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3.2 Chapitre deux : aumône obligatoire (Zakah) sur le bétail
3.2 Chapter Two Zakah On Livestock
par Dr. Yusuf al Qardawi41 min de lectureVu 135 fois
Le règne animal compte de nombreuses espèces. L'humanité n'en a utilisé que quelques-unes. C'est ce que les Arabes appellent al-an'am. Les chameaux, les vaches, les buffles, les moutons et les chèvres font tous partie de ce que Dieu a accordé à Ses serviteurs. Leurs bienfaits sont mentionnés en plusieurs endroits de Son Livre Saint. Dans la sourate An-Nahl, appelée parfois la sourate Al-An'am (le bétail), Dieu dit : {Et le bétail, Il l'a créé pour vous ; vous en tirez de la chaleur et de nombreux avantages, et vous en mangez la chair. Vous y trouvez de la beauté et de la fierté lorsque vous les ramenez le soir et lorsque vous les menez paître le matin. Ils portent vos lourds fardeaux vers des contrées que vous n'auriez pu atteindre qu'au prix d'une grande peine, car votre Seigneur est certes Très Bienveillant, Très Miséricordieux.}1 Il dit aussi : {Et dans le bétail, vous trouverez certes un signe instructif : de ce qui est dans leur ventre, entre les excréments et le sang, Nous vous donnons à boire un lait pur, délicieux pour ceux qui le boivent.}2 {Et Il a fait pour vous, à partir des peaux des animaux, des tentes pour vous abriter, légères et commodes lorsque vous voyagez et lorsque vous campez, et à partir de leur laine, de leurs poils et de leurs crins, des meubles et des objets d'usage pour un temps.}3 Dans la sourate Ya-Sin, Dieu dit : {Ne voient-ils pas que Nous avons créé pour eux, parmi ce que Nos mains ont façonné, du bétail qui leur est soumis ? Nous l'avons assujetti à leur usage : certains leur servent de monture, d'autres leur servent de nourriture, et ils en retirent d'autres bienfaits, ainsi que du lait à boire. Ne seront-ils donc pas reconnaissants ?}4 Dieu a façonné ce bétail pour l'humanité, et Il le leur a soumis pour qu'ils le montent et tirent profit de leurs peaux et de leurs poils. Il n'est pas étonnant que Dieu demande aux hommes d'être reconnaissants.
The animal kingdom has many species. Mankind has made use of only a few of them. This is what is known by Arabs as al an'am. Camels, cows, buffalo, sheep, and goats, are all part of what God bestowed on His servants. Their benefits are mentioned in several places in His Holy Book. In sura al Nahl - sometimes called sura al An'am (livestock) - God says "and cattle He has created for you, from which ye derive warmth, and numerous benefits, and of their meat ye eat. And ye have a sense of pride and beauty in them as ye drive them home in the evening, and as ye lead them forth to pasture in the morning, And they carry your heavy loads to lands that ye could not otherwise reach except with souls distressed, for your Lord is indeed most kind, moat merciful,"1 Also "and buried in cattle will ye find an instructive sign, from what is within their body between excretions and blood, we produce for your drink, milk, pure and agreeable to those who drink it,"2 "and made for you, out of the skins of animals, tents for dwellings, which ye find so light and handy when in travel and when ye stop, and out of their wool, and their soft fibers, and their hair, furniture and articles for all convenience to serve you for a time"3. In sura Yasin, "See they not that we have created for them among the things which our hands have fashioned, cattle which are under their domination. And that we have subjected them to their use: of them some do carry them and some they eat, and they have other profits from them besides, and they get milk to drink. Will they not then be grateful?".4 God fashioned this livestock for mankind, and He subjects then to humans to ride and to make use of their skin and hair. It is not surprising that God asks people to be thankful.
La reconnaissance la plus évidente et la plus concrète qu'exhortent le Saint Coran et la tradition pure du Prophète ﷺ est l'obligation de la aumône obligatoire (Zakah). Son seuil minimal (Nisab) et ses taux sont déterminés, des collecteurs sont envoyés chaque année auprès des propriétaires de bétail, et un avertissement est adressé à ceux qui refusent de s'en acquitter. Le bétail, en particulier les chameaux, était le bien le plus utile aux Arabes à l'époque du Prophète ﷺ. Par conséquent, la sunna a fixé très clairement leur seuil minimal (Nisab) et leurs taux. Dans de nombreux pays aujourd'hui, notamment les pays musulmans, le bétail représente encore l'un des biens nationaux et l'une des sources de revenus les plus importants.
The most obvious and practical thankfulness urged by the Holy Qur'an and the purified tradition of the Prophet (p) is the obligation of zakah. Its nisab and rates are determined, collectors are sent every year to owners of cattle, and warning to those who refuse its payment is put forth. Livestock, especially camels, were the most useful asset for the Arabs at the time of the Prophet (p). Consequently, Sunnah determined their nisab and rates very clearly. In many countries today especially Muslim countries, livestock still represent one of the most important national assets and source of income.
Les sections suivantes tentent de fournir un exposé complet de l'aumône obligatoire (Zakah) sur le bétail.
The following sections attempt to provide full account of zakah on livestock.
SECTION PREMIÈRE : CONDITIONS GÉNÉRALES DE L'AUMÔNE OBLIGATOIRE (Zakah) SUR LE BÉTAIL
SECTION ONE GENERAL CONDITIONS FOR ZAKAH ON LIVESTOCK
La aumône obligatoire (Zakah) n'est pas imposée sur le bétail de toute quantité et de toute espèce. Il existe certaines conditions qui doivent être remplies pour que le bétail soit soumis à la aumône obligatoire (Zakah), lesquelles sont énumérées ici :
Zakah is not imposed on livestock of all quantity and kind. There are certain conditions that should be fulfilled for the zakatability of livestock which are ennumerated here:
1. Le minimum pour être assujetti à la zakat (seuil minimal (Nisab))
1. The minimum for zakatability (Nisab)
La première condition est le seuil minimal (Nisab), car l'aumône obligatoire (Zakah) ne concerne que les riches, et tout propriétaire de bétail n'est pas riche. Il doit toujours exister une limite au-delà de laquelle les personnes sont considérées comme riches. Cette limite est le seuil minimal (Nisab). Il est de cinq chameaux, selon l'accord unanime des musulmans depuis des siècles. Il n'y a aucune aumône obligatoire (Zakah) pour un nombre de chameaux inférieur à cinq. Le seuil minimal (Nisab) pour les moutons est de quarante moutons, ce qui fait également l'unanimité. Le seuil minimal (Nisab) est déterminé par les paroles du Prophète ﷺ, par sa pratique effective et par l'application de ses successeurs. Le seuil minimal (Nisab) pour les vaches varie de cinq à trente-deux, voire cinquante, selon l'école de jurisprudence que l'on suit.
The first condition is nisab, since zakah is only on the rich, and not every owner of livestock is rich. There always should be a limit above which persons are considered rich. This limit is nisab. It is five camels by unanimous agreement of Muslims for centuries. There is no obligated zakah for anything below five camel, nisab for sheep is forty sheep, also unanimous. Nisab is determined by sayings of the Prophet (p), by his actual practice and by the application of his successors. Nisab for cows varies from five to thirty-two to fifty, depending upon the school of jurisprudence one adopts.
2. Le passage d'une année (annuel)
2. The passage of a Year (Annual)
Cela est rapporté de manière authentique du Prophète (p) et de ses successeurs. Ils envoyaient les percepteurs de l'aumône obligatoire (Zakah) une fois par an pour dénombrer le bétail. Il a été montré dans le chapitre précédent que la condition du passage d'une année lunaire complète pour les biens non issus du travail est admise à l'unanimité. On peut ajouter ici que la majorité de ceux qui exigent cette condition pour les revenus du travail ne l'exigent pas pour les petits du bétail issus de la reproduction au cours de l'année, et admettent que l'année d'imposition des petits soit celle de leurs mères.
This is reported authentically from the Prophet (p) and his successors. They used to send zakah collectors once every year to take the count on livestock. It was shown in the previous chapter that the condition of the passage of one full lunar year for non-earned assets is accepted unanimously. One can add here that the majority who assert this condition on earned income do not require it on the offspring of livestock that result from reproduction during the year, and accept the zakatable year for offspring to be that of their mothers.
3. Elles doivent paître naturellement
3. They should be pastured naturally
Le bétail en pâturage est celui qui broute sur des terres de pâturage naturelles et gratuites pendant la majeure partie de l'année, dans le but de la reproduction, de la traite et de la prise de poids.5 Le contraire du pâturage naturel est l'achat de fourrage.
Pastured livestock are those that are grazed on natural and cost-free pasture land during the major part of the year for the purpose of breeding, milking, and putting on weight.5 The opposite of natural grazing is buying feed.
La condition est remplie si le bétail est mis au pâturage naturellement pendant la majeure partie de l'année.
The condition is satisfied if livestock is pastured naturally most of the year.
Le pâturage doit être pratiqué dans le but de la croissance, de la reproduction et de la traite ; ainsi, si les animaux sont destinés à la monte personnelle ou à la consommation, ils ne sont pas soumis à la zakat, car une telle affectation retire ces animaux de la catégorie des biens de croissance pour les placer dans celle de l'usage personnel, qui n'est pas soumis à la zakat, comme il sera démontré dans la sous-section suivante.
Pasturing should be made for the purpose of growth, reproduction, and milking; thus if it is made for the purpose of personal riding or eating, these animals are not zakatable, since such allocation removes animals from being growth assets and put them in the category of personal use which is not zakatable as shall be shown in the next subsection.
La raison de cette condition est que l'aumône obligatoire (Zakah) est due sur le surplus, ce qui est facile pour les personnes à payer, conformément au verset : « prends le surplus »6 et au verset : « Ils te demandent ce qu'ils doivent dépenser ; dis : le surplus »7, c'est-à-dire sur ce qui ne coûte pas cher et croît rapidement. Cela ne peut être réalisé que si les animaux sont mis au pâturage sans frais, car les animaux nourris artificiellement entraînent un coût élevé, ce qui rend difficile pour les gens de les donner en aumône obligatoire (Zakah).
The reason for this condition is that zakah is obligated on the surplus, what is easy for persons to pay, in accordance to the verse, "take the surplus"6 and the verse "when they ask you what to spend, say the surplus"7, that is, on what does not cost much and grows rapidly. This can only be fulfilled if the animals pastured cost-free, since artificially fed animals have high cost, which makes it hard for people to give then away as zakah.
Cette condition est tirée de ce que rapportent Ahmad, al-Nasa'i et Abu Daud, d'après Bahz ibn Hakim, d'après son père, d'après son grand-père, qui a dit : J'ai entendu le Messager de Dieu ﷺ dire, au sujet des chameaux en pâturage naturel (sans frais), que pour chaque quarantaine, il y a une aumône obligatoire (Zakah)... etc. Ce hadith est authentifié par un groupe de savants de premier plan. L'adjectif « en pâturage naturel, sans frais » implique ici que les chameaux nourris artificiellement ne sont pas soumis à la aumône obligatoire (Zakah) ; sans quoi l'ajout d'un tel adjectif serait dépourvu de sens, et le Prophète ﷺ ne parle pas en vain. Il ressort clairement de ce propos que les chameaux qualifiés de pâturage naturel, sans frais, ne sont pas semblables à ceux qui ne le sont pas.
4. Le bétail soumis à la zakat ne doit pas être constitué d'animaux de travail.
4. Zakatable livestock should not be working animals
Voici la quatrième et dernière condition pour que le bétail soit soumis à la zakat. Elle signifie que les animaux ne doivent pas être utilisés pour le labour, pour porter de l'eau ou des charges, pour la monte, etc. Cette condition ne s'applique qu'aux chameaux et aux bovins.
Abu Ubaid rapporte d'après 'Ali : « Il n'y a pas d'aumône (Sadaqah) sur les vaches de labour. »
Il existe également un récit selon lequel Jabir ibn 'Abd Allah a dit : « Les animaux employés aux travaux agricoles ne sont pas soumis à la zakat. »
Abu Daud, dans son Sunan, rapporte d'après Zuhair : « Abu Ishaq nous a rapporté, d'après 'Asem ibn Damurah et al-Harith, d'après 'Ali (Zuhair a dit : "Je pense que c'était de la part du Prophète ﷺ"), qu'il a dit : "Apportez-moi un quart du dixième, c'est-à-dire un dirham sur chaque quarante dirhams..." » Et il a poursuivi : « et rien n'est dû sur les animaux de travail. » Ce récit est également rapporté par Ibn Abi Shaibah, qui le fait remonter au Prophète ﷺ, et par 'Abd al-Razzaq, dans son Musannaf, par l'intermédiaire de al-Thawri et de Mamar, en l'attribuant à 'Ali seul.12
This is the fourth and last condition for zakatability of livestock. It means that they should not be used for cultivation, carrying water or loads or riding, etc. This condition only applies to camels and cows. Abu Ubaid reports from 'Ali, that " There is no sadaqah on working cows."There is also a report that Jabir bin 'Abd Allah said "Animals working in cultivation are not zakatable."11 Abu Daud, in his Sunan, reports from Zuhair "We are told by Abu Ishaq from 'Asem bin Damurah and al Harith from 'Ali, (Zuhair said "I think from the Prophet") that he said, "Bring me one-fourth of a tenth, i.e. on each forty dirhams one dirham..." and he continued, "and there is nothing due on working animals." This is reported also by Ibn Abi Shaibah linked to the Prophet, and by 'Abd Al Razzaq, in his Musannaf, via al Thawri and Mamar as from 'Ali only.12
Des rapports similaires existent, provenant d'Ibrahim, Mujahid, al-Zuhri, 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz et d'autres Tabi'in.13 C'est aussi l'avis d'Abu Hanifa, al-Thawri, al-Shafi'i et des Zaydites. C'est l'opinion d'al-Layth en ce qui concerne les vaches.
Similar reports exist as coming from Ibrahim, Mujahid, al Zuhri, Umar bin 'Abd al Aziz, and some other Followers.13 It is also the view of Abu Hanifah, al Thawri, al Shafi'i, and the Zaidis. It is the opinion of al Layth as far as cows are concerned.
Deux éléments appuient ces récits et ce point de vue. Le premier est le principe selon lequel les biens destinés à l'usage personnel et au service ne sont pas soumis à la aumône obligatoire (Zakah), et que, par conséquent, le bétail destiné à la culture ou au transport personnel ne devrait pas non plus y être soumis. Il est évident que ces animaux ne font pas partie des biens investis en vue de la croissance.
SECTION DEUXIÈME : L'AUMÔNE OBLIGATOIRE (Zakah) SUR LES CHAMEAUX
SECTION TWO ZAKAH ON CAMELS
L'accord unanime des musulmans, ainsi que plusieurs paroles authentiques du Messager de Dieu ﷺ et des rapports de ses Compagnons, indiquent que le seuil minimal (Nisab) des chameaux et les taux de ce seuil sont les suivants :
The unanimous agreement of Muslims, as well as several correct sayings of the Messenger of God (p) and reports from his Companions indicate nisab of camels and the rates of nisab on them are as follows:
Il existe un consensus (Ijma’) sur ce barème, à l’exception d’un rapport attribué à 'Ali selon lequel, pour 25 chameaux, il y a cinq brebis, et pour 26 chameaux, une chamelle âgée entre un et deux ans.20 Ibn al-Mundhir affirme que l’unanimité n’est pas rompue, car ce qui est rapporté de 'Ali n’est pas authentique. Le dire d’Anas sur ces quantités et ces montants est correct, et il existe un accord unanime sur son contenu.21 Pour plus de 120 chameaux, l’avis de la majorité est que, pour chaque tranche supplémentaire de 50 chameaux, le montant additionnel de l’aumône obligatoire (Zakah) est une chamelle âgée entre trois et quatre ans, tandis que pour chaque tranche supplémentaire de 40 chameaux, le montant additionnel de l’aumône obligatoire (Zakah) est une chamelle âgée entre deux et trois ans.22 Ceci est présenté dans le tableau suivant :
There is ijma on this schedule,l9 except for a report from 'Ali that on 25 camels there is five sheep and on 26 camels there is one female camel between one and two years old.20 Ibn al Mundhir says. The unanimity is net broken, because what is reported from 'Ali is not authentic. The saying of Anas on these quantities and amounts is correct and there is a unanimous agreement on its content.21 For more than 120 camels the majority's view is that for each additional 50 camels the additional amount of zakah is a female camel between three and four years old while on each additional 40 camels the additional amount of zakah is a female camel between two and three years old.22 This is shown in the following table :
On voit d'après le tableau que, pour les grands nombres, une augmentation de moins de dix chameaux n'affecte pas le montant de l'aumône obligatoire (Zakah). Une fois que le nombre augmente de dix, on passe un palier plus haut dans le montant de l'aumône obligatoire (Zakah), selon la même règle mentionnée ci-dessus. Il est évident, d'après ces deux tableaux, que si le nombre de chameaux possédés est inférieur à cinq, il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah). Dès qu'il atteint cinq, le montant dû est un mouton.
L'auteur d'al-Mabsut cite un savant qui dit : « Cela signifie que l'on tient compte de la valeur du bétail. Les chameaux âgés d'un à deux ans étaient évalués à quarante dirhams, et un mouton à cinq dirhams ; donc cinq chameaux équivalent à 200 dirhams, soit aussi à quarante moutons. Cela implique que le seuil d'imposition de la zakat est le même pour les chameaux, les moutons et la monnaie en argent. »
Ibn al-Humam dans al-Fath et Ibn Nujaim dans al-Bahr répondent qu'il existe une parole selon laquelle : « Celui qui est tenu de donner en aumône obligatoire (Zakah) un chameau d'une certaine classe d'âge, mais ne possède aucun animal de cet âge, peut s'acquitter par substitution, à hauteur de la moyenne de 10 dirhams par mouton, s'il n'a pas de mouton. » C'est un texte explicite qui contredit l'explication d'al-Sarakhsi. La parole en question est rapportée par al-Bahr d'après Anas.
It is seen from the table that for big numbers, an increase of less than ten camels does not affect the amount of zakah. Once it is increased by ten, then you go one step higher in the amount of zakah due according to the same rule mentioned above. It is obvious from these two tables that if the number of camels owned is less than five then there is no zakah. Once they reach five , the amount due is one sheep. The author of al Mabsut quotes a scholar as saying, "this means that the value of the livestock is considered. Camels between one and two years old used to be priced at forty dirhams and a sheep at five dirhams, so five camels equal 200 dirhams also equal 40 sheep. This implies that the minimum for zakatability of camels, sheep, and silver money is the same. Ibn al Humam in al Fath and Ibn Nujaim in al Bahr reply, there is a saying that states "Whoever is obliged to give as zakah a camel of a certain age group, but does not own any in that age, can pay in substitution on the average of 10 dirhams for a sheep, if he does not have a sheep. This is an explicit text that contradicts the explanation of al Sarakhsi.24 The saying referred to is reported by al Bahr from Anas.
La charia impose des moutons comme aumône obligatoire (Zakah) sur les chameaux lorsque le nombre de chameaux soumis à la zakat est inférieur à 25, bien qu'en général l'aumône obligatoire (Zakah) soit acquittée à partir de la même catégorie de biens soumis à la zakat.
Shari'ah obligates sheep as zakah on camels if the number of zakatable camels is lees than 25, though usually zakah is paid out of the same kind of the zakated assets.
Anas rapporta qu'Abou Bakr, le Véridique, écrivit ce message lorsqu'il l'envoya à Bahreïn :
Anas narrated that Abu Bakr, the Truthful wrote this message when he sent him to Bahrain:
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Telle est l'obligation de l'aumône (Sadaqah) imposée aux musulmans par le Messager de Dieu ﷺ, telle que Dieu la lui a prescrite.
In the name of God, most merciful, most gracious. This is the obligation of sadaqah imposed on Muslims by the Messenger of God (P), as ordained to him by God.
Quiconque est tenu de la payer selon ces règles doit s'en acquitter, et quiconque se voit demander davantage doit refuser. Pour chaque tranche de 24 chameaux ou moins, l'aumône obligatoire (Zakah) est due en moutons. Pour chaque groupe de cinq chameaux, un mouton est requis. Lorsqu'ils atteignent 25 et jusqu'à 35, une chamelle d'un an à deux ans est requise. De 36 à 45, il faut une chamelle de deux à trois ans.
Whoever is asked to pay it according to these rules must give it, and whoever is asked to pay more should refuse. On each 24 camels or less, zakah is due in sheep. On each five camels, one sheep is required. Once they reach 25 and up to 35 one female camel, one to two years old, is required. From 36 to 45, there is one she-camel two to three years old.
S'ils atteignent 46 à 60, il est dû une chamelle de trois à quatre ans, apte à la reproduction. S'ils atteignent 61 à 75, il est dû une chamelle de quatre à cinq ans. S'ils atteignent 76
If they reach 46 to 60, there is one she-camel three to four years old due, one that can be bred. If they reach 61 to 75, one she-camel four to five years old is due. If they reach 76
De 90 à 120, il est dû deux chamelles âgées de deux à trois ans. S'ils atteignent 91 à 120, il est dû deux chamelles âgées de trois à quatre ans. S'ils dépassent 120, pour chaque 40
to 90, there is two she-camels two to three years old due. If they reach 91 to 120, there are two she-camels, three to four years old due. If they are more than 120, for each 40
Il y a une chamelle âgée de deux à trois ans, et pour chaque 50 il y a une chamelle âgée de trois à quatre ans. Une personne qui possède [jusqu'à] quatre chameaux n'est pas redevable de l'aumône obligatoire (Zakah), sauf si elle le fait volontairement, mais s'ils atteignent cinq chameaux, une brebis est due sur eux au titre de l'aumône obligatoire (Zakah). Concernant l'aumône (Sadaqah) sur les moutons, s'ils sont mis au pâturage naturellement, sans frais, et qu'ils sont au nombre de 40 à 120 moutons, une brebis est due. Pour plus de 120 et jusqu'à 200, il y a deux brebis.
Variantes des taux après 120 chameaux
Variance on the Rates after 120 Camels
J'ai souligné plus tôt que les juristes divergent au sujet de la zakat sur plus de 120 chameaux. Malik, Shafi'i, Ahmad et la majorité considèrent que le taux est d'une chamelle âgée de trois à quatre ans pour chaque tranche de 50, et d'une chamelle âgée de deux à trois ans pour chaque tranche de 40, 39 comme mentionné dans le message d'Abu Bakr et de 'Umar, rapporté successivement par Anas et Ibn 'Umar. Le même point apparaît également dans les messages d'Ibn Hazm et de Ziad bin Labid aux habitants du Hadramout, 40 selon les paroles du Prophète ﷺ : « S'ils dépassent 120, alors pour chaque 40, une chamelle âgée de deux à trois ans, et pour chaque 50, une chamelle âgée de trois à quatre ans ». Certaines versions de ce dernier hadith sont résumées par ce rapporteur sous la forme « Pour chaque 50, une chamelle ... » sans mentionner le taux pour chaque tranche supplémentaire de 40, mais les différentes versions se complètent.
I pointed out earlier that there are varying views among jurists on zakah on above 120 camels. Malik, Shafi'i, Ahmad, and the majority consider the rate to be one female camel, three to four years old for each additional 50, and one female camel, two to three years old, for each additional 40,39 as mentioned in the message of Abu Bakr and 'Umar narrated successively by Anas and Ibn 'Umar. The same also appears in the messages of Ibn Hazm and Ziad bin Labid to the people of Hadramut,40 in the words of the Prophet (p) "If they exceed 120, then for each 40 one female camel two to three years old, and for each 50 one female camel three to four years old". Some versions of the last saying are summarized by that narrator, as "In each 50 one female camel ..." without mentioning the rate for each additional 40, but the different versions complete each other.
L'avis d'Abu Hanifah
Abu Hanifah's view
Al-Nakha'i, Al-Thawri et Abu Hanifah41 affirment que « pour ce qui dépasse 120, on recommence les taux depuis le début, c'est-à-dire que pour cinq chameaux supplémentaires jusqu'à 24, le taux est d'une brebis pour chaque 5 chameaux, et pour 25 chameaux supplémentaires, l'aumône obligatoire (Zakah) due est une chamelle d'un an à deux ans, etc. »
Le tableau suivant indique le montant dû selon cet avis :
Al Nakha'i, Al Thawri, and Abu Hanifah41 say that "for what is above 120, we start the rates from the beginning, i,e., for an additional five to 24 camels, the rate is one sheep for each 5 camels, and for an additional 25 camels zakah due is one female camel, one to two years old, etc."The following table shows the amount due according to this opinion:
Après 200, le taux se répète : une brebis pour chaque cinq chameaux supplémentaires, et chaque fois que le nombre de chameaux supplémentaires soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) atteint cinquante, le montant de l'aumône obligatoire (Zakah) qui y est dû est une chamelle âgée de trois à quatre ans.
After 200 the rate repeats itself, one sheep for each additional five camels, and each time the additional zakatable camels reach fifty, the amount of zakah due on it is one female camel three to four years old.
Les Hanafites soutiennent qu'Abou Dawoud rapporte comme mursal [un hadith dont la chaîne ne mentionne pas le nom du Compagnon qui a transmis le rapport], qu'Ishaq, dans son Musnad, et al-Tahawi, dans son Mushkil, rapportent d'après Hammad ibn Salamah, qui a dit : « J'ai dit à Qays ibn Sa'd de me procurer le message de Mohammad ibn Hazm. Il me donna alors une lettre qu'il dit avoir reçue d'Abou Bakr ibn Mohammad ibn Hazm, lequel dit que le Prophète ﷺ l'avait écrite à mon grand-père. Je l'ai lue et j'y ai trouvé les taux de la zakat sur les chameaux... » Et il a rapporté le hadith jusqu'à : « Lorsqu'ils dépassent 120, il est dû, pour chaque tranche de 30, une chamelle âgée de trois à quatre ans. Pour les tranches supplémentaires, on recommence les taux depuis le début ; et pour ce qui est inférieur à 25 chameaux, le montant de la aumône obligatoire (Zakah) est dû en moutons, un mouton pour cinq. » Ceci est rapporté dans Nasb al-Rayah par al-Zaila'i. Une version semblable est rapportée par 'Asem ibn Damurah d'après Ali, qui la rattache également au Prophète ﷺ tout en s'arrêtant à 'Ali, et il est rapporté qu'Ibn Mas'ud a dit des choses semblables. Ibn Rushd rapporte que les Hanafites ont soutenu qu'une telle chose ne peut être tranchée que par une instruction du Prophète ﷺ, car il ne s'agit pas de quelque chose que l'on puisse déduire par analogie.44
The Hanafites argue that Abu Daud reports as mursal [saying in whose chain the name of the reporting Companion is not mentioned], Ishaq in his Musnad and al Tahawi in his Mushkel from Hmmad bin Salamah, who said, "I told Qais bin Sa'd to get me the message of Mohammad bin Hazm, so he gave me a letter which he said he took from Abu Bakr bin Mohammad bin Hazm, who said that the Prophet (p), wrote it to my grandfather. I read it and found in it the rates of zakah on camels... " and he narrated the saying until, "Once they exceed 120 make due on each 30 one female camel three to four years old. For the increments, restart the rates from the beginning, and for what is less than 25 camel increments, the amount of zakah is due in sheep, one sheep for each five." This is reported in Nasb Al Rayah by al Zaila'i.42 A similar version is narrated by 'Asem bin Damurah from Ali, linked to the Prophet as well as ending at 'Ali,43 and Ibn Mas'ud is reported to have said similar things. The Hanafites are said by Ibn Rushd to have argued that such a thing cannot be decided but by instructions from the Prophet, because it is not anything that can be deducted by analogy.44
Le point de vue d'Al-Tabari
The view of Al Tabari
Abu Ja'far al-Tabari exprime un troisième point de vue, conciliateur, selon lequel les deux opinions sont acceptables et qu'il revient à l'agence de collecte de l'aumône obligatoire (Zakah) de choisir laquelle appliquer.52 À mon avis, cette approche est préférable, car il ne faut pas considérer le contenu d'un hadith comme abrogé et annulé dès lors qu'il existe la moindre possibilité de concilier tous les rapports provenant du Prophète ﷺ. La conciliation proposée par al-Tabari est sans aucun doute acceptable si l'on garde à l'esprit que la détermination des âges et du nombre de chameaux dus au titre de l'aumône obligatoire (Zakah) vise à faciliter le calcul, le paiement et la collecte de celle-ci, et à simplifier les procédures afin que l'agence chargée de la collecte puisse exercer une certaine discrétion.
Abu Ja'far al Tabari expresses a third, reconciling view, stating that both opinions are acceptable, and it is up to the zakah collection agency to select which view to apply.52 In my opinion this is a better approach, since one should not consider the content of a saying superseded and annulled if there is the slightest chance of a reconciliation of all the reports from the Prophet (p). The reconciliation proposed by al Tabari is undoubtedly acceptable if we keep in mind that the determination of ages and quantity of camels due as zakah is meant to facilitate zakah calculation, payment, and collection, and to simplify the procedures so that the zakah collecting agency can exercise some discretion.
