Ainsi, se soucier de la marchandise économique en ce qui concerne la satisfaction d'un besoin, sans se soucier de ce que la société devrait être, est un détachement de la marchandise économique par rapport à la relation, ce qui est contre nature. Cette marchandise économique est échangée entre les gens, créant ainsi des relations entre eux, et ces relations forment la société ; l'effet sur la société doit donc être perçu lors de l'examen de la marchandise économique. Par conséquent, il est incorrect de considérer une chose comme bénéfique simplement parce que quelqu'un l'apprécie, qu'elle soit elle-même nocive ou non, qu'elle affecte ou non les relations entre les personnes, et qu'elle soit interdite ou permise selon la croyance des gens de la société. Au contraire, les choses devraient être considérées comme bénéfiques si elles sont réellement bénéfiques par rapport à ce que la société devrait être. Par conséquent, il est incorrect de considérer le cannabis, l'opium et les substances similaires comme des marchandises bénéfiques et de les considérer comme des marchandises économiques simplement parce que quelqu'un en veut. Au lieu de cela, l'effet de ces marchandises économiques sur les relations entre les personnes dans la société doit être pris en compte lors de l'examen de l'utilité des choses, c'est-à-dire lorsqu'on considère la chose comme une marchandise économique ou non. Les choses doivent être vues en relation avec ce que la société devrait être. Il est erroné de regarder une chose telle qu'elle est, sans tenir compte de ce que la société devrait être. En incluant le sujet de la satisfaction des besoins dans le sujet des moyens de satisfaction des besoins, et en ne considérant les moyens de satisfaction que sous l'angle de la satisfaction d'un besoin, sans aucune autre considération, les économistes se concentrent sur la production de richesse plus que sur la distribution de la richesse. L'importance de la distribution de la richesse pour satisfaire les besoins est devenue secondaire. Par conséquent, le système économique capitaliste n'a qu'un seul objectif, qui est d'accroître la richesse du pays dans son ensemble, et il s'efforce d'atteindre le niveau de production le plus élevé possible. Elle considère que l'atteinte du niveau de bien-être le plus élevé possible pour les membres de la société résultera de l'augmentation du revenu national par l'élévation du niveau de production dans le pays, et en permettant aux individus de s'approprier la richesse, car ils sont laissés libres de travailler à sa production et à sa possession. Ainsi, l'économie n'existe pas pour satisfaire les besoins des individus et pour faciliter la satisfaction de chaque individu au sein de la communauté, mais elle se concentre plutôt sur l'augmentation de ce qui satisfait les besoins des individus, c'est-à-dire qu'elle se concentre sur la satisfaction des besoins de la communauté en élevant le niveau de production et en augmentant le revenu national du pays. Grâce à la disponibilité du revenu national, la répartition des revenus entre les membres de la société s'opère par le biais de la liberté de possession et de la liberté de travail. Il est donc laissé aux individus d'obtenir autant de richesse qu'ils le peuvent, chacun selon les facteurs de production dont il dispose, que tous les individus soient satisfaits ou que seuls certains le soient. C'est cela l'économie politique, c'est-à-dire l'économie capitaliste. Cela est manifestement erroné et contredit la réalité ; cela ne conduit pas à une amélioration du niveau de vie pour tous les individus et ne remplit pas le bien-être fondamental de chaque individu. L'aspect erroné de ce point de vue est que les besoins qui nécessitent d'être satisfaits sont des besoins individuels, ce sont des besoins d'un homme ; ce sont donc des besoins pour Muhammad, Salih et Hasan, et non des besoins pour un groupe d'êtres humains, un groupe de nations ou un groupe de personnes. Celui qui s'efforce de satisfaire ses besoins est l'individu, qu'il les satisfasse directement, comme manger, ou qu'il les satisfasse par la satisfaction du groupe entier, comme la défense de la nation. Par conséquent, le problème économique se concentre sur la distribution des moyens de satisfaction pour les individus, c'est-à-dire la distribution des fonds et des bénéfices aux membres de la nation ou du peuple, et non selon les besoins dont la nation ou le peuple ont besoin sans tenir compte de chaque individu au sein de la nation. En d'autres termes, le problème est la pauvreté qui frappe l'individu et non la pauvreté qui frappe la nation. La préoccupation du système économique doit être uniquement de satisfaire les besoins fondamentaux de chaque individu, et non l'étude de la production de la marchandise économique. Par conséquent, l'étude des facteurs qui affectent la taille de la production nationale diffère de l'étude visant à satisfaire tous les besoins fondamentaux de tous les individus, personnellement et complètement. Le sujet d'étude doit être les besoins humains fondamentaux de l'homme, en tant qu'être humain, et l'étude de la distribution de la richesse aux membres de la société pour garantir la satisfaction de tous leurs besoins fondamentaux. Cela devrait être le sujet d'étude, et devrait être entrepris en premier lieu. De plus, le traitement de la pauvreté d'un pays ne résout pas le problème de la pauvreté pour les individus, individuellement. Au contraire, le traitement des problèmes de pauvreté des individus, et la distribution de la richesse du pays entre eux, motive tous les habitants du pays à travailler pour augmenter le revenu national. L'étude des facteurs qui affectent la taille de la production et l'augmentation du revenu national devrait être discutée en tant que science économique, c'est-à-dire dans la discussion de la marchandise économique et de son augmentation, plutôt que dans la discussion de la satisfaction des besoins, qui sont régulés par le système économique. Les Capitalistes prétendent que le problème économique auquel fait face toute société est la rareté des marchandises et des services. Ils prétendent également que l'augmentation constante des besoins, et l'incapacité à les satisfaire tous, c'est-à-dire l'insuffisance des marchandises et des services pour satisfaire complètement tous les besoins de l'homme, est la base du problème économique. Ce point de vue est erroné et contredit en fait la réalité. Cela est dû au fait que les besoins qui doivent être satisfaits sont les besoins fondamentaux de l'individu en tant qu'être humain (nourriture, logement et habillement), et non les luxes, bien que ces derniers soient également recherchés. Les besoins fondamentaux des humains sont limités, et les ressources et les efforts qui constituent ce que l'on appelle les marchandises et les services existant dans le monde sont certainement suffisants pour satisfaire les besoins humains fondamentaux ; il est possible de satisfaire complètement tous les besoins fondamentaux de l'humanité. Ainsi, il n'y a pas de problème dans les besoins fondamentaux, indépendamment de la considération du problème économique auquel la société est confrontée. Le problème économique réside, en réalité, dans la distribution de ces ressources et de ces efforts permettant à chaque individu de satisfaire complètement tous ses besoins fondamentaux, et après cela, de l'aider à s'efforcer d'atteindre ses luxes.
