Introduction de l'auteur
Author Introduction
Louange à Dieu, et que la prière et la paix soient sur le Messager de Dieu ﷺ, sur sa famille, sur ses compagnons et sur ceux qui suivent sa guidance. Parmi les cinq piliers de l'islam, la aumône obligatoire (Zakah) est le pilier socio-financier. En accomplissant la aumône obligatoire (Zakah) ainsi que l'unicité (Tawhid) (la croyance en l'unicité de Dieu) et en établissant la prière, une personne devient musulmane. En tant que membre de la communauté musulmane, elle mérite la fraternité et l'allégeance des musulmans, comme l'indique le verset coranique : {mais s'ils se repentent, accomplissent la prière et s'acquittent de la aumône obligatoire, alors ce sont vos frères en la foi}.
Praise be to God and prayer and peace on the messenger of God, his family, his companions, and those who follow his guidance. Out of the five pillars of Islam, Zakah is the socio-financial one. By performing zakah along with tawhid (belief in the oneness of God) and establishing prayers a person becomes Muslim. As a member of the Muslim community he or she deserves the brotherhood and allegiance of Muslims, as indicated by the Qur'anic verse "but if they repent, establish prayers, and practice zakah they are your brethren in faith".
Bien que la zakah soit habituellement mentionnée avec les actes d'adoration de l'islam, tels que la prière, elle fait en réalité partie du système socio-financier de l'islam. C'est pourquoi elle est toujours étudiée sous la rubrique des questions financières et politiques de la société islamique. Il n'est donc pas étonnant que les savants musulmans soient désireux d'analyser les détails de la aumône obligatoire (Zakah) sous tous les angles.
Even though zakah is usually mentioned with the methods of worship of Islam, such as prayer, it is in fact a part of the socio-financial system of Islam. For that reason it is always studied under the heading of Financial and Political Issues of the Islamic Society. Therefore, it is no wonder that Muslim scholars are eager to analyze the details of zakah from all angles.
Questions explicatives :
Explanatory Issues:
Les commentateurs du Coran étudient et expliquent les versets relatifs à la zakah, notamment le verset 267 de la sourate al-Baqarah, le verset 242 de la sourate al-An'am, les versets 34, 60 et 103 de la sourate al-Tawbah, ainsi que plusieurs autres versets. Parmi les commentateurs, ceux qui se sont spécialisés dans les ahkam (les injonctions du Coran), tels qu'Abu Bakr al-Razi, al-Jassas, Abu Bakr ibn al-'Arabi et Abu 'Abdullah al-Qurtubi, ont apporté des contributions détaillées à l'explication des versets sur la zakah.
Commentators on the Qur'an study and explain the verses about zakah including verse 267 in Sura al Baqarah, verse 242 in Sura al 'An'am, verses 34, 60, and 103 in Sura al Tawbah, and several other verses, Among commentators, those who specialize in ahkam (Injunctions of the Qur'an) such as Abu Bakr al Razi, al Jassas Abu Bakr bin al 'Arabi, and Abu 'Abdullah al Qurtubi, have detail contributions to the explanation of the verses of zakah.
Les spécialistes du hadith étudient les traditions du Prophète ﷺ qui traitent de la zakah. On trouve un chapitre consacré à la zakah dans tous les livres de sunna, en particulier ceux classés selon les articles de la jurisprudence islamique (Fiqh) tels que le Muwatta' de Malik, le Sahih al-Bukhari, le Sahih Muslim, le Jami' al-Tirmidhi, le Sunan al-Nasa'i, le Sunan Abi Dawud et le Sunan Ibn Majah. Dans le seul Sahih al-Bukhari, le chapitre sur la zakah contient 172 dits attribués au Prophète ﷺ. Muslim s'accorde avec lui sur tous ces dits, à l'exception de quelques-uns. Il contient également 20 dits des compagnons et des tabi'in.