Les légères différences dans les lettres de aumône obligatoire (Zakah)
The slight differences in the letters of zakah
Face aux différentes versions des messages concernant l'aumône obligatoire (Zakah) rapportés du Messager de Dieu (ﷺ) et de ses Successeurs bien guidés, on relève quelques différences mineures. Un exemple est la question de savoir si l'écart de valeur entre les chameaux de différents âges est de dix dirhams (ou deux moutons) ou de vingt dirhams (ou deux moutons)53. Comment expliquer la différence entre la lettre de 'Ali et celles d'Abou Bakr et de 'Umar ? Il est connu que le rapport concernant 'Ali est incorrect en tant qu'il est attribué au Prophète (ﷺ), mais il est également connu que la version qui le présente comme une parole de 'Ali lui-même est correcte. Comment 'Ali aurait-il pu diverger de la lettre du Prophète (ﷺ) ? Comment, lui qui a vécu à l'époque d'Abou Bakr et de 'Umar, aurait-il pu ignorer leurs lettres et leur application ? Croyait-il disposer d'une information qui l'emportait sur celle contenue dans l'autre lettre ?
Looking at the different versions of messages about zakah reported from the Messenger of God (p), and his Wise Successors, one would find some minor differences. An example is whether the difference in value between different age camels is ten dirhams (or two sheep) or twenty dirhams (or two sheep)53. How can the difference between the letter of 'Ali and those of Abu Bakr and 'Umar be explained? It is known that the report of 'Ali is incorrect as linked to the Prophet (p), but it is also known that the version stating that it is a saying of 'Ali himself is correct. How could 'Ali differ with the letter of the Prophet (p)? How could he, who lived the era of Abu Bakr and 'Umar not be aware of their letters and application? Did he believe that he had information which superseded that contained in the other letter?
À mon avis, toutes ces questions reçoivent une réponse négative, et il me semble qu'une autre interprétation de ces menues différences s'impose. Je crois que certaines de ces équivalences, comme la valeur du mouton en argent, ont été fixées par le Prophète (ﷺ), en sa qualité de chef de l'État. Leurs prix à son époque étaient tels qu'un mouton équivalait à environ dix dirhams. Il est connu que les prix varient avec le temps, et lorsque le Prophète (ﷺ) a fixé le rapport à vingt dirhams pour deux moutons, il citait les prix courants de son époque. À l'époque du califat de 'Ali, les prix des moutons étaient différents, et sa fixation de ces prix était de dix dirhams pour deux moutons. Ce n'est pas une violation de la parole du Prophète (ﷺ), mais plutôt une application de la règle utilisée par le Prophète (ﷺ) à ce qui convient au temps de 'Ali. Cette interprétation est, à mon avis, meilleure que toute tentative de récuser l'un des textes divergents, comme ce qu'a fait Yahya bin Ma'in en affirmant que rien de correct n'est rapporté sur la détermination des taux et des quantités de aumône obligatoire (Zakah). Ibn Hazm s'en est pris très durement à une telle affirmation et a demandé comment une personne comme Ibn Ma'in pouvait énoncer une chose pareille sans la moindre preuve à l'appui. Un orientaliste comme Schacht exploite au maximum cette affirmation dans sa tentative de rejeter toutes les paroles correctes sur la aumône obligatoire (Zakah).
SECTION TROIS
Let me clarify: the heading translates as follows.
SECTION TROIS L'AUMÔNE OBLIGATOIRE (Zakah) SUR LES BOVINS
SECTION THREE ZAKAH ON COWS
Les vaches, utilisées par l'humanité pour le labour des terres, pour leur viande et pour leur lait, sont un autre bienfait de Dieu envers Ses serviteurs. L'utilité de cette espèce a parfois été si grande que certains peuples, tels que les anciens Égyptiens et les Hindous contemporains, ont adoré cet animal.
Cows, used by mankind for land cultivation, meat and milk, are another bounty of God on His servants. The usefulness of this species was so great at times that some peoples, such as the ancient Egyptians and contemporary Hindus worshiped this animal.
Le buffle est assimilé aux vaches par tous les juristes musulmans, comme le rapporte Ibn al-Mundhir.
Buffalo is counted with the cows by all Muslim jurists, as stated by Ibn al Mundhir.
L'aumône obligatoire (Zakah) sur les vaches est prescrite par la Sunna et par le consensus (Ijma’). Al-Bukhari, dans son recueil authentique, rapporte d'Abu Dharr : « Je suis venu auprès du Prophète ﷺ, et il a dit : "Je jure par Celui qui tient mon âme dans Sa main", ou "Je jure par Celui en dehors duquel il n'y a pas de dieu. Nul homme qui possède des chameaux, des vaches ou des moutons, et qui n'en acquitte pas le droit dû, ne sera épargné le Jour du Jugement : ils le piétineront de leurs sabots, le plus grands et le plus lourds, et le heurteront de leurs cornes ; et quand le dernier aura fini avec lui, le premier lui sera ramené, jusqu'à ce que le jugement soit rendu entre tous les hommes." »
L'Imam al-Bukhari a dit : « Il est aussi rapporté par Bakir, d'Abu Salih, d'Abu Hurayra, du Prophète ﷺ. » Le « droit dû » mentionné dans ce hadith désigne en premier lieu la aumône obligatoire (Zakah). La Zakah est le droit dû sur les richesses, tel que défini par Abu Bakr au moment du combat contre ceux qui refusaient de s'en acquitter ; cette définition a été approuvée par 'Umar et par l'ensemble des Compagnons (rapporté par al-Bukhari et Muslim). Dans la version rapportée par Muslim, le terme « zakah » est employé à la place de l'expression « droit dû ». Par ailleurs, les musulmans de toutes les générations ont unanimement confirmé que la Zakah est obligatoire sur les vaches ; pas un seul savant n'est en désaccord. Il existe toutefois des divergences quant à la détermination du seuil minimal (Nisab) et des taux de Zakah sur les vaches.
Zakah on cows is obligated by Sunnah and Ijma. Bukhari, in his correct collection, reports from Abu Dharr "I came to the Prophet (p)58 and he said 'I swear by He who holds my soul in His hand,' or 'I swear by the one beside whom there is no God. No man who has camels, cows or sheep and does not pay their right due but on the Day of Judgement will be trampled by them at their largest and heaviest. They will be stepping on him with their hooves and ramming him with their horns, and when the last one is done with him the first is brought back until judgement has been given to all people." Imam al Bukhari said "It is also narrated by Bakir from Abu Saleh from Abu Hurairah from the Prophet (p). The "right due" mentioned in the saying means zakah before any other thing. Zakah is the right due on wealth as defined by Abu Bakr at the time of fighting those who rejected zakah, this definition was approved by 'Umar and all other Companions, (reported by al Bukhari and Muslim). In the version reported by Muslim the word "zakah" is used in place of the word "right due", moreover, Muslims through all generations have unanimously confirmed that zakah is obligated on cows. Not a single scholar disagrees.59 There are however, differences in determining nisab and zakah rates on cows.
Seuil minimal (Nisab) et taux de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bovins
Nisab and rates of zakah on cows
Il n'existe aucune parole authentique qui fixe le seuil minimal (Nisab) et les taux de l'aumône obligatoire (Zakah) pour les vaches, comme nous l'avons vu pour les chameaux. Cela peut s'expliquer par le fait que les vaches étaient rares dans la région du Hijaz (autour de La Mecque et de Médine) ; cela peut aussi tenir au fait que les vaches sont proches des chameaux par leur taille et leur valeur, de sorte que le Prophète ﷺ n'a pas déterminé leurs taux en partant de cette similitude évidente. Mais l'absence de parole authentique sur ce sujet a conduit les juristes à des avis divergents quant à la détermination du seuil minimal (Nisab) et des taux.
There is no correct saying that provides us with the nisab and rates of zakah on cows as we have seen on camels. This may be because cows were rare in the area of Hijaz (around Makkah and Madinah); it may be also because cows are close in size and value to camels, so the Prophet did not determine their rates on the assumption of their obvious similarity. But the fact that there is no correct saying on the issue left the jurists with varying views on the determination of nisab and rates.
L'opinion répandue : le seuil minimal (Nisab) est de 30 vaches
The popular opinion: Nisab is 30 cows
La position reconnue, défendue par les quatre écoles de jurisprudence, est que le seuil minimal (Nisab) est de 30
The reputed position upheld by the four schools of jurisprudence is that nisab is 30
cows, et il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur moins de 30 vaches. Pour 30 vaches, une génisse d'un an est due, et pour 40 à 59 vaches, une vache de deux ans est due. Pour 60 vaches, deux veaux d'un an sont dus ; pour 70 vaches, un d'un an et un de deux ans ; pour 80
cows, and there is no obligated zakah on less than 30 cows. For 30 cows, a one-year old cow is due, and for 40 to 59 cows there is one cow, two years old, due. For 60 cows, two one-year-old cows are due; for 70 cows, a one-year-old and a two-year-old; for 80
vaches, deux de deux ans ; pour 90 vaches, trois de un an ; pour 100 vaches, une de deux ans et deux de un an ; pour 110, deux vaches de deux ans et une vache de un an, et pour 120 vaches, trois de deux ans ou quatre de un an.
cows, two two-year olds; for 90 cows, three one- year-olds; for 100 cows, one two-year old and two one-year-olds; for 110, two cows two year olds and one cow one year old, and for 120 cows, three two-year olds or four one-year olds.
Cet avis s'appuie sur le hadith rapporté par Ahmad et par les quatre recueils de Sunan d'at-Tirmidhi, an-Nasa'i, Abu Daud et Ibn Majah, d'après Masruq, d'après Mu'adh bin Jabal, qui a dit : « Le Messager de Dieu ﷺ m'a envoyé au Yémen. Il m'a ordonné de prélever, sur chaque groupe de trente vaches, une génisse d'un an, et sur chaque groupe de quarante vaches, une génisse de deux ans »60. Ce hadith est jugé bon (hasan) par at-Tirmidhi, authentique (sahih) par Ibn Habban et al-Hakim, et Ibn 'Abd al-Barr commente : « Sa chaîne de transmission est correcte, continue et authentique », avis similaire à celui d'Ibn Battal. Ibn Hajar a dit dans al-Fath : « Il faut examiner tout jugement sur la validité de ce hadith, car Masruq, le suiveur, n'a pas rencontré Mu'adh. » At-Tirmidhi le considère bon parce qu'il existe d'autres hadiths qui le corroborent, comme celui qui figure dans al-Muwatta, d'après Taus, d'après Mu'adh, mais Taus non plus n'a pas rencontré Mu'adh.61
This opinion relies on the saying reported by Ahmad and the four books of Sunan al Tirmidhi, al Nasa'i, Abu Daud and Ibn Majah from Masruq from Mu'adh bin Jabal who said "The Messenger of God, (p) sent me to Yemen. He instructed me to collect on each 30 cows, a one year-old cow, and on each 40 cows one two-year-old"60. This saying is graded as good by al Tirmidhi and as correct by Ibn Habban and al Hakim, Ibn 'Abd al Barr comments "Its chain is correct, continuous and authentic" and similar statement is made by Ibn Battal. Ibn Hajar said in al Fath "We need to scrutinise any ruling about the correctness of this saying, because Masruq [The follower] did not meet Mu'adh." al Tirmidhi considers it good because there are other sayings that testify with it, such as the one in al Muwatta, from Taus from Mu'adh, but Taus did not meet Mu'adh either.61
La vision d'al-Tabari selon laquelle le seuil minimal (Nisab) est de 50
The view of al Tabari that nisab is 50
Ibn Jarir al-Tabari soutient que le seuil minimal (Nisab) doit être de 50 vaches, et qu'il existe un accord unanime selon lequel, pour chaque 50 vaches, l'aumône obligatoire (Zakah) est d'une vache. Tout ce qui est inférieur à 50 fait l'objet de controverses et n'est pas étayé par un texte clair.69
Ibn Hazm, dans al-Muhalla, soutient cet avis pour les mêmes raisons qu'al-Tabari. Il commente : « Tout ce qui fait l'objet de controverses et pour lequel il n'existe aucun texte rendant l'obligation établie ne doit pas être imposé aux gens, car cela reviendrait à confisquer une part des biens d'un musulman sans être certain de son obligation en vertu d'un texte correct de Dieu ou de Son messager ﷺ ».70
Il cite ensuite, par sa propre chaîne de transmission, 'Amr ibn Dinar : « Les collecteurs d'Ibn al-Zubayr ainsi que d'Ibn 'Awf prélevaient une vache sur chaque 50 vaches,71 deux vaches sur chaque 100, et au-delà, le taux était d'une vache pour chaque 50 ».72 Ces collecteurs accomplissaient leur mission en présence de nombreux Compagnons à Médine, et cette pratique ne fut l'objet d'aucune objection.
Ibn Jarir al Tabari argues that nisab must be 50 cows, that if is undoubtedly unanimous that for each 50 cows there is an obligatory zakah of one cow. Anything below 50 is controversial and not supported by a clear text.69 Ibn Hazm in al Muhalla supports this opinion on the same grounds as al Tabari. He comments "Anything that is controversial and on which there is no text making it obligatory must not be imposed on people, because it means confiscating a part of a Muslim's wealth without being certain about its requirement by virtue of a correct text from God or His messenger (p).70 He went on to quote, through his own chain, from 'Amr bin Dinar, "The commissioners of Ibn al Zubair as well as Ibn 'Auf used to collect one cow from each 50 cows,71 2 cow from each 100 and for more than that, the rate was one cow out of each 50.72 These commissioners were performing their duties in the presence of many, many Companions in Madinah, and this performance was not objected to.
Mais on peut réfuter cet avis sur deux fondements :
But one may disprove this opinion on two grounds:
A. Du point de vue du texte. Le long hadith de 'Amr bin Hazm sur l'aumône obligatoire (Zakah) dit : « et de chaque trente vaches, on prend une vache d'un an, et de chaque quarante vaches, une vache ». Ce hadith est jugé bon par un petit nombre de savants éminents, et al-Tabari l'a utilisé contre l'avis de Taqiy al-Din bin Daqiq al-'Id dans son livre Al Imam.
L'avis d'Ibn al-Musayyeb et d'Al-Zuhri
The opinion of Ibn al Musayyeb and Al Zuhri
Deux éminents savants, Said bin al Musayyeb et Muhammad bin Shehab al Zuhri, ainsi qu'Abu Qulabah et d'autres, considèrent que le seuil minimal (Nisab) pour les bovins est le même que celui des chameaux, et que le taux de l'aumône obligatoire (Zakah) pour les chameaux s'applique également aux bovins, avec seulement une légère modification, à savoir qu'il n'est pas tenu compte de l'âge des chameaux. Une opinion similaire est rapportée dans une version de la lettre de 'Umar bin Al Khattab sur l'aumône obligatoire (Zakah), transmise par Jabir bin 'Abd Allah et d'autres qui s'acquittaient de l'aumône obligatoire (Zakah) du temps du Prophète ﷺ. Abu 'Ubaid rapporte, d'après Mohammad bin 'Abd al Rahman, que les instructions que 'Umar bin al Khattab avait rédigées sur l'aumône obligatoire (Zakah) comprenaient ceci : « pour les bovins, on prélève la même chose que pour les chameaux ». Abu 'Ubaid poursuit : « D'autres ont été interrogés sur l'aumône obligatoire (Zakah) des bovins, et la réponse fut que c'est la même que pour les chameaux. »
Two leading scholars, Said bin al Musayyeb and Muhammad bin Shehab al Zuhri, along with Abu Qulabah and others view nisab on cows to be the same as nisab on camels, and the zakah rate of camels to be the same for cows with only a minor change, that is, disregarding the ages of camels. A similar opinion is reported as a version of the letter of 'Umar bin Al Khattab on zakah, from Jabir bin 'Abd Allah and others who paid zakah at the time of the Prophet (p). Abu 'Ubaid reported from Mohammad bin 'Abd al Rahman that the instructions 'Umar bin al Khattab wrote on zakah included "from cows one should take the same as from camels." Abu 'Ubaid continues "Others were asked about zakah on cows and the answer was it is the same on camels".
Ibn Hazm rapporte, par sa propre chaîne de transmission, d'après az-Zuhri et Qatadah, tous deux transmettant de Jabir ibn 'Abd Allah, que celui-ci a dit : « Pour chaque cinq vaches, il est dû une brebis ; pour dix, deux brebis ; pour quinze, trois brebis ; et pour vingt, quatre brebis. »
Az-Zuhri dit : « L'aumône obligatoire (Zakah) sur les vaches est la même que l'aumône obligatoire (Zakah) sur les chameaux, à l'exception des âges. C'est-à-dire que si le nombre de vaches se situe entre 25 et 75 »
Ibn Hazm reports with his own chain from al Zuhri and Qatadah, both from Jabir bin 'Abd Allah his saying that "in each five cows there is one sheep due, in ten two sheep, in 15, three sheep, and in 20, four sheep due." Al Zuhri says "zakah on cows is like zakah on camels except for the ages. That is, if the number of cows were between 25 and 75
le montant de la zakat dû sur celles-ci est d'une vache, de 76 à 120 il est de deux vaches. Au-delà de 120, pour chaque tranche supplémentaire de 40 vaches il y a une vache supplémentaire. On nous a dit que l'affirmation « pour chaque 30 vaches, une vache d'un an est due, et pour chaque 40 vaches, une vache est due » n'était qu'une simplification et une réduction des taux à l'intention des gens du Yémen, qui fut abandonnée par la suite. »76 Il est également rapporté de 'Ikrimah ibn Walid qu'il a dit : « Plus tard, je fus chargé de la zakat de 'Ikk, et je rencontrai de vieilles personnes qui payaient la zakat au temps du Messager de Dieu (ﷺ). Elles étaient en désaccord : certaines disaient qu'il fallait prélever la zakat sur les vaches comme sur les chameaux, d'autres disaient que pour chaque 30 vaches on prélève une vache d'un an, tandis que d'autres encore disaient que pour chaque 40 vaches on doit prélever une vache de deux ans. »76 Ibn Hazm rapporte, par sa propre chaîne de transmission, d'Ibn al-Musayyib, d'Abu Qulabah et d'un autre savant, une opinion semblable à celle d'al-Zuhri. Il rapporte aussi de 'Umar ibn 'Abd al-Rahman ibn Khildah al-Ansari : « La zakat sur les vaches est la même que la zakat sur les chameaux, à l'exception des âges. »77
Preuves à l'appui de cette position
Evidence supporting this view
A. Cette opinion est appuyée par un rapport d'Abu Ubaid, avec sa propre chaîne de transmission, depuis Muhammad bin 'Abd al Rahman : « Il est dans la lettre du Prophète ﷺ sur l'aumône obligatoire (Zakah) et dans la lettre de 'Umar bin al Khattab que, pour les bovins, on prélève la même chose que pour les chameaux. »78
A. This opinion is supported by a report of Abu Ubaid with his own chain from Muhammad bin 'Abd al Rahman, "It is in the Prophet's letter on zakah and in the letter of 'Umar bin al Khattab that from cows, one should take the same as from camels."78
Également, cet avis est appuyé par ce qui est rapporté par 'Abd al-Razzaq, d'après Ma'mar, qui a dit : « Sammak ibn al-Fadl m'a remis une lettre du Prophète ﷺ, adressée à Malik ibn Kuflanis al-Mus'abiyn, dans laquelle j'ai lu : "et sur les vaches est dû le même que sur les chameaux." »79
Also, this view is supported by what is reported by 'Abd al Razzaq from Ma'mar, who said, " Sammak bin al Fadl gave me a letter from the Prophet, to Malik bin Kuflanis Al Mus'abiyn, in which I read, 'and on cows is due the same as on camels.'"79
B. Cela est confirmé par ce que rapporte al-Zuhri, selon lequel c'était le dernier rapport venant du Messager de Dieu ﷺ, et que le prélèvement d'un veau d'un an sur chaque groupe de trente bovins était, au départ, une faveur accordée aux peuples du Yémen. Ce rapport est mursal, mais il est appuyé par le propos précédent ainsi que par des déclarations de certains Compagnons.
B. This is confirmed by what is mentioned by al Zuhri that it was the latest report from the Messenger of God (p), and that taking a one-year-old cow of each 30 cows was, at the beginning, a matter of favor for the peoples of Yemen. This report is mursal, but it is supported by the previous saying and by statements from some Companions.
Ibn Hazm commente : « Si un propos mursal devait être accepté de n'importe qui, il mérite d'être accepté d'az-Zuhri, car il était profondément versé dans la Sunna et a rencontré un certain nombre de Compagnons. »80
Ibn Hazm comments "If a mursal saying would be accepted from anyone, it deserves to be accepted from al Zuhri because he was well versed in Suunah and met a number of the Companions".80
C. Cet avis est également soutenu par la règle générale impliquée dans le dire mentionné au début de la Section 3 : « Et quiconque possède des vaches et n'en acquitte pas le droit dû, sera couché pour que les vaches le piétinent le Jour de la Résurrection ». Il est soutenu que ce texte est général et englobe les vaches de n'importe quel nombre, à l'exception des restrictions introduites par un texte ou par un consensus (Ijma’). Il est en outre soutenu que le dire selon lequel un veau d'un an est dû pour chaque trentaine, et une génisse de deux ans pour chaque quarantaine, appuie également cet avis, car il n'exempte pas de la zakah les vaches inférieures à trente. Il ne fait qu'énoncer le taux de la zakah.
Un quatrième avis
A fourth opinion
Ibn Rushd donne encore une autre opinion sans indiquer le nom de son auteur ni son argument : « Sur chaque dix vaches, une brebis est due, jusqu'à ce qu'elles atteignent trente vaches, sur lesquelles une génisse d'un an est due. »{84} Je constate qu'Ibn Abi Shaibah attribue cet avis à Shahr bin Haushab dans son al-Musannaf. Ce dernier dit : « L'aumône obligatoire (Zakah) doit être une brebis sur chaque dix vaches, deux brebis sur chaque vingt vaches, et une vache d'un an sur trente. »
Ibn Rushd gives yet another opinion without providing the name of its author nor its argument: On each ten cows there is one sheep due, until they reach 30 cows, on which there is a one-year-old cow due.84 I find that Ibn Abi Shaibah attributes this view to Shahr bin Haushab in his al Musannaf. The latter says "zakah should be one sheep due on each ten cows, two sheep on each twenty cows, and one cow, one year old, on 30
cows."85 Cela signifie que le seuil minimal (Nisab) des bovins est de dix, contre cinq dans l'avis précédemment mentionné. Ibn Abi Shaibah n'apporte aucune preuve à l'appui de cette position. On pourrait penser que cet argument peut être étayé par le hadith qui fixe la compensation pour la perte d'une vie à 100 chameaux ou 200 vaches. Ce hadith est rapporté comme ayant été dit par 'Umar, ainsi qu'attribué au Prophète ﷺ.86 Cela implique qu'un chameau équivaut à deux vaches. Si le seuil minimal (Nisab) des chameaux est de cinq, celui des vaches doit être de dix, et si pour chaque groupe de cinq chameaux l'aumône obligatoire (Zakah) due est une brebis, il devrait être dû une brebis pour chaque groupe de dix vaches.
cows."85 This means that nisab of cows is ten as compared to five in the previously mentioned opinion. No evidence of support is given by Ibn Abi Shaibah. It may come to mind that this argument can be supported by the saying that estimates the compensation for the loss of life at 100 camels or 200 cows. This is reported as said by 'Umar, as well as linked to the Prophet (p).86 This implies that one camel equals two cows. If nisab for camels is five, that of cows must be ten, and if for each five camels the amount of zakah due is one sheep, there should be one sheep due for each ten cows.
Analyse et pondération
Analysis and weighing
Après avoir énuméré toutes ces opinions,87 il me semble que l'avis de la majorité concernant le taux sur chaque groupe de 30 et de 40 vaches est celui qui a le plus de poids, sur la base du dire de Mu'adh et d'Amr ibn Hazm. Il est toutefois remarquable que ces deux dires ne donnent aucune information sur ce qui est en dessous de 30 vaches, que ce soit de manière négative ou positive, mais déterminent seulement le taux de l'aumône obligatoire (Zakah) et non son seuil minimal (Nisab), sauf par contraste. Fait intéressant, le dire d'Ibn Hazm poursuit en affirmant : « Et sur chaque 40 dinars (d'or), il est dû un dinar ». La majorité des juristes s'accordent à dire que le seuil minimal (Nisab) pour l'or est de 20 dinars et non de 40, ce qui indique que ce dire a été énoncé pour déterminer le taux de l'aumône obligatoire (Zakah) et non nécessairement son seuil minimal (Nisab), puisque le taux sur l'or est de deux et demi pour cent, soit un quarantième.
After listing all these opinions,87 it seems to ms the view of the majority about the rate on each 30 and 40 cows is the one that carries more weight, on the basis of the saying of Mu'adh and Amr bin Hazm. However, it is notable that these two sayings do not give information about what is below 30 cows, whether negative or positive, but only determine the rate of zakah rather than its nisab, except by contrast. Interestingly enough, the saying of Ibn Hazm goes on to state, "And on each 40 dinars (of gold) there is due one dinar". The majority of jurists agree that nisab on gold is 20 dinar and not 40, which indicates that this saying was given to determine the rate of zakah and not necessarily its nisab, since the rate on gold is two-and-half percent or one-fortieth.
Il est possible de concilier cet avis avec celui d'Ibn al-Musayyib, d'al-Zuhri et de leur groupe de disciples, qui fixent le seuil minimal (Nisab) des bovins à cinq, d'autant plus qu'il est fixé à cinq dans une version de la lettre de 'Umar sur l'aumône obligatoire (Zakah), rapportée d'après Jabir bin 'Abd Allah, un Compagnon, et qu'elle est parfois attribuée à la lettre du Prophète ﷺ. Abu 'Ubaid remarque que cet avis n'était pas connu des gens, mais il a été montré précédemment qu'il était en fait connu d'un certain nombre de Compagnons et de Suivants. De plus, on peut soutenir que l'analogie entre les bovins et les chameaux est solide, et que l'objection d'Ibn Hazm peut être écartée, car elle repose sur son opinion personnelle selon laquelle toute analogie est invalide. La majorité des savants s'accordent sur le principe selon lequel l'analogie correcte est une source de déduction en charia.
It is possible to combine this opinion with that of Ibn al Musayyib, al Zuhri and their group of followers in putting nisab on cows at five, especially since it is put at five in a version of 'Umar's letter on zakah, as a report from Jabir bin 'Abd Allah, a Companion, and is sometimes attributed to the letter of the Prophet (p). Abu 'Ubaid comments that this opinion was not known by people, but it was shown earlier that it was in fact known to a number of Companions and Followers. Additionally, one can argue that the analogy of cows and camels is a strong one and the objection of Ibn Hazm can be disregarded as based on his personal view that all analogy is invalid. The majority of scholars are in accord on the principle that the correct analogy is a source of deduction in Shari'ah.
SECTION QUATRE : AUMÔNE OBLIGATOIRE (Zakah) SUR LES MOUTONS
SECTION FOUR ZAKAH ON SHEEP
La zakat sur les moutons est obligatoire en vertu de la sunna et de l'ijma’. Dans la sunna, Anas rapporte, dans la lettre d'instruction d'Abu Bakr mentionnée précédemment, que « Quant à l'aumône sur les moutons, qui paissent naturellement sans frais, il est dû un mouton sur chaque quarantaine, jusqu'à cent vingt ».
Note on terms: the translation follows your rules, so "Zakah" is rendered as "aumône obligatoire (Zakah)" and "Sadaqah" as "aumône (Sadaqah)". Applying them to the text gives:
La aumône obligatoire (Zakah) sur les moutons est obligatoire en vertu de la sunna et de l'ijma’ (consensus). Dans la sunna, Anas rapporte, dans la lettre d'instruction d'Abu Bakr mentionnée précédemment, que « Quant à l'aumône (Sadaqah) sur les moutons, qui paissent naturellement sans frais, il est dû un mouton sur chaque quarantaine, jusqu'à cent vingt ».
Zakah on sheep is obligating by virtue of Sunnah and Ijma'. In Sunnah, Anas narrates in the letter of instruction of Abu Bakr mentioned earlier that "As for sadaqah on sheep, naturally cost-free pastured, out of each 40 there is one sheep due, up to 120.
Si le nombre augmente, alors deux moutons sont dus jusqu'à 200, et si le nombre augmente d'un jusqu'à 300, trois moutons sont dus. S'il dépasse 300, alors un mouton est prélevé pour chaque centaine supplémentaire. Si les moutons au pâturage libre, sans frais, sont moins de 40, ne serait-ce que d'un seul, il n'y a aucune aumône (Sadaqah) obligatoire à leur sujet, à moins que le propriétaire ne souhaite faire une offrande volontaire. Quant à l'aumône obligatoire (Zakah), on ne doit pas accepter le vieux, le défectueux ou le bélier, sauf lorsqu'ils sont offerts volontairement par les propriétaires. » Des déclarations semblables figurent dans le hadith d'Ibn 'Umar et dans plusieurs autres.
