Cela peut être dû à une compréhension différente du texte arabe qui offre plus d'un sens. À titre d'exemple, Allah (SWT) dit dans le Qur'an, en traduction : « Les femmes divorcées doivent attendre une période de trois Quru » (TMQ Al-Baqarah: 228)
This may be due to a different understanding of the Arabic text where it offers more than one meaning. As an example, Allah (swt) says in the Qur‟an, in translation: “The divorced woman should wait for a period of three Quru” (TMQ Al-Baqarah: 228)
Le terme *Quru’* pourrait linguistiquement signifier le début de la période de menstruation, et il pourrait également signifier le début de la période de pureté. La différence entre ces trois *Quru’* à partir du début de la menstruation et trois *Quru’* à partir du début de la période de pureté est d'environ 7 à 15 jours.
Quru‟ linguistically could mean the beginning of the menstruation period, and it could also mean the beginning of the purity period. The difference between these three Quru‟s from the beginning of menstruation and three Quru‟s from the beginning of the purity period is about 7 to 15 days.
Certains savants disent que le terme *Quru’* désigne la période de pureté en raison d'un hadith dans lequel le Prophète ﷺ a ordonné à une femme d'attendre la période de pureté. D'autres savants disent que ce hadith n'est pas authentique et considèrent que le *Qur’* signifie le début des menstruations.
Some scholars say Quru‟ means the purity period because of a Hadith in which the Prophet (saw) instructed a woman to wait for the purity period. Other Scholars say that this Hadith is not authentic considered the Qur‟an to mean the beginning of menstruation.
En plus de tout cela, il faut se rappeler que le niveau de compréhension du texte et la profondeur de la réflexion varient d'un individu à l'autre. Ces différences sont un aspect naturel de la création d'Allah (SWT) et une miséricorde de Sa part (SWT).
Besides all of this, one has to remember that the level of understanding of the text and the depth of thinking varies from one individual to another. These differences are a natural aspect of Allah‟s creation and a mercy from Him (swt).
C'est pour ces raisons que nous avons différents savants formant différentes écoles de jurisprudence islamique (Fiqh). Certains de ces savants avaient des étudiants qui ont écrit leur compréhension du texte, et ces écrits ont été considérés comme leurs écoles juridiques (Madhahib). Ceux-ci incluent Abu Hanifah, Malik, Shafi'i, Ibn Hanbal, Jafar et Zayd. D'autres savants n'ont pas eu l'opportunité d'avoir des étudiants écrivant leur compréhension du texte, et ceux-ci incluent Al-Awza'i, al-Hasan al-Basri, Sufyan al-Thawri, Ibn Jarir al-Tabari, Laith et d'autres.
It is for these reasons that we have different scholars forming different Schools of Fiqh. Some of these scholars had students who wrote their understanding of the text and these writings were considered as their Madhahib. These include Abu Hanifah, Malik, Shafi‟i, Ibn Hanbal, Jafar, and Zayd. Other scholars did not have the opportunity of having students write their understanding of the text, and these include Al-Awza'i, al-Hasan al-Basri, Sufyan al-Thawri, Ibn Jarir al-Tabari, Laith and others.
Ces exemples illustrent qu'il y a toujours eu des divergences d'opinion. Les compagnons (Sahabah), les Tabi'een et les Tab'e Tabi'een témoignent de ce fait. Les Mujtahidun Mutlaq différaient dans leur méthodologie, ce qui a conduit à la naissance de différentes écoles de jurisprudence islamique (Fiqh). Bien que les Mujtahideen aient été les plus convaincus par l'effort d'interprétation (Ijtihad) qu'ils accomplissaient, ils reconnaissaient néanmoins la possibilité qu'ils puissent se tromper. En conséquence, les Mujtahideen ont déclaré que tout ce qui est correct dans leur travail provient d'Allah (SWT) et que les erreurs proviennent d'eux-mêmes.
These examples illustrate that there have always been differences of opinion. The Sahabah (ra), Tabi‟een and Tab‟e Tabi‟een bear witness to this fact. The Mujtahidun Mutlaq differed in their methodology, which led to the birth of different schools of Fiqh. Although the Mujtahideen were most convinced by the Ijtihad they performed, they nevertheless recognised the possibility that they could be wrong. Accordingly, the Mujtahideen have stated that whatever is correct in their work is from Allah (swt) and the errors are from themselves.
