Chapitre trois : aumône obligatoire (Zakah) sur l'or et l'argent
3.3 Chapter Three Zakah On Gold And Silver
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3.3 Chapter Three Zakah On Gold And Silver
L'or et l'argent sont des métaux précieux très utiles. De nombreuses nations ont utilisé l'or comme monnaie et comme mesure de la valeur. La charia considère par définition l'or et l'argent comme une richesse productive, et ils sont soumis à la zakat qu'ils soient utilisés sous forme de pièces ou de lingots, ou même comme ornements et matériaux décoratifs. Cependant, ils obéissent à une règle différente lorsqu'ils sont utilisés comme parure et bijoux de femmes. Ce chapitre comprendra deux sections : l'une consacrée à l'aumône obligatoire (Zakah) sur l'argent liquide, et l'autre à l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux et les parures.
Gold and silver are useful precious metals. Many nations have used gold as money and a measure of value. Shari'ah considers gold and silver growing wealth by definition, and they are zakatable whether they are used in the form of coins or bullion, or even as ornaments and decorative materials. However, they carry a different ruling when they are used as women's ornament and jewelry. This chapter will have two sections, one devoted to zakah on money and another to zakah on jewelry and ornament.
SECTION ONE ZAKAH ON MONEY
The role and development of money
Le troc était le mode d'échange des tribus primitives. Lorsque la société et le commerce se sont développés, le troc ne pouvait plus satisfaire toutes les transactions, en raison de la difficulté de trouver une autre partie qui souhaite échanger exactement ce que la première partie veut. Dieu a guidé l'humanité à utiliser la monnaie comme moyen d'échange et mesure de la valeur, afin de faciliter les échanges et les transactions.1 L'homme a utilisé de nombreux objets comme monnaie jusqu'à l'essor des métaux précieux. L'or et l'argent ont dominé le commerce international et national pendant des siècles, en raison des caractéristiques physiques naturelles que Dieu leur a données.2
Barter was the method of exchange for primitive tribes. Once society and trade grew, barter could not satisfy all transactions because of the difficulty of finding another party that wants to exchange exactly what the first party wants. God guided humanity to use money as a medium of exchange and a measure of value in order to facilitate exchanges and transactions.1 Man used many items as money until the rise of precious metals. Gold and silver dominated international and national trade for centuries because of the natural physical characteristics God implanted in them.2
Money used at the time of the Prophet Muhammad
Lorsque le Messager (ﷺ) recevait la révélation, les Arabes utilisaient ces deux métaux comme monnaie. L'or était utilisé sous forme de pièce de monnaie appelée dinar, et l'argent sous forme de pièce appelée dirham. Les dinars et les dirhams parvenaient en Arabie depuis les royaumes voisins, l'or venant principalement des Byzantins et l'argent principalement de l'Empire perse. Les dirhams avaient des poids différents, lourds et légers, et c'est pourquoi les Mecquois de l'époque préislamique utilisaient les dirhams d'argent au poids et non au nombre, comme s'ils n'avaient pas été frappés. Ils disposaient de leur propre système de mesure de poids, composé du ratl (égal à douze uqiyyah), de l'uqiyyah (égale à 40
When the Messenger (p) was receiving revelation, Arabs used these two metals as money. Gold was used in the form of the coin dinar, and silver in the form of the coin dirham. Dinars and dirhams came to Arabia from the neighboring kingdoms, gold mainly from the Byzantines and silver mainly from the Persian Empire. Dirhams had different weight, heavy and light, and so pre-Islamic Makkans used silver dirhams by weight and not by number, as if they were not minted. They had their weight measure system, which is composed of ratl (equals twelve uqiyyah), uqiyyah (equals 40
dirhams), nash (équivaut à 20 dirhams ou à la moitié d'une uqiyyah), et nawat (équivaut à cinq dirhams).3 Le Prophète ﷺ a dit : « Le système de poids est celui des Mecquois ».4 Il a rendu l'aumône obligatoire (Zakah) obligatoire sur les dirhams et les dinars, comme nous le verrons. Cela a donné à l'or et à l'argent un statut reconnu de monnaie dans les terres musulmanes. Ils sont devenus soumis à de nombreuses règles de la charia dans les transactions relatives aux affaires civiles et commerciales, en plus de la aumône obligatoire (Zakah), et ils sont utilisés comme mesures pour déterminer de nombreuses valeurs, telles que les dots, les rançons et le seuil minimal (Nisab) de la aumône obligatoire (Zakah).
dirhams), nash (equals 20 dirhams or one-half uqiyyah), and nawat (equals five dirhams).3 The Prophet (p) said "The weight [measurement system] is that of the Makkans."4 He obligated zakah on dirhams and dinars, as we will see. This gave gold and silver recognized status as currency in Muslim lands. They have come to be subject to many Shari'ah rulings in transactions related to civil and commercial matters in addition to zakah and they are used as measures in determining many values, such as dowries, ransoms, and nisab in zakah.
Evidence for the obligation of zakah on money
L'obligation de l'aumône obligatoire (Zakah) sur l'argent est confirmée par le Coran, la sunna et le consensus (Ijma’).
The obligation of zakah on money is confirmed by the Qur'an, Sunnah, and ijma'.
Dieu dit : « Et il y a ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier de Dieu. Annonce-leur un châtiment douloureux le jour où ils seront chauffés dans le feu de l'Enfer, et on en marquera leurs fronts, leurs flancs et leurs dos. Voilà ce que vous avez thésaurisé pour vous-mêmes. Goûtez donc ce que vous thésauriez. »5 Ces deux versets indiquent, avec une forte mise en garde, qu'il existe un droit de Dieu sur l'or et l'argent. Les termes « et ne les dépensent pas » se réfèrent au caractère monétaire de l'or et de l'argent, puisque la monnaie peut être dépensée.
God says, "and there are those who hoard gold and silver and spend it not in the way of God. Announce unto them a most grevious penalty on the day when heat will be produced out of that wealth in the fire of Hell and with it will be branded their foreheads, their flanks, and their backs. This is the treasure which ye hoarded for yourselves. Taste ye then the treasure ye buried."5 These two verses indicate--with a strong warning--that there is a right for God on gold and silver. The words "and do not spend it" refer to the monetary character of gold and silver, since money can be spent.
Le verset dit « ne le dépensent pas » au lieu de « les dépensent » parce que « le » se réfère à l'argent, alors que le pronom « les » aurait pu renvoyer à l'or et à l'argent. Ces versets indiquent également qu'un châtiment douloureux est promis pour deux mauvaises actions : thésauriser et s'abstenir de dépenser pour la cause de Dieu. Il ne fait aucun doute que le non-paiement de la aumône obligatoire (Zakah) est la forme la plus évidente d'abstention de dépenser pour la cause de Dieu.
The verse says ''do not spend it" instead of "them" because "it" refers to money, while the pronoun "them" could have been used to refer to gold and silver. These verses indicated also that there is grevious penalty promised for two evil actions, hoarding and abstention from spending for the sake of God. No doubt non-payment of zakah is the most obvious sort of abstention from spending for the sake of God.
La Sunna fournit des détails sur ces versets. Muslim rapporte d'Abu Hurairah que le Messager (ﷺ) a dit : « Quiconque possède de l'or ou de l'argent et n'en acquitte pas le dû, verra, le Jour de la Résurrection, son bien transformé en plaques de feu, chauffées dans le feu de l'Enfer, et on en marquera son front, ses flancs et son dos. Dès qu'elles se refroidissent, elles sont de nouveau chauffées, pendant un jour dont la durée est de cinquante mille ans, jusqu'à ce que le jugement soit rendu aux serviteurs de Dieu, et il lui sera alors montré sa voie, vers le Jardin ou vers le Feu. »⁶ Tout cet avertissement concerne le non-paiement du dû sur l'or et l'argent. Une autre version de ce hadith précise que ce dû est la zakah : « Quiconque possède un trésor et n'en acquitte pas la aumône obligatoire (Zakah) sera voit celui-ci chauffé dans le feu de l'Enfer… » etc.⁷ Dans le hadith d'Anas, qui expose les prescriptions de la aumône obligatoire (Zakah) que Dieu a ordonnées à Son Messager, tel qu'écrit à Anas par Abu Bakr lorsqu'il fut envoyé à Bahreïn :⁸ « Et sur l'argent, pour chaque deux cents dirhams, le dû est d'un quart ou d'un dixième. S'il n'y a que cent quatre-vingt-dix dirhams, ils ne sont pas soumis à la aumône obligatoire (Zakah), à moins que le propriétaire ne choisisse volontairement de s'en acquitter. » Quant au consensus (Ijma’), les musulmans s'accordent unanimement, à travers toutes les générations, sur le fait que la aumône obligatoire (Zakah) est exigible sur ces deux monnaies.
Sunnah gives some details of these verses, Muslim reports from Abu Hurairah that the Messenger (p) said "No one who owns gold or silver and does not pay their due, but will have his wealth on the Day of Resurrection made into sheets of fire, heated in the fire of Hell, and with it will be branded his forehead, his flanks, and his back. The moment they cool off they are heated again, during a day the length of which is fifty thousand years, until judgement is given to God's servants, and he will then be shown his way to the Garden or to the Fire."6 All this warning is for non-payment of dues on gold and silver. Another version of this saying provides the meaning of this due as zakah: "No one who owns a treasure and does not pay its zakah but will have it heated in the fire of Hell . . . ." etc.7 In the saying from Anas that gives the instructions of zakah that were ordained by God to His Messenger, as written to Anas by Abu Bakr when sent to Bahrain,8 "And on silver, in each two hundred dirhams, the due is onefourth or a tenth. If there are only one hundred and ninety dirhams, they are not zakatable unless the owner volunteers to pay." As for ijma', Muslims, unanimously agree throughout all generations that zakah is obligatory on these two currencies.
The reason for the zakatability of money
L'argent doit toujours être en circulation ; thésauriser l'argent en diffuse l'utilité et conduit à la stagnation des affaires, à la propagation du chômage et à un recul de l'activité économique en général. La thésaurisation peut parfois devenir une épidémie, et les économistes la redoutent au point que certains proposent l'émission d'une monnaie dotée d'une date d'expiration déterminée, qui ne peut donc pas être thésaurisée. Ils appellent ce type de monnaie « monnaie fondante »9. Certains économistes occidentaux expérimentent une autre idée pour décourager la thésaurisation : retrancher périodiquement des vignettes de la monnaie papier, afin d'en réduire la valeur et d'empêcher qu'elle ne soit thésaurisée10. Ces moyens visent à stimuler la circulation et à pénaliser la thésaurisation, mais ils sont entourés de complexités et de difficultés pratiques ; ils réaffirment néanmoins le point de vue islamique contre la thésaurisation. En imposant un prélèvement de deux virgule cinq pour cent chaque année, l'Islam encourage les gens à investir leur argent, car sinon les versements de la aumône obligatoire (Zakah) année après année finiraient par épuiser le capital. C'est ainsi que le Prophète ﷺ a exhorté les tuteurs des orphelins à faire fructifier les fonds des orphelins afin qu'ils ne soient pas consumés par la aumône obligatoire (Zakah)11. Cette exhortation concerne l'investissement des fonds des orphelins, puisqu'on peut s'attendre à ce que les adultes ne négligent pas d'investir leur propre richesse, en raison de l'impulsion intérieure à devenir plus riches, alors que les orphelins n'ont pas le contrôle de leurs propres biens.
Money should always be circulating; hoarding money diffuses its usefulness and leads to stagnation in business, the spread of unemployment, and regression in economic activity in general. Hoarding can become epidemic sometimes, and it is feared by economists to the degree that some propose the issuance of currency that has a determined expiration date and thus cannot be hoarded. They call this kind of currency "melting money".9 Some Western economists experiment with another idea to discourage hoarding, by cutting off monthly vouchers from paper currency, in order to reduce its value and prevent its hoarding.10 These means aim at enhancing circulation and penalizing hoarding, but they are surrounded by complexities and practical difficulties; however, they all reaffirm the Islamic point of view against hoarding. By imposing a due of two-and-a-half percent every year, Islam encourages people to invest money , for otherwise zakah payments year after year will use up all the capital. Thus the Prophet (p) urged the guardians of orphans to invest the funds of orphans in order that they would not be consumed by zakah.l1 This urging comes for investment of the funds of orphans since it is expected that adults would not neglect to invest their own wealth, because of the inner impulse to be richer, while orphans do not have control over their own wealth.
The rate of zakah on money
Il existe un consensus unanime parmi les musulmans selon lequel le taux de la zakat sur l'argent est de deux et demi pour cent. L'auteur d'al Mughni déclare : « Je n'ai connaissance d'aucune divergence entre les savants quant à la zakat sur l'or et l'argent, qui est d'un quart de dixième. » Ceci est rapporté de façon authentique du Prophète ﷺ : « Sur l'argent, un quart de dixième est dû. »12 Il est évident que la charia fixe un taux de zakat faible sur l'argent, car elle est calculée à la fois sur le capital et sur le bénéfice accumulé. Ce taux est bien inférieur au dixième ou au vingtième imposé sur les récoltes et les fruits, mais les récoltes et les fruits sont à la terre ce que le bénéfice est au capital. La zakat sur les fruits et les récoltes n'est calculée que sur le produit, tandis que la zakat sur l'argent est prélevée sur le capital lui-même, qu'il croisse réellement ou non, et qu'il ait ou non dégagé un bénéfice au cours de l'année.
There is unanimous agreement among Muslims that the rate of zakah on money is two and a half percent. The. author of al Mughni says, "I am aware of no dispute among scholars that zakah on gold and silver is one-fourth of a tenth." This is authentically reported from the Prophet (p): ''On, silver, one-fourth of a tenth is due."12 It is apparent that Shari'ah makes the rate of zakah low on money, because it is calculated on both principal and accumulated profit. This rate is much lower than the one-tenth or one-twentieth imposed on crops and fruits, but crops and fruits to land are like profit to capital. Zakah on fruits and crops is calculated only on the profit, while zakah on money is taken from the capital itself, whether it actually grows or not and whether it has made profit during the year or not.
Is it possible to increase this rate today?
Certains auteurs non spécialisés soutiennent que le produit de l'aumône obligatoire (Zakah), tel que réglementé par la charia, pourrait ne pas suffire à satisfaire tous les besoins complexes de la vie actuelle, en particulier compte tenu de l'évolution des circonstances économiques ; ils estiment donc qu'il est nécessaire de revoir les règles de l'aumône obligatoire (Zakah) et, éventuellement, d'augmenter le taux de l'aumône obligatoire (Zakah) prélevé sur l'argent.13
Some non-specialized writers argue that the proceeds of zakah as regulated in Shari'ah may not be sufficient to satisfy all the complex needs of today's life, especially with changing economic circumstances, so there is a need for revising the regulations of zakah and possibly raising the rate of zakah on money.13
Je rejette cette proposition pour les motifs suivants :
I reject this proposal on the following grounds:
1. Cela contredit des textes clairs et authentiques de la sunna du Messager de Dieu ﷺ et de ses califes bien guidés. Nous sommes tenus de nous attacher fermement à cette sunna, et Dieu nous met en garde contre les conséquences de s'en écarter. Dieu dit : {Que ceux qui désobéissent à son ordre prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou qu'un châtiment douloureux ne les frappe.}14
1. It contradicts clear and authentic texts from the Sunnah of the Messenger of God and his Wise Successors. We are ordained to hold strongly to this Sunnah and are warned by God about the consequences of deviating from it. God says, "Then let those beware who withstand the Apostle's order, lest some trial befall them or a grevious penalty be inflicted on them."14
2. Cela va à l'encontre du consensus (Ijma’) de tous les musulmans pendant quatorze siècles, durant lesquels de nombreux changements sociaux et économiques ont eu lieu et de nombreuses situations politiques intérieures et extérieures ont évolué. Des besoins de fonds supplémentaires sont apparus et le trésor public s'est vidé à plusieurs reprises, mais malgré tout cela, pas un seul savant musulman n'a proposé de modifier le taux de l'aumône obligatoire (Zakah).
2. It is in opposition to the ijma of all Muslims throughout fourteen centuries, during which many social and economic changes took place and many internal and external political situations changed. Needs arose for additional funds and the state treasury emptied many times, but in spite of all that, not a single Muslim scholar suggested a change in the rate of zakah.
3. Ce ijma (consensus (Ijma’)) est corroboré par le fait que les savants musulmans ont toujours envisagé des prélèvements supplémentaires en plus de l’aumône obligatoire (Zakah). Si le taux de l’aumône obligatoire (Zakah) était variable, pourquoi auraient-ils eu besoin d’instaurer des impôts supplémentaires ? Le simple fait que l’on discute d’impôts supplémentaires indique que les taux de l’aumône obligatoire (Zakah) sont fixes.
3. This ijma is supported by the fact that Muslim scholars have always thought of additional dues besides zakah . If the rate of zakah is changeable, why should they have brought about additional levies? The very discussion of additional taxes indicates that the rates of zakah are fixed.
4. Les juristes habitués à appliquer le raisonnement par analogie, tels que les Hanafites, soutiennent que les taux de la zakah ne peuvent pas être déduits par analogie, car leur détermination relève uniquement du Législateur et a été donnée et accomplie. Si ces taux ne peuvent pas être déduits par analogie, comment un taux fixé par les textes et par l'ijma' (consensus) pourrait-il être modifié ?
4. Jurists accustomed to applying analogy, such as the Hanafites, argue that rates of zakah cannot be derived by analogy, because their determination comes only from the Legislator, and has been given and done with. If these rates cannot be derived by analogy, how could a rate fixed by texts and ijma' be changed?
5. La zakat est, avant toute chose, une obligation religieuse, fixe et éternelle, l'un des piliers de l'islam et l'une de ses grandes institutions. Permettre que ses taux changent selon les circonstances revient à retirer à la aumône obligatoire (Zakah) son caractère sacré et à la remettre entre les mains des gouvernements et des dirigeants pour qu'ils la modifient. Une fois, ils pourraient la fixer à 20 %, une autre fois à 30 %, ou en faire un impôt progressif. Ce pilier de l'islam symbolise l'unité de tous les musulmans, du fait que les musulmans, en tous lieux et sous tous les gouvernements, sont tenus d'appliquer les mêmes taux.
5. Zakah is, before anything else, a religious obligation , fixed and eternal, one of the pillars of Islam, and one of its great institutions. Allowing its rates to change according to changing circumstances is equal to removing this sacred character of zakah and putting it in the hands of governments and rulers to tamper with. One time they may make it 20% and another time they may make it 30% or a progressive tax. This pillar of Islam symbolizes the unity of all Muslims by the fact that Muslims in all places under all governments are required to apply the same rates.
6. De plus, si les taux de la zakat peuvent être augmentés, ils doivent aussi pouvoir être réduits, voire supprimés. Si une époque de prospérité vient sur les terres musulmanes avec d'immenses ressources (comme le pétrole), ceux qui réclament aujourd'hui son augmentation pourront alors réclamer sa réduction ou sa suppression complète. La zakat perd alors sa validité en tant qu'acte d'adoration établi, et devient un instrument entre les mains de l'État.
6. Moreover, if zakah rates are allowed to increase, they should also be allowed to decline or to he eliminated. If a time of prosperity comes to Muslim land with huge resources (such as oil), those who call for its increase today may then call for its reduction or complete elimination. Zakah loses its validity as a given worship and becomes a tool in the hands of the state.
7. Admettre le moindre changement dans les taux de la zakat ouvrirait la voie à des changements dans d'autres domaines de la charia. Si la société d'aujourd'hui a besoin de ressources supplémentaires, on peut imposer d'autres taxes en plus de l'aumône obligatoire (Zakah), dans la mesure nécessaire. Il n'est pas nécessaire de modifier l'aumône obligatoire (Zakah).
7. The allowance of any change in the rates of zakah would pave the way for changes in other areas of Shari'ah. If today's society needs more resources, we can impose other taxes in addition to zakah, to the degree that is needed. We need not change zakah.
Nisab of money
Le dicton convenu affirme : « Il n'y a pas d'aumône (Sadaqah) sur ce qui est inférieur à cinq uqiyyah d'argent monnayé. » Une uqiyyah équivaut à 40 dirhams, selon de nombreux textes et le consensus (Ijma’), comme le rapporte an-Nawawi. Ainsi, cinq uqiyyah équivalent à 200 dirhams. Il semble toutefois que la monnaie d'argent était principalement utilisée par les Arabes à l'époque du Prophète ﷺ, de sorte que les dits déterminent le seuil minimal (Nisab) et les taux applicables à la monnaie d'argent. Ceux-ci ne sont pas contestés par les savants musulmans.18
The agreed-upon saying states, "There is no sadaqah on anything less than five uqiyyah of silver currency."15 uqiyyah equals 40 dirhams, according to many texts and ijma, as quoted be al Nawawi.16 Thus five uqiyyah equals 200 dirhams. It seems, however, that silver currency was predominantly used by Arabs at the time of the Prophet (p),17 so the sayings determine nisab and rates on silver currency. These are not disputed by Muslim scholars.18
Quant à la monnaie d'or (dinar), nous n'avons pas de hadiths déterminant son nisab, ou du moins pas de hadiths aussi solides et aussi connus que ceux concernant l'argent. Ainsi, le nisab de l'or ne fait pas l'unanimité, mais la grande majorité des savants est d'avis que le nisab de l'or est de 20 dinars. Il est rapporté d'al-Hasan al-Basri qu'il a dit une fois que c'était 40 dinars, et une autre fois que c'était 20 dinars. Le seuil minimal (Nisab) de l'or est indépendant de celui de l'argent, à l'exception de Taus, qui évalue l'or par rapport à l'argent. Ainsi, selon lui, une quantité d'or dont la valeur est de 200 dirhams constitue le seuil minimal (Nisab). Un avis similaire est également rapporté de 'Ata al-Zuhri, Sulaiman bin Harb, Ayub et al-Sakhtiani.20
As for gold currency (dinar) we have no sayings determining its nisab, or at least not as strong and commonly known sayings as those about silver. Hence the nisab of gold is not agreed upon unanimously, but the great majority of scholars are of the opinion that nisab on gold is 20 dinars. It is reported from al Hasan al Basri once that it is 40 dinars, and once that it is 20 dinars.19 Nisab on gold is independent from that on silver, except according to Taus, who evaluates gold by silver. Hence, according to him, an amount of gold whose value is 200 dirhams is the nisab.19 A similar view is also reported from 'Ata al Zuhri, Sulaiman bin Harb, Ayub and al Sakhtiani.20
L'avis de la majorité est appuyé par les arguments suivants :
The opinion of the majority is supported by the following points:
1. Quelques dires, aucun d'entre eux n'étant exempt de critique, mais pris ensemble ils se renforcent mutuellement, dont (a) Ibn Majah et al-Daraqutnii (p. 199) rapportent d'Ibn 'Umar et de 'Aishah que le Prophète ﷺ prélevait un demi-dinar sur chaque 20
1. A few sayings, none of the free from criticism, but when taken together are strengthened by each other, include (a) Ibn Majah and al Daraqutnii (p. 199) reporting from Ibn 'Umar and 'Aishah that the Prophet (p) used to collect half a dinar on each 20
dinars,21 (b) al Daraqutni (p. 199) rapporte d'après 'Amr bin Shu'aib, de son père, de son grand-père, que le Prophète ﷺ a dit : « Il n'y a [d'aumône obligatoire] sur rien de moins de 20 mithqal [dinars] d'or ou de 200 dirhams. »22 (c) Abu 'Ubaid, par sa propre chaîne de transmission, rapporte de Muhammad bin 'Abd al Rahman al Ansari, un Tabi'i, que dans la lettre du Messager de Dieu ﷺ et dans la lettre de 'Umar concernant l'aumône (Sadaqah), il est écrit : « Sur l'or, rien ne doit être prélevé tant qu'il n'atteint pas 20 dinars. Une fois qu'il atteint 20 dinars, il est dû dessus un demi-dinar. »23 (d) Abu Daud rapporte de 'Ali, remontant au Prophète ﷺ : « Si vous possédez 200 dirhams et qu'une année passe sur eux, il doit y avoir cinq dirhams [prélevés au titre de la zakah]. Vous n'êtes tenu de rien payer [sur l'or] tant que vous n'avez pas 20 dinars. Si vous avez 20 dinars et qu'une année passe sur eux, il est dû dessus un demi-dinar [au titre de la zakah]. » Certains hafiz [critiques de hadith] jugent ce rapport bon. Al Daraqutni le considère authentique lorsqu'il s'arrête à 'Ali.24
dinars,21 (b) al Daraqutni (p. 199) reports from 'Amr bin shu'aib, from his father from his grandfather, from the Prophet (p), "There is no [obligated sadaqah] on any less than 20 mithqal. [dinar] of gold or 200 dirhams,"22 (c) Abu 'Ubaid--with his own chain-- reports from Muhammad bin 'Abd al Rahman al Ansari, a Follower, that in the letter of the Messenger of God (p) and in the letter of 'Umar on sadaqah it is written, "From gold, nothing must be taken until it reaches 20 dinars. Once it is 20 dinars, then on it there is one half dinar due,"23 (d) Abu Daud reports from 'Ali, linked up to the Prophet, "If you have 200 dirhams, and a year passes on them, there must be five dirhams [taken as zakah]. You are not obligated to pay anything [on gold] until you have 20 dinars. If you have 20 dinars and a year passes on them, there is a half dinar due on it [as zakah]." Some hafizes [hadith critics] grade this good. Al Daraqutni considers it correct when it ends at 'Ali.24
Ceux parmi les juristes qui considèrent que les quantités sont fixées par la charia et non déduites par le raisonnement, comme les hanafites,25 disent : « S'il est rapporté de façon authentique de 'Ali que le seuil minimal (Nisab) de l'or est de 20 dinars, alors cela a la même autorité que s'il remontait au Prophète ﷺ », car 'Ali ne l'aurait pas dit de son propre avis.
Those jurists who view the quantities as given by Shari'ah and not deducted through reasoning, like the Hanafites,25 say, "If it is authentically reported from 'Ali that the nisab of gold is 20 dinars, then this has the same authority as if it were linked up to the Prophet (p)", because 'Ali would not say it from his own opinion.
2. Il est connu historiquement qu'à l'époque du Prophète ﷺ, un dinar valait dix dirhams.26
2. It is known historically that, at the time of the Prophet (p), one dinar equalled ten dirhams.26
3. Depuis l'époque des Compagnons, les musulmans ont acquitté la zakah sur l'or en se fondant sur ce seuil minimal (nisab), et un consensus (ijma’) s'est établi à ce sujet après l'époque d'al-Hasan, bien que, selon une version d'un rapport qui lui est attribué, il ait eu un avis différent. Depuis l'époque des Compagnons, nous disposons d'un rapport d'Anas ibn Malik selon lequel : « J'ai été chargé par 'Umar de collecter la sadaqah. Il me donna pour instruction de prélever, sur chaque 20 dinars, un demi-dinar, et, sur ce qui dépasse 20, au taux d'un dirham pour quatre dinars. »27 'Ali dit : « Il n'est rien dû sur moins de 20 dinars ; sur 20 dinars, un demi-dinar est dû, et sur 40 dinars, un dinar est dû. »28 Cela fait partie d'un propos que certains rapporteurs font remonter au Prophète ﷺ. Ibrahim al-Nakha'i dit : « La femme d'Ibn Mas'ud possédait un collier qui pesait 20 mithqal. Son mari lui ordonna d'en donner cinq dirhams en zakah. »28 Que sur chaque 20 dinars il soit dû un demi-dinar est également rapporté de grands Successeurs, tels qu'al-Sha'bi, Ibn Sirin, Ibrahim, al-Hasan, al-Hakam ibn 'Utbah et 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz.29 Abu 'Ubaid et Ibn Hazm rapportent de Zuraiq ibn Habban : « 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz m'écrivit de rechercher les musulmans qui passent près de toi, et de prélever sur leurs richesses apparentes et sur ce qu'ils font circuler dans le commerce, un dinar sur chaque 40 dinars, et d'appliquer la même proportion à ce qui est inférieur à cela jusqu'à atteindre le montant de 20 dinars. Dès que l'on est en dessous de 20 dinars, ne serait-ce que d'un tiers de dinar, laisse-le intact. »30
3. Muslims since the time of the Companions practiced zakah on gold on the basis of this nisab, by which an ijma' has been established after the era of al Hasan [who had a different view according to a version of a report from him]. From the time of the Companions we have a report from Anas bin Malik that "I was commissioned by 'Umar to collect sadaqah. He instructed me to take from each 20 dinars one-half a dinar, and from more than 20 at the rate of one dirham from each four dinars."27 'Ali says, "There is nothing due on less than 20 dinars, on 20 dinars there is one-half dinar due, and on 40 dinars there is one dinar due."28 This is part of the saying that is linked up to the Prophet by some narrators. Ibrahim al Nakha'e says, "The wife of Ibn Mas'ud has a necklace that contained 20 mithqal. Her husband instructed her to give five dirhams as its zakah."28 That on each 20 dinars there is due one-half dinar is also reported from leading Followers, such as al Sha'bi, Ibn Sirin, Ibrahim, al Hasan, al Hakam bin 'Utbah, and 'Umar bin 'Abd al 'Aziz.29 Abu 'Ubaid and Ibn Hazm report from Zuraiq bin Habban, "'Umar bin 'Abd al 'Aziz wrote me to look for Muslims who pass by you, and take out of their apparent wealth and what they conduct of trade, one dinar out of each 40 dinars, and apply the same proportion for what is less than that until you reach the amount of 20 dinars, Once it is less than 20 dinars, even by one-third of a dinar, leave it intact."30
Sur cette estimation du seuil minimal (Nisab), l'application de la zakat s'est stabilisée et s'est poursuivie depuis l'époque de 'Umar bin 'Abd al 'Aziz. Aucune variation ni aucune controverse n'est mentionnée, et certains juristes éminents considèrent cela comme un quasi-consensus. Malik s'appuie sur une telle pratique établie, en particulier chez les habitants de Médine. Pour affirmer cette règle dans son al Muwatta', Malik écrit : « La sunna incontestée, à mon avis, est que la zakat est obligatoire sur vingt dinars d'or, comme elle l'est sur deux cents dirhams. »31 Al Shafi'i, dans al Umm, dit : « Je ne connais aucune controverse sur le fait qu'il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur l'or avant qu'il n'atteigne vingt dinars, et qu'une fois ce seuil atteint, il est soumis à la zakat. »32 Abu 'Ubaid commente, dans al Amwal, le hadith d'après 'Amr bin Shu'aib selon lequel le seuil minimal (Nisab) de l'or est de vingt mithqal : « Il n'y a aucune controverse à ce sujet parmi l'ensemble des musulmans. »
On this estimation of snisab, zakah application stabilized and has continued since the time of 'Umar bin 'Abd al 'Aziz. No variation or dispute is mentioned, and some leading jurists consider this a virtual unanimity. Malik relies on such an established practice, especially among Madinans. In affirming this ruling is his al Muwatta', Malik writes, "The undisputed Sunnah, in my opinion, in that zakah is obligatory on 20 dinars of gold as it is on 200 dirhams."31 Al Shafi'i in al Umm says, "I know of no controversy that there is no sadaqah on gold until it reaches 20 dinars and once it does, then it is zakatable,"32 Abu 'Ubaid comments in al Amwal on the saying from 'Amr bin Shu'aib that nisab on gold is 20 mithqal, "There is no controversy about this among all Muslims.
