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3.1 Chapitre premier : Les biens soumis à la Zakat
3.1 Chapter One Zakatable Assets
par Dr. Yusuf al Qardawi27 min de lectureVu 146 fois
Le Coran ne donne pas la définition des biens soumis à l'aumône obligatoire (Zakah), ni les pourcentages requis dans l'aumône obligatoire (Zakah). Il revient à la sunna de fournir, par l'exemple ou par des directives, les détails du commandement général du Coran et de transformer les axiomes théoriques du Coran en une réalité vivante dans la vie humaine. Le Prophète ﷺ a été chargé de cette responsabilité, et c'est lui qui connaît le mieux ce que Dieu a prescrit dans Son Livre saint. Dieu dit : « Et Nous t'avons fait descendre le Rappel, afin que tu exposes clairement aux gens ce qui leur a été révélé, et qu'ils réfléchissent. »1 Il faut toutefois comprendre que le Coran mentionne quelques catégories de biens soumis à l'aumône obligatoire (Zakah), comme (1) l'or et l'argent, dans le verset : « Et ceux qui thésaurisent l'or et l'argent sans les dépenser dans le sentier de Dieu, annonce-leur un châtiment douloureux. »2 (2)
The Qur'an does not give the definition of zakatable wealth nor does it provide the required percentages in zakah. It is left to Sunnah to give, by example or by directives, details of the general Qur'anic command and to convert the theoretical axioms of the Qur'an into a living reality in human life. The Prophet (p) was assigned this responsibility and he is the one who knows most about what God ordains in His Holy Book. God says, "And we have sent down unto thee the message that thou mayest explain clearly to people what is sent for them and that they may give thought."1 It must be realized, however, that the Qur'an mentions a few kinds of zakatable assets, such as (1) gold and silver, in the verse "and there are those who hoard gold and silver and spend it not in the way of God. Announce unto them a most grevious penalty."2 (2)
les cultures et les fruits auxquels fait référence le verset : « Mangez de leurs fruits lorsqu'ils arrivent à maturité, mais acquittez le droit qui leur est dû le jour de la récolte », (3) les gains du commerce et des autres entreprises économiques, auxquels fait référence le verset : « Ô vous qui croyez, dépensez des bonnes choses que vous avez acquises », et (4) ce qui est extrait du sein de la terre : « Et de ce que Nous avons fait sortir pour vous de la terre »5
crops and fruits that are refered to in "Eat of their fruit in their season, but render the dues that are proper on the day that the harvest is gathered,"3 (3) earnings of trade and other business enterprises, refered to in the verse, "0 ye who believe, give of the good things which ye have earned,"4 and (4) what is drawn from beneath the earth, "And of that which we have produced for you from the earth,"5
Mis à part ces points, le Coran mentionne la zakah en général et le mot amwal [biens ou richesses] au pluriel, comme dans le verset : « Prélève sur leurs biens une aumône (Sadaqah) par laquelle tu les purifies et les sanctifies », et « Dans leurs biens et leurs richesses se trouve le droit du pauvre, de celui qui demande et de celui qui est privé. »7
Except for these items, the Qur'an mentions zakah in general and the word amwal [assets or wealth] in its plural form, such as in the verse, "Out of their wealths take sadaqah so by it you purify and sanctify them,"6 and "In their wealths and properties is the right of the poor, he who asks, and he who is deprived."7
Le sens d'Amwal en arabe et en charia
The Meaning of Amwal in Arabic and in Shari'ah
Le mot amwal [signifiant : richesse, biens, marchandises, possessions] mentionné dans le Coran est le pluriel du mot mal. Le mal désignait, dans l'esprit des Arabes au temps de la révélation coranique, toutes les choses que les gens aiment acquérir et posséder, notamment les chameaux, les vaches, les moutons, les terres, les palmeraies, l'or et l'argent. Les dictionnaires arabes tels que al-Qamus et Lisan al-'Arab définissent le mot mal comme tout ce que l'on possède, sachant que les bédouins l'emploient davantage pour désigner leur bétail et que les citadins l'utilisent pour désigner l'or et l'argent, bien que tous soient du mal. Ibn al-Athir affirme que le sens originel du mot mal désigne l'or et l'argent possédés, puis qu'il a été généralisé pour inclure toutes les choses matérielles que l'on obtient et possède.
The word amwal [meaning: wealth, property, goods, possessions] that is mentioned in the Qur'an is the plural of the word mal. Ma1 meant in the minds of Arabs at the time of the Qur'anic revelation all things that people like to acquire and own, including, for example, camels, cows, sheep, land, palm orchards, gold, and silver, Arabic dictionaries such as al Qamus and Lisan al Arab9 defined the word mal as all things one owns, knowing that bedouins use the word more in reference to their livestock and urban dwellers us it in reference to gold and silver, despite the fact that all are mal. Ibn al 'Athir says the original meaning of the word mal refers to owned gold and silver, and was then generalized to include all material things that are obtained and owned.
Les juristes expriment plusieurs opinions sur le sens du mot mal dans la charia. Les juristes hanafites disent que le mal est tout ce qu'une personne acquiert et utilise habituellement, de sorte que deux conditions sont requises pour qu'une chose soit un mal : la possibilité de l'acquérir et la possibilité de l'utiliser de manière générale. Par conséquent, le mal comprend tout ce qui est possédé : les terres, les animaux, le mobilier, l'équipement et l'argent. Quant aux choses qui ne sont pas effectivement acquises ni habituellement utilisées, si la possibilité de les obtenir et de les utiliser existe, alors elles sont considérées comme un mal, comme les choses licites telles que les poissons de la mer, les oiseaux qui volent dans le ciel ou les animaux sauvages utilisables dans le désert. Les choses qui ne peuvent pas être acquises ne sont pas considérées comme un mal, bien qu'elles puissent être utiles, comme la lumière du soleil et la chaleur. De même, les choses qui ne sont généralement pas utilisables mais qui peuvent être obtenues, comme une poignée de terre, une goutte d'eau, une abeille ou un seul grain de riz, ne sont pas un mal. Cette définition implique que le mal doit être une chose matérielle, car les choses immatérielles ne peuvent pas être obtenues. Par conséquent, les services ne sont pas un mal, comme le fait d'habiter une maison, de conduire une voiture ou de porter un vêtement, car ceux-ci ne sont pas acquérables. De même, les droits, comme les droits de garde et de tutelle, ne sont pas non plus un mal.
Conditions de zakatabilité d'un bien (mâl)
Conditions for Zakatability of a mal
Si nous convenons que tous les biens obtenables et possédés sont mal, la zakah est-elle exigible sur toutes sortes de mal, quelle que soit sa petite quantité ou le degré de besoin de son propriétaire ? Une maison habitée par son propriétaire est un mal, de même que les vêtements portés, les livres utilisés et les outils des professionnels qui travaillent de leurs mains. La zakah est-elle exigible sur tous ces biens ? Un bédouin qui ne possède que deux chamelles ou quelques moutons, dont il tire sa nourriture essentielle, est-il soumis à la zakah ? Qu'en est-il d'un paysan dont la récolte n'est qu'une petite quantité, à peine suffisante pour les besoins alimentaires de son foyer, ou d'un homme d'affaires qui possède des stocks et des fonds en liquide, mais qui est en même temps accablé de dettes supérieures aux actifs de son commerce ? Sont-ils tous soumis à la zakah ?
La justice en Islam et la facilité de la charia ne permettraient pas que de telles personnes soient accablées par ce qui apporte une grande difficulté et un grand malaise dans leur vie. Il est donc important de définir les conditions des biens soumis à la zakah, comme dans les sections suivantes.
If we agree that all obtainable and owned materials are mal, is zakah required on all kinds of mal, no matter how little it may be or how much the owner is in need of it? A house inhabited by the owner is a mal, as are clothes worn and books used and tools of professionals who work with their hands. Is zakah required on all these ? Is a bedouin who owns only two she-camels or a few sheep, from which he derives his essential food, zakatable. How about a peasant whose crop is only a small quantity that can barely satisfy the food needs for his household, or a businessman who has inventory and cash funds, but at the same time is overridden by debts that are in excess of his business assets? Are all these zakatable? Justice in Islam and easiness in Shari'ah would not allow such people to be burdened by what brings great difficulty and uneasiness into their lives. Consequently, it is important to define the conditions of zakatable assets as in the following sections:
1. Droit de propriété indivis et absolu
1. Undivided and absolute right of ownership
Au final, toute richesse (mal) appartient à Dieu. C'est Lui qui en est le créateur, et c'est Lui qui la donne pour la subsistance des êtres humains. Le Coran fait souvent référence à cette réalité ultime, soit en attribuant la richesse à Dieu, comme dans « Et donnez-leur de la richesse de Dieu qu'Il vous a accordée » ¹² et « Ô vous qui croyez, dépensez de ce que Nous vous avons pourvus » ¹³, soit en évoquant « ceux qui retiennent avec avarice les biens que Dieu leur a donnés par Sa grâce » ¹⁴. Le Coran désigne aussi les êtres humains comme de simples lieutenants ou mandataires concernant les biens qu'ils possèdent, comme dans le verset : « Et dépensez de ce dont Il vous a faits lieutenants » ¹⁵. Dieu, bien qu'Il en soit le véritable propriétaire, honore Ses serviteurs en leur accordant l'autorité sur les bienfaits qu'Il leur dispense, et les tient responsables et comptables de ce qu'ils gèrent. C'est comme un père qui donne une partie de ses biens à son enfant afin que celui-ci fasse l'expérience de son indépendance et qu'il l'éprouve à travers cela. Il n'est donc pas surprenant que le Coran mentionne la richesse (amwal) comme étant attribuée aux personnes : « Ô vous qui croyez, que vos richesses ne vous détournent pas... »
All mal in the ultimate analysis belongs to God. He is the creator of it, He is the one who gives it for human sustenance. Qur'an repeatedly refers to this final reality, either by attributing mal to God, such as in "And give them out of the wealth of God that He has given,"12 and "0 ye who believe, spend out of the bounty We have provided for you"13 and refers to "those who covetuously withhold of the gifts which God has given them of His grace."l4 Qur'an also refers to humans as only vicegerents or agents with regard to the wealth they own, such as in the verse, "And spend out of the sustenance whereof He has made you vicegerent."15 God, although He is the true owner, honors His servants with the privilage of authority over the bounties He bestows on them, and holds them responsible and accountable for what they control. It is like when a father gives his child some of his property in order to make the child experience his or her independence and test him or her with that. It is no surprise, therefore, that Qur'an mentions wealth (amwal) as attributed to people: "0 ye who believe, let not your riches. .
. ."16 « Vos richesses et vos enfants ne sont qu'une épreuve. »17 « Pensant que sa richesse le rendrait immortel. »18 « Sa richesse et tout ce qu'il a acquis ne lui serviront à rien. »19 « Et dans leurs richesses il y a un droit pour le mendiant et pour le démuni. »20
. ."16 "Your riches and your children are only a trial,"17 "thinking that his wealth would make him last forever,"18 "No profit to him from all his wealth and all his gains,"19 "And in their wealth there is a right of the needy, he who asks, and he who is deprived,"20
La raison d'être de cette condition
The rationale of this condition
La propriété privée est un grand bienfait de Dieu. C'est l'un des fruits de la liberté et de l'humanité elle-même. Les animaux ne possèdent pas ; les humains, eux, possèdent. La propriété procure un sentiment d'autorité et de pouvoir, et satisfait le désir d'acquérir. La pleine propriété permet aux personnes de tirer profit des biens qu'elles possèdent, ainsi que de faire fructifier leurs avoirs. La grâce de Dieu doit être reconnue par les gens. Le paiement de l'aumône obligatoire (Zakah) est une expression de gratitude envers Dieu et de reconnaissance de Ses bienfaits.
Private ownership is a great bounty from God. It is one of the fruits of freedom and of humanity itself. Animals do not own; humans do. Ownership gives the feeling of authority and power and satisfies the acquisitive desire. Complete ownership enables people to extract benefits of owned materials, as well as putting assets to growth. The grace from God should be recognized by people. The payment of zakah is an expression of thankfulness to God and recognition of his bounty.
La preuve de cette condition
The proof of this condition
Cette condition se justifie par deux arguments majeurs. Premièrement, le fait que les biens et la richesse soient attribués aux personnes dans le Coran et la Sunna implique que les individus soumis à la zakat doivent avoir possédé ces biens. Cette forme générale de propriété exige de les posséder de manière exclusive. Deuxièmement, l'acquittement de la aumône obligatoire (Zakah) exige que les bénéficiaires, tels que les pauvres et les indigents, deviennent propriétaires de ce qui leur est donné. Ils ne peuvent devenir propriétaires si les payeurs de la aumône obligatoire (Zakah) ne détiennent pas le plein droit de propriété sur ce qu'ils acquittent.
This condition is justified by two major points. Firstly, the fact that assets and wealth are attributed to people in Qur'an and Sunnah implies that zakatable individuals must have owned these assets. This general form of ownership requires owning in an exclusive manner. Secondly, the performance of zakah requires that the recipients such as the poor and destitute, should become owners of what is given them. They cannot be made owners if the zakah payers do not have complete right of ownership on what they are paying.
Implications de cette condition
Imliplications of this condition
1. Le cas des biens qui n'ont pas de propriétaire déterminé
1. The case of assets that do not have a specific owner
Cette condition implique que les biens qui n'appartiennent pas à une personne déterminée ne sont pas soumis à la zakat, comme les revenus de l'État perçus au titre des impôts, de la zakat et d'autres sources. Ces revenus ne sont pas assujettis à la zakat parce qu'ils ne sont pas la propriété d'une personne, et que le droit à leur égard appartient à l'ensemble de la société, y compris les pauvres et les nécessiteux. De plus, le gouvernement est l'organisme qui perçoit la aumône obligatoire (Zakah), et rien ne justifie qu'il la prélève sur lui-même. Les savants ont déclaré : « Il ne doit pas y avoir de aumône obligatoire (Zakah) sur les ressources de l'État, comme le fay' [pris à l'ennemi sans combat], ni sur la part de l'État dans le ghanimah [obtenu à la suite d'une guerre licite contre les ennemis], car ces revenus appartiennent à tous les musulmans et sont dépensés pour leur intérêt. »36 D'une manière générale, tous les biens appartenant au domaine public ne sont pas soumis à la zakat.
This condition Implies that assets that do not have a specific person as owner should be unzakatable, such as the state's revenue collected from taxes, zakah, and other sources. These are not zakatable because they are not owned by a person and the right to them belongs to the whole society, including the poor and needy. Additionally, the government is the agency that collects zakah and there is no reason that it should collect from itself. Scholars have said, "There should be no zakah on state resources like fai' [taken from enemies without fighting] or on the government's share of ghanimah [gained as a result of lawful war with enemies] because these revenues belong to all Muslims and are spent for their benefits."36 In general, all publicly owned property is not zakatable.
2. Les biens en fiducie publique
2. Property in public trust
Les biens placés en fiducie publique, par exemple au profit des pauvres, des mosquées, des orphelins, des écoles, des combattants dans le sentier de Dieu, etc., ne sont pas soumis à la aumône obligatoire (Zakah). En revanche, les biens des fiducies privées, retenus au profit d'un individu ou d'un groupe de bénéficiaires, comme les fiducies pour enfants, sont soumis à la aumône obligatoire (Zakah), car le droit de propriété privée est transféré sur ces biens au profit des enfants, bien qu'ils ne puissent, pendant un certain temps, en disposer eux-mêmes.37 Cela se rapproche davantage des biens en propriété privée que des fiducies publiques, car l'élément le plus important de la propriété privée est l'exclusivité de la jouissance du bien, et cette caractéristique existe dans les fiducies privées. Certains juristes, cependant, considèrent que la aumône obligatoire (Zakah) s'applique à toutes les fiducies, publiques et privées. Ibn Rushd affirme : « Il semble que l'imposition de la aumône obligatoire (Zakah) sur les fiducies publiques destinées au bénéfice des indigents soit dénuée de sens, pour deux raisons. D'une part, leur propriété est incomplète ; d'autre part, elles ne sont pas soumises à la aumône obligatoire (Zakah) mais sont plutôt des bénéficiaires de celle-ci. »38
Property put in public trust for, say, the poor, mosques, orphans, schools, fighters for the sake of God, etc., are not zakatable. On the other hand, property of private trusts that are withheld for the benefit of an individual or a group of beneficiaries, such as children's trusts, are zakatable, since the right of private ownership is transferred on these properties to the benefit of the children, although they cannot, for some time, dispose of the property themselves.37 This is more similar to privately owned things than to public trusts, since the most important element of private ownership is the exclusivity of benefit of the property and this feature exists in private trusts. Some jurists, however, consider zakah obligated on all trusts, public and private. Ibn Rushd says, "it seems that imposing zakah on public trusts designated for the benefit of the indigent is meaningless, for two reasons. One, their ownership is incomplete, and two, they are not zakatable but rather recipients of zakah."38
3. La richesse illicite
3. Unlawful wealth
Cette condition exclut de la zakatabilité les biens acquis par des moyens illicites, tels que le vol, la contrefaçon, la corruption, l'intérêt usuraire, le monopole ou la tromperie. Cela peut inclure la plus grande partie des richesses des souverains autocrates, des financiers pratiquant l'usure, des voleurs, etc. De tels individus ne sont en effet pas propriétaires des biens volés qui se trouvent entre leurs mains, même s'ils les ont mêlés à des biens obtenus par des moyens licites. Les savants déclarent que les richesses illicites ne sont pas soumises à la zakat, car tous ces biens doivent être restitués à leur véritable propriétaire si celui-ci est connu, ou à ses héritiers, et sinon, aux pauvres et aux nécessiteux. Il ne suffit pas de n'en distribuer qu'une petite part en tant que zakat.39 Le hadith authentique parle de lui-même : « Dieu n'accepte pas l'aumône (Sadaqah) prélevée sur un bien volé. »40
This condition excludes from zakatability wealth acquired by unlawful means, such as theft, counterfeiting, bribery, interest, monopoly or cheating. This may include the most part of the wealth of autocratic rulers, interest financiers, thieves, etc. Such individuals do not indeed own the stolen properties which are in their hands, although they might have mixed them with property obtained by lawful means. Scholars declare that evil wealth is not zakatable because all such wealth must be returned to its true owner if known, or to his or her heirs, and if not, then to the poor and needy. It is not sufficient that only a small part of such assets is given out as zakah.39 The authentic saying speaks for itself: "God does not accept sadaqah from stolen property."40
Les juristes justifient le fait que de tels biens ne soient pas soumis à la zakat par le fait qu'ils ne sont pas possédés par ceux qui en ont le contrôle effectif. Par conséquent, ce dernier n'a pas le droit de payer la aumône obligatoire (Zakah) ni de disposer de ces biens autrement qu'en les restituant à leur propriétaire légitime.41 Ainsi, une personne dont les moyens d'acquisition sont illicites n'est pas considérée comme riche selon la charia, même si elle contrôle d'immenses richesses. Certains juristes hanafites, dont al Sarakhsi, vont jusqu'à permettre de faire l'aumône à des dictateurs au motif qu'ils sont en réalité pauvres, bien qu'ils disposent illégalement des richesses de tout un pays.42 De telles opinions audacieuses signifient pour nous que des biens acquis illégalement ne peuvent être possédés ni transmis à des héritiers ou à tout autre bénéficiaire.43
4. aumône obligatoire (Zakah) sur les dettes
4. Zakah on debts
Une autre conséquence de cette condition concerne l'aumône obligatoire (Zakah) sur les dettes : qui doit la payer, le créancier, le débiteur, ou les deux ? Aucun des juristes ne dirait les deux.
