10. Les divergences au sein de la communauté (Ummah)
10. Differences Among The Ummah
Dans les chapitres précédents, l'auteur s'est efforcé de retracer et d'expliquer le développement historique des Madh-habs, les écoles de pensée juridique islamique, et de montrer leurs contributions globales à l'enrichissement progressif et au caractère unificateur de la jurisprudence islamique (Fiqh) au sein du monde musulman. Il a été amplement démontré que la pensée libérale qui caractérisait les premiers imams et leurs Madh-habs, depuis l'époque du Prophète ﷺ à travers les âges, a été progressivement remplacée par une certaine rigidité et un certain dogmatisme. Depuis la fin du treizième siècle, non seulement les Madh-habs sont devenus des foyers de sectarisme, mais la jurisprudence islamique (Fiqh) a perdu sa vitalité originelle qui était consacrée dans le principe de l'effort d'interprétation (Ijtihad), et n'a donc pas pu suivre le rythme de l'évolution des circonstances. En conséquence du sectarisme des Madh-habs et de l'inflexibilité de la jurisprudence islamique (Fiqh), la pureté, l'unité et le dynamisme traditionnels de l'Islam ont été menacés dans tout le monde musulman.
In the preceding chapters the writer has endeavored to trace and account for the historical development of Madh-habs, schools of Islamic legal thought, and to show their overall contributions to the progressive enrichment and unifying character of Fiqh within the Muslim world. It has been amply demonstrated that the liberal thinking which characterized the early Imaams and their Madh-habs, from the time of the Prophet (s.w.) down through the ages, has been staidly replaced by a certain rigidity and dogmatism. Since the late thirteenth century, not only have the madh-habs become spawning grounds of sectarianism, but Fiqh has lost its original vitality which was enshrined in the principle of Ijtihaad and thus it has not been able to keep pace with changing circumstances. As a result of Madhhab sectarianism and Fiqh inflexibility, the traditional purity, unity and dynamism of Islaam have been threatened throughout the Muslim world.
Dans ce dernier chapitre, l'auteur examinera le phénomène des différences et de la divergence d'opinions (Ikhtilaaf) à la lumière des positions des premiers savants et de leurs étudiants. Il s'efforcera également de renforcer le fait que, bien que les divergences d'opinions soient inévitables, le désaccord irrationnel et le sectarisme n'ont pas de place dans la religion de l'Islam qu'Allah, dans Sa sagesse, a révélée à Son Prophète ﷺ.
In this final chapter the writer will examine the phenomenon of differences and disagreement (Ikhtilaaf) in the light of the positions of early scholars and their students. He will also endeavor to reinforce the fact that while differences of opinion are inevitable, unreasoning disagreement and sectarianism have no place in the religion of Islaam which Allaah in His wisdom revealed to His Prophet (s.w.).
En traitant le développement historique (et l'évolution) des Madh-habs et la croissance concomitante de la jurisprudence islamique (Fiqh) en une science islamique à part entière, nous avons vu que les grands imams et fondateurs des Madh-habs ont généralement adopté la position suivante :
In treating the historical development (and evolution) of the Madh-habs and the concurrent growth of Fiqh into a full-fledged Islamic science, we have seen that the great Imaams and founders of the Madh-habs generally adopted the stand that:
(a) Les Madh-habs, individuellement ou dans leur totalité, n'étaient pas infaillibles et (b) le suivi de n'importe quel Madh-hab n'était pas obligatoire pour les musulmans.
(a) Madh-habs singly or in their totality were not infallible and (b) The following of any one Madh-hab was not obligatory for Muslims.
Pourtant, l'influence omniprésente de l'imitation (Taqlid) a entraîné, entre autres choses, un revirement complet, à tel point que depuis des siècles, la position adoptée par la généralité des musulmans est que les quatre Madh-habs sont divinement ordonnés et sont donc infaillibles ; les décisions juridiques de chacun de ces Madh-habs sont toutes saines et correctes ; chacun doit suivre l'un des quatre Madh-habs ; un musulman ne doit pas changer son Madh-hab ; et il est mal de choisir des décisions d'un Madh-hab à l'autre. Comme corollaire à ces croyances, il a été affirmé que quiconque ose nier ouvertement l'infaillibilité des quatre Madh-habs ou l'obligation de suivre l'un de ces Madh-habs est considéré comme un innovateur maudit et un apostat.
