4.5 Chapitre cinq : Les personnes endettées
4.5 Chaptar Five Persons Under Debt
La sixième catégorie des bénéficiaires de la zakat est constituée des personnes endettées. Selon l'école hanafite, ce groupe comprend tous ceux qui ne possèdent pas un seuil minimal (Nisab) au-delà de ce qui est nécessaire pour acquitter leurs dettes.1 En revanche, Malik, al-Shafi'i et Ahmad distinguent deux sortes de débiteurs : ceux dont les dettes servent à leurs besoins personnels et ceux dont les dettes résultent de leurs responsabilités sociales et politiques. Cette distinction entraîne des différences dans le jugement applicable à ces deux catégories, et chacune sera examinée séparément.
The sixth category of zakah deservants is persons under debt. According to the Hanafite school, this group includes all who do not own nisab above what is needed to pay their debts.1 On the other hand, Malik, al Shafi'i, and Aamad distinguish between two kinds of debtors, those whose debts are for personal use and those whose debts are caused by their social and political responsibilities. This distinction implies differences in the ruling of those two categories, and each shall be discussed alone.
Ceux qui sont endettés pour des raisons personnelles
Those under debt for personal reasons
Cette sous-catégorie se limite aux personnes endettées pour des raisons personnelles et qui ne disposent pas de biens et de revenus suffisants pour s'acquitter de leurs dettes, tout en subvenant à leurs besoins essentiels. Les dettes peuvent avoir été contractées pour des dépenses de consommation, notamment un mariage, des frais médicaux, la construction d'une maison destinée à la résidence personnelle, etc., ainsi que les dettes résultant d'une responsabilité envers autrui. At-Tabari rapporte, d'après Abu Ja'far, d'après Qatadah, que l'État doit acquitter sur le trésor public les dettes de ceux qui ont emprunté sans extravagance, mais qui n'ont pas assez de fonds pour rembourser leurs créanciers.2
This subcategory is limited to individuals who are under debts used for personal reasons and do not have assets and income sufficient to rid them of their debt in addition to satisfying their essential needs. Debts may have been borrowed for consumer expenditures, including marriage, medical bills, building a house for personal residence, etc., and debt resulting from accrued liability toward others. Al Tabari reports from Abu Ja'far from Qatadah that the state must pay from the treasury debts of those who borrowed without extravagance, yet do not have enough funds to repay their creditors.2
Font également partie de ce groupe ceux qui sont frappés par des catastrophes naturelles ou des accidents qui détruisent leurs biens et les contraignent à emprunter pour continuer à subvenir à leurs besoins essentiels. Mujahid a rapporté : « Trois catégories entrent dans cette sous-catégorie : une personne dont les biens ont été détruits par une inondation, une personne dont les biens ont été détruits par un incendie, et une personne ayant de nombreuses charges de famille et aucun moyen, qui emprunte pour subvenir aux besoins de sa famille. »3 Dans le hadith de Qabisah ibn al-Mukhariq, rapporté par Ahmad et Muslim, le Prophète ﷺ
Also in this group are those hit by natural disasters or accidents that destroy their assets and force them to borrow in order to continue fulfilling basic needs. Mujahid is reported to have said, "Three kinds are included in this sub-category: a person whose wealth is destroyed by flood, a person whose wealth is destroyed by fire, and a person with many dependents and no means, who borrows to support his family."3 In the saying from Qubaisah bin al Mukharib, reported by Ahmad and Muslim, the Prophet (p)
Il est permis à une personne frappée par une catastrophe qui anéantit sa richesse de demander à l'État l'aumône obligatoire (Zakah), qui est son droit, jusqu'à ce qu'elle se procure une subsistance suffisante.
allowed a person hit by a catastrophe that wipes out his wealth, to ask the state for the zakah which is his right, until he procures sufficiency of sustenance.
