Chapitre six : Questions sur l'accomplissement de l'aumône obligatoire (Zakah)
5.6 Chapter Six Questions About Zakah Fulfillment
Tricherie et fraude dans l'aumône obligatoire (Zakah)
Cheating and fraud in zakah
La fraude et l'usage de ruses afin d'éviter la zakah ou de la récupérer après le paiement ne sont évidemment pas permis. Les Malikites soulignent que c'est le cas tant du point de vue de la religion que du point de vue juridique. Ils ajoutent : « Toute action destinée à échapper au paiement de la zakah avant qu'elle ne devienne exigible, comme changer la nature des biens soumis à la zakah, répartir la propriété entre différentes personnes de sorte que chacune d'elles possède moins que le seuil minimal (Nisab), ou abattre une partie du troupeau pour réduire son nombre en dessous du seuil minimal (Nisab), n'a pas pour effet de dispenser de la zakah (aumône obligatoire), dès lors qu'il peut être prouvé que de tels actes ont été accomplis dans le but d'éviter la naissance de l'obligation de zakah (aumône obligatoire). Dans des cas de ce genre, la zakah (aumône obligatoire) devient due et doit être prélevée. »1
Fraud and use of tricks in order to avoid zakah or to get it back after payment are obviously not permissible. Malikites note that it is so from the point of view of religion, as well as from the legal point of view. They add, "Any action intended to escape zakah payment before it becomes due, like changing the nature of zakatable assets, distributing ownership among different persons so that each of them owns less than nisab, or slaughtering some of the herd to reduce its number to below nisab, all do not effect in waiving zakah, as long as it can be proven that such actions were taken in order to avoid the accrual of zakah. In cases like those, zakah accrues and must be collected."1
Les hanbalites s'accordent avec l'avis des malikites concernant les actes destinés à échapper à l'aumône obligatoire (Zakah). Ibn Qudamah dit :
Hanbalites agree with the Malikite view on actions meant to escape zakah. Ibn Qudamah says:
Échanger un bien contre un autre interrompt la période annuelle, et une nouvelle année doit commencer pour le nouveau bien. Mais si cela est fait dans le but d'échapper à l'exigibilité de la zakah, la zakah est prélevée comme si rien ne s'était passé. De même, si le propriétaire donne ou détruit certains biens afin que le reste soit inférieur au seuil minimal (Nisab), la zakah n'est pas annulée et reste exigible à la fin de l'année. Cet avis est également partagé par Malik, al-Awza'i, Ibn al-Majashun, Ishaq et Abu 'Ubaid..... Il se fonde sur les versets de Dieu : « Nous les avons éprouvés comme Nous avons éprouvé les gens du jardin, lorsqu'ils jurèrent de cueillir ses fruits au matin, sans faire aucune réserve (« si Dieu le veut »). Alors un fléau venant de ton Seigneur frappa le jardin pendant qu'ils dormaient, et il devint au matin semblable à un endroit noir et désolé. »² Le châtiment de Dieu leur est infligé parce que ces personnes entreprennent une action destinée à échapper au paiement de l'aumône (Sadaqah). Il est connu que toute action visant à abandonner ou à éluder le droit d'autrui ne peut réussir dans la charia. Par exemple, un homme qui répudie sa femme pendant sa maladie mortelle afin de la priver de sa part dans son héritage ne peut réussir à retenir le droit de l'épouse à sa part d'héritage.
