Le Madh-hab Maalikee
The Maalikee Madh-hab
Le Fondateur : imam Maalik (717-801 CE)
The Founder: Imaam Maalik (717-801 CE)
Le fondateur de ce Madh-hab, Maalik ibn Anas ibn ‘Aamir, est né à Madeenah en l'an 717 de l'ère commune. Son grand-père, ‘Aamir, figurait parmi les grands compagnons (Sahabah) de Madeenah. Maalik a étudié le hadith auprès d'az-Zuhree, qui était le plus grand savant du hadith de son époque, ainsi qu'auprès du grand rapporteur de hadith, Naari’, l'ancien esclave du compagnon (Sahabah) ‘Abdullah ibn ‘Umar.
The founding scholar of this Madh-hab, Maalik ibn Anas ibn ‘Aamir, was born in Madeenah in the year 717 CE. His grandfather, ‘Aamir, was among the major Sahaabah of Madeenah. Maalik studied Hadeeth under az-Zuhree who was the greatest Hadeeth scholar of his time as well as under the great Hadeeth narrator, Naari’, the freed slave of the Sahaabee ‘Abdullah ibn ‘Umar.
Les seuls voyages de Maalik en dehors de Madeenah étaient pour le pèlerinage (Hajj), et ainsi il se limita largement aux connaissances disponibles à Madeenah. Il fut sévèrement battu en l'an 764 de l'ère commune sur ordre de l'émir de Madeenah, parce qu'il avait rendu un avis juridique stipulant que le divorce forcé était invalide. Cet avis s'opposait à la pratique des dirigeants ‘Abbaasides qui ajoutaient, dans le serment d'allégeance prêté par les masses, la clause selon laquelle quiconque rompait le serment était automatiquement divorcé. Maalik fut ligoté et battu jusqu'à ce que ses bras soient gravement endommagés au point qu'il devint incapable de les croiser sur sa poitrine lors de la prière (Salah) et ainsi, selon certains rapports, il commença la pratique de prier avec les mains le long du corps.
Maalik’s only journeys outside of Madeenah were for Hajj, and thus he largely limited himself to the knowledge available in Madeenah. He was severely beaten in the year 764 CE by the order of the Ameer of Madeenah, because he made a legal ruling that forced divorce was invalid. This ruling opposed the ‘Abbaasid rulers’ practice of adding in the oath of allegiance given to them by the masses the clause that whoever broke the oath was automatically divorced. Maalik was tied and beaten until his arms became severely damaged to such a degree that he became unable to clasp them on his chest in Salaah and thus he began the practice of praying with his hands at his sides according to some reports.
L'imam Maalik a continué d'enseigner le hadith à Madeenah pendant une période de quarante ans et il a réussi à compiler un livre contenant les hadiths du Prophète ﷺ et les athars des compagnons (Sahabah) et de leurs successeurs, qu'il a nommé al-Muwatta’ (le Chemin Battu). Il commença sa compilation de hadiths à la demande du calife abbasside, Abu Ja’far al-Mansoor (754-775 CE), qui souhaitait un code de loi complet basé sur la sunna du Prophète ﷺ qui puisse être appliqué uniformément dans tout son royaume. Mais, à son achèvement, Maalik refusa qu'il soit imposé au peuple, soulignant que les compagnons (Sahabah) s'étaient dispersés à travers l'empire islamique et avaient emporté avec eux d'autres parties de la sunna qui devaient également être prises en compte dans toutes les lois imposées à travers l'État. Le calife Haaroon ar-Rasheed (768-809 CE) fit également la même demande à l'imam, mais il fut également décliné. L'imam Maalik mourut dans la ville de sa naissance en l'an 801 CE à l'âge vénérable de 83 ans.133
Imaam Maalik continued to teach Hadeeth in Madeenah over a period of forty years and he managed to compile a book containing Hadeeths of the Prophet (s.w.) and Athars of the Sahaabah and their successors which he named al-Muwatta’ (the Beaten Path). He began his compilation of Hadeeths at the request of the ‘Abbaasid caliph, Abu Ja’far al-Mansoor, (754-775 CE) who wanted a comprehensive code of law based on the Prophet’s (s.w.) Sunnah which could be applied uniformly throughout his realm. But, on its completion, Maalik refused to have it forced on the people pointing out that the Sahaabah had scattered throughout the Islamic empire and had taken with them other parts of the Sunnah which also had to be considered in any laws imposed throughout the state. Caliph Haaroon arRasheed (768-809 CE) also made the same request of the Imaam, but he was also turned down. Imaam Maalik died in the city of his birth in the year 801 CE at the venerable age of 83.133
