1.3 Le système économique socialiste
1.3 The Socialist Economic System
Quant au système économique socialiste, le communisme en faisant partie, il contredit le capitalisme. La plupart des idées socialistes sont apparues au XIXe siècle. Les socialistes ont lutté farouchement contre les opinions de l'école de pensée libérale, c'est-à-dire qu'ils ont combattu le système économique capitaliste. L'émergence puissante du socialisme était due à l'iniquité que la société subissait sous le capitalisme et en raison de ses nombreux sophismes et insuffisances. En examinant les écoles de pensée socialistes, il apparaît qu'elles s'accordent sur trois questions, qui les distinguent des autres écoles de pensée économique.
As for the Socialist economic system, with Communism being a part of it, it contradicts Capitalism. Most of the Socialist ideas appeared in the Nineteenth century. The Socialists fought fiercely against the opinions of the liberal school of thought i.e. they fought the Capitalist economic system. The powerful emergence of Socialism was due to the iniquity which the society suffered under Capitalism and owing to its many fallacies and inadequacies. By reviewing the Socialist schools of thought, it appears that they agree on three issues, which distinguish them from other economic schools of thought.
1. L'accomplissement d'un type d'égalité réelle.
1. Achievement of a type of actual equality.
2. Abolition de la propriété privée, que ce soit totalement ou partiellement.
2. Abolition of private property either completely or partially.
3. L'organisation de la production et de la distribution des marchandises et des services par l'ensemble des personnes.
3. The organisation of production and distribution of the commodities and services by means of all of the people.
Cependant, malgré leur accord sur ces trois points, ils présentent des différences fondamentales sur de nombreux aspects, dont les plus importants sont :
However, despite their agreement over these three issues, they have fundamental differences over many points, the most important of which are:
Premièrement : Les courants de pensée socialistes diffèrent quant à la forme de l'égalité finale qu'ils visent à atteindre. Un groupe prône l'égalité arithmétique, ce qui signifie l'égalité dans tout ce qui est bénéfique, de sorte que chaque personne reçoit une quantité identique. Un autre groupe suggère l'égalité commune, ce qui signifie prendre en compte la capacité de chacun lors de la répartition du travail et tenir compte des besoins de chaque individu lors de la répartition des produits. L'égalité, selon leur point de vue, est établie lorsque le principe suivant est appliqué : « À chacun selon sa force, c'est-à-dire sa capacité (sous-entendu le travail qu'il accomplit), et à chacun selon ses besoins (sous-entendu la répartition de la production). » Un troisième groupe adopte l'égalité dans les moyens de production ; puisque les ressources ne sont pas suffisantes pour répondre aux besoins de tous les individus, la base de la répartition devient : « À chacun selon sa force, c'est-à-dire sa capacité, et à chacun selon son travail. » Ainsi, l'égalité est atteinte lorsque chaque personne dispose des moyens de production de la même manière que les autres.
Firstly: The Socialist schools of thought differ in the form of the eventual equality they aim to achieve. One group advocates arithmetic equality which means equality in every thing of benefit, thus each person is given an identical amount. Another group suggests common equality, which means observing the ability of everyone when distributing work and looking at the needs of every individual when distributing products. Equality in their view is established when the following principle is applied: “From each according to his strength i.e. his ability (meaning by this the work which He performs), and to each according to his need (meaning the distribution of production).” A third group adopts equality in the means of production, since the resources are not sufficient to meet the needs of all individuals, the basis of distribution becomes: “From each according to his strength i.e. his ability, and to each according to his work.” So equality is achieved when each person is facilitated of the means of production the same as others.