Another implication, of this condition relates to zakah on debts. Who should pay such zakah, the creditor, the debtor, or both? None of the jurists would say both.
'Ikramh et 'Ata sont rapportés être d'avis que ni l'une ni l'autre des créances n'est soumise à la zakat, au motif que le débiteur n'en est pas propriétaire et que le créancier n'en a pas le contrôle.45 Ibn Hazm rapporte d'après 'Aishah, la Mère des croyants : « Il ne doit y avoir aucune aumône obligatoire (Zakah) sur les dettes. » Cela signifie que ni l'une ni l'autre des parties n'est redevable de la zakat. Ibn Hazm et ses collègues zahirites soutiennent cet avis au motif que le droit de propriété du débiteur comme celui du créancier est incomplet. Le débiteur ne possède pas le bien emprunté, bien qu'il en fasse usage, tandis que le créancier n'a pas le contrôle de la dette et n'en tire aucun profit. L'auteur d'al Amwal attribue à al Nakha'i l'opinion selon laquelle les dettes indûment retardées sont soumises à la zakat par le débiteur.46 Cet avis contrevient à la condition de la plénitude de la propriété, condition sur laquelle concordent presque tous les juristes.
'Ikramh and 'Ata are reported to be of the opinion that both are not zakatable, on the basis that the debtor does not own it while the creditor does not have control of it.45 Ibn Hazm reports from 'Aishah, the Mother of the Faithful, "There should be no zakah on debts," This means that both parties are not zakatable. Ibn Hazm and his Zahiri colleagues support this opinion on the grounds that the right of ownership of each of the debtor and the creditor is incomplete. The debtor does not own borrowed property although he makes use of it, while the creditor does not have control over the debt and does not extract benefit from it. The author of al Amwal attributes to al Nakha'i that "unreasonably delayed debts are zakatable by debtors."46 This opinion is a violation of the condition of completeness of ownership which is almost unanimous among all jurists.
La majorité des juristes depuis l'époque des Compagnons distingue deux catégories de dettes. La première est une dette dont les créanciers espèrent recouvrer le montant, c'est-à-dire les dettes dues par des débiteurs capables de payer. L'aumône obligatoire (Zakah) est due chaque année sur cette catégorie de dettes, comme s'il s'agissait de biens dont on dispose. Abu 'Ubaid rapporte cet avis des Compagnons 'Umar, 'Uthman, Ibn 'Umar et Jabir, ainsi que des Successeurs Jabir bin Zaid, Mujahid, Ibrahim et Maymun bin Mahran.
5. Dons et épargne des employés
5. Grants and savings of employees
Une question fréquente se pose à l'heure actuelle au sujet de l'épargne-retraite et des primes retenues par les gouvernements, les employeurs ou tout organisme indépendant, sans que l'employé ait un accès direct aux fonds, sauf au moment de la retraite ou de la cessation de l'emploi. La zakatabilité de ces fonds dépend de la question de savoir s'ils peuvent être considérés comme entièrement possédés par les employés. Peuvent-ils en disposer à leur guise ou non ?
A common question arises at this time about the retirement savings and grants that are retained by governments, employers, or any independent agency without giving the employee direct access to the fund, except upon retirement or termination of employment. The zakatability of such funds is determined by whether they can be defined as completely owned by the employees. Can they dispose of them at will or not?
Ces fonds sont-ils un droit des employés, ou de simples gratifications dont les montants et les conditions d'éligibilité seront déterminés au moment de la retraite ? S'il s'agit purement de gratifications ou de dons, ils ne reviennent à l'employé qu'au moment où il les perçoit. Mais s'ils font partie de ce à quoi l'employé a accès et qu'il peut disposer à sa guise, alors ils doivent être traités comme des dettes dont le débiteur est capable et prêt à payer, c'est-à-dire qu'ils sont soumis à la zakat chaque année, dès qu'ils atteignent le minimum imposable à la zakat, comme cela sera traité plus loin.53
Are these funds the right of the employees or mere grants whose amounts and eligibility requirements will be determined at the time of retirement? If they are purely grants or gifts, they accrue only to the employee at the time of receipt. But if they are part of what the employee has access to and may dispose of at will, then they should be treated like debts whose debtors are capable and ready to pay, i.e. they are zakatable every year, once they reach the minimum for zakatability, as will be discussed later.53
6. Croissance
6. Growth
La deuxième condition de l'assujettissement à la zakat est que la richesse doit soit être réellement en croissance, soit avoir le potentiel de croître. La croissance désigne ce qui procure au propriétaire un profit et un bénéfice. Ou bien l'actif lui-même doit être le résultat d'une croissance, étant un surplus ou un élément nouvellement acquis.
Les juristes musulmans ont établi ce point de manière claire et précise. Sur le plan linguistique, la « croissance » est tout surplus. En charia, la croissance a deux sens : la croissance effective et la croissance potentielle. La croissance effective est l'augmentation due à des raisons naturelles ou à des raisons commerciales. La croissance potentielle est le cas où l'actif peut augmenter s'il est utilisé correctement à cette fin. Cela suppose la disponibilité de l'actif pour un usage potentiel.54
The second condition for zakatability is that wealth must either be actually growing or have the potential for growth. Growth means something that provides the owner with profit and benefit. Or the asset itself should be the result of growth, being surplus or a newly accrued item. "This has been established by Muslim jurists in a clear and specific manner. Linguistically, "growth" is any surplus. In Shari'ah, growth has two meanings, actual and potential growth. Actual growth is the increase by Genetic or business reasons. Potential growth is when the asset can increase if it is used properly for that purpose. This implies the availability of the asset for potential use.54
La raison de cette condition
The rationale for this condition
Ibn al Humam écrit : « La zakat est prescrite pour aider et soulager les pauvres sans appauvrir les riches, en faisant payer les riches sur leur superflu, en prélevant un peu sur l'abondance. Imposer la zakat sur une richesse qui, par définition, ne croît pas, inverse ce but, puisque la zakat est payée année après année, en plus des dépenses de subsistance. » Cette condition de croissance applique la parole du Messager de Dieu ﷺ : « La richesse ne diminue jamais à la suite d'une aumône (Sadaqah). » Puisque le paiement d'une petite fraction au titre de la aumône obligatoire (Zakah) prélevée sur une richesse en croissance ne fait pas décliner cette richesse. Ce qui importe, cependant, est le potentiel de croissance des biens, et non la croissance effective, car la croissance effective se mesure difficilement et est sujette à des divergences d'évaluation.
Ibn al Humam writes, "zakah is legislated to help and relieve the poor without impoverishing the rich, by having the rich pay from their surplus, taking a little from the plenty. Imposing zakah on wealth that does not, be definition, grow, reverses this purpose, since zakah is paid year after year, in addition to living expenses."55 This condition of growth applies the saying of the Messenger of God (p) "Wealth never decreases as a result of sadaqah,"56 since the payment of a small fraction as zakah out of growing wealth does not make the wealth decline. What is important, however, is the growth potential of the assets and not actual growth, because actual growth can hardly be measured and is subject to differences in measurement.
Selon l'auteur d'al-Mughni, il est mentionné dans al-Bada'i' que « le nom même de zakah, au sens de croissance ou d'accroissement, ne se réalise que dans les biens productifs. Il n'est toutefois pas nécessaire que la richesse croisse effectivement ; il suffit de la capacité à croître par le commerce, l'élevage ou la plantation de semences, car la croissance par la reproduction, le profit et la multiplication se réalise par ces moyens. La seule possibilité d'utiliser ces moyens suffit. Cela ressemble au voyage, qui permet au voyageur d'abréger la prière même s'il pourrait la accomplir sans difficulté »57. En revanche, le bien lui-même peut être le résultat d'une croissance, comme c'est le cas des cultures et des fruits. Dans ce cas, la aumône obligatoire (Zakah) n'est due qu'après que la croissance a eu lieu.
According to the author of al Mughni, it is mentioned in al Bada'i' that "the very naming of zakah--as growth or increase--is not realized except in growing assets. It is not necessary, however, for wealth to actually grow, but the ability to grow through business, animal breeding, or seed planting, is sufficient, since growth by reproduction, profit, and multiplicity is realized by those means. The possibility of using the means is alone sufficient. This is similar to traveling, which allows the traveler to reduce prayer even if he can pray without hardship."57 On the other hand, the asset itself may be a result of growth, as in crops and fruits. In this case, zakah is only obligated after growth has happened.
La preuve de cette condition
The proof for this condition
Cette condition est tirée de la tradition orale et pratique du Prophète ﷺ, qui fut maintenue dans l'application par ses successeurs et ses Compagnons. Le Prophète ﷺ
This condition is derived from the spoken and practiced tradition of the Prophet (p), which was sustained in application by his successors and Companions. The Prophet (p)
n'oblige pas à acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) sur les biens acquis pour un usage personnel, comme l'indique le hadith authentique : « Le musulman n'est pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) pour sa jument ni pour son serviteur. »58 Al Nawawi dit : « Ce hadith pose le principe selon lequel les biens acquis pour un usage personnel ne sont pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah). » Le Prophète ﷺ n'a imposé l'aumône obligatoire (Zakah) que sur les biens productifs et de rapport, dont les Arabes de son époque possédaient plusieurs sortes :
does not obligate zakah on assets which are obtained for personal use, as indicated by the correct saying, "A Muslim is not zakatable for his [or her] mare or for his [or her] servant."58 Al Nawawi' says, "This saying plants the seed for the principle that assets obtained for personal use are not zakatable." The Prophet did not impose zakah except on growing and producing assets, of which Arabs at his time had several kinds:
- Le bétail, tel que les chameaux, les vaches et les moutons ; l'argent, l'or ou l'argent (en monnaie) utilisés comme capital commercial et comme épargne ; les cultures et les fruits, en particulier les aliments de base, tels que le blé, l'orge, la datte et le raisin sec. Le miel entre dans cette catégorie.
- Livestock such as camels, cows, and sheep - money, gold or silver used as cash business assets and as savings - crops and fruits, especially basic foods, such as wheat, barley, date, and raisin. Honey goes with this category.
- trésors cachés sous terre par les anciens et minéraux stockés par Dieu à l'intérieur et à la surface de la terre.
- treasures hidden underground by ancients and minerals stored by ancients and minerals stored by God inside and on the surface of the earth.
À propos de la répartition du produit des taxes de cette dernière catégorie, il existe deux avis. Le premier est qu'elle doit être traitée comme la aumône obligatoire (Zakah), et le second qu'elle doit être traitée comme le fai' [biens pris aux ennemis qui se rendent sans combattre].
About the dispersement of the proceeds of dues on this last category, there are two opinions. One is that it should be treated like zakah, and the other is that it should be treated like fai [property taken from enemies who surrender without fighting].
Biens dont les propriétaires ne sont pas en mesure d'investir
Assets whose owners are not able to invest
Puisque la croissance, réelle ou potentielle, est une condition de l'exigibilité de la zakat, quel doit être le statut d'un bien dont le propriétaire ne le fait pas fructifier ?
Since growth, actual or potential, is a requirement for zakatability, what should be the status of wealth whose owner does not make it grow?
Une distinction doit être établie entre deux cas d'inactivité liée à la croissance d'un actif :
A distinction must be drawn between two cases of idleness from growth of an asset:
l'inactivité impliquée par la nature de l'actif, comme les créances désespérées et les biens volés, et l'inactivité causée par le propriétaire. Dans le premier cas, l'actif n'est pas soumis à la aumône obligatoire (Zakah), mais une fois que le propriétaire redevient capable de le faire fructifier, comme pour un trésor perdu puis retrouvé, l'actif n'est soumis à la aumône obligatoire (Zakah) qu'à partir de cette année-là. En revanche, si l'incapacité d'investir est causée par le propriétaire, c'est-à-dire s'il retient sa richesse et ne l'investit pas, il n'est pas dispensé du paiement annuel de la aumône obligatoire (Zakah). On suppose que les musulmans feront de leur mieux pour investir leurs biens.
idleness implied by the nature of the asset such as hopeless debts and stolen property, and idleness caused by the owner. In the former case, the asset is not zakatable, but once the owner becomes able again to make it grow, such as lost/found treasure, then the asset is zakatable only from that year on. On the other hand, if the incapability of investment is caused by the owner, i.e. if the owner withholds his wealth from investment, then he is not excused from the yearly payment of zakah. It is assumed that Muslims would do their best to invest their assets.
L'incapacité à faire fructifier ses biens ne constitue pas une excuse pour être exempté de l'aumône obligatoire (Zakah).66
Incapability to make one's assets grow is not an excuse for exemption from zakah.66
L'incapacité à investir est plutôt blâmable, car elle indique un manque de volonté ou de moyens de la part du propriétaire. Contre ce type d'incapacité, le Prophète ﷺ a fortement mis en garde et il a réprimandé ceux qui la présentent. Il avait coutume de prier : « Mon Seigneur, je cherche refuge auprès de Toi contre l'incapacité et la paresse. »67 Abu Hurairah rapporte du Prophète ﷺ : « Sois désireux de t'attacher à ce qui te profite, demande le secours de Dieu, et ne reste pas incapable ni immobile »,68
Tous les biens en croissance sont soumis à l'aumône obligatoire (Zakah).
All growing assets are subject to zakah
Cette condition de croissance pour la zakatabilité peut servir de critère pour déterminer les types de richesses soumis à la aumône obligatoire (Zakah), même s'ils n'ont pas été spécifiquement mentionnés par le Prophète ﷺ, dès lors qu'ils sont couverts par les textes généraux du Coran et de la sunna. Certains juristes n'acceptent pas cela et limitent la aumône obligatoire (Zakah) aux biens mentionnés par le Prophète ﷺ. Ibn Hazm, par exemple, restreint la aumône obligatoire (Zakah) dans son al Muhalla à huit types de richesses : les chameaux, les bovins, les moutons, le blé, l'orge, les dattes, l'or et l'argent.70 Pour lui, même les raisins secs ne sont pas soumis à la aumône obligatoire (Zakah), pas plus que le bétail autre que les chameaux, les bovins et les moutons.
This condition of growth for zakatability can be used as a criterion for determining kinds of wealth that are subject to zakah, even if they were not specifically mentioned by the Prophet (p), as long as they are covered by the general texts of Qur'an and Sunnah. This is not accepted by some jurists who restrict zakah to those items mentioned by the Prophet (p). Ibn Hazm, for example, restricts zakah in his al Muhalla to eight kinds of wealth: camels, cows, sheep, wheat, barley, date, gold, and silver.70 For him even raisin is not zakatable, nor is livestock other than camels, cows, and sheep.
Il en va de même pour les récoltes agricoles, à l'exception du blé, de l'orge et des dattes, ainsi que pour les minéraux et les monnaies, à l'exception de l'or et de l'argent. Par ailleurs, selon lui, il ne doit pas y avoir d'aumône obligatoire (Zakah) sur les biens commerciaux. Les juristes divergent quant à l'étendue de l'obligation de l'aumône obligatoire (Zakah) concernant les différentes catégories de richesses. Alors que certains sont très restrictifs, d'autres sont libéraux. Abu Hanifah fait partie de ceux qui étendent l'assujettissement à l'aumône obligatoire (Zakah) à la plupart des catégories. Par exemple, il considère comme soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) tout ce que produit la terre, sans seuil minimal ; il inclut les chevaux parmi le bétail soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) ; il impose l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux. En revanche, selon sa conception, l'aumône obligatoire (Zakah) n'est pas exigée de tous les mineurs et des personnes atteintes de démence, et il n'exige pas le dixième sur la production des terres kharadj possédées par des musulmans.
The same applies to agricultural crops except wheat, barley, and date, and to minerals and currencies except gold and silver. Moreover, according to him, there should be no zakah on business assets. Jurists differ on the extent to which zakah is obligated as far as the different kinds of wealth are concerned. While some are very restrictive, others are liberal. Abu Hanifah is one of those who extend zakatability to most kinds. For example he considers zakatable all that is produced by the land, without any minimum; he includes horses with livestock in zakatability; he obligates zakah on jewelry. On the other hand, zakah in his view is not required from all minors and insane individuals, nor does he require the tenth on the output of kharaji land owned by Muslims.
Preuves tirées du Coran et de la sunna en faveur de cette condition
Evidence from Qur'an and Sunnah supporting this condition
1. Ahmad, dans son Musnad, rapporte d'Abu Hurairah que le Prophète ﷺ a dit : « L'aumône (Sadaqah) n'est prélevée que sur l'aisance », et dans une autre version : « Il ne doit être prélevé d'aumône (Sadaqah) que sur l'aisance. »80 Al Bukhari mentionne ce hadith sous forme suspendue [sans chaîne de transmission] dans le chapitre sur les recommandations et les testaments de son recueil authentique. Il en fait le titre d'une section du chapitre sur la aumône obligatoire (Zakah) : « Section : Il n'y a d'aumône (Sadaqah) que sur l'aisance ; celui qui fait une aumône (Sadaqah) alors qu'il ou sa famille sont dans le besoin, ou alors qu'il est accablé de dettes, doit d'abord acquitter ses dettes avec ce qu'il destinerait à l'aumône (Sadaqah). » Al Hafiz commente le titre de Bukhari : « Il semble qu'al Bukhari veuille expliquer le hadith cité ci-dessus en précisant que l'une des conditions requises pour l'aumône (Sadaqah) est que celui qui la donne, ou sa famille, ne soit pas dans le besoin. »81 Il n'y a aucun doute que la aumône obligatoire (Zakah) est une aumône (Sadaqah), comme l'expriment le Coran et la sunna.
1. Ahmad, in his Musnad reports from Abu Hurairah that the Prophet (p) said, "Sadaqah is only taken out of richness," and in another version, "There should be no sadaqah taken except out of richness."80 Al Bukhari mentions this saying as suspended [waithout chain] in the chapter on advice and wills in his correct collection. He makes it a title of a section in the chapter on zakah, "Section: There is no sadaqah except out of richness; he who gives sadaqah while he or his family are in need or while he is under the burden of debts should first pay his debts out of what he would give as sadaqah." Al Hafiz comments on Bukhari's title, "It seems that al Bukhari wants to explain the above mentioned saying by stating that it is a required condition for sadaqah that the payer or his family must not be in need."81 There is no doubt that zakah is sadaqah as expressed in Qur'an and Sunnah.
