3.3 Compilation du Qur'an
3.3 Compilation of the Qur‟an
Il a été prouvé par des preuves décisives et définitives qu'au moment du décès du Prophète ﷺ, l'intégralité du Coran avait été écrite et que tout avait été préservé dans les cœurs des compagnons (Sahabah) qu’Allah les agrée. Un verset ou des versets étaient révélés, et il ﷺ ordonnait alors qu'ils soient immédiatement écrits devant lui. Il ﷺ n'empêchait pas les musulmans d'écrire le Coran, si ce n'est ce qu'il dictait aux scribes qui consignaient la révélation.
It has been proven by decisive and definite evidence that when the Prophet (saw) died the whole Qur‟an had been written and all of it was preserved in the hearts of the Sahabah (may Allah be pleased with them). An verse or verses would be revealed and so he (saw) used to order that they be written down before him at once. He (saw) did not prevent the Muslims from writing the Qur‟an other than what he used to dictate to the scribes who wrote down the revelation.
Abu Sa'id al-Khudri a rapporté que le Messager d'Allah ﷺ a dit :
Abu Sa'id al-Khudri narrated that the Messenger of Allah (saw) said:
« N'écrivez rien de ma part ; quiconque écrit quoi que ce soit de ce que j'ai dit en dehors du Coran, qu'il l'efface. » (Muslim)
“Do not write down anything from me, whosoever writes anything I have said other than the Qur‟an let him erase it.” (Muslim)
Ce que les scribes écrivaient de la révélation fut rassemblé sur des feuillets (Suhuf). Il (SWT) a dit : « Un Messager d'Allah, récitant des pages purifiées (Suhuf) (du Coran). » (TMQ Al-Bayyinah: 2)
What the scribes used to write of the revelation was collected on sheets (Suhuf). He (swt) said: “A Messenger from Allah, reciting purified pages (Suhuf) (of the Qur‟an).” (TMQ Al-Bayyinah: 2)
« Non, ce sont des rappels. Ainsi, quiconque le veut, qu'il prête attention. (Elles sont) dans des registres très honorés, élevés et purifiés, entre les mains de scribes, honorables et obéissants. » (TMQ Al-Abbasa: 11-16)
“Nay, indeed it (verses of the Qur‟an) are an admonition. So whoever wills, let him pay attention to it. (It is) in Records held (greatly) in honour. Exalted (in dignity), purified. In the hands of scribes, Honourable and obedient.” (TMQ Al-Abbasa: 11-16)
Il ﷺ a laissé par écrit tout ce qui se trouvait entre les deux couvertures du Mushaf qui avait été consigné devant lui. 'Abd al-'Aziz b Rufayya' a rapporté : « Shaddad bin Ma'qil et moi sommes entrés chez Ibn 'Abbas. Shaddad bin Ma'qil lui a demandé : "Le Prophète ﷺ a-t-il laissé quelque chose (en dehors du Coran) ?" Il a répondu : "Il n'a rien laissé d'autre que ce qui se trouve entre les deux reliures (du Coran)." Ensuite, nous avons visité Muhammad bin Al-Hanafiyya et lui avons posé (la même question). Il a répondu : "Le Prophète ﷺ n'a rien laissé d'autre que ce qui se trouve entre les reliures (du Coran)." Un consensus (Ijma’) a eu lieu sur le fait que tous les versets du Coran dans leurs chapitres (sourates) respectifs avaient été écrits directement devant le Messager ﷺ lorsque la révélation lui était révélée, et qu'ils étaient écrits sur des feuillets (Suhuf). Le plus grand des Messagers est mort serein concernant le Coran, son plus grand miracle qui a établi la preuve pour les Arabes et pour le monde. Il ne craignait pas que les versets du Coran ne soient perdus car Allah (SWT) a préservé le Coran par un texte explicite :