Si une personne possède, au début d'une année, ce qui est soumis à la zakat, c'est-à-dire 200 dirhams, 20
If a person owns at the beginning of a year what is zakatable, i.e. 200 dirhams, 20
dinars, cinq chameaux, 30 vaches ou 40 moutons, et qu'il en garde la possession jusqu'à la fin de l'année, l'aumône (Sadaqah) lui est obligatoire sans contestation parmi tous les hommes."33 'Iyad dit : « Le consensus (Ijma’) est retenu pour déterminer le seuil minimal (Nisab) de l'or, bien qu'une opinion déviante, qui n'est pas prise en compte, soit rapportée. »34
dinars, five camels, 30 cows, or 40 sheep, and continues to own it until the end of the year, sadaqah. is obligatory on him indisputably among all people."33 'Iyad says, "Ijma' is relied upon in determining the nisab of gold, although a disregarded deviant view is reported."34
De nombreux savants éminents ont établi que si tous les musulmans adoptent un dire, même s'il était critiqué du point de vue de la chaîne de transmission, cette adoption l'élève au degré de l'acceptation, comme dans le cas du dire : « Il ne doit pas y avoir de testament en faveur d'un héritier ». Ce principe est soutenu par al-Shafi'i, al-Hafiz Ibn 'Abd al-Barr, Ibn al-Humam, Ibn Hajar, Ibn al-Qayyim et bien d'autres. Sur cette base, nous remarquons qu'al-Tirmidhi peut parfois rapporter un dire au sujet duquel il exprime un doute ou une faiblesse, en précisant qu'il est admis parmi les savants. De même, Ibn 'Abd al-Barr affirme qu'un dire est parfois authentique parce que les savants l'ont adopté, ou que le consensus (Ijma') des gens sur le sens d'un dire rend caduque toute critique de sa chaîne de transmission.35
Many leading scholars have established that if all Muslims embrace a saying, even if it were criticized from the point of view of the chain, this embracing raises it to the degree of acceptance, as in the case of the saying, "There must be no last will to an heir." This principle is supported by al Shafi'i, al Hafiz Ibn 'Abd al Barr, Ibn al Humam, Ibn Hajar, Ibn al Qayyim, and many others. On this ground we notice that al Tirmidhi may sometimes report a saying about which he expresses doubt or weakness, with the qualifier that it is accepted among scholars. Also, Ibn 'Abd al Barr says that a saying sometimes is correct because scholars espouse it, or that the people's ijma' on the meaning of a saying renders any criticism of its chain obsolete.35
Cependant, ce principe ne doit pas être appliqué sans discernement. Je pense qu'il n'est applicable que si la parole n'est pas extrêmement faible, si son acceptation est exprimée par la génération des Compagnons et des Suivants, et non seulement par les générations postérieures, et enfin si la parole ne contredit pas un principe ou une règle bien établie de la charia. Ces trois conditions sont remplies dans le cas présent, celui du seuil minimal (Nisab) de l'or.
However, this principle must not be applied indiscriminately. I think it is only applicable if the saying is not extremely weak, if the acceptance is expressed by the generation of the Companions and Followers, and not only by later generations, and lastly, if the saying does not stand in opposition to a well established principle or ruling in Shari'ah. These three conditions are satisfied in the case on hand about nisab of gold.
Les chaînes de transmission des hadiths mentionnés ci-dessus sont proches d'être acceptées.
The chains of narrators in the above mentioned sayings are close to being accepted.
Les Compagnons et les Successeurs ont acquitté l'aumône obligatoire (Zakah) sur l'or conformément au sens de ces hadiths, et il n'existe aucune disposition de la charia qui s'y oppose. En fait, il existe une disposition qui appuie leur sens, à savoir que 20 dinars équivalent à 200 dirhams.
Companions and Followers practiced zakah on gold in accordance with the meaning of these sayings, and there is no ruling in Shari'ah that opposes them. In fact there is a ruling which supports their meaning, that 20 dinars equal 200 dirhams.
Disproving an objection
Certains soutiennent que l'avis d'al-Hasan, selon une version du rapport transmis par lui, à savoir que le seuil minimal (Nisab) est de 40 dinars, peut être étayé par la parole de 'Amr ibn Hazm, que le Prophète ﷺ lui avait écrite. Cette lettre poursuit, après la mention du seuil minimal de l'argent : « et sur chaque 40 dinars il est dû un dinar »36. On peut aisément réfuter cet argument par le texte même cité, qui parle manifestement du taux de l'aumône obligatoire (Zakah) et non du seuil minimal (Nisab).
Some argue that al Hasan's opinion according to one version of the report from him-- that nisab is 40 dinars, may be supported by the saying from 'Amr bin Hazm that the Prophet (p) wrote for him. That letter continues, after the mention of the nisab of silver, "and on each 40 dinars there is due one dinar."36 One can easily disprove this argument by the very text cited, which talks obviously about the rate of zakah and not about nisab.
Dirhams and dinars in Shari'ah
Il est indispensable, pour compléter le tableau de la zakah sur l'or et l'argent, de déterminer avec exactitude la valeur actuelle du dirham d'argent et du dinar d'or. On pourra alors calculer l'équivalent actuel du seuil minimal (Nisab). De nombreux savants, anciens comme modernes, se sont efforcés de déterminer la quantité exacte du dirham et du dinar. Parmi eux figurent Abu 'Ubaid dans al-Amwal,37 al-Baladhuri dans Futuh al-Buldan,38 al-Khattabi dans Ma'alim al-Sunan,39 al-Mawardi dans al-Ahkam al-Sultaniyah,40 an-Nawawi dans al-Majmu'41, al-Maqrizi dans Ancient Islamic Currencies,42 Ibn Khaldun dans l'Introduction,43 ainsi que plusieurs autres.
It is essential in order to complete the picture of zakah on gold and silver to find out how much, exactly, is the dirham of silver and the dinar of gold worth today. We can then determine the current equivalent of nisab. Many scholars early and late, have attempted to find out the exact quantity of the dirham and dinar. They include Abu 'Ubaid in al Amwal,37 al Baladhari in Futuh al Buldan,38 al Khattabi in Ma'alim al Sunan39, al Mawardi in al Ahkam al Sultaniyah,40 al Nawawi in al Majmu'41, al Maqrizi in Ancient Islamic Currencies,42 Ibn Khaldun in the Introduction,43 and several others.
Ibn Khaldun résume : « Il faut savoir qu'il est unanimement admis depuis les premiers temps de l'islam, à l'époque des Compagnons et des Successeurs, que le dirham dans la charia est celui dont dix équivalent en poids à sept mithqal d'or. L'uqiyyah est de 30
Ibn Khaldun summarizes, "One must realize that it is unanimously agreed upon since the early ages of Islam, the era of the Companions and Followers, that the dirham in Shari'ah is that ten of which equal in weight seven mithqal of gold. Uqiyyah is 30
dirhams. En conséquence, le poids d'un dirham d'argent est égal aux sept dixièmes du poids d'un dinar d'or. Un dinar d'or pur équivaut à 72 grains de seigle de poids moyen ; ainsi, un dirham pèse cinquante-cinq grains. Toutes ces mesures sont affirmées par accord unanime. » Le dinar [qui est le même que le mithqal] n'a pas changé depuis l'époque préislamique.
dirhams. Consequently, the weight of a dirham of silver equals seven-tenths the weight of a dinar of gold. One dinar of pure gold equals 72 grains of rye of average weight; thus, one dirham weighs fifty-five grains. All these measures are affirmed by unanimous agreement." The dinar [which is the same as a mithqal] did not change from the era before Islam.
Cependant, les monnaies musulmanes, aux poids mentionnés ci-dessus, furent utilisées sur une vaste zone, depuis l'époque du calife omeyyade 'Abd al-Malik ibn Marwan. À cette époque, il existait différents dirhams aux poids divers, et il les unifia conformément aux rapports indiqués ci-dessus. Des modifications furent intégrées dans les frappes ultérieures de dirhams et de dinars après 'Abd al-Malik, dans plusieurs pays ; ainsi, la définition citée plus haut par Ibn Khaldoun ne resta qu'théorique, et les gens durent déterminer la proportion entre leurs monnaies locales et ces définitions afin de fixer le seuil minimal (Nisab) et les autres quantités de la charia.
However, Muslim currencies, at the above mentioned weights, were used in a wide area, since the time of Ummayad caliph 'Abd al Malik bin Marwan. At this time, there were different dirhams with different weights, and he unified them, in accordance with the above ratios. Changes were incorporated in later minting of dirhams and dinars after 'Abd al Malik in several countries, so the above-cited definition by Ibn Khaldun became only theoretical, and people had to find out the proportion between their local currencies and those definitions in determining nisab and other Shari'ah quantities.
Le Prophète (ﷺ) nous guide vers une pratique très utile : l'unification des mesures et des quantités dans tout le pays. Il a dit : « Les mesures de poids sont celles qu'utilisaient les Mecquois, et les mesures de volume sont celles qu'utilisaient les Médinois. » Les Mecquois étaient des gens de commerce, habitués à faire circuler les dinars et les dirhams au poids, et ils étaient plus précis dans leurs mesures de poids. Les Médinois étaient des cultivateurs de céréales et de fruits, et ils étaient plus exacts dans l'usage des mesures de volume, telles que al-Wasq, al-Sa' et al-Mudd. On espérait que tous les pays musulmans s'uniraient et standardiseraient leurs mesures de poids et de volume, conformément à celles des Mecquois et des Médinois, afin de faciliter l'application des quantités mentionnées dans la charia. Malheureusement, les musulmans n'ont pas accordé une attention suffisante à cette directive utile du Prophète (ﷺ). Leurs mesures de poids et de volume diffèrent d'un pays à l'autre, et nous avons constaté que le ratl est défini différemment à Bagdad, à Médine, en Égypte et en Syrie, de la même manière que le dirham et le dinar ont reçu des poids différents selon les pays. Tout cela rend encore plus difficile notre tâche consistant à trouver aujourd'hui l'équivalent exact du dirham et du dinar. Les grains qui ont servi à définir le dirham et le dinar ne sont eux-mêmes pas précis, ce qui ajoute une difficulté supplémentaire au problème posé.
The Prophet (p) guides us to a very useful practice, in unifying measures and quantities all over the country. He said, "Weight measures are those used by Makkans, and volume measures are those used by Madinans." Makkans were people of trade, accustomed circulating dinars and dirhams by weight, and they wore more precise in their weight measurements. Madinans were cultivators of crops and fruits, and they were more accurate in using volume measures, such as al Wasq, al Sa', and al mudd. It was hoped that all Muslim countries would unify and standardize their measure of weight and volume, in accordance with those of the Makkans, and Madinans, in order to make the application of quantities mentioned in Shari'ah easier. Unfortunately, Muslims have not given sufficient attention to that useful directive of the Prophet (p). They have differences in their measures of weight and volume from one country to the other, and we came to see ratl defined differently in Baghdad, Madinah, Egypt, and Syria, the same way the dirham and dinar were given different weights in different countries. All this makes our task of finding the exact equivalent of the dirham and the dinar today even more difficult. Those grains that were used in defining the dirham and the dinar are not themselves precise, which adds yet another difficulty to the problem on hand.
Pourtant, nous devons déterminer le poids exact du dirham et du dinar afin de définir le seuil minimal (Nisab) de l'or et de l'argent de nos jours.
Yet we must determine the exact weight of the dirham and the dinar in order to define nisab of gold and silver in our days.
'Abd al Rahman Fahmy, secrétaire du Musée d'Art islamique du Caire, après un examen approfondi des outils utilisés pour le monnayage et de nombreuses monnaies anciennes, estime dans son ouvrage sur la frappe monétaire aux premiers temps de l'islam qu'un dirham équivaut à 3,104 grammes d'argent.44 Ibn 'Abidin, après avoir rapporté plusieurs avis des Hanafites, conclut qu'il est très difficile de parvenir à un accord sur les poids exacts des dirhams et des dinars.45 Un chercheur plus récent, s'appuyant sur les écrits d'al Maqrizi et comparant les poids grecs et islamiques du dirham et du dinar, conclut que le dirham devrait peser 3,12 grammes d'argent, chiffre proche de celui de Fahmy.46 Mais il semble que cette dernière étude ne distingue pas le dirham qui servait d'unité de poids de celui qui servait d'unité de monnaie d'argent. Al Maqrizi lui-même cite al Khattabi, selon qui il existait plusieurs dirhams, l'un étant une unité de poids et un autre une unité monétaire.47 D'autres études se fondent sur la pesée effective de monnaies conservées depuis les premières époques islamiques et exposées dans des musées du monde entier.
'Abd al Rahman Fahmy, secretary of the Islamic Art Museum in Cairo, after a thorough examination of the tools used for minting, and many historical coins, comes up with the estimation that a dirham equals 3.104 grams of silver in his book on coin minting in the early ages of Islam.44 Ibn 'Abidin, after narrating several views of the Hanafites, comes up with a conclusion that it is very difficult to find an agreement on the exact weights of dirhams and dinars.45 A more recent researcher, using al Maqrizi's writings and comparing Greek and Islamic weights for the dirham and dinar, concludes that the dirham should be 3.12 grams of silver, which is close to Fahmy's figure.46 But it seems that the latter study does not distinguish between the dirham that used to be a unit of weight and the dirham that was used as a unit of silver currency. Al Maqrizi himself quotes from al Khattabi that there used to be several dirhams, one a weight unit and another a currency unit.47 Some other studies depend on actually weighing coins that were saved from the early Islamic eras and preserved in museums throughout the world.
Il semble toutefois que le mithqal, qui est identique au dinar, soit plus constant et plus stable que le dirham. Si l'on peut déterminer le poids d'un mithqal, on peut alors facilement en déduire le poids d'un dirham. Heureusement, plusieurs dinars frappés à l'époque de 'Abd al-Malik ont été conservés. Certains savants européens et l'Égyptien 'Ali Bâsha Mubârak48, dans des études séparées, ont pesé plusieurs dinars islamiques conservés à Londres, Paris, Madrid et Berlin. Ils parviennent à la conclusion que le dinar de 'Abd al-Malik pesait 4,25 grammes. L'Encyclopédie de l'Islam cite ce même poids pour le dinar byzantin49. Ainsi, le dirham serait égal à 4,25 x 7/10 = 2,975 grammes.50
It seems, however, that the mithqal, which is the same as the dinar, is more constant and stable than the dirham. If we can determine the weight of a mithqal, then the weight of a dirham can easily be derived. Fortunately, several dinars that were minted at the time of 'Abd al Malik have been preserved. Some European scholars and the Egyptian 'Ali Basha Mubarak,48 in separate studies, take the weight of several Islamic dinars that exist in London, Paris, Madrid, and Berlin. They come to the conclusion that the dinar of 'Abd al Malik weighed 4.25 grams. The Encyclopedia of Islam cites this as the same weight of the Byzantine dinar.49 Thus the dirham would be 4.25 x 7/10 = 2.975 grams.50
Cela est soutenu par de nombreux chercheurs contemporains, arabes et européens,51 dont l'orientaliste Zembaro, qui écrit dans l'Encyclopédie de l'Islam, traduction arabe, vol. 9, p. 226, sous le titre « Dirham et Dinar », que « les historiens diffèrent beaucoup sur le poids exact du dirham et du dinar. Mais ils s'accordent à dire que dix dirhams équivalent à sept dinars, ce qui est la même chose que sept mithqal. Le mithqal des Mecquois équivaut à 4,25 grammes. Cela signifie qu'un dirham pèse 2,97 grammes, ce qui coïncide avec le poids des pièces frappées à l'époque d'al-Muqtadir (les années 295-320 H / 903-932 apr. J.-C.) découvertes par Roger à al-Fayoum, en Égypte. Il semble que 'Umar ait été le premier à stabiliser le poids légal du dirham, et qu'ensuite 'Abd al-Malik ait unifié toutes les pièces sur ce poids légal, 2… »97
This is supported by many contemporary researchers, Arab and European,51 including the Orientalist Zembaro, who writes in the Encyclopedia of Islam, Arabic translation, vol. 9, p. 226, under the title "Dirham and Dinar," that "Historians differ greatly on the exact weight of the dirham and dinar. But they agree that ten dirhams equal seven dinars, which is the same as seven mithqal. The mithqal of the of the Makkans equals 4.25 grams. This means that a dirham is 2.97 grams, which coincides with the weight of coins minted at the time of al Muqtadir (the years 295-320 H / 903-932 AD) discovered by Roger in al Fayum, Egypt. It seems that 'Umar was the first to stabilize the legal weight of the dirham, and later 'Abd al Mllik unified all coins on that legal weight, 2.97
« grams. » Zembaro poursuit : « Les historiens sont unanimes à penser qu'Abd al-Malik, dans sa réforme monétaire, n'a pas modifié le poids des pièces d'or. Le poids des pièces d'or peut facilement être déterminé en pesant les dinars existants conservés dans les musées. Le poids exact du dinar est de 4,25 grammes. Il est également égal au poids réel du dinar byzantin. » Il semble que l'étude des pièces conservées soit le moyen le plus précis de déterminer le poids exact du dinar et du dirham. Le seuil minimal (Nisab) de l'argent doit alors être de 200 x 2,975 = 595 grammes, et le seuil minimal (Nisab) de l'or de 20 x 4,25 = 85 grammes d'or.
grams." Zembaro continues, "Historians are unanimously of the opinion that 'Abd al Malik in his currency reform did not alter the weights of gold coins. The weight of gold coins can easily be determined by weighing the existing dinars in museums. The exact weight of the dinar is 4.25 grams. This is also equal to the actual weight of the Byzantine dinar." It seems that the survey of preserved coins is the most accurate means of determining the exact weight of the dinar and the dirham. The nisab of silver must then be 200 x 2.975 = 595 grams, and the nisab of gold should be 20 x 4.25 = 85 grams of gold.
Seuil minimal (Nisab) de la monnaie non métallique
Nisab of non-metal money
Le papier-monnaie est désormais principalement utilisé dans les transactions dans tous les pays, et l'or et l'argent ont disparu de la circulation en tant que monnaies. Quel est donc le seuil minimal (Nisab) du papier-monnaie ? Est-il celui de l'argent ou celui de l'or ? Il est apparent que 20 dinars d'or (85 grammes)
Paper currency is now predominantly used in transactions in all countries, and gold and silver have disappeared from circulation as currencies. What is, then the nisab of paper money? Is it that of silver or gold? It is apparent that 20 dinar of gold (85 grams)
et 200 dirhams d'argent (595 grammes) ne sont plus égaux en valeur l'un à l'autre comme ils l'étaient à l'époque du Prophète ﷺ.
and 200 dirhams of silver (595 grams) are no longer equal in value to each other as they were at the time of the Prophet (p).
Il est à prévoir que, s'agissant d'une question relevant du raisonnement humain, certains savants seront enclins à considérer que le seuil minimal (Nisab) de l'argent est le plus approprié pour la monnaie non métallique, car il est déterminé explicitement par la sunna et le consensus (Ijma’), et qu'il est, à la valeur actuelle, le plus petit des deux montants ; l'utiliser comme seuil minimal serait donc plus profitable aux pauvres. C'est peut-être la raison pour laquelle il est couramment employé dans des pays comme l'Égypte, l'Arabie saoudite, les États du Golfe, l'Inde et le Pakistan.52 D'autres savants tendent à considérer que le seuil minimal de l'or est plus approprié, car la valeur de l'or n'a pas changé au fil des siècles autant que celle de l'argent.53 Parmi les savants qui privilégient le seuil minimal de l'or figurent feu Abu Zahrah, Khallaf et Hasan.54 Cette position peut être étayée en comparant le seuil minimal de l'or à celui des chameaux, des moutons et des récoltes, car on constate qu'aux prix actuels, le seuil minimal de l'or est plus comparable à celui des autres biens de richesse que le seuil minimal de l'argent. Cinq chameaux ou 40
It is expected that since this is a matter of human reasoning, some scholars will be inclined to consider the nisab of silver most appropriate for non-metal money because it is determined explicitly by Sunnah and ijma', and it is the smaller amount of the two in today's value, so using it as nisab would be of more benefit to the poor. This is perhaps why it is commonly used in countries like Egypt, Saudi Arabia, the gulf states, India, and Pakistan.52 Other scholars tend to consider the nisab of gold more appropriate because the value of gold did not change through the centuries as much as did the value or silver.53 Scholars favoring gold nisab include the late Abu Zahrah, Khallaf, and Hasan.54 This view can be supported by comparing nisab on gold with nisab on camels, sheep, and crops, because one finds that under today's prices, the nisab of gold is more comparable to nisab on other items of wealth than the nisab of silver. Five camels or 40
les moutons ont une valeur très proche de celle de 85 grammes d'or, tandis que les 595 grammes d'argent ne sont peut-être pas égaux au prix d'un chameau. Waliyullah al Dahlawi dit dans son Hujjat Allah al Balighah : « Le seuil minimal (Nisab) sur l'argent a été estimé à cinq uqiyyah, car cela suffisait à une famille la plus modeste pour subsister pendant un an, à des prix raisonnables et avec des habitudes alimentaires moyennes.»55 Pouvons-nous trouver aujourd'hui un pays dans lequel la valeur de 595
sheep are a value that is very close to 85 grams of gold, while the 595 grams of silver may not equal the price of one camel. Waliyullah al Dahlawi in his Hujjat Allah al Balighah, says, "Nisab on silver was estimated at five uqiyyah because that was sufficient for the smallest household to live on for one year, under reasonable prices and with average dietary habits."55 Can we find any country today in which the value of 595
« grams of silver would be sufficient for one year's expenses for a small household? » En fait, cette quantité d'argent suffirait à peine pour un mois, voire une semaine. Il est donc bien préférable de déterminer le seuil minimal (Nisab) sur l'argent monnayé aujourd'hui, à l'équivalent de celui de l'or, c'est-à-dire
grams of silver would be sufficient for one year's expenses for a small household? In fact, that much silver would hardly be sufficient for one month or even one week. It is much better to determine the nisab on money today at the equivalent of that on gold, i.e.
la valeur de 85 grammes d'or, car agir autrement infligerait une grande injustice aux payeurs d'aumône obligatoire (Zakah).
the value of 85 grams of gold, because doing it otherwise would inflict great injustice on zakah payers.
Can we find a stable, permanent nisab for money?
La valeur de l'argent n'est pas fixe ; elle monte et descend de temps à autre en fonction de nombreuses variables. La valeur réelle de l'argent est son pouvoir d'achat,56 et la seule raison pour laquelle la monnaie papier a pu réussir est qu'elle possède un pouvoir d'achat. Nous avons constaté que la monnaie d'argent a perdu de sa valeur au point de rendre le seuil minimal (Nisab) de l'argent extrêmement bas, comparé au seuil minimal (Nisab) appliqué à d'autres biens de richesse. C'est la raison pour laquelle je préfère utiliser l'équivalent du seuil minimal (Nisab) de l'or pour la monnaie papier. Que se passerait-il si la valeur de l'or chutait considérablement ? Pouvons-nous découvrir une mesure standard et stable qui puisse servir de seuil minimal (Nisab) pour l'argent ? Certains pourraient se tourner vers les seuils minimaux (Nisab) applicables à d'autres biens, tels que les animaux, les récoltes ou les fruits, dont la valeur peut être plus stable que celle de l'argent.
The value of money is not fixed; it goes up and down from time to time in accordance with many variables. The real value of money is its purchasing power,56 and the only reason paper currency could succeed was because it has purchasing power. We noted that silver money decreased in value to the extent that made silver nisab extremely low, compared to nisab on other items of wealth. That is the reason I prefer to use the equivalent of the nisab on gold for paper money. What would happen if the value of gold declined drastically? Can we discover a standard and stable measurement that can be used as a nisab for money? Some may look to nisabs applicable on other items, such as animals, crops, or fruits, whose value may be more stable than that of money.
Can we use nisab of crops and fruits?
La valeur immédiate du seuil minimal (Nisab) des récoltes (cinq wasq) est très basse par rapport au seuil minimal (Nisab) du bétail. Cela peut s'expliquer par les points suivants. Premièrement, la générosité de Dieu est plus manifeste dans l'agriculture, où le rôle de l'homme est relativement moindre que dans la création d'autres formes de richesse. Dieu dit : « afin qu'ils profitent de ses fruits et de ce que leurs mains ont produit. Ne seront-ils donc pas reconnaissants ? »57 Deuxièmement, l'humanité ne peut survivre sans ce que la terre produit sous forme de cultures et de fruits, alors qu'elle peut se passer d'animaux pour se nourrir. Le seuil minimal (Nisab) des récoltes est fixé bas afin de procurer un montant plus important d'aumône obligatoire (Zakah) au profit des nécessiteux. Troisièmement, les cultures et les fruits sont à la terre ce que le bénéfice est au capital. Alors que l'aumône obligatoire (Zakah) sur les vaches, les chameaux et les moutons est due à la fois sur le capital et sur le bénéfice, l'aumône obligatoire (Zakah) sur les cultures et les fruits n'est prélevée que sur le bénéfice.
The immediate observation on nisab of crops (five wasq) is that its current value is very low in relation to nisab on livestock. This may be explained by the following points: First, the bounty of God is more apparent in agriculture, where the human role is relatively less than in generating other forms of wealth. God says, "that they may enjoy the fruits of this artistry. It was not their hands that made this; will they not then give thanks?"57 Second, humanity cannot survive without what comes out of the soil as crops and fruits the way they can do without animals for food. Nisab on crops is made low in order to provide larger proceeds of zakah to benefit the needy. Third, crops and fruits are to land as profit is to capital. While zakah on cows, camels, and sheep is obligated on the capital and profit together, zakah on crops and fruits is only taken from the profit.
Pour compenser cette différence, le seuil minimal (Nisab) est fixé bas et le taux de l'aumône obligatoire (Zakah) est fixé élevé.
To compensate for that difference, nisab is made low and the zakah rate is made high.
Can the livestock nisab be used?
Si le seuil minimal (Nisab) sur les récoltes n'est pas une approximation adéquate, alors le seuil minimal sur le bétail peut constituer une autre alternative. Pour commencer, le seuil minimal sur les vaches doit être écarté, car il n'est pas imposé par un texte clair et incontestable. Le seuil minimal sur les chameaux et les moutons est imposé par des textes non controversés et est confirmé par le consensus (Ijma’). Peut-on prendre la valeur de cinq chameaux ou de quarante moutons comme seuil minimal sur l'argent ?
If nisab on crops is not adequate approximation, then the nisab on livestock may be another alternative. To start with, the nisab on cows must be disregarded because it is not obligated by a clear-cut text. Nisab on camels and sheep are obligated in noncontroversial texts and are confirmed by ijma'. Can we take the value of five camels or 40 sheep as the nisab on money?
Pour répondre à cette question, nous devons d'abord examiner si le seuil minimal (Nisab) des chameaux et des moutons égalait le seuil minimal (Nisab) de l'argent monnayé à l'époque du Prophète ﷺ. Un savant de premier plan, al-Sarakhsi, dans al-Mabsut, soutient que la réponse à cette question est affirmative.
To answer this question we must first consider whether the nisab of camels and sheep equalled the nisab of silver money at the time of the Prophet (p). A leading scholar, al Sarakhsi, in al Mabsut, argues that the answer to this question is affirmative.
