Un homme écrivit une lettre à l'imam Ahmad lui demandant de débattre avec une personne parmi les Muttakillimeen (celui qui pratique l'„Ilm ul Kalaam). L'imam Ahmad répondit qu'il avait déjà eu la chance de rencontrer ceux des Muttakillimeen mais qu'il avait choisi de ne pas s'asseoir avec ces gens déviants. L'opinion de l'imam Ahmad était que le Livre d'Allah devait être pris de la manière dont il a été révélé.
A man wrote a letter to Imam Ahmad asking him to debate with a person from the Muttakillimeen (one who practices „Ilm ul Kalaam). Imam Ahmad replied that he already had the chance to meet with those from the Muttakillimeen but he chose not to sit down with those deviant people. Imam Ahmad‟s opinion was that the Book of Allah had to be taken the way it was revealed.
En raison d'une telle position, il était généralement en désaccord et en confrontation directe avec des personnes comme les Mu‟tazilah, qui étaient à cette époque soutenus par le calife Mamun. Les Mu‟tazilah avaient l'habitude de dire que le Qur‟an était créé et avaient développé cette opinion en réaction à une position tenue par certains chrétiens à cette époque.
Because of such a position, he was usually at odds and in direct confrontation with people like Mu‟tazilah, who at that time were supported by the Khaleefah Mamun. The Mu‟tazilah used to say that the Qur‟an was created and developed this opinion as a reaction to a position held by some of the Christians at that time.
Un chrétien de cette époque nommé Yuhannah Al-Damashqee avait pour instruction à ses disciples que la meilleure façon de débattre avec les musulmans était de les interroger sur la parole d'Allah, ou le Verbe d'Allah, et de savoir si elle était éternelle ou non. S'ils disaient qu'elle est éternelle, alors Jésus serait également éternel puisque le Coran dit que Jésus est Kalimat-ul-Allah, ou la parole d'Allah. S'ils disaient que la parole d'Allah n'est pas éternelle, cela signifierait alors que la parole d'Allah a été créée.
A Christian during that time called Yuhannah Al-Damashqee used to instruct his followers that the best way to debate with the Muslims was to ask them about Allah‟s speech or word, and whether it was eternal or not. If they say it is eternal, then Jesus (Isa) would also have to be eternal since the Qur‟an says Jesus is Kalimat-ul-Allah, or Allah‟s word. If they say that Allah‟s speech is not eternal, then this would mean that Allah‟s speech was created.
Influencés par cela, les Mu'tazilah commencèrent à soutenir l'opinion selon laquelle le Coran était créé, pensant que cela couperait toute voie pouvant mener à la conclusion que Jésus était éternel. Cette opinion fut adoptée par le calife Al Mamun en l'an 212 AH, et en 218 AH, Al Mamun commença à imposer cette opinion aux gens, infligeant un châtiment à ceux qui ne voulaient pas dire que le Coran était créé.
Being influenced by this, the Mu‟tazilah began carrying the opinion that the Qur‟an was created, thinking that this would cut off any avenue that could lead to the conclusion that Jesus was eternal. This opinion was adopted by the Khaleefah Al Mamun in the year 212 AH, and in 218 AH Al Mamun began imposing this opinion on the people, enacting a punishment on those who would not say that the Qur‟an was created.
L'imam Ahmad était l'une des rares personnes à être restée ferme dans son opinion, quel que soit le châtiment auquel il ferait face. Il a refusé de dire ce que le calife tentait de le persuader de dire. Lorsque les gens lui ont demandé : « Pourquoi ne dis-tu pas simplement que le Coran a été créé et que tu seras ainsi libéré de la persécution ? », l'imam Ahmad a répondu : « Alors, comment la communauté (Ummah) connaîtra-t-elle la vérité ? » L'opinion de l'imam Ahmad était que l'ensemble de la question ne devait pas être discuté, car elle n'était rien de plus qu'une réaction au débat des chrétiens, et qu'une telle question concernant la croyance (Aqeedah) islamique n'avait jamais été discutée par le Prophète ﷺ, ni par aucun des compagnons (Sahabah). En discutant de cette question avec un autre savant qui suivait l'opinion des Mu'tazilah, l'imam Ahmad a dit : « Vous dites quelque chose que le Prophète ﷺ, Abu Bakr, Umar, Uthman et Ali n'ont jamais dit. Cela pourrait signifier l'une de deux choses. Soit vous dites qu'ils le savaient et qu'ils se sont tus, soit qu'ils ne le savaient pas. S'ils le savaient et se sont tus, alors je suivrai leurs opinions. S'ils ne le savaient pas, alors qui êtes-vous pour savoir quelque chose (concernant la croyance (Aqeedah) islamique) que le Prophète ﷺ ne savait pas ? » Il doit être clair ici, concernant l'opinion adoptée par les Mu'tazilah, que la question n'est pas de savoir s'ils avaient raison ou tort, mais plutôt que la question concerne l'utilisation de l'Ilm ul-Kalaam. À cause de l'Ilm ul-Kalaam, les musulmans ont commencé à débattre de questions qui étaient autrefois débattues par les anciens Grecs et, par conséquent, ils ont perdu une compréhension claire de nombreuses questions liées à la croyance (Aqeedah) islamique. La croyance (Aqeedah) islamique doit être comprise selon la méthodologie du Coran.