He (saw) left written everything that was between the two covers of the Mushaf which had been written down in front of him. 'Abd al-'Aziz b Rufayya' narrated: “Shaddad bin Ma'qil and I entered upon Ibn 'Abbas. Shaddad bin Ma'qil asked him, “Did the Prophet leave anything (besides the Qur‟an)?” He replied: “He did not leave anything except what is Between the two bindings (of the Qur‟an).” Then we visited Muhammad bin Al-Hanafiyya and asked him (the same question). He replied, “The Prophet did not leave except what is between the bindings (of the Qur‟an).” An Ijma' (consensus) has taken place on the fact that all of the verses of the Qur‟an in their respective chapters (Surahs) had been written down directly in front of the Messenger (saw) when the revelation was revealed to him, and that they were written on sheets (Suhuf). The greatest of Messengers died content about the Qur‟an, his greatest miracle which established the proof for the Arabs and the world. He did not fear for the verses of the Qur‟an that they would be lost because Allah (swt) has preserved the Qur‟an with an explicit text:
« En vérité, c'est Nous qui avons fait descendre l'évocation (Dhikr) (le Coran) et c'est Nous qui, certes, en assurerons la protection (contre la corruption). » (TMQ Al-Hajj: 9)
“Verily We: It is We Who have sent down the Zikr (the Qur‟an) and surely, We will guard it (from corruption).” (TMQ Al-Hajj: 9)
En raison de la préservation du Coran sous sa forme écrite et dans la mémoire des compagnons (Sahabah) après la mort du Messager ﷺ, les compagnons (Sahabah) n'ont initialement pas ressenti le besoin de compiler le Coran en un seul livre. Cela fut le cas jusqu'à ce que de nombreux Huffaz (ceux qui ont mémorisé le Coran) soient tués lors des guerres de la Riddah (apostasie). À cause de cela, Umar (ra) craignit la perte de certaines feuilles et la mort des Qurra' (ceux qui avaient mémorisé l'intégralité du Coran), ce qui aurait pu entraîner la perte de certains versets. Il réfléchit donc à rassembler les feuilles écrites (en une seule compilation). Il présenta son idée à Abu Bakr (ra) qui finit par accepter cela et ordonna la compilation du Coran.
Due to the preservation of the Qur‟an in its written form and in the memory of the Sahabah after the death of the Messenger the Sahabah initially did not feel the need to compile the Qur‟an in one book. This was the case until many of the Huffaz (memorisers of the Qur‟an) had been killed in the Riddah (apostasy) wars. Due to this Umar (ra) feared for the loss of certain sheets and death of the Qurra' (Those who had committed the whole of the Qur‟an to memory), thereby causing some verse to be lost. So he thought about bringing the written sheets together (in one compilation). He presented his idea to Abu Bakr (ra) who eventually accepted this and ordered for the compilation of the Qur‟an.
Il a été rapporté par 'Ubayd b. al-Sibaq que Zayd b al-Thabit Al-Ansari a dit : « Abu Bakr m'a fait appeler après les pertes (lourdes) parmi les guerriers (de la bataille) de Yamama (où un grand nombre de Qurra' ont été tués). Umar était présent avec Abu Bakr qui a dit : "Umar est venu vers moi et m'a dit : 'Les gens ont subi de lourdes pertes le jour de (la bataille de) Yamama, et je crains qu'il n'y ait davantage de pertes parmi les Qurra' sur d'autres champs de bataille, par lesquelles une grande partie du Coran pourrait être perdue, à moins que tu ne le rassembles. Et je suis d'avis que tu devrais rassembler le Coran.'" Abu Bakr (ra) a ajouté : "J'ai dit à Umar : 'Comment puis-je faire une chose que le Messager d'Allah ﷺ n'a pas faite ?' Umar m'a dit : 'Par Allah, c'est (vraiment) une bonne chose.' Ainsi, Umar a continué d'insister, essayant de me persuader d'accepter sa proposition, jusqu'à ce qu'Allah m'ouvre le cœur pour cela et que j'eusse le même avis qu'Umar." Zayd b al-Thabit a ajouté : "Umar était assis avec lui (Abu Bakr) et ne me parlait pas. 'Tu es un jeune homme sage et nous ne te soupçonnons pas (de mentir ou d'oublier) et tu avais l'habitude d'écrire la révélation (Wahy) pour le Messager d'Allah ﷺ. Par conséquent, cherche le Coran et rassemble-le (en un seul manuscrit).' 