Yet the pervasive influence of Taqleed has resulted, among other things, in a complete turnabout, so much so, that for centuries now the position taken by the generality of Muslims is that the four Madh-habs are divinely ordained the therefore infallible; the legal rulings of each of those Madh-habs are all sound and correct; everyone must follow one of the four Madh-habs; a Muslim should not change his or her Madh-hab; and it is wrong to pick and choose rulings across Madh-habs. As a corollary to these beliefs, it has been state that anyone who dares openly to deny the infallibility of all four Madh-habs or the obligation to follow one to these Madh-habs is considered an accursed innovator and apostate.
Au XXe siècle, l'épithète la plus couramment utilisée pour décrire un tel apostat a été le terme Wahhabi (prononcé Wahhaabee). Un autre terme tout aussi injurieux, utilisé principalement en Inde et au Pakistan, est Ahl-i-Hadeeth. Par ailleurs, ces deux termes sont en réalité des appellations impropres, comme le révéleront les commentaires explicatifs suivants.
In the 20th century the most commonly used epithet for describing such an apostate has been the label Wahhabi (pronounced Wahhaabee). Another similarly abusive term, which is used mostly in India and Pakistan, is Ahl-i-Hadeeth, Incidentally, both of these terms are in reality misnomers, as the following explanatory comments will reveal.
Au cours des années 1924-25, les partisans de Muhammad ibn ‘Abdul-Wahhab (1703-1787) ont zélés détruit toutes les structures érigées sur les tombes des compagnons (Sahabah) et d'autres personnes vénérées dans les cimetières des villes saintes de Makkah et Madeenah. Les soi-disant Wahhabis s'opposaient également au Tawassul (la recherche d'intercession auprès des morts), qui était devenu une pratique répandue parmi les masses de musulmans ainsi que parmi de nombreux savants. Puisque le Tawassul et l'attachement aux monuments et aux sanctuaires étaient ancrés depuis longtemps dans le monde musulman, l'acte destructeur des Wahhabis en 1924-25
In the years 1924-25 the followers of Muhammad ibn ‘Abdul-Wahhab (1703-1787) zealously all structures built over graves of the Sahaabah and other revered persons in the cemeteries of the holy cities of Makkah and Madeenah. The so called Wahhabis were also opposed to Tawassul (seeking intercession from the dead), which had become a widespread practice among the masses of Muslims as well as among many scholars. Since Tawassul and the attachment to monuments and shrines had long been ingrained in the Muslim world, the destructive act of the Wahhabis in 1924-25
semblait être innovateur et extrémiste ; d'où l'application de l'épithète wahhabite aux « innovateurs maudits » et aux « apostats ». Il convient toutefois de noter qu'ibn ‘Abdul-Wahhaab, le fondateur du mouvement wahhabite, suivait la jurisprudence islamique (Fiqh) du madh-hab hanbalite et que ses fidèles d'aujourd'hui continuent de le faire.
appeared to be innovative and extremist; hence the application of the epithet Wahhabi to “accursed innovators” and “apostate”. It should be noted, however, that ibn ‘Abdul-Wahhaab, founder of the Wahhabi movement, followed the Fiqh of the Hambalee Madh-hab and that his present-day followers continue to do so.
De plus, en s'opposant au Tawassul et en détruisant les monuments et les sanctuaires des morts, les descendants et les partisans d'Ibn ‘Abdul-Wahhaab du vingtième siècle attaquaient des pratiques anti-islamiques. Le Prophète ﷺ avait ordonné la démolition de toutes les idoles et statues, et le nivellement de toutes les tombes avec la terre environnante, selon un hadith authentique rapporté par ‘Alee ib Abee Taalib et collecté par le grand savant du hadith Muslim ibn Hajjaj.222 À partir de ce qui précède, il doit maintenant être clair que le mot Wahhabi appliqué pour signifier « innovateur maudit » et « apostat » est en fait une étiquette erronée.
Furthermore, in opposing Tawassul and destroying monuments and shrines to the dead, the twentieth-century descendants and followers of Ibn ‘Abdul-Wahhaab were attacking anti-Islamic practices. The prophet (s.w.) had ordered the demolition of all idols and statues, and the leveling of all tombs with the surrounding earth, according to and authentic Hadeeth reported by ‘Alee ib Abee Taalib and collected by the great Hadeeth scholar Muslim ibn Hajjaj.222 From the above it should now be clear that the word Wahhabi applied to mean “accursed innovator” and “apostate” is in fact a mislabel.