Scholars of hadith study the traditions of the Prophet that deal with zakah. You will find a chapter on zakah in all books of Sunnah, especially those sorted according to articles of fiqh such as Muwatta' Malik, Sahih al Bukhari, Sahih Muslim. Jami 'al Tirmidhi, Sunnan al Nasa'i, Sunnan abi Dawud, and Sunan Ibn Majah. In Sahih al Bukhari alone, the chapter of zakah contains 172 sayings attributed to the Prophet Muhammad (P) Muslim agreed with him on All but of the Prophet's sayings. In aslo contains 20 sayings of the companions and the followers.
Les juristes étudient l'aumône obligatoire (Zakah) dans leurs ouvrages comme le deuxième acte d'adoration majeur en Islam. Elle est généralement mentionnée juste après la prière, conformément à l'ordre que l'on trouve dans le Coran et la sunna.
Jurists study zakah in their books as the second major worship in Islam. It is usually listed right after prayers, in line with the sequence found in Qur'an and Sunnah.
Les spécialistes des questions financières et administratives de l'islam considèrent la zakah comme une composante de son système socio-financier. On la trouve ainsi dans l'ouvrage Al-Kharaj d'Abu Yusuf, dans l'ouvrage Al-Kharaj de Yahya bin Adam, dans Al-Amwal d'Abu 'Ubaid, dans Al-Ahkam al-Sultaniyah d'al-Mawardi (chafiite), dans Al-Ahkam al-Sultaniyah d'Abu Ya'la (hanbalite), et dans Al-Siyasah al-Shar'iyah d'Ibn Taymiyyah.
1. Ce pilier important de l'islam doit être réexaminé, réuni en un seul volume et présenté dans un style contemporain. Les auteurs d'autrefois écrivaient pour leur propre époque et dans leurs propres styles. Chaque époque a son style, comme le dit le Coran : « Nous n'avons envoyé aucun messager sinon avec la langue de son peuple, afin qu'il leur expose clairement (le message) ».
1. This important tenet of Islam needs to be re-examined, combined in one volume and represented in a contemporary style. The authors of old times wrote for their own ages with their own styles. Each era has its own style, as the Qur'an says, "we sent not an apostle except to teach in the language of his own people in order to make things clear to them".
Il y a deux sujets principaux de l'économie islamique qui méritent d'être étudiés en cette époque en raison de leur pertinence. L'un est une obligation essentielle, un pilier de l'islam. L'autre est une interdiction, un grand péché. Le premier sujet est l'aumône obligatoire (Zakah), le second est l'usure (Riba) (intérêt).
There are two main subject in Islamic economics that deserve to be studied in this time because of their relevance. One is an essential obligation or a pillar of Islam. The other is a prohibition, a major sin. The first subject is zakah, the second riba (interest).
Il n'existe aucun désaccord parmi les musulmans quant au caractère obligatoire du premier, ni quant à l'interdiction de l'autre, car nier cette obligation ou cette interdiction équivaut à apostasier.
There is no disagreement among Muslims about the obligatory nature of the first, nor the prohibition of the other, for denying this obligation or that prohibition amounts to apostating.
Cependant, la question de la riba a retenu davantage l'attention des savants que celle de la aumône obligatoire (Zakah). De grands savants tels qu'Abu A'la al Mawdudi, Muhammad Abdullah Draz, 'Isa 'Abdu, Muhammad Abu Zahrah, Muhammad Abdullah al 'Arabi, Muhammad Abu Sa'ud, Muhammad Baqir al Sadr et Muhammad 'Uzair ont rédigé des livres, des études et des articles sur la usure (Riba), que ce soit d'un point de vue purement islamique ou depuis une position influencée par la conception capitaliste occidentale de l'argent et de la vie. Bien qu'il reste toujours place pour des recherches plus rigoureuses et plus étendues, on peut constater qu'un nombre raisonnable de travaux a vu le jour sur ce sujet.