Une chamelle d'un an était autrefois estimée à environ 40 dirhams, et une brebis à cinq dirhams. Ainsi, cinq chameaux devraient valoir 200 dirhams d'argent.58 Mais nous avons mentionné plus haut qu'Ibn al-Humam dans al-Fath et Ibn Nujaim dans al-Bahr examinent tous deux de manière critique l'argument de l'auteur d'al-Mabsut. Ils le confrontent à une parole rapportée dans le recueil authentique d'al-Bukhari, qui indique que la différence de valeur d'un an d'âge chez le chameau est estimée par le Messager de Dieu ﷺ à 2 brebis ou 20
A one-year-old she-camel used to be valued at about 40 dirhams, and one sheep at five dirhams. Thus, five camels should equal 200 dirhams of silver.58 But we mentioned earlier that Ibn al Humam in al Fath and Ibn Nujaim in al Bahr both critically investigate the argument of the author of al Mabsut. They contrast it with a saying reported in the correct collection of al Bukhari, which indicates that the difference in value of one year of age in camel is estimated by the Messenger (p) at 2 sheep or 20
dirhams. Ce texte explicite contredit le calcul de Sarakhsi.59 Selon ce hadith authentique, 40 moutons valaient à l'époque du Prophète (p) 400 dirhams, soit le double du seuil minimal (Nisab) de la monnaie d'argent.
dirhams. This is an explicit text that contradicts the calculation of Sarakhsi.59 According to this authentic saying, 40 sheep equalled at the time of the Prophet (p) 400 dirhams, that is, twice as much as the nisab of silver money.
Il semble cependant que le seuil minimal (Nisab) de l'argent ait été volontairement fixé plus bas que celui du bétail pour une raison particulière dans la charia. Posséder de l'argent permet au propriétaire de choisir parmi une grande variété d'usages, bien plus de choix assurément que n'en offre la possession de chameaux ou de moutons. L'argent est un actif liquide, alors que les chameaux et les moutons ne le sont pas. Conserver de l'argent pendant une année entière, malgré toutes les tentations de le dépenser, est un signe plus net de richesse et de capacité d'épargne que de garder du bétail pendant un an. Il est implicite, notamment selon les Hanafites, qui en font même une condition explicite, que cet argent excède les besoins essentiels du propriétaire. Ces raisons ont peut-être été prises en considération par le Législateur lorsqu'il a déterminé que le seuil minimal (Nisab) de l'argent serait inférieur à celui du bétail.
It seems, however, that the nisab of silver was intentionally made lower than nisab of livestock for a special reason in Shari'ah. Owning money enables the owner to select from a wide range of uses, certainly many more choices than owning camels or sheep presents. Money is a liquid asset, while camels and sheep are not. Holding on to money for one full year, despite all temptations to spend it, is more of an indication of richness and ability to save than retaining livestock for a year. There is an implication, especially according to Hanafites, who even make it an explicit condition, that this money is above and beyond the basic needs of the owner. These reasons may have been considered by the Legislator in determining nisab of money as below that of livestock.
Ainsi, si nous décidons de fixer un seuil minimal (Nisab) pour la monnaie papier, qui puisse être stabilisé et servir de référence lorsque le pouvoir d'achat de la monnaie varie fortement, ce seuil minimal devrait être égal à la moitié de la valeur de cinq chameaux ou de quarante moutons dans un pays moyen. Je propose un pays moyen afin d'éviter les deux extrêmes : les pays où ces deux animaux sont très chers, et les pays où ils sont très bon marché.
Thus, if we decide to determine a nisab for paper money that can be stabilized and used as a standard when the purchasing power of money drastically varies, this nisab should be equal to one-half the value of five camels or forty sheep in an average country. I suggest an average country in order to avoid the two extremes, lands where these two animals are very expensive, and lands where they are very cheap.
Types of paper money
La monnaie papier est une monnaie fiduciaire, imprimée par le gouvernement ou par un organisme autorisé par l'État et mise en circulation parmi les gens pour leurs transactions. Ce type de monnaie est couramment utilisé dans le monde entier, et c'est par son intermédiaire que se réalisent de nombreuses transactions nationales et internationales. La monnaie papier sert de moyen d'échange, de réserve de valeur, de mesure des valeurs futures et de moyen d'évaluation des transactions financières.60
Paper money is fiat money, printed by the government or a government-authorized body and circulated among people for use in their transactions. This kind of money is commonly used all over the world, via which many national and international transactions take place. Paper money is used as a means of exchange, a store of value, a measure of future values, and a means of evaluating financial transactions.60
La monnaie papier a évolué au fil du temps, passant d'une convertibilité obligatoire à une non-convertibilité.
Paper money evolved through time from obligatory convertibility to nonconvertibility.
Au début, la monnaie papier prit la forme de reconnaissances de dette (I.O.U.) émises par les banques, qui garantissaient leur échange contre une quantité fixe d'or ou d'argent. Les banques étaient tenues de convertir ces I.O.U. en or ou en argent sur demande. Avec le temps, la machinerie bancaire parvint à influencer le gouvernement et obtint l'autorisation de ne détenir que des réserves partielles d'or et d'argent en contrepartie des I.O.U. émis. Les gouvernements eux-mêmes se lancèrent dans la production de monnaie papier, parce que cette activité paraissait lucrative. Au début, les gouvernements émirent de la monnaie papier adossée à des réserves partielles de métaux précieux. Le système d'autorisations gouvernementales accordées aux banques centrales pour émettre une certaine quantité de monnaie papier vint ensuite compléter ce dispositif. Nous sommes ainsi entrés dans la phase de non-convertibilité, où les monnaies nationales deviennent obligatoires et non convertibles en or ou en argent à l'intérieur des frontières de chaque pays.61
In its early stage, paper money took the form of I.O.U's issued by banks, that guaranteed their substitution for fixed amount of gold or silver. Banks were obliged to convert these I.O.U.'s into gold or silver on demand. As time went on, the banking machinery was able to influence the government and gain permission to hold only partial reserves of gold and silver against issued I.O.U.'s. Governments themselves went into the business of producing paper money because it seemed lucrative. At first governments issued paper money on partial precious metal reserves to the system of government authorizations given to central banks to issue a certain quantity of paper money. Thus we entered the phase of non-convertibility, where national currencies become compulsory and non-convertible to gold or silver within the borders of each country.61
Zakatability of paper currency
Évidemment, on ne s'attend pas à trouver d'avis sur la zakatabilité de la monnaie papier dans les premières générations de l'islam, puisque la monnaie papier est une invention des derniers siècles. Les savants contemporains examinent cette monnaie sous différents angles et expriment des avis divergents quant à sa zakatabilité. Le Cheikh 'Alaish, un Malikite d'Égypte, affirme que la monnaie papier ne ressemble pas aux dinars et aux dirhams et qu'elle n'est donc pas soumise à la zakat.62 Certains Chafi'ites ajoutent une condition à la zakatabilité de la monnaie papier : sa conversion effective en or et en argent.63 Le groupe de savants qui a rédigé l'ouvrage al Fiqh 'ala al Madhahib al Arba'ah écrit :64
Obviously, we do not expect to find any opinion about the zakatability of paper money in the early generations of Islam because paper money is an invention of the last few centuries. Contemporary scholars look at this money from different angles and express different opinion about its zakatability. Shaikh 'Alaish, a Malakite in Egypt, says paper money is unlike dinars and dirhams and consequently not zakatable.62 Some Shafi'ites add a condition for the zakatability of paper money, the actual conversion of paper money into gold and silver.63 The group of scholars who authored the book al Fiqh 'ala al Madhahib al Arba'ah write:64
Les Shafi'ites considèrent que la monnaie papier est constituée de billets représentant des dettes des banques émettrices. Comme la banque est pleinement en mesure de payer, les règles de l'aumône obligatoire (Zakah) relatives aux dettes s'appliquent.
1. Shafi'ites consider paper money to be drafts representing debts of the issuing banks. Since the bank is fully capable of payment, the rules of zakah on debts apply.
Ce brouillon est soumis à la zakat.
This draft is zakatable.
2. Les Hanafites considèrent que la monnaie-papier est une créance sur la banque qui circule entre les particuliers. Elle est soumise à la zakat.
2. Hanafites consider paper money to be claims on the bank that circulate among individuals. They are zakatable.
3. Les Malikites voient dans ces billets de banque un moyen d'échange représentant l'or et l'argent, convertible en ces métaux sur demande. Ils sont soumis à la zakat. 4. Les Hanbalites considèrent que la monnaie en papier n'est pas soumise à la zakat tant qu'elle n'a pas été convertie en or ou en argent, et les conditions de zakatabilité de l'or et de l'argent s'appliquent alors.
3. Malikites find in these bank notes a means of exchange, representing gold and silver, convertible into these metals on demand. They are zakatable 4. Hanbalites consider paper currency not zakatable until it is converted into gold or silver, and then the conditions of zakatability of gold and silver apply.
Il apparaît que tous ces avis reposent sur le principe de la convertibilité obligatoire, alors que la dernière évolution de la monnaie papier la rend totalement inconvertible, ce qui signifie que ces avis, y compris ceux qui considèrent la monnaie papier comme soumise à la zakat, devraient être révisés en fonction de cette réalité.
It is apparent that all these views are based on the principle of obligatory convertibility, whereas the latest development in paper currency makes it nonconvertible at all, which means that these views, even those that count paper currency zakatable, should be revised according to this reality.
Nous devons reconnaître le fait que la monnaie fiduciaire constitue désormais l'épine dorsale des transactions. L'or et l'argent ne sont utilisés qu'à titre exceptionnel. La monnaie fiduciaire, émise et garantie par l'État, est la mesure des valeurs présentes et futures. Les lois prévoient son acceptabilité et imposent son inconvertibilité. La monnaie papier remplit toutes les activités et fonctions de l'or et de l'argent monétaires. Il est vrai, cependant, que les métaux précieux possèdent une valeur propre, qui peut parfois différer de leur valeur monétaire, valeur déterminée par l'offre et la demande de ces deux métaux, uniquement sur la base de leur valeur industrielle et commerciale. Cette valeur leur est attribuée en considération de leurs caractéristiques d'actifs croissants utilisés comme mesure de la valeur.
We should recognize the fact that paper currency is now the backbone of transactions. Gold and silver are used only exceptionally. Paper currency, issued and guaranteed by the state, is the measure of current and future values. Laws provide for its acceptability and enforce its non-convertibility. Paper money is used to perform all the activities and functions of monetary gold and silver. It is true, however, that the precious metals have value of their own, which may at times be different from their monetary value, a value that is determined by the supply and demand for these two metals, merely on the grounds of their industrial and commercial value. It is imposed on gold and silver in consideration of their characteristics as growing assets used as a measure of value.
C'est peut-être pour cela que l'or et l'argent sont généralement appelés dans la littérature juridique « les valeurs » ou « les deux monnaies ». Il n'est ni juste ni acceptable pour quiconque de prétendre que certaines écoles ne considèrent pas la monnaie papier comme soumise à la zakât, ou d'attribuer un tel avis aux écoles d'Ahmad, de Malik ou d'al-Shafi'i, sous prétexte que la monnaie papier est une invention récente et n'existait pas à l'époque de ces grands savants.
That is perhaps why gold and silver are usually called in jurist literature "the values" or "the two currencies." It is not fair or acceptable for anyone to claim that some schools of thought do not consider paper money tzakatable or to attribute such a owing to the schools of Ahmad, Malik, or al Shafi'i, simply because paper money is a new invention and was not in existence at the time of these leading scholars.
On doit être fier de ce qu'a écrit le regretté savant Muhammad Hasanain Makhluf al 'Adawi dans son opuscule intitulé al Tibyan fi Zakat al Athman. Il commente ceux qui considèrent que la monnaie de papier représente des dettes bancaires :
One should feel proud of what is written by the late scholar, Muhammad Hasanain Makhluf al 'Adawi in his booklet titled al Tibyan fi Zakat al Athman. He comments on those who consider paper currency as representing bank debts:
Il est évident qu'il existe des différences essentielles entre la monnaie papier et les reconnaissances de dette.
It is obvious that there are essential differences between paper currency and I.O.U.'s.
Les reconnaissances de dette (I.O.U.) ne sont pas des actifs qui croissent. La monnaie papier est un actif qui croît, utilisé pour obtenir des biens et des services. La zakatabilité des dettes repose sur la capacité des débiteurs à rembourser, sachant que les dettes ne croissent pas, tandis que la zakatabilité de l'argent découle de son usage comme moyen d'échange. Le fait que la monnaie papier ne soit aucune sorte de dette connue des juristes signifie qu'elle doit être zakatable, car elle est entièrement substituable à d'autres richesses. Si l'on considère la monnaie papier, indépendamment de toute considération de réserves, on y trouve une mesure de la valeur. La monnaie papier est peut-être la seule mesure des valeurs présentes et futures dans la plupart des pays, surtout lorsque l'État assume pleinement la responsabilité de son émission.
I.O.U.'s are not growing assets. Paper currency is a growing asset, used for obtaining goods and services. zakatability of debts is based on the ability of debtors to pay back, knowing that debts do not grow, while the zakatability of money is derived from its use as a means of exchange. The fact that paper currency is not any kind of debt known to jurists means it must be zakatable because it is completely substitutable for other wealth. If we look at paper currency, regardless of any consideration of reserves, we find in it a measure of value. Paper money is perhaps the only measure of present and future values in most countries, especially with the government taking full responsibility for issuance.
Ainsi, la monnaie papier est semblable à l'or et à l'argent, et elle est soumise à la zakat, car la raison de l'assujettissement à la zakat de l'or et de l'argent est leur usage comme mesures de valeur.
As such, paper currency is similar to gold and silver, and it is zakatable because the reason for the zakatability of gold and silver is their use as measures of value.
La monnaie papier est soumise à la zakat sur quatre fondements : (1) elle représente des fonds déposés en banque, ce qui s'apparente aux biens disponibles actuels ; (2) elle représente le stock d'or ou d'argent conservé dans les coffres de la banque ; (3) elle constitue une dette de la banque, qui est pleinement en mesure de la rembourser ; et (4) elle est une mesure de valeur acceptée dans les transactions, elle est donc également soumise à la zakat, comme les pièces de monnaie et les autres choses utilisées comme monnaie.
Paper money is zakatable on four rounds: (1) It represents funds deposited in the bank, which is similar to present disposable assets, (2) it represents the stock of gold or silver in the vaults of the bank, (3) it is a debt on the bank, which is fully capable of payment, and (4) it is a measure of value acceptable in transactions, so it is also zakatable like coins and other things used as currency.
Cette dernière considération du Cheikh al-Makhlouf est, à mon avis, la plus pertinente aujourd'hui, en raison de la prédominance de la non-convertibilité de la monnaie papier. Lors des premiers usages de la monnaie papier, les avis divergeaient à cause de son caractère flou et de son avenir inconnu.65
This last consideration of Shaikh al Makhluf is, in my opinion, the most relevant one today, because of the prevalence of non-convertability of paper currency. In the early use of paper currency, people differed because of its vagueness and unknown future,65
Mais le papier-monnaie est désormais bien établi, il faut donc être certain de son assujettissement à la zakat. Par ailleurs, la monnaie est tout ce qui sert d'étalon de valeur et de moyen d'échange, quelle que soit la matière dont elle est faite. Cette forme de monnaie remplit toutes les fonctions monétaires de l'or et de l'argent telles qu'elles sont connues en charia, et doit donc de même être soumise à la zakat.
but now paper money has become well-established, so we must be certain about its zakatability. Besides, money is anything used as a measure of value and a means of exchange, regardless of what material it is made from. This form of money is used for all the monetary functions of gold and silver as known in Shari'ah and must likewise be zakatable.
Conditions for the zakatability of money
Quatre conditions sont requises pour que l'argent soit soumis à la zakat.
Four conditions are required for the zakatability of money:
1. Seuil minimal (Nisab) La première condition est que le montant de l'argent doit être au moins égal au seuil minimal (Nisab).
1. Nisab The first condition is that the amount of money should be at least equal to nisab.
Tout bien dont la valeur est inférieure au seuil minimal (Nisab) est exempté de l'aumône obligatoire (Zakah), car son propriétaire n'est pas considéré comme riche. Le seuil minimal (Nisab) sur l'or équivaut à 85 grammes d'or pur, soit 20 dinars.
Anything that is below nisab is exempted from zakah, since the owner is not considered rich. nisab on gold is the equivalent of 85 grams of pure gold, which equals 20 dinar.
Sur l'argent, le seuil minimal (Nisab) est de 595 grammes, ce qui équivaut aux 200 dirhams mentionnés dans le hadith, et le seuil minimal (Nisab) sur la monnaie papier a été traité dans la sous-section précédente.
On silver, nisab is 595 grams, which is equal to the 200 dirhams mentioned in the saying, and nisab on paper currency was discussed in the previous subsection.
Est-il nécessaire que le propriétaire soit une seule personne ?
Is it necessary that the owner be one person?
Prenons l'exemple d'une société de personnes ou d'une société de capitaux, dont les propriétaires sont plusieurs individus et dont les liquidités dépassent le seuil minimal (Nisab), alors que la part de chaque associé dans l'argent liquide est inférieure au seuil minimal (Nisab). Selon Abu Hanifah et Malik, les associés ne sont soumis à la aumône obligatoire (Zakah) que si la part de chacun, prise isolément, atteint ou dépasse le seuil minimal (Nisab). Al-Shafi'i considère ce bien commun comme une seule unité et le déclare soumis à la aumône obligatoire (Zakah) si le total atteint au moins le seuil minimal (Nisab). La raison de cette divergence réside dans la formulation générale de la parole du Prophète ﷺ : « Sur ce qui est inférieur à cinq uqiyyah, aucune aumône (Sadaqah) n'est due. » Ce texte ne précise pas si ces cinq uqiyyah (200 dirhams) appartiennent à un seul propriétaire ou à plusieurs. Je peux toutefois ajouter que la raison même pour laquelle le seuil minimal (Nisab) est une condition de la aumône obligatoire (Zakah) est d'exempter les propriétaires de petites quantités. Cela pourrait indiquer que le seuil minimal (Nisab) devrait peut-être s'appliquer à un seul propriétaire, faute de quoi il perdrait sa raison d'être.
Take the example of a partnership or a corporation, in which the owners are several individuals and the company has cash assets of more than nisab, but the share of each partner of the cash money is lass than nisab. According to Abu Hanifah and Malik, partners are zakatable only if the share of each one alone is nisab or more. Al Shafi'i treats this common property as one unit and considers it zakatable if the total is at least nisab. The reason for this difference in opinion is the general terminology of the saying of the Prophet (p), "On that which is lass than five uqiyyah there is no sadaqah due." This text leaves undetermined whether these five uqiyyah (200 dirham) belong to one owner or more, but I may add that the very reason for which nisab is a condition of zakah is to exempt owners of small quantities. This may indicate that nisab should perhaps be applied to one owner, since otherwise it loses its virtue.
Al Shafi'i rapproche la copropriété dans une société de la mise en commun du bétail au pâturage, mais là encore on retrouve la même divergence de vues quant à l'effet de la mise en commun du bétail au pâturage.67 L'avis de la majorité repose sur le principe que, la aumône obligatoire (Zakah) n'incombant qu'aux riches, une société peut comprendre certains associés pauvres, et pourquoi ces pauvres devraient-ils devenir redevables de la aumône obligatoire (Zakah) du seul fait de leur association avec les riches ? En revanche, l'avis d'al-Shafi'i paraît plus simple à appliquer à une époque où les sociétés sont devenues d'une importance majeure dans le monde des affaires. On pourrait toutefois suggérer qu'une partie du produit de la aumône obligatoire (Zakah) prélevée sur les sociétés soit distribuée aux actionnaires ou associés pauvres de cette société.68
Al Shafi'i look at the similarity between common property in a partnership and mixing cattle together in grazing, but here again the same difference in views appears with respect to the effect of mixing cattle in grazing.67 The majority's view is based on the assumption that since zakah is an obligation on the rich only, a partnership may contain some poor partners, and why should these poor fellows become azakatable simply because of their association with the rich? On the other hand, al Shafi'i's view appears to be simpler in application in a time when corporations have become of major importance in the business world. However, it could be suggested that part of the proceeds of zakah taken from corporations be distributed among the poor shareholders or partners of that corporation.68
2. Le passage d'une année La deuxième condition est qu'une année lunaire complète doive s'être écoulée depuis la possession du seuil minimal (Nisab). L'aumône obligatoire (Zakah) sur l'argent est une obligation annuelle et ne peut pas être exigée à des intervalles plus courts.
2. The passage of a year The second condition is that a full lunar year must have passed on the ownership of nisab. zakah on money is a yearly obligation, and cannot be imposed at shorter intervals.
Les Hanafites exigent que le seuil minimal (Nisab) existe au moins au début et à la fin de l'année. Si le montant d'argent possédé descend en dessous du seuil minimal (Nisab) au cours de l'année, puis remonte à la fin de l'année, la soumission à l'aumône obligatoire (Zakah) n'est pas affectée.69 Les trois autres écoles de jurisprudence exigent que le seuil minimal (Nisab) reste en possession durant toute l'année. Ils soutiennent que la parole du Prophète ﷺ, « Il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur un bien tant qu'une année ne s'est pas écoulée sur lui »,70 implique que l'année doit s'écouler sur la totalité du bien, et qu'il ne suffit pas que le montant du seuil minimal (Nisab) n'existe qu'au début et à la fin de l'année.71
Hanafites require that nisab at least exist at the beginning and end of the year. If the amount of money owned declines from nisab during the year, and increases again at the year's end, zakatability is not affected.69 The other three schools of jurisprudence require that nisab stay in ownership during the whole year. They argue that the Prophet's saying, "There is no zakah on an asset until a year passes on It."70 Implies that the year should pass on it all and it is not sufficient that the amount of nisab exist only at the beginning and end of the year.71
Tout ceci s'applique à l'argent en tant qu'actif en stock. Les revenus gagnés, tels que les salaires, les rémunérations, les récompenses, les revenus professionnels et les loyers perçus pour des bâtiments ou des voitures donnés en location, font tous l'objet de divergences. La majorité des juristes exige qu'une année s'écoule sur chaque somme d'argent, qu'il s'agisse d'un stock ou d'un flux, pour que l'aumône obligatoire (Zakah) devienne due. Abu Hanifah propose d'ajouter le flux au stock et de rendre l'aumône obligatoire (Zakah) exigible sur le total à la fin de l'année qui a commencé avec le stock. Une exception est faite dans le cas où le flux d'argent est la contrepartie d'un bien dont l'aumône obligatoire (Zakah) a déjà été acquittée.72 Il est rapporté de manière authentique que certains Compagnons ont considéré que ce flux d'argent est soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) au moment de sa perception. Nous étudierons cette question en détail au chapitre neuf.
All this applies on money as a stock asset. Earned money, such as salaries, wages, awards, professional income, and the rental proceeds of leased buildings or cars, are all disputed. The majority of jurists require that a year must pass on every amount of money, stock or flow, for zakah to be obligatory. Abu Hanifah suggests adding the flow to the stock and making zakah due on the total at the end of the year that started on the stock. An exception is made in the case where the flow of cash is a substitution for an asset whose zakah was already paid.72 It is authentically reported from some Companions that such flow of money is zakatable at the time of its receipt. We shall study this issue in detail in chapter nine.
3. L'argent doit être exempt de dettes La troisième condition est que le seuil minimal (Nisab) possédé doit être exempt de toute dette dont le remboursement ferait descendre la somme d'argent en dessous du seuil minimal (Nisab). Les dettes qui empêchent l'assujettissement à l'aumône obligatoire (Zakah) sont celles qui font obstacle à une obligation envers d'autres êtres humains, y compris les dettes personnelles et l'aumône obligatoire (Zakah) en retard,73 tandis que les dettes envers Dieu ne sont pas déductibles, comme le coût du pèlerinage,74 selon certains savants, les dettes différées n'empêchent pas l'assujettissement à l'aumône obligatoire (Zakah) des sommes d'argent présentes.75 Al Nawawi résume la position chaféite : « Si les dettes empêchent l'assujettissement à l'aumône obligatoire (Zakah), alors les dettes envers Dieu et les dettes envers autrui doivent être traitées de la même manière. »76
3. Money should be free of debt The third condition is that the owned nisab must be free of any debt whose liability would reduce the amount of money to below nisab. Debts that prevent zakatability are those that prevent liability toward other human beings, including personal debts and past due zakah,73 while debts that belong to God are not deductible, such as the cost of making pilgrimage.74 According to some scholars, deferred debts do not prevent the zakatability of present sums of money.75 Al Nawawi summarizes the Shafi'ite view, "If debts prevent zakatability, then debts due to God and debts due to others should be treated the same.76
4. Excédent au-delà des besoins essentiels Certains juristes hanafites éminents exigent que le seuil minimal (Nisab) ne soit calculé qu'au-delà de la satisfaction des besoins essentiels de leurs propriétaires. Selon Ibn Malik77, les besoins essentiels sont ceux qui préservent la personne et ceux à sa charge de la destruction, tels que la nourriture, le logement, les outils de défense, les vêtements qui protègent du froid et de la chaleur, l'argent nécessaire au remboursement des dettes, le mobilier, les ustensiles, le moyen de transport de base et les livres de savoir. Selon les hanafites, l'ignorance et la démoralisation sont assimilées à une destruction de la personne78. Si une personne possède une somme d'argent supérieure au seuil minimal (Nisab), mais qu'elle en a besoin pour l'une des dépenses ci-dessus, elle n'est pas considérée comme redevable de l'aumône obligatoire (Zakah)79, au motif qu'elle n'est pas riche, et que la Zakah n'est prélevée que sur les riches. Le Prophète ﷺ a déclaré : « Il n'y a d'aumône (Sadaqah) que sur la richesse », et : « Commence par ceux que tu entretiens. »
4. Excess above basic needs Some leading Hanafite jurists require that nisab be counted only above the satisfaction of basic needs of the owners. According to Ibn Malik,77 basic needs are those that prevent the destruction of a person and his dependents; such as food, shelter, defence tools, clothes that protect from cold and heat, money to pay back debts, furniture, utensils, basic transportation, and books of knowledgs. According to Hanafites, ignorance and demoralization are like personal destruction.78 If a person owns an amount of money that is above nisab but needs it for any of the above expenses, he or she is not considered zakatable79 on the grounds that this person is not rich and zakah is collected only from the rich. The Prophet (p) proclaims that "There is no sadaqah except out of richness," and "Start with those whom you support."
SECTION TWO ZAKAH ON GOLD AND SILVER JEWELRY, ORNAMENTS, AND ANTIQUES
Afin de compléter notre étude de l'aumône obligatoire (Zakah) sur l'or et l'argent, nous devons comprendre l'aumône obligatoire (Zakah) sur les ustensiles, les ornements, les objets décoratifs, les statues, ainsi que sur les bijoux d'hommes et de femmes en or et en argent.
In order to complete our study of zakah on gold and silver, we must understand zakah on utensils, ornaments, decorative objective, statuery, and men and women's jewelry made of gold and silver.
Gold and silver utensils and ornaments are zakatable
Il n'est pas contesté parmi les savants musulmans que, chaque fois que l'or et l'argent sont utilisés de manière interdite, ils sont soumis à l'aumône obligatoire (Zakah). Des paroles authentiques et exactes sont rapportées, qui interdisent l'usage de l'or et de l'argent pour les ustensiles de cuisine et de table, car cela relève d'un mode de vie fastueux et ostentatoire et constitue une forme de thésaurisation.80
It is not disputed among Muslim scholars that whenever gold and silver are used in a forbidden manner they are subject to zakah. Authentic and correct sayings are reported which forbid the use of gold and silver as kitchen and dining utensils because that is a feature of a lavish and ostentatious way of living and constitutes a form of hoarding.80
L'auteur d'al Mughni explique : « Tout ce dont l'usage est interdit est également interdit pour la parure », que ces ustensiles et objets décoratifs appartiennent à des hommes ou à des femmes. Les bijoux de femmes sont permis au motif que les femmes les portent pour leurs maris. Ce besoin ne peut être étendu aux ustensiles et aux autres ornements. En outre, les statues sont interdites quelle que soit la matière, métal ou pierre, dont elles sont faites. Si elles sont en or ou en argent, le motif de leur interdiction se trouve doublé. Ibn Qudamah ajoute : « Une fois ceci établi, les ornements et les ustensiles sont incontestablement soumis à la zakat, s'ils atteignent le seuil minimal (Nisab), soit seuls, soit lorsqu'ils sont ajoutés à d'autres or et argent possédés. »82 L'auteur d'al Mughni attribue à certains hanbalites l'avis selon lequel il faut tenir compte de la valeur marchande de ces objets et non seulement de leur poids, en raison de la grande valeur artistique qu'ils incorporent.83
The author of al Mughni explains, "Whatever is prohibited for use is also prohibited for decoration," no matter whether such utensils and decorative objects are owned by men or women. Women's jewelry is allowed on the grounds that women wear it for their husbands. This need cannot be extended to utensils and other ornaments. Additionally, statues are prohibited regardless of the metal or stone they are made from. If they are made of gold or silver, the grounds for their prohibition is doubled. Ibn Qudamah adds, "Once this is realized, ornaments and utensils are indisputably zakatable, if they reach nisab either alone or when added to other owned gold and silver."82 The author of al Mughni attributes an opinion to some Hanbalites that the market value of such items should be considered and not only their weight, because of the high artistic value incorporated in them.83
Men's Jewelry is zakatable
Il est interdit aux hommes de porter des bijoux en or, en argent ou en toute autre matière, à l'exception d'une simple bague en argent, qui est permise.84 Les bijoux des hommes sont donc soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) lorsqu'ils atteignent le seuil minimal (Nisab), car le port de bijoux par les hommes n'est pas considéré comme la satisfaction d'un besoin naturel, comme c'est le cas pour les femmes.85 L'aumône obligatoire (Zakah) s'applique aux bijoux des hommes comme un rappel de l'erreur que constitue leur possession et de la nécessité de remettre leur valeur dans un usage productif. Quant à l'usage de l'or par les hommes, il est totalement interdit, à l'exception de certaines nécessités, telles que son emploi pour des couronnes dentaires, un plombage, ou en remplacement d'un nez brisé ou d'une oreille coupée.