De même, le terme Ahl-i-Hadeeth (Ar. Ahl al-Hadeeth) était un titre de respect et d'éloge donné par le passé aux savants qui, à l'instar de l'imam Maalik, consacraient beaucoup de temps et d'efforts à l'étude spécialisée du hadith. Vers la fin du XIXe siècle, ce titre a été adopté par un mouvement de réforme en Inde et au Pakistan qui appelait à un retour au Qur’aan et au hadith comme base de la jurisprudence islamique (Fiqh) et qui s'opposait à l'adhésion dogmatique aux Madh-habs. Cependant, le fanatisme et le sectarisme actuels envers les Madh-habs ont déformé le sens du terme Ahl-i-Hadeeth pour l'appliquer à celui qui s'oppose de manière fanatique au suivi de l'un quelconque des Madh-habs.
Similarly, the term Ahl-i-Hadeeth (Ar. Ahl al-Hadeeth) was a title of respect and praise given to scholars in the past who like Imaam Maalik, devoted much time and effort to the specialized study of Hadeeth. Towards the end of the nineteenth century this title was adopted by a reform movement in India and Pakistan which called for a return to the Qur’aan and the Hadeeth as the basis of Fiqh and which opposed the dogmatic adherence to Madh-habs. However, present day Madh-hab fanaticism and sectarianism have distorted the meaning of the term Ahl-i-Hadeeth to apply to one who fanatically opposes the following of any of the Madh-habs.
L'ironie est que, à la lumière de notre compréhension de l'évolution historique des écoles juridiques (Madhhabs) et du développement concomitant de la jurisprudence islamique (Fiqh), les véritables déviants des enseignements de l'Islam ne sont pas les soi-disant Wahhabis et Ahl-i-Hadeeth, mais ces personnes qui insisteraient rigidement pour que chaque musulman suive l'une ou l'autre des quatre écoles juridiques (Madhhabs) et pour qu'ils croient aveuglément en l'infaillibilité des quatre écoles juridiques (Madhhabs), malgré certaines contradictions flagrantes dans leurs avis juridiques sur des points de la loi islamique. Pourtant, il faut reconnaître que ceux qui préconisent l'imitation aveugle (Taqlid) sont souvent très sincères dans leur croyance en l'infaillibilité des quatre écoles juridiques (Madhhabs). De plus, de nombreux savants figurent dans leurs rangs. 223
The irony is that, in light of our insight into the historical evolution of the Madh-habs and concurrent development of Fiqh, the true deviants from the teachings of Islaam are not the so-called Wahhabi and Ahl-i-Hadeeth, but those people who would rigidly insist on every Muslim following one or another of the four Madhhabs and on their believing blindly in the infallibility of all four Madh-habs, despite certain glaring contradictions in their rulings on points of Islamic law. Yet it must be acknowledged that those who advocate blind following (Taqleed), are often very sincere in their belief in the infallibility of all four Madh-habs. Futhermore many scholars are included in their ranks. 223
Comment dès lors ceux qui insistent sur l'imitation (Taqlid) concilient-ils les différences et les contradictions connues d'un Madh-hab à un autre avec leur croyance en l'infaillibilité des quatre Madh-habs ? Certains d'entre eux prétendent que les Madh-habs ont été ordonnés divinement et que le Prophète ﷺ lui-même a prophétisé leur venue. Le plus souvent, cependant, ils fondent leur argument, principalement sur les preuves des Hadiths suivants :
How then do those who insist on Taqleed reconcile the known differnces and contradictions from Madh-hab to Madh-hab with their belief in the infallibility of all four Madh-habs? Some of them claim that the Madh-habs were divinely ordained and the Prophet (s.w.) himself prophesied their coming. Most often, however, they rest their case, mainly on the evidence of the following Hadeeths:
(a) « La divergence au sein de ma communauté est une miséricorde. » (b) « Les divergences parmi mes compagnons (Sahabah) sont une miséricorde pour vous. »224
(a) “Disagreement among my nation is mercy.” (b) “Differences among my Sahaabah are a mercy for you.”224
(c) « Mes compagnons (Sahabah) sont comme des étoiles. Vous serez guidés par celui que vous suivrez parmi eux. »225
(c) “My Sahaabah are like stars. You will be guided by whichever of them you follow.”225
(d) « Certes, mes compagnons (Sahabah) sont comme des étoiles. Vous serez guidés par toute parole d'entre eux que vous adopterez. »226
(d) “Verily my Sahaabah are like stars. You will be guided by any statement of theirs you adopt.”226
(e) « J'ai interrogé mon Seigneur au sujet des choses sur lesquelles mes compagnons divergeront après ma mort, et Allah m'a révélé : "Ô Muhammad, en vérité, pour Moi, tes compagnons sont comme les étoiles dans le ciel, certaines étant plus brillantes que d'autres. Ainsi, celui qui suit ce sur quoi ils (les Sahabah) ont divergé, en ce qui me concerne, il suivra la guidée". »227
(e) “I asked my Lord about the things in which my companions will differ after my death and Allaah revealed to me: ‘Oh Muhammad, verily to Me, your companions are like stars in the sky, some brighter than others. Sohe who follwos anything over which they (the Sahaabah) have differed, as far as I am concerned, he will be following guidance’.”227
Cependant, avant que ces Hadeeths ne puissent être acceptés comme preuves de sectarisme, il doit être clairement démontré qu'ils sont authentiques. Un examen de ces Hadeeths a effectivement été réalisé par d'éminents savants et leurs conclusions sont consignées ci-après.