2. Dans le Coran, Dieu dit : « Ils t'interrogent sur ce qu'ils doivent dépenser. Dis : ce qui dépasse vos besoins. »82 Ibn 'Abbas aurait dit : « Cela signifie ce qui excède les besoins de votre famille. »83 Ibn Kathir déclare : « Ceci a également été rapporté d'Ibn 'Umar, Mujahid, 'Ata', 'Ikrimah, Sa'id bin Jubair, Muhammad bin Ka'b, 'Ata', al Hasan, Qatadah, al Qasim, Salem, 'Ata' al Khurasani, al Rabi' bin Rabi' bin Anas, et plusieurs autres. Ils disent que ce qui dépasse le besoin est ce qui est en excédent. »84 Cela signifie que Dieu, que Sa sagesse soit glorifiée, ne soumet à la dépense que ce qui excède les besoins essentiels, c'est-à-dire les besoins de la personne, de sa famille et de toutes celles qu'elle est tenue de faire subsister. Les besoins de la personne et de sa famille sont prioritaires pour elle, par rapport aux besoins d'autrui ; ainsi, la charia ne lui demande pas de sacrifier ses propres besoins, auxquels son cœur est attaché, pour satisfaire ceux des autres. Al Hasan aurait commenté le verset précédent en ces termes : « Cela afin de ne pas épuiser vos biens et de vous retrouver à mendier auprès des gens. »85
5. Libération de la dette
5. Freedom from debt
Le fait que le seuil minimal (Nisab) doive être exempt de dettes découle en réalité de la première condition, à savoir
That nisab should be free of debt is in fact an implication of the first condition, i.e.
completude de la propriété, et de l'excédent au-delà des besoins essentiels. Si le propriétaire est accablé de dettes qui dépassent le seuil minimal (Nisab), ou qui réduisent la valeur nette des biens en dessous de ce seuil, l'aumône obligatoire (Zakah) n'est pas due. Les juristes divergent sur la question des dettes, en particulier celles qui se rapportent aux biens apparents [biens pouvant être repérés par les collecteurs de l'aumône obligatoire (Zakah)]. Cette diversité d'opinions tient à ce qu'ils ne s'accordent pas sur la nature de l'aumône obligatoire (Zakah), que Ibn Rushd décrit comme un acte d'adoration ou comme un droit financier des pauvres. Ceux qui considèrent l'aumône obligatoire (Zakah) comme un droit des pauvres estiment que la personne accablée de dettes au point de voir ses biens courants tomber en dessous du seuil minimal (Nisab) n'est pas soumise à cette aumône, puisque le droit des créanciers précède dans le temps le droit des pauvres, les créanciers étant les véritables propriétaires de ce bien. Ceux qui y voient un acte d'adoration soutiennent au contraire que cette personne y est soumise, car la condition d'imposition est la présence de biens au-dessus du seuil minimal (Nisab), et les dettes n'y sont pas mentionnées. Ils ajoutent qu'il y a dans ce cas un conflit entre deux droits, celui de Dieu et celui d'une personne, le créancier, et que le droit de Dieu est prioritaire.86 Ibn Rushd remarque : « Ce qui semble le plus conforme à la charia est de dispenser le débiteur de l'aumône obligatoire (Zakah). »87 Il faut toutefois ajouter que ce que retient Ibn Rushd est ce qui peut se déduire des textes de la charia, de son esprit et de ses principes majeurs concernant toutes sortes de biens. Cela peut se montrer de la manière suivante.
completeness of ownership, and of the excess above essential needs. If the owner is burdened by debts that exceed nisab or that reduce the assets net worth to below nisab, zakah is not obligated. Jurists have varying opinions on debts, especially those debts that are related to apparent assets [ assets that can be detected by zakah collectors]. The reason for this variety of opinion is that they do not agree on the classification of zakah as mentioned by Ibn Rushd as a worship or a financial right due to the poor. Those who see zakah as a right to the poor consider that the person who is burdened by debts in a manner that reduces his current assets to below nisab is not zakatable, since the right of the creditors preceds timewise the right of the poor, because the creditors are the true owners of that asset. Those who see zakah as a form of worship say that such a person is zakatable, because the condition for zakatability is the presence of assets above nisab; no mention of debts is made. They add that there is in this case a conflict between two rights, the right of God and the right of a person, the creditor, and the right of God has priority.86 Ibn Rushd remarks, ''What seems to be more consistent with Shari'ah is waiving zakah on the debtor."87 It should be added, however, that what is selected by Ibn Rusad is what can be derived from texts of Shari'ah, its spirit, and its major principles concerning all kinds of assets. This can be shown in the following:
Conditions des dettes déductibles
Conditions of deductible debts
Pour que les dettes annulent entièrement l'aumône obligatoire (Zakah), le montant de la dette doit être suffisant pour couvrir la totalité des biens présents, ou du moins les ramener en dessous du seuil minimal (Nisab). Par exemple, si le montant de la dette est de dix dinars et que la personne assujettie à l'impôt possède trente dinars, alors ce qui reste après déduction de la dette atteint encore le seuil minimal (Nisab), qui est soumis à l'aumône obligatoire (Zakah). En revanche, si le montant de la dette dépasse dix dinars, cette personne n'est pas assujettie à l'aumône obligatoire (Zakah).101
For debts to waive zakah completely, the amount of the debt should be large enough to cover all present assets, or at least bring them down to below nisab. For example, if the amount of debt is ten dinars and the taxable person has thirty dinars, then what is left after the debt is still nisab, which is zakatable. But if the amount of debt is more than ten dinars, then this person is not zakatable.101
Pour les dettes différées ou immédiates, qu'elles échoivent à long ou à court terme, il semble que cela ne fasse aucune différence quant à leur effet sur la aumône obligatoire (Zakah). L'avis retenu est que toutes les dettes, immédiates comme différées, sont déductibles de l'actif soumis à la aumône obligatoire (Zakah). Certains savants, toutefois, soutiennent que les dettes différées ne sont pas déductibles.102 L'une des dettes différées courantes peut être une partie du mahr de l'épouse [dot versée par le mari], qui est reportée jusqu'au décès ou au divorce. Certains savants affirment que ce mahr différé n'est pas déductible, tandis que d'autres le considèrent déductible au même titre que les autres dettes.103 Toute somme due à une ex-épouse ou pour des enfants confiés à la garde de leur mère est une dette déductible. Se pose aussi la question des dettes envers des êtres humains. Al-Nawawi, un savant chaféite, affirme que si les dettes sont déductibles, cela s'applique à toutes les dettes, qu'elles soient dues à Dieu ou à une personne.105
For deferred or immediate debts that are due in either a long or short period it seems that this makes no difference in its effect on zakah. The selected view is that all debts, immediate and deferred are deductible from zakatable asset. Some scholars, however, hold to the view that deferred debts are not deductible.102 One of the common deferred debts could be part of the wife's mahr [dowry given by the husband] that is deferred until death or divorce. Some scholars argue that this deferred mahr is not deductible, while others consider it deductible like other debts.103 All money for an ex-wife or for children in the custody of their mother are deductible debts. There is a discussion also about debts that belong to human beings. A1 Nawawi, a Shafi'ite, says if debts are deductible, then, this applies to all debts, whether they are God's or a person's.105
6. Le passage d'une année
6. The passage of a year
Douze mois lunaires complets doivent s'écouler depuis le début de la possession, ou depuis la date d'échéance de l'aumône obligatoire (Zakah), pour que celle-ci soit à nouveau due sur les biens. « Cette condition ne concerne que le bétail, l'argent et les biens commerciaux. Elle ne s'applique pas aux récoltes, aux fruits, au miel, aux minerais extraits, aux trésors trouvés, etc., pour lesquels il n'existe aucune condition d'une année, au motif que l'aumône obligatoire (Zakah) sur ces éléments relève d'une sorte d'aumône obligatoire (Zakah) sur le revenu. »
Twelve full lunar months should pass from the beginning of ownership, or past due date of zakah, for zakah to accrue again on assets. "This condition is restricted to livestock,, money, and business assets. It does not apply to crops, fruits, honey, extracted minerals, found treasure, etc., where there is no condition of one year on the grounds that zakah on those items is a sort of zakah on income.
La valeur de cette condition pour certains biens
The value of this condition for certain assets
Ibn Qudamah exprime son avis sur l'essence de la distinction entre les biens soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) en ce qui concerne l'écoulement d'une année. « Les biens pour lesquels l'écoulement d'une année est considéré comme nécessaire sont ceux destinés à la croissance, comme les biens commerciaux, ou comme réserve de valeur, comme l'argent, parce qu'il est de leur nature d'être employés pour la croissance, de sorte que l'aumône obligatoire (Zakah) serait acquittée à la fin de chaque année sur leurs bénéfices et revenus. Quant aux récoltes et aux fruits, ils constituent eux-mêmes le revenu, et l'aumône obligatoire (Zakah) en est prélevée. Une fois produits, ils ne croissent évidemment pas. Les minéraux extraits sont considérés comme semblables aux plantes et aux fruits. »108
Ibn Qudamah expresses his opinion on the essence of distinction between zakatable items as far as the passage of a year is concerned. "Items for which the passage of a year is considered necessary are those designated for growth, such as business assets, or as storage of value, such as money, because it is of the nature of being used for growth, so that zakah would be paid at the end of each year out of their profits and income. As for crops and fruits, they themselves are the income, and zakah is taken out of them. Once they are produced they obviously do not grow. Extracted minerals are considered similar to plants and fruits."108
Raisons de cet état
Reasons for this condition
Ibn Rushd affirme{109} : « La majorité des juristes estime que cette condition est requise pour que l'or, l'argent et le bétail soient soumis à la zakat. Il est attesté que les quatre califes ont appliqué cette condition, et elle est communément connue parmi les Compagnons, ce qui signifie que toutes ces personnes ne se seraient pas accordées sur une telle question sans savoir que le Prophète ﷺ avait dit quelque chose à ce sujet. Il est rapporté d'Ibn 'Umar que le Prophète ﷺ »
Ibn Rushd states,109 "The majority of jurists believes that this condition is required for the zakatability of gold, silver, and livestock. It is confirmed that the four Khulafa' applied this condition, and it is commonly known among the Companions, which means that all these people would not agree on such a mater without knowing that the Prophet had said something about it. It is reported from Ibn 'Umar that the Prophet (p)
Il a dit : « Il n'est dû aucune aumône obligatoire (Zakah) sur un bien tant qu'une année ne s'est pas écoulée. »110 Ceci fait l'objet d'un consensus parmi les juristes de tous les pays, et il n'existe aucune divergence à ce sujet à l'époque des Compagnons, à l'exception d'un rapport d'Ibn 'Abbas et de Mu'awiyah. Il semble que la raison de cette exemption soit l'absence d'un hadith authentique.111
said, "There is no zakah on an asset until a year has passed."110 This is agreed upon among jurists in all countries, and there is no dispute about it in the Companions' generation except a report from Ibn 'Abbas and Mu'awiyah. It seems that the reason for that exemption is the lack of an authentic saying.111
Divergences entre les Compagnons et les Successeurs au sujet de cette condition
Variations among Companions and Followers on this condition
Ibn Mas'ud, Ibn 'Abbas et Mu'awiyah sont rapportés comme ayant eu l'avis selon lequel l'aumône obligatoire (Zakah) est due sur les biens dès leur acquisition, sans qu'il soit nécessaire qu'une année s'écoule, si ce bien acquis atteint le seuil minimal (Nisab) à lui seul ou après avoir été ajouté à ce qui était déjà en possession avant son acquisition.112 Certains des Tabi'un (Suivants) partagent également cet avis.
Ibn Mas'ud, Ibn 'Abbas, and Mu'awiyah are reported to have the view that zakah is due on assets when acquired, without needing the passage of a year, if that earned asset reaches nisab on its own or after being added to what was in possession before its accrual.112 Some of the Followers also take this view.
Qu'est-ce qui fait l'objet d'un consensus concernant le passage d'une année ?
What is agreed upon about the passage of a year
Il n'existe aucun désaccord parmi les savants, qu'ils soient des premiers ou des derniers temps, sur le fait que l'aumône obligatoire (Zakah) sur les biens de capital, tels que le bétail, l'argent et les stocks commerciaux, n'est due qu'une fois par an. Ibn Abi Shaibah rapporte d'az-Zuhri : « Il ne nous est parvenu d'aucun gouvernant de cette communauté qui se trouvait à Médine — Abu Bakr, 'Umar et 'Uthman — qu'ils percevaient l'aumône obligatoire (Zakah) deux fois. Ils envoyaient des collecteurs chaque année, que ce fût une année fertile ou stérile. »
There is no disagreement among scholars, both predecessors and latecomers, that zakah on capital assets such as livestock, money, and business inventory, is required only once a year. Ibn Abi Shaibah reports from al Zuhri, "Nothing reached us from any ruler of this nation who was in Madinah-- Abu Bakr, 'Umar and 'Uthman-- to the effect that they were collecting zakah twice. They sent collectors every year, fertile or barren.
« Le recueillir de cette manière, conformément à la tradition du Messager de Dieu ﷺ. »113
Collecting it this way in accordance with the tradition of the Messenger of God (p)."113
Cela montre la justice de la charia islamique. La périodicité de l'aumône obligatoire (Zakah) n'est pas laissée aux dirigeants et aux gouvernements pour l'imposer à leur guise, ni au désir et à l'avarice des individus.
This shows the justice of Islamic Shari'ah. The periodicality of zakah is not left to rulers and governments to impose at will, or to the desire and miserliness of individuals.
L'année est considérée comme le modèle de la répétition, car elle constitue le cycle de toutes les saisons, et elle est suffisamment longue pour que la croissance et le profit s'accumulent114. Ibn al-Qayyim dit, au sujet des enseignements reçus du Messager (ﷺ) concernant la aumône obligatoire (Zakah) : « Il [le Prophète ﷺ] l'a rendue obligatoire une fois par an. Il a fixé le moment où la aumône obligatoire (Zakah) est due sur les récoltes et les fruits au moment de la maturité et de la moisson. La aumône obligatoire (Zakah) est l'expression de la justice la plus parfaite, car si elle avait été rendue obligatoire chaque mois ou chaque semaine, elle aurait lourdement pesé sur les riches ; mais si elle n'avait été due qu'une seule fois dans une vie, elle n'aurait pas suffi à répondre aux besoins des indigents. La meilleure voie était de la rendre obligatoire une fois par an. »115
The year is considered the pattern of repetition because it is the cycle of all season, and it is long enough for growth and profitability to accure114 Ibn al Qayim says about the guidance received from the Messenger (p) on zakah "He [the Prophet] obligated it once every year. He made the time of accrual of zakah on crops and fruits the time of ripening and harvest. zakah is an expression of the utmost justice, because had it been obligated every month or every week, it would have heavily burdened the rich, but if it were made once in a lifetime, it would not have satisfied the needs of the indigent. The best way was to make it once every year."115
Variation sur la question des biens accumulés
Variation on the issue of accrued assets
Les biens ou revenus acquis en cours d'année comprennent les revenus réguliers, les salaires et traitements périodiques, les subventions, les profits inattendus, les dons, etc. Certains de ces biens acquis, tels que les récoltes, les fruits, le miel, les trésors découverts et les minerais extraits, sont soumis à la zakat dès leur acquisition, à condition d'atteindre le seuil minimal (Nisab). Ce point ne fait pas débat. En revanche, il existe une divergence d'opinions quant à la zakat sur les biens de capital, comme l'argent, les stocks commerciaux et le bétail, acquis au cours de l'année. Sont-ils soumis à la zakat au moment où on les possède ? Sur ce point, il convient de présenter quelques précisions mentionnées par Ibn Qudamah dans al-Mughni, qui distingue trois cas :
Accrued assets or goods include regular income, periodical salaries and wages, grants, windfall profits, gifts, etc. Some of those accrued goods, such as crops, fruits, honey, found treasures and extracted minerals, are zakatable once acquired if they reach the amount of nisab. That much is not disputed. There is, however, a difference of opinion on the zakatability of capital assets, like money, business inventory, and livestock, that are acquired during the year. Are they zakatable at the time they are possessed? On this we should bring forth some details mentioned by Ibn Qudamah in al Mughni, which distinguish between three cases:
1. Si les biens acquis sont le résultat d'un capital déjà possédé, comme le bénéfice réalisé sur les biens commerciaux et les petits du bétail déjà possédé, ils sont soumis à la aumône obligatoire (Zakah). Ce revenu doit être ajouté aux biens initiaux lors du calcul de la aumône obligatoire (Zakah). Ibn Qudamah dit : « Je n'ai connaissance d'aucune divergence à ce sujet. Il suit l'année de son principal et s'apparente à une croissance continue, de même que l'augmentation de la valeur des marchandises en stock. »116
1. If acquired assets are the result of already owned capital, such as profit on business assets and the offspring of already owned livestock, they are zakatable. This income should be added to the original assets in calculating zakah. Ibn Qudamah says, "I am aware of no dispute on this. It goes by the year of its principal and is like continuous growth, such is the increase in the value of inventory."116
2. Le deuxième cas est celui où le bien acquis n'est pas de la même nature que le capital que la personne possède déjà, comme une personne qui possède le seuil minimal (Nisab) de chameaux et qui reçoit en cadeau des vaches. Selon la majorité des savants, ce bien acquis n'est pas ajouté au capital qu'elle possède, mais commence plutôt une nouvelle année et un nouveau seuil minimal (Nisab) qui lui sont propres. S'il est inférieur au seuil minimal (Nisab), le nouveau bien n'est pas soumis à la zakat. Il existe toutefois un rapport d'Ibn Mas'ud, d'Ibn 'Abbas et de Mu'awiyah selon lequel ces biens sont soumis à la zakat dès qu'ils sont acquis.
Sourate an-Nahl, 16:44.
1. Sura al Nahl, 16:44.
2. Sourate at-Tawbah 9:34.
2. Sura at Tawbah 9:34.
3. Sourate al-Baqarah, 2:267.
3. Sura al sura Baqarah, 2:267.
4. Ibid.
4. Ibid.
6. Sourate at-Tawbah, 9:103.
6. Sura at Tawbah, 9:103.
7. Sourate Adh-Dhariyat, 51:19.
7. Sura al Dhariyat, 51:19.
8. Al Qamus al Muhit, vol. 4, p. 52.
8. Al Qamus al Muhit,, Vol. 4, p. 52.
9. Lisan al-'Arab, chapitre sur la lettre lam, section sur la lettre mim.
9. Lisan al 'Arab, chapter on the letter lam section on the letter mim.
10. Voir Shaikh 'Ali al Khafif, Ahkam al Mu'amalat al Shari'ah, pp. 3.4.
10. See Shaikh 'Ali al Khafif, Ahkam al Mu'amalat al Shari'ah, pp. 3.4.
Jurists express several opinions on the meaning of the word mal in Shari'ah. Hanafite jurists say mal is everything that a person acquires and usually uses, so there are two conditions for anything to be mal: The possibility of acquiring it, and the possibility of using it in general. Consequently mal includes all that is owned--land, animals, furniture, equipment, and money. As for things that are not actually acquired or usually used, if there exists a possibility of obtaining and using them, then they are considered mal, such as lawful things like fish in the sea, birds flying in the sky or wild usable animals in the wilderness. Things that cannot be acquired are not considered mal even though they may be useful, such as sunlight and heat. By the same token, things that are usually not usable but can be obtained, such as a handful of soil, a drop of water, one bee, or one grain of rice are not mal. This definition implies that mal must be a material thing, because non-material things cannot be obtained. Consequently, services are not mal, such as inhabiting a house, riding car, or wearing a garment, because these are not acquirable. Similarly, rights , like custodianship and guardianship rights are also not mal.