Men are forbidden to wear jewelry made of gold, silver, or any other substance, except for a plain silver ring which is permissible.84 Men's jewelry is thus subject to zakah if it reaches nisab, because the use of jewelry by men is not considered a satisfaction of a natural need like that of women.85 Zakah is obligated on men's jewelry as a reminder of the error of owning and of the need to put its value back into productive use. As for the use of gold by men, it is prohibited completely, except for such necessities as its use as caps for teeth, tooth filling, or as a substitute for a broken nose or a cut ear.
Abu Daoud rapporte, d'après 'Abd al-Rahman ibn Tarafah, que « le nez de son grand-père, 'Arfajah ibn Sa'd, fut tranché le jour d'al-Kilab. Il se fit faire un faux nez en argent, mais celui-ci se gangrena et sentit mauvais. Le Prophète ﷺ lui ordonna alors de se faire un nez en or ». Ahmad dit : « Il est permis, en cas de nécessité, de fixer des dents avec un fil d'or s'il est à craindre qu'elles ne tombent ». Tout autre usage de l'or par les hommes est interdit et est soumis à la aumône obligatoire (Zakah). Il faut toutefois reconnaître qu'il est préférable de considérer la valeur et non seulement le poids s'agissant des bijoux masculins, en raison de la valeur ajoutée par le travail artistique. Une fois que la valeur de ce bijou atteint l'équivalent de 85 grammes d'or, il devient soumis à la aumône obligatoire (Zakah).
Abu Daud reports from 'Abd al Rahman bin Tarafah that "the nose of his grandfather, 'Arfajah bin Sa'd, was severed the day of al Kilab. He got an artificial nose made of silver, but it got rotten and smelly. The Prophet ordered him to get a gold nose." Ahmad says, "It is all right in cases of necessity to tie the teeth with gold thread, if it is feared the teeth may fall out." Any other use of gold by men is forbidden and is subject to zakah. We should recognize, however, that it is preferred to consider value and not only weight in the case of men's jewelry, because of the value added by the artistic labor. Once the value of this jewelry reaches the equivalent of 85 grams of gold, it becomes zakatable.
Pearls, precious stones, and women's jewels are not zakatable
Les bijoux féminins faits d'autres matières que l'or et l'argent, tels que les perles, les diamants et d'autres pierres précieuses et métaux, ne sont pas soumis à la zakat, car ils sont destinés à l'usage personnel et licite des femmes, comme l'a décidé Dieu : « Et afin que vous en tiriez des parures à porter »86, et ils ne sont pas considérés comme des biens productifs. Certains éminents savants chiites de l'Ahl al-Bayt sont en désaccord et estiment que tout bijou féminin dont la valeur atteint le seuil minimal (Nisab) est soumis à la zakat, au motif que les joyaux sont des biens de grande valeur, et que Dieu dit : « Prélève une aumône obligatoire sur leurs biens ». Ils font observer que les termes « leurs biens » de ce verset sont au pluriel et se rapportent aux musulmans, et que l'implication générale du verset signifie qu'il faut prélever sur les biens de chacun d'eux.
Women's jewelry made of other than gold and silver, such as pearls, diamonds, and other precious stones and metals are not zakatable, because they are designated for personal and lawful use by women, as determined by God, "And that ye may extract therefrom ornaments to wear,"86 and are not considered growing assets. Some leading Shi'ite scholars of Ahl al Bait disagree and consider any women's jewelry that reaches nisab in value is subject to zakah on the grounds that are jewels valuable items of wealth, and God says, "Out of their wealth take a sadaqah." They indicate that the words "their wealth" in this verse are in the plural, attributed to Muslims, and the general implication of the verse means take from the wealth of each one of them.
Les bijoux des femmes, les pierres précieuses et les métaux précieux sont des biens qui entrent dans le sens général de ce texte.87 La majorité des savants soutiennent que, même si l'on admet la généralité du verset, il faut reconnaître que la Sunna restreint son sens aux seuls biens qui croissent ou qui sont susceptibles de croître. Ainsi, la croissance réelle ou potentielle est la raison de l'assujettissement à la zakat, et non la nature précieuse de l'objet.88 Ces bijoux sont généralement acquis pour la parure personnelle et non pour la croissance ou l'investissement, tant qu'ils ne sont pas conservés dans le but de thésauriser des richesses.
Women's jewels, precious stones, and metals are items of wealth included in this general meaning.87 The majority of scholars argue that even if we accept the generality of the verse, we must recognize that Sunnah restricts the meaning of the verse to only growing wealth or wealth with growth potential. Thus, actual or potential growth is the reason for zakatability and not the precious nature of the item.88 These jewels are usually obtained for personal ornamentation and not for growth or investment, as long as they are not kept for the purpose of hoarding wealth.
Difference on women's gold and silver ornaments
Dans la lettre sur les aumônes (Sadaqah) envoyée par le Prophète ﷺ, il n'est fait aucune mention des bijoux en or et en argent des femmes, et nous ne disposons d'aucun texte authentique et explicite qui oblige à acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) sur ces bijoux ou qui l'en exempte. Nous ne possédons que quelques propos dont l'authenticité et la portée sont controversées.89 La raison de ces divergences d'opinions tient au fait que certains savants prennent en considération le métal dont les bijoux sont faits. L'or et l'argent étant tous deux soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) en tant que monnaie, ces savants estiment que les bijoux en or et en argent le sont également. D'autres savants tiennent compte du travail et du procédé industriel nécessaires à la fabrication des bijoux, qui transforment le métal de sa nature monétaire en un objet destiné à l'usage personnel, répondant à un besoin naturel des femmes. Ainsi, les bijoux s'apparentent aux vêtements, au mobilier et aux autres objets personnels, qui sont unanimement exemptés de l'aumône obligatoire (Zakah).
In the letter on sadaqat sent by the Prophet (p) there is no reference to women's gold and silver jewelry, nor do we have any authentic, explicit texts which obligate zakah or exempt it on this jewelry. All we have is a few sayings whose authenticity and indications are controversial.89 The reason for the differences in opinion is that some scholars take into consideration the metal of which jewelry is made. Gold and silver are both zakatable as money, so these scholars consider gold and silver jewelry also zakatable. Other scholars consider the labor involved and the industrial process required to make jewelry and transform the metal from its monetary nature into a commodity ready for personal use that satisfies a natural need of women. Thus jewelry is similar to cloths furniture, and other personal objects that are unanimously exempt from zakah.
Selon ces savants, les bijoux de la femme ne sont pas soumis à la zakât. Ces avis ne s'appliquent qu'aux bijoux licites. Les bijoux interdits sont, à l'unanimité, soumis à la zakât. En conséquence, il existe deux groupes de savants : ceux qui considèrent que les bijoux sont soumis à la zakât exactement comme la monnaie, et ceux qui les considèrent non soumis à la zakât ou soumis à la zakât sous certaines conditions.
According to these scholars, women's jewelry is not zakatable. These rulings apply only to lawful jewelry. Forbidden jewelry is unanimously zakatable. Accordingly, there are two groups of scholars, those who consider jewelry zakatable exactly like money, and those who consider them non-zakatable or zakatable within certain restrictions.
Scholars who consider jewelry zakatable
Al-Bayhaqi et d'autres rapportent de 'Alqamah que l'épouse d'Ibn Mas'ud l'interrogea au sujet de ses bijoux. Il répondit : « S'ils atteignent 200 dirhams, ils sont soumis à l'aumône obligatoire (Zakah). » Elle dit : « Puis-je acquitter leur aumône obligatoire (Zakah) pour mon neveu [orphelin] dont je suis la tutrice ? » « Oui », répondit-il. Al-Bayhaqi commente : « Ceci est aussi rapporté et remonté jusqu'au Prophète ﷺ, mais il est non étayé. »90 Il rapporte également de Shu'aib bin Yasar que 'Umar écrivit à Abu Musa : « Ordonne aux femmes musulmanes de ta région d'acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) sur leurs parures. » Mais cela n'est pas authentiquement rapporté de 'Umar.91 Ibn Abi Shaybah cite al-Hasan disant : « Je sais qu'aucun des quatre Successeurs n'a affirmé que les parures sont soumises à l'aumône obligatoire (Zakah). »92
Al Baihaqi and others report from 'Alqamah the wife of Ibn Mas'ud asked him about her jewels. He replied, "If they reach 200 dirhams, they are zakatable." She said, "May I spend their zakah on my [orphaned] nephew whose guardian I am?" "Yes," he answered. Al Baihaqi comments, "This is also narrated and linked up to the Prophet (p), but it is unsupported."90 He also reports from Shu'aib bin Yasar that 'Umar wrote Abu Musa to90 "Instruct Muslim women in your area to pay zakah on their ornaments." But this is not authentically reported from 'Umar.91 Ibn Abi Shaibah quotes al Hasan as saying, "I know that none of the [four] Successors said that ornaments are zakatable."92
Al-Bayhaqi rapporte d'après 'Â'ishah : « Il n'y a pas de mal à porter des bijoux dès lors que leur aumône obligatoire (Zakah) est acquittée ».93
Al Baihaqi reports from 'A'ishah, "It is all right to wear jewelry if its zakah is paid,"93
Mais nous disposons d'un rapport fiable de 'Aïcha qui contredit cela, comme on le verra plus loin. Il est rapporté que 'Abd Allah bin 'Amr écrivait à son trésorier Salim des instructions lui demandant de payer l'aumône obligatoire (Zakah) sur les parures de ses filles chaque année.94 Abu 'Ubaid rapporte de sa part qu'il offrit à ses trois filles des parures d'une valeur de six mille dinars.
But we have on hand a correct report from 'A'ishah contradicting this, as will be seen later. It is reported that 'Abd Allah bin 'Amr used to write his treasurer Salim instructions to pay zakah on the ornaments of his daughters every year.94 Abu 'Ubaid reports from him that he gave his three daughters ornaments worth six thousand dinars.
Chaque année, il envoyait son esclave Jalid acquitter leur aumône obligatoire (Zakah).95
He used to send his slave Jalid every year to pay their zakah.95
Les chaînes de transmission de tous les rapports ci-dessus sont sujettes à controverse. Abu 'Ubaid remarque : « Nous ne disposons d'aucun récit authentique concernant l'aumône obligatoire (Zakah) sur les parures, provenant de l'un des Compagnons, à l'exception d'Ibn Mas'ud. »96 Ibn Hazm affirme : « Le rapport d'Ibn Mas'ud est le plus authentique de tous. »97 Parmi ceux qui considèrent que les parures sont soumises à l'aumône obligatoire (Zakah) figurent Sa'id bin Musayyib, Sa'ad bin Jubair, 'Ata, Mujahid, 'Abd Allah bin Shaddad, Jabir bin Zaid, Ibn Shabrumah, Maimun bin Mahran, al Zuhri, al Thawri, Abu Hanifah et ses disciples, al Awza'i et al Hasan bin Hay.98
The chains of all the above reports are controversial. Abu 'Ubaid comments, "We have nothing authentic about zakah on ornaments from any of the Companions except from Ibn Mas'ud.96 Ibn Hazm says "The report of Ibn Mas'ud is topmost in its authenticity."97 Among those who believe that ornaments are zakatable are Sa'id bin Musayyib, Sa'ad bin Jubair, 'Ata, Mujahid, 'Abd Allah bin Shaddad, Jabir bin Zaid, Ibn Shabrumah, Maimun bin Mahran, al Zuhri, al Thawri, Abu Hanifah, and his disciples, al Awza'i and al Hasan bin Hay.98
Evidence supporting this opinion
1. Le sens général du verset « Et ceux qui amassent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier de Dieu, annonce-leur un châtiment douloureux » est que l'or et l'argent mentionnés dans ce verset englobent aussi bien ceux qui servent aux parures des femmes que la monnaie et les lingots. En conséquence, si l'aumône obligatoire (Zakah) n'est pas acquittée, son propriétaire sera marqué par sa chaleur le Jour de la Résurrection.
1. The general implication of the verse, "and there are those who hoard gold and silver and spend it not in the way of God. Announce unto them a most grevious penalty." Gold and silver mentioned in this verse include that which is used in women's ornaments as much as it includes money and bullion. Consequently, unless zakah is paid, the owner will be branded with its heat on the Day of Resurrection.
2. Le sens général des paroles du Prophète (ﷺ) : « Sur l'argent, un quarante-quatrième est obligatoire ; aucune aumône (Sadaqah) n'est exigée sur ce qui est inférieur à cinq uqiyyah. » Cela implique que l'argent est soumis à la aumône obligatoire (Zakah) dès qu'il atteint cinq uqiyyah, de même que les textes généraux sur la aumône obligatoire (Zakah) concernant l'or, tels que : « Nul propriétaire d'or qui ne s'acquitte pas de sa aumône obligatoire (Zakah)... etc. »
2. The general meaning of the sayings of the Prophet (p), "On silver, one-fourth of one-tenth is obligated; no sadaqah is required on what is less than five uqiyyah." This implies that silver is zakatable once it reaches five uqiyyah, as do the general texts of zakah on gold, such as "There is no owner of gold that does not pay its zakah . . . etc.
3. Il existe quelques avis concernant l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux en particulier, qui sont considérés comme corrects par certains éminents savants. Parmi ces avis figurent les suivants :
3. There are a few sayings about zakah on ornaments in particular that are considered correct by some leading scholars. Among these sayings are the following:
(a) Abou Daoud rapporte, d'après 'Amr ibn Shu'aib, d'après son père, d'après son grand-père, qu'une femme vint trouver le Prophète ﷺ avec sa fille. Au poignet de sa fille se trouvaient deux gros bracelets d'or. Le Prophète ﷺ demanda : « Donnes-tu l'aumône obligatoire (Zakah) pour cela ? » Elle répondit : « Non. » « Cela te plairait-il que Dieu t'entoure de deux bracelets de feu le Jour de la Résurrection ? » l'avertit-il. Le rapporteur dit : « Elle les retira et les jeta au Prophète ﷺ, en disant : Ils appartiennent à Dieu et à Son Messager. »100
(a) Abu Daud reports from 'Amr bin Shu'aib from his father from his grandfather, that a women99 with her daughter came to the Prophet (p). On the wrist of her daughter were two thick bracelets of gold. the Prophet asked, "Do you give zakah on this? She replied "No." "Does it please you for God to embrace you with two bracelets of fire on the Day of Resurrection?" he warned. The narrator says, "She took them off and tossed them to the Prophet (p), saying, They belong to God and His Messenger."100
(b) Abu Daud, al Daraqutni, al Hakim et al Baihaqi rapportent d'après 'A'ishah que « Le Messager de Dieu ﷺ entra dans ma chambre et trouva dans ma main quelques anneaux d'argent. Il dit : "'A'ishah, qu'est-ce que cela ?" Je dis : "Je les ai faits pour les porter en parure [pour te plaire], ô Messager de Dieu." Il dit : "Acquittes-tu leur aumône obligatoire (Zakah) ?" Je répondis : "Non", ou par une négation. Il dit : "Cela te suffirait pour le feu." »101
(b) Abu Daud, al Daraqutni, al Hakim, and al Baihaqi report from 'A'ishah that "The Messenger of God (p) entered my room and found in my hand a few rings of silver. He said, A'ishah, what is this?' I said, 'I made them in order to use them as ornament [to please you] O Messenger of God.' He said, Do you pay their zakah?' I answered 'No,' or negatively. He said, 'That would be enough for you of the fire,'101
(c) Abu Daoud et d'autres rapportent de Umm Salamah : « Je portais des bijoux en or, et j'ai demandé : ô Messager de Dieu, est-ce là de la thésaurisation ? Il dit : "Ce qui atteint le seuil minimal (Nisab), s'il en est acquitté la zakat, n'est pas de la thésaurisation." » Al Mundhiri commente : « Dans sa chaîne de transmission figure 'Attab bin Bashir (Abu al Hassan al Harrani) ; al Bukhari rapporte de lui, mais d'autres le critiquent. »102
(c) Abu Daud and others report from Umm Salamah, "I used to wear some ornaments of gold, and I asked, O Messenger of God, is this hoarding? He said, "That which reaches [nisab], if zakated, is not hoarding." Al Mundhiri comments, "In its chain there is 'Attab bin Bashir (Abu al Hassan al Harrani); al Bukhari reports from him, but others cricize him."102
Those who exempt ornaments from zakah103
Ibn Hazm écrit dans al Muhalla : « Jabir bin 'Abd Allah et Ibn 'Umar ont dit : "Il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur les ornements." Tel est aussi l'avis d'Asma' bint Abu Bakr, et un avis semblable est rapporté de manière authentique d'après 'A'ishah. Tel est également l'avis d'al Sha'bi, de 'Amrah bint 'Abd al Rahman, d'Abu Ja'far et de Muhammad 'Ali. Il est rapporté de Taus, d'al Hasan et de Sa'id bin al Musayyib. Il existe deux avis divergents rapportés de Sufian al Thawri : l'un selon lequel les bijoux des femmes sont soumis à l'aumône obligatoire (Zakah), l'autre selon lequel ils ne le sont pas.104 Al Qasim bin Muhammad (neveu de 'A'ishah), Malik bin Anas, Ahmad bin Hanbal et Ishaq bin Rahwayh affirment que les bijoux des femmes ne sont pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah). C'est l'avis le plus connu d'al Shafi'i, selon al Khattabi,105 et c'est aussi l'avis d'Abu 'Ubaid. »
Ibn Hazm in al Muhalla writes, "Jabir bin 'Abd Allah and Ibn 'Umar said, "There is no zakah on ornaments " This is also the view of Asma' bint Abu Bakr, and similar view is correctly reported from 'A'ishah. This is also the opinion of al Sha'bi, 'Amrah bint 'Abd al Rahman, Abu Ja'far, and Muhammad 'Ali. It is reported from Taus, al Hasan, and Sa'id bin al Musayyib, There are two differing reports from Sufian al Thawri, one that women's jewelry is zakatable and one that it is not.104 Al Qasim bin Muhammad ('A'ishah's nephew), Malik bin Anas, Ahmad bin Hanbal, and Ishaq bin Rahwayh say that women's jewelry is not zakatable. This is the most famous opinion of al Shafi'i, according to al Khattabi,105 and it is the opinion of Abu 'Ubaid as well.
Evidence supporting this view
En principe, les gens ne sont pas tenus de payer l'aumône obligatoire (Zakah) sans un texte de la charia, et il n'existe ni texte authentique concernant l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux des femmes, ni analogie correcte avec une règle fondée sur un texte authentique. De plus, l'aumône obligatoire (Zakah) est due sur la richesse effectivement ou potentiellement productive, et les bijoux ne le sont pas. Les bijoux sont faits pour être portés, et non pour l'investissement. L'analogie avec les animaux destinés à un usage personnel est évidente. Ces animaux ne sont pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) parce qu'ils ne sont pas utilisés pour la croissance.
In principle, people are not obligated to pay zakah without a text from Shari'ah, and there is neither an authentic text about zakah on women's jewelry nor a correct analogy to a ruling based on an authentic text. Moreover, zakah is obligated on actually or potentially growing wealth, and jewelry is neither. Jewelry is for wearing and do for investment. The analogy to animals for personal use is obvious. Those animals are not zakatable because they are not used for growth.
Il existe aussi des récits authentiques de certains Compagnons selon lesquels l'aumône obligatoire (Zakah) n'est pas due sur les bijoux. Malik, dans al-Muwatta', rapporte d'après al-Qasim ibn Muhammad106 que 'A'ishah, l'épouse du Prophète ﷺ, était la tutrice de ses nièces orphelines. Elles portaient des bijoux, et elle ne payait pas l'aumône obligatoire (Zakah) sur leurs bijoux.107 Il rapporte également, d'après Nafi', que les filles et les esclaves femmes de 'Abd Allah ibn 'Umar portaient des bijoux en or, et qu'il ne payait pas l'aumône obligatoire (Zakah) sur leurs bijoux.107 Ibn Abi Shaybah rapporte, d'après al-Qasim, que « Nos biens étaient confiés à 'A'ishah. Elle payait l'aumône obligatoire (Zakah) sur eux, à l'exception des bijoux », et, d'après 'Amrah, que « Nous étions des orphelines sous la tutelle de 'A'ishah. Nous avions des bijoux, et elle ne payait pas l'aumône obligatoire (Zakah) sur eux. » Ibn Abi Shaybah, Abu 'Ubayd et d'autres rapportent des choses semblables de Jabir ibn 'Abd Allah et d'Asma' bint Abu Bakr, en plus de 'A'ishah et d'Ibn 'Umar.108 Ibn al-Zubayr rapporte de Jabir : « Il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux. J'ai dit : "Cela peut atteindre mille dinars." Il répondit : "C'est pour le port ou le prêt." » Dans une autre version, il dit : « En vérité, c'est excessif. » Il est rapporté d'Asma' qu'elle ne payait pas l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux, et al-Shafi'i ajoute : « Cela est aussi rapporté d'Ibn 'Abbas et d'Anas ibn Malik, mais je ne sais pas si c'est authentique de leur part. Le sens de ces récits est qu'il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux. »109
There are also authentic reports from some Companions to the effect that zakah is not obligated on ornaments: Malik in al Muwatta' reports from al Qasim bin Muhammad106 that 'A'ishah, the wife of the Prophet (p) was the guardian of her orphaned nieces. They used to wear ornaments, and she did not give zakah on their ornaments.107 He also reports from Nafi that 'Abd Allah bin 'Umar's daughters and female slaves wore gold ornaments, and he did not pay zakah on their ornaments.l07 Ibn Abi Shaibah reports from al Qasim that "Our assets were kept with 'A'ishah. She used to pay zakah on them, except for the ornaments," and from 'Amrah that "We were orphans under the guardianship of 'A'ishah. We had ornaments and she did not pay zakah on them." Ibn Abi Shaibah and Abu 'Ubaid and others report similar things from Jabir bin 'Abd Allah and Asma bint Abu Bakr in addition to 'A'ishah and Ibn 'Umar.l08 Ibn al Zubair narrates from Jabir, "There is no zakah on ornaments. I said, 'It may be as much as a thousand dinars.' He answered, 'It is for wearing or lending.'" In another version he says, "Verily, that is too much." It is reported from Asma' that she did not use to pay zakah on ornaments, and al Shafi'i adds, "It is also reported from Ibn 'Abbas and Anas bin Malik, but I do not know whether it is authentic from them. The meaning of those reports is that there is no zakah on ornaments."109
Al Qadi (juge) Abu al Walid al Baji, dans son commentaire du Muwatta', écrit : « C'est une opinion connue parmi les Compagnons. 'A'ishah (m) est peut-être la plus savante, puisqu'elle est l'épouse du Prophète ﷺ et n'est pas une personne qui aurait pu ignorer ses prescriptions sur une telle question. De même, 'Abd Allah bin 'Umar est le frère de Hafsah, l'épouse du Prophète ﷺ, et elle aurait eu connaissance de toute obligation qui les concernait. »110 On peut invoquer comme preuve à l'appui ce que rapporte Yahya bin Sa'id : « J'ai interrogé 'Amrah au sujet de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les parures. Elle a répondu : "Je n'ai jamais vu quelqu'un qui s'acquitte de l'aumône obligatoire (Zakah) sur elles." » Al Hasan aurait dit : « Je ne connais aucun des Successeurs qui ait affirmé qu'il y a une aumône obligatoire (Zakah) sur les parures. »111
Al Qadi Abu al Walid al Baji, in his commentary on al Muwatta', writes, "This is a known opinion among the Companions. 'A'ishah (m) is perhaps the most knowledgeable, since she is the wife of the Prophet (p) and not a person who may have missed his ordinances on such a matter. Also, 'Abd Allah bin 'Umar is the brother of Hafsah, the wife of the Prophet (p) and she would have been aware of any requirement on them."110 One can use as supporting evidence what is said by Yahya bin Sa'id, "I asked 'Amrah about zakah on ornaments. She said, 'I have never seen a person that pays zakah on them.' Al Hasan is reported to have said, "I know of none of the Successors who said there is zakah on ornaments."111
Ibn al Jawzi rapporte dans at-Tahqiq, avec sa propre chaîne de transmission, d'après 'Afiyah ibn Ayyub, d'après al-Layth ibn Sa'd, d'après Abu Zubayr, d'après Jabir, du Prophète ﷺ, qu'il a dit : « Il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur les ornements. »112 Al-Bayhaqi fait remarquer que 'Afiyah est inconnu. « Nous ne connaissons aucune critique à son encontre », rétorque Ibn al-Jawzi. Ibn Daqiq al-'Id ajoute : « J'ai lu de la main de notre maître, al-Mundhiri : "Rien ne m'est parvenu qui rende 'Afiyah ibn Ayyub faible." »113 Le Prophète ﷺ a dit : « Ô femmes, donnez en aumône, ne serait-ce que de vos ornements. »114 Ce hadith est rapporté par al-Bukhari, at-Tirmidhi et d'autres. Ibn al-'Arabi commente : « La signification littérale évidente de ce dire est qu'il n'y a pas d'aumône obligatoire (Zakah) sur les ornements. » Le fait qu'il demande aux femmes de « donner en aumône, ne serait-ce que de vos ornements » signifie que l'aumône obligatoire (Zakah) ne leur est pas imposée, et qu'elles sont exhortées à faire des dons volontaires.115 Il n'est ni linguistiquement correct ni habituel de demander à quelqu'un de donner volontairement ce qu'il est de toute façon tenu de donner au titre de l'aumône obligatoire (Zakah). Il est plus logique d'encourager quelqu'un à donner volontairement ce qui échappe à l'aumône obligatoire (Zakah).
Ibn al Jawzi in al Tahqiq reports, with his own chain, from 'Afiah bin Ayub from al Laith bin Sa'd from Abu Zubair from Jabir from the Prophet, (p), that "There is no [obligated] zakah on ornaments."112 Al Baihaqi notes that 'Afiyah is unknown. "We know of no criticism of him," Ibn al Jawzi counters. Ibn Daqiq al 'Id adds, "I have read it handwritten by our teacher, al Mundhiri, that 'nothing reached me that makes 'Afiyah bin Ayub weak.'"113 The Prophet said, "O womenfolk, give for charity even out of your ornaments."114 This is reported by al Bukhari, al Tirmidhi, and others, Ibn al 'Arabi comments, "The obvious literal implication of this saying is that there is no obligated zakah on ornaments." His telling women to "give charity even out of your ornaments" means zakah is not obligated on them, and they are urged to give voluntary contributions.115 It is not linguistically correct or usual to ask someone to give voluntarily something he or she is obligated to give anyway as zakah. It makes more sense to encourage someone to give voluntarily what is spared from zakah.
Analyse des différents avis
Analysis of different views
Après avoir exposé les avis divergents des juristes, je puis dire que ce qui semble avoir le plus de poids est que la zakat (aumône obligatoire) n'est pas due sur les bijoux, dans certaines limites. Cet avis est conforme aux conditions générales de l'assujettissement à la zakat. En effet, la zakat est obligatoire sur les biens qui croissent réellement ou potentiellement, tels que l'argent et les marchandises commerciales. Les bijoux féminins ne sont pas portés pour la croissance, mais pour l'usage personnel et l'ornementation licite. Ils répondent aux besoins personnels des femmes, des penchants naturels que l'islam prend en considération. Les bijoux en or et en argent sont licites pour les femmes, alors qu'ils ne le sont pas pour les hommes. Ainsi, les bijoux féminins s'apparentent à des vêtements coûteux, au mobilier et aux autres parures personnelles qui lui sont permises. Ils présentent de grandes similitudes avec les bijoux faits de perles, de diamants et d'autres pierres précieuses, que les textes du Coran ont rendus licites pour la femme. Ces perles, pierres précieuses et vêtements de valeur sont exemptés de zakat par l'avis unanime des grands savants, malgré leur haute valeur.
After presenting the differing views of jurists, I may say that what seems to carry most weight is that zakah is not obligatory on jewelry, within certain limits. This opinion is consistent with the general conditions of zakatability. That is, zakah is compulsory on actually or potentially growing assets, such as money and business inventory. Women's jewelry is worn not for growth but for personal use and lawful ornamentation. It satisfies personal needs of women, natural desires which are taken into consideration in Islam. Gold and silver jewelry is lawful for women, while it is not for men. Hence jewelry for women is something like expensive clothes, furniture, and other sorts of personal ornaments that are lawful for her. It carries great similarities to jewelry made of pearls, diamonds, and other precious stones, which are made lawful for woman by the texts of Qur'an.116 These pearls, precious stones, and valuable clothes are exempt from zakah by the unanimous opinion of leading scholars, in spite of their high value.
Nous comprenons de la tradition du Prophète ﷺ que l'aumône obligatoire (Zakah) n'est pas due sur toutes sortes de richesses, mais seulement sur les biens productifs. Les maisons habitées par leurs propriétaires, les moyens de transport personnels et les outils sont incontestablement exemptés de l'aumône obligatoire (Zakah). Même les juristes hanafites, qui considèrent l'aumône obligatoire (Zakah) comme due sur les bijoux, ont décidé que la raison de l'assujettissement à l'aumône obligatoire (Zakah) est la détention d'un bien excédant les besoins personnels et destiné au profit.117
We realize from the Prophet's tradition that zakah is not required on all kinds of wealth, but only on growing items. Homes inhabited by their owners, means of personal transportation, and tools are indisputably exempt from zakah. Even the Hanfite jurists, who consider zakah obligatory on jewelry, have decided that the reason for zakatability is the position of an asset in excess of personal needs, that is designed for profit.117
Ce motif s'applique-t-il dans le cas des bijoux licites pour les femmes, qui ne sont ni destinés à la thésaurisation ni excédant les besoins personnels ?
Does this reason apply in the case of lawful jewelry for women, which is neither designated for growth nor in excess of personal needs?