Deuxièmement : Les courants de pensée socialistes diffèrent quant à la quantité de propriété privée qui doit être abolie. Un groupe adopte l'abolition complète de la propriété privée, ce qui est le Communisme. Un autre suggère l'abolition de la propriété privée liée aux moyens de production, ce que l'on appelle le capital, c'est-à-dire les usines, les chemins de fer, les mines et autres. Ainsi, ils interdisent la possession de toute marchandise utilisée pour la production. Par conséquent, on ne peut posséder une maison dans le but de la louer, ni une usine, ni une parcelle de terre, mais ils peuvent conserver certains types de biens dans le but de les consommer. Il leur est permis de posséder tout ce qu'ils consomment ; ainsi, par exemple, ils peuvent posséder une maison pour y vivre, ainsi que ce que la terre et les usines produisent, mais pas la terre ou l'usine elle-même. C'est ce qu'on appelle le Socialisme du Capital. Un autre groupe ne préconise pas l'abolition de la propriété privée, sauf celle qui concerne les terres agricoles ; ce sont les Socialistes Agraires (Réformateurs Agraires). Un autre groupe encore affirme que chaque cas dans lequel l'intérêt public appelle la transformation d'une propriété privée en propriété publique doit être étudié. Ils appellent à une propriété privée restreinte dans de nombreux domaines en instaurant des lois sur la limite maximale de l'intérêt et du loyer, une limite minimale pour les salaires, et s'efforcent de donner aux travailleurs une part du capital. C'est ce qu'on appelle le Socialisme d'État.
Secondly: The Socialist schools of thought differ in the quantity of private property which is to be abolished. One group adopts the abolition of private property completely, which is Communism. Another suggests the abolition of private property related to the means of production which is called capital i.e. factories, railways, mines and the like. Thus they prohibit the possession of any commodity which is used for production. Hence, one cannot own a house for the purpose of leasing it, nor a factory, nor a piece of land, but they may keep certain types of property for the purpose of consuming them. It is allowed for them to own everything they consume, so for example they can own a house to live in, and what the land and factories produce but not the land/factory itself. This is called Socialism of Capital. Another group does not advocate the abolition of private property except that which is relevant to agricultural land, these are the Agrarian Socialists (Agrarian Reformers). Yet another group says that every case in which public interest invites the transforming of a private property to public property, has to be studied. They call for restricted ownership of private property in many areas by putting laws for the maximum limit of interest and rent, a minimum limit for wages, and strive to give workers a share in the capital. This is called State Socialism.
Troisièmement : Les courants de pensée socialistes diffèrent en ce qui concerne les moyens qu'ils adoptent pour mettre en œuvre leurs objectifs. Ainsi, le socialisme révolutionnaire (syndicalisme révolutionnaire) repose sur la libération de la force de travail par ce qu'il appelle l'action directe, c'est-à-dire les efforts de la force de travail elle-même, tels que les grèves perturbatrices, le sabotage des machines et la propagation des idées de grève générale parmi les travailleurs. Ils œuvrent à les mobiliser autour de cette idée, jusqu'à ce que vienne le moment où ils seront capables de mettre en œuvre une grève générale, paralysant ainsi l'activité économique, ce qui finirait par entraîner la démolition du système économique actuel. Quant aux socialistes marxistes, ils croient en la loi naturelle de l'évolution de la société et estiment que cela seul est suffisant pour détruire le système actuel, lequel sera alors remplacé par un autre système fondé sur le socialisme.
Thirdly: The Socialist schools of thought differ in respect of the means they adopt to implement their objectives. Thus, revolutionary Socialism (Revolutionary Syndicalism) depends upon liberating the labour force by what it calls direct action i.e. the efforts of the labour force themselves, such as disruptive strikes, sabotage of machinery, and propagating the ideas of a General Strike amongst workers. They work to mobilise them around this idea, until the time comes when they are able to implement a General Strike, thus paralysing economic activity, which would eventually result in the demolition of the present economic system. As for the Marxist Socialists, they believe in the natural law of evolution in society and believe that this alone is sufficient to destroy the current system, which will then be replaced by another system built on Socialism.
Quant aux partisans du socialisme d'État (Gouvernemental), leurs moyens de mettre en œuvre leurs idées passent par la législation. Ainsi, en promulguant des lois, ils garantissent la préservation des intérêts publics et l'amélioration des conditions de la main-d'œuvre. De plus, en prélevant des impôts, notamment des impôts progressifs sur le capital et les successions, ils suggèrent qu'ils combleront l'écart entre les propriétés privées.
As for the advocates of State (Government) Socialism, their means to implement their thoughts is through legislation. So, by issuing canons they warrant the preservation of public interests and improvement in the conditions of the labour force. Additionally, by levying taxes, particularly phased-in taxes on capital and inheritance, they suggest that they will close the gap between private properties.