However, the issue of riba received more attention of scholars than the issue of zakah. Great scholars such as Abu A'la al Mawdudi,4 Muhammad Abdullah Draz5 'Isa 'Abdu, Muhammad Abu Zahrah7, Muhammad Abdullah al 'Arabi8, Muhammad Abu Sa'ud9, Muhammad Baqir al Sadr10, and Muhammad 'Uzair11, have written books, papers, and articles on riba, whether from a pure Islamic point of view or from a position influenced by the Western capitalistic stance on money and life. In spite of the fact that there is always room for more rigorous and more extensive research, one can note that a reasonable amount of research has emerged on this issue.
2. Les juristes musulmans divergent sur de nombreux détails de l'aumône obligatoire (Zakah). Chacun a son propre avis et ses propres arguments, et il arrive que leurs interprétations se contredisent, ce qui plonge la plupart des gens dans le désarroi et la confusion quant à l'avis à retenir.
2. Muslim jurists differ on many details of zakah. Each has his own opinion and arguments, and there are sometimes contradictions among their interpretations, which leaves the majority of people in chaos and confusion about what opinion to choose.
Il est grandement nécessaire de réexaminer ces interprétations, ces opinions et ces arguments, de les discuter avec un certain degré de neutralité, de les examiner à la lumière des critères descendus de Dieu, et de montrer lequel d'entre eux est le plus digne.
There is a great need to review these interpretations, opinions, and arguments, to discuss them with certain degree of neutrality, to examine them in the light of the criteria descending from God, and to show which among them is the most worthy.
À ce besoin, le défunt Cheikh Mahmud Shaltut a fait référence dans son livre *Islam, Doctrine and Law*12, en disant sous le titre « La Zakah, un pilier religieux fondamental » :
To this need the late Shiekh Mahmud Shaltut referred' in his book Islam, Doctrine and Law12, saying under the title "Zakah, A Principal Religious Pillar".
« Malgré ma conviction que les divergences théoriques témoignent de la vitalité intellectuelle et de la souplesse du système qui les accueille, je ressens un malaise lorsque je considère l'étendue des divergences entre les écoles de pensée quant à l'application de cette obligation de la zakah, telle qu'elle est exposée dans les ouvrages de jurisprudence et de prescriptions. Cette obligation de la zakah, habituellement associée à la prière, devrait être, comme la prière, communément comprise. Dans la prière, on ne trouve guère de place pour les divergences : seulement cinq prières par jour et par nuit. Contrairement à la prière, on constate que même le taux, l'exemption et les types de richesses soumis à la zakah font l'objet de divergences entre les savants. De telles divergences ont de graves conséquences pour l'ensemble des musulmans lorsqu'il s'agit de mettre en application l'obligation islamique de la zakah. Par exemple, certains savants considèrent que la richesse des enfants et des personnes atteintes de démence est soumise à la zakah, d'autres non. Certains considèrent que toutes les productions agricoles sont soumises à la zakah, d'autres la limitent à certaines espèces seulement. Certains considèrent les dettes comme soumises à la zakah, d'autres non. Des divergences semblables existent pour les biens commerciaux et les bijoux des femmes. Certains exigent un seuil minimal (Nisab) pour que la zakat soit due, d'autres non, etc. Les mêmes types de divergences existent aussi quant à la distribution de la zakah. » Feu Shaltut a appelé à un réexamen de ces divergences entre les écoles de pensée, qu'il craignait de voir porter atteinte à l'essence même de cette obligation. Un tel réexamen devrait se fonder sur les objectifs ultimes de la zakah tels qu'ils sont énoncés dans le Coran, afin que les musulmans puissent la comprendre et l'appliquer de manière uniforme.