Échange de prières entre le collecteur, le payeur et le bénéficiaire
Exchange of prayers between collector, payer and recipient
La dimension spirituelle de la zakat s'exprime, entre autres manifestations, dans les prières échangées entre le collecteur et celui qui s'acquitte de l'aumône obligatoire (Zakah). Il est demandé au collecteur de la zakat de prier pour celui qui la paie. Dieu dit : « Prélève sur leurs biens une aumône (Sadaqah) par laquelle tu les purifieras et les sanctifieras ; et prie pour eux, car tes prières sont pour eux une source de quiétude. » 'Abd Allah ibn Abu Awfa rapporte : « Lorsque quelqu'un apportait sa zakat au Messager de Dieu ﷺ, celui-ci disait : "Ô Seigneur, accorde-lui Ta miséricorde !" Lorsque mon père, Abu Awfa, lui apporta son aumône (Sadaqah), le Prophète ﷺ dit : "Ô Seigneur, accorde Ta miséricorde à la famille d'Abu Awfa !" » Cette prière n'est soumise à aucune formule déterminée. Al Shafi'i dit : « J'aime que le collecteur dise : "Que Dieu te récompense pour ce que tu donnes, qu'Il fasse de cela une cause de purification pour toi, et qu'Il te bénisse dans ce que tu as gardé pour toi." » Al Nasa'i rapporte que le Prophète ﷺ pria pour un homme qui avait envoyé une bonne chamelle : « Ô Seigneur, bénis-le, lui et ses chameaux. »11
The spiritual aspect of zakah is expressed - among other manifestations- in the prayers exchanged between the collector and the payer. The collector of zakah is asked to pray on behalf of the payer. God says, "out of their wealth take a sadaqah so thou might purify and sanctify them; and pray on their behalf. Verily your prayers are a source of security and comfort to them." 'Abd Allah bin Abu Awfa narrates, "The Messenger of God, when any person brought him zakah, used to say, 'O Lord, give them mercy!' When my father, Abu Awfa, brought him his sadaqah, the Prophet said, 'O Lord, give mercy to the family of Abu Awfa'."9 This prayer is not restricted to any specific form. Al Shafi'i says, "I like the collector to say 'May God reward you for that which you give, make it a cause for purification for you, and give you blessings on what you have left for yourself.'"10 Al Nasa'i reports that the Prophet (p) prayed on behalf of a man who sent a good she-camel, "O Lord, bless him and his camels."11
Les Zahirites et certains chafiites considèrent ces invocations comme obligatoires pour le collecteur, ce que l'on peut déduire littéralement du verset ci-dessus. Cependant, la majorité estime que ces invocations sont recommandées et non obligatoires, car le Prophète ﷺ ne les a incluses dans aucune de ses instructions aux collecteurs, et les collecteurs du gouvernement ne sont pas non plus tenus de prononcer ces invocations lorsqu'ils reçoivent d'autres taxes des contribuables.13
Zahiris and some Shafi'ites consider such prayers obligatory on the part of the collector, as one can derive literally from the above verse. However, the majority believe these prayers are recommended and not obligated, because the Prophet (p) did not include it in any of his instructions to collectors,12 nor are government collectors required to make such prayers when they receive other dues from the payers.13
Paiement de l'aumône obligatoire (Zakah) par procuration
Paying zakah by proxy
Le payeur de la Zakah peut choisir d'effectuer le paiement lui-même ou par l'intermédiaire d'agents, de mandataires ou de représentants, à condition que ceux-ci soient dignes de confiance et fiables. Certains juristes exigent que ces agents soient musulmans, la zakah étant une forme d'adoration{ }. De plus, certains malikites considèrent que le paiement par l'intermédiaire de représentants est moins exposé à la vanité et à l'hypocrisie que le paiement direct par le propriétaire.18
Zakah payer may choose to actuate payment by himself or by agents, attorneys, or representatives, as long as the latter are trustworthy and dependable. Some jurists require that such agents be Muslims, since zakah is a form of worship.17 Additionally, some Malikites consider payment via representatives less open to pride and hypocrisy than direct payment by the owner.18
Paiement en public
Payment in public