Quatrièmement : Les courants de pensée socialistes divergent en ce qui concerne la structure nécessaire pour administrer les projets au sein du système socialiste. Par exemple, les socialistes de capitaux souhaitent confier l'organisation de la production et de la distribution au gouvernement (l'État), tandis que les syndicalistes veulent confier la gestion à des groupes de travail organisés, dirigés par leurs chefs (le socialisme corporatiste).
Fourthly: The Socialist schools of thought differ with respect to the structure which is needed to administer the projects in the Socialist system. For example the Capital Socialists want to assign the organisation of production and distribution to the government (State), while the Syndicalists want to confer management to organised groups of labour, headed by their chiefs (Guild Socialism).
Les théories les plus célèbres et les plus influentes parmi les théories socialistes sont celles de l'Allemand, Karl Marx. Ses théories ont dominé le monde socialiste, et c'est sur elles que le Parti Communiste et l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) en Russie ont été établis. Ses théories continuent d'avoir un grand impact jusqu'à aujourd'hui.
The most famous and influential among Socialist theories are those of the German, Karl Marx. His theories have dominated the Socialist world, and upon them the Communist Party and the Union of Soviet Socialist Republics (USSR) in Russia were established. His theories continue to have a great impact until today.
L'une des théories les plus connues de Karl Marx est la théorie de la valeur, qu'il a empruntée aux penseurs du Capitalisme et sur laquelle il a attaqué le Capitalisme. Adam Smith, qui est considéré comme le chef de file de l'École de pensée libérale en Angleterre et est vu comme la personne ayant posé les bases de l'économie politique, c'est-à-dire le système économique capitaliste, a défini la valeur en disant : « La valeur de toute marchandise dépend de l'ampleur (quantité) de l'effort consacré à sa production. » Ainsi, la valeur de la marchandise dont la production nécessite deux heures vaut le double de la valeur de la marchandise dont la production ne nécessite qu'une heure. Ricardo, qui est venu après Adam Smith, a expliqué sa théorie du travail lorsqu'il a défini la valeur en disant : « Ce qui détermine la valeur de la marchandise n'est pas seulement la quantité de travail consacrée directement à sa production, mais aussi le travail consacré par le passé à la production des outils et des machines utilisés dans le processus de production. » Cela signifie que Ricardo croyait que la valeur de la marchandise dépendait des dépenses engagées pendant la production. Il a rattaché ces dépenses à un seul élément, qui est le travail.
One of the best known theories of Karl Marx is the theory of value, which He took from the thinkers of Capitalism, and upon which He attacked Capitalism. Adam Smith, who is considered the leader of the Liberal School of Thought in England and is viewed as the person who put the basis of the political economy i.e. the Capitalist economic system, defined value by saying: ‘The value of any commodity depends on the magnitude (quantity) of effort spent in its production.’ So the value of the commodity whose production needs two hours is worth twice the value of the commodity whose production needs only one hour. Ricardo who came after Adam Smith, explained his theory of work, when He defined value, saying: ‘What determines the value of the commodity is not only the quantity of work spent directly in its production, but also the work spent in the past, in producing the tools and machines used in the production process as well.’ This means that Ricardo believed that the value of the commodity depends on the expenses incurred during production. He referred these expenses to one element, which is the work.
Après cela, Karl Marx utilisa la théorie de la valeur de Ricardo dans Capitalism comme une arme pour attaquer le concept de propriété privée et le Capitalisme dans son ensemble. Il affirma que la seule source de valeur est le travail consacré à la production d'une marchandise, et que le financier capitaliste achète l'énergie d'un travailleur avec un salaire qui ne dépasse pas la limite nécessaire pour le maintenir en vie et capable de continuer à travailler. Le financier exploite ensuite l'énergie du travailleur en le faisant produire des marchandises, dont la valeur excède largement celle qui est payée au travailleur. Karl Marx appela la différence entre ce que le travailleur produit et ce qui lui est réellement payé la « plus-value ». Il détermina que cette valeur représente ce que les propriétaires fonciers et les hommes d'affaires usurpent des droits du travailleur, au nom du revenu, du profit ou du taux de rendement du capital, une question qu'il ne reconnaissait pas comme étant valide.