If the number increased, then two sheep are due up to 200, and if the number increases by one up to 300, there are three sheep due. If it is above 300,90 then one sheep is taken for each additional 100. If naturally, cost-free pastured sheep are less than 40, even by only one, there is no obligatory sadaqah on it unless the owner wishes to volunteer, As zakah one should not accept the old, the damaged, or the ram except when volunteered by the owners." Similar statements appear in the saying from Ibn 'Umar and in several others.
Les juristes s'accordent unanimement sur le fait que l'aumône obligatoire (Zakah) est due sur les moutons. Il y a aussi un avis unanime selon lequel le terme « ghanam » englobe à la fois les moutons et les chèvres, de manière à ce qu'ils soient combinés ensemble comme une seule catégorie.91
Jurists unanimously agree that zakah is obligatory on sheep. There is also unanimous opinion that the word "ghanam" includes both sheep and goats in such a way that they are combined together as one item.91
Nous traiterons dans la section 6 de la description de l'animal qui doit être pris comme aumône obligatoire (Zakah), quant à sa taille, son âge et son sexe.
We will discuss in section 6 the description of what animal should be taken as zakah as for its size, age and sex.
Discussion sur le taux (la zakat) applicable aux moutons
Discussion of the rate on sheep
Il est notable que la charia ait réduit le taux applicable aux moutons à mesure que leur nombre augmente. D'après le barème précédent, on constate qu'à partir de 120 têtes, le taux se stabilise à un pour cent, contrairement au taux habituel de deux virgule cinq pour cent appliqué aux biens commerciaux, à l'argent et aux autres biens. Quelle est la raison de cette réduction ? Certains chercheurs contemporains92 tentent de l'expliquer par l'idée que la charia vise, par cette réduction, à encourager l'élevage animal, puisque le taux sur 40
It is notable that Shari'ah reduced the rate on sheep as their number increases. From the previous schedule it is observed that as the number grows above 120 the rate stabilizes at one percent in contrast with the usual two-and-half percent on business assets, money and other assests. What is the rationale for this reduction? Some contemporary researchers92 attempt to explain this reduction with the argument that Shari'ah intends to encourage animal breeding by this reduction, since the rate on 40
Le taux pour les moutons est de deux et demi pour cent, et il régresse à 200, en passant à un pour cent exactement. Mais on se demande : si cette explication est correcte, pourquoi ne s'applique-t-elle pas de la même manière à l'aumône obligatoire (Zakah) sur les autres types de bétail ? Le taux pour les chameaux comme pour les bovins se stabilise autour de deux et demi pour cent pour les grands nombres, ce qui est cohérent avec le taux général de l'aumône obligatoire (Zakah). Si l'interprétation évoquée ci-dessus est correcte, elle devrait s'appliquer aussi aux autres animaux.
sheep is two-and-half percent and it regresses at 200, going clean to one percent. But one wonders, if this explanation is correct, why the same is not applied on zakah on other kinds of livestock. The rate on both camel and cows stabilizes around two-and half percent on big numbers, which is consistent with the general rate of zakah. If the above-mentioned interpretation is correct, it should apply to other animals as well.
À mon avis — Dieu sait mieux — une fois que le nombre de moutons augmente, le total des biens en moutons comprend beaucoup d'agneaux, car la plupart des brebis mettent bas plus d'une fois par an. Ces petits sont comptés dans le nombre de moutons, mais ne sont pas acceptés comme paiement de l'aumône obligatoire (Zakah), comme on le montrera dans les deux sections suivantes. Il me semble que la justice exige une certaine réduction du taux pour cette raison. Si le taux est maintenu à un sur quarante alors que le troupeau compte de nombreux petits, le taux réel devient bien plus élevé. Quant aux quarante premières têtes, le taux est de deux virgule cinq pour cent, car on s'attend à ce que les petits ne soient pas comptés parmi les quarante premières, comme cela sera expliqué dans la section cinq.
SECTION CINQ : LES JEUNES ANIMAUX SONT-ILS SOUMIS À LA ZAKAT ?
SECTION FIVE ARE BABY ANIMALS ZAKATABLE ?
Ahmad, Abu Daoud et al-Nasa'i rapportent de Suaid Bin Ghaflah que « le collecteur de l'aumône obligatoire (Zakah) du Messager de Dieu ﷺ est venu vers nous. Nous nous sommes assis près de lui et je l'ai entendu dire : "Dans mes instructions, il est stipulé que je ne doive pas prendre les animaux allaitants." » Cela indique que les jeunes bêtes de bétail ne sont pas soumises à l'aumône obligatoire (Zakah), et c'est l'avis d'un groupe de savants éminents. Mais la chaîne de transmission de ce propos est contestée. D'autre part, Malik, dans al-Muwatta, rapporte que 'Umar a dit à son collecteur, Sufian bin 'Abd Allah al-Thaqafi, de « compter les petits qui s'y trouvent, même ceux portés par le berger dans ses bras, mais de ne pas les accepter en paiement. »95 Ceci est également rapporté par al-Shafi'i et Abu Ubaid.96 Ce rapport de 'Umar contredit le précédent et indique que les jeunes animaux sont comptés dans le seuil minimal (Nisab) et, par conséquent, soumis à l'aumône obligatoire (Zakah). C'est ce qu'adopte un groupe de juristes, à tel point que si tous les animaux soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) étaient des petits, l'un d'entre eux serait acceptable en paiement,97 bien que d'autres affirment que le propriétaire doive être invité à acheter à l'extérieur un animal plus âgé pour s'acquitter du paiement de l'aumône obligatoire (Zakah).98
Ahmad, Abu Daud, and al Nasa'i report from Suaid Bin Ghaflah that "the zakah commissioner of the Messenger of god (p), came to us. We sat close to him and I heard him saying 'In my instructions it is pleased that I should not take from nursing animals'.94 This indicates that baby livestock are not zakatable, and this is the opinion of a group of leading scholars. But the chain of this saying is contested. On the other hand, Malik in al Muwatta reports that 'Umar told his commissioner, Sufian bin 'Abd Allah al Thaqafi, to "Count the babies in them, even those carried by the shephered in his hands, but do not accept them in payment."95 This is also reported by al Shafi'i and 'Abu Ubaid.96 This report of 'Umar contradicts the previous report and indicates that baby animals are counted in nisab and consequently zakatable. This is what a group of jurists adopt, to the extent that if all the zakatable animals were babies, one of them would be acceptable as payment,"97 though others say the owner should be asked to buy an older animal from outside to fulfil the payment of the zakah.98
Certains savants tentent de concilier le récit de 'Umar avec le dire de Suaid en n'imposant pas l'aumône obligatoire (Zakah) sur les jeunes animaux lorsqu'ils constituent l'ensemble du bétail soumis à la Zakah, en affirmant que c'est là que s'applique le dire de Suaid, tandis que les jeunes animaux sont comptés lorsqu'ils sont avec leurs mères. Toutefois, certains juristes estiment que les jeunes animaux ne sont comptés dans le nombre total du troupeau soumis à la Zakah que si des animaux adultes atteignent à eux seuls le seuil minimal (Nisab) requis pour l'assujettissement à la Zakah. Tel est l'avis d'Abu Hanifah, d'al Shafi'i, d'Ibn Hazm et d'autres.
SECTION SIX — CONDITIONS DES ANIMAUX DONNÉS EN aumône obligatoire (Zakah)
Wait, I must render the term exactly as specified: "aumône obligatoire (Zakah)". Corrected translation:
SECTION SIX — CONDITIONS DES ANIMAUX DONNÉS EN AUMÔNE OBLIGATOIRE (Zakah)
SECTION SIX CONDITIONS OF ANIMALS GIVEN AS ZAKAH
Quelques conditions sont requises pour les animaux qui peuvent être donnés en aumône obligatoire (Zakah), parmi lesquelles :
A few conditions are required of the animals that can be paid as zakah, which include:
1. Exempt de défauts et de dommages. L'animal doit être exempt de maladie, de fracture osseuse, de vieillesse, ainsi que de défauts ou de dommages de naissance ou accidentels. Le Coran dit : {Et ne visez pas à donner ce qui est mauvais, pour en dépenser}100, et le Prophète ﷺ a déclaré : « On ne doit donner ni un animal âgé ni un animal défectueux, et le collecteur ne doit pas accepter un bélier, à moins que celui qui paie ne veuille le donner volontairement. » Cette parole, rapportée d'Anas, fait partie de ce hadith. Accepter des animaux endommagés comme paiement de la aumône obligatoire (Zakah) n'est pas équitable envers les pauvres et les autres bénéficiaires légitimes ; c'est un parti pris en faveur du propriétaire, ce qui est inapproprié.
1. Free of defects and damage. The animal should be free of illness, bone fracture, old age, or birth and accidental defects or damages. The Qur'an says "and do not aim at getting anything which is bad, in order that out of it ye may spend "100 and the Prophet (p) states "and one should not give an old or defective animal, nor should a collector accept a ram unless the payer wishes to volunteer it". This is part of the saying from Anas. Accepting damaged animals as zakah payment is not fair to the poor and other deserving recipients; it is a bias in favor of the owner, which is improper.
Quant à la définition du défaut ou du dommage, la majorité des savants estime qu'il s'agit de la même définition que celle utilisée dans les contrats de vente, bien que certains affirment que tout animal refusé pour le sacrifice n'est pas accepté comme aumône obligatoire (Zakah).l0l Il convient de mentionner un cas particulier où un animal défectueux ou endommagé est accepté comme aumône obligatoire (Zakah), à savoir lorsque tous les animaux soumis à la Zakah présentent le même défaut ou dommage, comme une maladie commune. En effet, la prescription de la Zakah exige un paiement à partir de ce que possède la personne redevable, sans l'obliger à acheter à l'extérieur un bon animal uniquement pour s'acquitter de la Zakah.l02
As for the definition of defect or damages, the majority are of the view that it is the same definition used in sales contracts, though some say that anything not accepted for sacrifice is not accepted as zakah.l0l One should mentions unique case where a defected or damaged animal is accepted as zakah, which is if all the animals being zakated have the same defect or damage, such as a common disease. This is because the ordinance of zakah asks payment from what the zakatable person owns without forcing him or her to purchase from outside a good animal only for the payment of zakah.l02
4. La moyenne
Le collecteur de la zakah ne doit prélever ni le meilleur ni le pire en qualité, mais la moyenne des bêtes dues. Ibn 'Abbas rapporte que le Prophète ﷺ dit à Mu'adh : « Évite de prendre le meilleur des biens des gens, et crains la prière de l'opprimé, car il n'y a aucun voile entre elle et Dieu. » Ibn Abi Shaibah rapporte que le Prophète ﷺ vit parmi les chameaux collectés au titre de la sadaqah (aumône) une chamelle excellente. Il s'emporta contre le collecteur et dit : « Qu'est-ce que cela ? » Le collecteur répondit : « Je l'ai échangée contre deux chameaux de moindre qualité. » Le Prophète ﷺ dit alors : « Dans ce cas, c'est acceptable. »115
4. The average The zakah collector should not take the best or the worst in quality, but the average of the animals owed. Ibn 'Abbas narrates that the Prophet (p) said to Mu'adh, "Avoid the best of people's wealth, and be fearful of the prayer of the oppressed, for there is no curtain between it and God." Ibn Abi Shaibah reports that the Prophet (p) saw among the camels collected as sadaqah, an excellent she-camel. He was furious at the collector and said, "What is this?" The collector answered "I exchanged it for two lesser quality camels". The Prophet said, "Then it is all right."115
C'est essentiellement parce que la zakat repose sur l'équité entre les deux parties, les payeurs et les bénéficiaires, et que prendre le meilleur ou le pire revient à favoriser l'une d'elles. Il est toutefois évident que le meilleur ou le pire peut être pris sur la base de la valeur, au choix du propriétaire du bétail. Abu Daud rapporte, par sa propre chaîne de transmission, du Prophète ﷺ : « Il y a trois choses dont celui qui les accomplit goûtera la douceur de la foi : adorer Dieu seul, reconnaissant qu'il n'y a de divinité que Dieu, donner la zakat sur ses biens de bon cœur, en acquittant cette obligation année après année... et ne donner ni le vieux, ni le malade, ni le petit, ni la bête défectueuse qui donne peu de lait, mais donner à partir de la moyenne de vos biens. Dieu ne vous demande pas de donner le meilleur de ceux-ci, et Il ne vous ordonne pas de donner le pire. »116 Lors du paiement de la zakat, le collecteur ne doit pas prendre l'animal qui allaite ses petits, ni les bêtes pleines, ni le bélier du troupeau, ni l'animal destiné à fournir la viande au foyer de celui qui paie la zakat.117 Malik rapporte dans al-Muwatta, d'après 'Aïcha, que 'Umar ibn al-Khattab passa devant les moutons prélevés en aumône (Sadaqah), et en vit un dont les mamelles étaient gonflées. Il demanda : « Qu'est-ce que ce mouton ? » On lui répondit : « Un prélevé en aumône (Sadaqah). » Il dit alors : « Ses propriétaires ne l'ont pas donné de bon gré ; ne forcez donc pas les gens à revenir en arrière, et ne prenez pas le meilleur des biens des musulmans. »118
This is essentially because zakah is based on fairness to the two parties, payers and recipients, and taking the best or the worst means favoring one of them. However, it is obvious that the worst or the best can be taken on the basis of value at the option of the livestock owner. Abu Daud reports, through his own chain, from the Prophet (p) "There are three things, which whoever fulfills them will taste the sweetness of faith: to worship God alone, realizing that there is no deity but God, to give zakah on your wealth with your soul pleased at paying it year after year... and to give not the old, or the ill or the baby, or the defective animal that give little milk, but to give from the average of your wealth. God does not ask you to give the best of it, nor does He ordain you to give the worst of it."116 As zakah payment, the collector must not take the animal that nurses babies, nor pregnant animals, nor the ram out of sheep, nor the animal that is meant to provide meat for the household of the zakah payer.117 Malik reports in al Muwatta from 'Aishah that 'Umar bin al Khattab passed by the sheep taken as sadaqah, and saw one with big udders and asked, "What is this sheep? "He was answered, "One taken as sadaqah." He replied, "Its owners did not give it pleasantly, so do not force people to turn back, and do not take the best of the wealth of Muslims."118
SECTION SEVEN : L'EFFET DU MÉLANGE ET DE LA SOCIÉTÉ SUR L'AUMÔNE OBLIGATOIRE (ZAKAH) SUR LE BÉTAIL
SECTION SEVEN THE EFFECT OF MIXING AND PARTNERSHIP ON ZAKAH ON LIVESTOCK
Il est courant que les propriétaires de bétail rassemblent leurs bêtes afin de réduire les frais généraux. Tout le bétail ainsi réuni doit-il être considéré comme une seule unité pour déterminer le seuil minimal (Nisab) et le taux de l'aumône obligatoire (Zakah), ou doit-il être considéré séparément pour chaque propriétaire ?
It is common for livestock owners, to put together their cattles in order to save on overhead expenses. Should all gathered livestock be treated as one unit in determining the nisab and rate of zakah? or should they be considered for each owner alone?
Pour traiter cette question, il faut noter qu'il existe deux formes principales d'élevage en commun. La première consiste à conserver une propriété séparée tout en partageant certaines dépenses, et la seconde est celle où le bétail appartient en commun aux associés. Dans cette seconde forme, la part de chaque propriétaire n'est pas déterminée en nombre, mais seulement en proportion du total, alors que dans la première, les animaux de chacun sont distincts. Ces deux formes d'association dans l'investissement n'ont pas nécessairement le même effet sur l'assujettissement à la zakat.
To deal with this question one should note that there are two leading forms of collective breeding. One involves keeping the ownership separate and sharing in certain expenses, and the other is when the cattle is owned commonly among the partners. In the latter form, the share of each owner is not determined in number but only as a proportion of the total, whereas in the former each person's own animals are distinguished. These two forms of investing together need not have the same effect on zakatability.
Ibn Rushd, dans Bidayat al-Mujtahid, résume les positions des juristes selon ce qui suit :
Ibn Rushd in Bidayat al Mujtahid, summarizes the views of jurists according to the following:
La plupart des juristes considèrent que le mélange des animaux a une incidence sur leur assujettissement à la zakat, à l'exception d'Abu Hanifah et de ses disciples, qui estiment que le mélange des animaux n'a aucun effet sur le seuil minimal (Nisab) ni sur le taux applicable. Malik, al-Shafi'i et la plupart des juristes s'accordent à dire que le groupe d'éleveurs qui mélangent leur bétail est traité comme s'il appartenait à un seul propriétaire. Ces juristes divergent toutefois sur deux points : la détermination du seuil minimal (Nisab) et la définition d'un mélange effectif.
Most jurists view mixing animals as affecting the zakatability except for Abu Hanifah and his disciples, who believe that mixing together of animals does not have any effect on nisab or on the applicable rate. Malik, al Shafi'i, and most jurists agree that the group of breeders who mix their cattles together are treated as if they were one owner. Those jurists however differ in two areas: the determination of nisab and the definition of effective mixing together.
SECTION HUIT : AUMÔNE OBLIGATOIRE (Zakah) SUR LES CHEVAUX
SECTION EIGHT ZAKAH ON HORSES
Les chevaux utilisés pour le transport personnel et pour le combat sont exemptés de l'aumône obligatoire (Zakah).
Horses used for personal transportation and fighting are exempt from zakah.
Il est admis par les musulmans que les chevaux possédés à des fins de monture personnelle, de transport de charges personnelles et de combat dans le sentier de Dieu sont exemptés, qu'ils soient mis au pâturage naturel ou nourris en élevage, car ils sont destinés à l'usage personnel et domestique et ne constituent pas des biens productifs excédant les besoins personnels.126 En revanche, tous les musulmans, à l'exception des Zahirites, sont convenus que les chevaux détenus comme marchandise par les marchands de chevaux sont soumis à l'aumône obligatoire (Zakah), qu'ils soient mis au pâturage naturel ou nourris manuellement, au motif que les chevaux destinés au commerce sont des marchandises, à l'instar des autres biens commerciaux.127 Il est également admis que les chevaux nourris par leurs propriétaires la majeure partie de l'année, et qui ne sont pas possédés à l'une des fins mentionnées précédemment, sont exemptés de l'aumône obligatoire (Zakah), car le pâturage naturel libre est, selon la majorité des savants, une condition de l'assujettissement des animaux à l'aumône obligatoire (Zakah).128
It is agreed upon among Muslims that horses owned for the purpose of personal riding, carrying personal loads, and fighting for the sake of God are exempt whether they are naturally pastured or fed in ranches, because they are for personal and household use and are not growing assets in excess of personal needs.126 On the other hand, all Muslims except Zahirites have agreed that horses used as business inventory owned by horses' merchants, are zakatable whether they are naturally pastured or manually fed on the grounds that horses designed for business inventory are commodities, like other business asset.127 It is also agreed upon that horses that are fed by owners most of the year, which are not owned for any of the previously mentioned purposes, are exempt from zakah, because natural free pasturing is a condition for zakatability of animals, according to the majority of scholars.128
Zakatabilité des chevaux élevés au pâturage naturel et destinés à la reproduction
Zakatability of naturally pastured horses designated for breeding
Il existe deux avis sur la zakatabilité des chevaux de pâturage naturellement gratuits, destinés à la reproduction et à l'élevage. Abu Hanifah estime qu'ils sont soumis à la zakat, à condition que les chevaux possédés ne soient pas tous des mâles, car dans ce cas ils ne peuvent pas se reproduire. La majorité des juristes considèrent que ces chevaux sont exemptés de l'aumône obligatoire (Zakah), et cet avis est rapporté par Ibn al Mundhir d'après 'Ali, Ibn 'Amr al Sha'bi, 'Ata, al Husain al Abdi, 'Umar bin 'Abd al Aziz, al Thawri, Abu Yusuf, Muhammad (les deux disciples d'Abu Hanifah), Abu Thawr, Abu Khaithamah et Abu Bakr bin Shaibah. D'autres attribuent cet avis à 'Umar, Malik, al Awza'i, al Laith et Daud.130
There are two opinions on the zakatability of naturally cost-free pastured horses that are designated for breeding and growth. Abu Hanifah believe they are zakatable, provided that not all horses owned are males since in this case they cannot breed.129 The majority of jurists consider these horses exempt from zakah, and this is narrated by Ibn al Mundhir from 'Ali, Ibn 'Amr al Sha'bi, 'Ata, al Husain al Abdi, 'Uamar bin 'Abd al Aziz, al Thawri, Abu Yusuf, Muhammad (the two disciples of Abu Hanifah) Abu Thawr, Abu Khaithamah, and Abu Bakr bin Shaibah. Others attribute this opinion to 'Umar, Malik, al Awza'i, al Laith and Daud.130
Preuves de la majorité en faveur de la non-exigibilité de la zakat sur les chevaux
Evidence of the majority for the non-zakatability of horses
1. Il est rapporté dans les deux livres authentiques et dans d'autres, d'après Abu Hurairah, que le Prophète ﷺ a dit : « Il n'est imposé aux musulmans aucune aumône (Sadaqah) sur leurs esclaves et leurs juments. »131 Cette exemption englobe tous les chevaux, qu'ils paissent naturellement ou non, femelles ou mâles, puisque la formulation est générale.
1. It is reported in the two correct books and in others from Abu Hurairah that the Prophet (p) said " There is no sadaqah obligated on Muslims on their slaves and mares."131 This exemption includes all horses, naturally pastured or not, female or male because it is general.
2. Le hadith rapporté par Ahmad, Abu Daud et at-Tirmidhi, d'après Ali, de la part du Prophète ﷺ
2. The report of Ahmad, Abu Daud, and al Tirmidhi from Ali from the Prophet (p)
« Je vous ai dispensés de l'aumône (Sadaqah) sur les chevaux et les esclaves. Acquittez l'aumône (Sadaqah) sur l'argent monnayé, un dirham pour chaque quarantaine. » ﷺ132
"I waived for you sadaqah on horses and slaves. Pay sadaqah on silver money, one dirham for each 40."132
3. Les actes du Prophète ﷺ n'incluaient pas la collecte de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les chevaux, alors qu'elle était prélevée sur les chameaux, les vaches et les moutons. Le Messager ﷺ est celui qui donne le détail de l'obligation énoncée dans le Coran, et sa parole ainsi que son acte indiquent que les chevaux ne sont pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah).
3. The actions of the Prophet (p) did not include collecting zakah on horses, even though it was collected on camels, cows and sheep. The Messenger is the one who gives the details of the obligation outlined in the Qur'an, and his word and deed indicate that horses are not zakatable.
4. Ils soutiennent également que le bétail soumis à la zakat est manifestement très différent des chevaux, et que les chevaux ne peuvent pas être rendus soumis à la zakat par analogie, en raison des différences fondamentales dans l'usage et dans le but de la possession de ces différents types d'animaux. Les chevaux sont acquis pour servir au combat, à l'établissement de cette religion et à la défense contre les ennemis ; il convient donc d'encourager les gens à en acquérir et à les garder à de telles fins. Dieu dit : « Préparez contre eux tout ce que vous pourrez de force et de chevaux de guerre{133} ». Les chevaux de guerre sont un équipement de combat, à l'instar des armes et des autres outils de combat, et ne sont pas soumis à la zakat tant qu'ils ne sont pas utilisés comme marchandise pour le commerce.
L'avis d'Abu Hanifah et ses preuves
Abu Hanifah's opinion and its supporting evidence
Abou Hanifa, qui estime que les chevaux élevés en pâturage naturel sont soumis à la zakat, avance les arguments suivants :
Abu Hanifah, who believes that naturally pastured horses are zakatable, provides the following arguments:
Premièrement, al-Bukhari rapporte dans son recueil authentique, d'après Abu Hurairah, que le Prophète ﷺ a dit : « Les chevaux sont pour une personne une source de récompense, pour une autre une source de subsistance, et pour une autre encore une source de péché. Celui pour qui ils sont une source de récompense est l'homme qui possède des chevaux dans le but de combattre pour la cause de Dieu, pour les monter au combat ou pour les confier à quelqu'un d'autre afin qu'il les monte au combat. C'est pourquoi ils sont une source de récompense. Pour celui qui garde des chevaux pour son propre transport afin de ne pas avoir besoin des autres, et qui n'oublie pas le droit de Dieu sur ces chevaux ni le droit des gens à être transportés sur leur dos, ils sont une source de subsistance. Et pour celui qui garde des chevaux par orgueil et pour combattre les gens de l'Islam, ils sont une source de péché. »135 Ce hadith indique qu'il existe un droit de Dieu sur les chevaux, l'aumône obligatoire (Zakah) et le fait de les prêter pour transporter les autres sur leur dos.136 D'autres juristes soutiennent que le droit sur les chevaux désigne leur emploi dans le combat.137
Firstly, al Bukhari reports in his correct collection from Abu Hurairah that the Prophet (p) said "Steeds are for a person a source of reward, for another they are a source of sustenance, and for yet another they are a source of sin. He for whom they are a source of reward is the man who owns horses for the purpose of fighting for the sake of God, to ride it in battle or to give it to someone else to ride in battle. That is why they are a source of reward. For one who keeps horses for personal transportation so he does not need others, and does not forget God's right on the horses or the right of people to be given lifts on their backs, they are source of sustenance. And for the person who keeps steeds as a matter of pride and to fight against the people of Islam, they are a source of sin."135 This saying indicates that there is a right of God on horses, zakah and giving lifts on their backs.136 Other jurists argue that what is meant by the right on horses is the use of horses in fighting.137
Deuxièmement, il est rapporté de Jabir, du Prophète (p) : « Sur chaque jument élevée au pâturage naturel est due un dinar ou dix dirhams. » Ce hadith est rapporté par al-Daraqutni et al-Bayhaqi, qui le jugent faible. C'est pourquoi la majorité des juristes soutiennent qu'il ne peut prévaloir sur la parole authentique selon laquelle l'aumône obligatoire (Zakah) est levée sur les chevaux : « Il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur les esclaves et les juments des musulmans. »
Troisièmement, par analogie avec les chameaux, les chevaux et les chameaux sont tous deux des animaux qui croissent et sont utiles, et dans les deux cas la condition d'assujettissement à l'aumône obligatoire (Zakah), à savoir le pâturage naturel sans frais, est remplie. Les différences invoquées entre les chevaux et les autres bestiaux ne sont pas plus importantes que celles qui existent entre les autres espèces de bétail, chaque animal ayant ses caractéristiques propres. Il existe de nombreuses différences entre les chameaux et les moutons, et pourtant les deux sont soumis à l'aumône obligatoire (Zakah). Abu Hanifah s'appuie sur cet argument, au motif que la raison de l'obligation de l'aumône obligatoire (Zakah) est une question rationnelle et non une simple affaire de culte. Cette raison est la croissance, ou le potentiel de croissance, et dès lors qu'une telle croissance existe dans un autre bien, son assujettissement à l'aumône obligatoire (Zakah) doit être étendu à celui-ci.
Seuil minimal (Nisab) et taux de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les chevaux
Nisab and rates of zakah on horses
Abu Hanifah ne détermine pas de seuil minimal (Nisab) pour les chevaux. L'auteur d'al-Durr al-Mukhtar écrit : « Il est bien connu qu'Abu Hanifah ne fixe pas de seuil minimal (Nisab) pour les chevaux ; nous n'avons aucun rapport de sa part à ce sujet. »146 Ibn 'Abidin, dans son commentaire, cite al-Qahastani disant : « Certains fixent le seuil minimal (Nisab) à trois, et d'autres à cinq. »147 Il semble que l'estimation de cinq soit plus correcte, en raison de sa similitude avec celle des chameaux. Le nombre cinq est souvent employé dans le seuil minimal (Nisab) : le seuil minimal (Nisab) est de cinq chameaux, de cinq uqiyyah d'argent [équivalant à 200 dirhams] et de cinq wasq de céréales.
Abu Hanifah does not determine a nisab for horses. The author of al Durr al Mukhtar writes "It is best known that Abu Hanifah does not estimate nisab for horses; we have no report from him about that."146 Ibn 'Abidin in his commentary quotes al Qahastani as saying "Some indicate nisab at three and others indicate it at five."147 It seems that the estimation of five is mare correct because of its similarity to that of camels. The number five is often used in nisab . nisab is five camels, five 'uqiyyah of silver [equals 200 dirhams] and 5 wasq of grain.