Formation du Madh-hab Maaliki
Formation Of The Maalikee Madh-hab
La méthode d'enseignement de l'imam Maalik était basée sur la narration de hadiths et la discussion de leurs significations dans le contexte des problèmes de l'époque. Il narrait soit à ses étudiants des hadiths et des athars (paroles des compagnons (Sahabah)) sur divers sujets de la loi islamique, puis en discutait les implications, soit il s'enquérait des problèmes survenus dans les régions d'où venaient ses étudiants, puis narrait les hadiths ou les athars appropriés qui pouvaient être utilisés pour les résoudre.
Imaam Maalik’s method of teaching was based on the narration of Hadeeths and the discussion of their meanings in the context of problems of that day. He would either narrate to his students Hadeeths and Athars (statements of the Sahaabah) on various topics of Islamic law then discuss their implications, or he would inquire about problems which had arisen in the areas from whence his students came, then narrate appropriate Hadeeths or Athars which could be used to solve them.
Après que Maalik eut achevé al-Muwatta’, il avait l'habitude de le transmettre à ses étudiants comme la somme totale de son Madh-hab, mais il y ajoutait ou en retranchait légèrement dès que de nouvelles informations lui parvenaient. Il évitait strictement la spéculation et la jurisprudence islamique (Fiqh) hypothétique, et c'est ainsi que son école et ses partisans furent désignés comme les gens du hadith (Ahl al-Hadeeth).
After Maalik completed al-Muwatta’, he used to narrate it to his students as the sum total of his Madh-hab, but would add or subtract from it slightly, whenever new information reached him. He used to strictly avoid speculation and hypothetical Fiqh and thus his school and its followers were reffered to as the people of Hadeeth (Ahl al-Hadeeth).
Les sources de la loi utilisées par le Madh-hab Maalikee
Sources Of Law Used By The Maalikee Madh-hab
L'imam Maalik a déduit la loi islamique à partir des sources suivantes, qui sont énumérées par ordre d'importance.
Imaam Maalik deduced Islamic law from the following sources which are listed in the order of their importance.
1. Le Qur’aan
1. The Qur’aan
Comme tous les autres Imams, Maalik considérait le Qur’aan comme la source primaire de la loi islamique et l'utilisait sans poser de préconditions à ses applications.
Like all the other Iaams, Maalik considered the Qur’aan to be the primary source of Islamic law and utlized it without laying any pre-conditions for its applications.
2. La sunna
2. The Sunnah
La sunna a été utilisée par l'imam Maalik comme la deuxième source la plus importante de la loi islamique, mais, tout comme Abu Haneefah, il a imposé certaines restrictions à son utilisation. Si un hadith était contredit par la pratique coutumière des gens de Madeenah, il le rejetait. Il n'insistait toutefois pas pour qu'un hadith soit Mash-hoor (bien connu).
The Sunnah was used by Imaam Maalik as the second most important source of Islamic law, but, like Abu Haneefah, he put some restrictions on its use. If a Hadeeth were contradicted by the customary practice of the Madeenites, he rejected it. He did not, however, insist that a Hadeeth be Mash-hoor (well-known)
avant qu'il ne puisse être appliqué comme Abu Haneefah l'a fait. Au lieu de cela, il utilisait n'importe quel hadith qui lui était rapporté, tant qu'aucun des rapporteurs n'était un menteur connu ou un mémorisateur extrêmement faible.
before it could be applied as Abu Haneefah did. Instead he used any Hadeeth that was narrated to him as long as none of the narrators were known liars or extremely weak memorizers.