After this, Karl Marx used Ricardo’s theory of value in Capitalism as a weapon to attack the concept of private property and Capitalism as a whole. He said that the only source of value is the work spent in a commodity’s production, and that the Capitalist financier buys the energy of a worker with a wage that does not exceed the limit necessary to keep Him alive and able to continue working. The financier then exploits the energy of the worker by making Him produce commodities, whose value greatly exceed that which is paid to the worker. Karl Marx called the difference between what the worker produces and what He is actually paid, the ‘surplus value’. He determined that this value represents what the landlords and the business people usurp from the worker’s rights, in the name of revenue, profit or rate of return on capital, a matter which He did not acknowledge as valid.
Karl Marx était d'avis que les écoles socialistes qui l'avaient précédé avaient envisagé que le succès de leurs idées dépendrait de la nature inhérente de l'être humain dans son amour pour la justice et son soutien aux opprimés. Ces écoles avaient pour habitude d'adopter de nouvelles méthodes en lesquelles elles croyaient pour leur application à la société, et elles présentaient ces idées aux gouvernants, aux hommes d'affaires et aux personnes éclairées, les exhortant à mettre en œuvre leurs idées. Karl Marx, cependant, n'a pas fondé son école de pensée sur cette idée et n'a pas suivi cette approche. Il a fondé son école de pensée sur la base d'une doctrine philosophique connue sous le nom de Théorie de l'Évolution Historique, que l'on appelle la Théorie Dialectique. Il a conçu l'établissement du nouveau système dans la société à travers le fonctionnement opérationnel des lois économiques, et comme résultat de la loi de l'évolution dans la société, sans l'intervention d'un gestionnaire, d'un législateur ou d'un réformateur. Karl Marx a appelé ce type de socialisme le « Socialisme Scientifique », afin de le différencier des méthodes socialistes qui l'avaient précédé et qui étaient appelées « Socialisme Utopique ». La théorie socialiste de Karl Marx se résume comme suit :
Karl Marx was of the opinion that the Socialist schools which came before Him had envisioned the success of their ideas to be dependent upon the inherent nature of the human being in his love for justice and support for the oppressed. These schools used to adopt new methods which they believed in, for their application upon society, and they presented these ideas to the governors, business people, and the enlightened people, urging them to implement their ideas. Karl Marx however, did not build his school of thought on this idea nor did He follow this approach. He built his school of thought on the basis of a philosophical doctrine known as the Theory of Historical Evolution, which is referred to as the Dialectic Theory. He conceived the establishment of the new system in society through the functional operation of the economic laws, and as a result of the law of evolution in society, without the intervention of a manager, a lawmaker, or a reformer. Karl Marx called this type of Socialism ‘Scientific Socialism’, to differentiate it from the Socialist methods that came before it and which were called ‘Utopian Socialism’. The Socialist theory of Karl Marx is summarised as follows:
Le système de la société à n'importe quelle époque est le résultat de la situation économique. Les transformations qui affectent ce système découlent toutes d'une lutte des classes visant à améliorer leur situation matérielle. L'histoire nous enseigne que cette lutte se termine par la victoire de la classe la plus nombreuse et la plus démunie sur la classe plus riche qui est moins nombreuse. Il a appelé cela la loi de l'évolution sociale. Elle s'applique aussi bien au futur qu'au passé. Ainsi, dans les époques précédentes, cette lutte existait entre les hommes libres et les esclaves, puis entre les nobles et les sujets, puis plus tard entre les nobles et les serfs (paysans), et entre les dirigeants et les chefs dans l'ordre des sectes. Cette lutte s'est toujours terminée par la victoire de la classe opprimée, qui était plus nombreuse, sur la classe oppresseuse, qui était moins nombreuse. Mais après sa victoire, la classe opprimée est devenue une classe oppresseuse conservatrice. Depuis la révolution française, cette lutte existe entre la classe moyenne (la Bourgeoisie) et la classe ouvrière. La première classe est devenue la maîtresse des projets économiques, la propriétaire du capital, et est devenue conservatrice. Face à elle se trouvait la classe ouvrière qui ne possédait rien du capital, mais qui était beaucoup plus nombreuse. Par conséquent, cette situation a conduit à un conflit d'intérêts entre les deux classes, dont l'origine était fondée sur des raisons économiques. Le mode de production actuel ne se conforme pas au système de propriété. La production n'est plus individualiste, c'est-à-dire effectuée par la personne seule, comme c'était le cas dans les époques passées, mais elle est devenue associative, c'est-à-dire conduite par des individus ensemble. En même temps, cependant, le système de propriété n'a pas changé. Ainsi, la propriété individuelle continue et demeure la base du système dans la société actuelle. En conséquence, la classe ouvrière, qui participe à la production, n'a aucune part de la propriété du capital et demeure à la merci des Capitalistes (les propriétaires du capital), qui ne participent pas eux-mêmes à la production. Les Capitalistes exploitent la force de travail en ne lui versant que des salaires de subsistance, et les travailleurs sont contraints de les accepter puisqu'ils n'ont que leurs efforts pour subvenir à leurs besoins. La différence entre la valeur du produit et le salaire du travail, que Marx appelle la plus-value, constitue le profit que le Capitaliste monopolise, alors que la justice suppose qu'elle devrait être la part des travailleurs.