'Par Allah, s'il (Abu Bakr) m'avait ordonné de déplacer l'une des montagnes (de sa place), cela n'aurait pas été plus difficile pour moi que ce qu'il m'a ordonné concernant le rassemblement du Coran. J'ai dit à tous les deux : 'Comment osez-vous faire une chose que le Prophète ﷺ n'a pas faite ?' Abu Bakr a dit : 'Par Allah, c'est (vraiment) une bonne chose.' Alors j'ai continué à argumenter avec lui à ce sujet jusqu'à ce qu'Allah m'ouvre le cœur pour ce qu'Il avait ouvert aux cœurs d'Abu Bakr et d'Umar. J'ai donc commencé à localiser le matériel coranique et à le rassembler à partir de parchemins, d'os scapulaires, de tiges de palmiers et de la mémoire des hommes (qui le connaissaient par cœur)." J'ai trouvé avec Khuzaima deux versets de la sourate Al-Tawbah que je n'avais trouvés chez personne d'autre (en termes de forme écrite), (et ils étaient) : « Certes, un Messager pris parmi vous est venu à vous. Il vous afflige qu'un malheur vous atteigne. » (TMQ At-Tawbah: 128) jusqu'à la fin de Bara'ah. Le manuscrit du Coran qui fut collecté resta avec Abu Bakr (ra) jusqu'à ce qu'Allah (SWT) le rappelle, puis avec Umar (ra) de son vivant, et enfin il resta avec Hafsa (ra), la fille d'Umar. La compilation du Coran de Zayd (ra) ne consistait pas en ce qu'il avait noté à partir des Huffaz. Au contraire, sa compilation rassemblait ce qu'il avait lui-même écrit devant le Messager d'Allah ﷺ. Il ne joignait pas une feuille à une autre pour les compiler à moins que deux témoins ne témoignent que cette feuille avait été écrite en présence du Messager d'Allah ﷺ. De plus, il n'acceptait aucune feuille à moins qu'elle ne remplisse deux conditions. Premièrement, qu'elle soit présente sous forme écrite chez l'un des compagnons (Sahabah). Deuxièmement, qu'elle ait été mémorisée par l'un des compagnons (Sahabah). Lorsque les formes écrite et mémorisée concordaient avec la feuille destinée à être compilée, il la prenait, sinon il ne l'acceptait pas. C'est pourquoi il s'abstint de prendre la fin de la sourate al-Bara'ah jusqu'à ce qu'il la trouve sous forme écrite chez Abu Khuzayma, même si Zayd pouvait lui-même la réciter et s'en souvenir. Il a été rapporté via Yahya b 'Abd al-Rahman b. Hatib qu'il a dit : « Umar se leva et dit : quiconque a reçu quoi que ce soit du Coran du Messager d'Allah ﷺ, qu'il le présente. » Ils avaient l'habitude d'écrire cela sur des feuilles, des tablettes et des palmes. Ibn Hatib a dit : « Il (Zayd) n'acceptait rien de personne tant que deux témoins n'avaient pas témoigné. » « Cela montre que Zayd ne se contentait pas de trouver quelque chose sous forme écrite tant que celui qui l'avait reçue ne témoignait pas l'avoir entendu du Messager d'Allah ﷺ, bien que Zayd l'ait déjà mémorisé. Il a agi ainsi par extrême prudence. » Ainsi, le processus de compilation n'était rien d'autre que le regroupement de feuillets qui avaient déjà été écrits en présence du Messager d'Allah ﷺ en un seul livre entre deux couvertures. Le Coran était écrit sur des feuillets, mais ils étaient conservés séparément. Abu Bakr (ra) les a donc rassemblés en un seul lieu. C'est pourquoi l'ordre d'Abu Bakr de compiler le Coran n'était pas un ordre de l'écrire dans un seul Mushaf, mais plutôt un ordre de réunir en un seul lieu les feuillets qui avaient été écrits en présence du Messager. Il s'agissait d'un ordre pour s'assurer qu'ils étaient dans la même forme originale en les appuyant par le témoignage de deux témoins attestant qu'ils avaient été écrits devant le Messager d'Allah ﷺ, et qu'ils étaient en possession des compagnons (Sahabah) sous forme écrite et qu'ils les avaient mémorisés. Ces feuillets sont restés préservés en la possession d'Abu Bakr (ra) durant sa vie, puis auprès d'Umar (ra) durant sa vie, puis auprès de Hafsa (ra), la fille d'Umar et mère des croyants, conformément au testament d'Umar. De cela, il devient clair que la compilation du Coran par Abu Bakr ne constituait que le regroupement de feuillets qui avaient été écrits en présence du Messager d'Allah et qu'il ne s'agissait pas d'une compilation réelle du Coran.