Cependant, ce n'est pas parce qu'un interprète qualifié (Mujtahid) se trompe qu'il doit être empêché d'exercer l'effort d’interprétation (Ijtihad). Au contraire, le Messager d'Allah ﷺ a dit, d'après 'Amr b. al-'Aas et Abu Hurayrah qui ont rapporté que le Messager ﷺ a dit :
However, just because a Mujtahid is wrong, it does not mean that he should be barred from exercising Ijtihad. On the contrary, the Messenger of Allah (saw) said, „Amr b. al-„Aas and Abu Hurayrah narrated that the Messenger (saw) said:
« Si un juge rend un jugement et fait un effort d’interprétation (Ijtihad) et qu'il a raison, alors il aura deux récompenses. Et s'il commet une erreur, il aura une récompense. » (Bukhari & Muslim)
“If a judge passes judgment and makes Ijtihad and he is right then he will have two rewards. And if he makes a mistake he will have one.” (Bukhari & Muslim)
Il y a également un châtiment sévère pour ceux qui font un effort d’interprétation (Ijtihad) sans en être qualifiés, même s'ils ont raison. Allah (SWT) dit :
There is also a severe punishment for those who do Ijtihad without being qualified to do so, even if they are right. Allah (swt) says:
« .... ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance ; car certes, l'ouïe, la vue et le cœur, tous seront interrogés (le Jour du Jugement) » (TMQ al-Isra: 36)
“.... pursue not that about which you have no knowledge; for surely the hearing, the sight, the heart, all of those will be called to account (on the Day of Judgment)” (TMQ al-Isra: 36)
On ne doit pas considérer une autre opinion comme étant contraire à l'Islam simplement parce qu'elle diffère de l'opinion que l'on a adoptée. Au contraire, le respect doit être accordé à l'autre opinion à la seule condition qu'elle soit fondée sur des preuves (Daleel) islamiques. Il n'est pas nécessaire de respecter les opinions qui ne sont pas fondées sur une preuve (Daleel), car il n'y a pas de place en Islam pour ces opinions.
One should not consider another opinion as being un-Islamic simply because it is different from the opinion that he has adopted. Instead, respect must be given to other opinion on the one condition that they are based on Islamic evidences. There is no need to respect opinions, which are not based upon a Daleel because there is no place in Islam for these opinions.
Par conséquent, il est nécessaire pour chaque savant de produire sa preuve (Daleel) à l'appui d'une opinion. Ceci afin d'insuffler aux musulmans la confiance que son opinion est islamique. Les opinions données sans preuve sont sans fondement et doivent être rejetées.
Therefore, it is necessary for every scholar to produce his Daleel in support of an opinion. This is to instil confidence in Muslims that his opinion is Islamic. Opinions given without evidence are baseless and should be rejected.
Cette vision à l'égard des autres opinions islamiques garantira l'attitude islamique correcte. Cependant, cette mesure seule ne fournira pas la réponse totale aux problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui, en particulier aux problèmes d'unification des musulmans sur certaines questions clés.
This view towards other Islamic opinions will ensure the correct Islamic attitude. However, this measure alone will not provide the total answer to the problems we face today, especially to the problems of unifying Muslims on certain key issues.
Il y aura de nombreux avis différents quant au statut légal (Hukm) char'i. Dans de nombreux cas, cela ne posera pas de problème. Cependant, on peut imaginer des situations où il est nécessaire que la communauté (Ummah) soit unie sous un seul avis ; par exemple, l'observation de la lune pour le début du ramadan, l'élection du calife, etc.
There will be many different opinions as to what the Hukm Shar‟i is. In many instances this will not be a problem. However, one can imagine where it is necessary for the Ummah to be united under one opinion; e.g. sighting the moon for the beginning of Ramadhan, electing the Khaleefah, etc.
Le consensus (Ijma’) des Compagnons a établi que le calife a l'autorité d'adopter certaines règles et de les promulguer. Les principes de la Charia stipulent :
Ijma‟ as-Sahabah has established that the Khaleefah has the authority to adopt certain rules and to enact them. The Shar‟i principles state:
« Le décret de l'imam règle le désaccord » « Le décret de l'imam est exécuté publiquement et en privé. » Tous les musulmans, y compris les interprètes qualifiés (Mujtahideen), doivent suivre l'opinion adoptée par le calife, mais ils peuvent maintenir leur opinion et l'enseigner, tandis que leur obéissance doit aller à l'opinion que le calife adopte.
“The Imam‟s decree settles the disagreement” “The Imam‟s decree is executed openly and privately.” All Muslims including the Mujtahideen have to follow the opinion adopted by the Khaleefah, but they can maintain their opinion and teach it, while their obedience should be to the opinion that the Khaleefah adopts.