Les juristes chafi'ites, malikites et hanbalites considèrent les services comme du mal. Selon eux, la possibilité d'acquisition n'est pas une condition ; la condition est plutôt la possibilité d'obtenir la source du mal. Comme la voiture peut être acquise matériellement, son utilité est considérée comme un mal. Les savants des lois d'origine humaine considèrent à la fois les utilités et les droits, tels que les droits d'auteur et les brevets, comme des amwal. Cela signifie que la notion de mal dans les lois humaines englobe davantage que ce qu'elle englobe pour les juristes.10 Mon avis est que la définition des hanafites semble plus proche du sens linguistique donné dans les dictionnaires, et plus conforme à l'application des textes relatifs à la aumône obligatoire (Zakah), car ce sont les biens matériels, et non les services, qui peuvent être soumis à la aumône obligatoire (Zakah). La aumône obligatoire (Zakah) ne peut pas être prélevée sur des utilités et distribuée aux catégories méritantes. Ibn Nujaim, dans son al Bahr, affirme que le mal est ce qui peut être obtenu et conservé pour être utilisé en cas de besoin, et cela ne peut s'appliquer qu'aux choses matérielles, à l'exclusion des utilités. L'auteur du Kashf al Kabir affirme que la aumône obligatoire (Zakah) ne peut être acquittée qu'en remettant au bénéficiaire une chose matérielle ayant une valeur ; ainsi, si un pauvre était autorisé à habiter gratuitement la maison de celui qui s'acquitte de la aumône obligatoire (Zakah), cela ne remplirait pas l'obligation de paiement de la aumône obligatoire (Zakah), car cette utilité n'est pas une chose matérielle susceptible d'être acquise. Ibn Nujaim poursuit : « Ceci est une opinion. L'autre, cependant, est que l'utilité est également un mal. Mais lorsque le mot mal est employé sans spécification, il désigne uniquement les acquisitions matérielles. »11 Pour les besoins de ce livre, le mal désigne les choses matérielles, et c'est là que s'applique la aumône obligatoire (Zakah).
Shafi'ite, Malikite, and Hanbalite jurists consider services as mal. According the them the possibility of acquisition is not a condition; rather, the condition is the possibility of obtaining the source of mal. Since the car can be acquired physically, its utility is considered a mal. Scholars of man-made laws consider both utilities and rights such as authorship rights and patents as amwal. This means that mal in human-made laws includes more than what it includes for the jurists.10 My opinion is that the definition of the Hanafites seems to be closer to the linguistic meaning given in dictionaries, and more sensible to the application of the texts on zakah, since it is material assets and not services that can be zakatable. zakah cannot be collected from utilities and distributed to the deserving categories. Ibn Nujaim in his al Bahr states that mal is what can be obtained and saved to be used at the time of need, and this can only be applied to material things, excluding utilities. The author of Kashf al Kabir says zakah can only be fulfilled by giving the recipient a material thing that has value, so if a poor person was allowed to inhabit free of charge the house of a zakah payer, this would not fulfill the responsibility of the payment of zakah, since this utility is not a material thing that can be acquired. Ibn Nujaim continues, "This is one opinion. The other is, however, that the utility is also a mal. But when the word mal is used, without any specification, it applies to material acquisitions only."11 For the purpose of this book, mal means material things, and that is where zakah applies.
« Prélève une aumône (Sadaqah) sur leurs biens, »21 « Que leurs biens ni leurs enfants ne t'éblouissent. »22
"Out of their wealth take sadaqah,"21 "Let not their wealth nor their sons dazzle thee,"22
« Et remettez-leur leurs biens » 23 ; « Ne dévorez pas vos biens entre vous en futilités » 24, etc.
and "Then release their wealth to them,"23 "Eat not up your wealth among yourselves in vanities,"24 etc.
Dieu accorde aux êtres humains un grand honneur en employant parfois l'expression « prêter à Dieu » pour désigner ces biens, alors qu'ils sont en réalité accordés par Dieu à Ses serviteurs. Dieu dit : « Qui est celui qui prêtera à Dieu un beau prêt, que Dieu lui rendra au double et multipliera pour lui en de nombreuses fois ? »{25} « Qui est celui qui prêtera à Dieu un beau prêt ? Dieu le lui multipliera largement, et il recevra une récompense généreuse. »{26} « Et prêtez à Dieu un beau prêt. »{27} « Dieu a acheté aux croyants leur personne et leurs biens, car le Paradis leur sera donné en échange. »{28} Al Hasan commente qu'ici Dieu « achète » les personnes qu'Il a créées et les biens qu'Il a accordés.
God highly honors humans by sometimes using the phrase "borrowing from people " those assets, although they are in fact bestowed by God upon His servants. God says, "Who is he that will loan to God a beautiful loan which God will double unto his credit and multiply many times,"25 "Who is he that will loan to God a beautiful loan, for God will increase manyfold his credit and he will have a liberal reward,"26 "And loan to God a beautiful loan,"27. "God hath purchased of the believers their persons and their wealth, for theirs in return is the Garden."28 Al Hasan comments that here God "buys" persons that he created and wealth that he bestowed.
Ahmad bin 'Abd al Rahim al Dahlawi, le philosophe de l'islam en Inde, commente les versets qui attribuent la propriété aux êtres humains : « Lorsque Dieu a rendu permis aux gens l'usage de ce qu'Il a créé pour eux sur la terre et dans la terre, les gens sont devenus avides des choses, de sorte qu'il a fallu établir une règle fondée sur les priorités de l'acquisition des biens.
Ahmad bin 'Abd al Rahim al Dahlawi, the philosopher of Islam in India, comments on the verses that attribute ownership to human beings, "When God made it permissible for people to use what He created for them in and on the earth, people got greedy about things, so there was a need to establish a rule based on the priorities of acquiring things.
Ainsi, toute terre appartient à tous les êtres humains, mais ceux qui arrivent les premiers sont servis en premier.
So all land is for all human beings, but those who come first are served first.
En conséquence, la propriété humaine de ces choses créées dépend de la priorité accordée à l'extraction des utilités et de l'utilité.29
Consequently, the human ownership of these created things depends on the priority of extracting utilities and usefullness."29
Cependant, il convient de préciser qu'en intitulant cette section « droit de propriété indivis et absolu », je ne désigne pas la propriété ultime, qui appartient à Dieu seul.
However, it should be pointed out that by titling this section "undivided and absolute right of ownership" I do not mean the ultimate ownership which belongs to God alone.
Ce qu'on entend ici, c'est le droit de contrôle sur les biens et les choses matérielles, tel qu'il est attribué aux êtres humains dans les versets susmentionnés.
What is meant here is the right of control of assets and material things as attributed to humans in the above-mentioned verses.
Après cette introduction assez longue, nous allons définir ce qu'on entend par « propriété indivise et absolue ». C'est un terme de juristes qui se compose de deux éléments, le milk. Fiqh az-Zakah (Vol. I), Dr Yusuf al-Qaradawi, p. 56
After this rather lengthy introduction, we will define what is meant by "undivided and absolute ownership." This is a jurist's term that is composed of two factors, milk Figq al Zakah (Vol. I), Dr. Yusuf al Qardawi 56
[propriété] et absolutisme de la propriété. La propriété [milk] est le nom dérivé de la racine Malaka [posséder], qui signifie obtenir, avoir le contrôle et l'autorité de disposition sur quelque chose, comme l'indique al Qamus. Dans al Mu'jam al Wasit, le verbe « malaka » signifie obtenir et avoir le droit exclusif de disposition sur quelque chose. Ce sens linguistique est repris par le sens qu'il revêt en charia, tel que défini par les juristes. Al Kamal bin al Humam, dans son al Fath, définit la propriété comme le pouvoir de disposition qui est originel et non dérivé d'une autre personne.30 Al Qarafi, dans son al Furuq, définit la propriété comme « une relation légale de la charia portant sur des biens matériels ou sur leurs utilités, qui permet à la personne à laquelle appartiennent ces biens de les utiliser et/ou leurs services, ou de les échanger contre un équivalent, sauf lorsqu'il existe un obstacle légal [qui empêche l'exercice de cette autorité] ».30 Sadr al Shari'ah, dans son commentaire d'al Wiqayah, définit le droit de propriété comme une relation légale entre une personne et des biens matériels, par laquelle la personne est absolument autorisée à utiliser ces biens, autorisation qui empêche quiconque d'exercer le moindre pouvoir sur cette chose.31
[ownership] and absoluteness of ownership. Milk [ownership] is the noun from the root Malaka [to own] which means to obtain and have control and authority of disposition of, as stated in al Qamus. In al Mu'jam al Wasit, the verb "malaka means obtain and have exclusive right of disposition over. This linguistic meaning is included by the meaning in Shari'ah, as defined by jurists. Al Kamal bin al Humam, in his al Fath, defines ownership as the power of disposition which is original and not derived from another person.30 Al Qarafi in his al Furuq defines ownership as "A Sahri'ah conjunction on material things or on their utilities which allows the person to whom things belong to utilize them and/or their services, or to exchange them for a substitute, except when lawful obstacle [that prevents the exercise of such authority] exists."30 Sadr al Shari'ah, in his commentary on al Wiqayah, defines the right of ownership as a legal relation between a person and materials whereby the person is absolutely authorized to use the material, an authorization that prevents others from having any power on that thing.31
Toutes ces définitions incluent l'idée d'exclusivité que l'on retrouve dans les dictionnaires arabes. Les spécialistes du droit ont des définitions similaires. Pour eux, la propriété est une « autorité qui permet au propriétaire d'user de la chose possédée et d'en tirer le bénéfice de toutes ses utilités de manière perpétuelle et exclusive ».31
All these definitions include the idea of exclusiveness that is refered to in Arabic dictionaries. Experts in law have similar definitions. For them, ownership is an "authority that enables the owner to use the owned thing and get the benefit of all its utilities in a perpetual and exclusive manner,"31
La signification de l'absolu et de l'indivision de la propriété est que le bien possédé est exclusivement la propriété de son détenteur. Nul autre n'y a une quelconque part, et le droit du propriétaire à l'utiliser ne dépend pas de l'autorisation d'autrui.32 C'est pourquoi l'on dit que, chaque fois que le droit de propriété n'est pas absolu, comme pour des marchandises achetées mais pas encore reçues, l'aumône obligatoire (Zakah) n'est pas due. De même, l'aumône obligatoire (Zakah) n'est pas due lorsque le bien est donné en gage et détenu par le créancier gagiste, ou lorsque le bien a été volé et se trouve effectivement en la possession du voleur.34 Les juristes expriment la condition de l'absolu de la propriété par la capacité de disposer du bien, comme cela est connu chez les Zaydites : les Zaydites exigent, pour qu'un bien soit soumis à l'aumône obligatoire (Zakah), que le propriétaire ait le pouvoir de disposition sur le seuil minimal (Nisab) pendant toute l'année, ou du moins que le propriétaire ait de bonnes raisons d'espérer que, s'il le souhaite, il pourra disposer pleinement de ce bien, comme c'est le cas s'il a déposé des fonds chez autrui.
The meaning of absoluteness and undividedness of the ownership is that the owned material is exclusive to the owner.32 No one else has any share in it, nor does the owner's right to use it depend on authorization from others.32 For that reason, it is said that whenever the right of ownership is not absolute, such as merchandize purchased but not yet received, zakah is not obligated. Nor is zakah obligated in the case in which the asset is used as a lien and held by the lien holder, or the asset is stolen and actually in the possession of the thief.34 Jurists express the condition of absoluteness of ownership by the ability to dispose of the asset, as is known among the Zaidis: Zaidis require for zakatability that the owner must have authority of disposition over nisab throughout the whole year, or at least that the owner has sufficient reason to hope that if he so wishes he can have total authority of disposal, such as if he has funds deposited with others.
Les Zaydites disent que si le propriétaire ne dispose pas de ce pouvoir de disposition, ou n'a pas de raison suffisante d'espérer le recouvrer à sa volonté, alors l'aumône obligatoire (Zakah) n'est pas due sur ce mal.35
Zaidis say if the owner does not have that power of disposal or sufficient reason for hope of having it at his wish, then zakah is not required on that mal.35
En revanche, faire l'aumône à de tels oppresseurs, en tant que telle, n'est pas acceptable, car, bien que juridiquement pauvres, ils utilisent leurs biens pour opprimer les gens et à d'autres fins mauvaises. La règle est que même une personne pauvre ne doit pas recevoir la aumône obligatoire (Zakah) s'il est connu qu'elle utilise ce revenu pour désobéir à Dieu.
Jurists justify the unzakatable of such wealth by the fact that it is not owned by those who have actual control. Therefore, the latter has no authority to pay zakah or to make any other disposal except rendering it to the lawful owner.41 Thus a person whose methods of gain are unlawful is not considered rich in Shari'ah even though ha might control huge wealth. Some Hanafite jurists, including al Sarakhsi, go to the extent of permitting giving charity to dictators on the grounds that they are in fact poor, although they unlawfully dispose of the riches of the whole country.42 Such bold opinions mean to us that unlawfully acquired wealth cannot be owned or transferred to heirs or any other recipient.43 On the other hand, giving charity, per se, to such oppressors is not acceptable because, although they are legally poor, they use their holdings to oppress people and for other evil purposes. The rule is that even a poor person should not be given zakah if it is known that he uses such income for disobedience of God.44
La seconde catégorie comprend les dettes douteuses ou perdues, c'est-à-dire les dettes dues par des personnes incapables de rembourser ou que les débiteurs nient. Il existe trois avis concernant l'aumône obligatoire (Zakah) sur ces dettes : (a) le créancier doit acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) pour toutes les années écoulées lorsqu'il recouvre un jour la dette. C'est l'avis des Compagnons 'Ali et Ibn 'Abbas ; (b) le créancier, à la réception de la dette, ne doit acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) que pour la dernière année. C'est l'avis d'al-Hasan et de 'Umar bin 'Abd al-'Aziz. C'est aussi l'avis de Malik pour toutes les dettes
; et (c) le créancier ne doit aucune aumône obligatoire (Zakah), et la dette, une fois remboursée, ouvre une nouvelle année d'imposition, avis d'Abu Hanifah et de ses deux disciples.
Abu 'Ubaid retient l'avis selon lequel, si le créancier espère recouvrer la dette, celle-ci doit être soumise à l'aumône obligatoire (Zakah) comme si elle faisait partie de l'actif courant, conformément à l'avis de 'Umar, 'Uthman, Jabir et Ibn 'Umar. Cependant, Abu 'Ubaid autorise avec prudence le report du paiement de l'aumône obligatoire (Zakah) jusqu'à la réception du montant de la dette, à condition que l'aumône obligatoire (Zakah) soit strictement acquittée pour toutes les années précédentes. Quant aux dettes douteuses et perdues, Abu 'Ubaid retient l'avis de 'Ali et Ibn 'Abbas, à savoir que le créancier acquitte l'aumône obligatoire (Zakah) pour toutes les années écoulées lorsqu'il recouvre le montant de la dette. Il argumente que, puisque le droit de propriété sur la dette n'est pas annulé par le doute, le droit de Dieu doit lui aussi subsister. 50 Je suis d'accord avec Abu 'Ubaid sur le premier cas, mais je diffère de lui sur le cas des dettes douteuses et des dettes irrécouvrables, car le droit de propriété sur de telles dettes n'est pas complet, puisque le créancier n'a aucun espoir d'en tirer profit et d'en disposer.
C'est également l'argument d'Abu Hanifah et de ses deux disciples.
The majority of jurists since the era of the Companions distinguishes between two kinds of debts. One is a debt whose creditors hope to receive it back, meaning debts on parties who are capable of payment. zakah is obligated on this category of debts yearly, as if they were property under control. Abu 'Ubaid reports this opinion from the Companions 'Umar, 'Uthman, Ibn 'Umar, and Jabir, and from the Followers Jabir bin Zaid, Mujahid, Ibrahim, and Maymun bin Mahran.47 Second, doubtful or dead debts, which are debts on individuals who are incapable of repayment or are denied by debtors, There are three views about zakah on these debts, (a) the creditor must pay zakah for all past years upon receiving the debt back if ever. This is the opinion of the Companions 'Ali and Ibn 'Abbas, (b) the creditor, on receipt of the debt must pay zakah for only the last year. This is the view of al Hasan, and 'Umar bin 'Abd al 'Aziz. It is also the view of Malik on all debts,48 and (c) the creditor does not owe any zakah whatsoever and the debt when paid back starts a new year of zakatability, which is the view of Abu Hanifah and his two disciples.49 Abu 'Ubaid selects the opinion that if the creditor hopes to got back the debt, it should be zakated as if the debt was part of the current assets, in accordance with 'Umar, 'Uthman, Jabir, and Ibn 'Umar. However, Abu 'Ubaid cautiously allows deferring the payment of zakah until the receipt of the amount of the debt, provided that zakah is paid strictly for all preceeding years. As for doubtful and dead debts, Abu 'Ubaid selects the opinion of 'Ali and Ibn 'Abbas, payment of zakah by the creditor for all past years upon receiving the amount of the debt back. He argues that since the right of ownership on the debt is not annuled by the doubtfulness, then the right of God should also remain.50 I agree with Abu 'Ubaid on the first case, but I differ with him on the case of doubtful and dead debts, because the right of ownership on such debts is not complete, since the creditor has no hope of extracting benefit and of disposing of the debt.51 This is also the argument of Abu Hanifah and his two disciples.
Ainsi, tous les biens dont le propriétaire n'est pas en mesure d'en tirer profit doivent être exclus de l'assujettissement à l'aumône obligatoire (Zakah), puisqu'un tel propriétaire n'est pas riche et que la Zakah n'est imposée qu'aux riches.52 Je suis d'accord avec Abu Hanifah pour dire que toutes les créances douteuses et les créances irrécouvrables sont, à l'instar des biens dont le propriétaire est incapable de tirer profit, exemptes de Zakah pour toutes les années passées. Mais lorsque la créance est recouvrée, elle doit être traitée comme un bien nouvellement acquis, bien que je préfère que le créancier, à la réception de la créance, ne s'acquitte de la aumône obligatoire (Zakah) que pour une seule année, comme pour tout autre bien nouvellement acquis.
That is, all assets whose owner is not capable of extracting benefit from them should be excluded from zakatability, since such an owner is not rich and zakah is only imposed on the rich.52 I agree with Abu Hanifah that all doubtful and dead debts are, like assets whose owner is incapable of benefiting from, unzakatable for all past years. But when the debts is received, it should be treated as a newly earned asset, although I prefer that the creditor, upon receipt of the debt, pay zakah for one year only, like on any other newly earned asset.