Les hanafites exemptent également de la zakat les animaux de travail utilisés pour l'irrigation et la culture, bien que ces mêmes animaux, s'ils étaient mis au pâturage naturel et non utilisés au travail, seraient soumis à la zakat. Le fait qu'ils soient des animaux de travail les rapproche des outils et des objets destinés à un usage personnel. Comment ces mêmes hanafites peuvent-ils alors rendre obligatoire la zakat sur les bijoux, qui sont eux aussi destinés à un usage personnel ? Je crois fermement que la charia traite de manière semblable des choses semblables, et que chaque fois que des choses semblables ne sont pas traitées de manière semblable, cela constitue une erreur de jugement de la part des juristes. C'est peut-être la raison pour laquelle Abu 'Ubaid critique ceux qui rendent la zakat obligatoire sur les bijoux tout en exemptant les animaux de travail. Il est extrêmement peu probable que la charia exempte les bijoux faits de perles, de diamants et d'autres pierres précieuses, qui sont très souvent plus chers que l'or et l'argent, et ne rende obligatoire la zakat que sur les bijoux en or et en argent. Le premier type de bijoux est généralement porté par les femmes riches, tandis que le second l'est par les femmes de la classe moyenne et parfois par les femmes pauvres. Est-il logique que la charia impose la zakat sur les bijoux des femmes de la classe moyenne et des femmes pauvres, et exempte de ce paiement les femmes de classe supérieure ?
Hanafites also exempt from zakah working animals used in watering and cultivating, in spite of the fact that the same animals, were they naturally pastured and not used in work., would be zakated. Being working animals makes them similar to tools and things designated for personal use. How can the same Hanafites obligate zakah on jewelry, which is also for personal use? I firmly believe that Shari'ah treats similarly things that are similar, and whenever similar things are not treated similarly, it is an error of judgement on the part of the jurists. This is perhaps the reason for which Abu 'Ubaid criticizes those who obligate zakah on jewelry while exempting working animals. It is extremely unlikely that Shari'ah would exempt jewelry made of pearls, diamonds, and other precious stones that are very often more expensive than gold and silver, and obligate zakah on jewelry of gold and silver only. The first kind of jewelry is usually used by rich women, while the second is used by middle class and sometimes poor women. Does it make sense for Shari'ah to make middle class and poor women pay zakah on their jewelry and exempt the higher class women from similar payment?
Les exempter tous de l'aumône obligatoire (Zakah) est juste et raisonnable selon l'esprit général des règles de l'aumône obligatoire (Zakah).
Exempting them all from zakah is just and reasonable according to the whole spirit of zakah rulings.
Le savant zaïdite éminent al-Hadi est cohérent avec lui-même lorsqu'il déclare que l'aumône obligatoire (Zakah) est due sur tous les bijoux, qu'ils soient en or et en argent ou en perles et en pierres précieuses. En revanche, exempter les uns et obliger les autres ne semble pas rationnel à ceux qui cherchent la raison d'être des prescriptions de la charia, lesquels constituent la majorité des savants musulmans. L'avis que je retiens s'appuie sur la règle de perception de l'aumône obligatoire (Zakah), selon laquelle celle-ci est acquittée sur le même bien imposable et sur son accroissement. Cette règle n'est enfreinte qu'en cas de nécessité, comme dans le cas de la possession de moins de 25 bêtes, où l'aumône obligatoire (Zakah) se paie en moutons et non en chameaux, pour les raisons exposées précédemment dans cette partie. Comment une femme pourrait-elle acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) (2,5 %) sur ses bijoux, sinon en étant contrainte sans nécessité de vendre une partie ou la totalité de ceux-ci ? Dans toutes les autres applications de l'aumône obligatoire (Zakah), il n'existe pas une telle exigence. « Pourquoi faudrait-il faire une exception ici ? » La théorie des « biens productifs » suppose que l'aumône obligatoire (Zakah) est prélevée sur les accroissements du bien sans diminuer le bien lui-même, afin de le préserver comme source de revenu pour son propriétaire. Le résultat de l'obligation d'acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux, qui ne croissent pas, est de consommer le bien lui-même au fil des années. Maimun bin Mahran fait remarquer : « Nous possédions un collier dont l'aumône obligatoire (Zakah) que j'ai acquittée au fil des années a atteint à peu près sa valeur. »118 Je pense que l'esprit de la charia, en matière d'aumône obligatoire (Zakah), n'approuve pas cela.
The leading Zaidi scholar al Hadi is consistent with himself when he declares that zakah is required from all jewelry, whether made of gold and silver or of pearls and precious stones. On the other hand, exempting one and obligating the other does not seem rational to those who look for the reason behind the rulings of Shari'ah, who constitute the majority of Muslim scholars. The opinion I select is supported by the rule of zakah collection which states that zakah is paid out of the same zakatable asset and its increment. This rule is not broken except in necessity, as in the case of owning less than 25 animals, where zakah is paid in sheep and not camels, for reasons described earlier in this part. How can a woman pay zakah (2.5%) out of her jewelry, except by being unnecessarily forced to sell some or all of it? In all other applications of zakah there is no such requirement. 'Why should an exception be made here? The theory of "growing assets" assumes that zakah is collected out of the increments of the asset without reducing the asset itself, in order to preserve it as a source of income for the owner. The result of obligating zakah on jewelry, which does not grow, is to consume the asset itself as the years go by. Maimun bin Mahran points out that "We have a necklace whose zakah that I paid throughout the years reached about its value."118 I think that the spirit of Shari'ah in regard to zakah does not approve of this.
Ibn al-'Arabi affirme dans *Ahkam al-Qur'an* que « l'intention de faire croître obligerait l'aumône obligatoire (Zakah) sur des biens qui, puisqu'ils ne croissent pas d'eux-mêmes, ne sont pas autrement soumis à la Zakah, tels que toutes les marchandises qui constituent un stock commercial. De même, l'intention de s'abstenir de faire croître l'or et l'argent en les transformant en bijoux à usage personnel doit exempter de la Zakah. Si une condition dont l'existence rend la Zakah obligatoire sur un bien qui n'y est pas autrement soumis, son absence doit exempter de la Zakah un bien qui y serait autrement soumis. »119
Ibn al 'Arabi in Ahkam al Qur'an argues that "the intent of growth would obligate zakah on things that since they do not grow on their own are not otherwise zakatable, such as all commodities that comprise business inventory. By the same token, the intent of abstention from growth in gold and silver by making them into jewelry for person use must waive zakah. If a condition whose existence makes zakah required on an asset that is not otherwise zakatable, its absence must exempt from zakah an asset that would otherwise be zakatable."119
Par ailleurs, les textes qui traitent de l'obligation de la zakat sur l'or et l'argent les considèrent en tant qu'instruments de mesure des prix, c'est-à-dire en tant que monnaie. Même le verset « et ceux qui amassent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier d'Allah... » indique, par l'emploi des mots « amassent » et « dépensent », que l'or et l'argent sont visés ici en tant que monnaie, car ce que l'on amasse habituellement et que l'on ne dépense pas, c'est la monnaie, alors que les bijoux ordinaires ne sont pas considérés comme un trésor et ne sont pas destinés à être dépensés.
Additionally, the texts that talk about the zakatability of gold and silver consider their use as measures of prices; that is, as money. Even the verse "and those who hoard gold and silver and spend it not in way of Cod. . . " indicates by using the words "hoard" and "spend" that gold and silver are meant here as money, because money is what is usually hoarded and not spent, while common jewelry is not considered a treasure and is not readied for spending.
Le point de vue que je retiens ici est celui du grand savant Abu 'Ubaid, qui dit dans son livre al-Amwal :
The view that I select here is the same as that of the great scholar Abu 'Ubaid, who says in his book al Amwal:
Le Prophète (p) a dit : « Si l'argent en lingots atteint cinq uqiyyah, il est dû un quart du dixième sur celui-ci. » Ici, le Messager de Dieu ﷺ restreint la zakat à l'argent monnayé. Il n'inclut pas toutes les formes d'argent, mais seulement l'argent frappé, en employant un terme qui ne désigne que les pièces d'argent frappées et utilisées comme monnaie.120 De même, le mot « uqiyyah » n'a que le sens de dirhams. Chaque uqiyyah vaut 40 dirhams, et la zakat est due sur les dirhams. Les musulmans considèrent unanimement que les dinars sont également soumis à la zakat, car les dinars sont aussi mentionnés dans certains hadiths rapportés au Prophète ﷺ.121 Les musulmans ne divergent pas au sujet du dirham et du dinar, alors qu'ils divergent au sujet des bijoux, car ces derniers servent à l'usage personnel, tandis que le seul usage de l'or et de l'argent monnayés est la circulation. L'assujettissement à la zakat de la monnaie doit donc être différent de celui des bijoux, qui s'apparentent davantage au mobilier et aux vêtements, et c'est pour cette raison que de nombreux savants considèrent les bijoux comme non soumis à la zakat.
"The Prophet (p) said , "If sliver money reaches five uqiyyah, there is one-fourth of a tenth due on it." Here the Messenger of God (p) restricts zakah to silver money. He does not include all forms of silver, but minted silver only, by using a word that is only used for silver coins that have been minted and are used as money.120 By the same token, the word "uqiyyah" only has the meaning of dirhams. Each uqiyyah is worth is worth 40 dirhams, and zakah is obligated on dirhams. Muslims unanimously consider dinars also zakatable, for dinars are also mentioned in some sayings linked up to the Prophet (p).121 Muslims have no difference in regard to the dirham and the dinar, while they differ on jewelry because the latter is for personal use, while the only use for gold and silver money is in circulation. The zakatability of money must then be different from that of jewelry, which is more similar to furniture and clothes, and this is the reason many scholars consider jewelry non-zakatable.
De la même manière, les hanafites, qui imposent l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux, affirment que les chameaux et les bovins de travail ne sont pas soumis à la Zakah en raison de leur ressemblance avec les biens destinés à l'usage personnel. Les juristes du Hijaz imposent la Zakah sur les chameaux et les bovins de travail, et en exemptent les bijoux. Ces deux écoles ne sont pas cohérentes. Puisque ces biens se ressemblent du point de vue de leur destination à l'usage personnel, ils devraient tous être soit exemptés de la Zakah (aumône obligatoire), soit non exemptés.
On similar grounds, Hanafites, who obligate zakah on jewelry, say that working camels and cows are not zakatable because of their similarity to things designed for personal use. Jurists of Hijaz obligate zakah on working camels and cows and exempt jewelry. Both these scholars are not being consistent. Since these items are similar with regard to being commodities designated for personal use, they should all be either exempt from zakah or not.
À mon avis, ni l'un ni l'autre ne sont soumis à la zakah pour les raisons mentionnées ci-dessus. Quant au hadith dans lequel le Prophète ﷺ demanda à la femme yéménite qui portait deux bracelets d'or : « Acquittes-tu leur aumône obligatoire (Zakah) ? », il n'est connu que par une seule chaîne de transmission, critiquée par de nombreux savants, anciens et contemporains.122 Si ce hadith est authentique, le Prophète ﷺ a pu entendre par « zakah » le fait de prêter ces bracelets à d'autres gratuitement, comme l'ont expliqué certains savants, dont Sa'id ibn al-Musayyib, al-Sha'bi, al-Hasan et Qataiah, qui dit : « Son aumône obligatoire (Zakah) est de le prêter gratuitement à d'autres femmes. »123 Si la zakah sur les bijoux était obligatoire de la même manière que sur la monnaie d'argent, le Prophète ﷺ ne se serait pas limité à donner ce conseil à une femme particulière lorsqu'il vit ses bracelets. Cette question aurait été traitée comme les autres biens dont il est fait mention à plusieurs reprises dans ses nombreuses lettres, instructions et traditions. Elle aurait été appliquée par les Successeurs après lui. Or, dans aucune de leurs instructions, nous ne trouvons quoi que ce soit au sujet de la zakah sur les bijoux des femmes. Quant au propos de 'A'isha : « Il est permis de porter des bijoux si l'on en acquitte la zakah », je considère que cela signifie le prêt gratuit à autrui, d'autant plus que son neveu al-Qasim ibn Muhammad a nié qu'elle ait ordonné à quelque femme de sa famille, y compris ses nièces, d'acquitter la zakah sur leurs bijoux. Rien d'authentique n'existe quant à l'obligation de la zakah sur les bijoux de la part d'un Compagnon, si ce n'est d'Ibn Mas'ud. Le propos de 'Abd Allah ibn 'Amr, selon lequel il acquittait la zakah sur les bijoux de ses filles, présente des problèmes dans sa chaîne de transmission, semblables à ceux du hadith rapporté du Prophète ﷺ mentionné ci-dessus. L'autre avis [selon lequel les bijoux ne sont pas soumis à la zakah] est rapporté de 'A'isha, Ibn 'Umar, Jabir ibn 'Abd Allah et Anas ibn Malik [Compagnons], ainsi que de nombreux Successeurs qui les ont suivis. Ceci est également appuyé par notre explication du hadith du Prophète ﷺ.124
In my view, both are not zakatable on the grounds mentioned above. As for the saying in which the Prophet asked the Yemeni woman who had two gold bracelets, "Do you pay their zakah?" it is only known through one chain, which is criticized by many scholars in the past and the present.122 If this saying is correct, the Prophet may have meant by "zakah" lending those bracelets to others free of charge, as explained by some scholars, including Sa'id bin al Musayyib, al Sha'bi, al Hasan, and Qataiah, who says, "Its zakah is lending it to other women free of charge."123 If zakah on jewelry were obligated the same way it is obligated on silver money, the Prophet (p) would not have limited himself to giving that advice to a particular women when he saw her bracelets. That issue would have been treated like zakah on other items that are repeatedly mentioned in many of his letters, instructions, and traditions. It would have been practiced by the Successors after him. In none of their instructions do we find anything about zakah on women's jewelry. As for the saying from 'A'ishah, "It is all right to wear jewelry if you pay its zakah," I find that its zakah is lending it freely to others, especially since her nephew al Qasim bin Muhammad denied that she instructed any woman in her family, including he nieces, to pay zakah on their jewelry. Nothing is authentic about the zakatability of jewelry from a Companion except from Ibn Mas'ud. The saying of Abd Allah bin 'Amr that he used to pay zakah on the jewelry of his daughters has problems in its chain similar to those in the saying linked to the Prophet that is mentioned above. The other opinion [that jewelry is not zakatable] is reported from 'A'ishah, Ibn 'Umar, Jabir bin 'Abd Allah, and Anas bin Malik [Companions] and many Followers after them. This is also supported by our explanation of the tradition of the Prophet (p)."124
Après cette citation longue mais excellente d'Abu 'Ubaid, je souhaite formuler les remarques suivantes sur les arguments avancés par ceux qui rendent l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux.
After this lengthy but brilliant quotation from Abu 'Ubaid, I would like to mention the following remarks on the arguments presented by these who obligate zakah on jewelry.
Disproving the arguments for obligating zakah on jewelry
1. L'utilisation du verset « Ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans la voie de Dieu... » accompagnée de l'interprétation selon laquelle la thésaurisation inclut les bijoux des femmes n'est pas acceptable.125 Le verset désigne l'or et l'argent qui sont destinés à la parure et à l'usage personnel des femmes. Personne n'exige que ces bijoux soient mis en circulation et dépensés dans la voie de Dieu, sauf en cas d'urgence.
1. The use of the verse "who hoard gold and silver and spend it not in the way of God . . . ." along with the interpretation that hoarding includes women's jewelry is not acceptable.125 The verse refers to gold and silver that are designated as jewelry for the personal use and enjoyment of women. No one requires that jewelry be circulated and spent in the way of God, except in emergencies.
2. Les propos avancés par ceux qui imposent l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux sont également contestés par d'autres, tant du point de vue de leur authenticité que de celui de leur portée.
2. The sayings used by those who obligate zakah on jewelry are also disputed by others from the point of view of their authenticity as well as from the point of view of their indications.
a) La première parole, « et il est dû un quart de dixième sur l'argent », est reconnue comme authentique, mais le mot arabe employé pour l'argent dans cette parole est « al riqqah », qui signifie littéralement l'argent frappé sous forme de pièces de monnaie. Ce mot n'est pas utilisé en arabe pour désigner les bijoux fabriqués.
(a) The first saying, "and there is one-fourth of a tenth due on silver," is agreed upon as correct, but the Arabic word used for silver in this saying is "al riqqah" which literally means silver that has been minted in the form of coins. The word is not used in Arabic for manufactured jewelry.
(b) Certaines autres traditions ne sont pas authentifiées de manière prouvée, à tel point qu'al-Tirmidhi a pu dire : « Aucune tradition n'est correcte sur cette question. »126 Ibn Hazm, qui impose l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux, ne s'appuie pas sur ces traditions. Il est même en désaccord avec l'usage même de ces traditions comme arguments pour imposer l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux. Il affirme : « Ceux qui considèrent que l'aumône obligatoire (Zakah) est due sur les bijoux se fondent sur des traditions confuses et des rapports dont nous n'avons pas à nous préoccuper. »127 Dans son argumentation, Ibn Hazm ne s'appuie que sur les implications générales des textes fondamentaux relatifs à l'aumône obligatoire (Zakah) sur l'or et l'argent. Cependant, prenons le temps d'examiner malgré tout les chaînes de transmission de ces traditions.
(b) Some of the other sayings are not proven authentic, to the extent that al Tirmidhi could say, "No saying is correct on this question."126 Ibn Hazm, who obligates zakah on jewelry, does not depend on those sayings. He, in fact, disagrees with the very use of those sayings as arguments for obligating zakah on jewelry. He argues, "Those who see that zakah is required on jewelry use fumbling sayings and reports which we need not be occupied with."127 In his argument, Ibn Hazm depends only on the comprehensive implications of the basic texts of zakah on gold and silver. However, let me take time to review the chains of those sayings anyway.
Le propos rapporté d'après 'Amr bin Shu'aib par al Nasa'i est mursal. Al Mundhiri le classe comme faible dans al Targhib wa al Tarhib. Nous en avons déjà discuté précédemment et cité l'avis d'Abu 'Ubaid à ce sujet. Le propos rapporté d'après 'A'ishah au sujet des bracelets comporte dans sa chaîne de transmission Yahya bin Ayub al Ghafiqi. Yahya est accepté par al Bukhari, Muslim et d'autres ; il était digne de confiance, mais al Dhahabi rapporte des avis divergents à son sujet de la part de plusieurs critiques. Il cite Ibn Ma'in disant : « Ses rapports sont acceptables », et Ahmad disant : « Il avait une mauvaise mémoire ». Ibn al Qattan et Abu Hatim sont rapportés disant : « Ses rapports ne doivent pas être retenus », et al Nasa'i disant qu'il n'était pas un maillon solide, tandis qu'al Daraqutni dit : « Certains de ses propos rapportés présentent des contradictions ». Ce dernier mentionne plusieurs de ces contradictions de Yahya, qui sont rejetées. Le rapport d'une personne extrêmement controversée ne doit pas être utilisé sur des questions qui ne font pas consensus, surtout lorsque nous disposons de rapports authentiques montrant que la pratique de 'A'ishah est en opposition avec ce propos.
The saying from 'Amr bin Shu'aib is reported by al Nasa'i as mursal. Al Mundhiri marks it in al Targhib wa al Tarhib as weak. We have discussed it earlier and quoted the opinion of Abu 'Ubaid on it. The saying reported from 'A'ishah about the bracelets has Yahya bin Ayub al Ghafiqi in its chain. Yahya is acceptable to al Bukhari and Muslim and others; he was trusted, but al Dhahabi quotes differing opinions about him from several critics. He quotes Ibn Ma'in as saying, "His sayings' reports are fair," and Ahmad as saying, "He had a bad memory" Ibn al Qattan and Abu Hatim are quoted as saying, "His reports must not be accepted," and al Nasa'i saying he was not a strong link, and al Daraqutni saying "Some of his reported sayings have discrepancies."128 The latter mentions several of these discrepancies of Yahya, which are rejected. The report of a person who is extremely controversial should not be used on issues that are not agreed upon, especially when we have on hand correct reports that 'A'ishah's practices are in opposition to his saying.
Le propos d'Umm Salamah est commenté par al-Mundhiri, qui dit : « 'Attab ibn Bashir figure dans sa chaîne de transmission. Al-Bukhari utilise ses rapports, mais plus d'un savant le critique. » Dans al-Mizan, al-Dhahabi dit au sujet de 'Attab : « Ahmad a dit : "J'espère qu'il va bien ; il rapporte de Khasif quelques rapports inacceptables, que je pense être une erreur de Khasif." » Al-Nasa'i dit : « Il n'est pas si [bon] dans [la transmission] des propos. » Ibn al-Madini fait remarquer : « Nos collègues le considèrent faible. » Ibn Ma'in a一度 dit : « Il est digne de confiance », et une autre fois : « Il est faible. » « Nous laissons de côté ses rapports », indique 'Ali.
The saying from Umm Salamah is commented on by al Mundhiri, who says, "'Attab bin Bashir is in its chain. Al Bukhari uses his reports, but more than one scholar criticizes him." In al Mizan, al Dhahabi says about 'Attab, "Ahmad said, 'I hope he is all right, he reports from Khasif some unacceptable reports which I think are the mistake of Khasif.'" Al Nasa'i says, "He is not that [good] in [reporting] sayings." Ibn al Madini notes, "Our colleagues consider him weak." Ibn Ma'in once remarked, "He is trustworthy" and another time "He is weak." "We leave his reports aside" 'Ali indicates.
Enfin, Ibn 'Adi dit : « J'espère qu'il va bien. »129 Tout ceci signifie qu'aucun des principaux critiques n'est catégorique quant à la fiabilité de Yahya bin Ayub, et certains d'entre eux le classent parmi les faibles. Le fait qu'al-Bukhari rapporte de lui ne doit pas être surestimé par le lecteur. Ibn Hajar fait remarquer : « Al-Bukhari ne rapporte de lui que deux propos. Dans l'un d'eux, il est appuyé par un autre, tandis que dans l'autre son nom est associé à d'autres noms. »130
Lastly, Ibn 'Adi says, "I hope he is all right."129 All this means that none of the leading critics are firm about Yahya bin Ayub's trustworthiness, and some of them grade him weak. The fact that al Bukhari reports from him should not be over-estimated by the reader. Ibn Hajar notes that, "Al Bukhari reports from him only two sayings. In one of them there is another supporting it, while in the other his name is associated with other names."130
Al-Zaila'i dit dans Nasb al-Rayah : « Les auteurs des deux livres authentiques [al-Bukhari et Muslim] peuvent rapporter d'une personne controversée, mais lorsqu'ils le font, ils sélectionnent parmi ses rapports les paroles qui sont soit soutenues par d'autres chaînes, soit manifestement attestées et connues par d'autres sources. Ils ne rapportent pas de la personne controversée une parole dont elle est la seule à porter la chaîne, en particulier lorsque des rapporteurs dignes de confiance contredisent ses rapports. »131 De plus, dans la chaîne de cette parole, Thabit bin 'Ajlan est le seul à rapporter d''Attab bin Bashir, comme l'affirme al-Baihaqi.132
Al Zaila'i in Nasb al Rayah says, "The authors of the two correct books [al Bukhari and Muslim] may report from a person who is controversial, but when they do so, they select from his reports those sayings that are either supported by other chains or that are obviously witnessed and known from other sources. They do not report from the controversial person saying in whose chain he is singled out, especially in cases where trustworthy reporters contradict his reports."131 Moreover, in the chain of this saying, Thabit bin 'Ajlan is the only one who reports from 'Attab bin Bashir, as stated by al Baihaqi.132
Thabit, dont les rapports sont utilisés par al-Bukhari, est lui aussi controversé. Ibn Ma'in le considère comme digne de confiance. Ahmad déclare : « Je m'abstiens de donner un avis à son sujet. » Abu Hatim dit : « Il est juste », et Ibn 'Adi cite trois exemples étranges rapportés par lui. Al-'Aqili le commente dans *Ad-Du'afa'* (Les faibles) : « Ses rapports ne sont généralement pas suivis par d'autres. » Al-Baihaqi ajoute : « Et parmi ses rapports qui sont infirmés, il y a la parole rapportée de 'Attab bin Bashir, de 'Ata, de Umm Salamah », et il cite la parole que nous avons entre les mains. Al-Hafiz 'Abd al-Haqq dit : « Elle est authentique, mais elle ne doit pas être utilisée comme argument. » Ce propos est rejeté par Abu al-Hasan bin al-Qattan, qui poursuit : « Al-'Aqili est lui aussi partial à son égard. Ceux dont on ne connaît absolument pas la fiabilité peuvent être décrits comme dignes de confiance, mais si une personne connue pour sa fiabilité est isolée dans la chaîne, cela ne nuit pas à la chaîne, sauf si cet isolement se produit très souvent. » Al-Dhahabi argumente contre Ibn al-Qattan : « Cela est vrai si la personne est connue pour sa fiabilité, mais une personne au sujet de laquelle un critique de premier plan comme Ahmad s'abstient de donner un avis, alors que d'autres la considèrent digne de confiance et qu'Abu Hatim la qualifie de "juste", ne doit pas être facilement élevée au degré de fiabilité. Si une telle personne est isolée dans la chaîne, alors il faut l'écarter. » Ainsi, al-Dhahabi accorde du poids à l'avis exprimé par al-'Aqili et 'Abd al-Haqq.134
Thabit, whose reports are used by al Bukhari, is also controversial. Ibn Ma'in views him as trustworthy. Ahmad says, "I abstain from giving an opinion on him." Abu Hatim says, "He is fair, "and Ibn 'Adi gives three strange examples reported by him. Al Aqili comments on him in The Weak, "He is not usually followed by others in his reports." Al Baihaqi adds, "And among his reports that are negated is the saying reported from 'Attab bin Bashir from 'Ata from Umm Salamah," and he cites the saying we have on hand. Al Hafiz 'Abd al Haqq says, "It is authentic but must not be used in argument." This is rejected by Abu al Hasan bin al Qattan, who continues, "al 'Aqili is also biased against him. Those who are not known at all as trustworthy may be described as such, but if a person who is known as trustworthy is singled out in the chain, this does not bring harm to the chain, unless singling out occurs very often." Al Dhahabi argues with Ibn al Qattan, "This is true if the person is known as trustworthy, but a person about whom a leading critic like Ahmad abstains from giving an opinion, while some others consider him trustworthy and Abu Hatim calls him 'fair',133 must not easily be upgraded to the degree of trustworthiness. If such a person is singled out in the chain, then it must be negated." Thus al Dhahabi gives weight to the opinion expressed by 'Aqili and 'Abd al Haqq.134
Par ailleurs, al-Bukhari ne rapporte qu'un seul hadith de Thabit dans le chapitre sur l'abattage. Ce hadith est appuyé par d'autres hadiths dans le chapitre sur la purification, selon al-Hafiz.135 Comme nous le savons des méthodes d'al-Bukhari et de Muslim, l'inclusion de ce hadith ne doit pas être considérée comme une validation de la fiabilité de Thabit. Ni Muslim ni al-Bukhari ne mentionnent le hadith en question, ni aucun autre sur le sujet de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux. Le hadith rapporté d'Umm Salamah par l'intermédiaire de Thabit et de 'Attab, compte tenu de cette controverse à leur sujet, ne doit pas être accepté comme preuve dans une question aussi controversée.
Moreover, al Bukhari only reports one saying from Thabit in the chapter on slaughtering. This saying is supported by other sayings in the chapter on cleansing, according to al Hafiz.135 As we know from the methods of al Bukhari and Muslim, the inclusion of this saying must not be taken as grading of Thabit trustworthy. Both Muslim and al Bukhari do not mention the saying under discussion, or any other on the subject of zakah on jewelry. The saying reported from Umm Salamah through Thabit and 'Attab, in view of this controversy about them, must not be accepted as proof in such a controversial question.