3. ‘Amal (pratiques) des Médinois
3. ‘Amal (practices) Of The Madeenites
L'imam Maalik a raisonné que, puisque de nombreux Médinois étaient des descendants directs des compagnons (Sahabah) et que Médine était l'endroit où le Prophète ﷺ avait passé les dix dernières années de sa vie, les pratiques communes à tous les Médinois devaient avoir été autorisées, sinon encouragées par le Prophète ﷺ lui-même. Ainsi, l'imam Maalik considérait les pratiques communes des Médinois comme une forme de sunna hautement authentique, transmise par les actes plutôt que par les paroles.134
Imaam Maalik reasoned that since many of the Madeenites were direct descendants of the Sahaabah and Madeenah was where the Prophet (s.w.) spent the last ten years of his life, practices common to all Madeenites must have been allowed, if not encouraged by the Prophet (s.w.) himself. Thus, Imaam Maalik regarded common Madeenite practices as a form of highly authentic Sunnah narrated in deeds rather than words.134
4. Le consensus (Ijma’) des compagnons (Sahabah)
4. Ijmaa’ Of The Sahaabah
Maalik, tout comme Abu Haneefah, considérait le consensus (Ijma’) des compagnons (Sahabah), ainsi que celui des savants ultérieurs, comme la troisième source la plus importante de la loi islamique.
Maalik like Abu Haneefah considered the Ijmaa’ of the Sahaabah, as well as that of later scholars, as the third most important source of Islamic law.
5. L'opinion individuelle des compagnons (Sahabah)
5. Individual Opinion Of The Sahaabah
L'imam Maalik a accordé une importance pleine et entière aux opinions des compagnons (Sahabah), qu'elles fussent divergentes ou en accord, et les a incluses dans son livre de hadith, al-Muwatta’. Cependant, le consensus des compagnons (Sahabah) était privilégié par rapport aux opinions individuelles des compagnons (Sahabah). Lorsqu'il n'y avait pas de consensus, leurs opinions individuelles étaient privilégiées par rapport à sa propre opinion.
Imaam Maalik gave full weight to the opinions of the Sahaabha, whether they were conflicting or in agreement, and included them in his book of Hadeeth, al-Muwatta’. However, the consensus of the Sahaabah was given precedence over individual opinions of the Sahaabah. Where there was no consensus, their individual opinions were given precedence over his own opinion.
6. Raisonnement par analogie (Qiyas)
6. Qiyaas
Maalik avait l'habitude d'appliquer son propre raisonnement déductif aux questions non couvertes par les sources mentionnées précédemment. Cependant, il était très prudent à cet égard en raison de la subjectivité de telles formes de raisonnement.
Maalik used to apply his own deductive reasoning on matters not covered by the previously mentioned sources. However, he was very cautious about doing so because of the subectivity of such forms of reasoning.
7. Les coutumes des Médinois
7. Customs Of The Madeenites
L'imam Maalik a également accordé de l'importance à certaines pratiques isolées trouvées parmi quelques personnes de Madeenah tant qu'elles n'étaient pas en contradiction avec des hadiths connus. Il raisonnait que de telles coutumes, bien qu'apparaissant seulement dans des cas isolés, devaient également avoir été transmises par les générations précédentes et sanctionnées par les compagnons (Sahabah) ou même par le Prophète ﷺ lui-même.
Imaam Maalik also gave some weight to isolated practices found among a few people of Madeenah so long as they were not in contradiction to known Hadeeths. He reasoned that such customs, though occurring only in isolated instances, must also have been handed down from earlier generations and sanctioned by the Sahaabah or even the prophet (s.w.) himself.