Les juristes qui estiment que les règles de la charia sont toujours justifiables — et ils constituent la majorité — ont convenu que la justification de l'assujettissement à l'aumône obligatoire (Zakah) pour les biens mentionnés ci-dessus est la croissance réelle ou potentielle. Le bétail croît physiquement par l'augmentation de son poids, la reproduction et la production de lait. Les biens commerciaux croissent eux aussi ; ils existent pour réaliser un bénéfice et procurer un rendement. Cette croissance n'est pas simplement naturelle comme celle des richesses animales et agricoles, mais elle est provoquée par l'action des hommes. Comme elle est considérée comme licite en Islam, de même que dans toutes les religions et lois révélées et terrestres, la croissance commerciale est rangée dans la même catégorie que la croissance naturelle. L'argent croît également, car il est le moyen d'échange et la mesure de la valeur en tant que substitut des biens. Lorsque l'argent est employé dans l'industrie et le commerce, il rapporte un revenu, ce qui est ce qu'on entend ici par croissance. Si l'argent est thésaurisé et empêché de remplir son rôle dans la circulation et la production, le thésauriseur est tenu responsable de l'avoir laissé inactif. Cet acte ne le dispense pas de l'aumône obligatoire (Zakah) ; au contraire, celle-ci lui donne le signal d'employer son argent à la croissance et à une activité commerciale utile, faute de quoi il périra. Les récoltes et les fruits sont eux-mêmes le résultat d'une croissance, étant produits par le processus de reproduction agricole. Le miel, les trésors découverts et les minerais sont semblables.
Jurists who believe that rulings of Shari'ah are always justifiable-- and they are the majority-- have agreed that the justification for zakatability on the above mentioned assets is actual or potential growth. Livestock physically grows by weight increase, reproduction and milk production. Business assets also grow; they are there to make profit and bring return. This growth is not simply natural like that of animal and agricultural wealth, but is caused by the action of people. Since it is considered lawful in Islam as well as in all heavenly and earthly religions and laws, business growth is put in the same category as natural growth. Money also grows, because it is the means of exchange and the measure of value as a substitute of goods. When money is used in industry and trade, it brings income, which is what is meant by growth in this section. If money is hoarded and prevented from fulfilling its role in circulation and production, the hoarder is held responsible for leaving it idle. He is not by that action exempt from zakah, but rather, zakah gives him the signal to utilize his money in growth and useful business, otherwise it will perish. Crops and fruits are themselves the result of growth, being produced by the process of agricultural reproduction. Honey, discovered treasures, and minerals are similar.
Cette condition est fondée par les juristes sur la base de la direction du Messager de Dieu ﷺ et de la pratique des Califes bien guidés. Elle est également conforme au sens même de l'aumône obligatoire (Zakah), car l'un des sens du mot « zakah » est la croissance. Ce qui est versé au titre de l'aumône obligatoire (Zakah) porte ce nom parce qu'il apporte bénédiction et croissance, conformément à la promesse de Dieu : « Et tout ce que vous dépensez dans Son chemin, Il le remplacera », et : « Ce que vous donnez en aumône obligatoire (Zakah) en cherchant la face de Dieu, sera multiplié. Ce sont ceux-là qui recevront une récompense multipliée. » Donner le nom d'aumône obligatoire (Zakah) à ce qui est versé en accomplissement de l'obligation peut avoir encore un autre sens, selon certains savants. C'est-à-dire que la somme versée est appelée aumône obligatoire (Zakah) parce qu'elle provient d'un surplus ou d'un excédent résultant du processus de croissance. En conséquence, l'aumône obligatoire (Zakah) est due sur les biens productifs, et non sur les biens détenus pour l'usage personnel et familial. En application de cette condition, les musulmans, dès les premiers temps, ont exempté de l'aumône obligatoire (Zakah) les animaux utilisés pour le transport personnel, les maisons habitées par leur propriétaire, les outils des professionnels et le mobilier domestique. Sont également exemptés les biens qui ne peuvent pas être mis en croissance, tels que les biens illégalement détenus par d'autres.62
This condition is founded by jurists on the basis of the guidance of the Messenger of God and the practice of the Wise Successors. It is also consistent with the meaning of zakah itself, since one of the meanings of the word "zakah" is growth. What is being paid as zakah is given this name because it brings blessing and growth, in accordance with the promise of God "and nothing do ye spend in the least in His cause but He replaces it,"59 and "that which ye lay out for zakah seeking the countenance of God, will increase. It is these who will get a recompense multiplied.''60 Giving the name zakah for what is paid in fulfillment of the requirement of zakah may have yet another meaning, according to some scholars. That is, the amount paid is called zakah because it comes out of surplus or excess that is the result of the process of growth,. Consequently, zakah is obligated on growing assets, and not on assets held for personal and family use.61 In application of this condition, Muslims since the early stages exempted animals used for personal transportation, homes inhabited by the owner, tools of professionals, and household furniture from zakah. Also exempted are assets that cannot be made to grow, such as assets unlawfully controlled by others.62
D'autre part, c'est en raison de cette condition que les savants déclarent que l'aumône obligatoire (Zakah) sur les récoltes et les fruits ne se répète pas chaque année. Une fois que la dîme de l'aumône obligatoire (Zakah) a été acquittée sur eux, aucune autre aumône obligatoire (Zakah) n'est imposée, même si ces récoltes et ces fruits peuvent rester la propriété du même propriétaire, stockés pendant plusieurs années, car les récoltes et les fruits, une fois récoltés, ne croissent plus, et l'aumône obligatoire (Zakah) ne se répète annuellement que sur les biens en croissance. En revanche, le bétail est soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) chaque année en raison de sa croissance continue.63 Il convient de souligner que l'école de Malik étend l'application de cette condition plus que les autres écoles. L'une de ces applications concerne les dettes. Puisque toutes sortes de dettes ne croissent pas, elles ne sont pas soumises à l'aumône obligatoire (Zakah), selon les malikites ; mais une fois remboursées, le créancier doit payer l'aumône obligatoire (Zakah) sur les dettes pour la dernière année seulement. De même, l'aumône obligatoire (Zakah) sur les biens perdus n'est due qu'une fois le bien retrouvé, et pour une année seulement. Selon Malik, cela s'applique à toutes les dettes, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, à l'exception des créances solides dues par des entreprises non monopolistiques, qui sont soumises à l'aumône obligatoire (Zakah) en tant que partie de la valeur nette des hommes d'affaires.64
On the other hand, it is because of this condition that scholars declare that zakah on crops and fruits does not repeat every year. Once the ten percent zakah is paid on them, no more zakah is imposed even though these crops and fruits may remain owned in storage by the same owner for several years, because crops and fruits after being harvested do not grow anymore, and zakah is repeated yearly only on growing assets. In contrast, livestock is zakatable every a year because of its continuous growth.63 It should be pointed out that the school of Malik extends the application of this condition more than other schools. One of these applications is related to debts. Since all kinds of debts do not grow, they are, according the Malikites, unzakatable, but once they are paid back, the creditor must pay zakah on debts for the last year only. Similarly, zakah on lost property is only due once the property is found, and for one year only. According to Malik, this applies to all debts, whether good or bad, except for strong debts owed to non-monopolistic businesses, which are zakatable as part of the net worth of businessmen.64
Selon les Malikites, l'exemption de toutes les dettes de l'aumône obligatoire (Zakah) n'est qu'une application de cette condition de croissance. De plus, Malik va jusqu'à exempter de l'aumône obligatoire (Zakah) les commerçants monopolistes (qui conservent leur stock pendant des années) au motif que le stock n'augmente pas durant cette période. Cela suppose que le stock ne montre une augmentation qu'au moment de la vente. Malik affirme qu'à ce moment-là, le stock n'est soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) que pour l'année écoulée.65
According to Malikites, the exemption of all debts from zakah is simply an application of this condition for growth. Additionally, Malik goes as far as exempting monopolistic traders (who keep their inventory for years) from zakah on the basis that inventory does not increase during this period. This is assuming that inventory shows an increase only at the time of selling. Malik says, at that time, inventory is zakatable for the past year only.65
et le Prophète ﷺ a dit une fois à un homme : « Dieu réprimande certainement l'incapacité. »69
Inability to invest is rather blameable because it indicates lack of will or means on the part of the owner. Against this kind of incapability, the Prophet (p) strongly warned and he reprimanded those who have it. He used to pray, "My Lord, I seek your protection from incapability and laziness."67 Abu Hurairah narrates from the Prophet, "Be keen to hold to what benefits you, seek the help of God, and do not stay incapable or stand still,"68 and the Prophet once told a man, "God verily reprimands for incapability."69
La théorie d'Ibn Hazm, ainsi que celle de ceux qui limitent la soumission à l'aumône obligatoire (Zakah) avec lui, tels que Shawkani et Siddiq Hasan Khan, repose sur deux principes : d'une part, la richesse d'un musulman est protégée et ne doit pas être prélevée ; il ne doit donc rien lui être imposé sans qu'un texte le prescrive. D'autre part, l'aumône obligatoire (Zakah) est une obligation religieuse. Ainsi, afin d'empêcher que quiconque n'intègre à la religion ce que Dieu n'a pas prescrit, il est nécessaire que les gens ne soient pas astreints sans un texte. Le raisonnement par analogie ne doit en particulier pas être employé dans le domaine de l'aumône obligatoire (Zakah).
The theory of Ibn Hazm, and those who restrict zakatability along with him, such as Shawkani and Siddiq Hasan Khan, is based on two principles: That a Muslim's wealth is protected and must not be taken, so nothing must be imposed on it without virtue of a text; and that zakah is a religious obligation. Thus, in order to prevent anyone from incorporating in religion anything that God does not ordain, it is necessary that people must not be obligated without a text. Analogy should especially not be used in the area of zakah.
Ma thèse est exactement inverse. Elle repose sur d'autres principes tout aussi importants dans la charia :
My theorem is exactly opposite. It is based on other equally important principles in Shari'ah:
1. Les textes généraux du Coran et de la Sunna confirment qu'il existe un droit, une sadaqah ou une aumône obligatoire (Zakah), sur toute richesse. Le verset : « et ceux dont les biens comportent un droit connu et défini », et « Prélève une sadaqah sur leurs biens » (Sadaqah), ainsi que la parole du Prophète ﷺ : « Informe-les que Dieu leur a prescrit une sadaqah sur leurs biens, prélevée sur les riches d'entre eux pour être remise aux pauvres d'entre eux », et « Acquitte la zakah sur tes biens ». Ces textes ne font aucune distinction entre les types de richesses. Nous savons que le mot « amwal » dans la sunna désigne les biens productifs et non ceux destinés à l'usage personnel. Il n'est pas permis d'exclure certains types de richesses de cette aumône obligatoire (Zakah) ou de cette sadaqah (Sadaqah) sans preuve claire. Hélas, il n'existe aucune preuve de ce genre.
1. The general texts of Qur'an and Sunnah confirm that there is a right, a sadaqah, or a zakah, on all wealth. The verse, "and those on whose wealth there is a recognized defined due," and "Out of their wealth take sadaqah," and the saying of the Prophet "Inform them that God prescribed on them in their wealth a sadaqah, taken from the rich among them to be rendered to the poor among them," and "Pay the zakah on your wealth." These texts do not distinguish between kinds of wealth. We know that the word 'amwal" in Sunnah means growing assets and not those things designated for personal use. It is not allowed to exclude some kinds of wealth from this zakah or sadaqah without clear evidence. Alas, there is no such evidence.
2. Chaque personne riche a besoin de purification et de sanctification : sanctification par le don fait pour l'amour de Dieu, et purification de l'avarice, de l'égoïsme et du désir démesuré d'argent. Dieu dit : « Prélève sur leurs biens une aumône (Sadaqah), afin de les purifier et de les sanctifier. » Il n'est pas raisonnable de penser que les paysans qui possèdent du blé et de l'orge doivent être purifiés et sanctifiés, tandis que les propriétaires de vastes vergers, les propriétaires de luxueux immeubles de grand standing ou les propriétaires d'usines n'auraient pas besoin de cette purification et de cette sanctification. Le rendement des biens de ces derniers est pourtant bien supérieur à celui du blé et de l'orge.
2. Each rich person is in need of purification and sanctification--sanctification through giving for the sake of God and purification from miserliness, selfishness, and overwhelming desire for money. God says, "Out of their wealth take sadaqah, so thou mightest purify and sanctify them." It is unreasonable to think that peasants who own wheat and barley should be purified and sanctified while owners of large orchards or landlords of luxurious high-rises or owners of factories are not in need of that purification and sanctification. The return on the latter's property is manifold that on wheat and barley.
3. Toute richesse, quelle qu'en soit la nature, a besoin d'être purifiée, car elle peut avoir été mêlée à quelque forme d'illicite lors de sa production ou de son acquisition. La purification de la richesse ne peut se faire que par le paiement de la aumône obligatoire (Zakah), et il est rapporté de façon authentique d'Ibn 'Umar que « Dieu a effectivement prescrit la aumône obligatoire (Zakah) comme purification de la richesse ». Il est également rapporté dans certains dits : « Si vous acquittez la aumône obligatoire (Zakah) sur votre richesse, vous aurez écarté d'elle le mal ».71 Il ne semble pas raisonnable de restreindre cette purification aux huit catégories mentionnées par Ibn Hazm et d'en exclure la majeure partie des autres formes de richesse, qui constituent aujourd'hui l'essentiel de la richesse privée et publique, puisque toutes les formes de richesse ont besoin d'être purifiées.
3. Wealth of any kind is in need of purification, since it may have been mixed with some sort of unlawfulness in the process of its generation and earning. Purification of wealth can only be done by the payment of zakah, and it is authentically reported from Ibn 'Umar that "God has verily imposed zakah as a purification of wealth." It is also reported in some sayings, "If you pay zakah on your wealth, you would have removed its evil."71 It does not seem rational to restrict such purification to the eight items mentioned by Ibn Hazm and to exclude the bulk of the other kinds of wealth which are nowadays the backbone of private and public wealth since all kinds of wealth are in need of purification.
4. La zakat est instituée afin de subvenir aux besoins des pauvres, des indigents et des voyageurs, ainsi qu'à la prise en charge de certaines affaires publiques de la communauté musulmane, telles que le jihad dans le sentier de Dieu, la réconciliation des cœurs avec l'islam, et l'aide à ceux qui supportent des charges financières démesurées dans l'intérêt public des musulmans. La satisfaction de ces besoins et la réalisation de ces intérêts incombent à tous les individus fortunés. Il est impensable que la charia ait voulu faire peser ce fardeau sur ceux qui possèdent cinq chameaux ou quarante moutons ou cinq wusq d'orge, tout en exemptant les grands hommes d'affaires qui possèdent des usines, des immeubles et d'autres entreprises, ou les professionnels, tels que les médecins, les avocats, les cadres, etc., qui gagnent en une seule journée bien plus que cinq chameaux ou quarante moutons. Selon cette religion de l'islam, les richesses sont en réalité la propriété de Dieu, les êtres humains n'étant que Ses lieutenants ou mandataires. Le droit des frères pauvres dans le besoin est établi sur ces richesses, car elles dépendent de Dieu. De même, les intérêts publics de la nation ont aussi des droits sur ces richesses. Chaque personne riche doit partager cette responsabilité, qu'elle investisse dans l'agriculture, l'industrie, le commerce ou les services professionnels.
4. zakah is ordained in order to satisfy the needs of the poor, the destitute, and the wayfarers, and to pay for the fulfillment of some public affairs of the Muslim community, such as jihad for the sake of God, reconciling hearts to Islam, and helping those who carry disproportionately large burdens of financial responsibility in the public interests of Muslims. The satisfaction of these needs and the achievement of those interests is a duty of all rich individuals. It is unthinkable that Shari'ah meant to throw this burden on those who own five camels or forty sheep or five wusq of barley and exempt big businessman who own factories, buildings, and other businesses, or professionals, such as physicians, lawyers, executives, etc., who earn in one day much more than five camels or forty sheep. According to this religion of Islam, riches are in reality the property of God, humans being only vicegerents or agents. The right of poor brethren who are in need is established on these riches because they are dependent on God. By the same token, the public interests of the nation also have rights on those riches. Every rich person must share this responsibility, whether he or she invests in agriculture, industry, business, or professional services.
5. L'analogie, comme on l'a montré précédemment, est l'un des fondements essentiels de la charia, selon la majorité des savants, malgré le désaccord d'Ibn Hazm et d'autres zahirites. En conséquence, je dis que toute richesse en croissance est soumise à l'aumône obligatoire (Zakah) par analogie avec les biens mentionnés par le Messager ﷺ. Nous savons avec certitude que la charia ne traite pas différemment ceux qui se ressemblent, et ne traite pas de la même manière ceux qui sont différents ; ainsi, nous pouvons recourir à l'analogie en matière d'assujettissement à l'aumône obligatoire (Zakah). Cela ne peut être qualifié d'addition à la religion, ce que Dieu n'autorise pas, d'autant plus que la Zakah n'est pas un acte de culte pur, mais aussi un élément essentiel du système socio-économique de l'islam.
5. Analogy, as was shown earlier, is one of the essential axioms of Shari'ah, according to the majority of scholars, despite the disagreement of Ibn Hazm and other Zahiris. Consequently, I say that every growing wealth is zakatable by analogy to those items mentioned by the Messenger, We are certain that Shari'ah does not treat differently those who are similar, nor does it treat similarly those who are different, thus we can use analogy in the matter of zakatability. This cannot be tagged as addition to religion, which is not allowed by God, especially since zakah is not a pure worship but an essential component of the socio-economic system in Islam as well.
6. Personne ne contesterait le postulat selon lequel « la richesse d'un musulman est protégée, et il a droit à la propriété privée ». Mais on peut montrer que le droit de Dieu, le droit de la communauté et le droit de ceux qui sont dans le besoin de l'aumône obligatoire (Zakah) sont également bien établis par les textes eux-mêmes. Ibn Hazm souscrit à ce principe, car il croit qu'il existe sur les biens des individus des droits autres que l'aumône obligatoire (Zakah). Il accorde en outre au gouvernement le pouvoir de contraindre les riches à subvenir à l'entretien des pauvres, et affirme même que les pauvres ont le droit de se révolter jusqu'à ce que leurs besoins soient satisfaits.
6. No one would disagree with the postulate that "the wealth of a Muslim is protected, and he/she has a right to private ownership." But it can be shown that the right of God, the right of the community, and the right of those who are in need of zakah are also well established by the texts themselves. Ibn Hazm agrees with this principle because he believes that on assets of individuals there are rights besides zakah. He further gives authority to the government to force the rich to pay for the support of the poor, and even says that the poor have the right to revolt until their needs are satisfied.
Ibn Hazm aurait été plus sensé d'imposer l'aumône obligatoire (Zakah) sur tous les biens avant de parler de charges supplémentaires destinées à satisfaire les besoins des pauvres. Une fois l'aumône obligatoire (Zakah) pleinement appliquée sur tous les biens, si des fonds supplémentaires sont encore nécessaires, des charges additionnelles peuvent alors être imposées.
Ibn Hazm would have been more sensible had he imposed zakah on all items of wealth before talking about additional dues to satisfy the needs of the poor. After the complete practice of zakah on all items of wealth, if there is still need for more funds, additional dues can be imposed.