Le taux est expliqué par Ibn Abidin, d'après Abu Hanifah : les propriétaires de chevaux arabes ont le choix entre payer un dinar par cheval, ou évaluer leurs chevaux et payer 5
The rate is explained by Ibn Abidin from Abu Hanifah: Owners of Arabian horses are given the choice of paying one dinar on each or evaluating their horses and paying 5
Pour chaque 200 dirhams de valeur, le taux est de deux et demi. Pour les chevaux non arabes, seule la valeur est prise en compte.148
dirhams for each 200 dirhams of value - the rate is just two-and-half. For non-arabian horses, only the value is considered.148
Analyse
Analysis
Après avoir discuté des deux arguments, il me semble que le Messager (ﷺ) n'a pas nié clairement l'existence de la zakah sur les chevaux, mais qu'il ne l'a pas non plus rendue clairement obligatoire. La parole d'Abu Hurairah : « Il n'y a pas de sadaqah sur l'esclave et la jument d'un musulman » ne concerne que le cheval utilisé pour le transport personnel et comme monture à la guerre. Cette explication est confortée par l'interprétation de Zaid bin Thabit et d'Ibn 'Abbas, rapportée correctement à leur sujet. Les mots mêmes « son esclave et sa jument » dans cette parole semblent indiquer ce sens. Il existe aussi un consensus (Ijma') parmi les juristes, à l'exception des Zahirites, selon lequel la zakah est obligatoire sur les chevaux et les esclaves lorsqu'ils font partie du stock commercial. Abu Hurairah tenait à s'en tenir à la lettre des textes et était connu parmi les Compagnons pour la précision de sa mémoire, mais il n'avait pas la réputation d'analyser et d'approfondir comme Zaid et Ibn 'Abbas. La parole de 'Ali : « Je vous ai accordé la dispense de la sadaqah sur les chevaux et les esclaves », est jugée authentique par al-Daraqutni lorsqu'elle s'arrête à 'Ali et n'est pas rattachée au Prophète (ﷺ). Il est bien connu qu'al-Daraqutni est l'expert en la matière. Toutefois, les mots « je vous ai accordé la dispense » impliquent que ces biens sont en principe soumis à la zakah, mais que le Prophète (ﷺ) en a dispensé pour une certaine raison. Celle-ci pourrait être le besoin pressant de montures de guerre, ou le fait que les chevaux ne constituaient pas un bien considérable en Arabie.
After discussing the two arguments, it seems to me that the Messenger (p) did not negate the existence of zakah on horses in a clear way, but neither did he obligate it clearly. The saying from Abu Hurairah, "There is no sadaqah on a Muslim's slave and mare" does not touch on anything other than the horse used for personal transportation and as a mount for war. This explanation is supported by the interpretation from Zaid bin Thabit and 'Abbas, correctly reported to him. The very words "His slave and his mare" in the saying seem to indicate this meaning. Also, that it is unanimous by Ijma' among jurists -- except Zahirites-- that zakah is obligatory on horses and slaves when they are part of business inventory. Abu Hurairah was inclined to hold to the letters of texts, and was known among the Companions for his precise memory, and did not have a reputation of analyzing and elaborating like Zaid and Ibn 'Abbas. The saying from 'Ali, "I have waived for you the sadaqah on horses and slaves" is noted by al Daraqutni as correct when it ends at 'Ali and is not linked to the Prophet. It is well known that al Daraqutni is the expert on such matters. However the words "waived for you" imply that these assets should be in principle zakatable but the Prophet (p) waived the zakah are them for certain reason.l49 This could be the desperate need for steeds of war or the fact that horses were not a substantial item of wealth in Arabia.
Digression : La distinction entre les ordres du Prophète en tant que messager de Dieu et ses ordres en tant que chef temporel de l'État.
Digression: The distinction between orders of the Prophet as a messenger of God orders as a temporal head of state.
La discussion précédente nous amène à consacrer quelques paragraphes à ce point important. Il faut toujours considérer les circonstances qui entourent une parole du Prophète ﷺ ainsi que son objet, afin de déterminer si elle se rapporte aux affaires temporelles, politiques, économiques, militaires ou administratives, ou bien aux principes du mode de vie islamique. Il arrive parfois qu'un autre texte indique le principe permanent d'une application temporelle particulière, ou que des événements semblables aient été traités de manière différente, ce qui montre que ce traitement est plutôt temporel que religieux.
The previous discussion leads us to devote a few paragraphs to deal with this important point. One should always look at the circumstances that surround a statement made by the Prophet (p) and the subject matter of the saying to see whether it relates to temporal, political, economic, military, or administrative affairs, or to the principles of the Islamic way of life. There may exist sometimes another text that indicates the enduring principle of a special temporal application, or similar events may have been differently treated, which indicates this treatment may be temporal rather than religious.
Un exemple est donné par al-Qarafi dans son al-Ihkam à propos de la parole « Celui qui tue un soldat ennemi aura ses biens personnels ». Malik affirme qu'il s'agit d'une décision du Prophète ﷺ en tant que chef d'État, et non d'une règle générale. Si les dirigeants de l'État islamique déclarent une telle réglementation au début d'une guerre, elle doit alors s'appliquer ; sinon, le principe général selon lequel le butin de guerre est réparti conformément au texte du Coran, dans la sourate 8 (al-Anfal), demeure applicable. Malik avance les arguments suivants pour soutenir cette position :
An example is give by al Qarafi in his al Ihkam about the saying "One who kills an enemy soldier shall have his personal property". Malik says this is a decision by the Prophet (p) as a head of state and is not a general rule. If the leaders of the Islamic state declare such a regulation at the beginning of a war, then it should apply, but otherwise, the general principle that war booty is distributed according to the text of the Qur'an in sura eight (al Anfal) remains applicable. Malik gives the following arguments to support this view:
1. Le verset sur la répartition du butin de guerre dans la sourate (Al-Anfal) contredit ce dire.
1. The verse about the distribution of war booties in sura (al Anfal) contradicts this saying.
2. Une telle réglementation peut interférer avec les intentions des combattants et les détourner de leur but, qui doit être accompli pour la cause de Dieu, pour les faire tendre vers la convoitise des biens de l'ennemi.
SECTION NEUF : AUTRES ANIMAUX DOMESTIQUES PÂTURANT NATURELLEMENT
SECTION NINE OTHER NATURALLY PASTURED DOMESTIC ANIMALS
Cette section traite du cas général des animaux domestiques élevés au pâturage, sans frais naturels, et entretenus à des fins lucratives. Peut-on généraliser le cas de l'aumône obligatoire (Zakah) à tous ces animaux, ou non ? En d'autres termes, l'aumône obligatoire (Zakah) doit-elle se limiter aux quatre espèces mentionnées précédemment, ou doit-elle inclure tous les animaux domestiques ? Certains des plus éminents professeurs actuels d'études islamiques, notamment Muhammad Abu Zahra, 'Abd al-Wahab Khallaf et 'Abd al-Rahman Hasan, déduisent de la pratique de 'Umar qu'il est possible d'appliquer le raisonnement par analogie à l'aumône obligatoire (Zakah).
This section deals with the general case of naturally cost-free pastured domestic animals maintained for profit. Can we generalize the case of zakah on all such animals or not? In other words should zakah be restricted to the four previously mentioned species or should it include all domestic animals? Some of today's leading professors of Islamic studies, including Muhammad Abu Zahra, 'Abd al 'Wahab Khallaf, and 'Abd al Rahman Hasan, deduct from the practice of 'Umar that one can apply analogy on zakah.
ʿUmar bin al-Khattab obligea la zakat sur les chevaux par analogie, au motif que les chevaux devenaient des biens de grande valeur. Abu Hanifah, maître dans la pratique de l'analogie, a soutenu cet avis. Ceux qui n'obligent pas la zakat sur les chevaux ne le font pas par rejet de l'analogie, mais parce qu'ils considèrent que le caractère comestible du bétail constitue une raison importante de son assujettissement à la zakat. Les chevaux n'étant pas comestibles, ils refusent d'étendre l'assujettissement à la zakat aux chevaux. L'auteur d'al-Mughni écrit : « L'analogie entre les chevaux et le bétail est incorrecte, car ce dernier est une richesse productive, utilisée pour le lait et la viande, et peut servir au sacrifice. » La majorité des savants ne considère pas le seul caractère de croissance comme la raison de l'assujettissement à la zakat.
'Umar bin al Khattab obligated zakah on horses by analogy, on the grounds that horses were becoming valuable assets. This is upheld by Abu Hanifah, the master in the application of analogy. Those who do not obligate zakah on horses do not do so in denial of analogy, but because they consider the edible character of livestock an important reason for their zakatability. Since horses are not edible, they refuse to extend zakatability to horses. The author of al Mughni writes "The analogy of horses and livestock is incorrect, because the latter are growing wealth that is used for milking and meat and can be used for sacrifice." The majority of scholars does not consider the character of growth alone the reason for zakatability.
Ces trois professeurs ajoutent : Si le sage successeur 'Umar considérait la croissance comme condition essentielle de l'exigibilité de l'aumône obligatoire (Zakah), et s'il fut suivi par Abu Hanifah, alors nous pouvons étendre leur application à d'autres animaux et déclarer que tous les animaux qui croissent et qui paissent naturellement, sans frais, sont soumis à l'aumône obligatoire (Zakah), s'ils atteignent le seuil minimal (Nisab) d'exigibilité, qui équivaut à vingt dinars, au taux de 2,5 %. Le seuil minimal (Nisab) est estimé en relation avec l'or, car 'Umar a accepté le principe de l'évaluation des chevaux pour déterminer l'aumône obligatoire (Zakah), et la valeur est actuellement estimée en or.158
SECTION DIX PRINCIPES GÉNÉRAUX DÉCOULANT DES SECTIONS PRÉCÉDENTES
SECTION TEN GENERAL PRINCIPLES DERIVED FROM THE PREVIOUS SECTIONS
La discussion dans les sections précédentes de ce chapitre a été longue, car la charia elle-même dicte de nombreux principes et règles concernant l'aumône obligatoire (Zakah) sur le bétail, qui ne sont peut-être pas aussi détaillés dans d'autres domaines de l'aumône obligatoire (Zakah), et parce que l'analyse approfondie de cette question dévoile des principes importants qui seront d'une grande utilité pour comprendre l'essence de l'aumône obligatoire (Zakah) en général. Parmi ces principes figurent les suivants :
The discussion in the previous sections of this chapter has been lengthy because Shari'ah itself dictates many principles and rulings about zakah on livestock that may not be as detailed in other areas of zakah, and because the lengthy analysis of this issue uncovers important principles that will be of great benefit in understanding the essence of zakah in general. Among these principles are the following:
1. L'aumône obligatoire (Zakah), bien qu'elle soit un acte d'adoration, est aussi une institution publique supervisée par l'État islamique. La désignation et l'envoi des percepteurs de l'aumône obligatoire (Zakah) relèvent du devoir de l'État islamique.
1. Zakah, although a worship, is also a public institution supervised by the Islamic state. Appointing and sending zakah commissioners is the duty of the Islamic state.
2. Les règles de l'aumône obligatoire (Zakah) équilibrent les intérêts des pauvres d'une part et ceux des riches d'autre part, de sorte que de petites quantités de richesse sont exemptées de l'aumône obligatoire (Zakah) et que seuls des biens de qualité moyenne sont acceptés en paiement de l'aumône obligatoire (Zakah).
2. Zakah regulations balance the concerns of the poor on one hand and the interests of the rich on the other hand, so that small quantities of wealth are exempted from zakah and average quality assets only are accepted as zakah payment.
3. L'entretien coûteux d'un bien réduit l'aumône obligatoire (Zakah) due sur ce bien, voire la supprime. C'est pourquoi la majorité des grands juristes considèrent que les animaux nourris à la main sont exemptés de l'aumône obligatoire (Zakah), au motif que leur entretien coûte autant qu'ils rapportent à leur propriétaire.
3. The expensive upkeep of an asset reduces zakah or waives it on that asset. For that reason, the majority of leading jurists consider manually fed animals exempt from zakah on the ground that they cost as much as they profit the owner.
4. Le passage d'un bien productif, utilisé pour le profit, à un usage personnel le dispense de l'aumône obligatoire (Zakah), selon la majorité des savants, en ce qui concerne les vaches et les chameaux employés à l'irrigation, à la culture et au transport de charges personnelles.
Sourate al-Nahl, 16:5-7.
1. Sura al Nahl, 16:5-7.
2. Ibid.
2. Ibid.
3. Ibid.
3. Ibid.
4. Sourate Yasin : 36:71-73.
4. Sura Yasin: 36:71-73.
5. Al Durr al Mukhtar et son commentaire, Rad al Muhtar, vol. 2, p. 20-21.
5. Al Durr al Mukhtar and its commentary, Rad al Muhtar, Vol. 2, p. 20-21.
This condition is derived from what is reported by Ahmad, al Nasa'i, and Abu Daud from Bahz bin Hakim from his father from his grandfather, who said: I heard the Messenger of God (p) saying about naturally ( cost-free ) postured camels, for each forty, there is one as zakah ... etc. "This saying is graded correct by a group of leading scholars. The adjective "naturally, cost-free pastured" here implies that artificially fed camels are not subject to zakah; otherwise adding such an adjective becomes meaningless, and the Prophet (p) does not speak in vain. It is obvious from this saying that camels characterised, as naturally, cost-free pastured are unlike those that are not.
Al Khattabi commente : « Lorsqu'une chose peut présenter l'une de deux caractéristiques, et qu'une règle de la charia est appliquée à l'une d'elles, alors la règle inverse s'applique par implication à l'autre caractéristique ».8 Les savants de la méthodologie du droit (usul al-fiqh) admettent également que mentionner une caractéristique précise dans une règle implique que, lorsque cette caractéristique est absente, la règle ne s'applique pas,9 c'est-à-dire que les chameaux nourris avec un fourrage acheté sont traités différemment.
Al Khattabi comments, "When something may have either of two characteristics, and a ruling of Shari'ah is applied to one of them, then the opposite ruling applies to the other characteristic, by implication".8 It is also accepted by scholars of the methodology of jurisprudence that giving a specific characteristic in a ruling implies that when the characteristic is absent the ruling does not apply9 i.e., camels fed by purchased feed are treated differently.
Ce propos est encore appuyé par un rapport authentique rapporté par al-Bukhari et d'autres, d'après Anas, selon lequel « si les moutons paissent librement (sans frais) et atteignent le nombre de 40, il y a un mouton au titre de l'aumône obligatoire (Zakah) ». Si la condition du pâturage naturel et libre est requise pour les moutons, elle devrait aussi l'être, par analogie, pour les chameaux et les vaches, car il ne devrait pas y avoir de distinction entre eux. Les propos sans une telle restriction doivent être compris en référence à ceux qui sont assortis de la restriction du pâturage naturel et libre.
This saying is further supported by a report is the correct collection of al Bukhari and others from Anas, that "if sheep are naturally (cost-free) pastured, and reach 40 in number, there is one sheep as zakah". If the condition of natural free pasture is required on sheep it should also be, by analogy, required on camels and cows, since there should be no distinction between them. Sayings without such restriction should be taken with reference to those that came with the restriction of natural free grasing.
Telle est l'opinion de la majorité des savants. Rabi'ah, Mâlik et al-Layth sont d'avis contraire. Ils rendent l'aumône obligatoire (Zakah) sur le bétail nourri manuellement de la même manière que sur celui qui paît naturellement, comme le laissent entendre les hadiths qui ne comportent pas cette restriction. Leur explication des hadiths restrictifs est que l'expression « pâturant naturellement ou sans frais » est une qualification générale, car c'était un qualificatif courant du bétail à l'époque du Prophète ﷺ.10
This is the opinion of the majority of scholars, Rabi'ah, Mlaik and al Layth differ on that. They obligate zakah on manually fed livestock the same way it is on naturally pastured, as implied by the sayings that do not have the restriction. Their explanation of the restricting sayings is that the word "natural or cost-free pasture" is a general description because this was a common adjective of livestock at the time of the Prophet (p).10
Le second est le rapport d'Abu 'Ubaid, rapporté d'al-Zuhri, selon lequel les vaches et les chameaux utilisés pour porter des cavaliers ne sont pas soumis à la aumône obligatoire (Zakah), pas plus que les vaches utilisées pour la culture.
Tous ces animaux sont comparables aux outils agricoles. Sa'id bin Abd al-Aziz al-Tanukhi déclare : « Les vaches utilisées pour la culture ne sont pas soumises à la aumône obligatoire (Zakah), car c'est la récolte qui est soumise à la aumône obligatoire (Zakah), et celle-ci dépend du travail de ces vaches.
Si les animaux employés dans le processus agricole étaient soumis à la aumône obligatoire (Zakah), celle-ci serait alors doublée sur l'agriculture, prélevée une fois sur les moyens de production et une seconde fois sur le produit, comme l'a justement affirmé Abu 'Ubaid. Malik s'oppose à la majorité sur ce point : selon lui, la aumône obligatoire (Zakah) est due sur les vaches et les chameaux, qu'ils travaillent ou non, qu'ils paissent naturellement ou non. Lorsque l'avis de Malik fut rapporté à al-Thawri, celui-ci répondit : « Je ne pensais pas que quelqu'un dirait cela ».
Par souci d'équité, il convient d'ajouter que certains juristes malikites penchent vers l'avis de la majorité.
Two things support these narrations and this point of view. The first is the principle that assets designated for personal use and service are not zakatable, and by the same token livestock designated for cultivation, or personal transportation should not be zakatable. It is apparent that such animals are not part of the assets invested for growth.14 Secondly, the report of Abu 'Ubaid from al Zuhri, that cows and camels used for carrying riders are not zakatable, and neither are cows used for cultivation.15 All these are like tools for agriculture, Sa'id bin Abd al Aziz al Tanukhi says "Cows used in cultivation are not zakatable, because the grain produced is being zakated, and it involves the work of cows.16 If animals used in the process of farming were to be zakated, zakah would then be double on agriculture, taken once on the means of production and again on the produce, as rightly stated by Abu 'Ubaid. Malik disagrees with the majority on this ruling, and according to him zakah is obligated on cows and camels, working or not, naturally pastured or not. When the view of Malik was mentioned to al Thawri he replied "I did not think that anyone would say that".17 In fairness, one should add that some Malikite jurists lean toward the view of the majority.
Ibn Naji cite Ibn 'Abd al Salam disant : « À cet égard, l'avis de la majorité est celui auquel on se sent le plus à l'aise. » Abu 'Umar bin 'Abd al Barr montre que l'avis des Malikites sur les animaux de travail est en contradiction avec leur position sur les bijoux destinés à un usage personnel ; ces derniers ne sont pas soumis à la zakat, selon eux.18
Ibn Naji quotes lbn 'Abd al Salam as saying "In this regard, the view of the majority is the one that one feels more comfortable with." Abu 'Umar bin 'Abd al Barr shows that Maliketes' view on working animals is in conflict with their position on jewelry designated for personal use; the latter is not zakatable, according to them.18
La raison est évidemment que la somme due est inférieure à un chameau, mais en même temps la charia considère que cinq chameaux suffisent à définir qui est riche.25
The reason is obviously that the amount due is less than one camel, but at the same time Shari'ah considers five camels to sufficiently define who is rich.25
Les nombres et les montants figurant dans les deux tableaux ci-dessus proviennent des actes du Messager de Dieu ﷺ. Al-Nawawi, dans al-Majmu', affirme que les quantités et les montants de l'aumône obligatoire (Zakah) sur le bétail proviennent des deux hadiths rapportés par Anas et Ibn 'Umar.26
Numbers and amounts in the above two tables come from the actions of the Messenger of God (p). Al Nawawi in al Majmu' says that the quantities and amounts of zakah on livestock come from the two saying narrated by Anas and Ibn 'Umar.26
there is one she-camel two to three years old, and for each 50 there is one she-camel three to four years old. A person who owns [up to] four camels is not zakatable unless he volunteers, but if they reach five camels, one sheep is due on them as zakah. In the sadaqah on sheep, if they are naturally, cost-free pastured, and number between 40 and 120 sheep, there is one sheep due. For more than 120 and up to 200, there are two sheep.
Pour plus de 200 jusqu'à 300, il y a trois moutons. Pour plus de 300, le montant de l'aumône obligatoire (Zakah) est d'un mouton pour chaque 100 ou fraction de 100. Si une personne possède moins de 40
For more than 200 up to 300 there are three sheep. For more than 300, the amount of zakah is one sheep for each 100 or a fraction therein. If a person owns less than 40
Naturellement, pour les moutons en pâturage gratuit, il n'y a pas d'aumône (Sadaqah) à moins que la personne ne désire donner volontairement. Sur la monnaie frappée, il est dû un quart d'un dixième. Si une personne ne possède que 190 dirhams27, il n'y a rien à leur sujet, sauf par l'initiative volontaire du propriétaire ».
naturally cost-free pastured sheep, there is no sadaqah unless the person wishes to volunteer. On mint currency there is one-fourth of one-tenth due . If a person own only 190 dirhams27 there is nothing on them except by the voluntary initiative of the owner".
La lettre ajoute : « Celui dont l'aumône obligatoire (Zakah) consiste en une chamelle âgée d'un à deux ans, et qui n'en possède pas de cet âge, mais en possède une de la tranche d'âge supérieure, peut la donner, et le collecteur de la zakah lui restitue la différence, vingt dirhams ou deux moutons. S'il doit une chamelle âgée d'un à deux ans mais ne l'a pas, un chameau mâle âgé de deux à trois ans est accepté à sa place. Celui qui doit en aumône obligatoire (Zakah) une chamelle âgée de quatre à cinq ans et n'en a pas dans cette tranche d'âge, mais possède une chamelle âgée d'un an de moins, peut la donner accompagnée de deux moutons si disponibles, ou de vingt dirhams. Celui qui doit en aumône obligatoire (Zakah) une chamelle âgée de trois à quatre ans et n'en possède pas dans cette tranche d'âge peut donner une chamelle de la tranche d'âge supérieure, et le collecteur lui restitue alors 20 dirhams ou deux moutons. Celui qui est tenu de payer une aumône (Sadaqah) consistant en une chamelle âgée de trois à quatre ans et qui ne possède qu'une chamelle de la tranche d'âge de deux à trois ans, celle-ci peut être acceptée de sa part, accompagnée de deux moutons ou de 20 dirhams. Pour celui dont l'aumône (Sadaqah) doit être une chamelle âgée de deux à trois ans et qui en possède une d'un an de plus, c'est un substitut acceptable, et le collecteur de la zakah lui restitue 20 dirhams ou deux moutons. Si l'aumône (Sadaqah) d'une personne est une chamelle âgée de deux à trois ans et qu'il ne l'a pas, mais en possède une d'un an de moins, elle est acceptée au titre de la zakah accompagnée de 20 dirhams ou de deux moutons.28 Un animal vieux, abîmé ou défectueux n'est pas accepté au titre de la zakah, et le collecteur ne doit pas prendre un bélier, sauf si le payeur de la zakah le donne volontairement en aumône (Sadaqah) supplémentaire. Ce qui est divisé ne doit pas être additionné, et ce qui forme ensemble une unité soumise à la zakah ne doit pas être divisé afin d'éviter la zakah.29 Pour le bétail appartenant à des associés,30 les associés règlent le compte entre eux proportionnellement à leurs parts. Al Nawawi dit : « Cette lettre est rapportée par al Bukhari dans son recueil authentique, dispersée à travers le chapitre sur la zakah. » « Je l'ai remis en place. »31 Ce hadith est également rapporté par Ahmad, Abu Dawud, an-Nasa'i et ad-Daraqutni.
The letter further states, "The person whose zakah is a female camel, one to two years old, and who has none of that age , but one in the next higher age bracket, it is acceptable, and the zakah collector returns to him the difference, twenty dirhams or two sheep. If he owes a she-camel one to two years old but does not have it, a male camel between two and three years old is accepted in its place. A person who owes as zakah one she-camel four to five years old and has none in that age group, but has a she-camel one year younger, may pay the younger along with two sheep if available, or twenty dirhams. A person who owes as zakah one female camel three to four years old and does not have any in that age bracket can pay one female camel in the next higher age bracket and the collector then returns to him 20 dirhams or two sheep. Nor a person who is required to pay sadaqah in the amount of one female camel three to four years old and has only a female camel in the age group of two to three years old, it can be accepted from him, along with two sheep or 20 dirhams. For a person whose sadaqah should be one female camel two-three years old who has one a year older, it is an acceptable substitute the zakah collector returns to him 20 dirhams or two sheep. If a person sadaqah is one female camel two to three years old and he does not have it, but has one a year younger, it is acceptable as zakah along with 20 dirhams or two sheep.28 An old, damaged or defected animal is not accepted as zakah, nor should the collector take a ram unless it is volunteered as extra sadaqah by the zakah payer. What is divided should not be added together, and what is together a zakatable unit must not be divided in order to avoid zakah.29 For cattle owned by partners,30 partners would settle the account among themselves in proportion to their shares. Al Nawawi says "this letter is reported by al Bukhari in his correct collection, scattered throughout the chapter on zakah. I put it back together."31 It is also reported by Ahmad, 'Abu Daud, al Nasai and al Daraqutni.
Le second ajoute : « La chaîne de transmission est correcte et tous les rapporteurs sont dignes de confiance », comme dans al-Muntaqa.32 Ash-Shawkani dit : « Il est également rapporté par Ash-Shawkani, al-Bayhaqi et al-Hakim. Ibn Hazm dit que ce message est au plus haut degré d'authenticité. Il est aussi jugé authentique par Ibn Habban et d'autres. »33
The latter adds "The chain is correct and the narrators are all trustworthy," as in al Muntaqa.32 Al Shaukani says "It is also reported by al Shaukani, al Baihaqi, and al Hakim, Ibn Hazm says this message is maximum in correctness. It is also graded correct by Ibn Habban and others.33
Le hadith d'Ibn 'Umar, rapporté par Sufyan ibn Husayn, d'après al-Zuhri, d'après Salim, d'après son père, 'Abdullah ibn 'Umar : Le Messager de Dieu ﷺ rédigea le texte concernant l'aumône (Sadaqah) mais ne l'envoya pas à ses agents avant sa mort. Il l'attacha à son sabre ; à sa mort, Abu Bakr l'appliqua jusqu'à sa mort, puis 'Umar jusqu'à sa mort. La lettre contient : « Pour cinq chameaux, une brebis est due ; pour dix, deux brebis… », et ainsi de suite, avec les mêmes taux que ceux énumérés dans le hadith d'Anas. Al-Nawawi a dit qu'il est rapporté par Abu Dawud et al-Tirmidhi, qui le qualifie de bon hadith. Al-Shawkani ajoute : « Ce hadith est également rapporté par al-Daraqutni, al-Hakim et al-Bayhaqi. »35
The saying from Ibn 'Umar, is narrated by Sufian bin Husain from al Zuhri from Salim from his father, 'Abdullah bin 'Umar: The Messenger of God (p) wrote the message on sadaqah but did not send it to his commissioners until he died. He tied it to his sword, and when he died, Abu Bakr applied it until he died, and then 'Umar, until he died. The letter contains "For five camels there is one sheep due, for ten, two sheep.."etc, continuing with the same rates listed in the saying from Anas. Al Nawawi said it is reported by Abu Daud and al Tirmidhi, who marks it a good saying.34 Al Shaukani adds "This saying is reported also by al Daraqutni, al Hakim and al Baihaq".35
Ibn Hazm dit, dans son commentaire de la parole rapportée d'Anas : « Cette parole est au plus haut degré de l'authenticité. Le Véridique Abou Bakr l'a appliquée en présence de tous les Compagnons, et il n'est connu qu'aucun d'eux l'ait contredit le moins du monde, alors que le consensus (Ijma') est habituellement revendiqué pour un accord bien moins unanime que celui-ci. »36 La grande majorité des savants de cette communauté ont reçu ces messages avec acceptation et les appliquent en pratique, bien que certains des principaux savants du hadith, tel Yahya bin Ma'in, hésitent à les considérer comme authentiques, conformément à son approche particulière dans l'examen des rapporteurs et des liens qui les unissent.
Ibn Hazm says in his commentary on the saying from Anas "This saying is maximum in correctness. The Truthful Abu Bakr applied it in the presence of all the Companions, and none of them is known to have disagreed at all, although ijma' is usually claimed in much lees unanimitty than this."36 The great majority of scholars of this nation have received these messages with acceptance, and practically apply them, although some of the leading scholars of hadith, such as Yahya bin Ma'in hesitate in considering them correct, in consistency with his special approach in scrutinising narrators and the links among them.
Il semble que l'orientaliste Schacht abuse de la position d'Ibn Ma'in afin de jeter le doute sur l'ensemble des récits relatifs à l'aumône obligatoire (Zakah) et sur l'institution elle-même. Il prétend que les avis des juristes sur la question ont laissé leur empreinte sur le hadith lui-même, et ajoute : « Nous remarquons à cet égard que le système détaillé de l'aumône obligatoire (Zakah), communément attribué à Abu Bakr, est parfois attribué au Prophète ﷺ, à 'Umar bin al-Khattab ou à 'Ali bin Abi Taleb »37. Schacht est connu pour son hostilité envers les traditions du Prophète ﷺ.