Al Nawawi affirme qu'il est préférable que l'aumône obligatoire (Zakah) soit versée en public, là où elle est vue des autres, afin qu'elle serve de rappel aux autres payeurs, de la même manière que la prière obligatoire est recommandée en commun et en public.19 Ceci se fonde sur le fait que la Zakah est l'un des grands rites de culte de l'islam, qui doit être très visible dans la société musulmane. Puisqu'elle est exigée de toute personne soumise à la Zakah, elle n'est pas un objet d'orgueil ou de condescendance, contrairement à l'aumône volontaire (Sadaqah), qu'il vaut mieux faire dans l'intimité. Le désir de présenter les symboles de l'islam et de les faire dominer est un signe de foi et une indication de piété. Dieu dit : « Quiconque honore les symboles de Dieu, cela procède vraiment de la piété des cœurs. »20 Ce pourrait être ce que le Prophète ﷺ voulait dire lorsqu'il déclara : « Et l'ostentation qui est aimée de Dieu est celle que fait un homme au combat, ou lorsqu'il donne l'aumône (Sadaqah). »21 Ceci repose, en fait, sur le verset : « Si vous faites ouvertement vos aumônes, c'est bien. »22
Al Nawawi says it is better for zakah to be paid in public where it is seen by others, so it serves as a reminder to other payers, the same way obligatory prayer is recommended collectively in public.19 This is on the ground that zakah is one of the major rites of worship in Islam that must be very visible in the Muslim society. Since it is required from every zakatable person, it is not an object of pride or condescension, in contrast to voluntary charity, which is better done in privacy. Keenness to present the symbols of Islam and make them dominant is a sign of faith and an indication of righteousness. God says "Such, and who ever hold in honor the symbols of God, such should come truly from piety of heart."20 This may be what the Prophet meant when he said, "And showing off which is loved by God is that done by a man in battle, or when giving the sadaqah."21 This, in fact, is based on the verse, "If ye disclose acts of charity, it is well."22
Devrait-on dire aux bénéficiaires qu'il s'agit d'aumône obligatoire (Zakah) ?
Should recipients be told it is zakah?
Lorsque l'aumône obligatoire (Zakah) est distribuée par des particuliers, il est préférable de ne pas dire aux bénéficiaires qu'il s'agit d'aumône obligatoire (Zakah), d'autant que de nombreux ayants droit peuvent hésiter à la recevoir au moindre doute quant au fait qu'ils ne seraient pas réellement éligibles. L'auteur d'al-Mughni dit : « Lorsque l'aumône obligatoire (Zakah) est versée à ceux que celui qui paie croit pauvres, il n'est pas nécessaire d'informer les bénéficiaires qu'il s'agit d'aumône obligatoire (Zakah). » Al-Hasan dit : « Veux-tu l'humilier ? Ne le lui dis pas. » Et Ahmad bin al-Hasan dit : « J'ai demandé à Ahmad si une personne qui verse son aumône obligatoire (Zakah) à quelqu'un doit lui dire qu'il s'agit d'aumône obligatoire (Zakah) ou garder le silence. Ahmad répondit : "Pourquoi devrait-il humilier le bénéficiaire en le disant ? Qu'il la verse sans commentaire. A-t-il besoin de l'assommer avec ce paiement ?" » Certains malikites désapprouvent de mentionner qu'il s'agit d'aumône obligatoire (Zakah), car cela décourage les pauvres.24
When zakah is distributed by individuals, it is preferred that recipients not be told that it is zakah, especially since many deservants may hesitate to take zakah at the slightest doubt that they my not be truly deserving. The author of al Mughni says "When zakah is paid to those whom the payer thinks are poor, there is no need to inform recipients that it is zakah." Al Hasan says, ''Do you want to humiliate him? Do not tell him." And Ahmad bin al Hasan says, "I asked Ahmad if a person who pays his zakah to another should tell him it is zakah or remain silent. Ahmad answered, 'Why should he humiliate the recipient by saying that? have him pay it without comment. Does he need to beat him over the head with that payment?'"23 Some Malikites dislike mentioning that it is zakah since this disheartens the poor.24
Les Ja'faristes estiment également qu'il n'est pas nécessaire d'indiquer au bénéficiaire que la somme versée est une aumône obligatoire (Zakah).
Ja'farites also believe there is no need to tell the recipient that what is paid is zakah.
Abu Basir dit : « J'ai interrogé al-Baqir au sujet d'une personne qui peut se détourner de l'acquittement de l'aumône obligatoire (Zakah).