Enfin, je dois répondre à l'allégation selon laquelle l'aumône obligatoire (Zakah) ne devrait pas être étendue aux biens dont le Prophète ﷺ n'a pas prélevé d'aumône obligatoire (Zakah). Deux points doivent être soulevés à cet égard. Premièrement, la croissance de tels biens était très négligeable à son époque, c'est pourquoi il ne les a pas pris en considération. Deuxièmement, il a laissé l'aumône obligatoire (Zakah) sur de tels biens à la pratique individuelle et à la conscience du propriétaire. Si le Messager de Dieu ﷺ n'a pas perçu d'aumône obligatoire (Zakah) sur certains biens, cela ne signifie pas nécessairement qu'ils ne sont pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) à l'initiative des individus, surtout si ces derniers sont informés de l'obligation de l'aumône obligatoire (Zakah) et de la nécessité de purifier tous les biens.
At last I should address myself to the allegation that zakah should not be extended to items from which the Prophet did not take zakah. Two points should be raised with this regard: Firstly, the growth of such items was very negligible in his time, so he did not consider it. Secondly, he left zakah on such items to the individual practice and the conscience of the owner. If the Messenger of God did not collect zakah from certain items, this does not necessarily mean that they are not zakatable on the initiative of individuals, especially if the latter are informed as to the requirement of zakah and the need of all items to be purified.
7. Atteindre le minimum (nisab) pour être soumis à la zakat
7. Reaching the minimum For zakatability.
L'Islam n'impose pas la aumône obligatoire (Zakah) sur toutes les sommes de richesse qui croissent. Il existe un minimum requis pour être soumis à la aumône obligatoire (Zakah), que les juristes appellent « seuil minimal » (Nisab). Les paroles du Prophète ﷺ exemptent tout ce qui est inférieur à cinq chameaux, quarante moutons, deux cents dirhams d'argent, ou cinq wasq de céréales, de fruits ou de produits agricoles.72 Shah Waliullah ad-Dahlawi dit à propos de la raison de ces quantités :73 « Cinq wasq de céréales ou de dattes sont considérés comme le minimum, car cette quantité suffirait au minimum pour subvenir aux besoins d'un foyer pendant un an, un foyer composé de trois personnes. En moyenne, les gens consommaient un ratl ou un mudd de céréales par personne et par jour. Cinq wasq suffiraient donc à trois personnes pendant une année entière, et une petite quantité supplémentaire serait conservée comme réserve pour les imprévus. Pour l'argent, le minimum requis pour être soumis à la aumône obligatoire (Zakah), soit le seuil minimal (Nisab), est de deux cents dirhams, car cela suffirait au même foyer pendant une année entière, aux prix pratiqués à l'époque du Prophète ﷺ. Cinq chameaux constituent le minimum pour être soumis à la aumône obligatoire (Zakah), et la aumône obligatoire (Zakah) due sur eux est un mouton. En principe, la aumône obligatoire (Zakah) est prélevée sur le même genre de bien soumis à celle-ci, mais à l'époque du Prophète ﷺ les chameaux étaient échangés contre des moutons au taux de huit pour un, dix pour un ou douze pour un, comme le rapportent de nombreux hadiths. Un chameau sur cinq serait trop, donc un mouton est considéré comme le montant de la aumône obligatoire (Zakah) due sur cinq chameaux, puisque cinq chameaux équivaudraient au moins à quarante moutons, sur lesquels la aumône obligatoire (Zakah) due est d'un mouton. »74
Islam does not impose zakah on all amounts of growing wealth. There is a minimum required for zakatability, which is called among jurists "nisab". Sayings of the Prophet (p) exempt anything that is less than five camels, forty sheep, two hundred dirhams of silver, or five wasq of grain, fruits, or agricultural crops.72 Shaikh al Islam al Dahlawi says about the rationale of these quantities,73 "Five wasq of grain or date is considered minimum because that much would be the minimum required for sustaining a household for a year, a household composed of three people. On the average, people ate one ratl or mudd of grain per person per day. Five wasq would therefore be sufficient for three people for a whole year, and a small extra quantity would be left as a provision for emergencies. For silver, the minimum required for zakatability nisab is two hundred dirhams, because this would be sufficient for the same household for one full year, at prices similar to those prevailing at the time of the Prophet. Five camels are the minimum for zakatability, and zakah on them is one sheep. In principle, zakah is collected from the same kind of the zakatable asset, but camels were exchanged for sheep at the time of the Prophet at the rate of eight to one, ten to one, or twelve to one, as reported in many sayings. One camel out of five would be too much, so one sheep is considered the amount of zakah due on five camels, since five camels would be at the least equal to forty sheep, on which the zakah due is one sheep."74
La condition du seuil minimal (Nisab) pour être soumis à la zakat fait consensus parmi les savants, à l'exception des cas des récoltes, des fruits et des minerais. Abu Hanifah considère que tout ce qui sort de la terre est soumis à la zakat, quelle qu'en soit la quantité. La aumône obligatoire (Zakah) sur ces biens est alors de dix pour cent. De même, un rapport d'Ibn 'Abbas, de 'Umar bin 'Abd al 'Aziz et d'autres indique : « Sur chaque dix bottes de persil, il y a une botte due comme aumône (Sadaqah). » La majorité des savants voient dans le seuil minimal (Nisab) une condition nécessaire pour que tous les types de richesses soient soumis à la zakat, qu'elles proviennent de la terre ou non. Ils s'appuient sur la parole rapportée : « Il n'y a pas d'aumône (Sadaqah) sur ce qui est inférieur à cinq wasq. » Cet argument est appuyé par l'analogie, puisque les autres types de richesses ont chacun leur propre seuil minimal (Nisab).
The condition of nisab for zakatability is agreed upon among scholars, except in the case of crops, fruits, and minerals. Abu Hanifah considers anything that comes out of the earth zakatable, no matter how little it may be. The zakah on it is ten percent. Also, a report from Ibn 'Abbas, 'Umar bin 'Abd al 'Aziz, and others says "There is on each ten bundles of parsley one bundle as obligated sadaqah." The majority of scholars see in nisab a necessary condition for zakatability on all kinds of wealth, whether it comes from the ground or not. They argue that there is a saying, "There is no sadaqah on what is less than five wasq." This argument is supported by analogy, since other kinds of wealth have nisab of their own.
La raison de cette condition est très évidente : l'aumône obligatoire (Zakah) est un droit prélevé sur les riches pour soulager les pauvres et contribuer aux dépenses d'intérêt commun pour l'Islam et les musulmans.
The rationale behind this condition is very obvious. zakah is a due on the rich to relieve the poor and to share in the expenses for common interest to Islam and Muslims.
Elle ne peut être prélevée que sur ceux qui en ont les moyens. Il serait dénué de sens de prélever l'aumône obligatoire (Zakah) sur ceux qui ont eux-mêmes besoin d'aide, sachant que le Prophète ﷺ dit : « Il n'y a d'aumône (Sadaqah) que de la richesse. »75 C'est pour les mêmes raisons que les systèmes fiscaux contemporains tendent à exempter d'impôts ceux qui disposent de ressources limitées, en considération de leur incapacité à payer. Il convient de noter que la charia de Dieu précède ces systèmes de quatorze siècles.
It can only be taken from those who can afford it. It is meaningless to take zakah from those who are themselves in need of help, knowing that the Prophet (p) says, "There is no sadaqah except from richness."75 It is on the same grounds that contemporary taxation systems tend to exempt those with limited resources from taxes, in consideration for their inability to pay. It is worth registering that the Shari'ah of God precedes those system by fourteen hundred years.
8. Excédent au-delà des besoins essentiels
Certains juristes ajoutent à la condition de croissance une autre condition : le seuil minimal (Nisab) doit excéder les besoins essentiels du propriétaire. Les hanafites, dans la plupart de leur littérature, fondent ce principe sur le fait que la richesse elle-même ne se réalise pas sans cette condition, car si la personne qui possède ces biens en a besoin pour ses nécessités essentielles, elle n'est pas considérée comme riche, et une telle personne ne serait pas non plus disposée à sacrifier une partie de ce qu'elle possède pour le paiement de l'aumône obligatoire (Zakah). Le Prophète ﷺ a dit : « Acquittez l'aumône obligatoire (Zakah) sur vos biens le cœur consentant et satisfait. » D'autres juristes estiment que la condition de croissance suffit à elle seule, car les choses nécessaires à la satisfaction des besoins essentiels ne croissent pas habituellement et ne sont pas destinées à la croissance, comme c'est le cas des maisons habitées par leurs propriétaires, des animaux de transport personnels, des vêtements personnels, des armes personnelles, des livres destinés à l'étude personnelle et des outils d'artisanat. Tous ces éléments satisfont des besoins essentiels et, en même temps, ne sont pas des biens de croissance.
8. Excess above essential needs Some jurists add to the condition of growth another condition. That is, nisab must be in excess of basic needs of the owner. Hanafites, in most of their literature, tend to establish this principle on the basis that richness itself is not realized without this condition, since if the person who owns the assets needs them for essential necessities, he/she is not considered rich, nor would such a person like to sacrifice anything of what he/she owns for the payment of zakah. The Prophet (p) says, "Pay zakah on your wealth with your hearts willing and pleased."76 Some other jurists feel that the condition of growth is alone sufficient since things needed to satisfy basic needs are not usually growing or designated for growth, as in the case of homes inhabited by owners, personal transportation animals, personal clothing, personal arms, books for personal study, and handicraft tools. All these satisfy basic needs and at the same time are not growth assets.
Ces juristes soutiennent que le besoin personnel réel est quelque chose de très subjectif et qu'il ne peut généralement pas être reconnu de manière positive par autrui. Par conséquent, ce qui excède ces besoins ne peut pas être connu ; ainsi, au lieu de la condition de l'excédent au-delà des besoins personnels, on peut recourir à une condition reconnaissable, comme la destination des biens à des fins commerciales et de croissance.77
These jurists argue that true personal need is something very subjective and usually cannot be recognized positively by others. Consequently, what is in excess of those needs cannot be known, so instead of the condition of excess above personal needs, we can use a recognizable condition, like designation of the assets for business and growth purposes.77
En fait, la condition de croissance ne couvre pas tous les cas de la condition d'excédent au-delà des besoins essentiels. L'argent, par exemple, est considéré comme un bien de croissance, car il est créé pour la circulation et l'investissement, même si son propriétaire ne l'utilise pas réellement pour la croissance. Sans la condition d'excéder les besoins, une somme d'argent égale au seuil minimal (Nisab) serait soumise à la zakat même si elle était destinée à fournir la nourriture, les vêtements, le logement ou les soins médicaux du propriétaire et de son foyer. Il est connu parmi les savants profondément versés dans la matière que les biens destinés à satisfaire les besoins essentiels sont traités comme inexistants du point de vue de l'assujettissement à la zakat.
In fact the condition of growth does not cover all the cases of the condition of excess above essential needs. Money, for example, is considered a growth asset, because it is created for circulation and investment, even if the owner does not actually use it for growth. Without the condition of being in excess of needs, an amount of money that is equal to nisab is zakatable even if it were designated for providing food, clothing, shelter, or medical care for the owner and his household. It is known among the deeply involved scholars that assets designated to satisfy basic needs are treated as non-existent from the point of view zakatability.
Il convient toutefois de noter que cette condition concerne les besoins essentiels ou fondamentaux.
We should, however, note that this condition refers to essential or basic needs.
Les besoins des hommes sont infinis, surtout à notre époque, où bien des biens autrefois considérés comme du luxe sont devenus un besoin essentiel, car si le fils d’Adam possédait deux vallées pleines d’or, il désirerait en obtenir une troisième. Les besoins essentiels sont ceux sans lesquels l’être humain ne peut survivre, tels que la nourriture, le logement, les vêtements, et les objets nécessaires à un travail, comme les livres pour l’étude et les outils pour le travail. Certains savants hanafites ont défini les besoins essentiels de manière précise et scientifique, comme « ce qui est utilisé pour écarter la destruction, réelle ou potentielle, des êtres humains ; réelle, comme les dépenses pour la subsistance, les vêtements, les armes personnelles, et potentielle, comme la nécessité de payer ses dettes, les outils d’artisanat, le mobilier de la maison, les animaux de transport personnels, et les livres pour l’étude, car l’ignorance est semblable à la destruction. Si une personne possède de l’argent destiné à de tels besoins, il est considéré comme inexistant en ce qui concerne la zakah. Cela ressemble au cas d’une personne qui n’a d’eau que celle destinée à boire. Cette eau est considérée comme inexistante pour l’accomplissement des ablutions (Wudu), et il lui est permis de recourir à la purification par le sable (tayammum) »77. Il convient de relever avec gratitude et fierté que nos savants considèrent la connaissance comme la vie et l’ignorance comme la destruction, considèrent ce qui prévient l’ignorance comme un besoin essentiel, tout comme la nourriture qui prévient la faim ou le vêtement qui prévient la nudité, et considèrent la liberté comme la vie et l’emprisonnement comme la destruction. Il faut toutefois noter que les besoins essentiels des êtres humains évoluent et changent avec le temps et les circonstances, c’est pourquoi leur détermination doit être laissée aux personnes doctes et à l’effort d’interprétation (Ijtihad) des autorités compétentes dans l’État islamique. Les besoins essentiels comprennent les besoins de celui qui s’acquitte de la aumône obligatoire (Zakah), de son foyer et de tous les membres de sa famille qu’il est tenu par la charia d’entretenir.
People have an infinite amount of needs, especially in this time of ours, when many goods that used to be considered luxuries have become a basic need, since if the son of Adam had two valleys full of gold, he would want to obtain a third one. Basic needs are those human beings cannot survive without, such as food, shelter, clothing, and items needed for a job, such as books for study and tools for work. Some Hanafite scholars define essential needs in an accurate and scientific manner, as "those things that are used to avoid the realized or potential destruction of humans; realized such as expenses for living, clothing, personal weapons, and potential such as the need to pay one's debts, tools for handicraft, home furniture, personal transportation animals, and books for study because ignorance is like destruction. If a person has money that is designated for such needs, it is considered non-existent with regard to zakah. This is similar to the case of someone who has no water except that designated for drinking. This water is considered non-existent with regard to making abolution [wudu'], and one is allowed to make ritual abolution [tayammum]."77 It should be gratefully and proudly recorded that our scholars consider knowledge like life and ignorance like destruction, consider what prevents ignorance an essential need just like food that prevents hunger or cloth that prevents nakedness, and consider freedom like life and imprisonment like destruction. It should be noted, however, that the essential needs of human beings evolve and change with time and circumstance, so determining them should be left to those of understanding and to the exertion of best effort [ijtihad] of the proper authorities in the Islamic state. Basic needs include the needs of the zakah payer, his household, and all family members whom he is required by Shari'ah to support.
Cette condition du droit musulman (fiqh) devance les théories les plus récentes en matière de fiscalité, qui réclament d'exonérer d'impôt un minimum vital, et met fin à la théorie matérialiste qui impose tous les biens sans égard à la situation du propriétaire, à son activité et aux besoins de sa famille. Les théoriciens modernes considèrent la prise en compte de la situation personnelle du contribuable comme un signe de progrès dans la pensée et la législation fiscales. Malheureusement, une grande partie de la législation n'applique pas réellement ce principe lors de la levée de l'impôt. Par exemple, il arrive que les lois fiscales exonèrent un minimum vital pour le seul contribuable, indépendamment du nombre de personnes à sa charge.
This condition in Islamic jurisprudence precedes the latest theories in taxation that call for exempting a certain minimum for living from taxes and puts an end to the materialist theory that taxes all assets, regardless of the circumstances of the owner, his or her business, and family needs. Modern theorists take consideration of' the personal circumstances of the taxpayer as a sign of advancement in taxation thought and legislation. Unfortunately, much of the legislation does not actually apply this principle in levying taxes. For example, sometimes tax laws exempt a minimum for living expenses for the taxpayer alone, regardless of the number of mouths he or she has to feed.
2. In the Qur'an, God says, ''They ask thee what they are to spend. Say, what is beyond your needs."82 Ibn 'Abbas is reported to have said, "This means what is in excess of yours family's need."83 Ibn Kathir says "This is also reported from Ibn 'Umar, Mujahid, 'Ata'" , 'Ikrimah, Sa'id bin Jubair, Muhammad bin Ka'b, 'Ata', al Hasan, Qatadah, al Qasim, Salem, 'Ata' al Khurasani, al Rabi' bin Rabi' bin Anas, and several others. They say, what is beyond the need is what is in excess."84 This means God, His wisdom be glorified, makes subject to spending only what is in excess of basic needs, i.e., the needs of the person, his family, and all those he is required to support. The needs of the person and his family have priority, for himself, over the needs of other people, so Shari'ah does not ask him to sacrifice his own needs to which his heart is attached in order to satisfy other people's needs. Al Hasan is reported to have commented on the preceding verse, "That is so as not to extinguish your wealth so you go begging people."85
3. Ibn Kathir affirme que cette condition est aussi étayée par ce que rapporte Ibn Jarir, par sa chaîne de transmission, d'après Abu Hurairah : « Un homme dit : “Ô Messager de Dieu, j'ai un dinar.” Le Messager dit : “Dépense-le pour toi-même.” L'homme dit : “J'en ai un autre.” Le Messager répondit : “Dépense-le pour ton épouse.” L'homme dit alors : “J'en ai un troisième.” “Dépense-le pour tes enfants”, dit le Messager. L'homme dit ensuite : “J'en ai un quatrième”, et le Messager répondit : “Tu sais [mieux que nous ce dont tu as besoin].” » Ce hadith est également rapporté par Mouslim dans son recueil authentique. Il indique que les besoins de la personne, de son épouse et de ses enfants sont prioritaires sur les besoins des autres. Mouslim rapporte aussi, d'après Jabir : « Le Messager de Dieu ﷺ dit à un homme : “Commence par toi-même, fais-en l'aumône. S'il reste quelque chose, donne-le à ta famille. S'il reste quelque chose après ta famille, donne-le à tes proches, et s'il reste quelque chose après tes proches, alors donne de cette façon et de cette façon.” » Certains de ces hadiths concernent la charité et non une obligation, mais dans tous les cas ils indiquent l'intention de la Charia concernant les dépenses, à savoir que toutes les dépenses, volontaires comme obligatoires, doivent provenir de l'excédent. L'excédent, tel que le comprend la majorité des savants et tel que le définit Ibn Kathir, est ce qui reste après la satisfaction des besoins.
3. Ibn Kathin says that this condition is also supported by what is reported by Ibn Jarir, narrated through his chain to Abu Hurairah, "A man said, 'O Messenger of God, I have one dinar.' The Messenger said, Spend it on yourself.' The man said, 'I have another one.' The Messenger replied, 'Spend it on your wife,' whereupon the man said, 'I have a third one.' Spend it on your children,' the Messenger said. The man then said, 'I have a fourth,' and the Messenger answered, 'you know [your needs] better.'" This saying is also reported by Muslin in his correct collection. It indicates that the needs of the person, his wife, and his children have priority over the needs of others. Muslim reports also from Jabir, "The Messenger of God (p) said to a man, 'Start with Your self, give it charity. If anything is left, give it to your family, If anything is left after your family, give to your relatives, and if anything is left after your relatives, then give this way and that way." Some of those sayings are about charity and not obligated one, but in all cases they indicate the intention of Shari'ah on spending, which is that all spending, voluntary and obligatory, should come out of the surplus. The surplus, as understood by the majority of scholars, and as defined by Ibn Kathir, is the excess after satisfying needs.