The system of the society in any age is a result of the economic situation. The transformations which affect this system all come as a result of a class struggle to improve their material situation. History tells us that this struggle ends with the victory of the class which is greater in number and worse in condition, over the wealthier class which is fewer in number. He called this the law of social evolution. It applies to the future as well as the past. So, in previous ages this struggle existed between the freemen and the slaves, then between the nobles and the subjects, then later on between the nobles and the serfs (peasants), and between the leaders and chiefs in the order of sects. This struggle always ended with the victory of the oppressed class, which was greater in number, over the oppressor class, which was smaller in number. But after its victory the oppressed class turned to become a conservative oppressor class. Since the French revolution this struggle existed between the middle class (Bourgeoisie) and the working class. The first class became the masters of the economic projects, the owners of the capital, and became conservative. Facing it was the working class which owned nothing of the capital, but was much greater in number. Consequently, this situation led to a conflict of interest between the two classes, the origin of which was based on economic reasons. The production fashion today, does not conform to the system of ownership. Production no longer remains individualistic i.e. being performed by the person alone, as it was in past ages, but rather has become associative i.e. conducted by individuals together. At the same time however, the system of ownership has not changed. So individual ownership continues and is still the basis of the system in current society. As a result of this the working class, which participates in production, does not have a share in the ownership of the capital, and remains under the mercy of the Capitalists (the owners of the capital), who do not by themselves participate in production. The Capitalists exploit the labour force, paying it only subsistence wages, and the workers are compelled to accept it since they have nothing but their efforts to sustain themselves. The difference between the value of the product and the labour wage, which Marx calls the surplus value, constitutes the profit which the Capitalist monopolises, while justice assumes it should be the share of the workers.
Ainsi, le conflit se poursuivrait entre ces deux classes jusqu'à ce que le système de propriété soit conforme au système de production, c'est-à-dire lorsque la propriété deviendra socialiste ou collective. Cette lutte prendra fin par la victoire de la classe ouvrière selon la loi de l'évolution en société, puisqu'il s'agit de la classe opprimée et qu'elle est plus nombreuse.
So the conflict would continue between these two classes until the system of ownership conforms with the system of production i.e. when ownership becomes Socialist or collective. This struggle will end with the victory of the working class according to the law of evolution in society, since it is the oppressed class and is greater in number.
Concernant la manière dont la classe ouvrière réussira, et les raisons de son succès, cela repose sur la loi de l'évolution en société. Le système actuel de la vie économique porte en lui les germes de la communauté à venir, et ce système actuel disparaîtra en raison des effets des lois économiques auxquelles il est soumis. Il fut un temps où la classe moyenne a conquis les nobles et a joué un rôle important dans la vie économique, puisqu'elle est devenue la propriétaire du capital. Cependant, comme l'argument le veut, son rôle est terminé, et le moment est venu pour elle de céder sa position à la classe ouvrière. Ce qui l'y oblige est la loi de la concentration et le processus de la libre concurrence. Par l'effet de la loi de la concentration, le nombre de Capitalistes (propriétaires du capital) diminue, et le nombre de la classe ouvrière augmente. À travers les effets de la libre concurrence, la production dépasse toute limite, et la quantité de production excède ce que les consommateurs de la classe ouvrière peuvent acheter avec leur bas niveau de salaire. Cela conduit à une crise faisant que certains propriétaires perdent leur capital et entrent sur le marché du travail. À mesure que le système progresse, l'intensité des crises augmente, l'intervalle entre leurs occurrences se réduit, et le nombre de Capitalistes diminue progressivement. Alors, il ne tardera pas qu'une crise plus grande que toutes les crises précédentes survienne, d'une ampleur telle qu'elle démolit les piliers du système économique Capitaliste, le système du Socialisme devant alors s'établir sur les ruines Capitalistes. Marx concevait l'émergence du Communisme comme la dernière étape de l'évolution historique, car il démolit la propriété privée, et par conséquent, il n'existe plus de raison pour le conflit des classes en société, en raison de l'absence de différences entre elles.