Imam Ahmad was one of the few people who stood fast in his opinion regardless of the punishment that he would face. He refused to say what the Khaleefah was trying to persuade him to say. When the people asked him why don‟t you just say the Qur‟an was created and you will be free from the persecution? Imam Ahmad replied, “Then how will the Ummah know the truth?” Imam Ahmad‟s opinion was that the entire issue was not one to be discussed since it was no more than a reaction to the Christians‟ debate, and that such an issue regarding the Islamic „Aqeedah was never discussed by the Prophet (saw), nor any of the Sahabah (ra). While discussing this issue with another scholar who followed the Mu‟tazilah opinion, Imam Ahmad said; “You are saying something that the Prophet, Abu Bakr, Umar, Uthman and Ali never said. This could mean one of two things. Either you say they knew it and kept quiet, or that they did not know about it. If they knew and kept quiet then I will follow their opinions. If they did not know about it, then who are you to know something (regarding the Islamic „Aqeedah) that the Prophet (saw) did not know?” It should be clear here, regarding the opinion adopted by the Mu‟tazilah that the issue is not whether they were right or wrong, rather the issue is with regard to using „Ilm ul-Kalaam. Because of „Ilm ul-Kalaam, Muslims began debating issues that were once debated by the ancient Greeks and as a result, they lost a clear understanding of many issues related to the Islamic „Aqeedah. The Islamic „Aqeedah should be understood within the methodology of the Qur‟an.
Cette méthodologie établit une distinction entre deux preuve (Daleel), à savoir l'esprit et les textes concluants (le Coran et le hadith transmis par de multiples voies (Mutawatir)). L'esprit est utilisé pour être convaincu que l'univers a été créé et est organisé par Allah (SWT) ; qu'Allah (SWT) a révélé le Coran ; et qu'il est nécessaire qu'un Messager transmette ce Message et que le Prophète Muhammad ﷺ est le Messager à qui le Coran a été révélé. Une fois que nous croyons en ces principes de la croyance (Aqeedah) islamique, le rôle de l'esprit est de comprendre les textes concluants tels qu'ils ont été donnés concernant les anges, les djinns, le Jour du Jugement et l'au-delà.
This methodology separates between two Daleel, i.e. the mind and the conclusive texts (Qur‟an and Mutawatir Hadith). The mind is used to become convinced that the universe was created and is organised by Allah (swt); that Allah (swt) revealed the Qur‟an; and that there is a need for a Messenger to convey this Message and that Prophet Muhammad (saw) is the Messenger to whom the Qur‟an was revealed. Once we believe in these principles of the Islamic „Aqeedah, then the role of the mind is to understand the conclusive texts as they were given with regard to the angels, Jinns, the Day of Judgment and the hereafter.
Nous ne devrions pas discuter de toute question traitant de l'invisible (Ghayb) ou de ce qui n'est pas perçu par nos sens avec notre esprit. La manière correcte est de croire en tout ce que la révélation nous a apporté tel quel, sans essayer de le changer, d'y ajouter quoi que ce soit, d'en supprimer ou d'en détourner le sens. Cela signifie que des questions telles que les Djinns, les anges et les attributs d'Allah (SWT) ne peuvent être discutées sur la base de notre esprit ou de notre intellect.
We should not discuss any issue dealing with the Ghayb or the un-sensed with our minds. The correct way is to believe in everything that the revelation brought to us the way it is, without trying to change it, adding to it, deleting from it or twisting its meaning. This means that issues such as the Jinns, angels, and the attributes of Allah (swt) cannot be discussed based on our minds or intellect.
Nous ne pouvons même pas décrire les attributs ou quoi que ce soit lié à l'entité ou à l'essence d'Allah (SWT). À cause de l'« Ilm ul-Kalaam », les musulmans ont commencé à porter certaines opinions et idées déviantes concernant la croyance (Aqeedah) islamique, ce qui a été l'un des nombreux facteurs ayant conduit au déclin de la communauté (Ummah) musulmane. Il doit également être clair qu'aucun des quatre imams ne s'est jamais laissé entraîner dans l'« Ilm ul-Kalaam ».
We cannot even describe the attributes or anything related to the entity or essence of Allah (swt). Because of „Ilm ul-Kalaam, Muslims started carrying certain deviant opinions and ideas regarding the Islamic „Aqeedah, which resulted in one of the many factors which led to the decline of the Muslim Ummah. It should also be clear that none of the four Imams ever got entangled in „Ilm ul-Kalaam‟.
L'imam Ahmad n'a pas documenté sa jurisprudence islamique (Fiqh) comme l'a fait l'imam Shafi'i, et par conséquent, sa jurisprudence islamique (Fiqh) fut transmise par ses étudiants. On dit que l'imam Ahmad avait de nombreuses opinions concernant une question, et cela a conduit certaines personnes à dire qu'Ahmad était un Muhadith plutôt qu'un juriste (Faqih). Il est important de noter ici que les opinions divergentes de l'imam Ahmad consistaient en réalité à citer les diverses opinions des compagnons (Sahabah) (ra) sans départager une opinion par rapport à une autre.
Imam Ahmad did not document his Fiqh as did Imam Shafi‟i‟, and consequently his Fiqh was transmitted by his students. Imam Ahmad is said to have many opinions regarding an issue, and this caused some people to say that Ahmad was a Muhadith rather than a Faqih. It is important to note here that the varying opinions of Imam Ahmad were actually his quoting the varying opinions of the Sahabah (ra) without weighing one opinion against the other.
En plus d'être un grand juriste (Faqih), il était un grand savant de la sunna. Son titre était l'imam de la sunna et l'éliminateur de la Bid'ah.
Besides being a great Faqih, he was a great scholar in the Sunnah. His title was Imam al Sunnah and the eliminator of Bid‟ah.