It seems that the Orientalist Schacht abuses the stand of Ibn Ma'in in order to shed doubt on all the sayings on zakah and the whole institution itself. He claims that the jurists' opinions on the issue have their stamp on the saying itself, and adds "we note, in this respect, that the detailed system of zakah commonly attributed to Abu Bakr is sometimes attributed to the Prophet (p), to 'Umar bin al Khattab, or 'Ali bin Abi Taleb".37 Schacht is known for his hostility toward the traditions of the Prophet (p).
Très souvent, il invente des raisons pour jeter le doute sur elles et pour désorienter le lecteur à leur sujet. Dans ses livres, il rassemble toutes les mauvaises interprétations et les affirmations trompeuses, ainsi que les fausses présentations et les déformations inventées contre la sunna. Je remercie Dieu que mon cher et respecté collègue, le Dr Muhammad Mustafa al-A'zami, ait retourné ces contre-vérités contre leur auteur dans son étude approfondie sur le hadith, rédigée en anglais, et présentée à l'université de Cambridge comme thèse de doctorat (Ph.D.)38. Elle a montré qu'en toute équité et en toute raison, l'orientaliste aurait dû comprendre qu'il est extrêmement improbable que le Prophète ﷺ ait laissé une question aussi importante que la zakat sur les chameaux, les moutons, etc., sans en fixer les minimums et les taux, puisque c'était là que se trouvait la majeure partie de la richesse des Arabes de son temps. Le Prophète ﷺ envoyait chaque année des collecteurs et des commissaires dans les oasis et les zones désertiques pour prélever et répartir la zakat auprès des tribus dispersées. Il existe de nombreux rapports sur l'envoi de ces collecteurs, sur la manière dont ils devaient traiter les personnes soumises à la zakat, sur ce qu'il fallait prendre et ce qu'il ne fallait pas prendre, sur la réaction que devaient avoir les propriétaires de bétail et sur la façon dont ils devaient traiter les collecteurs. Aucun chercheur équitable et raisonnable ne peut prétendre que toutes ces paroles ont été inventées au nom du Messager ﷺ.
Very often he fabricates reasons to shed doubt on them and to disorient the reader about them. In his books he collects all the misinterpretations and misleading statements and the fabricated and false misrepresentations against the Sunnah. I thank God that my dear and respected colleague, Dr. Muhammad Mustafa al Azami threw these falsehoods back in the face of their author in his extensive study on hadith in English, which was submitted to Cambridge University as his Ph.D. dissertation.38 It showed that to be fair and reasonable, the Orientalist should have realised that it is extremely unlikely that the Prophet (p) would leave such an important issue like zakah on camels, sheep, etc., without determining its minimums and its rates, since this was where the majority of the wealth of the Arabs at his time lay. The zakah collectors and commissioners were sent by him to oasis and deserted areas to collect and distribute zakah every year from the scattered tribesman. There are many reports about sending those collectors and the way they were told to treat zakatable individuals, what to take, what not to take, what the response of cattle owners should be and how they should treat the collectors. No fair and reasonable researcher can claim that all these sayings are fabricated on behalf of the Messenger (p).
Il n'est pas surprenant que le Prophète (p) ait transmis des instructions déterminant les nisab et les taux de zakah sur le bétail et les autres biens productifs les plus répandus à son époque et dans son environnement. Cela est attesté par le message d'instructions d'Abu Bakr ainsi que par celui d'Umar, et tous deux remontent au Prophète ﷺ. Il a été montré dans le message d'Abu Bakr cité précédemment que « Voici l'obligation d'aumône (Sadaqah) que le Prophète de Dieu ﷺ a imposée aux musulmans... ». La lettre rédigée par Umar, et rapportée par son fils, Abd Allah, dit : « En vérité, le Messager de Dieu ﷺ a rédigé la lettre d'instructions sur l'aumône (Sadaqah)... ». Quant à la lettre d'instructions d'Ali ibn Abi Talib, les savants ne s'accordent pas sur le fait qu'elle remonte ou non au Prophète ﷺ.
It is no surprise that the Prophet (p) sent instructions determining nisabs and rates of zakah on cattle and other growing items of wealth that were most dominant at his time and within his environment. This is testified by the message of instruction of Abu Bakr as well as in that of 'Umar, and both of them are linked to the Prophet (p). It was shown in the previously quoted message of Abu Bakr that "This is the obligation of sadaqah that the Prophet of God (p) imposed on Muslims..,". The letter written by 'Umar, and narrated by his son, Abd Allah reads "Verily the Messenger of God (p) wrote the letter of instructions on sadaqah..." As for the letter of inetruction of 'Ali bin Abi Talib, there is no agreement among scholars about whether or not it was linked up to the Prophet (p).
Celle-ci n'est toutefois pas aussi célèbre que les lettres d'Abu Bakr ou d'Umar, et sa chaîne de transmission n'a pas la même solidité que la leur. Il faut noter que ces lettres n'étaient pas les seules à contenir des instructions détaillant l'aumône obligatoire (Zakah) sur le bétail. Il existe plusieurs autres messages, comme celui de 'Amr bin Hazm adressé aux habitants de Najran, qui précise les modalités de l'aumône obligatoire (Zakah), ainsi que les compensations (diyah) pour les morts accidentelles ou la perte de parties du corps. Nous disposons également du message de Mu'adh, qui détaille l'aumône (Sadaqah) sur les bovins, ainsi que plusieurs autres lettres.
This anyhow is not as famous as the letters of Abu Bakr or 'Umar, nor does it have the same strength of chain they do. It should be noted that these were not the only letters of instructions that provide details of zakah on livestock, There are several other messages, such as that of 'Amr bin Hazm which was addressed to the people of Najran, about the details of obligated zakah, and ransoms compensating accidental deaths or the loss of parts of the body. We have also the message of Mu'adh that delineates sadaqah on cows, and several other letters.
Il est à noter que toutes ces instructions ne divergent pas sur certains points majeurs, tels que :
It is worth observing that all these instructions do not differ on certain major points, such as:
Il n'y a aucune aumône obligatoire (Zakah) sur ce qui est inférieur à cinq chameaux.
1. There is no zakah obligated on anything less than five camels.
2. Il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur un nombre de moutons inférieur à 40.
2. There is no zakah on any number of sheep lees than 40.
3. Il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur moins de 200 dirhams d'argent.
3. There is no zakah on less than 200 dirham of silver.
4. Le montant de l'aumône obligatoire (Zakah) due sur moins de 25 chameaux se calcule en moutons.
4. The amount of zakah that is obligated on less than 25 camels is calculated in sheep.
5. L'aumône obligatoire (Zakah) sur jusqu'à 25 chameaux est d'une brebis pour chaque cinq chameaux.
5. Zakah on up to 25 camels is one sheep for each five camels.
6. Ils s'accordent sur les âges et le nombre de chameaux dus au titre de aumône obligatoire (Zakah) sur la richesse de 25 à 120 chameaux.
6. They agree on the ages and number of camels due as zakah on the wealth of 25 to 120 camels.
7. Ils s'accordent aussi sur le taux de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les moutons, de 40 à 300, et sur le fait que le taux au-delà est d'un pour chaque 100.
7. They also agree on the rate of zakah on sheep from 40 to 300, and that the rate afterward is one for each 100.
8. Le taux sur l'argent et la monnaie d'argent est d'un quart d'un dixième.
8. The rate on silver and silver money is one-fourth of one-tenth.
9. Ni les animaux endommagés ni les animaux de la meilleure qualité ne sont pris comme aumône obligatoire (Zakah).
9. Both damaged animals and the top quality animals are not taken as zakah.
Ce qui est requis, ce sont des animaux de qualité moyenne.
What is required is animals of about average quality.
Ces instructions ne concordent cependant pas sur certains détails minutieux et secondaires, comme le taux applicable aux chameaux au-delà de 120. Les instructions d'Abu Bakr fixent le taux à une chamelle de deux à trois ans pour chaque tranche de 40, et une chamelle de trois à quatre ans pour chaque tranche de 50, tandis que les instructions contenues dans les lettres de 'Ali et d'Amr ibn Hazm reprennent le même taux que celui en vigueur entre cinq et 125. Par ailleurs, ces instructions ne mentionnent pas certaines autres catégories de richesse, comme la monnaie d'or et les bovins. Il me semble que cela nous fournit en soi une preuve supplémentaire que ces textes sont à juste titre attribués au Prophète ﷺ, et qu'ils n'ont pas été influencés par les opinions des juristes, comme le prétend Schacht, car de nombreuses réflexions détaillées des juristes n'apparaissent pas dans ces instructions.
Those instructions do not agree, however, on certain minute and secondary details such as the rate on camels after 120. The instructions of Abu Bakr put the rate at one female camel two to three years old for each 40, and one female camel three to four years old for each 50, while the instructions in the letters of 'Ali and Amr bin Hazm start again with the same rate as that between five and 125. Also, these instructions do not mention some other items of wealth, such as gold money and cows. It seems to me that this itself provides us with some additional proof that these texts are rightly attributed to the Prophet (p), and that they were not influenced by the jurists' opinions as Schacht claims, because many detailed thoughts of jurists do not appear in these instructions.
Le Prophète (ﷺ) rédigeait des instructions pratiques destinées à différentes personnes selon leurs besoins et leurs circonstances. Il n'a pas mentionné l'or monnayé, car les Arabes de son époque ne l'utilisaient pas fréquemment, et il n'a pas mentionné les vaches, car elles n'étaient pas courantes à Médine. Ce n'est que dans ses instructions à Mu'adh, envoyé au Yémen, que le Prophète (ﷺ) mentionna les vaches, parce qu'elles y étaient courantes.
The Prophet (p) was writing practical instructions to different people according to their needs and circumstances, he did not mention gold money because Arabs of his time did not frequently use it and did not mention cows because they were not common in Madinah. Only in his instructions to Mu'adh, who was being sent to Yemen, did the Prophet mention cows, because they were common in Yemen.
La majorité des savants désapprouvent les arguments des Hanafites et y voient des faiblesses dans leurs conclusions. Al Baihaqi montre que ce qui est rapporté d'Ibn Mas'ud à ce sujet n'est pas correct.45 La version de la parole de 'Ali qui est attribuée au Prophète ﷺ est également incorrecte, et il existe aussi des avis divergents sur la version qui est attribuée à 'Ali. Dans une version, elle est rapportée de manière cohérente avec les lettres d'Abu Bakr et de 'Umar, tandis que dans une autre version elle est rapportée différemment. La règle habituellement applicable en pareil cas est que l'on accorde davantage de poids à la version qui concorde avec d'autres paroles authentiques et non contestées. Cela a été relevé par al Hazimi.46 Par ailleurs, la même version de la parole (d'après 'Asem) contient une phrase que tous les savants s'accordent à écarter en raison de sa faiblesse. Il s'agit de l'affirmation selon laquelle, pour chaque tranche de 25 chameaux, l'aumône obligatoire (Zakah) due est de cinq brebis au lieu d'une chamelle âgée d'un à deux ans. En revanche, il est possible d'interpréter ces versions divergentes d'une manière qui les rende cohérentes avec les autres paroles authentiques.
The majority of scholars disapprove of the arguments of the Hanafites and see weakness in their findings. Al Baihaqi shows that whatever is reported from Ibn Mas'ud in this matter is not correct.45 The version of the saying of 'Ali which is linked to the Prophet (p) is also incorrect, and there are also differing opinions on the version that is attributed to 'Ali. In one version it is reported in a consistent manner with the letters of Abu Bakr and 'Umar, while in another version it is reported differently. The usual applicable rule in such a case is that we give more weight to the version that is consistent with other correct sayings which are not disputed. This was noted by al Hazimi.46 Moreover, the same version of the saying (from 'Asem) contains a sentence all scholars agree to disregard because of its weakness. That is the statement that for each 25 camels the zakah due is five sheep instead of a one to two years old she-camel. On the other hand, it is possible to interpret those differing versions in a way that make then consistent with the other correct sayings.
En ce qui concerne l'avis d'Ibn Hazm, certains savants interprètent le recommencement des taux comme une référence au calcul des taux sur les 40 ou 50 chameaux supplémentaires, tel qu'évoqué dans les deux avis d'Abou Bakr et d'Omar.47 Toutefois, la majorité des savants est d'avis que cette version est faible, pour les raisons suivantes :
As for the saying of Ibn Hazm, some scholars interpret the starting over of the rates as a reference to the calculation of the rates on additional 40 or 50 camels as mentioned in the two sayings of Abu Bakr and 'Umar.47 However, the majority of scholars are of the opinion that this version is weak because of the following reasons:
A. Cela contredit ce qui a été rapporté correctement dans une parole authentique d'Anas.
A. It contradicts what came correctly in an exact saying from Anas.
B. Il est en contradiction avec d'autres versions de la même parole, lesquelles sont cohérentes avec les deux lettres d'Abu Bakr et de 'Umar. Ces autres versions sont appuyées par al-Bayhaqi et d'autres.48
B. It is in opposition to other versions of the same saying, and those other versions are consistent with the two letters of Abu Bakr and 'Umar. Those other versions are sustained by al Baihaqi and others.48
C. Cette version divergente n'est pas conforme à la règle générale de la perception de la zakah, selon laquelle l'aumône obligatoire (Zakah) est due dans la même espèce que le bien soumis à zakah, sauf en cas de nécessité. Le cas des chameaux en dessous de 25 relève manifestement d'une nécessité, mais il n'est pas nécessaire de prendre des moutons lorsque le nombre de chameaux soumis à zakah dépasse 120. Une autre incohérence de cette version tient à ce que l'augmentation de cinq chameaux, de 145 à 150, entraîne une hausse de l'aumône obligatoire (Zakah), passant d'une chamelle d'un à deux ans à une chamelle de trois à quatre ans, ce qui rend le taux à ce niveau supérieur au rapport appliqué aux autres niveaux.49
C. This differing version is not consistent with the general rule in zakah collection, that zakah is due in the same kind of the zakatable asset except out of necessity. The case of camels below 25 is an obvious necessity, but it is not necessary to take sheep when the number of zakatable camels is above 120. Another inconsistency in this version is that the increase of five camels from 145 to 150 requires an increase in zakah from a one to two years old female camel to a three to four year old female camel, which makes the rate at this level more than the ratio at other levels.49
D'autres savants considèrent que le rapport d'Ibn Hazm est abrogé par ceux d'Abou Bakr et de 'Umar. Ibn Taymiyya soutient ce dernier avis en se fondant sur le fait qu'Ibn Hazm reçut ces instructions lorsqu'il fut nommé gouverneur de Najran, peu de temps avant la mort du Prophète ﷺ, tandis que le message d'Abou Bakr le véridique fut rédigé par le Prophète ﷺ juste avant sa mort ; et comme celui-ci n'eut pas l'occasion de l'envoyer à ses gouverneurs, Abou Bakr l'envoya après lui avoir succédé.50 Ainsi, il semble qu'Ibn Taymiyya tende à se ranger à l'avis de ceux qui considèrent les instructions d'Ibn Hazm annulées par les instructions postérieures d'Abou Bakr et de 'Umar, puisqu'il est connu que les premières ont précédé chronologiquement les secondes.
Other scholars consider the report of lbn Hazm superseded by those of Abu Bakr and 'Umar. Ibn Taimiyah supports this last view an the basis that Ibn Hazm was given these instructions when he was appointed governor of Najran, some time before the death of the Prophet (p), while the message of Abu Bakr the truthful was written by the Prophet (p), just before he died, and since he did not have a chance to send it to his governors it was sent by Abu Bakr after he succeeded him.50 Thus it seems that Ibn Taimiyah tends to go along with these who consider the instructions of Ibn Hazm cancelled by the later instructions of Abu Bakr and 'Umar, since it is known that the former preceded chronologically the latter.
L'avis de la majorité, qui comprend Ahmad, al-Shafi'i et al-Awza'i, est bien plus fort et mieux étayé par les preuves que celui des Hanafites. Certains Hanafites équitables accordent même davantage de poids à l'avis de la majorité, tel que le défunt 'Abd al-'Alyy al-Laknawi, connu sous le nom de « Océan de savoir », originaire d'Inde. Dans son Rasa'il al-Arkan al-Arba'ah, pp. 170-171, il dit : « Ce qui semble le plus fort est l'avis d'al-Shafi'i et d'Ahmad. »51
The view of majority, including; Ahmad, al Shafi'i and al Awza'i, is much stronger and better supported by proofs than that of the Hanafites. Some fair Hanafites even give more weight to the majority view, such as the late 'Abd al 'Alyy al Laknawi, known as the "Ocean of knowledge", from India. In his Rasa'il al Arkan al Arba'ah, pp, 170-171, he says: "What seems to be stronger is the view of al Shafi'i and Ahmad.51
In my opinion all these questions are answered negatively and it seems to me that another interpretation of those minor differences is due. I believe that some of these equalities, like the value of sheep in silver, are given by the Prophet (p), in his capacity as the head of the state. Their prices at his time were such that a sheep equaled approximately ten dirhams. It is known that prices vary from time to time, and when the Prophet (p), gave the ratio as twenty dirhams for two sheep he was quoting his period's current prices. At the time of 'Ali's caliphate, prices of sheep were different, and his quotation of those prices were ten dirharms for two sheep. This is not a violation of the Prophet's saying, but rather an application of the rule used by the Prophet (p), to what suits the time of 'Ali. This interpretation is, in my opinion, better than any attempt to disregard any of the differing texts, like what Yahya bin Ma'in did in claiming that nothing correct is reported on the determination of rates and quantities of zakah.55 Ibn Hazm came down very hard on such a claim and asked how a person like Ibn Ma'in could state such a thing without even the slightest supporting evidence.56 An Orientalist like Schacht abuses to the utmost that claim in his attempt to reject all the correct sayings on zakah.
Abou Daoud rapporte un propos semblable de la part de 'Ali.62 Ibn al-Qattan commente le récit de Masruq rapporté de Mu'adh : « Il est probable ; il faut le considérer comme ininterrompu conformément à l'avis de la majorité63. » Ibn Hazm considéra d'abord ce propos comme faible, au motif que Masruq n'avait pas rencontré Mu'adh, mais il se rétracta par la suite et dit : « J'ai constaté que Masruq a seulement mentionné la pratique de Mu'adh au Yémen concernant l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bovins ; il ne fait aucun doute qu'il a vécu à l'époque de Mu'adh, a été témoin de son gouvernorat et a reconnu ses pratiques bien connues. En conséquence, sa citation de Mu'adh est acceptée, car il cite de nombreuses personnes qui ont été témoins de la même pratique, une pratique qui reflétait les instructions du Messager de Dieu ﷺ, et nous devons donc accepter ce rapport »64.
Abu Daud has a similar saying from 'Ali.62 Ibn al Qattan comments on the narration of Masruq from Mu'adh, "It is probable; it should be considered connected in accordance with the majority's view.63 Ibn Hazm first considered this saying weak on the ground that Masruq did not meet Mu'adh, but he later corrected himself and said. "I found that Masruq merely mentioned the practice of Mu'adh in Yemen regarding zakah on cows; there is no doubt that he lived in Mu'adh's era, witnessed his governorship, and recognized his well-known practices. Consequently his quotation of Mu'adh is accepted, because he is quoting many people that witnessed the same practice, a practice that reflected the instructions of the Messenger of God (p), so we must accept that report"64.
Le Hafiz Ibn Hajar, dans son al Talkhis, cite Ibn 'Abd Al Barr dans son al Istidhkar : « Il existe une divergence parmi les savants au sujet de la tradition relative à l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bovins, à savoir ce qui figure dans la parole de Mu'adh. C'est le seuil minimal (Nisab) sur lequel il y a accord »65. La parole de Mu'adh est appuyée par la lettre du Prophète ﷺ à 'Amr bin Hazm, qui dit : « Et pour chaque groupe de 30 bovins, un veau d'un an est dû, et pour chaque groupe de 40 bovins, une vache est due. »
Al Hafiz Ibn Hajar in his al Talkhis quotes Ibn 'Abd Al Barr from the latter's al Istidhkar, "There is dispute among scholars that the tradition about zakah on cows is what exists in the saying from Mu'adh. That is the agreed upon nisab"65. The saying of Mu'adh is supported by the letter of the Prophet (p) to 'Amr bin Hazm, which says "and on each 30 cows, one cow one-year-old is due, and on each 40 cows, one cow is due".
Plusieurs savants du hadith considèrent celui-ci comme bon.66
Several scholars of hadith consider this last one good.66
Il convient cependant de noter que ces deux paroles ne fixent pas explicitement le seuil minimal d'imposition à trente, et que leur formulation n'exclut pas la possibilité de prélever la aumône obligatoire (Zakah) sur moins de trente bovins. Ainsi, toute affirmation d'un consensus (Ijma’) comme celle d'Ibn 'Abd al Barr est rejetée, car il est connu qu'Ibn al Musayyeb, al Zuhri, Abu Qulabah, al Tabari et d'autres sont en désaccord, comme il sera montré plus loin. Ibn Hajar cite al Hafiz 'Abd al Haqq disant : « Il n'existe aucune parole, concernant le seuil minimal (Nisab) des bovins, sur la justesse de laquelle il y ait accord. »67
It should be noted, however, that both of these sayings do not explicitly set the minimum for zakatability at 30, and that the wording of these two sayings does not prevent the possibility of imposing zakah on less than 30 cows. Thus any claim of Ijma as that of Ibn 'Abd al Barr is rejected, because it is known that Ibn al Musayyeb, al Zuhri, Abu Qulabah, al Tabari and others disagree, as will be shown later. Ibn Hajar quotes al Hafiz 'Abd al Haqq as saying "There is no saying, about nisab of cows on whose correctness there is agreement."67
Le dire de Mu'adh indique également qu'il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) supplémentaire sur ce qui se situe entre 40
The saying of Mu'adh also indicates that there is no additional zakah on between 40
et 59 vaches, et ceci est aussi appuyé par le rapport selon lequel Mu'adh se vit apporter une aumône obligatoire (Zakah) supplémentaire sur les vaches et refusa de la prélever sur ce nombre, comme mentionné dans al-Muwatta' et d'autres ouvrages. C'est l'avis des trois écoles de jurisprudence, d'Abu Yusuf, de Mohammad et de la majorité des savants. Abu Hanifah est en désaccord et exprime l'avis que ce qui dépasse 40 vaches est soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) au taux de deux virgule cinq pour cent du prix d'une vache âgée de deux ans, pour chaque vache supplémentaire au-delà de 40. Al-Hasan rapporte une autre version d'Abu Hanifah selon laquelle des montants supplémentaires d'aumône obligatoire (Zakah) ne sont dus que lorsque le nombre atteint 50, auquel cas un cinquième de vache... une vache et un quart devient l'aumône obligatoire (Zakah) due. Il existe encore une troisième version d'Abu Hanifah qui rejoint l'avis de la majorité.68
and 59 cows, and this is also supported by the report that Mu'adh was brought additional zakah on cows and refused to take it on this number, as mentioned in al Muwatta' and other works. This is the opinion of the three schools of jurisprudence, Abu Yusuf, Mohammad, and the majority of scholars. Abu Hanifah disagrees and expresses the view that what is above 40 cows is zakatable at the rate of two-and-half percent of the price of a cow, two years old, for each additional cow above 40. Al Hasan has another report from Abu Hanifah that additional amounts of zakah are due only when the number reaches 50, whereby one-and- one-quarter cow becomes the due zakah. There is still a third report from Abu Hanifah that goes along with the majority's view.68
A. From the point of view of the text. The long saying of 'Amr bin Hazm on zakah says "and from each 30 cows, take one cow one-year-old, and from each 40 cows, one cow". This saying is graded good by a handful of leading scholars and it was used by al Tabari against the view of Taqiy al Din bin Daqiq al 'Id in his book Al Imam.73
Quant à la parole de Mu'adh selon laquelle l'aumône obligatoire (Zakah) doit être prélevée sur trente
Additionally, the saying of Mu'adh according to which zakah should be collected on 30
Et 40 vaches est jugé correct par un groupe des principaux savants. C'est en vertu de ce dire qu'Ibn Hazm s'est corrigé lui-même et est revenu à l'avis de la majorité.74
and 40 cows is graded correct by a group of the leading scholars. It is by virtue of this saying that Ibn Hazm corrected himself and reverted to the view of the majority.74
B. Du point de vue de la logique. Il est très peu probable que la charia, qui est la plus juste et la plus sage, impose l'aumône obligatoire (Zakah) sur seulement 5 chameaux ou 40 moutons, tout en fixant à 50 le seuil à partir duquel les vaches sont soumises à cette obligation. Les vaches ne sont peut-être pas aussi imposantes que les chameaux, mais elles sont assurément plus grandes, plus utiles et plus précieuses que les moutons.
B. From the point of view of the rationale. It is very unlikely that Shari'ah, which is most just and wise, would obligate zakah on only 5 camels or 40 sheep and leave the minimum for zakatability on cows to be 50. Cows may not be as huge as camels, but they certainly are bigger, more useful, and more valuable than sheep.
the amount of zakah due on it is one cow, between 76 and 120 two cows. Above 120, for an additional 40 cows there is one additional cow. We were told that the statement 'in each 30 cow there is one cow due one year old, and in each 40 cows there is due one cow ' was only a simplification and reduction in the rates for the people of Yemen which was disregarded later."76 It is also reported from 'Ikrimah bin Walid his saying: later I was commissioned on the zakah of 'Ikk and I met some old people who paid zakah at the time of the Messenger of God (p). They disagreed: some of them said make zakah on cows like zakah on camels, and some said from each 30 cows you take one cow, one year old, while yet some others said from each 40 cows you should take one two-year-old cow."76 Ibn Hazm reports through his own chain from Ibn al Musayyib, Abu Qulabah, and another scholar a view similar to that of al Zuhri. He also report from 'Umar bin 'Abd al Rahman bin Khildah al Ansari, "Zakah on cows is the same as zakah on camels except for the ages.77
C. This view is also supported by the general rule implied in the saying mentioned at the beginning of Section 3 "And for anyone who owns cows and who does not pay their right due, he would be laid down for the cows to trample on the Day of Resurerction" It is argued that this is a general text that includes cows of any number except for restrictions brought in by a text or any Ijma'. It is further argued that the saying stating that there is one cow, one year old, due, on each 30, and a two-year-old due on each 40 also supports this opinion because it does not waive zakah from cows below 30. It is only a statement of the rate of zakah.
