettre en question les allégations de son peuple concernant la poésie composée par l'homme ou les paroles d'un devin qu'ils avaient l'habitude d'attribuer au Noble Qur'ân. Le Prophète ﷺ continua de réciter :
'Umar, obviously, was the one who merited that privilege. When we scrutinize the several versions that speak of 'Umar's conversion, we can safely conclude that various contradictory emotions used to conflict with one another within his soul. On the one hand, he used to highly regard the traditions of his people, and was habituated to the practice of indulgence in wine orgies; on the other hand, he greatly admired the stamina of the Muslims and their relentless dedication to their faith. These two extreme views created a sort of skepticism in himind and made him at times tend to believe that the doctrines of Islam could bear better and more sacred seeds of life, that is why he would always experience fits of outrage directly followed by unexpected enervation. On the whole, the account of his conversion is very interesting and requires us to go into some details. One day, 'Umar bin Al-Khattab set out from his house, and headed for the Holy Sanctuary where he saw the Prophet (Peace be upon him) offering prayer and overheard him reciting the Sûrah Al-Hâqqah (Chapter 69 — The Reality) of the Noble Qur'ân. The Words of Allâh appealed to him and touched the innermost cells of his heart. He felt that they derived from unusual composition, and he began to question his people's allegations as regards the man-composed poetry or words of a soothsayer that they used to attach to the Noble Qur'ân. The Prophet (Peace be upon him) went on to recite:
'Umar lut les versets avec un grand intérêt et fut très transporté par eux. « Comme ils sont excellents et comme ils sont gracieux ! S'il te plaît, guide-moi vers Muhammad ﷺ », dit-il. Et lorsqu'il entendit cela, Khabbab sortit de sa cachette et dit : « Ô 'Umar, j'espère qu'Allâh a exaucé l'invocation du Prophète ﷺ, car je l'ai entendu dire : 'Ô Allâh ! Renforce l'Islam par l'intermédiaire de 'Umar bin Al-Khattab ou d'Abu Jahl bin Hisham.' » 'Umar se rendit alors vers une maison à Safa où Muhammad ﷺ tenait des réunions secrètes avec ses Compagnons. 'Umar atteignit ce lieu, le sabre oscillant au bras. Il frappa à la porte. Les Compagnons du Prophète ﷺ se retournèrent pour voir qui était l'intrus. L'un d'eux regarda par une fente de la porte et recula en s'exclamant : « C'est 'Umar avec son sabre. » Hamzah, dissipant les craintes de ses amis, dit : « Laissez-le entrer. En tant qu'ami, il est le bienvenu. En tant qu'ennemi, sa tête sera tranchée avec son propre sabre. » Le Prophète ﷺ demanda à ses Compagnons d'ouvrir la porte. Le fils de Khattab entra. Le Prophète ﷺ s'avança pour recevoir le redoutable visiteur, le saisit par son vêtement et son fourreau, et lui demanda la raison de sa visite. À cela, 'Umar répondit : « Ô Messager d'Allâh ﷺ, je viens à toi afin de croire en Allâh, en Son Messager et en ce qu'il a apporté de la part de son Seigneur. » Rempli de joie, Muhammad ﷺ, avec ses Compagnons, s'écria à haute voix : 'Allâhu Akbar' (Allâh est le Plus Grand).
'Umar read the verses with great interest and was much entranced with them. "How excellent it is, and how graceful! Please guide me to Muhammad (Peace be upon him) ." said he. And when he heard that, Khabbab came out of concealment and said, "O 'Umar, I hope that Allâh has answered the prayer of the Prophet (Peace be upon him) , for I heard him say: 'O Allâh! Strengthen Islam through either 'Umar bin Al-Khattab or Abu Jahl bin Hisham.'" 'Umar then left for a house in Safa where Muhammad (Peace be upon him) had been holding secret meetings along with his Companions. 'Umar reached that place with the sword swinging by his arm. He knocked at the door. The Companions of the Prophet (Peace be upon him) turned to see who the intruder was. One of them peeped through a chink in the door and reeled back exclaiming: "It is 'Umar with his sword." Hamzah, dispelling the fears of his friends, said: "Let him in. As a friend he is welcome. As a foe, he will have his head cut off with his own sword." The Prophet (Peace be upon him) asked his Companions to open the door. In came the son of Khattab. The Prophet (Peace be upon him) advanced to receive the dreadful visitor, caught him by his garment and scabbard, and asked him the reason of his visit. At that 'Umar replied: "O Messenger of Allâh (Peace be upon him), I come to you in order to believe in Allâh and his Messenger and that which he has brought from his Lord." Filled with delight, Muhammad (Peace be upon him) together with his Companions, cried aloud: 'Allâhu Akbar' (Allâh is Great).