Ceci concernait la compilation d'Abu Bakr. Quant à la compilation d'Uthman (ra), durant la troisième ou, selon certains, la deuxième année de son califat, en l'an 25 AH, Hudhayfa b. al-Yaman (ra) s'approcha d'Uthman à Madinah au moment où les gens d'al-Sham et les gens d'Iraq menaient la guerre pour conquérir l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Hudhayfa craignait les divergences entre les gens d'al-Sham et d'Iraq dans la récitation du Coran. Il vit que les gens d'al-Sham lisaient selon la récitation d'Ubay b. Ka'b (ra), et qu'ils apportaient des lectures dont les gens d'Iraq n'avaient jamais entendu parler. De même, il vit que les gens d'Iraq lisaient selon la récitation d'Abdullah b. Mas'ud (ra) et qu'ils possédaient donc certaines lectures dont les gens d'al-Sham n'avaient jamais entendu parler. Ainsi, ils commencèrent à s'accuser mutuellement de mécréance (Kufr). Tous deux étaient en désaccord au sujet d'un verset de la sourate al-Baqarah. L'un lisait : « Et accomplissez pleinement le pèlerinage (Hajj) et l'Omra pour Allah (wa atimmul hajja wal 'umrata lillah). » {TMQ Al-Baqarah: 196}
This was regarding the compilation of Abu Bakr. As for the compilation of Uthman (ra), in the third or some say the second year of his Khilafah, in the year 25 AH, Hudhayfa b. al-Yaman (ra) approached Uthman in Madinah at the time when the people of al-Sham and the people of Iraq were waging war to conquer Armenia and Azerbijan. Hudhayfa was afraid of the people of al-Sham and Iraq‟s differences in the recitation of the Qur‟an. He saw that the people of al-Sham reading according to the recitation of Ubay b. Ka'b (ra), and they were coming with readings the people of Iraq had not heard of. Also he saw the people of Iraq reading according to the recitation of Abdullah b. Mas'ud (ra) and so they had certain readings that the people of al-Sham had not heard of. Thus, they began to charge each other of Kufr (disbelief). They both disagreed about a verse in Surah al-Baqarah. One read: “And perform properly the hajj and 'Umra for Allah (wa atimmul hajja wal 'umrata lillah).” (TMQ Al-Baqarah: 196)
L'autre a lu : « Et accomplissez pleinement le pèlerinage (Hajj) et l'Umra pour la Maison (d'Allah) (wa atimmul hajja wal 'umrata lil bayt). » Hudhayfah se mit alors en colère et ses yeux devinrent rouges de rage. Il a été rapporté au sujet de Hudhayfah qu'il a dit : « Les gens de Kufah s'attachent à la récitation d'Ibn Mas'ud et les gens de Basra s'attachent à la récitation d'Abu Musa. Par Allah ! Si je vais auprès du Chef des Croyants, je lui ordonnerai d'en faire une récitation unique. » Il voyagea donc vers Uthman (ra). Il a été rapporté par Ibn Shihab qu'Anas b. Malik (ra) a narré : Hudhaifa bin al-Yaman vint auprès d'Uthman à l'époque où les gens de Sham et les gens d'Iraq menaient une guerre pour conquérir l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Hudhayfa craignait leurs divergences (les gens de Sham et d'Iraq) dans la récitation du Qur'an, alors il dit à Uthman : « Ô chef des Croyants ! Sauve cette nation avant qu'ils ne divergent au sujet du Livre (Qur'an) comme les Juifs et les Chrétiens l'ont fait auparavant. » Uthman envoya alors un message à Hafsa en disant : « Envoie-nous les manuscrits du Qur'an afin que nous puissions compiler les matériaux coraniques en copies parfaites et te retourner les manuscrits. » Hafsa les envoya à Uthman. Uthman ordonna alors à Zayd bin Thabit, 'Abd Allah b. al-Zubair, Said b. al-'As et 'Abd al-Rahman b. Harith b. Hisham de réécrire les manuscrits en copies parfaites. Uthman dit aux trois hommes de Quraish : « Dans le cas où vous ne seriez pas d'accord avec Zayd b. al-Thabit sur un point quelconque du Qur'an, écrivez-le alors dans le dialecte de Quraish, car le Qur'an a été révélé dans leur langue. » Ils le firent, et lorsqu'ils eurent écrit de nombreuses copies, Uthman retourna les manuscrits originaux à Hafsa. Uthman envoya à chaque province musulmane une copie de ce qu'ils avaient copié, et ordonna que tous les autres matériaux coraniques, qu'ils soient écrits en manuscrits fragmentaires ou en copies entières, soient brûlés. Le nombre de copies réalisées était de sept. Les sept Mushafs furent envoyés à Makkah, al-Sham, Yemen, Bahrayn, Basra, Kufa, et une copie fut conservée à Madina.