So caring for the economic commodity with respect to its fulfilling a need, without caring for what the society should be, is a detachment of the economic commodity from the relationship, which is unnatural. This economic commodity is exchanged among the people thereby creating relationships among them, and the relationships form the society, so the effect on society should be perceived when considering the economic commodity. Therefore, it is incorrect to consider a thing as beneficial just because there is somebody who likes it, whether it is itself harmful or not, and whether it affects the relationships among people or not, and whether it is prohibited or permitted in the belief of the people in the society. Rather things should be considered beneficial if they are really beneficial in respect of what the society should be. Therefore, it is incorrect to consider cannabis, opium and the like as beneficial commodities and to consider them economic commodities just because there is somebody who wants them. Instead, the effect of these economic commodies on the relationships between people in society must be considered when considering the benefit of things i.e. when considering the thing as an economic commodity or not. Things should be viewed in relation to what the society should be. It is wrong to look at a thing merely as it is, regardless of what the society should be. By including the subject of satisfying the needs within the subject of the means of satisfying needs, and by viewing the means of satisfaction only as satisfying a need, and not by any other consideration, economists concentrate on production of wealth more than distribution of wealth. The importance of distribution of wealth to satisfy the needs has become secondary. Therefore, the capitalist economic system has one aim, which is to increase the country’s wealth as a whole, and it works to arrive at the highest possible level of production. It considers that the achievement of the highest possible level of welfare for the members of society will come as a result of increasing the national income by raising the level of production in the country, and in enabling individuals to take the wealth, as they are left free to work in producing and possessing it. So the economy does not exist to satisfy the needs of the individuals and to facilitate the satisfaction of every individual in the community, rather it is focused on the augmentation of what satisfies the needs of the individuals i.e. it is focused on satisfying the needs of the community by raising the level of production and increasing the national income of the country. Through the availability of the national income, the distribution of income among the members of society occurs, by means of freedom of possession and freedom of work. So it is left to the individuals to obtain what they can of the wealth, everyone according to what He has of its productive factors, whether all the individuals or only some individuals are satisfied. This is the political economy i.e. the capitalist economy. This is manifestly wrong, and contradicts reality; it does not lead to an improvement in the level of livelihood for all individuals, and does not fulfil the basic welfare of every individual. The erroneous aspect in this view is that the needs which require satisfaction are individual needs, they are needs of a man; so they are needs for Muhammad, Salih and Hasan and not needs for a group of human beings, a group of nations, or a group of people. The one who strives to satisfy his needs is the individual, whether He satisfies them directly such as eating, or He satisfies them through the satisfaction of the whole group such as the defence of the nation. Therefore, the economic problem is focused on distributing the means of satisfaction for individuals i.e. the distribution of the funds and benefits to the members of the nation or people, not on the needs which the nation or the people require without regard to every individual within the nation. In other words, the problem is the poverty which befalls the individual not the poverty which befalls the nation. The concern of the economic system must only be in satisfying the basic needs of every individual, not the study of producing economic commodity. Consequently, the study of the factors that affect the size of national production differs from the study for satisfying all the basic needs of all individuals personally and completely. The subject of study must be the basic human needs of man, as a human being, and the study of distributing the wealth to the members of society to guarantee the satisfaction of all their basic needs. This should be the subject of study, and should be undertaken in the first place. Moreover, the treatment of the poverty of a country does not solve the problem of poverty for individuals, individually. Rather, the treatment of the poverty problems of the individuals, and the distribution of the wealth of the country among them, motivates all the people of the country to work in increasing the national income. The study of factors that affect the size of production and the increase of the national income, should be discussed as economic science, that is, in the discussion of the economic commodity and its increase, rather than in the discussion of satisfying the needs, which are regulated by the economic system. The Capitalists claim that the economic problem which faces any society is the scarcity of commodities and services. They also claim that the steadily increasing needs, and the inability to satisfy all of them i.e. the insufficiency of commodities and services to satisfy all of man’s needs completely, is the basis of the economic problem. This view is erroneous and in fact contradicts with reality. This is because the needs which must be met are the basic needs of the individual as a human (food, shelter and clothing), and not the luxuries, although they too are sought. The basic needs of humans are limited, and the resources and the efforts which they call the commodities and services existent in the world are certainly sufficient to satisfy the basic human needs; it is possible to satisfy all of the basic needs of mankind completely. So, there is no problem in the basic needs, quite apart from considering it the economic problem that faces society. The economic problem is, in reality, the distribution of these resources and efforts enabling every individual to satisfy all basic needs completely, and after that helping them to strive for attaining their luxuries.