However, before these Hadeeths can be accepted as evidence for sectarianism, they must be clearly shown to be authentic. An examination of these Hadeeths has indeed been made by eminent scholars and their conclusions are recorded hereafter.
Quant aux hadiths dans lesquels le Prophète ﷺ est censé avoir prédit la venue des imams et de leurs écoles juridiques (Madhhabs), les versions authentiques sont généralement formulées sans mention spécifique ni des noms des imams, ni de leurs écoles juridiques (Madhhabs), tandis que les hadiths qui sont formulés de manière spécifique sont tous fabriqués.228
As for the Hadeeths in which the Prophet (s.w.) was supposed to have foretold the coming of the Imaams and their Madhhabs, the authentic ones are all generally worded with no specific mention of either the names of the Imaams or their Madh-habs, while those Hadeeths that are specifically worded are all fabricated.228
En ce qui concerne le « hadith » (a) ci-dessus, il ne possède aucune chaîne de narration le reliant à qui que ce soit, et encore moins au Prophète ﷺ ; de plus, il ne se trouve dans aucun des livres de hadith.229 Il est donc incorrect de même le désigner comme un hadith, car il est fabriqué. En ce qui concerne les « hadiths » (b) à (e) ci-dessus, bien qu'ils puissent être trouvés dans des livres de hadith ou traitant du hadith, ils se sont tous révélés non authentiques. Le premier est classé par les savants du hadith comme Waahin (extrêmement faible)230, le deuxième et le troisième comme Mawdoo’ (fabriqué).231
With regard to “Hadeeth” (a) above, it has no chain of narration connecting it to anyone, much less to the Prophet (s.w.); nor is it to be found in any of the books of Hadeeth.229 It is therefore incorrect ot even refer to is as a Hadeeth, as it is fabricated. With regard to “Hadeeths” (b) to (e) above, although they can be found in books of Hadeeth or about Hadeeth, they have all proven to be unauthentic. The first is classified by Hadeeth scholars as Waahin (extremely weak)230, the second and third as Mawdoo’ (fabricated)231
et le quatrième comme étant Baatil (faux).232 Ainsi, la preuve par le hadith concernant la glorification et la perpétuation des divergences entre les Madh-habs est totalement inacceptable du point de vue de l'authenticité.
and the fourth as Baatil (false).232 Thus, the Hadeeth evidence for the glorification and perpetuation of differences among Madh-habs, is totally unacceptable from the point of view of authenticity.
Non seulement ces prétendus Hadeeths ne sont pas authentiques, mais leurs sens mêmes sont en conflit évident avec le Qur’aan lui-même. À travers les cent quatorze chapitres du Qur’aan, Allaah a clairement maudit et interdit la divergence religieuse et a ordonné l'unité et l'accord. La divergence a été explicitement interdite dans des versets tels que :
Not only are these so-called Hadeeths unauthentic, but their very meanings are in obvious conflict with the Qur’aan itself. Throughout the Qur’aan’s one hundred and fourteen chapters, Allaah has clearly cursed and forbidden religious desagreement and has ordered unity and agreement. Disagreement has been explicity forbidden in verses such as:
« Ne vous disputez pas entre vous, sinon vous sombrerez dans le découragement et perdrez votre force. »233
“Do not dispute among yourselves and cause your own failure and loss of power”233
et « Ne soyez pas comme ceux parmi les idolâtres qui ont divisé leur religion en sectes, chaque groupe se satisfaisant de ce qu'il possédait ».234
and “Do not be like those among the idolaters who split up their religion into sects, each group happy with what they had”.234
De manière implicite, également, Allah l'a interdit, par exemple : « Si ton Seigneur l'avait voulu, Il aurait fait des hommes une seule communauté ; mais ils ne cesseront de diverger, excepté ceux sur qui ton Seigneur a fait porter Sa miséricorde. »235
Implicitly, too, Allaah has forbidden it, for example, “If your Lord had so willed, He could have made mankind one people; but they will not cease to dispute, except those on whom your Lord has bestowed His mercy.”235