Conditions pour donner l'aumône obligatoire (Zakah) à cette sous-catégorie
Conditions for giving zakah to this subcategory
Quatre conditions doivent être remplies avant que l'aide ne soit accordée aux personnes endettées à titre personnel :
Four conditions must be met before aid is given to those under personal debts:
1. Le débiteur doit être dans le besoin d'une aide financière. Les personnes qui possèdent des biens suffisants pour couvrir leurs dettes ne peuvent pas recevoir de l'aumône obligatoire (Zakah). Les personnes qui ne possèdent pas assez de biens, mais qui peuvent rembourser leurs dettes avec leurs revenus, peuvent néanmoins être éligibles à l'aumône obligatoire (Zakah), au motif que le remboursement des emprunts sur leurs revenus prendrait du temps. Cette condition n'implique pas que le débiteur doive être totalement démuni. Les savants affirment explicitement que le logement, les vêtements, le mobilier, les ustensiles, les domestiques et le moyen de transport, s'il est nécessaire, ne sont pas considérés comme des biens à partir desquels les dettes doivent être remboursées. Si le montant de la dette est supérieur aux biens disponibles du débiteur, l'aumône obligatoire (Zakah) peut être donnée pour payer la différence.
1. The debtor must be in need of financial aid. Persons who own wealth sufficient to cover their debts may not be given from zakah.4 Individuals who do not own sufficient wealth but can pay their debts from their earning may still be eligible for zakah on the grounds that repaying the loans from their income would take time. This condition does not imply that the debtor must be totally destitute. Scholars explicitly state that shelter, clothing, furniture, utensils, servants, and transportation if needed are not considered wealth from which loans must be paid. If the amount of debt is more than available wealth of the debtor, zakah may be given to pay the difference.
2. La dette doit provenir d'une activité licite en Islam, comme un emprunt contracté pour subvenir aux besoins de la famille. Les prêts utilisés pour des pratiques interdites, telles que la consommation de boissons alcoolisées, ou pour des dépenses excessives en choses licites, ne peuvent pas être réglés au moyen de l'aumône obligatoire (Zakah).
2. The debt must have stemmed from Islamically lawful activity, such as borrowing to support the family. Loans used for prohibited practices, such as consumption of alcoholic beverages, or extravagance in lawful items cannot be paid with zakah.
L'extravagance dans les choses licites est interdite par le verset : « Ô enfants d'Adam, revêtez vos plus beaux habits à chaque lieu de prière ; mangez et buvez, mais ne soyez pas dans l'excès, car Dieu n'aime pas les extravagants. »5 Cette condition repose sur le principe selon lequel donner la aumône obligatoire (Zakah) pour acquitter une dette contractée par une dépense illicite revient à aider les pécheurs et à encourager d'autres personnes à s'adonner au péché. Si le débiteur se repent, il peut recevoir la aumône obligatoire (Zakah), car le repentir efface ce qui l'a précédé. Certains juristes ajoutent la condition qu'un laps de temps suffisant pour confirmer la sincérité du repentir doit s'écouler avant que le débiteur repentant puisse recevoir la aumône obligatoire (Zakah) pour payer les dettes exigibles nées d'une activité illicite.
Combien peut-on donner à ceux qui sont endettés pour des raisons personnelles ?
How much can be given those under debt for personal reasons?
Une personne endettée reçoit une somme suffisante pour la libérer de ses dettes. Comme le paiement de l'aumône obligatoire (Zakah) dans ce cas est exclusivement destiné au règlement des dettes, si tout ou partie de ces dettes sont acquittées par d'autres moyens (par exemple grâce à des bénévoles) ou font l'objet d'une remise par les créanciers, la part de l'aumône obligatoire (Zakah) non utilisée pour le règlement des dettes doit être restituée à l'institution chargée de la Zakah.
A person under debt is given an amount sufficient to rid him or her of debts. Since the zakah payment in this case is exclusively for the payment of debts, if any or all of the debts are fulfilled by other means (such as by volunteers) or discounted by the creditors, the portion of zakah not used for the satisfaction of debts must be returned to the zakah institution.
Digression : La noble position de l'Islam envers les débiteurs
Digression: The noble position of Islam toward debtors
Il est utile de faire un bref détour pour examiner la position de l'Islam concernant les débiteurs et l'emprunt :
It is worthwhile to digress briefly and look at Islam's stance on debtors and borrowing:
A. L'islam enseigne aux musulmans la modération et l'économie dans la vie quotidienne, et les encourage à éviter l'endettement.