Un exemple de cela est l'adoption d'une opinion dans la distribution des fonds par Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) et Umar (qu'Allah l'agrée). Lorsque Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) était le calife, il versait des allocations égales à tous les compagnons (Sahabah) (qu'Allah les agrée). Il (qu'Allah l'agrée) ne faisait pas de distinction entre les premiers musulmans et les nouveaux musulmans. Lorsque l'État islamique a commencé à recevoir des fonds plus importants grâce à la libération de diverses terres, Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) a continué à distribuer les richesses de manière égale. Umar (qu'Allah l'agrée) et certains des compagnons (Sahabah) (qu'Allah les agrée) ont insisté pour que les premiers musulmans bénéficient d'une préférence par rapport aux convertis plus tardifs. Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) lui a dit qu'il était conscient des différences mentionnées par Umar (qu'Allah l'agrée) ; cependant, son opinion était que distribuer les fonds de manière égale était meilleur aux yeux d'Allah (SWT) que le principe de préférence. Lorsqu'Umar (qu'Allah l'agrée) est devenu calife, il a remplacé l'adoption de l'égalité d'Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) par son principe de préférence. Umar (qu'Allah l'agrée) n'aimait pas verser le même montant à ceux qui avaient combattu contre le Prophète ﷺ et à ceux qui avaient combattu avec lui. En conséquence, il a donné un montant plus important aux premiers compagnons (Sahabah) (qu'Allah les agrée) qui avaient combattu à Badr et Uhud, ainsi qu'aux proches du Prophète ﷺ.
An example of this is the adoption of an opinion in the distribution of funds by Abu Bakr (ra) and Umar (ra). When Abu Bakr (ra) was the Khaleefah, he paid equal grants to all of the Sahabah (ra). He (ra) did not distinguish between the early Muslims and the new Muslims. When the Islamic State started receiving larger funds through the liberation of various lands, Abu Bakr (ra) continues to distribute the wealth equally. Umar (ra) and some of the Sahabah (ra) insisted that the earliest Muslims should be given preference over the later converts. Abu Bakr (ra) told him that he was aware of the differences that Umar (ra) had mentioned; however, his opinion was that distributing the funds equally was better in the sight of Allah (swt) than the principle of preference. When Umar (ra) became Khaleefah, he replaced Abu Bakr‟s (ra) adoption of equality with his principle of preference. Umar (ra) did not like to pay the same amount to those who fought against the Prophet (saw) and those who fought with him. Accordingly, he gave a larger amount to the early Sahabah (ra) who fought in Badr and Uhud and the relatives of the Prophet (saw).
Ainsi, lorsque Abu Bakr (ra) était le calife, Umar (ra) laissa de côté sa propre compréhension et mit en application le décret d'Abu Bakr (ra), tout comme les juges, les gouverneurs et tous les musulmans. Cependant, lorsque Umar (ra) devint le calife, il rendit obligatoire l'application de son opinion et les autres l'implémentèrent.
Thus, when Abu Bakr (ra) was the Khaleefah, Umar (ra) left his understanding and enacted the decree of Abu Bakr (ra), as did the judges, governors, and all Muslims. However, when Umar (ra) became the Khaleefah, he obliged the enactment of his opinion and the others implemented it.
Les divergences d'opinions ne devraient pas être considérées comme une faiblesse ou une source de désunion. Comme nous l'avons vu, les musulmans ont eu des opinions variées sur de nombreuses questions depuis l'époque du Messager d'Allah ﷺ, comme cela est mentionné dans le hadith de Banu Quraydhah. Tant que l'opinion est fondée sur des preuves islamiques et qu'elle ne contredit pas une loi établie, elle doit être respectée en tant qu'opinion islamique.
Different opinions should not be viewed as a weakness or a source of disunity. As we have seen, Muslims have had varying opinions in many issues since the time of the Messenger of Allah (saw), as is mentioned in the Hadith of Banu Quraydhah. As long as the opinion is based on Islamic evidence, and this opinion does not contradict an assured law, it should be respected as an Islamic opinion.
Enfin, le moyen de parvenir à l'unité islamique n'est pas de supprimer les différentes opinions et d'appeler à l'abandon des écoles juridiques (Madhhab), mais il est plutôt atteint par des musulmans vivant sous le leadership idéologique de l'Islam, où le califat prend la décision de l'opinion à adopter sur les questions clés.
Finally, the way to achieve Islamic unity is not by suppressing different opinions and calling for the abandonment of Madhahib. Rather, it is achieved by Muslims living under the ideological leadership of Islam where the Khilafah makes the decision of which opinion to adopt in key issues.