D. On soutient en outre, par analogie, que les vaches sont semblables aux chameaux. Lors du sacrifice de l'Aïd, par exemple, une vache suffit pour sept personnes, tout comme un chameau. De même, dans les offrandes de remerciement à Dieu après le pèlerinage, le taux est le même pour les chameaux et les vaches, de sorte que l'aumône obligatoire (Zakah) sur les vaches devrait être semblable à celle sur les chameaux.81
D. It is further argued, by analogy, that cows are similar to camels. In 'Id sacrifice, for example, a cow is sufficient for seven individuals, just as a camel. Also in the gifts of thanks to God after pilgrimage , the rate of camels and cows is the same, so zakah on cows should be like that on camels.81
Cependant, Ibn Hazm réfute ces arguments au motif que les paroles attribuées au Prophète ﷺ ne sont pas entièrement rattachées à lui, et que l'on ne peut donner en preuve qu'une parole dont la chaîne de transmission remonte entièrement au Prophète ﷺ. Il fait remarquer que l'argument selon lequel la parole relative à l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bovins est générale, quel que soit le nombre de bovins, n'est contraignant que pour les Hanafites et les Malikites, qui rendent l'aumône obligatoire (Zakah) sur les biens commerciaux par la seule généralité des textes, mais non pour ceux qui exigent un texte précis pour rendre obligatoire toute prescription de la charia. Quant à l'argument selon lequel l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bovins devrait être semblable à celle sur les chameaux par analogie, je dis que si l'analogie est admise comme outil de déduction des prescriptions de la charia, alors cette application de celle-ci est correcte, puisque je ne connais aucune différence admise de tous entre les chameaux et les bovins. Ainsi, cette conclusion doit s'imposer à ceux qui admettent l'analogie, les Hanafites, les Malikites et les Chafiites, mais non à moi.82
However, Ibn Hazm disproves these arguments on the basis that the sayings attributed to the Prophet (p) are not completely linked to him and one can only give as evidence a saying whose chain is completely linked to the Prophet. He notes that the argument that the saying about zakah on cows is general for any number of cows is binding only an the Hanafites and Malikites who obligate zakah on business assests by generality of texts alone, but not those who require specific text for obligating any ruling in Shari'ah. As for the argument that zakah on cows should be similar to that on camels by analogy, I say that if analogy is accepted as a tool in deducting rulings in Shari'ah, then this application of it is a correct one, since I am aware of no agreed-upon difference between camels and cows. Thus, this conclusion must be binding to those who accept analogy--the Hanafites, Malikites and Shafi'ites, but I do not.82
En revanche, les savants des écoles juridiques connues soutiennent que le seuil minimal (Nisab) ne doit pas être déduit par analogie ; le seuil minimal (Nisab) ne doit provenir que d'un texte, et il est évident qu'il n'existe aucun texte concernant le seuil minimal (Nisab) des bovins. Ibn Qudamah ajoute qu'une telle analogie est incorrecte, car dans le sacrifice et le pèlerinage, 35 moutons équivalent à cinq chameaux, mais 35 moutons ne constituent pas un seuil minimal (Nisab) dans l'aumône obligatoire (Zakah).83
On the other hand, scholars of the known schools of jurisprudence argue that nisab should not be deducted by analogy; nisab should only come from a text, and it is evident that there is no text on nisab of cows. Ibn Qudamah adds that such an analogy is incorrect, since in sacrifice and pilgrimage, 35 sheep equal five camels, but 35 sheep are not nisab in zakah.83
Dieu sait mieux, mais il me semble que le Messager de Dieu (p) a intentionnellement laissé certaines questions relatives à la zakat indéfinies et non déterminées, afin de rendre son application souple face à l'évolution des circonstances. Il appartient à l'État islamique et à son institution de la zakat de préciser ces détails de temps à autre. Les vaches peuvent devenir plus chères et plus utiles que les chameaux. Dans ce cas, le nisab pourrait être fixé à cinq, et la règle d'un mouton pour cinq vaches pourrait être appliquée ; et lorsqu'elles atteignent les nombres de trente et de quarante, la parole de Mu'adh pourrait être appliquée. Cet avis pourra devenir plus pratique et plus clair lorsque l'élevage bovin deviendra une activité importante et lucrative. Dans certains pays ou à certaines époques, les vaches peuvent avoir une valeur inférieure à celle des chameaux, au point que cinq d'entre elles ne constitueraient pas une richesse assez substantielle pour atteindre le minimum soumis à la zakat ; dans ce cas, le nisab pourrait être fixé à trente. Cette souplesse trouve sa racine dans le commentaire d'al-Zuhri selon lequel le nisab de trente vaches n'a été fixé que pour faciliter les choses aux gens du Yémen. Au vu de ce qu'a dit al-Zuhri, la succession dans le temps entre les lettres fixant le nisab à trente et celles le fixant à cinq n'implique pas nécessairement que la seconde abroge la première ; elle peut être interprétée comme des applications différentes, dans deux circonstances différentes, décidées par le Prophète (ﷺ) en sa qualité de chef d'État et non pas seulement en tant que Messager. Par conséquent, selon les circonstances, il a pu même avoir un autre avis.89
God knows best, but it seems to me that the Messenger of God (p), intentionally left certain issues in zakah undefined and undetermined in order to make its application flexible with changing circumstances. It is left to the Islamic state and its zakah institution to draw up those details from time to time. Cows may become more expensive and useful than camels. In this case nisab may be set at five, and the rate of one sheep for each five cows could be applied, and when they number 30's and 40's, the saying from Mu'adh could be applied. This opinion may become more practical and clear when cow raising becomes big and profitable business. In some countries or times, cows may carry lesser value than camels, to the extent that five of them would not be such substantial wealth as to stand as a minimum zakatable, in which case nisab could be put at 30. This flexibility has its root in the comment of al Zuhri that 30 cows as nisab was made only to make things easier for the people of Yemen. Given what al Zuhri said, the sequence in time between letters setting the nisab at 30 and at five does not necessarily imply that the latter annuls the former, but can be interpreted as different applications in two different circumstances by the Prophet (p), in his capacity as head of state and not just as a Messenger. Consequently, for different circumstances he may have even another opinion.89
D'après ce dire, le tableau suivant peut être établi :
According to this saying the following table can be drawn:
The way I see it --God knows best-- is that once the number of sheep grows, the total assests of sheep shall contain many baby lambs because most sheep give birth more than once a year, These babies are counted in the number of sheep but not accepted as payment of zakah, as shall be shown in the following two sections. It seems to me that the justice requires certain reduction in the rate for this reason. If the rate is kept at one out of each 40 while the herd contains many babies, the actual rate becomes much higher. As for the first 40, the rate is two-and-half percent because it is expected that babies would not be counted in the first 40, as will be explained in Section five.
Cela montre que le taux de la zakah est en fait à peu près constant, et non progressif ni régressif, point qui sera discuté longuement dans la dernière partie de ce livre. Dans son commentaire d'al-Risalah, le regretté cheikh malikite Zarruq écrit à propos de la diminution du taux de zakah sur les moutons entre 40 et 200 : « À mesure que le nombre de moutons augmente, leur coût s'accroît, et le désir d'accumulation augmente également ; c'est pourquoi le taux sur les avoirs en numéraire est aussi bas qu'un quart de dix pour cent, alors qu'il monte à dix pour cent pour les autres biens 93. »
Je ne puis accepter cet argument, car lorsque la richesse augmente, ses coûts diminuent. C'est peut-être pour cette raison que les propriétaires de bétail aiment faire paître leurs bêtes ensemble à grande échelle, afin de répartir le coût de l'abri et du berger. C'est ce que l'on appelle aujourd'hui l'économie d'échelle. Si l'explication donnée par Zarruq était correcte, elle aurait dû s'appliquer à tout le bétail, mais nous constatons que le taux n'est pas réduit pour les grandes quantités de chameaux et de bovins.
This shows that the rate of zakah is in fact about constant, not progressive or regressive, which will be discussed at length in the last part of this book. In the commentary on al Risalah, the late Malikkite Sheikh Zarruq writes on the declining rate of zakah on sheep between 40 and 200" once the numbers of sheep grows their cost increases, and the desire for accumulation increases too, therefore, the rate on cash assets is as low as one fourth of ten percent, while it goes up to ten percent on other assets."93 I could not appreciate this argument because when wealth increases its costs decline. This is perhaps why owners of cattle like to pasture together on a large scale, to diffuse the cost of shelter and shepherding. This is known now as the economy of large scale. If the explanation given by Zarruq is correct it should have applied to all cattles but we see the rate not reduced for large quantities of camel and cows.
Selon moi, c'est l'avis le plus proche de la justice islamique, et il semble l'emporter sur les autres opinions. Il viole le principe de justice que d'exempter de la Zakah une personne qui possède, par exemple, quatre vieux chameaux, et de la prélever sur une personne qui possède cinq jeunes chameaux ou quatre jeunes agneaux, puisque cette dernière est moins riche que la première. Une fois que le seuil minimal (Nisab) est atteint en comptant les seuls animaux adultes, les jeunes animaux peuvent alors être comptés pour déterminer le nombre total soumis à la Zakah. Pour les quantités plus importantes, le barème lui-même est souple, car il découpe les quantités en tranches et applique le même taux aux limites inférieure et supérieure de chaque tranche. Ainsi, cinq chameaux sont soumis à la Zakah au taux d'un mouton, comme neuf chameaux.
Some scholars attempt to reconcile the report of 'Umar with the saying of Suaid by not obligating zakah on baby animals if they comprise the entire zakatable, saying that is where the saying of Suaid applies, while counting baby animals if they are with their mothers. However, some jurists consider that baby animals are counted in the total number of the zakatable herd only if older animals make up the nisab required for zakatability. This is the view of Abu Hanifah, al Shafi'i, Ibn Hazm and others.99 It is, in my opinion, the closest to Islamic justice and it seems to outweigh other views. It violates the principle of justice to exempt from zakah a person who owns, for example, four old camels and collect it from a person who owns five baby camels or four baby lambs, since the latter is less rich than the former. Once nisab is fulfilled by counting adult animals alone, then baby animals can be counted in determining the total number subject to zakah. For larger quantities, the rate structure itself is flexible because it takes stratas of quantities and applies the same rate on the lower and the higher ends of each layer. Thus five camels are zakatable at the rate of one sheep, the same as nine camels.
Il me semble que cela a été volontairement établi par le Prophète (ﷺ) afin de laisser une marge pour la présence de petits animaux. Cela semble plus apparent chez les moutons, et surtout chez les chèvres, qui mettent bas plus d'une fois par an. C'est peut-être pour cette raison que le taux des moutons est plus faible lorsque les quantités sont plus importantes, et qu'il devient de un pour cent une fois que les moutons atteignent le nombre de 200.
It seems to me that this was purposefully set up by the Prophet (p) in order to give leeway for the presence of baby animals. It seems that this becomes more apparent in sheep, especially goats, which give birth more than once a year. This is perhaps why the rate of sheep is lower at larger quantities, and becomes one percent after the sheep reach 200 in number.
Aumône obligatoire (Zakah) sur le bétail 101
Zakah on Livestock 101
2. Précision du sexe de l'animal : l'animal donné en aumône obligatoire (Zakah) doit être une femelle de l'espèce. Cela ne s'applique qu'aux chameaux, sauf dans les cas mentionnés dans le hadith d'Anas, où un mâle d'une tranche d'âge supérieure est accepté à la place de la femelle due.
2. Specification of the animal's sex, The animal given as zakah must be a female of the species. This applies only to camels, except in the cases mentioned in the saying from Anas, whereby a male of a higher age group is accepted instead of the due female.
Les Hanafites admettent le paiement d'animaux mâles sur la base de l'estimation de leur valeur,103
Hanafites accept the payment of male animals on the basis of estimating their value,103
parce que, selon eux, la valeur de l'objet dû peut être payée à sa place, comme nous l'exposerons, s'il plaît à Dieu, dans la cinquième partie.
because according to them, the value of the due item can be paid instead of it as shall be discussed, God willing, in Part Five.
Quant aux vaches, le texte exige un animal mâle ou femelle d'un an, pour chaque trentaine de têtes, ce qui ne fait l'objet d'aucune contestation. Cependant, il existe une divergence quant à l'acceptation d'un mâle de deux ans pour chaque quarantaine. La majorité des savants n'approuve pas cela, tandis que les Hanafites l'admettent, au motif que les vaches mâles et femelles ont une valeur similaire. Les Hanafites sont également appuyés par une parole rapportée par at-Tabarani d'après Ibn 'Abbas : « Pour chaque trentaine de vaches, il est dû une vache d'un an, et pour chaque quarantaine une plus âgée, mâle ou femelle ».104
As for cows, the text requires male or female, one year old, out of each 30, which is not disputed. However, there is a variation on whether to accept a two-year-old male cow, out of each 40. The majority do not approve of that, while the Hanafites accept it on the grounds that male and female cows are similar in value. Hanafites are also supported by a saying reported by al Tabarani from Ibn 'Abbas "For each 30 cows there is due one cow one year old, and for each 40 one older, male or female".104
En ce qui concerne les moutons, les hanafites ne font pas de distinction entre le mâle et la femelle, en raison de la similitude de prix et d'usage, et aussi parce que le texte mentionne une brebis due sans distinguer entre mâle et femelle.105 Les malikites rejoignent les hanafites concernant l'aumône obligatoire (Zakah) sur les moutons, tandis que les hanbalites n'approuvent pas que le mâle soit prélevé comme aumône obligatoire (Zakah) tant qu'il y a des femelles dans le troupeau. Ceci est déduit par analogie avec les chameaux.107
With regard to sheep, Hanafites do not distinguish between male and female because of the similarity in price and use and also because the text mentions a sheep due, without distinguishing between male and female.105 Malikites go along with the Hanafites on zakah on sheep, while the Hanbalites do not approve of taking the male sheep as zakah as long as there are females in the herd. This is taken in analogy to camels.107
De plus, Malik et al-Shafi'i laissent aux percepteurs de l'aumône obligatoire (Zakah) le soin de choisir entre l'animal mâle et la femelle, selon celui qui est le plus avantageux pour les bénéficiaires de l'aumône obligatoire (Zakah).108 Al-Nawawi écrit : « Si l'on donne en aumône obligatoire (Zakah) un mouton mâle, cela est valable, selon l'avis de la majorité des chafiites. » C'est aussi l'avis de Shafi'i lui-même. Certains chafiites n'approuvent pas cette opinion, en raison du rapport de 'Umar mentionné plus haut, qui stipule : « et prenez la brebis âgée de plus d'un an ».109 Après avoir présenté l'avis divergent, je retiens l'avis des hanafites concernant les bovins et les ovins, car je pense qu'il a davantage de poids et des preuves plus convaincantes que les autres.
Furthermore, Malik and al Shafi'i leave it to zakah collectors to select the male or the female animal, depending on which is better for zakah recipients.108 Al Nawawi writes, ''If the male sheep is given as zakah, it is alright, according to the majority of Shafi'ites "It is also Shafi'i's opinion himself. Some Shafi'ites do not approve of this view because of 'Umar's report mentioned earlier, which states "and take the female sheep more than one year old".109 After presenting the different opinion, I select the Hanafite's view with regard to cows and sheep because I think it carries more weight and has more convincing evidence than the others.
3. Condition d'âge. Des hadiths précisent l'âge exact des chameaux et des bovins requis au titre de la zakah, qui doit être respecté, au motif que prendre moins ou plus est injuste envers ceux qui s'acquittent de la zakah comme envers ceux qui la reçoivent. Ce point fait l'objet d'un consensus. En revanche, pour les moutons, les avis divergent. Selon Malik, les moutons acceptés au titre de la zakah doivent avoir au moins un an, conformément au hadith : « Notre droit est au minimum un mouton ou une chèvre d'un an. » Al-Shafi'i et Ahmad estiment que ce qui est versé au titre de la zakah doit avoir au moins un an pour les chèvres et six mois pour les moutons. Cet avis est également rapporté par Abu Daoud et Muhammad, tandis qu'Abu Hanifa rejoint Malik, bien qu'il autorise le versement de moutons de six mois sur la base de leur valeur.112 Je retiens l'avis d'Ahmad, d'al-Shafi'i, d'Abu Yusuf et de Muhammad, car il repose sur des preuves solides.
3. Age requirement. Sayings give specific ages for zakah on camels and cows which must be complied with, on the ground that taking less or more is unfair with either payers or recipients of zakah. This is agreed upon. As for sheep, there is a variation of opinion. According to Malik, sheep accepted in zakah should be at least one-year-old sheep or goat, in compliance with the saying "our right is at the least one-year-old sheep or goat". Shafi'i and Ahmad believe that what is paid as zakah should be at least one year old for goats and six months old for sheep. This is also reported by Abu Daud and Muhammad, while Abu Hanifah agrees with Malik, although he allows giving of six-month-old sheep on the basis of value.112 I select the view of Ahmad, al Shafi'i, Abu Yousuf and Muhammad, because it has strong proofs.
Si l'âge requis pour le paiement n'est pas disponible et que d'autres âges le sont, comment la zakat doit-elle être acquittée ? Ibn Rushd résume les différents avis : « Selon Malik, celui qui doit la zakat est tenu d'acheter l'animal requis. D'autres disent que le payeur doit remettre un animal d'un âge inférieur, plus une compensation de 20 dirhams ou de 2 moutons pour chaque année de différence dans l'âge des chameaux, comme mentionné dans la lettre d'Abu Bakr sur la zakat, et il ne doit y avoir aucune divergence à ce sujet. C'est aussi l'avis d'al-Shafi'i et d'Abu Thawr. Certains juristes disent que le paiement doit être effectué avec l'âge disponible et qu'une compensation pour la différence doit être versée. Selon Abu Hanifa, c'est la valeur de l'animal requis qui est due. Il me semble toutefois que l'avis d'Abu Hanifa est également conforme au hadith, car le Prophète ﷺ a estimé la différence d'âge en sa qualité de chef d'État plutôt qu'en tant que prescription religieuse, et une telle estimation varie avec le temps. 'Ali a estimé les moutons à des prix différents de ceux qu'avait estimés le Prophète ﷺ. »114
If the age necessary for payment is not available and other ages are available, how should zakah be paid? Ibn Rushd summarizes the several opinions, "according to Malik the zakah payer is required to buy the necessary animal. Others say the payer should pay a lower-age animal plus compensation at the rate of 20 dirhams or 2 sheep for each one year difference in the age of camels, as mentioned in the letter of Abu Bakr on zakah, and there should be no differences about it. This is also the view of al Shaifi'i and Abu Thawr. Some jurists say that payment must be made of the available age and a compensation for the difference should be paid.113 According to Abu Hanifah, the value of the necessary animal is due. It seems to me, however, that Abu Hanifah's view is also consistent with the saying, because the Prophet (p) estimated the difference in age in his capacity as head of state rather than as religious ordinance, and such estimation varies with time. 'Ali estimated sheep at different prices than the estimation of the Prophet (p).114
En application de cette condition, les jeunes animaux ne sont pas acceptés comme aumône obligatoire (Zakah). Lorsque 'Umar bin al Khattab chargea Sufian bin 'Abd Allah al Thaqafi de la perception de l'aumône obligatoire (Zakah), celui-ci se mit à compter les jeunes agneaux, et on lui demanda : « Comptes-tu ces petits alors que tu ne les acceptes pas en paiement ? » Lorsqu'il revint auprès de 'Umar et lui rapporta cela, 'Umar dit : « Oui, compte les jeunes agneaux, même ceux si petits que le berger doit les porter, mais ne les accepte pas en paiement, et ne prends pas non plus ce qui est destiné à la viande de la famille, ni les brebis allaitantes, ni les brebis pleines, ni le bélier. Prends seulement une brebis ou une chèvre d'un an. »
Ahmad, Abu Daud et al Nasa'i rapportent, par un homme nommé Si'r, qu'il tenait des deux hommes chargés par le Messager de Dieu ﷺ de percevoir l'aumône obligatoire (Zakah) qu'ils dirent : « Le Messager de Dieu ﷺ nous a interdit de prendre un animal pleine. » Et de Suaid bin Ghafalah : « Un percepteur de l'aumône obligatoire (Zakah) envoyé par le Messager de Dieu ﷺ vint vers nous, et je l'entendis dire : "Dans les instructions scellées qui m'ont été remises, il était écrit que je ne devais pas compter les jeunes animaux..." Et lorsqu'un homme voulut lui donner une chamelle pleine, il refusa de l'accepter. »120
As an application of this condition, baby animals are not accepted as zakah. When 'Umar bin al Khattab commissioned Sufian bin 'Abd Allah al Thaqafi on zakah, he started counting the baby sheep and was asked "Are you counting these babies while you don't accept them in payment? "When he came back to 'Umar and told him that, 'Umar said, " Yes, count baby sheep, even those which are so young that they must be carried by the shepherd, but do not accept them in payment, nor should you take that which is meant for meat of the household, nursing mother sheep, pregnant sheep, nor the ram. Take only sheep or goat which are one year old." Ahmad, Abu Daud, and al Nasa'i report from a person named Si'r from the two men commissioned by the Messenger of God (p) to collect zakah. They said "The Messenger of God (p) prevented us from taking a pregnant animal". And from Suaid bin Ghafalah "A zakah collector sent by the Messenger of God (p) came to us end I heard him saying 'In the pledged instructions given to me it was written I should not count baby animals'.. and when a man wanted to give him a pregnant she-camel, he refused to accept it".120
Il faut noter que la raison de ces avis différents tient à la divergence d'interprétation de la parole du Prophète ﷺ. Dans la lettre sur l'aumône (Sadaqah), le Prophète ﷺ
It should be noted that the reason for these different opinions is the different interpretation of the saying of the Prophet (p). In the letter on sadaqah the Prophet (p)
Il (ﷺ) a dit : « Ce qui est séparé ne doit pas être compté ensemble, et ce qui est réuni ne doit pas être compté séparément afin d'éviter l'aumône (Sadaqah), et quant à ce qui appartient à deux personnes, elles doivent régler leurs comptes au prorata de leur propriété. » Ceux qui affirment que le fait de mélanger les biens n'affecte pas l'aumône obligatoire (Zakah) interprètent cela comme signifiant que le percepteur de la Zakah ne doit pas diviser les troupeaux appartenant à une même personne de manière à augmenter l'aumône obligatoire (Zakah).
said, "What is separate should not be counted together, and what is together may not be counted separately in order to avoid sadaqah, and as far what belongs to two persons, they must settle their account in proportion to their ownership". Those who say that mixing together does not affect the zakah interpret this to mean that the zakah collector should not divide herds owned by one person in such a way that would increase zakah.
Par exemple, 120 moutons appartenant à une seule personne ne doivent pas être divisés en trois groupes de 40 afin de payer l'aumône obligatoire (Zakah) de trois moutons au lieu d'un. Ils disent aussi que ce qui appartient à une personne ne doit pas être additionné à ce qui appartient à une autre afin d'atteindre le seuil minimal (Nisab), comme le fait de regrouper les troupeaux de deux personnes, chacune possédant 20 moutons, pour les rendre soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) en atteignant le seuil minimal (Nisab). Al-Shafi'i et ses disciples interprètent cette parole comme signifiant que les bêtes réunies sont traitées comme si elles appartenaient à un seul propriétaire, tant pour l'application du seuil minimal (Nisab) que pour la détermination du taux de l'aumône obligatoire (Zakah). En revanche, Malik et ses disciples l'interprètent comme signifiant que, si chaque propriétaire possède seul le minimum du seuil (Nisab), le taux applicable est celui du total et non celui qui s'applique à ce que chacun possède seul.122
For instance, 120 sheep owned by one person should not be divided into three groups of 40 to make zakah three sheep instead of one. They also say that what is owned by one person should not be added to what is owned by another in order to make nisab, such as grouping the herds of two peoples, each with 20 sheep, to make them zakatable as nisab. Al Shafi'i and his disciples interpret this saying to mean that cattle put together are treated as if they were owned by one person, both in the application of nisab and in the determination of the zakah rate. On the other hand, Malik and his students interpret it to mean that if each owner alone has the minimum of nisab then the applicable rate is that of the total and not that which applies on what belongs to each owner alone.122
Quant à la variation dans la définition du fait de mélanger ensemble, al-Shafi'i est d'avis que le mélange des animaux signifie le fait de les faire paître, de les traire, de les abriter et de les abreuver ensemble, au point que réunir les animaux équivaut à une association. En conséquence, le seuil minimal (Nisab) s'applique à l'ensemble et non à chaque propriétaire seul. Malik considère que le mélange effectif est celui où l'abreuvement, le pâturage, l'abri et la garde sont communs.123
As for the variation on the definition of mixing together, al Safi'i is of the opinion that mixing animals together means in pasturing, milking, sheltering and watering, to the extent that putting animals together is like partnership. Accordingly, nisab is applied on the total and not on each owner alone. Malik sees effective mix together as where watering, pasturing, sheltering and shepherding are common.123
Ibn Hazm, dans al-Muhalla, critique fortement l'opinion selon laquelle le mélange des bêtes affecte l'aumône obligatoire (Zakah), au motif que cela aboutit en fait à violer les textes essentiels de l'aumône obligatoire (Zakah). Par exemple, une personne qui possède moins que le seuil minimal (Nisab) est exemptée de payer l'aumône obligatoire (Zakah) ; comment alors une telle personne pourrait-elle être soumise à l'aumône obligatoire (Zakah) si elle mêle son bétail à celui d'autres personnes ? Selon Ibn Hazm, cela contredit le principe de la responsabilité individuelle et de la propriété privée, faisant que le bien d'une personne affecte les devoirs et les obligations d'autres personnes. C'est une violation du Qur'an et de la sunna.124
Il convient de noter, enfin, que l'opinion des Shafites a la conception la plus large de l'effet, sur l'aumône obligatoire (Zakah), du mélange des biens de plusieurs propriétaires. Ils vont jusqu'à faire affecter l'aumône obligatoire (Zakah) non seulement le bétail, mais aussi les cultures, les fruits, l'argent en argent et en or qui sont mélangés.125 Cette opinion peut servir de base au traitement des sociétés contemporaines, de la manière que l'organisme chargé de l'aumône obligatoire (Zakah) jugera la meilleure, car elle favorise la simplicité des procédures et l'économie des frais de perception.
Ibn Hazm in al Muhalla strongly criticizes the opinion that mixing animal, together affects zakah, on the grounds that this ends up in fact violating the essential texts of zakah. For example, a person who owns less than nisab is exempt from paying zakah, so how could such a person be zakated if he puts his cattle with others? This, according to Ibn Hazm, contradicts the principle of individual responsibility and private ownership, making one person's property affect other persons duties and obligations. This is a violation of the Qur'an and Sunnah.124 It should be noted at last that the view of the Shafites has widest concept of the effect on zakah of mixing the wealth of several owners. They go as far as affecting zakah not only on livestock but also on crops, fruits, silver, and gold money that are mixed.l25 This view may serve as a basis for the treatment of contemporary corporations as the zakah agency may find best, because it provides for simplicity in procedures and thrift in collection expenses.
4. They also argue that livestock that are zakatable are obviously very different from horses and that horses cannot be made zakatable by analogy because of the basic differences in use and in the purpose of owning these different kinds of animals. Horses are obtained for use in fighting, in establishing this religion, and in defense against enemies, so people should be encouraged to obtain them and keep them for such purposes. God says "Against them make ready your strength to the utmost of your power, including seeds of war.133 Horses of war are fighting equipment, like weapons and like other fighting tools are not zakatable as long as they are not used as a commodity for trade.134
Secondly, it is reported from Jabir from the Prophet (p), "On each naturally pastured mare there is due one diner or ten dirhams." It is reported by al Daraqutni and al Baihaqi, and they grade it weak. For this reason, the majority of jurists argue that it can not stand against the correct saying of zakah waiving off horses." There is no zakah on the slaves and mares of Muslims." Thirdly, by analogy to camels, both are growing and useful animals, and in both the condition for zakatability, natural cost-free pasturing, is fulfilled. The claimed differences between horses and other livestock are no more than those among the other kinds of livestock, since each animal has its unique characteristics. There are many differences between camels and sheep yet both are zakatable. Abu Hanifah holds to this argument on the basis that the reason for the obligation of zakah is a matter that can be rationalized and not a matter of worship only. This reason is growth or growth potential and once growth exists in another asset zakatability must be extended to it.
Quatrièmement, al-Tahawi et al-Daraqutni rapportent, par une chaîne correcte, d'après al-Sa'ib ibn Yazid : « J'ai été témoin de mon père estimant ses chevaux et s'acquittant de leur aumône (Sadaqah) auprès de 'Umar ibn al-Khattab. »138 'Abd al-Razzaq et al-Bayhaqi rapportent d'après Ya'la ibn Umayah que 'Abd al-Rahman, le frère de Ya'la, acheta une jument à un homme au Yémen pour le prix de 100
Fourthly, al Tahawi and al Daraqutni report, with a correct chain, from al Sa'ib bin Yazid "I witnessed my father evaluating his horses and paying its sadaqah to 'Umar bin al Khattab,138 'Abd al Razzaq and al Bai'aqi report from Ya'la bin Umayah that 'Abd al Rahman, brother of Ya'la, bought a mare from a man in Yemen for the price of 100
chameaux. Le vendeur eut pitié et alla se plaindre auprès de 'Umar : « Ya'la et son frère m'ont forcé à vendre ma jument. » 'Umar demanda à Ya'la de venir le rencontrer, et celui-ci lui raconta la véritable histoire. 'Umar s'étonna : « Un cheval atteindrait-il un tel prix dans votre région ? Je n'avais jamais réalisé qu'une jument puisse atteindre une telle valeur. Serait-il juste de prélever un mouton sur chaque quarantaine et de ne rien prélever sur les chevaux ? Percevez un dinar par cheval. »
camels. The seller felt sorry and went to 'Umar complaining "Ya'la and his brother forced me to sell my mare. 'Umar asked Ya'la to come and meet with him, and he gave 'Umar the true story. 'Umar wondered "Would a steed reach that high a pries in your area? I never realized that a mare would reach that value. Would it be just to take one sheep out of each 40 and not take anything from horses? Collect one dinar per horse".
Il imposa ensuite l'aumône obligatoire (Zakah) sur les chevaux, au taux d'un dinar par tête.139 Ibn Hazm rapporte, par sa propre chaîne de transmission, d'après Ibn Shihab al Zuhri, que al Sa'ib bin Yazid lui a raconté qu'il apportait à 'Umar bin al Khattab l'aumône obligatoire (Zakah) sur les chevaux. Ibn Shihab ajoute : « 'Umar percevait l'aumône obligatoire (Zakah) sur les chevaux. »140 Anas bin Malik rapporte que « 'Umar prélevait dix dirhams sur chaque jument et cinq sur chaque cheval mâle »141. Zaid bin Thabit avait des vues semblables à celles de 'Umar. Sous le règne de Marwan bin al Hakam, les juristes divergèrent sur l'assujettissement à l'aumône obligatoire (Zakah) des chevaux qui paissent librement et ne coûtent rien à leur propriétaire. Lorsque Marwan consulta le Compagnon Abu Hurairah, celui-ci rapporta la parole : « Il n'y a pas d'aumône (Sadaqah) sur l'esclave d'un homme ni sur sa jument. » Marwan se tourna vers Zaid bin Thabit et lui demanda : « Que dis-tu, ô Abu Sa'id ? » Abu Hurairah dit alors : « Je m'étonne de Marwan : je lui rapporte la parole du Messager de Dieu ﷺ, et il me demande : "Que dis-tu, ô Abu Sa'id ?" » Zaid répondit : « Le Messager de Dieu ﷺ a dit vrai, mais il entendait le cheval du combattant qui combat dans le sentier de Dieu. »
He then imposed zakah on horses at the rate of one dinar each.139 Ibn Hazm reports, with his own chain, from Ibn Shihab al Zuhri that al Sa'ib bin Yazid told him that he used to bring 'Umar bin al Khattab zakah on horses. Ibn Shiab adds, "'Umar used to collect zakah on horses."140 Anas bin Malik narrates that "'Umar used to collect ten dirhams on each mare and five on each male horse.141 Zaid bin Thibit had similar views to that of 'Umar. During the reign of Marwan bin al Hakam, jurists disputed the zakatability of naturally cost-free pastured horses, and when Marwan consulted the Companion, Abu Hurairah, he narrated the saying "There is no sadaqah on one's slave and one's mare." Marwan turned to Zaid bin Thabit and asked "What do you say, O Abu Said?" Abu Hurairah said, "I wonder at Marwan. I tell him the saying of the Messenger of God (p) and he asks 'What do you say O Abu Sa'id?" Zaid answered "The Messenger of God (p) verily said the truth, but he meant the horse of a fighter for the sake of God.