LE REPRÉSENTANT DES QURAISH NÉGOCIE AVEC LE MESSAGER D'ALLAH ﷺ :
QURAISH'S REPRESENTATIVE NEGOTIATES WITH THE MESSENGER OF ALLAH:
Peu de temps après la conversion de ces deux héros puissants, Hamzah bin 'Abdul-Muttalib et 'Umar bin Al-Khattab (qu’Allah l’agrée), les nuages de la tyrannie et de l'oppression commencèrent à se dissiper et les polythéistes réalisèrent qu'il était inutile de infliger des tortures aux Musulmans. Par conséquent, ils commencèrent à orienter leur campagne vers une voie différente. Les récits authentiques de la biographie du Prophète ﷺ montrent qu'il était venu à l'esprit aux chefs mecquois d'attribuer à Muhammad ﷺ une ambition. Ils l'assaillirent donc, encore et encore, de tentations. Un jour, certains des hommes importants de La Mecque se réunirent dans l'enceinte d'Al-Ka'bah, et 'Utbah bin Rabi'a, l'un des chefs parmi eux, proposa d'approcher le Prophète ﷺ et de conclure un accord avec lui par lequel ils lui donneraient toutes les richesses mondaines qu'il demanderait, à condition qu'il garde le silence et ne proclame plus sa nouvelle foi. Les gens de Quraish approuvèrent sa proposition et lui demandèrent d'entreprendre cette tâche. 'Utbah s'approcha de Muhammad ﷺ et s'adressa à lui en ces mots : Nous n'avons vu aucun autre homme d'Arabie qui ait apporté un si grand malheur à une nation que ce que tu as fait. Tu as outrage nos dieux et notre religion, tu as accusé nos ancêtres et nos sages d'impiété et d'erreur, et tu as créé la discorde parmi nous. Tu n'as pas ménagé tes efforts pour nous aliéner. Si tu fais tout cela dans le but d'obtenir de la richesse, nous nous réunirons pour te donner des richesses plus grandes que tout ce qu'un membre de Quraish a possédé. Si l'ambition te pousse, nous ferons de toi notre chef. Si tu désires la royauté, nous te l'offrirons volontiers. Si tu es sous l'emprise d'un esprit maléfique qui semble te hanter et te dominer au point que tu ne puisses t'en défaire, alors nous ferons appel à des médecins habiles pour te guérir.
Shortly after the conversion of these two powerful heroes, Hamzah bin 'Abdul-Muttalib and 'Umar bin Al-Khattab (May Allah be pleased with him), the clouds of tyranny and oppression started to clear away and the polytheists realized that it was no use meting out torture to the Muslims. They consequently began to direct their campaign to a different course. The authentic records of the biography of the Prophet (Peace be upon him) show that it had occurred to the Makkan leaders to credit Muhammad (Peace be upon him) with ambition. They, therefore, time and again plied him with temptation. One day some of the important men of Makkah gathered in the enclosure of Al-Ka'bah, and 'Utbah bin Rabi'a, a chief among them, offered to approach the Prophet (Peace be upon him) and contract a bargain with him whereby they give him whatever worldly wealth he asks for, on condition that he keep silent and no longer proclaim his new faith. The people of Quraish endorsed his proposal and requested him to undertake that task. 'Utbah came closer to Muhammad (Peace be upon him) and addressed him in the following words: We have seen no other man of Arabia, who has brought so great a calamity to a nation, as you have done. You have outraged our gods and religion and taxed our forefathers and wise men with impiety and error and created strife amongst us. You have left no stone unturned to estrange the relations with us. If you are doing all this with a view to getting wealth, we will join together to give you greater riches than any Quraishite has possessed. If ambition moves you, we will make you our chief. If you desire kingship we will readily offer you that. If you are under the power of an evil spirit which seems to haunt and dominate you so that you cannot shake off its yoke, then we shall call in skilful physicians to cure you.