3. Il existe des questions nouvelles qui n’existaient pas dans le passé et qui n’étaient pas connues des anciens juristes. Ces questions nouvelles exigent de nouveaux jugements religieux. Aujourd’hui, les musulmans posent de nombreuses questions au sujet de la zakah, auxquelles il ne faut pas laisser de réponse. Par exemple : comment considérer les nouvelles formes de richesse autres que le bétail, les produits agricoles et les fruits ? Ces nouvelles formes de richesse comprennent les immenses immeubles loués, les énormes usines et installations, les machines et équipements, ainsi que toutes sortes de capitaux fixes et circulants qui procurent un flux considérable de revenus issus de leurs chaînes de production et de leurs loyers, tels que les navires, les voitures, les avions et les hôtels. Il existe aussi de nouvelles sociétés commerciales et industrielles, les nouvelles formes de revenus des professions libérales comme les médecins, les ingénieurs et les avocats, ainsi qu’un très grand nombre de salariés percevant des salaires et des traitements. Tous ces biens sont-ils soumis à la zakah ou non ? S’ils y sont soumis, quel est le taux de la zakah à leur appliquer ? Quand est-elle due ? Et sur quel fondement dans la charia est-elle établie ?
3. There are new matters that did not exist in the past and were not known to the ancient jurists. These new matters require new religious injunctions. Today, Mulims ask many questions about zakah that must not be left without answers. Questions such as how to consider new forms of wealth other than Iivestock, agricultural produce and fruits. These new forms of wealth include huge buildings for rent, enormous factories and plants, machines and equipment, and all kinds of fixed and circulating capital that provide tremendous flow of income out of their production lines and rental proceeds such as ships, cars, planes and hotels. There are new trading and industrial corporations, the new forms of income of professionals like physicians, engineers, and lawyers and huge numbers of employees receiving wages and salaries. Are all these zakatable or not, and if they are zakatable, what is the percentage of zakah on them? When is it due? And on what basis in Shari'ah is it founded.
Nombre de mesures et de termes mentionnés dans les textes sur la zakat, comme al wisq pour les produits agricoles, le sa' pour la zakat de rupture du jeûne, ou les darahim et dananir pour la zakat sur l'argent, exigent de nouvelles définitions et une conversion dans les mesures actuelles. Ces quantités sont-elles données et fixes, ou peut-on les modifier en fonction de l'évolution des circonstances économiques et sociales, comme un changement de la valeur d'achat de la monnaie ? Les gouvernements contemporains imposent de nouveaux impôts, à taux progressifs ou proportionnels, assortis de certaines finalités sociales. Il convient d'étudier la relation entre ces impôts et la aumône obligatoire (Zakah), et d'en signaler les points de ressemblance et de différence. Il faut examiner la possibilité de substituer ces impôts à la aumône obligatoire (Zakah), ainsi que la possibilité de leur coexistence.
4. Malheureusement, certains musulmans nourrissent quelques doutes au sujet de l'aumône obligatoire (Zakah).
4. Unfortunately, there are a few misgivings among some Muslims about zakah.
Certains y voient une somme très modeste donnée par les riches aux pauvres, uniquement pour subvenir à la subsistance de ces derniers et les maintenir tout juste au seuil de la pauvreté, c'est-à-dire dans un besoin permanent de la charité condescendante des riches. Cette image n'a aucune place dans l'institution de l'aumône obligatoire (Zakah) en Islam, bien qu'elle soit malheureusement pratiquée par beaucoup. On trouve même des journalistes réputés en Égypte qui écrivent que l'aumône obligatoire (Zakah) ne convient pas à notre société, au motif que les systèmes sociaux et économiques contemporains doivent reposer sur le travail et la production plutôt que sur la charité, comme si l'aumône obligatoire (Zakah) n'était qu'une simple charité pour les mendiants ou un soutien aux oisifs14. Un autre auteur, nommé ... appelle la justice sociale islamique « socialisme charitable »15. Tout cela révèle soit une intention malveillante de induire les lecteurs en erreur, soit à tout le moins une ignorance considérable de l'aumône obligatoire (Zakah), ce qui souligne la nécessité d'une nouvelle étude, laquelle, à mon avis, est une obligation incombant aux savants musulmans.