Pour un marchand qui élève des chevaux destinés à la reproduction, ceux-ci sont soumis à la zakat. » Marwan demanda : « Combien ? » Il répondit : « Un dinar ou dix dirhams par cheval. »142 Ibn Zanjawaih, dans Kitab al Amwal, rapporte par sa chaîne de transmission, d'après Taus : « J'ai demandé à Ibn 'Abbas : "Les chevaux sont-ils soumis à la zakat ?" Il répondit : "Il n'y a pas d'aumône (Sadaqah) sur le cheval du combattant dans la voie de Dieu",»143 ce qui implique que les autres chevaux sont soumis à la zakat. Ibrahim al-Nakha'i, un Tabi'i, partageait l'avis de 'Umar et de Zaid. Il dit : « Les chevaux élevés en pâturage naturel et destinés à la reproduction sont soumis à la zakat, à raison d'un dinar ou de dix dirhams par cheval, ou bien on les évalue et l'on acquitte dix dirhams pour chaque 200 dirhams de leur valeur. » Mentionné par Muhammad dans al-'Athar, Abu Yusuf rapporte une déclaration semblable,l44 également de Hammad ibn Abu Sulaiman, qui dit que les chevaux sont soumis à la zakat.145
For a merchant who keeps horses for breeding, they are zakatable." Marwan asked "How much?" He replied "One dinar or ten dirhams on each horse".142 Ibn Zanjawaih in Kitab al Amwal reports with his chain from Taus "I asked Ibn 'Abbas, 'are horses zakatable?' and he answered "There is no sadaqah on the horse of the fighter for the sake of God,"143 which implies that other horses are zakatable. Ibrahim al Nakha'i, a Follower, had the same view as 'Umar and Zaid. He said "Naturally pastured horses raised for breeding are zakatable at one dinar or ten dirhams on each horse, or else evaluate them and pay ten dirhams for each 200 dirhams of their value." Mentioned by Muhammad in al 'Athar, Abu Yusuf reports a similar statement,l44 also from Hamad bin Abu Sulaiman that he said and horses are zakatable."145
Fiqh az-Zakah (Vol. I), Dr Yusuf al-Qardawi 108
Figq al Zakah (Vol. I), Dr. Yusuf al Qardawi 108
Toutefois, l’absence d’un texte obligeant clairement l’aumône obligatoire (Zakah) sur les chevaux ne signifie pas nécessairement qu’ils ne sont pas soumis à celle-ci. Il n’est pas rapporté que le Prophète ﷺ ait dit quoi que ce soit au sujet de l’obligation de l’aumône obligatoire (Zakah) sur l’or. Il est évident que la plupart des pièces de monnaie utilisées à son époque étaient en argent, et que la règle concernant l’or est dérivée par analogie, en raison de la similitude apparente dans l’usage des deux métaux. L’histoire de ʿUmar avec Yala ibn Umayah revêt, à mon avis, une importance extrêmement grande. L’action entreprise par ʿUmar indique que le raisonnement par analogie et l’effort d’interprétation (Ijtihad) occupent une place importante en matière d’aumône obligatoire (Zakah). Le fait que le Prophète ﷺ ait prélevé l’aumône obligatoire (Zakah) sur certaines catégories de biens ne signifie pas que les musulmans qui lui succèdent ne peuvent pas la prélever sur d’autres catégories semblables. En effet, tout bien substantiel et croissant doit être soumis à l’aumône obligatoire (Zakah).
Anyhow, the lack of a text clearly obligating the zakah on horses does not necessarily mean that they are not zakatable. The Prophet (p) is not reported to have said anything about obligating zakah on gold. It is apparent that most coins used at his time were silver and the ruling on gold is derived by analogy because of the apparent similarity in use of the two metals. The story of 'Umar with Yala bin Umayah has, in my opinion, extremely important weight. The action taken by 'Umar indicates that analogy and ijtihad have an important position in zakah. The fact that the Prophet (p) took zakah from certain kinds of assets does not mean that Muslims after him may not take it from other kinds that are similar. In fact every substantial growing asset must be zakatable.
Les taux, là où aucun texte n’existe, sont soumis à l’effort d’interprétation (Ijtihad).
The rates, wherever there is no text, are subject to ijtihad.
La majorité des juristes considèrent que l’action de ʿUmar relevait de son propre effort d’interprétation (Ijtihad), qui n’a pas de caractère contraignant. Ils avancent également que ʿUmar a imposé l’aumône obligatoire (Zakah) sur les chevaux après qu’un groupe représentant les gens de Syrie la lui a demandée, en lui disant : « Nous avons acquis certaines richesses, notamment des chevaux et des esclaves, et nous aimerions les purifier et les sanctifier. » ʿUmar répondit : « Comment pourrais-je faire une chose qui n’a pas été faite par mes deux prédécesseurs avant moi ! » Il consulta alors les Compagnons de Muhammad ﷺ. ʿAlî suggéra : « C’est une bonne idée, tant qu’elle ne devient pas un impôt régulier imposé par les dirigeants après vous. »150
Il me semble que cet épisode précède le récit mentionné plus haut concernant les gens du Yémen. L’histoire du Yémen explique le raisonnement de ʿUmar, qui fut motivé par les prix élevés que les chevaux avaient atteints au Yémen. Ses paroles furent : « Devrions-nous prélever une brebis sur chaque quarante et ne rien prélever sur les chevaux ? » Il paraît raisonnable de penser que l’épisode avec les Yéménites s’est déroulé après celui avec les Syriens, car avec ces derniers il hésita et consulta les Compagnons, alors qu’avec les Yéménites il était déterminé, puisqu’il s’était déjà décidé après consultation.
The majority of jurists consider the action of 'Umar as his own ijtihad, which is not binding. They also argue that 'Umar obligated zakah on horses after it was requested from him by a group representing the people of Syria who said to him, "We have acquired certain wealth, including horses and slaves, and we would like it to be purified and sancitified." "Umar replied "How could I do a thing which was not done by my two predecessors before me!" He consulted the Companions of Muhammad (p). 'Ali suggested, "It is a good idea as long as it does not become a regular due enforced by rulers after you."150 It seems to me that this incident preceds the above-mentioned story about the people from Yemen. The story of Yemen explains the reasoning of 'Umar, which was spurred by the high prices horses had assumed in Yemen. His words were, "Should we take one sheep out of each forty and take nothing on horses?" What seems reasonable is that the story with the Yemenites took place after that with the Syrians, since with the latter he was hesitant and consulted the Companion, while with the Yemenites he was determined because he had already made up his mind after consultation.
En revanche, le taux fixé par 'Umar (un dinar par cheval) ne semble pas nous être contraignant, en raison des changements du pouvoir d'achat du dinar ainsi que de l'évolution des prix des chevaux, dans le temps comme selon les lieux. Pour notre époque, je préfère revenir à l'avis d'al-Nakha'i et d'Abu Hanifah, qui suggèrent d'évaluer les chevaux et d'appliquer le taux de 2,5 %. Il est évident que ce taux est celui exigé sur l'argent et les biens commerciaux ; il se rapproche aussi du taux applicable au bétail. Il est très probable que le Prophète ﷺ a délibérément laissé certains domaines non déterminés dans la aumône obligatoire (Zakah), afin de rendre les choses plus souples pour les musulmans après lui, et de laisser la liberté de décision à l'autorité compétente en matière de aumône obligatoire (Zakah).
On the other hand, the rate imposed by 'Umar (one dinar per horse) does not seem to be binding on us because of changes in the purchasing power of the dinar as well as in the prices of horses in both time and place. I prefer at our time to revert to the opinion of al Nakha'i and Abu Hanifah, who suggest the evaluation of horses and the application of the rate 2.5%. Obviously, this is the required rate on money and business assets, it also approximates the rate on livestock. It seems most likely that the Prophet (p) intentionally left certain undetermined areas in zakah in order to make things more flexible for Muslims after him, and in order to leave the freedom of decision to the proper zakah authority.
2. Such a regulation may interfere with, and divert the intentions of the fighters from being for the sake of God to being the desire for the enemy's property.
3. La raison pour laquelle cette parole a été prononcée par le Prophète ﷺ était d'encourager les combattants lors d'une bataille particulière.51
3. The reason why this saying was given by the Prophet (p) was to encourage the fighters in a particular battle.l51
Le regretté Cheikh al-Dahlawi, dans Hujjat Allah al-Baligha152, mentionne que ce qui est rapporté du Prophète ﷺ se divise en deux catégories. La première est ce qu'il a dit en tant que Messager pour expliquer le message de Dieu, selon le verset : « Prenez donc ce que le Messager vous apporte, et abstenez-vous de ce qu'il vous interdit »153. Cette catégorie comprend toutes les paroles relatives à l'invisible. La seconde catégorie comprend ce qu'il a dit en sa qualité d'être humain et de chef d'État, comme il l'a lui-même déclaré : « Je ne suis qu'un homme. Si je vous ordonne quelque chose au nom de la religion, prenez-le ; mais si je vous donne quelque chose en tant qu'opinion personnelle, je ne suis qu'un homme »154. Font partie de cette catégorie ses paroles relatives à la médecine, car elles reposent sur les expériences et les coutumes de son temps, et ne constituent pas une forme d'obéissance à Dieu ni un acte d'adoration. Relève également de cette catégorie ce qu'il a fait par hasard et par accident, et non par intention et détermination. Dahlawi poursuit en indiquant que relèvent aussi de cette catégorie les paroles qui reflètent des préoccupations temporelles ne concernant pas toutes les générations de cette nation, comme les ordres qu'il donnait pour la préparation des armées et le choix des emblèmes. Beaucoup de paroles contenant des règles de ce genre sont classées dans cette catégorie, comme ses paroles : « Celui qui tue un soldat ennemi recevra ses biens personnels »155, et « Celui qui fait revivre une terre morte en deviendra le propriétaire »156. Selon les Malikites, le soldat qui tue un ennemi mérite effectivement ses biens, à moins que les dirigeants musulmans ne l'interdisent avant ou pendant la bataille ; et selon les Hanafites, la remise en culture d'une terre morte requiert une autorisation préalable du gouvernement islamique.
The late Shaikh al Dahlawi in Hujjah Allah al Balighah152 mentions that what is reported from the Prophet (p) is of two categories. The first is what he said as a Messenger to explain the message of God, according to the verse "So take what the Apostle assigns to you and deny yourself that which he withholds from you"153 This category includes all sayings about the unseen. The second category includes what he said in his capacity as a human being and a head of state, as he himself stated: "I am only a man. If I ordain something as your religion, you should take it: If I give you something as my personal opinion, then I am merely a man."154 Part of this category are his sayings on medicine, because they are based on experiments and customs of his time, and are not a form of obedience to God or worship. Also in this category is what he did by chance and accident and not by intention and determination. Dahlawi continues that also in this category are those sayings that reflect temporal concerns which do not relate to all generations of this nation, such as the commands he gave in preparing armies and selecting emblems. Many sayings that contain regulations of this kind are considered in this category, such as his sayings" One who kills an enemy soldier shall have his personal property,"155 and, "One who revives a dead land shall own it."156 According to Malikites, the soldier that kills an enemy does deserve his property unless Muslims leaders prohibit that before or during the battle, and according to Hanafites, the rejuvenation of dead land requires prior permission from the Islamic government.
Il me semble que la dispense accordée par le Prophète ﷺ de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les chevaux — si elle est correctement rapportée — relève également de cette catégorie, car elle se rattache à un bénéfice temporel, à savoir l'encouragement à posséder des montures pour combattre dans le sentier de Dieu. Les termes mêmes de cette dispense indiquent aussi qu'elle ne peut être que temporaire, puisqu'ils impliquent que l'aumône obligatoire (Zakah) aurait dû être prélevée mais qu'elle a été levée « pour vous ». Il en découle que l'État islamique a le choix d'imposer l'aumône obligatoire (Zakah) sur les chevaux ou non, selon les intérêts publics. Si les chevaux représentent une richesse substantielle, ils peuvent être soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) afin d'appliquer celle-ci à tous ceux qui sont riches, tandis que s'ils ne constituent pas un élément important de richesse, ils peuvent en être exemptés. Cette interprétation concilie l'action de 'Umar avec la parole du Prophète ﷺ, et Dieu est plus savant en toutes choses.
It seems to me that the waiver the Prophet (p) gave of zakah on horses--if correctly reported--is also part of this category, because it is related to temporal benefit, i.e. the encouragement of owning steeds for fighting for the sake of God. The very words of that waiver also indicate that it may only be temporal, because they imply that zakah should have been there but was waived "for you". This means that the Islamic state has the choice of imposing zakah on horses or not according to the public interests. If horses represent substantial wealth, they may be zakated in order to apply zakah on all those who are wealthy, while if they are not an important item of wealth they may be exempted. This interpretation reconciles the action of 'Umar with the saying of the Prophet (p), and God knows best in all cases.
These three professors add: If the Wise Successor 'Umar considered growth the essential requirement for zakatability, and was followed Abu Hanifah, then we can extend their application to other animals and declare that all animals that are growing and naturally, cost-free pastured are zakatable, if they reach the minimum for zakatability (nisab), which equals twenty dinars, at the rate of 2.5%. Nisab is estimated in relation to gold, because 'Umar accepted the principle of evaluating horses to determine zakah, and value is currently estimated in gold.158
Cela est appuyé par le fait que le Messager (p), interrogé sur la zakat des ânes, n'a pas nié clairement l'obligation de la zakat, mais a dit : « Dieu ne m'a rien révélé à ce sujet, sinon ce verset complet et précis : {Celui qui aura fait un poids d'atome de bien le verra, et celui qui aura fait un poids d'atome de mal le verra} ».159 Le taux de 2,5 % est appuyé par le hadith de Bahz ibn Hakim, de son père, de son grand-père, selon lequel le Prophète ﷺ a dit : « Pour chaque groupe de quarante chameaux au pâturage naturel, il est dû une chamelle de deux à trois ans ». Il s'agit d'un taux général pour les chameaux au-delà de 130 et pour les bovins au-delà de 40.
This is supported by the fact that the Messenger (p) when asked about zakah on donkeys did not negate the obligation of zakah in a clear statement but said "God did not send upon me anything on this matter except this comprehensive and precise verse 'Then shall anyone who has done an atom's weight of good see it, and anyone who has done an atom's weight of evil see it'.159 The ratio of 2.5% is supported by the saying from Bahz bin Hakim from his father from his grandfather that the Prophet (p) said "Out of all naturally pastured camels, on each forty there is due one camel, two-three years old". This is a general rate for camels exceeding 130 and for cows exceeding 40.
Appliquer ce taux à tous les autres animaux acquis pour l’élevage à des fins lucratives est, sans aucun doute, un effort d’interprétation (Ijtihad) correct, fondé sur l’analogie entre des biens de croissance similaires. Par conséquent, les mulets, les rennes et d’autres animaux entreraient dans ce concept.
Applying this rate on all other animals acquired for breeding for profit is undoubtedly a correct ijtihad, based on analogy between similar growing assets. Consequently, mules, reindeers, and other animals would be included in this concept.
Je ne suis pas d'accord avec ces professeurs sur l'estimation du seuil minimal (Nisab) pour ces animaux à 20.
I disagree with these professors on the estimation of nisab on these animals at 20
en dinars d'or, sur la base que l'égalisation du nisab sur les animaux et du nisab sur l'argent n'est pas, à mon avis, valable. J'ai cité précédemment al-Mabsut selon lequel cinq chameaux équivalent à 40
gold dinars, on the basis that the equalization of nisab on animals and nisab on money is not, in my opinion, valid. I have quoted earlier from al Mabsut that five camels equal 40
Le mouton équivaut à 200 dirhams, et il est noté qu'Ibn al-Humam et Ibn Najaim s'opposent à cette équivalence, car il existe des avis corrects indiquant que deux moutons équivalent à 20 dirhams, ce qui signifie que 40 moutons = 400 dirhams, c'est-à-dire que le seuil minimal (Nisab) pour le bétail est le double de celui de l'argent. Ainsi, si nous prenons le seuil minimal (Nisab) de l'argent comme référence, le seuil minimal (Nisab) des animaux devrait être estimé au double de celui de l'argent, car les détenteurs d'argent ont plus de liberté de choix que les détenteurs d'animaux.
sheep equal 200 dirham, and noted that Ibn al Humam and Ibn Najaim object to this equation because there are correct saying indicating that two sheep equal 20 dirham, which means that 40 sheep = 400 dirhams, i.e. the nisab on livestock is twice as much as the nisab on money. Thus, if we take nisab on money as a reference, nisab on animals should be estimated at twice as much as that on money, since money owners have more freedom of choice than animal owners.
Je préfère déterminer le seuil minimal (Nisab) des animaux en tant que biens productifs pour deux raisons. Premièrement, ce nombre ne doit pas être inférieur à cinq, car la charia n'impose pas l'aumône obligatoire (Zakah) sur une quantité inférieure à cinq chameaux, cinq wasq de céréales ou cinq uqiyyah de monnaie en argent. Cela indique que cinq doit être la plus petite quantité prise en compte pour être soumise à l'aumône obligatoire (Zakah). Deuxièmement, la valeur du seuil minimal (Nisab) doit être égale à celle de cinq chameaux ou de 40
I prefer to determine nisab on animals as growing assets on two grounds: Firstly, that this number should not be less than five, because Shari'ah does not obligate zakah on any amount less than five camels, five wasq of grain, or five uqiyyah of silver currency. This indicates that five should be the lowest quantity considered for zakatability. Secondly, that the value of nisab should equal that of five camels or 40
des moutons dans une région où les prix sont proches de la moyenne. Estimer la valeur sur la base de la valeur des chameaux ou des moutons est préférable à une estimation sur la base de l'argent, car (a) le pouvoir d'achat de la monnaie est généralement volatil, et (b) il est beaucoup plus juste d'établir une analogie entre deux animaux qu'entre des animaux et de l'argent ; de même, il est préférable d'estimer le seuil minimal (Nisab) des animaux neufs en se référant aux animaux âgés plutôt qu'à l'argent.
sheep in an area where prices are close to average. Estimating value on the basis of the value of camels or sheep is better than estimating on the basis of money, because (a) the purchasing power of money is usually volatile, and (b) it is much more correct to draw an analogy between two animals than between animals and money; likewise it is better to estimate nisab on new animals with reference to old animals than with reference to money.
4. A transformation of a growing asset from its use for profit to personal use exempts it from zakah, according to the majority of scholars with regard to cows and camels used for watering, cultivation, and carrying personal loads.
5. La charia traite le bien commun des sociétés comme une unité, ce qui peut constituer un fondement pour l'encadrement des sociétés contemporaines.
5. Shari'ah treats the common property of partnerships as one unit, which may constitute a foundation for handling contemporary corporations.
6. La charia refuse toute échappatoire à l'aumône obligatoire (Zakah) et n'autorise ni le regroupement ni la séparation des biens dans le but de réduire l'aumône obligatoire (Zakah).
6. Shari'ah refuses to accept any loopholes in zakah and does not allow the combination or separation of assets for the purpose of decreasing zakah.
7. Le raisonnement par analogie peut être appliqué à l'aumône obligatoire (Zakah), parce que ses règles reposent sur des motifs rationnels. Si ces motifs existent dans un autre bien, l'aumône obligatoire (Zakah) peut être étendue. C'est pourquoi 'Umar a imposé l'aumône obligatoire (Zakah) sur les chevaux de selle. Je soutiens qu'il faut imposer l'aumône obligatoire (Zakah) sur tous les animaux de pâturage naturel, sans frais, bien qu'ils n'aient peut-être pas été connus à l'époque du Prophète ﷺ ou des Compagnons de la génération suivante.
7. Analogy can be used in zakah because its rulings have rational reasoning behind them. If these reasons exist in another asset, zakah can be extended. That is why 'Umar obligated zakah on steeds. I advocate obligating zakah on all naturally, cost-free pastured animals, even though they may not have been known at the time of the Prophet or the Successors.
8. Certaines décisions rendues par le Prophète (p) peuvent être classées parmi les règlements émanant du chef de l'État islamique, et non parmi les principes religieux découlant de sa qualité de Prophète. Ces deux types de décisions doivent être clairement connus et distingués. C'est ainsi, par exemple, que s'explique la légère différence entre les lettres d'instructions données par le Prophète ﷺ et par ses Successeurs.
8. Some rulings given by the Prophet (p) can be categorized as regulations coming from the head of the Islamic state and not religious principles coming from within his capacity as a Prophet. These two types of rulings must be clearly known and distinguished. This, for example, explains the slight differences among the letters of instructions given by the Prophet (p) and his Successors.
9. Le seuil minimal (Nisab) pour le bétail est le double du seuil minimal (Nisab) pour l'argent. Selon l'avis correct, deux moutons sont estimés à 20 dirhams, donc 40 moutons équivalent à 400 dirhams. Il est unanimement connu que le seuil minimal (Nisab) pour l'argent est de 200 dirhams.
9. Nisab for animals is twice as much as nisab for money. In correct saying , two sheep are estimated at 20 dirhams, so 40 sheep equal 400 dirhams. It is unamiously known that nisab for money is 200 dirhams.
10. La Zakah — y compris sur le bétail — est un prélèvement proportionnel. Elle n'est pas dégressive, contrairement à ce que comprennent à tort certains auteurs contemporains. La réduction du taux pour les grandes quantités de moutons s'explique par une raison précise, expliquée plus haut.
10. Zakah -- even on livestock -- is a proportional due. It is not regressive as wrongly understood by some contemporary writers. The reduction of the rate for larger quantities of sheep is done for a specific reason explained earlier.
11. Le taux de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les animaux est d'environ un quart d'un dixième (2,5 %), comme c'est évident dans le cas des chameaux et des vaches, en tenant compte de l'explication donnée précédemment dans le cas des moutons. Le taux de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les animaux est semblable à celui de l'argent et des biens commerciaux.
11. The rate of zakah on animals is approximately one-fourth of one-tenth (2.5%) as is obvious in the case of camels and cows and taking into consideration the explanation given earlier in the case of sheep. The rate of zakah on animals is similar to that on money and business asset.
Ces principes méritent d'être retenus, car ils aideront, si Dieu le veut, à la compréhension des chapitres suivants.
These principles are worthy of being remembered, for they will help, God willing, the understanding of the following chapters.
19. Cet ijma' est rapporté par Ibn al-Mundhir et al-Nawawi dans al-Majmu', vol. 4, p. 400, ainsi que par Abu 'Ubaid dans al-Amwal, p. 363, Ibn Qudamah dans al-Mughni, al-Sarakhsi dans al-Mabsut, et par al-'Aini. Voir al-Mirqat, vol. 3, p. 49.
19. This ijma' is quoted by Ibn al Mundhir and al Nawawi in al Majmu', Vol. 4, p. 400, and also by Abu 'Ubaid in al Amwal, p. 363, Ibn Qudamah in al Mughni, al Sarakhsi in al Mabsut, and by al 'Aini. See al Mirqat, Vol. 3, p. 49.
20. Al Majmu', vol. 5, p. 400. Al Nawawi commente : « Il est appuyé par une parole de 'Asim bin Damurah, rapportée de 'Ali, remontant jusqu'au Prophète ﷺ, mais sa faiblesse fait l'unanimité. » 21. Ibid.
20. Al Majmu', Vol. 5, p. 400. Al Nawawi comments, "It is supported by a saying from 'Asim bin Damurah from 'Ali, linked up to the Prophet (p), but its weakness is agreed upon." 21. Ibid.
22. Les Hanafites, al-Nakh'î et al-Thawrî font exception, comme cela sera exposé plus loin.
22. Hanafites, al Nakh'i and al Thawri are exceptions, as will be shown later.
23. Al-Sarakhsi, dans al-Mabsut, vol. 2, p. 150.
23.. Al Sarakhsi, in al Mabsut, Vol. 2, p. 150.
24. Al Bahr al Ra'iq, vol. 2, p. 230, et Fath al Qadir, vol. 1, p. 495.
24. Al Bahr al Ra'iq, Vol. 2, p. 230, and Fath al Qadir, Vol. 1, p. 495.
27. Voir plus loin, chapitre sur l'aumône obligatoire (Zakah) sur l'argent.
27. See later, chapter or, zakah on money.
28. Al-Nawawi dit dans al-Majmu', vol. 5, p. 409, en citant al-Khattabi : « Il semble que le Prophète ﷺ ait fixé la différence d'une année d'âge des chameaux à deux moutons ou à 20 dirhams, en raison de la difficulté de se rendre devant un juge ou des estimateurs pour déterminer la valeur exacte de chameaux d'âges différents dans les régions éloignées où l'aumône obligatoire (Zakah) était perçue sur les chameaux. Le Prophète ﷺ ne voulait pas laisser cette valeur à l'appréciation du percepteur de l'aumône obligatoire (Zakah). Al-Khattabi estime que cette évaluation de deux moutons ou de 20 dirhams a force obligatoire, à la manière d'une règle religieuse. C'est l'avis d'al-Shafi'i, d'Ahmad et de l'école du hadith. »
28. Al Nawawi says in al Majmu', Vol. 5, p. 409, quoting al Khattabi, "It seems that the Prophet (p) made two sheep or 20 dirhams equal the difference in one year of age for camels, because of the difficulty of going to court or to appraisers to determine the exact worth of different age camels in the remote places where zakah was collected on camels. The Prophet (p) did not want to leave this value for the zakah collector to decide. Al Khattabi thinks that this estimation of two sheep or 20 dirhams is binding, like a religious rule. This is the opinion of al Shafi'i, Ahmad, and the school of hadith.
L'auteur d'al-Fath rapporte qu'il est transmis d'al-Thawri que la différence est de dix dirhams ; une version est également rapportée d'Ishaq. Al-Shawkani cite Zayd ibn 'Ali qui dit : « La différence d'un an d'âge équivaut à un mouton ou à dix dirhams. » Selon Malik, le propriétaire de chameaux est tenu d'acheter un chameau de l'âge requis pour s'acquitter de l'aumône obligatoire (Zakah), tandis que selon Abu Hanifah, il doit recourir à l'estimation. Voir al-Fath, vol. 4, p. 62, édition al-Halabi, et Nail al-Awtar, vol. 4, p. 109, édition al-Halabi.
The author of al Fath writes that it is reported from al Thawri that the difference is ten dirhams; a version is also reported from Ishaq. Al Shawkari quotes Zaid bin 'Ali as saying, "The difference of one year of age equal one sheep or ten dirhams." According to Malik, the owner of camels is required to buy a camel of the necessary age to fulfill zakah, while according to Abu Hanifah, they should resort to evaluation. See al Fath, Vol. 4, p. 62, al Halabi Print, and Nail al Awtar, Vol. 4, p. 109, al Halabi Print.
29. Al Hafiz cite Malik dans al-Muwatta en disant : « Le sens de cette parole est que si vous avez trois personnes, chacune possédant quarante moutons, elles acquittent l'aumône obligatoire (Zakah) à raison d'un mouton chacune ; mais si elles réunissent leurs troupeaux, il n'est dû qu'un seul mouton sur les cent vingt. De même, lorsque deux individus possèdent ensemble deux cent deux moutons, ils acquittent l'aumône obligatoire (Zakah) à raison de trois moutons, mais s'ils divisent le troupeau en deux moitiés, chacun d'eux acquitte l'aumône obligatoire (Zakah) à raison d'un mouton. » Selon cette interprétation, cette parole s'adresse au payeur de l'aumône obligatoire (Zakah). Al-Shafi'i, en revanche, considère que cette parole s'adresse à la fois aux payeurs et aux collecteurs ; chacun d'eux est enjoint de ne pas réunir ni séparer les biens afin d'influer sur le montant de l'aumône (Sadaqah). Le payeur aurait intérêt à la réduire, tandis que les collecteurs souhaiteraient l'augmenter. Il semble plus logique que les termes de cette parole s'adressent au payeur, mais Dieu est le plus savant.