The other read: “And perform properly the hajj and 'Umra to the House (of Allah) (wa atimmul hajja wal 'umrata lil bayt).” So Hudhayfah became angry and his eyes went red with rage. It has been narrated about Hudhayfah that he said: “The people of Kufah adhere to the recitation of Ibn Mas'ud and the people of Basra adhere to the recitation of Abu Musa. By Allah! If I go to the Leader of the Believers I will order him to make it a single recitation.” So he travelled to Uthman (ra). It has been reported by Ibn Shihab that Anas b. Malik (ra) narrated: Hudhaifa bin al-Yaman came to Uthman at the time when the people of Sham and the people of Iraq were waging war to conquer Armenia and Azerbijan. Hudhayfa was afraid of their (the people of Sham and Iraq) differences in the recitation of the Qur‟an, so he said to Uthman, “O chief of the Believers! Save this nation before they differ about the Book (Quran) as Jews and the Christians did before.” So Uthman sent a message to Hafsa saying, “Send us the manuscripts of the Qur‟an so that we may compile the Qur‟anic materials in perfect copies and return the manuscripts to you.” Hafsa sent it to Uthman. Uthman then ordered Zayd bin Thabit, 'Abd Allah b. al-Zubair, Said b. al-'As and 'Abd al-Rahman b. Harith b. Hisham to rewrite the manuscripts in perfect copies. Uthman said to the three Quraishi men, “In case you disagree with Zayd b. al-Thabit on any point in the Qur‟an, then write it in the dialect of Quraish, the Qur‟an was revealed in their tongue.” They did so, and when they had written many copies, Uthman returned the original manuscripts to Hafsa. Uthman sent to every Muslim province one copy of what they had copied, and ordered that all the other Qur‟anic materials, whether written in fragmentary manuscripts or whole copies, be burnt. The number of copies made was seven. The seven Mushafs were sent to Makkah, al-Sham, Yemen, Bahrayn, Basra, Kufa, and one copy was kept in Madina.
Par conséquent, l'action d'Uthman n'était pas la compilation du Coran. Elle consistait plutôt uniquement en la copie et la transcription de la chose même qui avait été transcrite du Messager d'Allah ﷺ telle qu'elle était. Il n'a rien fait d'autre que de faire sept copies à partir de la copie préservée en la possession de Hafsa, mère des croyants, et d'unir les gens sur cette écriture unique et d'interdire toute autre écriture ou dictée que celle-ci. La question fut réglée sur cette copie en tant qu'écriture et dictée. C'est la même écriture et la même dictée dans lesquelles les feuillets ont été écrits en présence du Messager d'Allah ﷺ lorsque la révélation fut descendue, et c'est la même copie qu'Abu Bakr (ra) avait compilée. Ensuite, les musulmans ont commencé à faire des copies à partir de cette copie et non d'une autre copie. Rien ne subsista sinon le Mushaf d'Uthman dans son écriture. Lorsque les imprimeurs sont apparus, le Mushaf fut imprimé à partir de cette copie avec la même écriture et la même dictée. La différence entre la compilation d'Abu Bakr et celle d'Uthman est que la compilation d'Abu Bakr a eu lieu par crainte que quelque chose ne soit perdu du Coran si l'un de ses mémorisateurs venait à mourir.
Therefore, Uthman's action was not the compilation of the Qur‟an. Rather it constituted in only the copying and transcription of the same thing transcribed from the Messenger of Allah (saw) as it was. He he did not do anything other than make seven copies from the preserved copy in the possession of Hafsa, mother of the believers and unite the people on this single script and forbade any other script or dictation other than it. The matter became settled on this copy as a script and dictation. It is the same script and dictation in which the sheets were written in the presence of Allah's Messenger (saw) when the revelation was sent down, and it is the same copy which Abu Bakr (ra) had compiled. Then the Muslims began to make copies from this copy and not any other copy. Nothing remained except the Mushaf of Uthman in its script. When printers came about the Mushaf was printed from this copy with the same script and dictation. The difference between the compilation of Abu Bakr and that of Uthman is that the compilation of Abu Bakr took place due to the fear that something would be lost from the Qur‟an if any of its memorisers died out.