Premièrement, la propriété du débiteur est en réalité faible et incomplète, en raison de l'autorité que le créancier possède sur ses dettes exigibles pour en réclamer le paiement, au point que le créancier peut reprendre le bien prêté s'il se trouve encore entre les mains du débiteur, même sans le consentement de ce dernier, selon l'école hanafite et d'autres.88 La première condition de l'aumône obligatoire (Zakah) est que le droit de propriété soit complet.
Firstly, the ownership of the debtor is in fact weak and incomplete, because of the authority the creditor has on his due debts in asking for payment, to the extent that the creditor may take back the lent asset if it is still in the debtor's hands, even without the consent of the debtor, according to the Hanafite school and others.88 The first condition for zakah is that the right of ownership should be complete.
Deuxièmement, le créancier est tenu de payer la zakah sur le prêt, étant le véritable propriétaire, selon l'avis de la majorité des savants. Si le débiteur est également tenu de payer la zakah sur cette même dette, il y aura alors une double zakah sur le même bien. Cette dualité est interdite par la charia.89
Secondly, the creditor is required to pay zakah for the loan, being the real owner, according to the majority of scholars. If the debtors is also asked to pay zakah on that same debt, then there will be a double zakah on the same asset. This duality is prohibited by Shari'ah.89
Troisièmement, une personne accablée de dettes qui excèdent ce qu'elle possède, ou qui réduisent son avoir en dessous du seuil minimal (Nisab), peut être bénéficiaire de l'aumône obligatoire (Zakah) au motif qu'elle est pauvre ou qu'elle est accablée de dettes. Comment pourrait-elle être à la fois payeuse et bénéficiaire de l'aumône obligatoire (Zakah) ?! Quatrièmement, l'aumône obligatoire (Zakah) ne se prélève légitimement que sur la richesse, comme le mentionnent les hadiths. Le débiteur qui doit rembourser ses dettes n'est pas riche. De plus, il est sous le poids du stress causé par la dette.
Thirdly, a person who is overwhelmed by debts that exceed what he owns, or at least reduces it to below nisab, can be a recipient of zakah on the grounds of being poor or of being overwhelmed by debts. How could he be a zakah payer and a zakah recipient at the same time?! Fourthly, zakah is only legitimately taken out of richness, as mentioned in the sayings. The debtor who needs to pay back his debts is not rich. Moreover, he is under stress caused by the debt.
Cinquièmement, l'aumône obligatoire (Zakah) est instituée pour soulager ceux qui sont dans le besoin. Le débiteur accablé de dettes est dans le besoin de s'acquitter de ses dettes. Il est semblable au pauvre. Il n'est pas rationnel de laisser insatisfaits les besoins du débiteur afin de pourvoir aux besoins d'autrui, 90 sachant que le Messager (p) a dit : « Commence par toi-même, puis par ceux dont tu as la charge. » ﷺ
Sixièmement, Abu 'Ubaid rapporte d'al Sa'ib bin Yazid : « J'ai entendu 'Uthman bin 'Affan dire : "C'est le mois de votre aumône obligatoire (Zakah) ; que ceux d'entre vous qui sont endettés remboursent leurs dettes, afin de pouvoir ensuite acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) sur leurs biens." » 91 Dans une autre version rapportée par Malik : « Celui qui est endetté doit rembourser sa dette, puis acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) sur le reste de ses biens. » 92 Une version est rapportée par al Baihaqi d'al Sa'ib, qui a entendu 'Uthman bin 'Affan prononcer ce discours depuis le minbar [la chaire de l'imam lors de la prière du vendredi] du Messager de Dieu ﷺ. 'Uthman dit : « C'est le mois de votre aumône obligatoire (Zakah) . . .
Fifthly, zakah is legislated to relieve those who are in need. The overwhelmed debtor is in need of paying his debts. He is like the poor. It is not rational to leave the needs of the debtor unsatisfied in order to provide for the needs of others,90 knowing that the Messenger (p) said, "Start with yourself, then with whom you are responsible for." Sixthly, Abu 'Ubaid reports from al Sa'ib bin Yazid, "I heard 'Uthman bin 'Affan saying, 'This is the month of your zakah; you who are under debt should pay back your debts, so you can start paying zakah on your assets."91 In another version reported by Malik, "He who is under debt should pay back his debt and then pay zakah on the rest of his assets."92 A version is reported by al Baihaqi from al Sa'ib, who heard 'Uthman bin 'Affan giving this speech from above the minbar [The podium of the speaker in Friday prayer] of the Messenger of God (p). 'Uthman said, "This is the month of your zakah . .
« etc. » Cette dernière version signifie que ʿUthmān a dit cela en présence de nombreux Compagnons, et qu'aucun d'entre eux ne s'y est opposé, ce qui signifie qu'ils en avaient tous connaissance et l'acceptaient.93
." etc. This last version means that 'Uthman said that in the presence of many Companions, and none of them disagreed, meaning they all knew and accepted that opinion.93
C'est pour ces raisons que la majorité des juristes considèrent que les dettes font obstacle à la zakat, ou du moins réduisent les biens soumis à la zakat du montant des dettes, s'agissant des biens non apparents, de l'argent et des biens commerciaux. Telle est l'opinion de 'Ata, Sulaiman ibn Yasar, al-Hasan, al-Nakha'i, al-Laith, Malik, al-Thawri, al-Awza'i, Ahmad, Ishaq, Abu Thawr, Abu Hanifa et ses disciples. Seuls Rabi'a, Hammad ibn Salman et al-Shafi'i, dans son nouvel avis, s'y opposent.
It is for those reasons that the majority of jurists hold the view that debts prevent zakatability, or at least reduce zakatable assets by the amount of the debts, in nonapparent assets, money and business assets. This is the opinion of 'Ata , Sulaiman bin Yasar, al Hasan, al Nakha'i, al Laith, Malik, al Thawari, al Awza'i, Ahmad, Ishaq, Abu Thawr, Abu Hanifah, and his disciples. Only Rabi'ah, Hammad bin Salman and Shafi'i in his new opinion, disagree.
En ce qui concerne les biens apparents, à savoir le bétail et les récoltes, certains juristes affirment que la dette n'empêche pas l'exigibilité de l'aumône obligatoire (Zakah), à la différence des biens précédents, car ces biens sont davantage visibles aux yeux des pauvres, qui éprouvent de l'envie à leur égard dans leur cœur. On peut en avoir confirmation par le fait que la charia a institué l'envoi de collecteurs pour prélever l'aumône obligatoire (Zakah) sur ces biens, depuis le temps du Prophète ﷺ et de ses successeurs. Abu Bakr combattit ceux qui refusaient de s'acquitter de l'aumône obligatoire (Zakah) sur ces biens, alors qu'il n'est pas rapporté que les payeurs de l'aumône obligatoire (Zakah) aient été contraints de s'acquitter de celle-ci sur les biens non apparents, ni que des collecteurs aient été envoyés pour compter les biens non apparents et en prélever l'aumône obligatoire (Zakah).94 Tel est l'avis de Malik, d'Awza'i, de Shafi'i, et une version rapportée d'Ahmad.95 En revanche, Abu Hanifah estime que les dettes sont un motif de dispense de l'aumône obligatoire (Zakah) pour tous les biens, à l'exception des récoltes et des fruits.96
As far the apparent assets-- livestock and crops-- some jurists say that debt does not prevent zakatability, differentiating between these assets and the former ones because these items are more seen by the poor and they feel envy in their heart about them. This may be confirmed by the fact that Shari'ah instituted sending collectors to collect zakah on those assets since the time of the Prophet (p) and his Successors. Abu Bakr fought those who refused to pay zakah on these assets, while it is not reported that zakah payers were forced to pay zakah on non-apparent assets, nor that collectors were sent to count the non-apparent assets and collect their zakah.94 This is the view of Malik, Awza'i, Shafi'i, and a version from Aamad.95 On the other hand, Abu Hanifah believes that debts are a reason to waive zakah on all assets except crops and fruits.96
Ibn 'Umar et Ibn 'Abbas ont deux avis différents concernant les dettes d'une personne qui possède des récoltes. Ibn 'Abbas dit que le débiteur doit déduire un montant égal à la dette utilisée pour les dépenses agricoles, puis payer l'aumône obligatoire (Zakah) sur le reste. Ibn 'Umar dit que le débiteur doit déduire un montant égal à la dette qui a été dépensée pour les dépenses agricoles ou pour lui-même et sa famille, et payer l'aumône obligatoire (Zakah) sur le reste.
Il me semble toutefois que la distinction entre les biens apparents et non apparents est floue, puisqu'il s'agit de questions relatives qui changent avec le temps. Par exemple, de nos jours, les biens commerciaux sont apparents et très visibles pour les pauvres, bien plus que le bétail et les récoltes. Je ne vois pas, dans le raisonnement mentionné ci-dessus, quoi que ce soit qui s'oppose à l'avis donné précédemment, selon lequel la présence de dettes annule l'obligation de l'aumône obligatoire (Zakah) sur tous les biens.
Ibn 'Umar and Ibn 'Abbas have two different views with respect to debts on a person who owned crops. Ibn 'Abbas says the debtor should take out an amount equal to the debt used for farming expenses, then pay zakah the residual. Ibn 'Umar says the debtor should deduct an amount equal to the debt that is spent on farming expenses or on himself and his family, and pay zakah on the residual. It seems to me, however, that the distinction between apparent and non-apparent items of wealth is unclear, since those are relative matters that change from time to time. For example, in our times, business assets are apparent and very visible by the poor, much more than livestock and crops. I do not see in the above-mentioned reasoning anything that stands against the opinion given earlier which indicates that the presence of debts waives zakatability on all assets.
Nous devons aussi nous rappeler que la charia tend toujours à alléger la situation des débiteurs afin de les aider, par tous les moyens, à se libérer du fardeau de la dette. Cette approche contredit manifestement le fait d'obliger le débiteur à s'acquitter de l'aumône obligatoire (Zakah). Tel est l'avis de 'Ata', al Hasan, Sulaiman, Maimun bin Mahran, al Nakh'i, al Thawri, al Laith, Ishaq, ainsi qu'une version rapportée d'Ahmad.97 Abu 'Ubaid le rapporte de Makhul, et poursuit : « Il est également rapporté de Taus. »98 Abu 'Ubaid, cependant, retient la position suivante : si la dette est certaine, elle dispense de l'aumône obligatoire (Zakah) pour les récoltes et le bétail, suivant la tradition du Prophète ﷺ qui ordonnait de prélever l'aumône obligatoire (Zakah) sur les riches pour la remettre aux pauvres. Comment peut-on prélever l'aumône obligatoire (Zakah) sur le débiteur, puisqu'il en est bénéficiaire à double titre, étant endetté et pauvre ?99 Cela vaut si la dette est certaine et connue. Dans le cas où la dette n'est ni connue ni certaine, les percepteurs de l'aumône obligatoire (Zakah) ne sont pas censés accepter la déclaration du débiteur et doivent prélever l'aumône obligatoire (Zakah) sur toutes les récoltes et tout le bétail présents, car cette obligation est très évidente et incombe au propriétaire, alors que la dette alléguée est inconnue. Ceci ressemble au cas d'une personne qui a des obligations certaines et connues et prétend s'en être acquittée sans preuve suffisante. Sa parole seule ne suffit pas comme preuve.100 Apparemment, Abu 'Ubaid fait de la certitude de la dette une condition pour la prendre en compte lors de la suspension de l'aumône obligatoire (Zakah) ou de la déduction du montant de la dette des biens soumis à l'aumône. Il s'agit là d'une position solide, qui protège le droit de Dieu et celui des pauvres.
We should remember also that Shari'ah tends always to make things easier on debtors in order to help them by all means to rid of the burden of debt. This approach obviously contradicts forcing the debtor to pay zakah. This is the view of 'Ata' , al Hasan, Sulaiman, Maimun bin Mahran, al Nakh'i, al Thawri, al Laith, Ishaq, and a version from Ahmad.97 Abu 'Ubaid reports it from Makhul, and continues, "It is also reported from Taus."98 Abu 'Ubaid, however, chooses the following stand: If the debt is certain, it waives zakah in the case of plants and livestock, in the footsteps of the Prophet's tradition, which ordered zakah be collected from the rich and rendered to the poor, How can zakah be collected from the debtor, since he or she is a recipient of zakah on two grounds, being in debt and being poor?99 This is if the debt is certain and known. In the case then the debt is not known and not certain, collectors of zakah are not supposed to accept the claim of the debtor, and should collect zakah on all present crops and livestock, because zakah on those items is a very obvious obligation, binding the owner, while the claimed debt is unknown. This is similar to a case where a person has definite obligations that are known and claims to have paid them without having sufficient evidence. His, or her word is not sufficient as proof.100 Apparently, Abu 'Ubaid is making the certainty of the debt a condition in order to take it into consideration in wavering zakah or deducting the amount of the debt from zakatable assets. This is a sound position which protects the right of God and the poor.
Les hanafites affirment que seules les dettes envers les personnes sont déductibles, car les personnes réclament leur paiement et sont protégées par le système judiciaire. Les dettes envers Dieu, telles que les vœux et le kafarat [compensation pour une rupture de certaine obligation religieuse, comme le jeûne] ne sont pas déductibles. Il convient toutefois de noter que l'aumône obligatoire (Zakah) en retard est considérée comme les dettes envers d'autres personnes. Elle est déductible, car l'État est habilité à la recouvrer au nom des bénéficiaires.106
Hanafites say only debts to people are deductible because people seek payment and are protected by the judicial system. Debts to God, such as pledges and kafarat [recompense for a break in some religious obligation such as fasting] are not deductible. It should be noted, however, that past due zakah is considered like debts to other people. It is deductible because the state is authorized to collect it on behalf of the recipients.106
Le point de vue des Hanafites est également mon choix sur cette question ; si l'État islamique prend en charge la collecte de l'aumône obligatoire (Zakah), cette règle ferme la porte aux fausses allégations de vœux faits à Dieu et aux expiations (kaffarat) invoquées pour réduire le montant de l'aumône obligatoire (Zakah), puisqu'il n'existe aucun moyen accessible de vérifier ces vœux et ces expiations. Si l'État ne collecte pas l'aumône obligatoire (Zakah) et que des musulmans individuels s'en acquittent eux-mêmes et effectuent leurs propres calculs, ces dettes envers Dieu peuvent être déductibles, car les textes sont généraux, comme le dit le hadith : « mais la dette envers Dieu mérite la priorité dans le paiement. »107
The view of the Hanafites is also my choice on this issue; if the Islamic state takes the responsibility of collecting zakah this rule shuts the door on false claims of pledge to God and kaffarat made in order to reduce the amount of zakah, since there are no accessible means of verifying those pledges and kaffarat. If the state does not collect zakah and individual Muslims pay zakah or their own and make their own calculations, those debts to God can be deductible, because the texts are general, such as the saying, "but the debt to God deserves priority in payment."107
2. The second case is then the accrued asset as not of the same kind of capital a person already owns, such as a person who owns nisab of camels and is given a gift of cows. According to the majority of scholars, this acquired asset is not added to the capital he or she owns, but rather starts a new year and a new nisab of its own. If it is below nisab, the new asset is not zakatable. There is, however, a report from Ibn Mas'ud, Ibn 'Abbas, and Mu'awiyah that these are zakatable once they are earned.
Ahmad dit qu'elle doit être acquittée dès réception. Ahmad rapporte, par sa propre chaîne de transmission, d'Ibn Mas'ud : « 'Abd Allah avait coutume de prélever l'aumône obligatoire (Zakah) lorsqu'il nous remettait les allocations. » Al Awza'i est rapporté dire, au sujet du cas d'une personne qui vend sa maison ou son esclave : « Il doit acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) sur le prix dès qu'il reçoit l'argent, à moins qu'il n'ait déjà fixé un mois de comptabilisation pour le paiement de l'aumône obligatoire (Zakah) ; auquel cas il peut retarder le paiement jusqu'au dernier mois de son année comptable. » 117 Des preuves à l'appui de cette opinion seront présentées plus loin, dans la section consacrée à l'aumône obligatoire (Zakah) sur les salaires.
Ahmad says it should be zakated upon receipt. Ahmad reports via his own chain from Ibn Mas'ud, that 'Abd Allah used to deduct zakah when he gave us the grants." Al Awza'i is reported as saying, about the case of a person who sells his home or slave, "He should pay zakah on the price once he receives the money, unless he has already established an accounting month for zakah payment; in which case he may delay payment until the last month of his accounting year.117 Supporting evidence for this opinion shall be presented later in the section on zakah on salaries.
3. Le troisième cas est celui où le bien acquis est de même nature qu'un bien déjà possédé ayant atteint le seuil minimal (Nisab) et ayant commencé l'année de zakatabilité, mais où l'acquisition du nouveau bien est totalement indépendante des biens déjà possédés. Par exemple, quelqu'un possède quarante moutons et, au cours de l'année, il en reçoit vingt autres en cadeau. Ces nouveaux moutons ne sont pas zakatables cette année-là, selon l'avis de Ahmad et d'al-Shafi'i. Abu Hanifah affirme qu'ils doivent être ajoutés à ce qu'il possède déjà, et que l'aumône obligatoire (Zakah) est due sur le total à la fin de l'année de zakat, sauf dans le cas où ce nouveau bien ne fait que remplacer un bien plus ancien qui est soumis à la zakat. Abu Hanifah soutient que ce qui est obligatoire ne doit pas être divisé, et qu'il ne doit pas y avoir des moments de zakatabilité différents pour des parties différentes d'un même type de bien possédé par le même groupe. Parce que cela crée des difficultés de comptabilité et de perception, il convient de les éviter, conformément au verset : « ... et Il n'a imposé aucune gêne dans la religion. »113 La charia (Shari'ah) tient toujours compte de la suppression des difficultés, comme dans le cas où l'on prélève un mouton sur chaque cinq chameaux, parce qu'un chameau ne se divise pas. De même, l'ajout des profits au capital d'origine, en matière de zakatabilité, relève de cette même facilité. Malik est d'accord avec Abu Hanifah pour le bétail au pâturage, tandis que pour l'argent il tend à rejoindre l'avis de Ahmad et d'al-Shafi'i, car, selon lui, la difficulté mentionnée ci-dessus ne se présente pas.119 L'auteur d'al-Mughni argumente contre le point de vue hanafite, mais il semble que ce dernier soit assurément plus simple à appliquer et beaucoup moins complexe, et c'est pour cette raison que je tends à l'approuver.