A. Islam teaches Muslims moderation and economy in living and encourages them to avoid borrowing.
B. Si les circonstances contraignent les musulmans à emprunter, ils doivent le faire après une planification minutieuse et avec la ferme intention de rembourser le prêt. Le Prophète ﷺ a dit : « Quant à celui qui prend les biens d'autrui avec l'intention de les rendre, Dieu l'aide à s'acquitter de sa dette, mais quant à celui qui prend des biens avec l'intention de les consommer et de les détruire, Dieu le détruira. »9
B. If circumstances force Muslims to borrow, they must do so after careful planning and with full intention of paying back the loan. The Prophet says, "As for the person who takes funds from others with the intention of returning them, God helps him fulfill his due, but as for the person who takes funds with the intention of consuming and destroying them, God will destroy him."9
C. Si le débiteur est dans l'incapacité de payer la totalité ou une partie de ses dettes malgré des preuves de sa bonne intention, l'État le délivre du fardeau et de l'humiliation de la dette. Il est dit : « Les dettes sont une source de tristesse la nuit et d'humiliation le jour. » Le Prophète ﷺ invoquait Dieu en disant : « Ô mon Seigneur, je me réfugie auprès de Toi contre le fardeau de la dette, contre la défaite face à l'ennemi et contre le fait de réjouir les ennemis. »10
C. If the debtor is unable to pay all or some of his debts in spite of evidence that shows his good intention, the state saves him from the burden and humiliation of debt. It is said that "debts are a source of depression in the night and humiliation in the day." The Prophet used to supplicate God, "O my Lord, I seek refuge in You from the burden of debt and from defeat by the enemy, and from giving enemies [the opportunity to] gloat."10
Les dettes ne sont pas seulement une source d'angoisse et d'insécurité pour l'emprunteur, elles affectent aussi son comportement et sa moralité. Le Prophète ﷺ demandait souvent à Dieu de le protéger de l'endettement. On lui demanda pourquoi il associait la demande de refuge contre les dettes à la demande de protection contre le châtiment de la tombe, contre la tentation de la vie d'ici-bas et contre la tentation du faux messie. Il répondit : « En vérité, lorsqu'un homme est accablé de dettes, s'il parle il ment, et s'il promet il manque à sa promesse. »11 Le Prophète ﷺ employa plusieurs moyens pour dissuader ses Compagnons d'emprunter, allant même jusqu'à refuser de prier sur le corps d'une personne décédée en laissant des dettes non acquittées. Sachant combien une personne serait déshonorée si le Prophète ﷺ refusait de prier sur sa dépouille, on mesure l'ampleur de l'effet d'une telle dissuasion.
Ceux qui sont endettés pour des causes sociales
Those under debts for social purposes
Cette catégorie comprend les personnes bienveillantes et de rang élevé qui entreprennent des activités d'intérêt public, telles que la réconciliation de différends entre groupes et individus, souvent en payant des compensations et des rançons à partir de leurs propres biens. Elles peuvent également entreprendre des projets d'utilité publique, tels que la construction d'orphelinats, de mosquées, d'hôpitaux pour les pauvres ou d'écoles pour enfants, ce qui peut les endetter. Les personnes de ce type sont aidées à rembourser leurs dettes au moyen de la aumône obligatoire (Zakah).18 Selon certains chafiites, ces personnes doivent recevoir de quoi acquitter leurs dettes, même si elles sont riches.19 Qubaisah bin al Mukhariq al Hilali raconte : « J'ai accepté une responsabilité financière [pour réconcilier deux groupes en conflit] et je suis allé voir le Messager de Dieu ﷺ pour lui demander de l'aide. Il m'a dit : "Reste ici jusqu'à ce que arrivent [les revenus de] la aumône obligatoire (Zakah), afin que nous puissions t'en donner une part." Le Prophète ﷺ poursuivit : "Ô Qubaisah, demander n'est permis que pour trois personnes : celui qui a accepté une responsabilité financière [pour réconcilier des gens] peut légitimement demander jusqu'à ce que cette charge financière soit acquittée. Ensuite, il ne doit plus rien demander. Celui qui est frappé par un désastre qui anéantit sa fortune peut légitimement demander jusqu'à atteindre un niveau de subsistance satisfaisant, et celui qui est frappé par la pauvreté au point que trois sages de son clan attestent qu'il est touché par la pauvreté peut demander jusqu'à obtenir une subsistance suffisante. Ô Qubaisah, toute demande au-delà de cela est mauvaise. Elle est consommée par celui qui l'accepte comme un mal."20
This category includes benevolent persons of stature who undertake activities for the public interest, such as reconciliation of disputes among groups and individuals, often by paying compensation and ransom from their own assets. They may also undertake projects of public benefit, such as building orphanages, mosques, hospitals for the poor, or schools for children, which may put them in debt. Persons of this kind are helped to pay their debts with zakah.18 According to some Shafi'ites, such individuals should be paid what satisfies their debts, even if they are rich.19 Qubaisah bin al Mukhariq al Hilali says, "I accepted a financial responsibility [to reconcile two disputing groups] and I went to the Messenger of God (P) to ask for help. He said, "Stay here until [the proceeds of] zakah come, so we can give you from it." The Prophet Continued, "O Qubaisah, asking is not permissible except for three persons: One who accepts financial responsibility [for reconciling people] may lawfully ask until that financial charge is satisfied. Then he must not seek any more help. One who is struck by disaster that wipes out his wealth may lawfully ask until he reaches a satisfactory level of sustenance, and one hit by poverty such that three wise clansmen confirm that he is struck by poverty may ask until he procures sufficiency of sustenance. O Qubaisah, any asking beyond that is evil. It is eaten by the person who accepts it as evil."20