29. Al Hafiz quotes Malik in al Muwata as saying, "The meaning of this saying is that if you have three people, each owning forty sheep, they are zakated in the amount of one sheep each, but if they add their herds together, there will be only one sheep due on the 120. Also, when two individuals together own 202 sheep, they are zakated the amount of three sheep, but if they divide the herd into two halves, each one of them is zakated in the amount of one sheep." According to this interpretation, this saying is addressed to the zakah payer. Al Shafi'i, on the other hand, considers this saying addressed to both payers and collectors; each of them is ordered not to combine or separate assets in order to influence the amount of sadaqah. The payer would be interested in reducing it, while the collectors would like to increase it. It seems more logical that the words of the saying are addressed to the payer, but God knows best.
36. Ibn Hazm soutient que tous les rapporteurs de ce hadith sont dignes de confiance, et critique l'avis de Yahya bin Ma'in qui le déclare faible, en commentant : « Les dires de Yahya bin Ma'in ou d'autres peuvent être acceptés lorsqu'ils concernent des rapporteurs qui ne sont pas généralement réputés pour leur fiabilité. Mais sa prétention selon laquelle un hadith dont les rapporteurs sont dignes de confiance serait faible, sans preuve à l'appui, est rejetée faute de preuve. Dieu dit : "Dis : apportez votre preuve si vous êtes véridiques." » Voir al-Muhalla, vol. 5, p. 20-21.
L'affirmation d'Ibn Hazm n'est acceptée qu'à deux conditions. Premièrement, que tous les rapporteurs soient réputés pour leur honnêteté et leur précision ; deuxièmement, que le hadith ne présente pas de raison sérieuse de le rejeter. Dans le hadith mentionné ci-dessus, figure 'Abd Allah bin al-Muthanna, dont la fiabilité est contestée par les critiques. Yahya bin Ma'in l'a décrit une fois comme pieux, et une autre fois comme « rien ». Abu Zar'a al-Razi et al-'Ujali le considèrent comme un maillon solide, tandis qu'al-Nasa'i affirme qu'il n'est pas très fiable. Al-'Aqili commente : « La plupart de ce qu'il rapporte n'a pas de chaîne de soutien (d'autres chaînes corroborant son récit). » Al-Hafiz Ibn Hajar dit : « Hammad bin Salamah le suit dans ce hadith ; il rapporte de Thumamah que ce dernier lui a remis une lettre, affirmant qu'Abu Bakr l'avait écrite pour Anas et qu'elle porte le sceau du Messager de Dieu ﷺ. C'est le récit d'Ahmad dans son Musnad : "Abu Kamil m'a informé que Muhammad a dit : J'ai pris cette lettre de Thumamah bin 'Abd Allah bin Anas, de la part d'Anas, qu'Abu Bakr . . ." et il rapporte le hadith. Ishaq écrit dans son Musnad : "Al-Nadr bin Shumail m'a dit que Hammad bin Salamah lui avait dit : J'ai pris cette lettre de Thumamah, qui la rapportait d'Anas, de la part du Prophète ﷺ, et il répéta tout le hadith." Al-Hafiz dit : « Il est évident que Hammad l'a entendu de Thumamah et a lu la lettre ; ainsi, l'affirmation selon laquelle il n'aurait été transmis que par écrit, et celle selon laquelle 'Abd Allah bin al-Muthanna n'était pas soutenu par d'autres chaînes, sont toutes deux réfutées. » Voir Fath al Bari, chapitre sur la zakah, section sur la zakah sur les moutons, vol. 4, p. 59. Ce dire est également appuyé par le fait qu'il cite une célèbre lettre conservée par les descendants d'Anas ibn Malik, scellée du sceau du Messager de Dieu ﷺ, rapportée par al-Bukhari dans son recueil par une chaîne de transmission issue des descendants d'Anas.
36. Ibn Hazm upholds that all narrators of this saying are trustworthy, and criticizes the view of Yahya bin Ma'in as weak, commenting, "The words of Yahya bin Ma'in or other may be accepted when they tell about narrators who are not commonly reputed for their trustworthiness. But his claim that a saying whose narrators are trustworthy is weak, unbacked by proof, is rejected for lack of evidence. God says, "Say, bring your proof if you are truthful." See al Muhalla, Vol. 5, p. 20-21. The affirmation of Ibn Hazm is accepted under two conditions. One, that all narrators are well-reputed for their honesty and precision, and two, that the saying must not have a strong reason for being rejected. In the above-mentioned saying, we have 'Abd Allah bin al Muthanna, who is disputed by critics. He is described once by Yahya bin Ma'in as righteous, and once as "nothing." Abu Zar al Hatim, and al 'Ujali consider him a strong link, while al Nasa'i says he is not very reliable. Al 'Aqili comments, "most of what he narrates has no witnessing chain (other chains supporting his narration)." Al Hafiz Ibn Hajar says, "He is followed in this saying by Hamad bin Salamah, who narrates from Thumamah that the latter gave the former a letter, claiming that Abu Bakr wrote it for Anas and it has the seal of the Messenger (p) on it. This is the report by Ahmad in his Musnad: "I am informed by Abu Kamil who is informed by Mammad, who said, "I took this letter from Thumamah bin 'Abu Allah bin Anas, from Anas, that Abu Bakr . . .'" and he narrates the saying. Ishaq writes in his Musnad, "Al Nadr bin Shumail told me that Hammad bin Salamah told him "I took this letter from Thumamah, narrating it from Anas from the Prophet (p), and repeated the whole saying." Al Hafiz says, "It is obvious Hammad heard it from Thumamah and read the letter, so the claim that it was only transmitted in writting and the claim that 'Abd Allah bin al Muthanna was not supported by other chains are both refuted." See Fath al Bari, chapter on zakah, section on zakah on sheep, Vol. 4, p. 59. This saying is also supported by the fact that it quotes a famous letter preserved by the descendents of Anas bin Malik, sealed with the seal of the Messenger of God (p) reported by al Bukahari in his collection through a chain of the descendants of Anas.
37. Encyclopédie de l'Islam, tome 10, p. 258, traduction arabe.
37. Encyclopedia of Islam, Vol. 10, p. 258, Arabic Translation.
39. Il existe une légère différence concernant le nombre entre 121 et 129. Selon Malik, le collecteur a le choix de prendre deux chameaux âgés de trois ans, ou trois chameaux âgés de deux ans, tandis que selon Shafi'i il doit prendre uniquement trois chameaux de deux ans. Un troisième avis, donné par Ibn al Majashaw, disciple de Malik, est que le collecteur doit seulement prendre deux chameaux âgés de trois à quatre ans. Une fois que les chameaux atteignent le nombre de 130, tous s'accordent sur le reste du tableau. Voir Bidayat al Mujtahid (interprète qualifié), vol. 1, p. 221, Bulghat al Salik avec commentaire, vol. 1, p. 208, et al Mirqat sur al Mishkat, vol. 3, p. 49-50. 40
39. There is a slight difference on the quantity between 121 and 129. According to Malik, the collector has a choice of taking two camels that are three years old, or three camels that are two years old, while according to Shafi'i it must be three of the two year old camels only, A third view given by Ibn al Majashaw, a disciple of Malik, is that the collector must only take two camels that are three to four years old. Once the camels reach 130 in number, all agree on the rest of the table. See Bidayat al Mujtahid, Vol. 1, p. 221, and Bulghat al Salik with commentary, Vol. 1, p. 208, and al Mirqat on al Mishkat, vol, 3, p, 49-50. 40
40. Az-Zaila'i, dans Nasb ar-Rayah, donne un compte rendu complet de ces lettres, vol. 2, pp. 535-345.
40. Al Zaila'i, in Nasb al Rayah, gives ull account of these letters, Vol. 2, pp. 535-345.
Les trois premiers sont rapportés par al-Daraqutni, pp. 208-210, et al-Hakim dans al-Mustadrak, vol. 1, pp. 390-397, et al-Baihaqi dans son Sunan, vol. 4, pp. 85-92. Voir al-Mirqat, commentaire d'al-Mishkat, vol. 3, p. 50.
The first three are reported by al Daraqutni, pp. 208-210, and al Hakim in al Mustadrak, vol, 1, pp. 390-397, and al Baihaqi in his Sunan, Vol. 4, pp. 85-92. See al Mirqat, commentary on al Mishkat, Vol. 3, p. 50.
41. Il est également rapporté par al-Mahdi dans Al-Bahr, d'après 'Ali, Ibn Mas'ud, Hammad, al-Hadi, Abu Talib, al-Mu'ayyad billah et Abu al-'Abbas. Voir Nayl al-Awtar, vol. 4, p. 109, et al-Majmu', vol. 5, p. 400, al-Hidayah, avec commentaire, vol. 1, p. 495, et postface, ainsi que al-Durr al-Mukhtar avec son commentaire, Radd al-Muhtar, vol. 2, pp.
41. It is narrated also by al Mahdi in Al Bahr, from 'Ali, Ibn Mas'ud, Hammad, al Hadi, Abu Talib, al Mu'ayad bin Allah, and Abu al 'Abbas. See Nail al Awtar, Vol. 4, p. 109, and al Majmu', Vol. 5, p. 400, al Hidayah, with commentary, Vol. 1, p. 495, and afterword, and al Durr al Mukhtar with its commentary, Radd al Muhtar, Vol. 2, pp.
22-23.
22-23.
42. Al Mirqat, vol. 3, p. 51, al Sunan al Kubra, vol. 4, p. 94, et son commentaire par Ibn al Turkumani, et al Muhalla, vol. 6, pp. 33-34, avec le commentaire d'Ahmad Shakir aux pp. 34 et 36.
42. Al Mirqat, Vol. 3, p. 51, al Sunan al Kubra, Vol. 4, p. 94, and its commentary by Ibn al Turkumani, and al Muhalla, Vol. 6, pp. 33-34, with commentary by Ahmad Shakir on pp. 34 and 36.
43. Voir al-Sunan al-Kubra, vol. 4, pp. 92-94, al-Muhalla, vol. 6, pp. 38-39, et al-Mirqat, vol. 3, p. 52.
43. See al Sunan al Kubra, Vol. 4, pp. 92-94, and al Muhalla, Vol. 6, pp. 38-39, and al Mirqat, Vol. 3, p. 52.
54. Parmi ces légères variations, on peut citer les divergences concernant les quantités au-delà de 120 chameaux, c'est-à-dire la question de savoir si l'on recommence le barème comme s'il s'agissait de cinq chameaux, ou si l'on suit le tableau de la page 178.
54. Among these slight variations, one may include the differences about quantities above 120 camels, that is, whether we start the rate again as if it were from five camels, or we follow the table on page 178.
55. Ibn Hajar, al-Talkhis, p. 143.
55. Ibn Hajar, al Talkhis, p. 143.
56. Al Muhalla, vol. 6, p. 21.
56. Al Muhalla, Vol. 6, p. 21.
57. Al Mughni, Vol. 2 p. 594.
57. Al Mughni, Vol. 2 p. 594.
58. C'est ainsi que cela est rapporté dans al-Bukhari et dans l'exemplaire accompagné du commentaire d'al-Qastallani, alors que dans l'exemplaire imprimé avec le commentaire d'Ibn Hajar, on lit ceci : Il dit : « Je suis venu auprès de lui », c'est-à-dire qu'al-Ma'rur a parlé d'Abu Dharr, ce qui implique que la parole s'arrête à Abu Dharr et n'est pas rattachée au Prophète ﷺ. Cependant, il est confirmé par Muslim et par al-Bukhari lui-même que la parole est rattachée au Prophète ﷺ. Voir al-Fath, vol. 4, pp. 66-67.
58. This is the way it is recorded in al Bukhari and in the copy with commentary by al Qastallani, whereas in the copy printed with the commentary of Ibn Hajar, it reads as follows: He said, "I came to him," i.e. al Ma'rur talked about Abu Dharr, which implies the saying ends at Abu Dharr and is not linked up to the Prophet (p). However, it is confirmed by Muslim and al Bukhari himself that the saying is linked up to the Prophet (p). See al Fath, Vol. 4, pp. 66-67.
59. Al Mughni, vol. 2, p. 591, et al Amwal, p. 379.
59. Al Mughni, Vol. 2, p. 591, and al Amwal, p. 379.
60. Al Mughni, avec commentaire, vol. 2, p. 463.
60. Al Mughni, with commentary, Vol. 2, p. 463.
61. Al-Shafi'i dit : « Tawus connaissait bien l'action de Mu'adh, bien qu'il ne l'ait pas rencontré, car il a rencontré de nombreuses personnes qui connaissaient Mu'adh. » Cela n'est pas contesté, à ma connaissance, par qui que ce soit. Al-Bayhaqi dit : « Tawus n'a pas rencontré Mu'adh, mais en tant que Yéménite, il connaissait très bien les détails de la biographie de Mu'adh, qui est communément connue au Yémen. » Voir al-Mirqat, vol. 3, p. 71.
61. Al Shafi'i says, "Taus was well aware of Mu'adh action, even though he did not meet with him, because he met many people who knew Mu'adh." This is not--to the best of my knowledge--disputed with anyone. Al Baihaqi says, "Taus did not meet Mu'adh, but as a Yemeni he was very familiar with details about the biography of Mu'adh, which is commonly known in Yemen." See al Mirqat, Vol. 3, p. 71.
62. Al Fath, tome 4, pp. 65-66, Nail al Awtar, tome 4, p. 122, édition 'Uthmaniyah. Nasb al Rayah, tome 2, p. 346, et postface. Ce propos est appuyé par des rapports de suivi (mutaba'at) autres que celui de 'Ali. Parmi eux figurent des rapports d'Ibn Mas'ud, d'Ibn 'Abbas et d'Anas, ainsi que le long propos de 'Amr bin Hazm. Voir Sunan al Baihaqi, tome 4, pp. 98-99, et Mirqat, tome 3, p. 71.
62. Al Fath, Vol. 4, pp. 65-66, Nail al Awtar, Vol. 4, p. 122, 'Uthmaniyah Print. Nasb al Rayah, Vol. 2, p. 346, and afterword. This saying has supporting follow-up other than that from 'Ali. Among them are reports from Ibn Mas'ud, Ibn 'Abbas, and Anas, and also the long saying from 'Amr bin Hazm. See Sunan al Baihaqi, vol, 4, pp. 98-99, and Mirqat, Vol. 3, p. 71.
63. En effet, selon la majorité des critiques, il n'est pas nécessaire qu'un rapport atteste qu'un narrateur a rencontré la personne de qui il rapporte. Il suffit de savoir qu'ils étaient contemporains et qu'il était possible qu'ils se soient rencontrés. Voir Nayl al-Awtar, réf. citée, et al-Mirqat, réf. citée. En revanche, al-Bukhari, ainsi que son maître Ibn al-Madini, exigent la connaissance qu'un narrateur a rencontré celui de qui il rapporte, au moins une fois.
63. Because according to the majority of critics it is not necessary that a report must exist to the effect that a narrator met the person from whom he narrates. Information of them being contemporaries and the possibility of having met together is sufficient. See Nail al Awtar, Ibid, and al Mirqat, Ibid. On the other hand, al Bukhari, along with his teacher, Ibn al Madini, require the knowledge that narrators have met at least once.
C'est pourquoi al-Bukhari ne rapporte rien, dans son recueil authentique, au sujet du seuil minimal (Nisab) des bovins. Cela est cité d'après Zain bin al-Munir. Voir al-Fath, vol. 4, p.
This is the reason why al Bukhari does not report in his correct collection anything about nisab of cows. This is quoted from Zain bin al Munir. See al Fatah, Vol. 4, p.
65.
65.
64. Al Muhalla, vol. 4, p. 65.
64. Al Muhalla, Vol. 4, p. 65.
65. Nayl al-Awtar, op. cit.
65. Nail al Awtar, op. cit.
66. Sunan al Baihaqi, vol. 4, p. 89-90, et Majma' al Zawa'id, vol. 3, p. 72.
66. Sunan al Baihaqi, Vol. 4, pp. 89-90, and Majma' al Zawa'id, Vol. 3, p. 72.
67. Nail al Awtar, op. cit., et al Talkhis, p. 174.
67. Nail al Awtar, op. cit., and al Talkhis, p. 174.
71. Il s'agit de Talha ibn 'Abd Allah ibn 'Awf, neveu de 'Abd al-Rahman ibn 'Awf, et il est l'un des principaux Tabi'in de Médine, selon Ibn Hazm, al-Muhalla, ibid.
71. He is Talhah bin 'Abd Allah bin 'Awf, nephew of 'Abd al Rahman bin 'Awf, and is one of the leading Followers in Madinah, according to Ibn Hazm, al Muhalla, Ibid.
85. Al Musannaf, vol. 3, p. 221, édition de Hyderabad.
85. Al Musannaf, Vol. 3, p. 221, Hyderabad Print.
86. Rapporté par Abu Daud dans son Sunan, chapitre sur les rançons, section sur le montant de la rançon. D'après 'Amr bin Shu'aib, de son père, de son grand-père, qui dit : « La rançon était, du temps du Messager de Dieu ﷺ, de 800 dinars ou de 8000 dirhams… Cela demeura en vigueur jusqu'à ce que 'Umar prenne la fonction de calife, et il annonça : Les chameaux sont devenus chers. Alors 'Umar ordonna que la rançon soit de 1000 dinars d'or ou de 12000 dirhams d'argent, ou de 200 vaches, ou de 2000 moutons ou de 200 vêtements… »
Abu Daud rapporte d'après 'Ata bin Aba Rabah : « Le Messager de Dieu ﷺ rendit son jugement sur les rançons. Pour ceux qui possèdent des chameaux, c'est 100 chameaux ; pour ceux qui possèdent des vaches, c'est 200 vaches, … » etc. Ce hadith est mursal [le nom du Compagnon n'apparaît pas dans la chaîne de transmission].
Dans une autre version, 'Ata rapporte d'après Jabir bin 'Abd Allah : « Le Messager de Dieu ﷺ imposa… » etc.
86. Reported by Abu Daud in his Sunan, chapter on ransoms, section on the amount of ransom. From 'Amr bin Shu'aib, from his father his grandfather, who said, "The ransom used to be at the time of the Messenger of God (p) 800 dinars or 8000 dirhams . . . this remained in effect until 'Umar took over as Khalifah, and he announced, Camels have become expensive, then 'Umar ordered ransoms to be 1000 dinars of gold or 12000 dirhams of silver, or 200 cows or 2000 sheep or 200 garments . . . " Abu Daud reports from 'Ata bin Aba Rabah, "The Messenger of God (p) gave his judgement on ransome. For those who own camels it is 100 camels, for those who own cows, it is 200 cows, . . " etc. This is mursal [the name of the Companion does not appear in the chain]. In another version, 'Ata narrates from Jabir bin 'Abd Allah, "The Messenger of God imposed . . .etc.
87. Schacht mentionne dans l'Encyclopédie de l'Islam, vol. 10, p. 359, traduction arabe, que le seuil minimal (Nisab) est de 20 vaches. Je ne connais aucun endroit d'où il aurait pu tirer ce chiffre.
87. Schacht mentions in the Encyclopedia of Islam, vol, 10, p. 359, Arabic translation, that nisab is 20 cows. I am aware of no place where he might have got this figure from.
88. Al Amwal, p. 379.
88. Al Amwal, p. 379.
89. Nous reviendrons sur cette question à la fin de la huitième section de ce chapitre.
89. We shall return to this issue at the end of section eight of this chapter.
90. L'auteur de Sharh al Sunnah écrit : « Cela signifie qu'il faut ajouter encore 100 jusqu'à ce que le nombre de moutons atteigne 400. Alors, quatre moutons sont requis. » C'est l'avis de la majorité des juristes. Al Hasan bin Saleh indique que si le nombre atteint 301, alors quatre moutons sont requis. C'est également l'avis d'al Nakha'i. Voir al Mirqat, vol. 4, pp.
90. The author of Sharh al Sunnah writes, "This means increase of another 100 until the number of sheep reaches 400. Then four sheep are required." This is the opinion of the majority of jurists. Al Hasan bin Saleh indicates that if the quantity becomes 301, then four sheep are required. This is also the view of al Nakha'i. See al Mirqat, Vol. 4, pp.
144-145, Multan Print.
144-145, Multan Print.
91. Voir le chapitre sur l'aumône obligatoire (Zakah) des moutons dans al Majmu, Vol. 5, p. 417, puis, ensuite, al Mughni, Vol. 2, p. 472, et suivantes, Bidayat al Mujtahid, Vol. 1, p. 224, et Sunan al Baihaqi, Vol. 4, p. 99, et suivantes.
91. See the chapter on zakah of sheep in al Majmu , Vol. 5, p. 417, and afterward, al Mughni, Vol. 2, p. 472, and afterward, Bidayat al Mujtahid, Vol. 1, p.. 224, and Sunan al Baihaqi, Vol. 4, p. 99, and afterward.
92. Il s'agit de Shawqi Isma'il, dans un article intitulé « The Accounting System of Zakah » (Le système comptable de l'aumône obligatoire (Zakah)), publié dans al Iqtisad wa al Siyasah fi Daw' al Islam, une revue éditée par la Faculté de commerce de l'Université du Caire il y a plus de quinze ans.
92. He is Shawqi Isma'il, in an article titled, "The Accounting System of Zakah" in al Iqtisad wa al Siyasah fi Daw' al Islam, a review published by the Faculty of Commerce at the University of Cairo more than 15 years ago.
93. Sharh al Risalah, Vol. 1, p. 337.
93. Sharh al Risalah, Vol. 1, p. 337.
94. Mentionné dans al-Muntaqa. Al-Shawkani commente : « Rapporté par al-Daraqutni et al-Bayhaqi. Hilal ibn Khabbab est l'un des maillons de la chaîne de transmission ; il est jugé digne de confiance par plus d'un savant, tandis que certains émettent des critiques à son égard. Voir Nayl al-Awtar, vol. 4, p. 133. »
94. Mentioned in al Muntaqa. Al Shawkani comments, "Reported by al Daraqutni and al Baihaqi, Hilal bin Khabbab is one of the links of the chain, and he is graded trustworthy by more than one scholars, while some speak critically of him. See Nail al Awtar, Vol. 4, p. 133.
95. Al Muwatta, vol. 1, p. 265, édition al-Halabi.
97. Al-Shawkani commente : « Cela est fait sur la base que la restriction du sens d'un texte est validée par l'avis d'un Compagnon, mais cette base est incorrecte. » Ibid.
97. Al Shawkani comments, "This is done on the basis that restricting the meaning of a text is validated by the opinion of a Companion, but this is an incorrect basis." Ibid.
104. L'auteur de Majma' al Zawa'id, vol. 3, p. 75, écrit : « Laith bin Abu Salim figure dans la chaîne de transmission ; il est digne de confiance, mais mudallis [il peut omettre intentionnellement un nom dans la chaîne]. »
104. The author of Majma' al Zawa'id, Vol. 3, p. 75. writes "Laith bin Abu' Salim is in the chain, and he is trustworthy but mudallis [he may intentionally delete some name in the chain].
109. Al Majmu', vol. 5, p. 397. La déclaration de 'Umar est rapportée par Malik avec une chaîne correcte, telle que citée par al-Nawawi. Nous en discuterons en détail plus loin dans cette section.
109. Al Majmu', Vol. 5, p, 397. The statement of 'Umar is reported by Malik with a correct chain as quoted by al Nawawi. We will discuss it in detail latter in this section.
110. Al Mughni, vol. 2, p. 479.
110. Al Mughni, Vol. 2, p. 479.
111. *Al-Durr al-Mukhtar* avec son commentaire *Radd al-Muhtar*, vol. 2, p. 25.
111. Al Durr al Mukhtar with its commentary Radd al Muhtar, Vol. 2, p. 25.
131. L'auteur d'al-Muntaqa est cité par al-Shawkani : « Ceci est rapporté par tout le groupe. » Voir Nail al-Awtar, vol. 4, p. 156.
131. The author of al Muntaqa is quoted by al Shawkani, "This is reported by all the group." See Nail al Awtar, Vol. 4, p. 156.
132. Ibid, p. 137. Al Tirmidhi a mentionné qu'al Bukhari considère cette parole comme authentique (sahih), qu'al Hafiz la juge bonne, et qu'al Daraqutni affirme : « La version correcte s'arrête à 'Ali. »
133. Sourate al Anfal, 8:60.
132. Ibid, p. 137. Al Tirmidhi mentioned that al Bukhari grades this saying correct, al Hafiz grades it good, and al Daraqutni says "The correct version ends at 'Ali." 133. Sura al Anfal, 8:60.
134. Al Rawd al Nadir, commentaire du Majmu' al Fiqh al Kabir sur la jurisprudence islamique comparée zaydite (Fiqh), vol. 2, pp. 408-409.
134. Al Rawd al Nadir, commentary on Majmu' al Fiqh al Kabir on comparative Zaidi jurisprudence, Vol. 2, pp. 408-409.
135. Ce sont les paroles d'al-Bukhari, dans le chapitre sur le partage de l'eau, section sur le fait pour les gens et le bétail de boire aux rivières. Al-Bukhari, avec le commentaire d'al-Sindi, vol. 2, p. 33. Cette parole est également rapportée par Ahmad et Muslim. Voir Nail al-Awtar, vol. 4, p. 117.
135. These are the words of al Bukhari in the chapter on sharing water, section on drinking from rivers by people and Livestock. Al Bukhari, with commentary by al Sindi, Vol. 2, p. 33. The saying is also reported by Ahmad and Muslim. See aNail al Awtar Vol. 4, p. 117.
149. Al-Tibi explique : « J'ai exonéré » signifie que j'ai retiré ou laissé de côté la perception de l'aumône obligatoire (Zakah), en référence au fait qu'elle aurait dû être soumise à l'aumône obligatoire (Zakah) à l'origine. Al-Qari commente : « Cela signifie implicitement que l'affaire fut laissée à l'appréciation du Prophète ﷺ. » Voir al-Mirqat, vol. 4, p. 149.
149. Al Tibi explains, "I waived' means, I removed or over-looked from taking zakah, refering to the fact that it should originally have been zakatable." Al Qari comments, "It implicitly means that the matter was left to the Prophet (p)." See al Mirqat, Vol. 4, p. 149.
150. Rapporté par Ahmad et al-Tabarani dans al-Mu'jam al-Kabir. L'auteur de Majma' al-Zawa'id, vol. 3, p. 69, dit : « Les hommes de sa chaîne de transmission sont dignes de confiance. » Voir aussi Nail al-Awtar, vol. 4, p. 156.
150. Reported by Ahmad and al Tabarani in al Mu'jam al Kabir. The author of Majma' al Zawa'id, Vol. 3, p. 69, says, "Men of its chain are trustworthy." See also Nail al Awtar, Vol. 4, p. 156.
151. Al-Ihkam d'al-Qarafi, pp. 106-108.
151. Al Ihkam by al Qarafi, pp. 106-108.
152. Hujjat Allah al Balighah, Vol. 1, pp. 271-272. Voir aussi Shaikh Mahmud Shaltut, al Islam 'Aqidah wa Charia, Part Three, section intitulée « Sunna, une législation et non une législation ». 153. Sourate al Hashr, 59:7.
152. Hujjat Allah al Balighah, Vol. 1, pp. 271-272. See also Shaikh Mahmud Shaltut, al Islam 'Aqidah wa Shari'ah, Part Three, section entitled "Sunnah, a Legislation and Not a Legislation." 153. Sura al Hashr, 59:7.
154. Rapporté par Muslim.
154. Reported by Muslim.
155. Rapporté par Al-Bukhari, Muslim et d'autres, d'après Abu Qatada Al-Ansari : Le Prophète ﷺ
155. Reported by Bukhari, Muslim and other from Abu Qatadah al Ansari: The Prophet (p)
Ce propos fut tenu lors de la bataille de Hunayn.
said this in the battle of Hunain.
156. Rapporté par Abou Dawoud et at-Tirmidhi, qui le classe comme bon.
156. Reported by Abu Daud and al Tirmidhi, who grades is good.
157. Pour plus de détails, voir al-Qarafi, al-Ihkam fi Tamyiz al-Fatawa min al-Ahkam, question n° 25 et ses réponses, pp. 86-108. À la fin de son développement, il commente : « Il existe plusieurs autres cas semblables à ceux-ci en charia. Il faut les rechercher, car, une fois trouvés, ils constituent une source abondante de savoir et de profondeur pour ceux qui fournissent des efforts. »
158. Séminaire sur les études sociales, troisième section, pp. 246-247.
157. For details, see al Qarafi, al Ihkam fi Tamyizal Fatawa min al Ahkam, question number 25 and its replies, pp. 86-108. At the end of his discussion, he comments, "There are several other cases similar to these in Shari'ah. One should search of them, for once found, they are abundant source of knowledge and depth for those who exert their efforts." 158. Seminar on social studies, Third Section, pp. 246-247.
159. Rapporté par Ahmad et Muslim. Voir Nayl al-Awtar, vol. 4, p. 117.
159. Reported by Ahmad and Muslim. See Nail al Awtar, Vol. 4, p. 117.