8. Istislaah (L'intérêt général)
8. Istislaah (Welfare)
Le principe d'Istihsaan développé par Abu Haneefah a également été appliqué par Maalik et ses étudiants, à ceci près qu'ils l'appelaient Istislaah, ce qui signifie rechercher ce qui est le plus approprié. Il traite des choses qui relèvent du bien-être humain mais qui n'ont pas été spécifiquement considérées par la charia. Un exemple d'Istislaah se trouve dans la sentence du Calife ‘Alee stipulant qu'un groupe entier de personnes ayant participé à un meurtre était coupable, même si un seul membre du groupe avait réellement commis l'acte de meurtre. Un autre exemple est le droit d'un dirigeant musulman de collecter des impôts auprès des riches, en dehors de l'aumône obligatoire (Zakah), si l'intérêt de l'État l'exige, alors que dans la charia, seule l'aumône obligatoire (Zakah) a été spécifiée. L'imam Maalik a également appliqué le principe d'Istislaah pour déduire des lois plus en adéquation avec les besoins découlant des situations actuelles que celles déduites par le raisonnement par analogie (Qiyas).
The principle of Istihsaan developed by Abu Haneefah was also applied by Maalik and his students except that they called it by the name Istislaah which means seeking that which is more suitable. It deals with things which are for human welfare but have not been specifically considered by the Sharee’ah. An exaple of Istislaah is found in Caliph ‘Alee’s ruling that a whole group of people who took part in a murder were guilty even though only one of the group had actually committed the act of murder. Another example is the right of a Muslim leader to collect taxes from the rich other than Zakaah if the interest of the state demands it, whereas in Sharee’ah only Zakaah has been specified. Imaam Maalik also applied the principle of Istislaah to deduce laws more in keeping with needs which arose from current situations than those deduced by Qiyaas.
9. ‘Urf (La coutume)
9. ‘Urf (Custom)
Tout comme Abu Haneefah, Maalik considérait les diverses coutumes et habitudes sociales des peuples à travers le monde musulman comme des sources possibles de lois secondaires, tant qu'elles ne contredisaient ni la lettre ni l'esprit de la charia.135
Like Abu Haneefah, Maalik considered the various customs and social havits of people throughout the Muslim world as possible sources of secondary laws as long as they did not contradict either the letter or the spirit of the Sharee’ah.135
Selon la coutume en Syrie, par exemple, le mot Daabbah signifie un cheval, alors que son sens général en arabe est un animal à quatre pattes. Par conséquent, un contrat conclu en Syrie exigeant un paiement sous la forme d'une Daabbah signifierait juridiquement un cheval, tandis qu'ailleurs dans le monde arabe, il devrait être défini plus clairement comme étant un cheval.
According to custom in Syria, for example, the word Daabbah means a horse, whereas its general meaning in Arabic is four legged animal. Hence, a contract made in Syria requiring payment in the form of a Daabbah would legally mean a horse whereas elsewhere in the Arab world it would have to be more clearly defined as a horse.
Les principaux étudiants du madh-hab malikite
Main Students Of The Maalikee Madh-hab
Les plus notables des étudiants de Maalik qui n'ont pas formé leur propre Madh-hab par la suite étaient al-Qaasim et Ibn Wahb.
The most notable of Maalik’s students who did not later form their own Madh-habs were al-Qaasim and Ibn Wahb.
Abu ‘Abdur-Rahmaan Ibn Al-Qaasim (745-813 CE)
Abu ‘Abdur-Rahmaan Ibn Al-Qaasim (745-813 CE)
Al-Qaasim est né en Égypte mais a voyagé à Madeenah où il a étudié auprès de son professeur et mentor pendant une période de plus de vingt ans. Il a écrit un livre exhaustif sur la jurisprudence islamique (Fiqh) du Madh-hab, éclipsant même l'al-Muwatta’ de Maalik lui-même, et l'a intitulé al-Mudawwanah.
Al-Qaasim was born in Egypt but travelled to Madeenah where he studied under his teacher and mentor for a period of more than twenty years. He wrote an extensive book on the Fiqh of the Madh-hab, eclipsing even al-Muwatta’ of Maalik himself and called it al-Mudawwanah.