Ibn Hajar, dans l'introduction de Tahdhib al-Tahdhib, dit : « L'intérêt de rassembler tout ce qui est dit sur un rapporteur, qu'il soit favorable ou défavorable, devient évident dans les questions controversées. »136
Ibn Hajar, in the introduction to Tahdhib al Tahdhib, says, "The benefit of bringing out all that is said about a reporter, whether good or bad, becomes obvious in controversial matters."136
Par ailleurs, je dois mentionner que je considère ces propos rapportés comme encore plus douteux, car ils n'étaient pas communément connus des Compagnons, alors même que ceux-ci avaient des avis divergents sur la zakatabilité des bijoux. Si de tels propos avaient été connus des Compagnons, leurs opinions et leurs pratiques n'auraient pas été aussi variées. Cela peut signifier que ces propos rapportés sont soit abrogés par des propos postérieurs, soit non authentiques, car il est extrêmement improbable que les Compagnons aient divergé sur une question sans s'appuyer sur ce qu'ils avaient entendu du Messager de Dieu ﷺ pour soutenir leurs avis. Nous savons toutefois que la pratique de 'Aïcha, contraire à ces propos, est authentiquement rapportée.137
Furthermore, I should mention that I see these reported sayings as even more dubious because they were not commonly known to Companions, in spite of the fact that the Companions had different opinions on the zakatability of jewelry. If such sayings were known to the Companions, they would not have been so varied in their opinions and practices. This may mean that those reported sayings are either overridden by later sayings or are not authentic, since it is extremely unlikely that the Companions would differ on an issue and not use what they heard from the Messenger of God to support their views. We know, however, that 'Aishah's practice to the opposite of these sayings is authentically reported.137
Enfin, al-Bayhaqi, appuyé sur ce point par al-Nawawi et al-Mundhiri,138 dit : « Le rapport d'al-Qasim et d'Ibn Abi Mulaykah selon lequel 'A'ishah ne payait pas l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux de ses nièces, alors qu'il est correctement rapporté qu'elle croyait au paiement de l'aumône obligatoire (Zakah) sur la richesse d'un orphelin, jette un doute sur le hadith rapporté au Prophète ﷺ [selon lequel il y a une aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux], car comment aurait-elle pu ne pas appliquer quelque chose qu'elle rapporte elle-même du Prophète ﷺ, à moins qu'elle n'ait su que cela avait été abrogé ? »139
Lastly, al Baihaqi, supported on this point by al Nawawi and al Mundhiri,138 says "The report of al Qasim and Ibn Abi Mulaikah from 'A'ishah that she was not paying zakah on the jewels of her nieces, in spite of the fact that she is correctly reported to have believed in paying zakah or, orphan's wealth, brings some doubt to the report raised to the Prophet [that there is zakah on jewelry] for how could she not practice something that she herself reports from the Prophet (p), unless she knew it was annulled?"139
(c) Certains savants tentent de trouver une interprétation cohérente de ces hadiths, en les tenant pour recevables, selon laquelle l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux était due au début, à Médine, à une époque où le port de bijoux en or était lui-même interdit aux femmes ; mais dès que l'usage des bijoux en or est devenu permis aux femmes, l'aumône obligatoire (Zakah) sur ces bijoux a été levée, de la même manière que l'aumône obligatoire (Zakah) a été levée sur les animaux de travail. Al Baihaqi dit : « C'est l'avis de nombreux de nos collègues. » Il rapporte des hadiths qui indiquent l'interdiction des bijoux en or, ainsi qu'un récit de hadiths qui l'ont permis par la suite aux femmes. Il commente que ces hadiths indiquent que le port de bijoux en or est permis aux femmes, ce qui signifie que les rapports relatifs à son interdiction sont abrogés par les hadiths plus récents qui le permettent.140 Cette interprétation n'a aucun rapport avec le hadith d'A'ishah selon lequel les bracelets d'argent étaient soumis à l'aumône obligatoire (Zakah), puisque pas un seul savant ne prétend que les bijoux en argent étaient également interdits aux femmes.141
(c) Some scholars attempt to find a consistent interpretation of these sayings, assuming they are acceptable, in that zakah on jewelry was obligatory in the early stage in Madinah, when the use of gold as jewelry by women was itself forbidden, but the moment the use of gold jewelry became permissible for women, zakah on that jewelry was waived, the same way zakah was waived on working livestock. Al Baihaqi says, "This is the view of many of our colleagues." He gives a report of sayings which indicate the prohibition of golden jewelry and an account of sayings that allowed it later for women. He comments that these sayings indicate that the use of golden jewelry by women is permissible, which means that those reports on its prohibition are superseded by the newer sayings that allow it.140 This interpretation has no bearing on the report from A'ishah that bracelets of silver were zakatable, since not a single scholar claims that silver jewelry was also prohibited for women.141
(d) Une autre interprétation peut venir à l'esprit concernant les deux propos rapportés d'Aïcha et d'Umm Salama, à supposer qu'ils soient authentiques. Le Prophète ﷺ
(d) Another interpretation may come to mind with regard to the two sayings from 'A'ishah and from Umm Salamah, assuming they were authentic. The Prophet (p)
peut avoir adopté une approche particulière et plus stricte dans sa manière de traiter sa propre famille, les éloignant davantage du désir de luxe et des parures, puisqu'elles sont censées donner l'exemple à toutes les autres femmes, comme l'indique le verset : {Ô épouses du Prophète ﷺ, si l'une d'entre vous commet une conduite manifestement indécente, son châtiment sera doublé pour elle.}143 Il peut donc s'agir d'une règle particulière, limitée aux épouses du Prophète ﷺ, et non d'un avis religieux applicable aux autres femmes musulmanes. C'est sur cette base que le fait que 'Aïchah ne payait pas l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux de ses nièces peut être compris.
may have had a special and stricter approach in dealing with his own family, taking them further away from the desire for luxury and ornaments, since they are supposed to set an example for all other women, as indicated by the verse, "O consorts of the Prophet, if any of you were guilty of evident unseemly conduct, the punishment would be double for you."143 So it may be a special ruling restricted to the wives of the Prophet, not given as a religious opinion applicable to other Muslim women. On these ground 'A'ishah's not paying zakah on the jewelry of her nieces be may understood.
(e) D'autres savants ont une troisième interprétation de ces hadiths, en les tenant là encore pour authentiques : le Prophète ﷺ aurait remarqué une extravagance et un excès dépassant ce qui est habituel et coutumier dans les cas précis mentionnés dans ces hadiths, et c'est pour cette raison qu'il aurait rendu l'aumône obligatoire (Zakah). Cette interprétation est étayée par le terme employé dans l'un de ces hadiths, qui décrit les bracelets comme grands ou énormes, ou qualifie les bagues de grandes. Ces hadiths peuvent donc signifier que l'aumône obligatoire (Zakah) est due lorsque la quantité de bijoux dépasse ce qui est usuel et coutumier.145
(e) Some other scholars have yet a third interpretation of these sayings, again just assuming they are authentic; that is, the Prophet (p) noticed extravagance and excess above that which is customary144 in those specific cases mentioned in the sayings, so he obligated zakah on those grounds. This interpretation is supported by the word in one of the sayings, describing the bracelets as big or huge or describing the rings as big. Those sayings may be used to mean that zakah is obligated if the amount of jewelry is more than what is usual and customary.145
(f) Certains Compagnons qui imposent l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux considèrent que les bijoux ne sont soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) qu'une seule fois dans la vie, et non de manière répétée chaque année. Cela est rapporté d'Anas bin Malik.146
(f) Some Companions who obligate zakah on jewelry consider jewelry zakatable only once in the lifetime rather than repeatedly every year. This is reported from Anas bin Malik.146
(g) D'autres Compagnons et Successeurs ont une autre interprétation de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux. Selon eux, l'aumône obligatoire (Zakah) est acquittée en prêtant gratuitement les bijoux à d'autres femmes pour qu'elles les portent lors d'occasions festives. Cela est rapporté par Al Baihaqi d'après Ibn 'Umar et Ibn al Musayyib,147 et cela est aussi rapporté par Abu 'Ubaid et Ibn Abi Shaibah d'après Ibn al Musayyib, al Hasan al Basri, Qatadah et al Sha'bi.148
(g) Some other Companions and Followers have another interpretation of zakah on jewelry. It is that zakah fulfilled by lending the jewelry free of charge to other women to use on festive occassions. This is reported by Al Baihaqi from Ibn 'Umar and Ibn al Musayyib,147 and it is also reported by Abu 'Ubaid and Ibn Abi Shaibah from Ibn al Musayyib, al Hasan al Basri Qatadah, and al Sha'bi.148
Toutes ces interprétations différentes rendent impossible l'utilisation de ces dires comme preuve en faveur de l'obligation de la zakat sur les bijoux, conformément à la règle bien connue de la jurisprudence : si une preuve admet plusieurs interprétations possibles, elle ne peut pas être utilisée pour appuyer l'une d'elles au détriment des autres. Cela vaut assurément en supposant que ces dires soient acceptables du point de vue de leur authenticité, alors qu'en réalité, chacun d'eux est lui aussi contesté sur ce plan.
All these different interpretations make it impossible to use these sayings as evidence supporting zakatability of jewelry, in accordance with the well-known rule of jurisprudence: If the evidence has different possible interpretations, it cannot be used to support one of them against the others. This is certainly on the assumption that the sayings are acceptable from the point of view of their authenticity, though in fact, each of them is also disputable on that ground.
Étonnamment, les juristes de l'école de la rationalisation invoquent des dires et des récits comme preuves dans ce débat, tandis que les juristes de l'école des dires utilisent la rationalisation comme preuve.148 Quant aux récits rapportés de certains Compagnons, comme Ibn Mas'ud (dont l'authenticité est établie) et Ibn 'Amr (dont l'authenticité est contestée), il faut noter qu'ils n'exposent pas leurs avis comme applicables à tous. Tout ce qu'indiquent ces récits est que ces Compagnons avaient coutume d'acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux de leurs propres épouses et filles, ce qui peut témoigner de leur piété et de leur préférence pour écarter tout doute de leur part dans une affaire pour laquelle ils n'avaient pas de jugement de la part du Messager (ﷺ). Le seul récit qui échappe à cette interprétation est celui attribué à 'Umar, lorsqu'il écrivit à Abu Musa pour ordonner aux femmes musulmanes d'acquitter l'aumône obligatoire (Zakah) sur leurs bijoux. Ce récit n'est pas avéré, et al-Hasan nie qu'aucun des Successeurs ait rendu obligatoire l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux.
Surprisingly enough, the jurists who belong to the school of rationalization use sayings and reports as evidence in this debate, while jurists belonging to the school of sayings use rationalization as their evidence.148 As for the reports from some Companions like Ibn Mas'ud, (authentically reported) and Ibn "Amr (disputed in its authenticity), it should be noted that they do not give their opinions as applicable to all people. All that is indicated by these reports is that these Companions used to pay zakah on the jewelry of their own wives and daughters, which may be an indication of their piety and preference for removing all doubt on their part in a matter on which they do not have a ruling from the Messenger. The only report that falls beyond this interpretation is the one attributed to 'Umar when he wrote to Abu Musa to order Muslim women to pay zakah on their jewelry. This report is not proven correct, and al Hasan denies that any of the Successors obligated zakah on jewelry.
Les bijoux utilisés comme trésor thésaurisé sont soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) L'avis exprimé précédemment selon lequel les bijoux ne sont pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) ne s'applique qu'aux bijoux utilisés comme parures féminines. Quant aux bijoux féminins en or et en argent qui servent de réserve de valeur dans le but de thésauriser et qui sont considérés comme une accumulation de richesse, ils sont soumis à l'aumône obligatoire (Zakah), tout comme l'argent. Il est rapporté de Sa'id ibn al-Musayyib : « Si le bijou est porté et utilisé, il n'est pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah), mais s'il n'est ni porté ni utilisé, il y est soumis »150. Malik dit : « Ceux qui possèdent de l'or et des bijoux en or ou en argent qui ne sont pas portés à titre d'ornement doivent s'acquitter de l'aumône obligatoire (Zakah) sur ceux-ci chaque année. Les bijoux doivent être pesés et l'aumône obligatoire (Zakah) acquittée au taux d'un quart d'un dixième, sauf si le poids total est inférieur à l'équivalent de 40 dinars ou de 200 dirhams. Dans ce cas, ils ne sont pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah). Quant aux bijoux cassés et nécessitant une réparation pour pouvoir être portés, ils sont toujours considérés comme des bijoux utilisés et ne sont pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah). »151
Jewelry used as hoarded treasure is zakatable The opinion expressed earlier that jewelry is not zakatable applies only to jewelry that is used as women's ornaments. As for women's gold and silver jewelry that is used as a storage of value for the purpose of hoarding, and is looked upon as an accumulation of wealth, this is zakatable, just like money. It is reported from Sa'id bin al Musayyib that "If jewelry is worn and used, it is not zakatable, but if it is not worn or used, it is zakatable."150 Malik says, "Those who own gold and jewelry made of gold or silver which is not used for ornamental wearing, must pay zakah on it every year. Jewelry should be weighed and zakah paid at the rate of one-fourth of one-tenth, unless the total weight is less than the equivalent of 40 dinars or 200 dirhams. Then they are not zakatable. As for jewelry that is broken and in need of repair in order to be worn, it is still considered used jewelry, and is not zakatable."151
Al Nawawi dit : « Nos confrères disent que si les bijoux ne sont pas détenus dans le but d'un usage coutumier (licite, désiré ou interdit), mais plutôt dans le but de thésaurisation et d'accumulation, alors ils sont soumis à la zakat, comme l'a correctement confirmé la majorité. »152 De même, al Laith bin Sa'd dit : « Les bijoux portés et prêtés à d'autres ne sont pas soumis à la zakat, mais ceux qui sont utilisés comme trésor thésaurisé le sont. »153 Cela signifie que lorsque les bijoux ne sont pas destinés à un usage coutumier, ils sont traités comme une tentative d'échapper à la aumône obligatoire (Zakah). Ibn Hazm argumente contre al Laith : « Si tel est le cas, alors une personne qui achète une maison ou un verger afin d'éviter la aumône obligatoire (Zakah) devrait elle aussi y être soumise. »154 Je crois que l'esprit de la charia cherche à annuler toute forme de méfait et à traiter les tricheurs de manière à leur donner le contraire de ce qu'ils visent. Les hanbalites ont établi l'avis selon lequel toute personne qui détient des bijoux comme moyen d'éviter la aumône obligatoire (Zakah) y est soumise.155 Nous examinerons plus en détail la fraude relative à la aumône obligatoire (Zakah) dans le chapitre consacré à son acquittement, si Dieu le veut. Les bijoux possédés par des hommes et utilisés comme parure par leurs proches de sexe féminin ou par d'autres femmes sont traités comme les bijoux possédés et utilisés par les femmes, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas soumis à la zakat, car ils sont destinés à un usage coutumier licite et non à la croissance.155
Al Nawawi says, "Our colleagues say that if jewelry is not held for the purpose of customary use (lawful, desired, or prohibited) but rather for the purpose of hoarding and accumulation, then it is zakatable, as correctly confirmed by the majority."152 Similarly, al Laith bin Sa'd says, "Jewelry used for wearing and lending to others is not zakatable, but that used as hoarded treasure is zakatable."153 This means that when Jewelry is not intended for customary use, it is treated like an attempt to escape zakah, Ibn Hazm argues with al Laith, "If this is so, then a person who buys house or orchard in order to avoid zakah should also be zakatable."154 I believe that the spirit of Shari'ah tries to annul all mischief and to treat cheaters in such a way that gives them the opposite of their intent. Hanbalites have established the opinion that any person who holds jewelry as a means to avoid zakah is zakatable.155 We will discuss further the mischief in zakah in the chapter dealing with zakah payment, God willing. Jewelry owned by men and used as ornamentation by their female family members or other females is treated like jewelry owned and used by women, i.e., it is not zakatable, since it is designated for lawful customary use and not for growth.155
Jewelry above a customary limit is zakatable
Si la quantité de bijoux dépasse la quantité habituelle et atteint le stade de l'extravagance, l'excédent est soumis à l'aumône obligatoire (Zakah). Cela repose sur le fait que la zakah est levée sur les bijoux parce qu'ils sont utilisés par les femmes, tout comme les vêtements et les objets ménagers. Ce qui dépasse l'usage habituel et modéré est soit interdit, soit du moins déconseillé ; dans tous les cas, il n'est pas approuvé par la charia. Al Nawawi dit : « Nos collègues chafiites soutiennent que les bijoux ne sont rendus licites que dans les limites d'une extravagance non apparente, mais dès qu'ils atteignent la limite de l'extravagance, ils deviennent interdits selon la plupart des juristes d'Irak. »156 Ibn Hamid, un hanbalite, dit que « si les bijoux sont inférieurs à mille mithqal, ils sont licites ».
If the quantity of jewelry exceeds the customary amount and reaches extravagance, the extra is zakatable. This is on the grounds that zakah is waived from jewelry because it is used by women just like clothes and household goods. What is above the customary and moderate use is either prohibited or at least discouraged; it is in all cases not approved by Shari'ah. Al Nawawi says "our Shafi'ite colleagues argue that jewelry is made lawful only within the limits of non-apparent extravagance, but once it reaches the extravagant limit, then it becomes prohibited according to most jurists from Iraq."156 Ibn Hamid, a Hunbalite, says that "if jewelry is below one thousand mithqal it is lawful.
Une fois que cela atteint ce montant, il devient illicite et, par conséquent, soumis à la zakat, conformément à ce qui est rapporté par Abu 'Ubaid et al-Athram d'après 'Amr ibn Dinar :
Once it reaches that such, it becomes unlawful and consequently zakatable, in accordance with what is reported by Abu 'Ubaid and al Athram from ''Amr bin Dinar:
On a demandé à Jabir si les bijoux étaient soumis à la zakat, et il a répondu que non. On lui a alors demandé : « Même s'ils atteignent mille dinars ? » Il a répondu : « C'est vraiment trop. »"157 Des bijoux qui dépassent les limites habituelles relèvent assurément de la prodigalité, et ne sont plus nécessaires comme simple parure ordinaire pour les femmes.158
Jabir was asked if jewelry was zakatable and he answered that it was not. Then he was told, 'Even if it amounts to one thousand dinars?' He answered, 'That is indeed too much.'"157 Jewelry exceeding customary limits is surely extravagance and no longer needed as normal ornamentation for women.158
Par ailleurs, l'auteur d'al-Mughni soutient que la charia rend l'usage des bijoux licite sans limite, et qu'il n'est donc pas acceptable de restreindre cet usage par des opinions personnelles.159 Il semble oublier que l'usage des choses licites dans la charia est encadré par deux principes : l'éviction de la dépense excessive et l'éviction de l'ostentation orgueilleuse.
On the other hand, the author of al Mughni argues that Shari'ah makes the use of jewelry lawful without limit, thus it is not acceptable to limit that use by personal opinions.159 It seems that he forgets that the use of lawful things in Shari'ah is restricted by two principles: avoidance of extravagance and avoidance of prideful showing off.
Le Prophète (p) a dit : « Mangez, buvez et habillez-vous sans excès ni orgueil. »160 La parole concernant la femme yéménite qui entra en présence du Messager accompagnée de sa fille, laquelle portait deux énormes bracelets en or aux (poignets de la fille)
The Prophet (p) is reported to have said, "Eat and drink and dress without extravagance or pride."160 The saying about the Yemeni woman who entered the presence of the Messenger with her daughter, who had two huge golden bracelets on the (daughter's)
arm et on lui a rapporté, de la part du Prophète (p), leur obligation de zakât, ce qui peut être considéré comme un cas à l'appui de cet argument. C'est-à-dire que le Prophète ﷺ a constaté que la quantité de bijoux dépassait largement la limite de l'usage coutumier et habituel et était excessive pour cette jeune femme.
arm and was told by the Prophet (p) about their zakatability, may be considered a case for this argument. That is, the Prophet (p) found that the amount of jewelry was way beyond the limit of customary and usual use and was extravagant for that young woman.
Certains savants comprennent ce hadith dans ce sens précis, c'est-à-dire que l'aumône obligatoire (Zakah) est due sur ce qui dépasse les quantités habituelles.161 C'est peut-être la raison pour laquelle 'Abd Allah bin 'Amr acquittait l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux de ses filles. Il est rapporté qu'il avait acheté à ses trois filles des bijoux d'une valeur de 6000 dinars. Ce montant dépasse assurément la quantité habituelle.
Some scholars take this saying to mean exactly that. That is, that zakah is obligated on what exceeds the customary amounts.161 This may be the reason why 'Abd Allah bin 'Amr used to pay zakah on the jewelry of his daughters. He was reported to have bought his three daughters jewelry worth 6000dinars. This is definitely above the customary amount.
Est-ce que l'aumône obligatoire (Zakah) devient alors due sur la totalité des bijoux possédés par la personne, ou seulement sur la part qui dépasse la limite habituelle ? Il semble, d'après les dires cités plus haut, que l'ensemble des bijoux soit soumis à l'aumône obligatoire (Zakah), comme moyen de purifier la totalité du montant, en raison de l'excès de celui-ci au-delà de la limite licite. L'opinion qui affirme que les bijoux, quelle qu'en soit la quantité, ne sont pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) finit par immobiliser une grande partie de la richesse de la communauté musulmane dans des montants démesurés de bijoux et d'ornements, que les femmes ne portent que rarement et qui sont généralement conservés dans des coffres privés en banque.
Does zakah then become obligatory on all the jewelry owned by the person or on that part which is above the customary limit? It seems from the above-cited sayings that all the jewelry becomes zakatable as a means of cleansing the whole amount, because of its exaggeration in exceeding the lawful limit. The opinion that claims that all jewelry in any amount is not zakatable ends up putting a large portion of the wealth of the Muslim community in the idleness of extravagant amounts of jewelry and ornaments that are only rarely used by women and that are usually stored in private boxes in banks.
Quelle est la limite de l'extravagance ? Il semble difficile de donner une définition objective de l'extravagance, car ses limites diffèrent d'une communauté à l'autre et d'un quartier à l'autre. Une somme qui est extravagante dans un pays pauvre pour une famille pauvre peut être tout à fait ordinaire, voire inférieure à la normale, pour une famille riche dans un pays riche. Le véritable critère de la limite de l'extravagance, ce sont les coutumes de la région.163
What is the limit of extravagance? It seems to be difficult to put an objective definition of extravagance, since its boundaries differ from one community to another and from one neighborhood to another. An amount that is extravagant is a poor country for a poor family may be very customary or less than normal for a rich family in a rich country. The real determinant of the limit of extravagance are the customs of the area.163
Je dois mentionner que les perles, les diamants et les autres pierres précieuses doivent être traités de la même manière que les bijoux en or et en argent. S'ils se situent dans la limite de l'usage habituel, ils ne sont pas soumis à l'aumône obligatoire (Zakah), mais s'ils dépassent cette limite et deviennent un moyen d'extravagance interdite, ils ne doivent pas être exemptés de l'aumône obligatoire (Zakah). S'ils sont détenus comme réserve de trésor et comme accumulation de richesse, ou dans le but d'échapper au paiement de l'aumône obligatoire (Zakah), ils doivent être soumis à l'aumône obligatoire (Zakah).
I should mention that pearls, diamonds, and other precious stones must be treated the same way as gold and silver jewelry. It they are within the limit of customary use they are not zakatable, but if they exceed that limit and become a means of prohibited extravagance, they must not be exempt from zakah. If they are held as a store of treasure and an accumulation of wealth or in order to escape zakah payment, they must be zakatable.
Résumé
Summary
Les avis et jugements précédents peuvent se résumer dans les points suivants :
The preceding rulings and opinions can be summarized in the following points:
A. Les bijoux en or et en argent conservés comme trésor et comme accumulation de richesse sont soumis à la zakat, de la même manière que s'ils étaient détenus sous forme de lingots ou de pièces de monnaie.
A. Jewelry made of gold and silver that is held as a treasure and an accumulation of wealth is zakatable, the same as if it were being held as bullion or coins.
B. Si les bijoux sont acquis pour un usage personnel en tant qu'ornement, il convient de distinguer entre usage licite et usage illicite. Les bijoux et ornements destinés à la décoration de la maison, aux ustensiles ou à un usage par les hommes sont interdits. Ces bijoux et ornements sont soumis à la zakât.
B. If the jewelry is obtained for personal use as ornament, then we should distinguish between lawful and unlawful use. Jewelry and ornaments designated for house decoration, utensils, or use by men are prohibite. This jewelry and ornamentation is zakatable.
C. Les bijoux excessivement coûteux, même s'ils sont portés par des femmes, sont soumis à la zakat.
C. Jewelry that is extravagant even though it is used by women is zakatable.
La prodigalité est l'excès, au-delà de l'usage habituel, pratiqué par les femmes au sein de leur communauté.
Extravagance is the excess above customary use by women within their community.
D. Les bijoux détenus pour un usage licite en tant qu'ornements féminins, sans extravagance, ou pour un usage licite par les hommes, comme les bagues en argent, ne sont pas soumis à la zakat, car ils ne sont pas destinés au profit et font en réalité partie des biens utilisés personnellement, comme les vêtements et le mobilier, destinés à un usage licite.
D. Jewelry held for lawful use as women's ornamentation without extravagance, or for lawful use by men, such a silver rings, is not zakatable, because it is not designated for profit and is in fact part of the materials used personally, like clothes and furniture, designated for lawful use.
E. Il n'y a aucune différence dans ces jugements, que la propriété légale des bijoux soit entre les mains des hommes ou des femmes.
E. There is no difference in these rulings whether the legal ownership of the jewelry is in the hands of men or women.
F. Une fois que la zakat devient obligatoire, le taux est celui de l'argent, soit deux et demi pour cent chaque année.
F. Once zakah becomes obligatory, then the rate is that of money, two-and-a-half percent every year.
G. Il faut certainement observer le seuil minimal (Nisab) exempté, soit 85 grammes d'or. Il convient toutefois de noter que le critère est la valeur des bijoux et des ornements, et non leur seul poids, car le travail d'artisanat ajoute de la valeur aux bijoux.
G. Definitely the minimum exempt, al nisab, should be observed at 85 grams for gold. It should be noted, however, that the value of the jewelry and ornaments is the criteria and not their weight only, because the craftsmanship adds value to jewelry.
1. 'Ali 'Abd al Wahid Wafi, Économie politique, cinquième tirage, pp. 140-144, et 'Abd al Aziz Mar'i, Systèmes monétaires et bancaires, pp. 11-15.
1. 'Ali 'Abd al Wahid Wafi, Political Economics, fifth printing, pp. 140-144, and 'Abd al Aziz Mar'i, Monetary and Banking Systems, pp. 11-15.
2. Cela comprend la stabilité du métal, sa caractéristique de ne pas rouiller, et son absence de détérioration, la stabilité de sa valeur relative, sa divisibilité et la divisibilité de sa valeur, la difficulté de la fraude, et la facilité de vérifier sa pureté, la production faible mais stable du métal à travers les siècles, etc. Voir Monetary and Banking Systems, pp. 15-17.
2. This includes the stability of the metal, its characteristic of not rusting, and non-deterioration, the stability of its relative value, its divisibility, and the divisibility of its value, the difficulty of cheating, and the easiness of inspecting its purity, the low but stable production of the metal throughout centuries, etc. See Monetary and Banking Systems, pp. 15-17.
3. Voir le fascicule sur les monnaies d'al-Maqrizi, publié comme une section des Monnaies arabes par le Père Anastase al-Karmali, p. 25 et suivantes.
3. See the booklet on currencies by al Maqrizi, printed as a section of Arabian Currencies, published by Father Anstas al Karmali, p. 25 and on.
4. Ibid, p. 30, à propos de la parole de (Ibn 'Umar) ... Dans al Talkhis, p. 183, al Hafiz dit : « Rapporté par al Bazzar, qui le classe parmi les hadiths singuliers, ainsi que par Abu Daud et al Nasa'i, d'après Taus, d'après Ibn 'Umar, jugé authentique par Ibn Habban, al Daraqutni, al Nawawi et al Qashiri. » Al Albani ajoute : « et par Ibn Daqiq al 'Id et al 'Ala'i, comme dans Silsilat al Ahadith al Sahihah, deuxième partie, parole numéro 164. » La suite de la parole est : « et les mesures de taille sont celles des Madinois. » 5. Sourate al Tawbah (repentir), 9:34-35.
4. Ibid, p. 30, with regard to the saying his al Talkhis, p. 183, al Hafiz says, "Reported by al Bazzar, who grades it peculiar, and by Abu Daud and al Nasa'i, from Taus from Ibn 'Umar, graded correct by Ibn Habban, al Daraqutni, al Nawawi, and al Qashiri. Al Albani adds, "and Ibn Daqiq al 'Id and al 'Ala'i as in Silsilat al Ahadith al Sahihah, part two, saying number 164." The rest of the saying reads, "and size measurements are those of the Madinans." 5. Sura al Tawbah, 9:34-35.
6. Rapporté par Muslim dans le chapitre sur l'aumône obligatoire (Zakah) ; également rapporté par al-Bukhari, Abu Daud, Ibn al-Mundhir, Ibn Abi Hatim et Ibn Mardawayh. Voir Subul al-Salam, deuxième partie, p.
6. Reported by Muslim in the chapter on zakah; also reported by al Bukhari, Abu Daud, Ibn al Mundhir, Ibn Abi Hatim, and Ibn Mardawayh. See Subul al Salam, part two, p.
129, al-Halabi Print.
129, al Halabi Print.
7. Al Hafiz Ibn Hajar rapporte qu'al-Shafi'i a dit : « Le Messager de Dieu ﷺ a imposé la zakah sur l'argent. Les musulmans après lui ont aussi prélevé la zakah sur l'or, soit en se fondant sur une parole qui ne nous est pas parvenue, soit par analogie. » Ibn 'Abd al-Barr ajoute : « Rien n'est rapporté de manière authentique du Prophète ﷺ au sujet de l'or. » Voir Subul al-Salam, Ibid. À mon avis, le verset sur la thésaurisation constitue une preuve suffisante du caractère zakatable de l'or. Il est appuyé et expliqué par la parole authentique mentionnée plus haut. Les propos d'al-Shafi'i et d'Ibn 'Abd al-Barr concernent le seuil minimal (Nisab) et le taux, puisqu'aucune parole correctement rapportée n'existe au sujet du seuil minimal (Nisab) et des taux de l'aumône obligatoire (Zakah) sur l'or. Cependant, ces éléments font l'objet d'un consensus unanime, comme il sera montré plus loin.
7. Al Hafiz Ibn Hajar quotes al Shafi'i as saying, "The Messenger of God (p) imposed zakah on silver. Muslims after him collected zakah from gold too, either on the basis of a saying that did not reach us, or by analogy." Ibn 'Abd al Barr adds, "Nothing is authentically reported from the Prophet (p) on gold." See Subul al Salam, Ibid. In my opinion, the verse about hoarding is sufficient evidence for the zakatability of gold. It is supported and explained by the correct saying mentioned above. The statements of al Shafi'i Ibn 'Abd al Barr refer to nisab and rate, since there is no saying that is correctly reported about nisab and rates of zakah on gold. However, these are unanimously agreed upon, as will be shown later.
8. Bahreïn, comme dans al-Fath, tome 4, pp. 59-60, est le nom d'une région bien connue située à l'est de la péninsule Arabique. Son centre est la ville de Hajar (aujourd'hui al-Hasa'). Voir aussi le mot Bahreïn dans Mu'jam al-Buldan, tome 1, p. 346.