Paiement des dettes des personnes décédées avec l'aumône obligatoire (Zakah)
Paying the debts of deceased persons from zakah
Al-Nawawi affirme qu'il existe deux avis opposés parmi les šāfi'ites à ce sujet. Certains estiment qu'il n'est pas permis de régler les dettes des personnes décédées à l'aide de la aumône obligatoire (Zakah). Cet avis rejoint celui d'al-Nakha'i, d'Abu Hanifah et d'Ahmad. L'autre opinion autorise cet acte, sur la base de la portée générale du verset pertinent. C'est aussi l'avis d'Abu Thawr. Il est rapporté qu'Ahmad soutient que le paiement de la aumône obligatoire (Zakah) pour les dettes du défunt ne peut être effectué, car ce paiement doit être remis au débiteur lui-même, et le débiteur, en l'occurrence, est mort. Al-Khirashi, dans son commentaire du texte de Khalil, dit : « Peu importe que le débiteur soit mort ou vivant. L'État doit acquitter les dettes à l'aide de la aumône obligatoire (Zakah). Certains juristes vont même jusqu'à affirmer que les dettes des personnes décédées sont prioritaires sur celles des personnes vivantes, puisque ces dernières pourront peut-être s'acquitter à l'avenir. » Al-Qurtubi remarque : « Les savants de notre école, ainsi que ceux des autres écoles, estiment que les dettes des personnes décédées peuvent être réglées à l'aide de la aumône obligatoire (Zakah), puisque le défunt, en tant que débiteur, est compris dans l'expression « ceux qui sont endettés » ; d'autant plus que le Prophète ﷺ... »
Al Nawawi says there are two opposing views among Shafi'ites about this. Some believe it is not permissible to pay the debts of deceased persons from zakah. This view is consistent with the opinion of al Nakha'i, Abu Hanifah, and Ahmad. The other opinion is to allow this action, on the basis of the general implication of the pertinent verse. This is also the view of Abu Thawr.22 It is reported that Ahmad argues that zakah payment for the debts of the deceased cannot be made because such payment must be made to the debtor himself and the debtor in this case is dead.23 Al Khirashi, in his commentary on the text of Khalil, says "It makes no difference whether the debtor is dead or alive. The sate must pay the debts from zakah. Some jurists even argue that debts of deceased persons have priority over those of living persons, since the latter may be able to pay in the future."24 Al Qurtubi remarks,25 "Scholars of our school as well as other schools think the debts of deceased persons may be paid from zakah, since as a debtor, he is included in the term "those under debt"; especially since the Prophet (p)
« Je suis plus responsable de chaque croyant que lui-même ; celui qui laisse des biens, ils reviennent à sa famille, mais celui qui laisse des dettes ou des personnes à charge, c'est à moi qu'il revient de s'en charger. » ﷺ26 C'est aussi l'avis de l'école ja'farite.27
said, "I am more responsible for every believer than his own self; he who leaves wealth, it is for his family, but he who leaves behind debts or dependents, they are my responsibility."26 This is also the view of the Ja'fari school.27
Prêter de l'argent issu de l'aumône obligatoire (Zakah)
Giving loans from zakah
Je pense qu'il existe une analogie solide entre les emprunteurs et les personnes endettées. Cette analogie permet d'accorder des prêts à partir de la aumône obligatoire (Zakah), ce qui est cohérent avec les objectifs généraux de la aumône obligatoire (Zakah). Les personnes qui ont besoin d'un prêt peuvent recevoir la aumône obligatoire (Zakah) au titre des personnes endettées. De cette manière, la aumône obligatoire (Zakah) peut contribuer concrètement à l'élimination de l'intérêt. Tel est le point de vue qu'expriment feu Abu Zahrah, Khallaf et Hasan dans leur étude sur la aumône obligatoire (Zakah).29 Ils soutiennent que si des dettes légitimes peuvent être acquittées au moyen de la aumône obligatoire (Zakah), pourquoi ne pas accorder, par priorité, des prêts sans intérêt à partir de la aumône obligatoire (Zakah) ? Muhammad Hameedullah, de Hyderabad, exprime une opinion similaire dans son étude intitulée Banking Without Interest.30 Il étaye son opinion en affirmant que les personnes endettées se répartissent en deux catégories : celles qui ne peuvent pas rembourser des dettes déjà contractées, et celles qui ont besoin de prêts qu'elles pourront rembourser à l'avenir.31 Ainsi, Hameedullah considère les personnes qui ont besoin d'un prêt comme des personnes endettées, mais on peut objecter que les personnes qui ont besoin d'un prêt ne sont manifestement pas endettées avant d'avoir reçu ce prêt. Par conséquent, l'argument d'Abu Zahrah et de ses collègues est plus fort.