Le Messager d'Allâh ﷺ continua de réciter la Sourate tandis qu' 'Utbah était assis, écoutant attentivement, la main derrière le dos pour se soutenir. Lorsque le Messager ﷺ atteignit le verset qui exigeait la prosternation, il se prosterna immédiatement. Après cela, il se tourna vers 'Utbah en disant : « Eh bien, Abu Al-Waleed ! Tu as entendu ma réponse, tu es désormais libre de faire tout ce qui te plaît. » 'Utbah se retira ensuite auprès de ses compagnons pour les informer de l'attitude du Prophète ﷺ. Lorsque ses compatriotes le virent, ils jurèrent qu'il était revenu vers eux avec un visage différent de celui qu'il avait avant de rencontrer le Prophète ﷺ. Il leur communiqua immédiatement les détails de la conversation qu'il avait eue et la réponse qu'il avait reçue, et ajouta en disant : « Je n'ai jamais entendu de paroles semblables à celles qu'il a récitées. Elles ne relèvent certainement ni de la poésie, ni de la sorcellerie, ni de la divination. Ô gens de Quraish ! Je vous demande de prêter attention à mon conseil et d'accorder à cet homme la pleine liberté de poursuivre ses objectifs, auquel cas vous pourriez vous détacher de lui en toute sécurité. Je jure que ses paroles portent un Message suprême. Si les autres Arabes vous en débarrassaient, ils vous épargneraient alors ce souci ; d'un autre côté, s'il accède au pouvoir sur les Arabes, alors vous profiterez de sa royauté et partagerez sa puissance. » Ces paroles, bien entendu, tombèrent dans l'oreille d'un sourd et n'eurent aucun attrait pour les mécréants, qui se moquèrent d' 'Utbah et affirmèrent que le Prophète ﷺ l'avait ensorcelé. Dans une autre version du même événement, il est rapporté qu' 'Utbah continua d'écouter attentivement le Prophète ﷺ jusqu'à ce que ce dernier commence à réciter les Paroles d'Allâh :
The Messenger of Allâh (Peace be upon him) went on reciting the Chapter while 'Utbah sitting and listening attentively with his hand behind his back to support him. When the Messenger reached the verse that required prostration, he immediately prostrated himself. After that, he turned to 'Utbah saying: "Well Abu Al-Waleed! You have heard my reply, you are now free to do whatever you please." 'Utbah then retired to his company to apprise them of the Prophet's attitude. When his compatriots saw him, they swore that he had returned to them with a countenance unlike the one he had before meeting the Prophet (Peace be upon him) . He immediately communicated to them the details of the talk he gave and the reply he received, and appended saying: "I have never heard words similar to those ones he recited. They definitely relate neither to poetry nor to witchcraft nor do they derive from soothsaying. O people of Quraish! I request you to heed my advice and grant the man full freedom to pursue his goals, in which case you could safely detach yourselves from him. I swear that his words bear a supreme Message. Should the other Arabs rid you of him, they will then spare you the trouble, on the other hand if he accedes to power over the Arabs, then you will bask in his kingship and share him his might." These words of course fell on deaf ears, and did not appeal to the infidels, who jeered at 'Utbah and claimed that the Prophet (Peace be upon him) had bewitched him. In another version of the same event, it is related that 'Utbah went on attentively listening to the Prophet (Peace be upon him) until the latter began to recite Allâh's Words:
ABU TALIB RASSEMBLE LES BANI HASHIM ET LES BANI AL-MUTTALIB :
ABU TALIB ASSEMBLES BANI HASHIM ND BANI AL-MUTTALIB:
Malgré les changements nouveaux et les bienvenus, Abu Talib éprouvait toujours un profond sentiment de crainte pour son neveu. Il réfléchit à la série d'incidents précédents, notamment l'affaire du troc d'Amara bin Al-Waleed, le rocher d'Abu Jahl, la tentative d'Uqbah d'étrangler le Prophète ﷺ, et enfin l'intention d'Umar (avant sa conversion) de tuer Muhammad ﷺ. L'homme sage comprit que tout cela témoignait sans équivoque d'un complot sérieux élaboré pour ignorer son statut de protecteur du Prophète ﷺ et pour tuer ce dernier publiquement. Dans l'éventualité d'une telle chose, Abu Talib croyait fermement que ni 'Umar ni Hamzah ne seraient d'aucun secours, malgré leur puissance sociale. Abu Talib avait raison. Les polythéistes avaient élaboré un plan soigneusement étudié pour tuer le Prophète ﷺ, et s'étaient unis pour mettre leur plan à exécution. Il rassembla donc ses proches des Bani Hashim et des Bani Al-Muttalib, fils d'Abd Munaf, et les exhorta à immuniser et à défendre son neveu. Tous, qu'ils soient croyants ou mécréants, répondirent positivement, excepté son frère Abu Lahab, qui prit parti pour les idolâtres.
The new and welcome changes notwithstanding, Abu Talib still had a deep sensation of fear over his nephew. He deliberated on the previous series of incidents including the barter affair of 'Amarah bin Al-Waleed, Abu Jahl's rock, 'Uqbah's attempt to choke the Prophet (Peace be upon him) , and finally 'Umar's (before conversion) intention to kill Muhammad (Peace be upon him). The wise man understood that all of these unequivocally smacked of a serious plot being hatched to disregard his status as a custodian of the Prophet (Peace be upon him), and kill the latter publicly. In the event of such a thing, Abu Talib deeply believed, neither 'Umar nor Hamzah would be of any avail, socially powerful though they were. Abu Talib was right. The polytheists had laid a carefully-studied plan to kill the Prophet (Peace be upon him), and banded together to put their plan into effect. He, therefore, assembled his kinsfolk of Bani Hashim and Bani Al-Muttalib, sons of 'Abd Munaf and exhorted them to immunize and defend his nephew. All of them, whether believers or disbelievers, responded positively except his brother Abu Lahab, who sided with the idolaters.