4.2 Conditions nécessaires
4.2 Necessary conditions
Conditions pour la nomination d'un calife
Conditions for the appointment of a Khalifah
Le calife doit satisfaire à sept conditions contractuelles afin de pouvoir prétendre au poste et pour que le serment d’allégeance (Bay’ah) soit valide. Si l'une quelconque de ces conditions fait défaut, le contrat nommant le calife serait annulé.
The Khalifah must satisfy seven contractual conditions in order to qualify for the post and for the Bayah to be valid. If any one of the conditions is absent, the contract appointing the Khalifah would be nullified.
Conditions obligatoires :
Obligatory conditions:
1. Le calife doit être musulman. Un mécréant ne peut pas recevoir de serment d’allégeance (Bay’ah) et il ne serait pas permis de lui obéir s'il l'était. Ceci parce qu'Allah (SWT) dit : .
1. The Khalifah must be Muslim. A disbeliever cannot be given bayah and it would not be allowed to obey him if he was. This is because Allah(S.W.T) says: .
Et Allah ne donnera jamais (lan) aucun moyen (d'autorité) aux mécréants contre les croyants. [TMQ ; 4: 141]
And Allah will never (lan) give the disbelievers any way (of authority) against the believers.) [TMQ; 4: 141]..
Par sa position, un dirigeant détient un pouvoir sur ceux qu'il gouverne. Le terme « lan » (jamais) signifie l'interdiction catégorique pour le mécréant (Kafir) d'occuper un poste d'autorité sur les musulmans, que ce soit en tant que calife ou tout autre poste d'autorité. Cela interdit donc au musulman d'accepter que le mécréant (Kafir) le gouverne. Allah (SWT) a spécifié que la personne responsable des affaires des musulmans doit être musulmane. Allah (SWT) dit dans le Coran : « Ô vous qui croyez ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux qui détiennent l'autorité (Ulil-Amr) parmi vous. » - [TMQ; 4: 59].
Through his position a ruler has power over those whom he rules. The term ‘lan’ (never), means the categorical prohibition of the disbeliever (Kafir) from taking a post of authority over the Muslims, whether as Khalifah or any other position in authority. This, therefore, forbids the Muslim to accept the Kafir to rule over them. Allah(S.W.T) has specified that the person in charge of the affairs of Muslims must be Muslim. Allah (S.W.T) says in the Quran: “O you who believe, obey Allah and obey the Messenger and those in authority (Ulil-Amr) from amongst you.” - [TMQ; 4: 59].
Il (SWT) dit également : « Lorsqu'une affaire touchant la sécurité publique ou la crainte leur parvient, ils la divulguent. S'ils l'avaient seulement soumise au Messager ﷺ ou aux gens de l'autorité (Ulil-Amr) parmi eux » [TMQ; 4: 83]
He (S.W.T) also says: “When there comes to them some matter touching public safety or fear they divulge it. If they had only referred it to the Messenger or to the people of authority (Ulil- Amr) from among them” [TMQ; 4: 83]
L'expression « Ulil-Amr » n'est utilisée que lorsqu'on se réfère aux musulmans et jamais lorsqu'on se réfère aux non-musulmans. Cela apporte une preuve supplémentaire que ceux qui détiennent l'autorité doivent être musulmans. Puisque le calife occupe la position d'autorité la plus élevée et qu'il est responsable de la nomination d'autres personnes à des postes d'autorité tels que ses assistants, Walis et ‘amils, il doit lui-même être musulman.
The phrase “Ulil-Amr” is only used when referring to Muslims and never when referring to non-Muslims. This provides further evidence that those in authority must be Muslim. Since the Khalifah is in the highest position of authority and is responsible for appointing others to positions of authority such as his assistants, Walis and ‘amils, he himself, must be Muslim. .
2. Le calife doit être un homme.
2. The Khalifah must be male. .
Le calife doit être un homme, et non une femme. Il est rapporté par Al-Bukhari que lorsque le Messager d'Allah ﷺ apprit que les Perses avaient nommé la fille de Chosroes (Kisra) comme reine, il dit : .
The Khalifah must be a man, not a woman. It is narrated by Al-Bukhari that when the Messenger of Allah (S.A.W) heard that the people of Persia had appointed the daughter of Chosroes (Kisra) as queen, he said: .
« Ceux qui nomment une femme comme leur dirigeante ne réussiront jamais. » [Bukhari, Sahih. #4425]
“People who appoint (Wallau) a woman as their leader will never succeed.” [Bukhari, Sahih. #4425] .
En associant l'échec à la nomination d'une femme en tant que dirigeante, le Messager d'Allah ﷺ indique que cela est interdit aux musulmans. Ce hadith est sous la forme d'une demande qui réprimande ceux qui nomment une femme pour diriger leurs affaires. Cela donne une indication (qarinah) que la demande est décisive, ce qui signifie une interdiction de nommer une femme en tant que dirigeante.
By associating failure with the appointment of a woman as ruler, the Messenger of Allah (S.A.W) indicates that it is forbidden for Muslims. This hadith is in the form of a request that admonished those who appoint a woman to run their affairs. This gives an indication (qarinah) that the request is decisive which means a prohibition on appointing a woman as a ruler. .
Le fait que cela soit venu sous la forme d'une demande, laquelle s'est présentée sous la forme d'un reproche envers ceux qui nomment une femme pour diriger leurs affaires en leur refusant le succès, implique un sens (Qarinah) qui indique la fermeté. Ainsi, l'interdiction de nommer une femme comme dirigeante est ici liée à une connotation qui indique une interdiction décisive. Par conséquent, la nomination d'une femme en tant que wali amr est illicite (Haram). Cela inclut tout poste de gouvernance, qu'il s'agisse de la position de calife ou de tout autre poste doté d'une autorité déléguée dans le commandement. Ceci parce que le sujet du hadith est la nomination de la fille de Chosroes en tant que reine, et qu'il est lié à la question du commandement lui-même, mais pas spécifiquement à la fille de Chosroes ou au statut de reine. Le hadith n'est pas non plus général (‘am) pour couvrir tout ce qui se rapporte au commandement, il n'inclut donc pas les fonctions au sein de la magistrature, du conseil de consultation (Shura), de la reddition de comptes des dirigeants ou de l'élection du dirigeant. Au contraire, tout cela est permis pour la femme, comme cela sera expliqué dans les sections pertinentes.