I think there is a sound analogy between borrowers and those under debt. This analogy allows giving loans from zakah, which is consistent with the broad objectives of zakah. Persons who need loans can be given zakah under the title of those under debt. In this way, zakah can contribute practically to the elimination of interest. This is the view which the late Abu Zahrah, Khallaf and Hasan express in their study of zakah.29 They argue that if fair debts can be paid from zakah, why not, even by priority, give interestfree loans from zakah? Muhammad Hameedullah of Hyderabad expresses a similar opinion in his study entitled Banking Without Interest.30 He supports his opinion by stating that individuals under debt are of two kinds: those who cannot pay back alreadyused debts, and those who need loans which they can pay back in the future.31 Thus Hameedullah considers persons who need loans as persons under debt, but one may argue that persons who need loans are obviously not under debt before they receive the loan. Consequently the argument of Abu Zahrah and his colleagues is stronger.
1. Al-Bahr al-Ra'iq, vol. 2, p. 260, et Radd al-Muhtar, vol. 2, p. 63.
1. AL Bahr al Ra'iq, Vol. 2, p. 260, and Radd al Muhtar, Vol. 2, p. 63.
2. Commentaire d'al-Tabari, vol. 14, p. 338.
2. Commentary of al Tabari, Vol. 14, p. 338.
3. Ibid, et Musannaf Ibn Abi Shaibah, Vol. 3, p. 207.
3. Ibid, and Musannaf Ibn Abi Shaibah, Vol. 3, p. 207.
4. Selon un autre avis attribué à al-Shafi'i, les personnes endettées peuvent recevoir de l'aide même si elles sont riches. Voir al-Majmu', vol. 6, p. 207, et Nihayat al-Muhtaj, vol. 6, p. 155.
4. In another opinion attributed to al Shafi'i, persons under debts may be given even if they are rich. See al Majmu', Vol. 6, p. 207, and Nihayat al Muhtaj, Vol. 6, p. 155.
5. Sourate Al-A'raf, 7:31.
5. Sura al A'raf, 7:31.
6. Pour cette condition, voir al-Majmu', vol. 6, pp. 207-209, Nihayat al-Muhtaj, vol. 6, pp.
6. For this condition, see al Majmu', Vol. 6, pp. 207-209, Nihayat al Muhtaj, Vol. 6, pp.
154-155, et Hashiyat al Khirashi sur Khalil, Vol. 2, p. 218.
154-155, and Hashiyat al Khirashi on Khalil, Vol. 2, p 218.
7. Hashiyat al-Sawi, Vol. 1, p. 233.
7. Hashiyat al Sawi, Vol. 1, p. 233.
8. Al Majmu', Vol. 6, p. 209.
8. Al Majmu', Vol. 6, p. 209.
9. Rapporté par al-Bukhari, Ahmad et Ibn Majah, d'après Abu Hurairah. Voir Kanz al-'Ummal, vol. 6, p. 114.
9. Reported by al Bukhari, Ahmad, and Ibn Majah from Abu Hurairah. See Kanz al 'Ummal, Vol. 6, p. 114.
10. Dans Bulugh al Maram, p. 313, al-Hafiz dit : « Rapporté par al-Nasa'i et jugé bon par al-Hakim, d'après 'Abd Allah ibn 'Umar, remontant au Prophète ﷺ. »