Abu Basir says, "I asked al Baqir about a person who may shy away from taking zakah.
« Dois-je la lui donner sans l'appeler aumône obligatoire (Zakah) ? Al-Baqir a répondu : "Donne-la-lui sans la nommer ; ne rabaisse pas les croyants." »25
Should I give him without calling it zakah? Al Baqir answered, 'Give him without naming it; do not humiliate believers.'"25
Remise de dettes en guise de paiement de l'aumône obligatoire (Zakah)
Waiving debts as payment of zakah
Al Nawawi dit : « Renoncer à la dette d'une personne incapable de la rembourser, en guise de paiement de la zakat du créancier, n'est pas considéré comme un acquittement valable de la zakat, selon l'avis le plus répandu parmi les chafiites. Cet avis est partagé par Abu Hanifa et Ahmad, car le paiement de la zakat exige de remettre réellement le bien aux bénéficiaires. Une autre opinion chez les chafiites considère qu'un tel renoncement vaut acquittement de la zakat, avis partagé par al Hasan et 'Ata', au motif que si le créancier donne au débiteur de l'argent au titre de la zakat, celui-ci le lui rendrait en paiement de la dette. Il n'est pas approuvé que le créancier donne sa zakat au débiteur à condition que ce dernier la lui rembourse en exécution de la dette. »26 Abu 'Ubaid rapporte qu'al Hasan ne voit pas d'objection à renoncer à la dette de celui qui est incapable de la rembourser, en acquittement de la zakat. En revanche, Abu 'Ubaid lui-même s'oppose fermement à une telle pratique, au motif qu'un paiement de la zakat de cette manière peut dissimuler l'intention de recouvrer de mauvaises créances. Abu 'Ubaid ajoute : « Cela est de toute façon contraire à la sunna. »27 Ibn Hazm approuve ce renoncement comme paiement de la zakat. Il cite une parole rapportée par Muslim d'après Abu Sa'id : « Un homme connut des difficultés financières à l'époque du Messager de Dieu ﷺ en raison de fruits qu'il avait achetés pour les revendre. Il se retrouva accablé de dettes. Le Messager de Dieu ﷺ dit : "Donnez-lui une aumône (Sadaqah)." »28 Tel est aussi l'avis de 'Ata', et les Ja'faristes partagent également ce point de vue. Un homme demanda à Ja'far au sujet de prêts qu'il avait consentis à des personnes incapables de rembourser. Ces débiteurs étaient même éligibles à la zakat ; il demandait donc s'il pouvait renoncer à ces dettes en acquittement de la zakat. Ja'far répondit : « Oui. »29
Al Nawawi says "Waiving the debt of a person who is unable to pay the debt back as payment of the creditor's zakah is not acceptable fulfillment of zakah, according to the most predominant opinion among Shafi'ites. This opinion is shared by Abu Hanifah and Ahmad, because zakah payment requires actually giving the deservants. Another view among Shafi'ites is to accept such waiving as fulfillment of zakah payment, a view shared by al Hasan and 'Ata', on the grounds that if the creditor gives the debtor zakah in cash, the debtor would pay it back to the creditor as payment of the debt. It is not approved that the creditor give his zakah to the debtor under the condition that the latter pay it back in fulfillment of the debt."26 Abu 'Ubaid quotes that al Hasan does not have any objection to waiving the debt of one who is unable to pay it back, in fulfillment of zakah. On the other hand, Abu 'Ubaid himself strongly opposes such action, on the grounds that payment of zakah in this manner may hide an intention of collecting bad debts. Abu 'Ubaid adds, "It is inconsistent with Sunnah anyway."27 Ibn Hazm approves of such waiving as zakah payment. He quotes a saying reported by Muslim from Abu Sa'id: "A man was financially strained at the time of the Messenger of God (p) as a result of fruits he purchased to sell. He became overburdened by debts. The Messenger of God (p) said, 'Give him sadaqah."28 This is also the opinion of 'Ata', Ja'farites also subscribe to this view. A man asked Ja'far about loans he had given to some people who were not able to pay back. The debtors even deserved zakah, so his question was whether he may waive the debts in fulfillment of zakah payment. Ja'far answered "Yes".29