Si la miséricorde d'Allaah met fin à la dispute entre les hommes comme cela est suggéré ci-dessus, comment le désaccord et la dispute pourraient-ils alors être une miséricorde ? En termes sans équivoque, dans le verset suivant et d'autres semblables, Allaah a ordonné l'unité et l'accord :
If Allaah’s mercy puts an end to dispute among men as is implied in the above, how then could disagreement and dispute be a mercy? In the unmistakable terms of the following verse and others like it, Allaah has ordered unity and agreement:
« Attachez-vous tous ensemble au câble d'Allaah et ne vous divisez pas. Et rappelez-vous le bienfait d'Allaah sur vous quand vous étiez ennemis, puis Il a mis l'amour dans vos cœurs et, par Sa grâce, vous êtes devenus frères. »236
“Hold fast to the rope of Allaah together and do not split up. And remember Allaah’s mercy on you when you were enemies, then He put love in your hearts and with His blessing you all became brothers.”236
222 Sahih Muslim (Trad. anglaise), vol. 2, p. 459, n° 2115. Voir aussi Sunan Abu Dawud (Trad. anglaise), vol. 2, pp. 914-5, n° 3212. Le hadith suivant est rapporté par Abu al-Hayyaj al-Asadee qui a rapporté qu'‘Alee ibn Abee Taalib lui a dit : « Dois-je t'envoyer comme le Messager d'Allah ﷺ m'a envoyé ? Pour effacer toute statue ou image dans les maisons et niveler toutes les tombes surélevées. » 223 Sous le titre L'imitation (Taqlid) restreinte aux quatre Matha-hib, l'auteur de Taqleed and Ijtihad écrit : « Il a été réalisé à partir de l'exposition de la Wujub de l'imitation (Taqlid) que l'adoption de différents verdicts mène à l'anarchie. Il est donc impératif de pratiquer l'imitation (Taqlid) d'un Madh-hab qui a été ainsi formulé et organisé en ce qui concerne les principes (Usul) et les détails (Furu). »
222 Sahih Muslim (English-Trans.), vol.2, p. 459, no. 2115. See also Sunan Abu Dawud (English Trans.), vol.2, pp. 914-5, no. 3212. The next of the Hadeeth is narrated by Abu al-Hayyaj al-Asadee who reported that ‘Alee ibn Abee Taalib said to him “Shall I send you as the Messenger of Allaah sent me? To deface evry statue of picture in houses and level all elevated graves.” 223 Under the heading Taqleed Restricted to the Four Matha-hib, the author of Taqleed and Ijtihad writes: “It was realized from the exposition of the Wujub of Taqleed that adoption of different verdicts leads to anarchy. It is therefore, imperative to make Taqleed of Madh-hab which has been so formulated and arranged in regard to principles (Usul) and details (Furu)
« ...que toutes les réponses aux questions pourraient être obtenues... éliminant ainsi le besoin de se référer à une source externe. Cette qualité globale, par un acte d'Allaah Ta’ala, n'existe que dans les quatre Matha-hib. Il est donc impératif d'adopter l'un des quatre Matha-habs. » Maulana Muhammad Maseehullah Khan Sherwani’s Taqleed and Ijtihad (Port Elizabeth, South Africa: The Majlis, 1980), publié par Majlisul Ulama of South Africa. p.13.
that answers to all questions could be obtained....thereby obviating the need to refer to an to external source. This all-embracing quality, by an act of Allaah Ta’ala, is found existing in only the four Matha-hib. It is therefore, imerative to adopt one of four Matha-habs.” Maulana Muhammad Maseehullah Khan Sherwani’s Taqleed and Ijtihad (Port Elizabeth, South Africa: The Majlis, 1980), published by Majlisul Ulama of South Africa.p.13.
224 Prétendument rapporté par Jaabir et collecté par al-Bayhaqee. 225 Prétendument rapporté par Ibn ‘Umar et collecté par Ibn Battah dans al-Ibaanah, Ibn ‘Asaakir, et NidHaam al-Mulk dans al-Amaalee, cité dans Silsilah al-Ahaadeeth ad-Da’eefah wa al-Mawdoo’ah, (Beyrouth : al-Maktab al-Islaamee, 3e éd., 1972), vol. 1, p. 82. 226 Prétendument rapporté par Ibn ‘Abbaas et collecté par al-Khateeb al-Baghdaadee dans al-Kifaaayah fee ‘Ilm ar-Rawaayah, (Le Caire : Daar al-Kutub al-Hadeethah, 2e éd., 1972).