Car même si cela avait été écrit sur des feuillets, cela n'avait pas été rassemblé en un seul endroit dans un livre unique, c'est pourquoi cela fut compilé. La compilation d'Uthman eut lieu parce que les divergences augmentèrent concernant certains aspects du Coran lorsqu'ils le lisaient, en raison de l'expansion de la langue. Cela conduisit certains à accuser d'autres d'avoir commis une erreur. On craignait que la situation ne s'aggrave et ne devienne sérieusement pire. Ainsi, la compilation originale fut copiée sept fois et envoyée dans les différentes provinces musulmanes. Le Mushaf que nous avons aujourd'hui devant nous est le même Mushaf révélé au Messager d'Allah ﷺ. C'est le même mushaf qu'Abu Bakr avait rassemblé lorsque les feuillets furent compilés en un seul endroit. Et c'est le même à partir duquel Uthman transcrivit les sept copies et ordonna que le reste soit brûlé. C'est le même noble Coran dans l'arrangement de ses versets les uns par rapport aux autres et leur arrangement dans leurs sourates respectives, son écriture et sa dictée.
As even though it was written on sheets it had not been collected in one place in a single book, thus it was compiled. The compilation of Uthman took place because differences increased regarding aspects of the Qur‟an when they read it due to the expansion of the language. This led some to accuse others of making an error. It was feared that the matter would escalate and become seriously worse. So the original compilation was copied seven times and sent to the different Muslim provinces. The Mushaf that we now have before us is the same Mushaf revealed to the Messenger of Allah (saw). It is the same mushaf that Abu Bakr brought together when the sheets were compiled in one place. And it is the same one from which Uthman transcribed the seven copies and ordered for the rest to be burned. It is the same noble Qur‟an in its verse arrangement in relation to each other and their arrangment in their respectives Surahs, script and dictation.
Quant à la copie originale dictée par le Messager d'Allah ﷺ à partir de la révélation, ces feuillets furent compilés ensemble puis copiés. Elle resta protégée en la possession de Hafsa, mère des croyants, jusqu'à ce que Marwan devienne le Wali (gouverneur) de Madinah et qu'il la déchire. Comme elle n'était pas considérée comme contraignante car des copies du Mushaf s'étaient répandues partout. Ibn Shihab a rapporté que Salim b. 'Abdullah b. Umar l'a informé : Que Marwan avait l'habitude de faire appeler Hafsa – c'est-à-dire lorsqu'il était l'émir de Madinah par l'intermédiaire de Mu'awiyya - lui demandant les feuillets à partir desquels le Qur'an avait été écrit. Elle refusa de les lui donner. Salim a dit : Quand Hafsa est morte, alors que nous revenions de son enterrement, Marwan communiqua sa décision ferme à 'Abdullah b. Umar de lui envoyer ce mushaf. Ainsi 'Abdullah b. Umar le lui envoya. Marwan ordonna qu'il soit détruit. Il a dit : « J'ai fait cela parce que je craignais que si cela restait auprès des gens pendant longtemps, alors les gens auraient des doutes concernant ces feuillets. »
As for the original copy dictated by the Messenger of Allah (saw) from the revelation, those sheets were compiled together and then copied. It remained protected in the possession of Hafsa, mother of the believers until Marwan became the Wali (governor) of Madinah and he tore it up. Since it was not considered binding because copies of the Mushaf had spread everywhere. Ibn Shihab narrated that Salim b. 'Abdullah b. Umar informed him: That Marwan used to send for Hafsa – i.e. when he was the Amir of Madinah via Mu'awiyya - asking her for the sheets from which the Qur‟an was written. She refused to give him it. Salim said: When Hafsa died, while we were returning from her burial Marwan communicated his firm decision to 'Abdullah b. Umar that he send him that mushaf. So 'Abdullah b. Umar sent it to him. Marwan ordered it to be destroyed. He said: “I did this because I feared that if it remained with people for a long time then people will have doubts regarding these sheets.”