3. The third case is if the acquired asset is the same kind as already-owned assets that have reached nisab, and have started the year of zakatability, but acquiring the new assets is completely independent of the already-owned assets. For example, someone owns forty sheep and during the year is given as a present another twenty. Those new sheep are not zakatable in that year, according to Aamad and al Shafi'i'. Abu Hanifah says it should be added to what he already owns and zakah is due on the total at the end of the zakah year, except in the case when this new asset is merely a substitution of an older one that is being zakated. Abu Hanifah argues that what is obligated should not be divided and there should be no different times for zakatability on different sections of the same kind of asset that is owned the same group. Because this creates accounting and collection difficulties, it should be avoided, in accordance with the verse, ". . . and has imposed no difficulties on you in your religion."113 Shari'ah always considers the removal of difficulties, such as in the case of taking one sheep on each five camels because a camel is indivisible. Also adding profits to original capital, in zakatability, is of that same easiness. Malik agrees with Abu Hanifah in the case of pastured livestock, while in money he tends to agree with Ahmad and al Shafi'i' because according to him, the above mentioned difficulty does not arise.119 The author of al Mughni argues against the Hanfi point of view, but it seems that the latter is definitely simpler in application and much less complicated and for that reason I tend to agree with it.
30. Cheikh 'Ali al Khafif, « Al Milkiyah al Fardiyah wa Tahdiduha fi al Islam », dans les actes de la première conférence du Congrès de recherche islamique, p. 99.
30. Shaikh 'Ali al Khafif, "Al Milkiyah al Fardiyah wa Tahdiduha fi al Islam," in the proceedings of the first conference of the Islamic Research Congress, p, 99.
38. Ibn Rushd, Bidayat al Mujtahid, Vol. 1, p. 239.
38. Ibn Rushd, Bidayat al Mujtahid, Vol. 1, p. 239.
39. Al Bahr al Ra'iq, d'Ibn Nujaim, et son commentaire d'Ibn 'Abidin, vol. 2, p. 121. Il convient de noter qu'Abu Hanifa considère qu'une personne qui prend par la force illicite l'argent d'autrui et le mélange au sien est considérée comme ayant modifié sa nature. Il devient garant de l'argent volé envers son propriétaire, et la totalité de ce que le voleur possède devient sa propriété. En revanche, Abu Yusuf et Muhammad ne sont pas d'accord ni sur la garantie, ni sur l'attribution de la propriété du bien volé au voleur.
39. Al Bahr al Ra'iql, by Ibn Nujaim, and its commentary by Ibn 'Abidin, Vol. 2, p.121. It should be noted that Abu Hanifah thinks that a person who takes by use of unlawful force, money from another and mixes it with his own, is considered as changing its nature. He becomes a guarantor of the stolen money to its owner, and the total that the thief possesses becomes his property. On the other hand, Abu Yusuf and Muhammad do not agree on the guarantee, or on attributing ownership of stolen property to the thief.
40. Rapporté par Muslim.
40. Reported by Muslim.
41. Fath al-Bari, vol. 3, p. 180, édition al-Halabi.
41. Fath al Bari, vol, 3, p. 180, al Halabi print.
42. Cité par Ibn al Humam dans Fath al Qadir, d'après al Mabsut. Il rapporte également du juge (Qadi) Khan qu'il a dit dans al Jami' al Saghir : « S'il a fait un legs testamentaire d'un tiers de ses biens aux pauvres, et que ce tiers a été donné à un souverain oppresseur, le legs est considéré comme accompli.
42. Mentioned by Ibn al Humam in Fath al Qadir from al Mabsut. He also reports from Qadi Khan that he said in al Jami' al Saghir, "If he made a last will of one third of his wealth to the poor, and that third was given to an oppressing ruler, the will is satisfied.
Voir Fath al-Qadir, vol. 1, p. 513-514. Ce genre d'avis religieux sont en réalité des protestations écrites contre des dirigeants oppressifs.
See Fath al Qadir, Vol. 1, pp. 513-514. These kinds of religious opinions are in fact written protests against oppressive rulers.
44. Al Muhlla, vol. 2, p. 101. Il est rapporté d'Ibn al-Qasim, disciple de Malik, que les biens pris de force à leur propriétaire sont garantis par le voleur depuis le moment du vol ; en conséquence, ce dernier doit acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) sur ces biens. Certains malikites n'appliquent cela que dans le cas où le voleur possède d'autres biens pouvant servir à satisfaire la garantie. Sinon, disent-ils, il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur les biens volés. Dans le commentaire d'al-Dusuqi, il est mentionné que les biens saisis par la force doivent être soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) par le voleur chaque année tant qu'ils restent en sa possession. Cela se fait sans affecter l'obligation du propriétaire d'acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) dès qu'il recouvre son bien volé. Cela signifie que l'aumône obligatoire (Zakah) peut être acquittée deux fois sur ces biens volés : une fois chaque année par le voleur, et, lorsqu'ils sont restitués, par le propriétaire. Le voleur n'a aucun droit de réclamer au propriétaire le montant de l'aumône obligatoire (Zakah) qu'il a acquittée. Voir al-Sharh al-Kabir et son commentaire par al-Dusuqi, vol. 1, pp. 456-457.
44. Al Muhlla, Vol. 2 p, 101. It is narrated from Ibn al Qasim, a disciple of Malik, that wealth taken from its owner by force is guaranteed by the thief from the time of theft; consequently, the latter must pay zakah on it. Some Malikites apply that only to the case in which the thief has other property that can be used to satisfy the guarantee. If not, they say there is no zakah on stolen wealth. In the commentary of al Dusuqi, it is mentioned that materials stolen by force must be zakated by the thief every year as long as they remain in his possession. This is done without affecting the obligation of the owner in paying zakah the moment he gets his stolen property back. This means zakah may be paid twice on such stolen property, once every year by the thief, and when it is returned, by the owner. The thief has no right to claim any liability on the owner for the amount of zakah paid by him. See al Sharh al Kabir and its commentary by al Dusuqi, Vol. 1, pp. 456-457.
45. Al Muhalla, vol. 2, p. 101, et al-Bayhaqi dit dans ses Sunan, vol. 4, p. 150 : « Cela est rapporté par Ibn al-Mundhir d'après Ibn 'Umar et 'Aïcha ».
45. Al Muhalla, Vol. 2, p. 101, and al Baihaqi says in his sunnan Vol. 4, p. 150, "It is mentioned by Ibn al Mundhir from Ibn 'Umar and Aishah".
46. Al Amwal, p. 432. Un rapport similaire est rapporté d'après 'Ata. Cependant, le contraire est aussi rapporté d'après eux.
46. Al Amwal, p. 432. A similar report is narrated from 'Ata. However, the contrary is also reported from them.
48. Selon Malik, les dettes sont soumises à la zakat pour une seule année seulement, à compter du moment où elles sont remboursées, même si la dette remonte à plusieurs années. Une fois que le créancier a récupéré sa dette, il doit en acquitter la zakat pour une année, à condition qu'elle atteigne le seuil minimal (Nisab). Cela vaut assurément lorsque le retard dans le remboursement n'avait pas pour seul but d'éviter la constitution de la zakat. Si c'était uniquement pour cette raison, la dette est soumise à la zakat chaque année. En revanche, si la dette résulte d'un don ou d'une aumône, c'est-à-dire si un présent a été promis mais n'a pas été remis au donataire par le donateur, la zakat n'est due qu'à l'écoulement d'une année à compter du moment où le bénéficiaire en a pris possession matériellement.
48. Debts are zakatable, according to Malik, for one year only from the time they are paid back, even if the debt is for many years. Once the creditor receives the debt back, he should pay its zakah for one year, provided it is equal to nisab. This is certainly if the delay in getting the debt back was not merely to avoid accrual of zakah. If for that reason only, it is zakatable every year. On the other hand, if the debt results from a gift or charity, i.e. a gift is pledged but not surrendered to the gifted by the giver, zakah is not obligated until the passage of one year from the time of acquiring it physically.
Les dettes que l'on attend de rembourser et celles que l'on ne rembourse pas sont identiques à cet égard, à l'exception des créances commerciales, qui sont soumises à la zakat par le créancier lors du calcul de ses avoirs commerciaux. La créance commerciale est le prêt qui résulte des ventes. Voir al-Sharh al-Kabir et Hashiat al-Dusuqi, vol. 1, p. 466.
Debts that are expected to be paid back and those that are not, are the same in this regard, except for business credit , which is zakatable by the creditor in calculating his or her business assets. Business credit is the loan that results from sales. See al Sharh al Kabir and Hashiat al Dusuqi, Vol. 1, p. 466.
53. Selon l'avis de Malik concernant les dettes, celles-ci ne font pas l'objet de l'aumône obligatoire (Zakah) tant qu'elles n'ont pas été recouvrées ; une fois récupérées, l'aumône obligatoire (Zakah) est due sur elles pour une année.
53. Malik's view on debts is that they are not zakated until received back, then zakah is due on them for one year.
54. Hashiat Ibn 'Abidin, vol. 2, p. 7, cité d'après al-Bahr.
54. Hashiat Ibn 'Abidin, Vol. 2, p. 7, as quoted from al Bahr.
55. Fath al-Qadir, vol. 1, p. 482.
55. Fath al Qadir, Vol. 1 1, p. 482.
56. Rapporté par at-Tirmidhi d'après Abî Kabshah al-Anmârî. At-Tirmidhi dit qu'il est bon et authentique.
56. Reported by al Tirmidhi from Abi Kabshah al Anmari. Al Tirmidhi says it is good correct.
57. Bada'i' al Sana'i', vol. 2, p. 11.
57. Bada'i' al Sana'i', Vol. 2, p. 11.
58. Sahih Muslim, avec le commentaire d'al-Nawawi, Vol. 7, p. 55.
58. Sahih Muslim, with commentary of al Nawawi, Vol. 7, p. 55.
59. Sourate Saba', 34:39.
59. Sura Saba', 34:39.
60. Sourate Ar-Rum, 30:39.
60. Sura al Rum, 30:39.
61. Al Muntaqa, commentaire du Muwatta' d'Abu al Walid al Baji, vol. 2, p. 9.
61. Al Muntaqa, a commentary on al Muwaata' by Abu al Walid al Baji, Vol. 2, p. 9.
66. Certains juristes étendent le recours à l'incapacité comme motif d'exemption au point d'exempter le créancier de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les dettes, même lorsque le remboursement est attendu, parce que celles-ci ne croissent pas et que leur propriété n'est pas complète. Ils exemptent également de l'aumône obligatoire (Zakah) les biens de l'enfant et des personnes atteintes de folie, car ceux-ci sont incapables de faire fructifier les biens.
66. Some jurists expand the use of incapacitation as an excuse to the extent that they exempt the lender from zakah on debts, even if payment is expected, because it is not growing and its ownership is not complete. They also exempt from zakatability the assets of the child and the insane persons, because they are incapable of making assets grow.
71. Rapporté par Ibn Khuzaymah et al-Hakim, de Jabir, relié au Prophète ﷺ ainsi que non relié. Al-Hakim dit : « Il est authentique selon les critères de Muslim. » Ceci est appuyé par al-Dhahabi dans al-Talkhis. Mais dans son al-Muhadhdhab, il dit : « Le plus authentique est celui qui n'est pas relié au Prophète ﷺ. » Voir al-Faid, vol. 1, p. 253.
71. Reported by Ibn Khuzaimah and al Hakim from jabir, linked to the Prophet as well as not linked. Al Hakim says, "It is correct according to the criteria of Muslim;" This is uphed by al Dhahabi in al Talkhis. But in his al Muhadhdhab, he says "The most correct is that which is not linked to the Prophet." See al Faid, Vol. 1, p. 253.
72. Ceci sera détaillé dans les chapitres suivants.
72. This will be detailed in the following chapters.
73. C'est le grand savant et rénovateur de la pratique de l'islam en Inde, feu Ahmad bin 'Abd al Rahim, connu sous le nom de Shah Waliyu Allah, né en 1114 H, décédé en 1176 H, auteur de Hujjat Allah al Balighah et de plusieurs autres ouvrages précieux. Voir sa autobiographie en détail dans Nuzhat al Khawatir, de al Sayed 'Abd al Hay al Hasani, vol. 6, pp. 398-415, autobiographie n° 760, ainsi que dans The History of the Call for Islam in India de Mas'ud al Nadwi, p. 129 et suivantes, et dans A Brief History of the Renovation and Revivication Movements of Religion, d'Abu al A'la al Mawdudi, pp. 101-121, et dans al A'lam de al Zirkili, vol. 1, pp. 144-145.
73. He is the great scholar and renovator of the practice of Islam in India, the late Ahmad bin 'Abd al Rahim, known as Shah Waliyu Allah, born 1114 H, died 1176 H, author of Hujjat Allah al Balighah, and several other valuable books. See his autobiography in detail in Nuzhat al Khawatir, by al Sayed 'Abd al Hay al Hasani, Vol. 6, pp. 398-415, autobiography no. 760, and also in The History of the Call for Islam in India by Mas'ud al Nadwi, p. 129-plus, and in A Brief History of the Renovation and Revivication Movements of Religion, by Abu al A'la al Mawdudi, pp, 101-121, and in al A'lam by al Zirkili, Vol. 1, pp, 144-145.
74. Hujjat Allah al Balighah, vol. 2, p. 506.
74. Hujjat Allah al Balighah, Vol. 2, p. 506.
75. Rapporté par al-Bukhari sous forme de hadith suspendu (mu'allaq), et par Ahmad sous forme de hadith relié (mawsul). Nous en discuterons dans la section suivante.
75. Reported by al Bukhari as suspended, and by Ahmad as linked. We shall discuss this in the next section.
76. Badai'i' al Sana'i', vol. 2, p. 11. Le propos est rapporté par al-Tabarani d'après Abu al-Darda. Il est faible.
76. Badai'i' al Sana'i', Vol. 2, p. 11. The saying is reported by al Tabarani from Abu al Darda. It is weak.
78. Ibn 'Abidin, commentaire d'al-Durr al-Mukhtar, vol. 2, p. 6.
78. Ibn 'Abidin, commentary on al Durr al Mukhtar, Vol. 2, P. 6.
79. Ibid, et al-Bahr al-Ra'iq, vol. 2, p. 222, cité d'après Ibn al-Malik dans son Sharh al-Majma'.
79. Ibid, and al Bahr al Ra'iq, Vol. 2. p. 222, as quoted from Ibn al Malik in his Sharh al Majma'.
80. Parole rapportée sous le numéro 7155 dans al-Musnad. Ahmad Shakir commente : « Sa chaîne de transmission est correcte. » Voir le commentaire dans le volume 12 d'al-Musnad. Voir aussi Fath al-Bari, volume 3, p. 189.
80. Saying number 7155 in al Musnad. Ahmad Shakir comments, "Its chain is correct." See commentary in Vol. 12, al Musnad. See also Fath al Bari, Vol. 3, p. 189.
91 Al Amwal, p. 437. Le mois susmentionné serait ramadan ou al Muharram.
91 Al Amwal, p. 437. The above mentioned month is said to be Ramadan or al Muharram.
92. Dans son al-Talkhis, p. 178, al-Hafiz dit que cela est rapporté par Malik dans al-Muwatta' et par al-Shafi'i, d'après Malik, d'après Ibn Shihab, d'après Sa'ib, d'après 'Uthman.
92. In his al Talkhis, p. 178, al Hafiz says it is reported by Malik in al Muwatta' and by al Shafi'i from Malik from Ibn Shihab from Sa'ib from 'Uthman.
95. Cela ressemble à ce qui est connu dans la fiscalité contemporaine en matière d'impôts fonciers prélevés sur les biens immobiliers, lesquels sont généralement prélevés sur le revenu du bien, sans considération du contribuable et de sa situation. Il en va de même pour les actions et les revenus d'intérêts dans de nombreux pays. Voir Taxation Legislation de Dr.
95. This is similar to what is known in contemporary taxation in the matter of real estate taxes levied on real estate properties, which is usually taken from the income of the property, regardless of the tax payer and his or her circumstances. The same thing applies to stocks and interest income in many countries. See Taxation Legislation by Dr.
Muhammad Hilmi Murad, vol. 1, p. 78, première édition.
Muhammad Hilmi Murad, Vol. 1, p. 78, first edition.
106 Al Mughni, vol. 3, p. 45. Voir aussi al-Hidayah et ses commentaires, vol. 1, pp. 486-457.
106 Al Mughni, vol, 3, p. 45. See also al Hidayah and its commentaries, Vol. 1, pp. 486- 457.
107. A1 Bukhari et d'autres.
107. A1 Bukhari and others.
108. Al Mughni, vol. 1, p. 625, troisième impression d'al Manar.
108. Al Mughni, Vol. 1, p, 625, third printing of al Manar.
109. Bidayat al Mujtahid, Vol. 2, pp. 261-262.
109. Bidayat al Mujtahid, Vol. 2, pp. 261-262.
110. Al-Hafiz dans al-Talkhis, p. 175, dit : « Ce hadith est rapporté par al-Daraqutni et al-Bayhaqi d'après Ibn 'Umar. Dans sa chaîne de transmission figure Isma'il ibn 'Ayyash, dont le récit provenant d'autres que des gens de Syrie est faible. Certains rapporteurs rapportent la même parole comme une déclaration d'Ibn 'Umar, et non rattachée au Prophète ﷺ. Al-Daraqutni, dans al-'Ilal, considère la version non rattachée comme correcte. Cette parole est cependant unanimement jugée faible. »
110. Al Hafiz in al Talkhis, p, 175, says "This saying is reported by al Daraqutni and al Baihaqi from Ibn 'Umar. In its chain is Isma'il bin Ayash, whose narration from other than people from Syria is weak. Some narrators report the same saying as a statement by Ibn 'Umar, and not linked to the Prophet (p). Al Daraqutni an al 'Ilal views the non linked version as correct. The saying, however, is unanimously graded weak.
La divergence sur cette question est connue depuis l'époque des Compagnons et des Successeurs. Ibn Rushd le rapporte d'Ibn 'Abbas et de Mu'awiyah, dans des récits authentiques. Le récit d'Ibn Mas'ud est également authentique.
Variation on this issue is known since the time of the Companions and Followers. This is stated by Ibn Rushd from Ibn 'Abbas and Mu'awiyah in correct reports. The report from Ibn Mas'ud is also correct.
112. Al Muhalla, vol. 6, pp. 83-85, Nail al Awtar, vol. 4, p. 148, al Raud al Nadir, vol. 2, pp. 411-412, et Subul al Salam, vol. 2, p. 129.
112. Al Muhalla, Vol. 6, pp. 83-85, Nail al Awtar, Vol. 4, p. 148, al Raud al Nadir, Vol. 2, pp. 411-412, and Subul al Salam, Vol. 2, p. 129.
113. Kanz al Ummal, vol. 6, p. 294, qui rapporte également des propos similaires d'al-Shafi'i et d'al-Baihaqi, dans al-Sunan, sous forme de récit d'al-Zuhri.
113. Kanz al Ummal, Vol. 6, p. 294, which also reports similar statements from al Shafi'i and al Baihaqi, in al Sunan as a narration from al Zuhri.