9.9 La nomination et la destitution des juges des al-Mazalim
9.9 The appointment and dismissal of the judges of al-Mazalim
Le juge des Mazalim est nommé par le calife, ou par le juge suprême. Ceci est parce que les Mazalim font partie du pouvoir judiciaire, car ils sont la transmission de la règle de la charia par voie d'exécution, et tous les types de juges doivent être nommés par le calife. Ceci est confirmé par les actions du Messager d'Allah ﷺ, car lui ﷺ avait l'habitude de nommer les juges. Tout cela sert de preuve que c'est le calife qui nomme le juge des Mazalim, pourtant le juge suprême pourrait nommer le juge des Mazalim si le calife avait prévu cela dans sa clause de nomination. Il est permis à la cour principale des actes injustes (mahkamat ul-Mathalim) au centre de l'État d'examiner uniquement les Mazalim survenus de la part du calife, de ses assistants et du juge suprême ; tandis que les branches de la cour des actes injustes dans la province (Wilayah) examinent les Mazalim survenant de la part des walis et des autres employés de l'État. Le calife a le droit de donner à la cour centrale des actes injustes l'autorité de nomination et de révocation des juges des Mazalim dans les tribunaux de Mazalim branches qui lui sont subordonnés dans la province (Wilayah).
The judge of Mazalim is appointed by the Khalifah, or by the supreme judge. This is because the Mazalim is part of the judiciary, for they are the conveying of the Shariah rule by way of enforcement, and all the types of judges must be appointed by the Khalifah. This is confirmed by the Messenger of Allah's (PBUH) actions, for he (PBUH) used to appoint the judges. All this serves as evidence that it is the Khalifah who appoints the judge of Mazalim, yet the supreme judge could appoint the judge of Mazalim if the Khalifah made provisions for this in his appointment clause. It is allowed for the main court of unjust acts (mahkamat ul-Mathalim) in the centre of the State to examine only the Mazalim that occurred from the Khalifah, his assistants and the supreme judge; whilst the branches of the court of unjust acts in the wilayat examine the Mazalim occurring from the walis and the other State employees. The Khalifah has the right to give the central court of unjust acts the authority of appointment and removal of the Mazalim judges in the branch Mazalim courts that follow it in the wilayat. .
Le calife est celui qui nomme et révoque les membres de la principale mahkamat ul-mathalim au centre de l'État. Quant à la révocation du chef de la mahkamat ul-Mazalim centrale, c'est-à-dire le juge des Mazalim responsable de l'examen de la révocation du calife, il devrait en principe être du droit du calife de le révoquer, car c'est lui qui a le droit de le nommer comme tous les juges. Cependant, il est possible que, si le pouvoir de révoquer le juge était laissé au calife lors d'une affaire, ce pouvoir conduirait à l'illicite (Haram). Dans une telle situation, le principe selon lequel « le moyen qui mène à l'illicite (Haram) est illicite (Haram) » s'appliquerait. La forte probabilité qu'un tel scénario survienne est suffisante pour appliquer ce principe.
The Khalifah is the one that appoints and removes the members of the main mahkamat ul-mathalim in the centre of the State. As for the removal of the head of the central mahkamat ul-Mazalim, i.e. the Mazalim judge responsible in examining the removal of the Khalifah, it should in principle be the right of the Khalifah to remove him, as it is he who has the right to appoint him like all the judges. However, it is possible, if the power of removing the judge were left to the Khalifah during a case, then this power would lead to haram. In such a situation the principle of "the means that leads to haram is haram" would apply. The strong likelihood of such a scenario arising is enough for applying this principle. .
Ce cas signifie lorsqu'une affaire est portée contre le calife, ses assistants ou son juge suprême (dans le cas où le calife aurait reçu le pouvoir obligatoire de nommer et de révoquer le juge des Mazalim). Cela est dû au fait que le maintien du pouvoir obligatoire de révoquer le juge des Mazalim entre les mains du calife dans ce cas influencerait le verdict du juge ; et par conséquent, cela limiterait la capacité du juge à révoquer le calife ou ses assistants si cela était jugé nécessaire. Ce pouvoir obligatoire de révoquer le juge dans ce cas est un moyen menant à l'illicite (Haram), c'est-à-dire que le maintenir entre les mains du calife dans ce cas est illicite (Haram).
This case means when a case is raised against the Khalifah or his assistants or his supreme judge (in case the Khalifah was given the mandatory power of appointing and removing the Mazalim judge). This is because keeping the mandatory power of removing the Mazalim judge in the hands of the Khalifah in this case would influence the verdict by the judge; and accordingly it would limit the capability of the judge to remove the Khalifah or his assistants if deemed necessary. This mandatory power of removing the judge in this case is a means for haram, i.e. keeping it in the hand of the Khalifah in this case is haram. .
Quant aux cas restants, la règle demeure telle quelle, c'est-à-dire que le pouvoir de destituer le juge des Mazalim est laissé au calife, tout comme son appointment.
As for the remaining cases, the rule remains as it is, i.e. the power of removing the Mazalim judge is left to the Khalifah just like his appointment.