Abu ‘Abdillaah Ibn Wahb (742-819 CE)
Abu ‘Abdillaah Ibn Wahb (742-819 CE)
Ibn Wahb a également voyagé de l'Égypte à Madeenah afin d'étudier auprès de l'imam Maalik. Il s'est distingué dans la déduction des lois à un point tel que Maalik lui a décerné le titre d'al-Muftee, ce qui signifie l'exégète officiel de la loi islamique.
Ibn Wahb also travelled from Egypt to Madeenah in order to study under Imaam Maalik. He distinguished himself in th deduction of laws to such a degree that Maalik gave him the title of al-Muftee, which means the official expounderof Islamic law.
Ibn Wahb s'est vu proposer une nomination en tant que juge en Égypte, mais il l'a refusée afin de préserver son intégrité en tant que savant indépendant.136
Ibn Wahb was offered an appointment as judge of Egypt, but turned it down in order to maintain his integrity as an independent scholar.136
Maalik avait d'autres étudiants célèbres issus d'autres madh-habs.
Maalik had other famous students from other madh-habs.
Certains d'entre eux ont modifié leur propre Madh-hab en fonction de ce qu'ils avaient appris de Maalik, par exemple Muhammad ash-Shaybaanee qui figurait parmi les plus éminents étudiants d'Abu Haneefah. Il y en avait d'autres qui ont développé leurs propres Madh-habs en combinant les enseignements de Maalik avec ceux d'autres savants, par exemple Muhammad ibn Idrees ash-Shaafi’ee qui a étudié pendant de nombreuses années auprès de l'imam Maalik ainsi qu'auprès de l'étudiant d'Abu Haneefah, Muhammad as-Shaybaanee.
Some of them modified their own Madh-habs based on what they learnt from Maalik, for example, Muhammad ash-Shaybaanee who was among the foremost students of Abu Haneefah. There were others who developed their own Madh-habs by combining Maalik’s teachings with that of others, for example Muhammad ibn Idrees ash-Shaafi’ee who studied for many years under Imaam Maalik as well as under Abu Haneefah’s student Muhammad as-Shaybaanee.
Les partisans du Madh-hab Maaliki
Followers Of The Maalikee Madh-hab
Aujourd'hui, les adeptes de ce Madh-hab se trouvent principalement en Haute-Égypte, au Soudan, en Afrique du Nord (Tunisie, Algérie et Maroc), en Afrique de l'Ouest (Mali, Nigeria, Tchad, etc.) et dans les États du Golfe Arabique (Koweït, Qatar et Bahreïn).
Today, the followers of this Madh-hab are found mostly in Upper Egypt, Sudan, North Africa (Tunisia, Algeria and Morocco), West Africa (Mali, Nigeria, Chad, etc) and the Arabian Gulf states (Kuwait, Qatar, and Bahrain).
132 al-Madkhal, p. 205-6. Voir aussi ‘Abdullaah Muhammad al-Jabooree, Fiqh al-Imaam al-Awzaa’ee, (Iraq : Matba’ah al-Irshaad, 1977).
132 al-Madkhal, p. 205-6. See also ‘Abdullaah Muhammad al-Jabooree, Fiqh al-Imaam al-Awzaa’ee, (Iraq: Matba’ah al-Irshaad, 1977).
133 al-Madkhal, pp. 184-187.
133 al-Madkhal, pp. 184-187.
134 Muhammad Abu Zahrah, Taareekh al-Madhaahib al-Islaameeyah, (Cairo: Daar al-Fikr al-‘Arabee, s.d.) vol. 2, pp. 216, 217.
134 Muhammad Abu Zahrah, Taareekh al-Madhaahib al-Islaameeyah, (Cairo: Daar al-Fikr al-‘Arabee,n.d.) vol. 2, pp. 216, 217.
135 al-Madkhal, pp.
135 al-Madkhal, pp.
136 al-Madkhal, pp.
136 al-Madkhal, pp.