8. Bahrain, as in al Fath, Vol. 4, pp. 59-60, is the name of a well-known land east of the Arabian peninsula. Its center is the town of Hajar (today al Hasa'). See also the word Bahrain in Mu'jam al Buldan, Vol. 1, p. 346.
9. Monetary and Banking Systems, op. cit., p. 31.
9. Monetary and Banking Systems, op.cit., p. 31.
10. Mahmud Abu al Sa'ud, Outlines of Islamic Economics, p. 40 et suiv. Vous y trouverez les détails de l'expérience mentionnée, menée à Vorgel, en Autriche. Elle a réussi à réduire le chômage, les taux d'intérêt et la thésaurisation, et elle a été reproduite dans d'autres pays, où elle a été fortement combattue par les banques centrales.
10. Mahmud Abu al Sa'ud, Outlines of Islamic Economics, p. 40 and on. There you will finds the details of the mentioned experiment, which was carried out in Vorgel, Austria. It had succeeded in reducing unemployment, interest rates, and hoarding, and was repeated in some other countries, where it was strongly opposed by central banks.
11. Voir la section sur la zakatabilité des enfants et des personnes atteintes de démence dans la partie précédente.
11. See the section on the zakatability of children and insane persons in the preceeding part.
12. Al Mughni, vol. 3, p. 7.
12. Al Mughni, Vol. 3, p. 7.
13. Par exemple, le Dr Fadl al Rahman, qui assuma la présidence du Comité de recherche islamique au Pakistan à l'époque d'Ayub Khan. Il réclama alors une augmentation du taux de la zakah et fixa le nisab à 2939 roupies pakistanaises, car les économistes d'aujourd'hui exemptent d'impôts les revenus inférieurs à ce niveau. Cet avis suscita une vague de rejet et de réponses de la part des savants pakistanais. Voir la revue Islamic Resurgence, vol. 12, no 2, l'article du Cheikh al Bannuri. Il est rapporté que Fadl al Rahman fut démis du comité après avoir fait quelques déclarations jugées malveillantes et non islamiques.
13. Such as Dr. Fadl al Rahman, who assumed the chairmanship of the Committee on Islamic Research in Pakistan at the time of Ayub Khan. He called for an increase in the rate of zakah at this time and for determining nisab at 2939 Pakistani rupees because economists today exempt from taxes income below that level. This opinion raised a wave of rejection and responses from Pakistani scholars. See the magazine Islamic Resurgence, Vol. 12, no. 2, the article by Shaikh al Bannuri. It is reported that Fadl al Rahman was fired from the committee after he made a few statements that were considered ill-intended and non-Islamic.
14. Sourate An-Nour, 24:63.
14. Sura al Nur, 24:63.
15. Rapporté par Ahmad et Muslim, d'après Jabir. Il est également rapporté par Ahmad et al-Bukhari, d'après Abu Sa'id.
15. Reported by Ahmad and Muslim from Jabir. It is also reported by Ahmad and al Bukhari from Abu Sa'id.
16. Commentaire de Muslim, vol. 7, p. 48, au début du chapitre sur l'aumône obligatoire (Zakah), et al-Majmu' vol. 6, p. 5.
16. Commentary on Muslim, Vol. 7, p. 48, at the beginning of the chapter on zakah, and al Majmu' Vol. 6, p. 5.
17. C'est pourquoi 'Ata a dit qu'ils avaient une monnaie en argent et en or. Voir Musannaf Ibn Abi Shaibah, Vol. 3, p. 222, édition de Hyderabad.
17. That is why 'Ata said they had silver and gold currency. See Musannaf Ibn Abi Shaibah, Vol. 3, p. 222, Hydarabad Print.
18. Al Mughni, vol. p. 1.
18. Al Mughni, Vol. p. 1.
19. Nayl al-Awtar, vol. 4, p. 139.
19. Nail al Awtar, Vol. 4, p. 139.
20. Al Mughni, vol. 3, p. 4.
20. Al Mughni, Vol. 3, p. 4.
21. Dans sa chaîne de transmission figure Ibrahim bin Isma'il bin Majma', que Ibn Ma'in décrit comme « il n'est rien », et qu'Abu Hatim décrit ainsi : « Il écrit ses récits, mais on ne peut s'y fier car il a des illusions. » Ibn Hazm, dans al Muhalla, vol. 6, p. 69, mentionne ce propos et le juge faible à la page 72, en raison de 'Abd Allah bin Waqid, qu'il qualifie d'inconnu. Le regretté Ahmad Shakir demande : « Comment serait-il inconnu, alors qu'il s'agit de 'Abd Allah bin Waqid bin 'Abd Allah bin 'Umar ? » Il est digne de confiance ; il rapporte de son grand-père et est mort en l'an 119 de l'Hégire. Ibn Hazm s'est trompé en faisant de son récit, rapporté d'Ibn 'Umar, un récit rapporté de 'A'ishah, puisqu'il est rapporté par Ibn Majah et al Daraqutni à la fois d'Ibn 'Umar et de 'A'ishah.
21. In its chain there is Ibrahim bin Isma'il bin Majma', described by Ibn Ma'in as "he is nothing," by Abu Hatim as "He writes his narrations, but cannot be relied on since he has illusions." Ibn Hazm in al Muhalla, Vol. 6, p . 69, mentions the saying and grades it weak on p. 72, because of 'Abd Allah bin Waqid , whom he calls unknown. The late Ahmad Shakir asks, "How could he be unknown, when he is 'Abd Allah in Waqid bin 'Abd Allah bin 'Umar?" He is trustworthy; he narrates from his grandfather and died in the year 119 H. Ibn Hazm was wrong in making his narration from Ibn 'Umar from 'A'ishah, since it is reported by Ibn Majah and al Daraqutni from both Ibn 'Umar and 'A'ishah.
22. Également mentionné par Abu 'Ubaid dans al-Amwal, p. 409, et par Ibn Hazm dans al-Muhalla, vol.
22. Also mentioned by Abu 'Ubaid in al Amwal, p. 409, and Ibn Hazm in al Muhalla, Vol.
6, p. 69. Ce dernier le classe faible à la p. 71, parce qu'il est mursal et qu'il comporte dans sa chaîne de transmission Ibn Abi Laila, qui est faible en mémoire. Al Hafiz, dans al Talkhis, p. 182, écrit : « Sa chaîne de transmission est faible. » Il est également rapporté par Ibn Zanjawaih dans al Amwal, d'après al 'Arzami, dont le récit est écarté. Voir Nasb al Rayah, vol. 2, p. 369, al Dirayah, p. 161, et al Mir'at, sur al Mishkat, vol. 3, p. 43.
6, p. 69. The latter grades it weak on p. 71, because it is mursal and it has Ibn Abi Laila, who is weak in memory, in its chain. Al Hafiz, in al Talkhis, p. 182, writes "Its chain is weak." It is also reported by Ibn Zanjawaih in al Amwal from al 'Arzami, whose narration is disregarded. See Nasb al Rayah, Vol. 2, p. 369, al Dirayah, p. 161, and al Mir'at, on al Mishkat, Vol. 3, p. 43.
23. Mentionné par Ibn Hazm dans al-Muhalla, vol. 6, p. 69. À la page 72, il dit : « il est mursal et sa chaîne de transmission comporte un maillon inconnu ». À la page 31, il dit : « Muhammad ibn 'Abd al-Rahman est inconnu ». Ahmad Shakir est en désaccord avec cela, affirmant : « Mais il est connu ».
23. Mentioned by Ibn Hazm in al Muhalla, Vol. 6, p. 69. On p. 72 he says "it is mursal and has an unknown link in its chain." On p. 31 he says "Muhammad bin 'Abd al Rahman is unknown." Ahmad Shakir disagrees with this, claiming "But he is known.
Il s'agit de Muhammad ibn 'Abd al-Rahman al-Ansari, un « Tabi'i » digne de confiance.
He is Muhammad bin 'Abd al Rahman al Ansari, a trustworthy Follower".
24. Le dit est jugé faible par Ibn Hazm dans al-Muhalla, vol. 6, sous le titre « Aumône obligatoire (Zakah) sur l'or ». Plus tard, il revint sur son avis et jugea le hadith authentique. Al-Hafiz le juge bon dans Bulugh al-Maram, bien que l'auteur d'al-Talkhis y trouve une raison de le rejeter. Voir p. 182. Al-Daraqutni dit : « Il est authentique en tant que parole de 'Ali. » Cela semble correct. La question sera traitée plus en détail dans le chapitre sur l'aumône obligatoire (Zakah) sur les revenus. Voir Nail al-Awtar, vol. 4, pp. 137-138.
24. The saying is graded weak by Ibn Hazm in al Muhalla, Vol. 6, under the title "zakah on Gold". Later on, he revised his view and graded the hadith correct. It is graded good by al Hafiz in Bulugh al Maram, though the author of al Talkhis finds in it a reason for rejection. See p. 182. Al Daraqutni says, "It is correct as a statement of 'Ali". This seems to be correct. The question will be discussed in more detail in the chapter on zakah on income. See Nail al Awtar, Vol. 4, pp. 137-138.
25. Al-Sarakhsi dit dans son Usul : « Il n'existe aucun désaccord parmi nos savants, qu'ils soient anciens ou tardifs, quant au fait que ce qu'affirme un Compagnon fait foi dans les questions qui ne peuvent pas être déduites par analogie. Les mesures sont de cette nature. » Il mentionne plusieurs exemples qui sont admis par les Hanafites, p. 110.
25. Al Sarakhsi in his Usul says, "There is no disagreement among our scholars, whether ancient or late, what a Companion says is accepted as evidence in the questions that cannot be derived by analogy. The quantities are of that nature." He mentions several examples that are accepted by Hanafites, p. 110.
26. Al Amwal, p. 419, voir aussi Sunan Abu Daud, chapitre sur le montant des rançons. On y trouve une parole rapportée par 'Amr bin Shu'aib, de son père, de son grand-père, selon laquelle « La rançon au temps du Messager de Dieu ﷺ était de 800 dinars ou de 8000 dirhams. » 27. Al Muhalla, Vol. 6, p. 69.
26. Al Amwal, p. 419, see also Sunan Abu Daud, chapter on the amount of ransoms. There is a saying there from 'Amr bin Shu'aib from his father from his grandfather, that "Ransom at the time of the Messenger of God (p) was 800 dinars or 8000 dirhams." 27. Al Muhalla, Vol. 6, p. 69.
28. Ibid.
28. Ibid.
29. Ibid, p. 69-70.
29. Ibid, p. 69-70.
30. Ibid., p. 66.
30. Ibid. p. 66.
31. Al Muwatta', chapitre sur l'aumône obligatoire (Zakah), section sur l'aumône obligatoire sur l'or et l'argent, Vol. 1, p. 246, édition al Halabi.
31. Al Muwatta', chapter on zakah, section on zakah on gold and silver, Vol. 1, p. 246, al Halabi Print.
32. Al Umm, vol. 2, p. 34.
32. Al Umm, Vol. 2, p. 34.
33. Al Amwal, p. 409.
33. Al Amwal, p. 409.
34. Al Mir'at, vol. 3, p. 43.
34. Al Mir'at, Vol. 3, p. 43.
35. Voir al-Ajwibah al-Fasilah, de feu le savant al-Laknawi, pp. 51-52, ainsi que l'ouvrage du Cheikh Husain al-Ansari sur l'acceptation des paroles faibles lorsqu'elles sont reçues avec approbation par les gens, p. 228, et les commentaires de mon collègue, le Cheikh 'Abd al-Fattah Abu Ghuddah.
35. See al Ajwibah al Fasilah, by the late scholar al Laknawi, pp, 51-52, and the work of Shaikh Husain al Ansari on the acceptance of weak sayings when received with approval by people, p, 228, and the commentaries of my colleague, Shaikh 'Abd al Fattah Abu Ghuddah.
36. Le dit est rapporté par Ibn Habban dans son recueil authentique, et par al-Hakim dans al-Mustadrak, vol. 1, p. 395. Ce dernier le tient pour authentique, et al-Dhahabi l'approuve. Il est également rapporté par al-Baihaqi, vol. 4, pp. 89-90. Il cite un groupe de critiques parce qu'ils jugent ce dit bon en tant qu'il remonte au Prophète ﷺ. Al-Haitami le mentionne dans Majma' al-Zawa'id, vol. 3, p. 72, et dit qu'il est rapporté par al-Tabarani dans al-Kabir, avec Sulaiman bin Daud dans sa chaîne, qui est considéré comme digne de confiance par Ahmad mais critiqué par Ibn Ma'in. Ahmad dit que le dit est authentique. Al-Haitami dit : « les autres maillons de la chaîne sont dignes de confiance ». Le feu Ahmad Shakir le tient également pour authentique dans son commentaire d'al-Muhalla, comme mentionné dans vol. 6, p. 13, et p. 34.
36. The saying is reported by Ibn Habban in his correct collection and al Hakim in al Mustadrak, Vol. 1, p. 395. The latter grades it correct and this is approved by al Dhahabi. It is also reported by al Baihaqi, Vol. 4, pp. 89-90. He quotes a group of critics because they grade this saying good as raised to the Prophet. Al Haitami mentions it in Majma' al Zawa'id, Vol. 3, p. 72, and says it is reported by al Tabarani in al Kabir with Sulaiman bin Daud in its chain, who is considered trustworthy by Ahmad but is criticized by Ibn Ma'in. Ahmad says the saying is correct. Al Haitami says "the rest of the chain's links are trustworthy. The late Ahmad Shakir supports it as correct in his commentary on al Muhalla as mentioned in Vol. 6, p. 13, and p. 34.
37. Ibid, p. 524-525.
37. Ibid, p. 524-525.
38. Publié par le Père Anstas al Karmali, membre de l'Institut de la langue arabe au Caire, dans Arabian Currencies, pp. 9-18.
38. Published by Father Anstas al Karmali, member of the Arabic Language Institute in Cairo, in Arabian Currencies, pp. 9-18.
39. Au début du chapitre sur les contrats de vente, al-Nawawi le cite dans al-Majmu', vol. 6, p. 1-16.
39. At the beginning of the chapter on sale contracts, al Nawawi quotes it in al Majum', Vol. 6, pp. 1-16.
40. Ibid.
40. Ibid.
41. Ibid, vol. 6, p. 14-16.
41. Ibid, Vol. 6, pp. 14-16.
42. Publié par al Karmali, pp. 21-73.
42. Published by al Karmali, pp. 21-73.
43. Ibid, pp. 103-109.
43. Ibid, pp. 103-109.
44. Dr. 'Abd al Rahman Fahmy, *Coin Minting in Early Islam*.
44. Dr. 'Abd al Rahman Fahmy, Coin Minting in Early Islam.
45. Rad al Muhtar, vol. 2, p. 40.
45. Rad al Muhtar, Vol. 2, p. 40.
46. Opuscule sur la vérification du dirham et du mithqal, dans le livre du Père al-Karmali, p. 78.
46. Booklet on the verification of the dirham and the mithqal, in the book of Father al Karmali, p. 78.
47. Voir al-Khutat al-Tawfiqiyyah, vol. 20, p. 33, et Encyclopedia of Islam, vol. 9, p.
47. See al Khutat al Tawfiqiyyah, Vol. 20, p. 33, and Encyclopedia of Islam, Vol. 9, p.
228. Zembaro dit : « Al-dirham est aussi le nom d'une mesure de poids. » Un dirham équivaut à 3,184 grammes. Elle est totalement différente de la pièce de monnaie qui porte le même nom. Cette mesure de poids est restée en usage jusqu'à nos jours, et elle est utilisée par les pharmaciens et les orfèvres.
228. Zembaro says, "Al dirham is also the name for a weight measure." A dirham equals 3.184 grams. It is completely different from the coin that carries the same name. This weight measure remained in use until our days, and it is used by pharmacists and goldsmiths.
48. Voir Verification of the Weight of Mithqal, dinar, and dirham, p. 28 et suiv. Voir aussi Diya'al Din al Payyis, impôt foncier (Kharaj) dans l'État islamique, p. 337 et suiv.
48. See Verification of the Weight of Mithqal, dinar, and dirham, p. 28, and on. Also see Diya'al Din al Payyis, al Kharaj in the Islamic State, p. 337, and on.
49. Al Kharaj dans l'État islamique, pp. 337-338.
49. Al Kharaj in the Islamic State, pp. 337-338.
50. Il est à noter que ce résultat est très proche des conclusions du regretté savant malikite al-Dardir dans son al-Sharh al-Saghir, selon lequel le seuil minimal (Nisab) de l'argent en dirhams est de 185 et cinq huitièmes, soit 579,15 grammes. Ainsi, un dirham équivaut à 2,896 grammes, bien que nous ignorions le fondement de ses conclusions. Voir al-Sharh al-Saghir, commentaire de Bulghat al-Salik, vol. 1, p. 217.
50. It is noted that this result is very close to the conclusions of the late Malikite scholar al Dardir in his al Sharh al Saghir, that nisab of silver dirhams is 185 and five-eights, which equals 579.15 grams. Thus a dirham is equal to 2.896 grams, although we do not know the basis for his conclusions. See al Sharh al Saghir, commentary on Bulghat al Salik, Vol. 1, p. 217.
51. Voir Dr. 'Abd al Rahman Fahmy, op. cit.
51. See Dr. 'Abd al Rahman Fahmy, op. cit.
52. Estimé par le savant al-Fazin Turi à 60 roupies et par le savant al-Laknawi dans son Arkan al-Arba'ah, p. 178, à 55 roupies. Voir Mir'at al-Mafatih, vol. 3, p. 41. Il est également estimé à 50 riyals en Arabie saoudite.
52. Estimated by the scholar al Fazin Turi at 60 rupees and by the scholar al Laknawi in his Arkan al Arba'ah, p. 178 at 55 rupees. See Mir'at al Mafatih, Vol. 3, p. 41. It is also estimated at 50 Riyals in Saudi Arabia.
53. Cela est indiqué par les rapports des historiens selon lesquels le dinar valait dix dirhams durant la première époque de l'islam. À l'époque omeyyade, il équivalait à 12 dirhams, et à l'époque abbasside, à 15 dirhams ou plus. Voir impôt foncier (Kharaj) dans l'État islamique, p. 347. 'Ali Mubarak cite al Maqrizi : « À l'époque d'al Hakim, le Fatimide, le nombre de dirhams augmenta au point qu'un dinar s'échangeait contre 34
53. This is indicated by historians' reports that the dinar equalled ten dirhams during the first era of Islam. In the Umayyad era it became equal to 12 dirhams, and during the 'Abbasite era it became equal to 15 dirhams or more. See al Kharaj in the Islamic State, p. 347. 'Ali Mubarak quotes al Maqrizi, "At the , time of al Hakim, a Fatimite, the number of dirhams increased to the extant that a dinar was exchanged for 34
dirhams. Voir al Khutat al Tawfiqiyyah, vol. 2, p. 43. 'Abd al Rahman Fahmy traite du même sujet dans son livre, à l'aide d'un tableau qui indique le taux de change entre le dinar et le dirham aux différentes époques islamiques. « Un dinar atteignait parfois 35 dirhams », note-t-il, p. 35.
dirhams. See al Khutat al Tawfiqiyyah Vol.2, p. 43. 'Abd al Rahman Fahmy discusses the same in his book, using a table that shows the rate of exchange between dinar and dirham in the different Islamic eras. "One dinar reached sometimes 35 dirhams," he notes, p. 35.
54. Halqat al Dirasat al Ijtima'iyah, p. 238.
54. Halqat al Dirasat al Ijtima'iyah, p. 238.
55. Hujjat Allah al Balighah, vol. 2, p. 505.
55. Hujjat Allah al Balighah, Vol. 2, p. 505.
Fiqh al Zakah (Vol. I), Dr. Yusuf al Qardawi 154 Note: the title is a book name and a page number, so it stays as written, but the Fiqh and Zakah terms must follow the required rendering. Jurisprudence islamique de l'aumône obligatoire (Zakah) (Vol. I), Dr. Yusuf al Qardawi 154
Fiqh al Zakah (Vol. I), Dr. Yusuf al Qardawi 154
56. Cela peut être étayé par un rapport d'Abu Daoud : « Le prix du sang (la diya) était de 800 dinars ou de 8 000 dirhams, au temps du Prophète ﷺ. » ʿUmar, durant son califat, déclara que les chameaux étaient devenus chers et fixa la diya à 1 000 dinars d'or ou à 12000
56. This may be supported by s report from Abu Daud, "Ransom used to be 800dinars or 8000 dirhams, at the time of the Prophet." 'Umar during his caliphate declared that camels had become expensive, and determined ransom at 1,000 gold dinars or 12,000
dirhams en argent
silver dirhams.
57. Sourate Yasin, 36:35.
57. Sura Yasin, 36:35.
58. Al Mabsut, vol. 2, p. 150.
58. Al Mabsut, Vol. 2, p. 150.
59. Fath al Qadir, vol. 1, p. 495, et al Bahr, vol. 2, p. 230.
59. Fath al Qadir, Vol. 1, p. 495, and al Bahr, Vol. 2, p. 230.
60. Systèmes monétaires et bancaires, p. 20-22.
60. Monetary and Banking Systems, pp. 20-22.
61. Ibid., pp. 65-67.
61. Ibid, pp. 65-67.
62. Le livret *al Tibyan fi Zakat al Athman*, de Cheikh Muhammad Hasanain Makhluf al 'Adawi, p. 33.
62. The booklet al Tibyan fi Zakat al Athman, by Shaikh Muhammad Hasanain Makhluf al 'Adawi, p. 33.
63. Al Fiqh 'Aala al Madhabib al Arba'ah, p. 486.
63. Al Fiqh 'Aala al Madhabib al Arba'ah, p. 486.
64. Ibid.
64. Ibid.
65. Telle que la controverse qui survint lorsque le café commença à être consommé, au sujet de sa licéité ou de son interdiction. Plusieurs opuscules furent rédigés jusqu'à ce que la question se fixe sur sa licéité.
65. Such as the controversy that came about when coffee started to be used over whether it is lawful or not. Several booklets were written until the issue settled on lawfulness.
Voir al-Fawakih al-'Adidah, d'al-Manqur, vol. 1, pp. 410-413. Là, l'auteur cite les avis d'Ibn Hajar al-Haythami al-Shafi'i, de Zarruq et d'al-Hattab, tous deux malikites, ainsi que d'autres.
See al Fawakeh al 'Adidah, by al Manqur, Vol. 1, pp. 410-413. There, the author quotes the opinions of Ibn Hajar al Haithami al Shafi'i, Zarruq and al Hattab, both Malikites, and others.
66. Systèmes monétaires et bancaires, p. 29.
66. Monetary and Banking Systems, p. 29.
67. Bidayat al Mujtahid, par Ibn Rusud, vol. 1, p. 250.
67. Bidayat al Mujtahid, by Ibn Rusud, Vol. 1, p. 250.
68. Cela appuie effectivement l'avis que j'ai exprimé précédemment au sujet des animaux réunis au pâturage, selon lequel les administrateurs de l'aumône obligatoire (Zakah) peuvent traiter les propriétaires associés comme une seule entité, si cela s'avère plus commode sur le plan administratif. Je suis en cela l'école chaféite.
68. This indeed supports the view I expressed earlier about animals put together in grazing, which was that the zakah administrators may treat corporations as one single entity, if this is found administratively better. I follow the Shafi'i school on this matter.
69. Al Durr al Mukhtar et son commentaire, Radd al Muhtar, Vol. 2, p. 45.
69. Al Durr al Mukhtar and its commentary, Radd al Muhtar, Vol. 2, p. 45.
70. Il a été mentionné plus haut que cette parole est faible, et nous y reviendrons plus en détail au chapitre neuf.
70. It was mentioned earlier that the saying is weak, and we shall refer to it with more details in chapter nine.
71. Al Mughni avec commentaire, vol. 2, p. 499.
71. Al Mughni with commentary, Vol. 2, p. 499.
72. Ibid, p. 497.
72. Ibid, p. 497.
73. Ibn 'Abidin, hanafite, cite al-Bada'i : « La personne qui le revendique ici est le gouverneur, car c'est lui qui a la responsabilité de collecter l'aumône obligatoire (Zakah) sur le bétail. Lorsque la richesse augmenta considérablement à l'époque de 'Umar (m), 'Uthman comprit qu'examiner toute la richesse causait une grande gêne aux propriétaires, et préféra laisser le calcul de l'aumône obligatoire (Zakah) aux propriétaires eux-mêmes. Cela fut approuvé à l'unanimité par les Compagnons. Les propriétaires de richesses devinrent comme des agents du gouvernement pour le calcul de l'aumône obligatoire (Zakah), sans que cela porte atteinte au droit du gouvernement de la collecter s'il le décidait. C'est pour cette raison que les juristes de notre école disent que si l'on savait que les propriétaires de richesses dans certaines villes ne paient pas l'aumône obligatoire (Zakah) sur les richesses non apparentes, le gouverneur doit la collecter. » Radd al-Muhtar, vol. 2, p. 6.
73. Ibn 'Abidin, a Hanafite, quotes from al Bada'i, "The person who claims it here is the governor, because he is the one who has the responsibility of collecting zakah on livestock. When wealth increased tremendously at the time of 'Umar (m), 'Uthman realized that investigating all the wealth creates great inconvenience for the owners, and preferred to leave the calculating of zakah to the owners themselves. This was unanimously approved by the Companions. Owners of wealth became like agents of the government in calculating zakah, without affecting the right of the government to collect it if it so decided. It is for this reason that jurists of our school say that if it were known that owners of wealth in certain towns did not pay zakah on non-apparent wealth the governor must collect it." Raddal Muhtar, Vol. 2, p. 6.
74. Ibid, p. 6-7.
74. Ibid, pp. 6-7.
75. Ibid.
75. Ibid.
76. Al Rawdah, vol. 2, p. 199.
76. Al Rawdah, Vol. 2, p. 199.
77. Voir la section sur les besoins fondamentaux dans le premier chapitre du livre.
77. See the section on basic needs in chapter one of the book.
78. Certains hanafites contestent l'avis d'Ibn Malik en affirmant que l'aumône obligatoire (Zakah) est due sur l'argent même lorsqu'il est destiné à ces dépenses. Mais il semble que l'avis d'Ibn Malik soit plus conforme au sens évident des textes relatifs à l'or. C'est pourquoi certains savants de l'école hanafite le retiennent. Il est décrit comme l'avis correct dans Radd al-Muhtar, vol. 2, p. 8. Il est aussi, à mon avis, le plus solide, en raison de sa cohérence avec le principe de « l'excédent au-delà des besoins essentiels », mentionné dans le premier chapitre.
78. Some Hanafites argue with Ibn Malik on the basis that zakah is obligatory on money even if it is designated for these expenses. But it seems that Ibn Malik's opinion is more consistent with the obvious meaning of the texts on gold. That is why some scholars of the Hanafite school opt for it. It is described as the correct view in Radd al Muhtar, Vol. 2, p. 8. It is also the strongest in my opinion, because of its consistency with the principle of "being surplus above basic needs," mentioned in chapter one.
79. Ce qu'on entend par vêtement, c'est ce qui satisfait les besoins essentiels, et non les vêtements de luxe, décrits par Ibn Malik comme les vêtements nécessaires pour protéger le corps contre la chaleur et le froid.
79. What is meant by clothing is what satisfies essential needs, and not luxurious clothes, described by Ibn Malik as clothes needed to protect the body against heat and cold.
80. Au sujet de l'interdiction des ustensiles en argent et en or, voir mon livre, al Halal wa al Haram fi al Islam, chapitre sur les biens du foyer.
80. About the prohibition of silver and gold utensils, see my book, al Halal wa al Haram fi al Islam, chapter on household goods.
Ibid.
81 Ibid.
82. Al Mughni, vol. 3, p. 15-15.
82. Al Mughni, Vol. 3, pp. 15-15.
83. Ibid.
83. Ibid.
84. Al Halal wa al Haram fi al Islam, chapitre sur le vêtement et la parure.
84. Al Halal wa al Haram fi al Islam, chapter on clothing and ornament.
85. Ibn Qudamah dit : « Pour les hommes, la bague en argent est permise, car le Prophète portait une bague en argent », et cela fait l'unanimité. Est également permis l'ornement du sabre, en faisant sa poignée en argent ou en le décorant d'argent. Anas rapporte que « la poignée du sabre du Messager de Dieu ﷺ était en argent », et Hisham ibn 'Urwah dit que « le sabre d'al-Zubayr était orné d'argent ». Les deux récits sont rapportés par al-Athram avec sa propre chaîne de transmission. Voir al-Mughni, vol. 3, pp. 14-15.
85. Ibn Qudamah says "for men, a silver ring is allowed, because the Prophet wore a ring of silver" and this is agreed upon. Also lawful is the decoration of the sword by making its handle out of silver or by decorating it with silver. Anas reports that "the handle of the sword of the Messenger of God (p) was made of silver," and Hisham bin 'Urwah says that "the sword of al Zubair was decorated with silver." Both are reported by al Athram with his own chain. See al Mughni, Vol. 3, pp. 14-15.
86. Sourate An-Nahl, 16:14. Le sens, cependant, est mentionné dans plusieurs autres sourates.
86. Sura al Nahl, 16:14. The meaning, however, is mentioned in several other suras.
87. Al Rawd al Nadir, vol. 2, p. 409-410.
87. Al Rawd al Nadir, Vol. 2, pp. 409-410.
88. Ibid.
88. Ibid.
89. Je mentionnerai bientôt les plus importantes de ces paroles.
89. I will mention shortly the most important of those sayings.
90. Al Sunan al Kubra, vol. 4, p. 134, titre : Ceux qui rendent obligatoire l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux.