Some look at it as a very meager amount given by the rich to the poor only to sustain the latter's life and keep him barely at the poverty line, i.e. in permanent need of the condescendent charity of the rich. This picture has no place in the institution of zakah in Islam, though it is regrettably practiced by many. We even find some reputable journalists in Egypt writing that zakah does not fit our society because the contemporary social and economic systems must be based on work and production instead of charity as if zakah were simply a charity for beggars or a support for the idle14. Another writer called Islamic social justice "charity socialism"15. All this reveals an ill intention to mislead readers or at least an enormous ignorance about zakah and emphasizes the need for a new study which I believe is an obligation on Muslim scholars.
Les chercheurs intéressés aux questions financières et économiques de l'islam ont exprimé leur surprise de constater que la bibliothèque musulmane contemporaine manque d'une étude sérieuse et complète sur l'aumône obligatoire (Zakah), malgré la place importante qu'elle occupe dans cette religion de l'islam16. Le Conseil supérieur des affaires islamiques du ministère des Awqaf en Égypte a ressenti ce besoin en annonçant, il y a neuf ans, l'aumône obligatoire (Zakah) comme l'un des rares grands domaines de recherche, et en attribuant des prix aux meilleurs travaux de recherche rédigés sur ce sujet. Ce besoin a été encore souligné par le Congrès sur la recherche islamique tenu au Caire en mars 1963, auquel ont assisté des savants musulmans de plus de quarante pays. Dans leur résolution, les participants ont déclaré : « Les questions de l'aumône obligatoire (Zakah), des ressources financières en islam, des moyens d'investissement, de leur rapport aux individus et à la société, ainsi que des droits privés et publics, sont les grandes questions d'actualité, car ces sujets représentent le point de convergence dans la charia entre le culte et le comportement social. Pour cette raison même, le Congrès considère ces questions comme un thème principal de sa prochaine session17. » La présente recherche s'efforce d'atteindre les objectifs suivants :
1. Sourate At-Tawbah, 9 : 11
1. Sura at Tawbah, 9: 11
2. Voir la conclusion du livre sur l'aumône obligatoire (Zakah) dans Fath al-Bari, p. 4, édition d'al-Halabi, Égypte.
2. See the conclusion of the book of zakah in Fath al bari p. 4, al Halabi print, Egypt.
3. Sourate Ibrahim, 14 : 4
3. Sura Ibrahim, 14: 4
4. Al Riba publié en arabe.
4. Al Riba published in Arabic.
5. Son article sur « al riba », présenté à la conférence sur la jurisprudence islamique, Paris, 1951.
5. His paper on "al riba", read in the conference on Islamic jurisprudence, Paris 1951.
6. Son livret Why did God Prohibit Riba, publié par Maktabah al Manar al Islamiya, Koweït, dans la collection intitulée Toward A Sound Islamic Economy.
6. His booklet Why did God Prohibit Riba published by Maktabah al Manar al Islamiya, Kuwait, under series title, Toward A Sound Islamic Economy.
7. Son opuscule *Prohibition of Riba. As An Economic Institution*, publié dans la collection mentionnée en note 6.
7. His booklet Prohibition of Riba. As An Economic Institution published in the series mentioned in footnote 6.
8. Son article « La propriété privée et ses limites en islam », présenté au Congrès de recherche islamique, Le Caire, et publié dans le premier recueil des actes du Congrès.
8. His paper "Private Ownership and its limits in Islam" read at the Congress on Islamic Research, Cairo and published in the first collection of proceedings of the Congress.
9. Son livre *Outlines of Islamic Economics* (Esquisses d'économie islamique) et son article « Is It Possible To Establish an Islamic Bank » (Est-il possible de fonder une banque islamique ?), publiés par Makatabah al Manar.
9. His book Outlines of Islamic Economics and his paper "Is It Possible To Establish an Islamic Bank" published by Makatabah al Manar.
10. Son livre : *Notre économie*, publié par Dar al Fikr, Liban ; ainsi que son livre *Interest Free Bank*.
10. His book: Our Economics, published by Dar al Fikr, Lebanon; also his book Interest Free Bank.