Mettre des biens à la disposition des pauvres en tant qu'aumône obligatoire (Zakah)
Making things available to the poor as zakah
Certains juristes discutent de la question de savoir si le fait d'inviter des pauvres à manger dans la maison de celui qui s'acquitte de la zakah peut être accepté comme accomplissement de la zakah. Les hanafites et d'autres soutiennent que, puisque le fait de rendre les pauvres propriétaires de la somme donnée est une condition indispensable à l'accomplissement de la zakah, leur fournir de la nourriture à manger dans la maison du payeur ne peut pas être considéré comme un paiement de la zakah, alors que leur donner de la nourriture, même cuisinée, remplit l'obligation de la zakah.31
Some jurists discuss whether inviting poor persons to eat in the house of the zakah payer can be accepted in fulfillment of zakah. Hanafites and others argue that since making the poor own the amount given is an indispensable condition for fulfillment of zakah, providing them food to eat in the payer's house cannot be considered zakah payment, while giving them food, even cooked, fulfills the requirement of zakah.31
Les zaydites approuvent le fait de mettre de la nourriture à la disposition des pauvres comme paiement de l'aumône obligatoire (Zakah), aux conditions suivantes :
Zaidis approve of making food available to the poor as zakah payment under the following conditions:
1. L'intention lors du paiement de la aumône obligatoire (Zakah).
1. The intention of zakah payment.
2. La nourriture ne doit pas être périssable rapidement. Elle doit être comme les dattes ou les raisins secs.
2. Food must not be quickly perishable. It should be like dates or raisin.
3. La somme donnée doit être substantielle, c'est-à-dire dépasser ce que les gens ne comptent habituellement pas.
3. The amount given should be substantial, i.e. beyond what is usually not counted by people.
4. La nourriture doit être mise à la disposition des pauvres, et 5. Les pauvres doivent savoir que cela est un paiement de l'aumône obligatoire (Zakah).32
4. The food should become at the disposal of the poor, and 5. The poor persons must know that this is in payment of zakah.32
Notes de bas de page.
Footnotes.
1. Bulhgat al Salik, vol. 1, p. 210.
1. Bulhgat al Salik, Vol. l, p. 210.
2. Sourate Al-Qalam, 68:17-20.
2. Sura al Qalam, 68:17-20.
3. Al Mughni, vol. 2, p. 534-535.
3. Al Mughni, Vol. 2, pp. 534-535.
4. Al Qawa'id al Nuraniyah, p. 89.
4. Al Qawa'id al Nuraniyah, p. 89.
5. Al-Kharaj, d'Abu Yusuf, p. 80.
5. Al kharaj, by Abu Yusuf, p. 80.
6. Radd al Muhtar, Vol. 2, p.69.
6. Radd al Muhtar, Vol. 2, p.69.
7. Sharh al Azhar, vol. I, p. 539-540.
7. Sharh al Azhar, Vol. l, pp. 539-540.
8. Ibid.
8. Ibid.
9. Al-Shawkani cite Al-Muntaqa : « c'est un consensus (متفق عليه). » Voir Nayl al-Awtar, vol. 4, p. 153. Note: the Arabic "متفق عليه" was not in the original, so I should not add it. Corrected: 9. Al-Shawkani cite Al-Muntaqa : « c'est un consensus. » Voir Nayl al-Awtar, vol. 4, p. 153.
9. Al Shawkani quotes from al Muntaqa, "it is agreed upon." See Nail al Awtar, Vol. 4, p. 153.
10. Al Rawdah, d'al-Nawawi, vol. 2, p. 211.
10. Al Rawdah, by al Nawawi, Vol. 2, p. 211.
11. Sunan al-Nasa'i, vol. 5, p. 30.
11. Sunan al Nasa'i, Vol. 5, p. 30.
12. Nayl al-Awtar, Vol. op. cit.
12. Nail al Awtar, Vol. op cit.
13. Ibid.