90. Al Sunan al Kubra, Vol. 4, p. 134, title: Those who obligate zakah on jewelry.
91. Al-Bayhaqi dit : « Ceci est mursal, car Shu'ayb ibn Yasar n'a pas vu 'Umar. » 92. Al-Musannaf, vol. 4, p. 28.
91. Al Baihaqi says, "This is mursal because Shu'aib bin Yasar did not see 'Umar." 92. Al Musannaf, Vol. 4, p. 28.
93. Al Sunan al Kubra, op. cit. Voir aussi al Amwal, p. 440.
93. Al Sunan al Kubra, op. cit. See also al Amwal, p. 440.
94. Ibid.
94. Ibid.
95. Al Amwal, p. 446.
95. Al Amwal, p. 446.
96. Ibid, p. 446.
96. Ibid, p. 446.
97. Al Muhalla, vol. 6, p. 75.
97. Al Muhalla, Vol. 6, p. 75.
98. Musannaf Ibn Abi Shaibah, vol. 4, p. 27, al Amwal, pp. 441-442, al Muhalla, vol. 6, p. 76, et al Mughni, vol. 3, p. 100. Il convient de noter qu'il est rapporté d'Ibn al Musayyib que « l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux, c'est le prêter », comme cela sera montré sous peu.
98. Musannaf Ibn Abi Shaibah, Vol. 4, p. 27, al Amwal, pp. 441-442, al Muhalla, Vol. 6, p. 76, and al Mughni, Vol. 3, p. 100. It should be noted that it is reported from Ibn al Musayyib that "zakah on jewelry is lending it," as will be shown shortly.
99. Dans les ouvrages d'Ibn Abi Shaibah et d'Abu 'Ubaid, il s'agit d'une femme originaire du Yémen.
99. In Ibn Abi Shaibah's and Abu 'Ubaid's, it was a woman from Yemen.
100. Abu Daud ne fait aucun commentaire sur ce hadith. Al Mundhiri, dans son Mukhtasar al Sunnan, dit qu'« al Tirmidhi le rapporte de manière semblable et commente : "Rien d'authentique n'est rapporté sur cette question du Prophète (p)" ». Al Nasa'i le rapporte aussi de façon continue (muttasil) et mursal, ce qui indique que la version mursal est plus correcte. Voir Mukhtasar al Sunan d'al Mundhiri, vol. 2, p. 175. Al Mundhiri mentionne également ce hadith dans le chapitre sur la aumône obligatoire (Zakah) de son al Targhib ; il le considère comme faible et ne fait aucun autre commentaire. Al Hafiz, dans al Talkhis, p. 183, dit : « Rapporté par Abu Daud d'après Husain al Mu'allim, qui est digne de confiance, d'après 'Amr. » Cela réfute l'affirmation d'al Tirmidhi, qui soutient que ce hadith n'est rapporté que par Ibn Lahiy'ah et al Muthanna bin al Saban, d'après 'Amr.
100. Abu Daud does not comment on this saying. Al Mundhiri in his Mukhtasar al Sunnan says that "al Tirmidhi reports it similarly and comments, 'Nothing is authentic on this question from the Prophet (p)'." Al Nasa'i also reports it connected and mursal, indicating that the mursal version is more correct. See Mukhtasar al Sunan of al Mundhiri, Vol. 2, p. 175. Al Mundhiri also mentions this saying in the chapter on zakah of his al Targhib; he marks it weak and does not make any further comment. Al Hafiz in al Talkhis, p. 183, says "Reported by Abu Daud from Husain al Mu'allim, who is trustworthy, from 'Amr." This disproves the claim of al Tirmidhi, who affirms that it is only reported from Ibn Lahiy ah and al Muthanna bin al Saban from 'Amr.
101. Al-Hafiz, dans al-Talkhis, p. 184, dit : « Sa chaîne de transmission remplit les conditions de l'authenticité (sahih). » Mais cette affirmation contredit ce qui est rapporté de façon authentique au sujet de 'Aïcha, à savoir qu'elle ne payait pas l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux de ses nièces, alors qu'il est aussi rapporté de façon authentique qu'elle payait l'aumône obligatoire (Zakah) pour les orphelins, ainsi que sur d'autres biens.
101. Al Hafiz in al Talkhis, p. 184, says "Its chain satisfies conditions for the correct, But this saying contradicts what is authentically reported from 'Aiahah that she did not pay zakah on the jewelry of her nieces, although it is authentically reported that she used to pay zakah on the orphans, other wealth.
102. Mukhtasar al Sunan, vol. 2, p. 175.
102. Mukhtasar al Sunan, Vol. 2, p. 175.
103. Sous ce titre, on peut aussi inclure ceux qui affirment que les bijoux ne sont soumis à l'aumône obligatoire (Zakah) qu'une seule fois dans une vie, selon ce qui est rapporté d'Anas, ainsi que ceux qui soutiennent que l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux est acquittée en les prêtant gratuitement, selon ce qui est rapporté de certains Compagnons et Successeurs.
103. Under this title one can also include those who say that jewelry is zakatable only once in a lifetime, as reported from Anas and those who say that zakah on jewelry is satisfied by lending it free of charge, as reported from some Companions and Followers.
104. Al Muhalla, vol. 6, p. 176.
104. Al Muhalla, Vol. 6, p. 176.
105. Ma'alim al Sunan, vol. 3, p. 176. Tel est l'avis rapporté des Shafi'ites, tel que rapporté dans al Majmu', vol. 6, p. 136.
105. Ma'alim al Sunan, Vol. 3 p. 176. This is the reported view of Shafi'ites, as reported in al Majmu', Vol. 6, p. 136.
Il s'agit d'al-Qasim ibn Muhammad ibn Abu Bakr, neveu de 'A'ishah et l'un des sept juristes les plus célèbres de Médine.
106. He is al Qasim bin Muhammad bin Abu Bakr, nephew of 'A'ishah and one of the most famous seven jurists of Madinah.
107. Al Muwatta', Vol. 1, p. 250.
107. Al Muwatta', Vol. 1, p. 250.
108. Ibn Abi Shaibah, vol. 4, p. 28, et al-Amwal, p. 443.
108. Ibn Abi Shaibah, Vol. 4, p. 28, and al Amwal, p. 443.
109. Al Umm, tome 2, p. 41. Imprimé par al Matba'ah al Fanniyah al Muttahidah. La non-zakatabilité est rapportée d'Anas par Abu 'Ubaid, p. 442, et al Baihaqi, tome 4, p. 138.
109. Al Umm, Vol. 2, p. 41. Printed by al Matba'ah al Fanniyah al Muttahidah. Nonzakatability is reported from Anas by Abu 'Ubaid, p. 442, and al Baihaqi, Vol. 4, p.138.
110. Al Muntaqa, commentaire du Muwatta' d'Abu al Walid al Baji, vol. 2, p. 107.
110. Al Muntaqa, commentary on al Muwatta' by Abu al Walid al Baji, Vol. 2, p. 107.
111. Ibn Abi Shaibah, vol. 4, p. 28, et al-Amwal, p. 442.
111. Ibn Abi Shaibah, Vol. 4, p. 28, and al Amwal, p. 442.
112. Rapporté par al-Bayhaqi dans al-Ma'rifah, par 'Afiah ibn Ayyub, par al-Layth, par Abu al-Zubayr, par Jabir. Il note que « elle est sans chaîne de transmission ». Il est rapporté comme une déclaration de Jabir lui-même. 'Afiah est décrit comme faible. Ibn al-Jawzi dit : « Je ne connais aucune critique à son encontre. » Al-Bayhaqi dit qu'il est inconnu, et Ibn Abi Hatim cite de lui une référence le déclarant digne de confiance, de la part d'Abu Zar'ah. Voir al-Talkhis, p. 183.
112. Reported by al Baihaqi in al Ma'rifah from 'Afiah bin Ayub from al Laith from Abu al Zubair, from Jabir. He notes that "it is sourceless." It is reported as a statement of Jabir himself. 'Afiah is described as weak. Ibn al Jawzi says, "I know no criticism of him." Al Baihaqi says he is unknown, and Ibn Abi Hatim quotes a citation of him as trustworthy from Abu Zar'ah. See al Talkhis, p. 183.
113. Nasb al-Rayah, vol. 2, p. 374-375, et al-Mirqat, vol. 3, p. 82.
113. Nasb al Rayah, Vol. 2, pp. 374-375, and al Mirqat, Vol. 3, p. 82.
114. Rapporté par al-Bukhari dans une section intitulée « Salat al-'Idain », au sein d'un long hadith. Il le mentionne également dans le chapitre sur la prière (Salah)... — non, sur l'aumône obligatoire (Zakah), sous le titre de « Verser l'aumône obligatoire (Zakah) à son époux et aux orphelins placés sous sa tutelle ». Voir Fath al-Bari, vol. 3, pp. 210-211. Rapporté également par al-Tirmidhi dans le chapitre sur l'aumône obligatoire (Zakah), sous le titre de « La Zakah sur les bijoux ». Voir al-Tirmidhi, avec le commentaire d'Ibn al-'Arabi, vol. 3, p. 129.
114. Reported by al Bukhari in a section on "Salat al 'Idain," as part of a long saying. He also mentions it in the chapter on zakah, under the title of "Paying zakah to husbands and to orphans under one's guardianship." See Fath al Bari, Vol. 3, pp. 210-211, also reported by al Tirmidhi in the chapter on zakah under the title of "zakah on jewelry." See al Tirmidhi, with commentary by Ibn al 'Arabi, Vol. 3, p. 129.
115. Commentaire sur Al-Tirmidhi, vol. 3, pp. 130-131.
115. Commentary on al Tirmidhi, Vol. 3, pp. 130-131.
116. Comme le verset 14 de la sourate An-Nahl : « et de la mer vous en extrayez des parures que vous portez ». 117. Al Bahr al Ra'iq, vol. 2, p. 218.
116. Such as verse 14 of sura al Nahl, "and from it you extract jewels that you wear." 117. Al Bahr al Ra'iq, Vol. 2, p. 218.
118. Al Amwal, p. 442.
118. Al Amwal, p. 442.
119. Ahkam al Qur'an, vol. 2, p. 919, et Sharh al Tirmidhi, vol. 3, p. 131. Tous deux d'Ibn al 'Arabi.
119. Ahkam al Qur'an, Vol. 2, p. 919, and Sharh al Tirmidhi, Vol. 3, p. 131. Both by Ibn al 'Arabi.
120. Nous devons nous rappeler qu'Abu 'Ubaid était un savant éminent de la langue arabe, ainsi que du fiqh et des hadiths. Il a rédigé un ouvrage sur les mots peu familiers des hadiths, qui a été imprimé à Hyderabad, en Inde, en 1964.
120. We must remember that Abu 'Ubaid was a leading scholar in the Arabic language as well as jurisprudence and sayings. He has a book on non-familiar words in the sayings, which was printed in Hyderabad, India, 1964.
121. Nous en avons mentionné la plupart à propos du seuil minimal (Nisab) sur l'argent.
121. We mentioned most of them under nisab on money.
122. Ce hadith provient de 'Amr ibn Shu'aib, de son père, de son grand-père. Son grand-père était Muhammad ibn 'Abd Allah ibn 'Amr ibn al-'As. 'Amr ibn Shu'aib était un savant de son temps, et il mourut en 118 H. Sa fiabilité en tant que rapporteur de hadiths a fait l'objet de controverses. Ibn Ma'in, Ibn Rahawayh, al-Awza'i et Salih Jazarah le jugent digne de confiance. Al-Bukhari, dans son Histoire, mentionne sa fiabilité, bien qu'il ne rapporte pas de lui dans son recueil des hadiths authentiques. Ahmad ibn Hanbal dit : « 'Amr ibn Shu'aib a des hadiths qui sont rejetés. J'écris ses rapports seulement pour les considérer, mais il n'est pas acceptable. » Ibn Hanbal ajoute : « Il m'arrive parfois d'accepter ses rapports, mais j'ai quelques doutes à son sujet. » Abu Zar'ah dit : « On le critique à cause des nombreux hadiths qu'il rapporte de son père, de son grand-père. On dit qu'il n'a entendu que quelques hadiths, et qu'il a hérité d'un petit recueil écrit dont il citait le contenu. On le critique aussi pour rapporter tout ce qu'il a entendu. » Ibn al-Madini, interrogé à son sujet, répondit : « Tout ce qui est rapporté de lui par Ayyub et Ibn Jurayj est correct, mais ce qu'il rapporte de son père, de son grand-père est faible. » Yahya ibn Ma'in partage un avis similaire à son sujet.
122. This saying is from 'Amr bin Shu'aib from his father from his grandfather. His grandfather was Muhammad bin 'Abd Allah bin 'Amr bin al 'As. 'Amr bin Shu'aib was a scholar of his time, and died 118 H. He was controversial as far as his trustworthiness as a reporter of sayings is concerned. Ibn Ma'in, Ibn Rahawayh, al Awza'i, and Saleh Jazrah grade him trustworthy. Al Bukhari in his history mentions his trustworthiness, although he does not report from him in his collection of correct sayings. Ahmad Ibn Hanbal says, "'Amr bin Shu'aib has sayings that are rejected. I write his reports just for consideration, but he is not acceptable." Ibn Hanbal further says "I may sometimes accept his reports, but I have some doubts about him." Abu Zar'ah says, "He is criticized because of the numerous sayings he reports from his father from his grandfather. It is said that he only heard a few sayings, and that he inherited a written pamphlet which he quoted. He is also criticized for telling everything he heard," Ibn al Madini answered when asked about him, "All that is reported from him by Ayub and Ibn Jurais is correct, but what he reports from his father from his grandfather is weak." Yahya bin Ma'in has a similar opinion about him.
Ibn Habban dit que lorsqu'il rapporte de narrateurs dignes de confiance autres que son père, c'est acceptable, mais que dans ce qu'il rapporte de son père, lui-même de son grand-père, il y a de nombreux propos rejetables. Par conséquent, il ne doit pas être accepté. Al Dhahabi, dans al Mizan, conclut que ses récits sont bons. Voir al Mizan, vol. 3, pp. 263-268. Al Hafiz, dans al Fath, dit que la biographie de 'Amr semble solide, mais seulement lorsque ses récits ne sont pas contredits par d'autres. Au sujet de la question en cours, son récit est contredit par des rapports authentiques de 'A'ishah, Ibn 'Umar, Jabir et d'autres Compagnons, selon lesquels ils acquittaient l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux. 'Abd Allah bin 'Amr, son grand-père, était contemporain de ces Compagnons et ne leur a pas transmis les propos qu'il aurait entendus du Messager de Dieu ﷺ au sujet de cette femme et de sa fille. S'il l'avait fait, ils les auraient acceptés et cela aurait été fréquemment rapporté jusqu'à nous.
Ibn Habban says that when he reports from trustworthy narrators other than his father, it is acceptable, but in what he reports from his father from his grandfather there are many rejectable sayings. Consequently, he must not be accepted. Al Dhahabi in al Mizan concludes that his narrations are good. See al Mizan, Vol. 3, pp, 263-268. Al Hafiz in al Fath says the biography of 'Amr seems to be strong, but only when his narrations are not opposed by others." With respect to the question on hand, his narration is opposed by correct reports from 'A' ishah, Ibn 'Umar, Jabir, and other Companions that they used to pay zakah on jewelry. 'Abd Allah bin 'Amr, his grandfather, was a contemporary of those Companions, and does not oblige them with the sayings he heard from the Messenger of God (p) about that woman and her daughter. Had he done so they would have accepted it and it would have been frequently reported to us.
123. Les anciens Arabes avaient coutume de prêter des bijoux et des vêtements de mariage à la mariée pour la célébration de ses noces. Les familles aisées le font aujourd'hui, moyennant des frais élevés, aussi bien en Occident que dans les pays arabes. Je souhaiterais que les organisations caritatives puissent en faire autant. Cela pourrait constituer une forme d'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux et les vêtements de mariage.
123. Ancient Arabs used to lend jewelry and wedding clothes to the bride for her wedding celebration. Prominent families do that today for expensive fees, both in the West and in Arab countries. I wish the same could be done by charitable organizations. This may be a form of zakah on jewelry and wedding clothes.
124. Al Amwal, p. 446.
124. Al Amwal, p. 446.
125. Selon ce qu'énonce al-Dahlawi dans son *Hujjat Allah al-Balighah*, vol. 2, p. 509.
125. As stated by al Dahlawi in his Hujjat Allah al Balighah, Vol. 2, p. 509.
126. Commentaire d'Ibn al-'Arabi sur al-Tirmidhi, vol. 3, p. 131.
126. Commentary of Ibn al 'Arabi on al Tirmidhi, Vol. 3, p. 131.
127. Al Muhalla, vol. 6, p. 78.
127. Al Muhalla, Vol. 6, p. 78.
128. Al Mizan, vol. 3, p. 282, biographie n° 2438, impression Sa'adah, 1325 H.
128. Al Mizan, Vol. 3, p. 282, biography no. 2438, Sa'adah Print 1325 H.
129. Ibid., p. 27.
129. Ibid, p. 27.
130. Hadiy al Sari, l'introduction de al Fath, vol. 2, pp. 189-190.
130. Hadiy al Sari, the introduction of al Fath, Vol. 2, pp, 189-190.
131. Nasb al-Rayah, vol. 1, p. 342.
131. Nasb al Rayah, Vol. 1, p. 342.
132. Ibid, vol. 2, p. 372.
132. Ibid, Vol. 2, p. 372.
133. La qualification « a une bonne transmission » (ḥasan) fait partie des degrés inférieurs d'acceptabilité, le quatrième ou le sixième selon les différentes classifications. Voir al-Sakhāwī, dans son commentaire de l'Alfiyah, et al-Sundus, commentaire de l'al-Nukhbah. Voir aussi al-Raf' wa al-Takmil, pp. 109, 116, 124.
133. The description "has a good narration" is one of the low grades of acceptability, the fourth or sixth, according to different classifications, See a1 Sakhawi in commentary on al Alfiyah, and al Sundus, commentary on al Nukhbah. See also al Raf'wa al Takmil, pp. 109, 116, 124.
134. Al Mizan, vol. 1, p. 364-365.
134. Al Mizan, Vol.1, pp. 364-365.
135. Hadiy al Sari, vol. 2, p. 155-206.
135. Hadiy al Sari, Vol. 2, pp. 155-206.
136. Ibn Hajar, *Tahdhib al Tahdhib*, vol. 1, p. 5.
136. Ibn Hajar, Tahdhib al Tahdhib, Vol. 1, p, 5.
137. Al Hafiz dans at-Talkhis dit : « On peut concilier son action et sa narration si l'on suppose qu'elle croyait à l'obligation de l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux et non sur les biens des orphelins, mais il semble que cette conciliation soit difficile à admettre et qu'elle ne ressorte pas clairement de la formulation même du propos. »
137. Al Hafiz in al Talkhis says "One may reconcile her action and her narration if he assume that she used to believe in the obligation of zakah on jewelry and not on orphans' assets, but it seems that this reconciliation is difficult to accept and is not obvious from the wording of the saying itself.".
138. Al Majmu', vol. 5, p. 35, et Mukhtasar al Sunan, vol. 2, p. 176.
138. Al Majmu', Vol. 5, p, 35, and Mukhtasar al Sunan, Vol. 2, p. 176.
139. Al Kamal bin Humam, dans Fath al Qadir, vol. 1, p. 526, commente ce hadith en disant : « Il est contredit par un rapport du Muwatta' d'Abd al Rahman bin al Qasim, de son père, selon lequel 'A'ishah était la tutrice de ses nièces orphelines et ne payait pas la aumône obligatoire (Zakah) sur leurs bijoux. » 'A'ishah est la Compagne qui rapporte le hadith sur les grosses bagues. L'action d'un rapporteur qui contredit son propre rapport signifie pour nous que le rapport est abrogé. Cette abrogation est contestée sur la base d'un rapport selon lequel 'Umar a écrit à al Asha'ari au sujet de la aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux, ce qui implique que cela est accepté comme une règle. Si l'abrogation est contestée et que la règle est confirmée, une décision d'abrogation ne peut être acceptée.
139. Al Kamal bin Humam in Fath al Qadir, Vol. 1, p. 526, comments on this saying, "it is opposed by a report in al Muwatta' from 'Abd al Rahman bin al Qasim from his father that 'A'ishah was the guardian of her orphaned nieces, and did not pay zakah on their jewelry." 'A'ishah is the Companion who narrates the saying about the big rings. The action of a narrator in contradiction to his or her report means to us that the report is annulled. This annulment is disputed on the basis of a report that 'Umar wrote to al Asha'ari about zakah on jewelry, which implies that this is accepted as a ruling. If the annulment is disputed and the rule is verified. a ruling of annulment cannot be accepted.
Il est cependant connu que le récit concernant la lettre de 'Umar à al-Ash'ari n'est pas exact, et al-Hasan nie qu'aucun des quatre califes ait imposé l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux. Abu 'Ubaid affirme que l'aumône obligatoire (Zakah) sur les bijoux n'est authentiquement rapportée d'aucun Compagnon, à l'exception d'Ibn Mas'ud. Le doute émis par al-Baihaqi et d'autres au sujet du récit sur les grosses bagues est très bien fondé.
It is known, however, that the report about 'Umar writing to al Ash'ari is not correct, and al Hasan denies that any of the four Khulafa' ordained zakah on jewelry. Abu 'Ubaid says that zakah on jewelry is not authentically reported from any Companion except Ibn Mas'ud. The doubt thrown by al Baihaqi and others on the report about the big rings is very well-supported.
140. Cette unanimité est citée par al-Bayhaqi dans son al-Sunan, vol. 4, p. 142, et par Ibn Hajar dans al-Fath, vol. 10, p. 260. Il s'agit d'une pratique établie à travers les siècles dans tous les pays musulmans, ce qui contredit l'affirmation du Cheikh Nasir al-Din al-Albani dans sa brochure sur les pratiques du mariage, à la p. 26, selon laquelle le port de l'or est interdit aux femmes de la même manière qu'aux hommes, sauf lorsqu'il est découpé en morceaux, comme les boutons en or, par exemple. Cette unanimité repose sur deux éléments :
140. This unanimity is quoted by al Baihaqi in his al Sunan, Vol. 4, p. 142, and by Ibn Hajar in al Fath, Vol. 10, p. 260. It is an established practice throughout centuries in all Muslim countries, which opposes the claim of Shaikh Nasir al Din al Albani in his booklet on the wedding practices on p. 26 that wearing gold is prohibited for women the same way it is for men, except when it cut cut into pieces, like gold buttons, for instance. This unanimity is supported by two things:
(1) La divergence d'opinion entre les grands juristes sur l'obligation de la zakat sur les bijoux des femmes implique qu'ils s'accordent sur la licéité des bijoux pour les femmes, car si les bijoux étaient interdits aux femmes, ils seraient soumis à la zakat sans aucune contestation, et (2) la licéité des bijoux des femmes est bien établie, à travers les siècles dans les terres musulmanes, depuis l'époque des Compagnons. Aucun savant musulman ne s'y est opposé, et toute la communauté musulmane ne peut s'accorder sur une chose interdite et maintenir cet accord en théorie comme en pratique pendant des siècles. Cela signifie que les propos qui impliquent la licéité de l'or et de la soie pour les femmes sont les plus récents. Ils l'emportent sur tous les autres rapports, car il est inconcevable que des propos interdisant l'or aux femmes soient venus plus tard alors que tous les Compagnons s'accordaient sur le contraire. Je suis entièrement d'accord avec l'avis d'al-Albani selon lequel tout ce qui atteint le niveau de l'extravagance est interdit, comme les grosses bagues coûteuses. On peut objecter que les propos qui mentionnent l'interdiction ne visent que l'extravagance et l'excès.
(1) the difference of opinion among leading jurists on the zakatability of women's jewelry implies that they agree on the lawfulness of jewelry for women, since if jewelry were prohibited for women, it would be zakatable without any dispute, and (2) the lawfulness of women's jewelry is well-established, throughout time in Muslim lands, since the era of the Companions. No Muslim scholar objected to it, and the whole Muslim community cannot agree to a thing that is prohibited and preserve that agreement in theory and practice for centuries. This means that the sayings that imply the lawfulness of gold and silk to women are the latest. They supercede any other reports, because it is inconceivable that sayings prohibiting gold for woman came later and yet all the Companions agreed otherwise. I fully agree with al Albani's view that anything that reaches the level of extravagance is prohibited, such as big and expensive rings. One may argue that those sayings that mention the prohibition refer only to extravagance and excess.
1. Al Sunan al Kubra, vol. 4, pp. 140-14".
141. Al Sunan al Kubra, Vol. 4, pp. 140-14".
142. Sourate Al-Ahzab, 33:32.
142. Sura al Ahzab, 33:32.
143. Ibid, 33:30.
143. Ibid, 33:30.
144. Nihayat al Muhtaj, vol. 2, p. 88.
144. Nihayat al Muhtaj, Vol. 2, p. 88.
145. Ibid.
145. Ibid.
146. Al Muhalla, vol. 6, p. 78, et al Sunan al Kubra, vol. 4, p. 138.
146. Al Muhalla, Vol. 6, p. 78, and al Sunan al Kubra, Vol. 4, p. 138.
147. Al-Sunan al-Kubra, vol. 4, p. 140.
147. Al sunan al Kubra, Vol. 4, p. 140.
148. Al Amwal, p. 443, et Al Musannaf, vol. 4, p. 28.
148. Al Amwal, p. 443, and al Musannaf, Vol. 4, p. 28.
149. Cela pourrait indiquer que la classification des grands savants en « gens de l'opinion » et « gens du hadith » est très exagérée et peu réaliste, car les gens de l'opinion ne rejettent pas le hadith et les gens du hadith ne rejettent pas l'application du raisonnement humain. Le grand savant Cheikh Muhammad Abu Zahrah montre dans son livre Malik qu'il fut autant un homme de l'opinion qu'un homme du hadith.
149. This may indicate that the classification of the leading scholars into the people of opinion and the people of sayings is very exaggerated and unrealistic, since the people of opinion do not refuse saying and the people of sayings do not refuse the application of human reasoning. The great scholar Shaikh Muhammad Abu Zahrah shows in his book Malik that he was one of the people of opinion as much as he was one of the people of sayings.
150. *Al Amwal*, p. 443.
150. Al Amwal, p. 443.
151. Al Muwatta' avec son commentaire, al Muntaqa, vol. 2, p. 107. Cela est indiqué par la déclaration de Malik selon laquelle, si des bijoux sont cassés et deviennent irréparables, ou si le propriétaire ne veut pas les faire réparer, ils deviennent alors soumis à la zakat. Voir Bulghat al Salik, vol. 1, p.
151. Al Muwatta' with its commentary, al Muntaqa, Vol. 2, p. 107. This is indicated by Malik's statement that if jewelry is broken and becomes irreparable, or if the owner does not want to repair it, it then becomes zakatable, See Bulghat al Salik, Vol.1, p.
19, et Al-Rawdah, d'al-Nawawi, vol. 2, p. 261.
19, and al Rawdah, by al Nawawi, Vol. 2, p. 261.
152. Al Majmu', vol. 6, p. 36, et al Rawdah, vol. 2, p. 260.
152. Al Majmu', Vol. 6, p. 36, and al Rawdah, Vol. 2, p. 260.
153. Al Muhalla, vol. 6, p. 76.
153. Al Muhalla, Vol. 6, p. 76.
154. Ibid.
154. Ibid.
155. Al Mughni, Vol. 3, p. 11.
155. Al Mughni, Vol. 3, p. 11.
156. Al Majmu', vol. 6, p. 40.
156. Al Majmu', Vol. 6, p. 40.
157. Al Mughni, vol. 3, p. 11. Voir le hadith n° 1275 dans Al Amwal, p. 442. Il est également rapporté par Al Shafi'i et Al Baihaqi. Voir As-Sunan Al Kubra, vol. 4, p. 138.
157. al Mughni, Vol. 3, p. 11. See narration no. 1275 in al Amwal, p. 442. It is also reported by al Shafi'i and al Baihaqi. See al Sunan al Kubra, Vol. 4, p. 138.
158. Al Mughni, vol. 3, p. 11.
158. Al Mughni, Vol. 3, p. 11.
159. Ibid.
159. Ibid.
160. Rapporté par al-Bukhari comme étant suspendu (mu'allaq). Voir Ibn Kathir, tome 2, p. 182. Également rapporté par al-Nasa'i dans son Sunan, chapitre sur la aumône obligatoire (Zakah), intitulé « La fraude dans le paiement de la aumône obligatoire (Zakah) », tome 5, p. 79, éd. al-Matba'ah al-Masriyah.
160. Reported by al Bukhari as suspended. See Ibn Kathir, Vol. 2, p. 182. Also reported by al Nasa'i in his Sunan, chapter on zakah, titled "Cheating in zakah payment," Vol. 5, p. 79, al Matba'ah al Masriyah Print.
161. Nasb al Rayah, tome 2, p. 375, et al-Mirqat, tome 4.
161. Nasb al Rayah, Vol. 2, p. 375, and al Mirqat, Vol. 4.
162. Al Amwal, p. 440.
162. Al Amwal, p. 440.
163. Al-Ramli, dans Nihayat al-Muhtaj, dit à propos des bagues pour hommes et de leurs poids : « Ce qui est admissible est de laisser cette question aux usages coutumiers de l'époque. Ce qui dépasse cette coutume peut être considéré comme excessif. »
163. Al Ramli in Nihayat al Muhtaj says about men's rings and their weights, "What is acceptable is to leave this matter to the usual customary practices of the time. What is above this custom may be considered extravagant."