Regarding the manner in which the working class will succeed, and the reasons for its success, this is based on the law of evolution in society. The current system of economic life bears within itself the seeds of the forthcoming community, and this current system will vanish due to the effects of the economic laws to which it is subjected. There was a time when the middle class conquered the nobles and played an important role in economic life, since it became the owner of the capital. However, as the argument goes, its role has ended, and the time has come for it to relinquish its position to the working class.What obliges it to do so is the law of concentration and process of free competition. By the effect of the law of concentration the number of Capitalists (owners of the capital) diminishes, and the number of the working class increases. Through the effects of free competition, production surpasses every limit, and the quantity of production exceeds that which the consumers of the working class can buy with their low level of wage. This leads to a crisis causing some of the owners to lose their capital and enter the labour market. As the system progresses the intensity of crises increases, the gap between their occurrences closes, and the number of Capitalists decreases gradually. Then it is not long before a crisis greater than all the preceding crises occurs, of such major proportions that it demolishes the pillars of the Capitalist economic system, with the system of Socialism to be then established upon the Capitalist ruins. Marx conceived the emergence of Communism to be the last stage in the historical evolution, because it demolishes private property, and hence no more reason exists for the conflict of the classes in society, due to the absence of differences between them.
Karl Marx a illustré que la loi de concentration faisait partie de l'économie capitaliste. En résumé, il y a une migration du travail et du capital de certains projets vers d'autres, de sorte que certains augmentent tandis que d'autres diminuent. Tous ces scénarios montrent l'occurrence de la concentration dans la production. Si l'on étudiait le nombre de projets dans une branche de la production industrielle, comme les usines de chocolat par exemple, on constaterait que le nombre de projets a diminué progressivement, au fil du temps, tandis que le nombre moyen de la main-d'œuvre de production a augmenté dans chaque projet. C'est une preuve que la concentration s'est produite dans cette branche de production, puisque la production de plus grande taille remplace la production plus petite. Ainsi, si le nombre d'usines était, par exemple, de dix, elles deviendraient avec le temps quatre ou cinq grandes usines, et le reste disparaîtrait.
Karl Marx illustrated that the law of concentration was a part of the Capitalist economy. In summary, there is a migration of work and capital from some projects to others, so that some increase while others decrease. All these are scenarios which show the occurrence of concentration in production. If one investigated the number of projects in one branch of industrial production, such as chocolate factories for example, one would find that the number of projects had diminished gradually, over time, while the average number of the production work force increased in every project. This is an evidence that concentration occurred in this branch of production, since the greater sized production replaces the smaller production. So if the number of factories were for example, ten, they will in time become four or five large factories, and the rest will disappear.
La détermination de la libre concurrence par Marx signifiait le principe de la liberté de travailler, ce qui signifie que chaque personne a le droit de produire ce qu'elle veut de la manière qu'elle veut.
Marx’s determination of free competition meant the principle of the freedom to work, which means that every person has the right to produce whatever He likes in the way He likes.
Les crises économiques, selon Marx, s'appliquent à tout bouleversement soudain qui affecte l'équilibre économique. La crise spécifique inclut tous les types de crises qui frappent une branche de production particulière, en raison du déséquilibre entre la production et la consommation. Cet incident survient soit en raison d'une surproduction ou d'une sous-production, soit en raison d'une surconsommation ou d'une sous-consommation.
The economic crises, according to Marx, apply to every sudden disturbance that affects the economic equilibrium. The specific crisis includes all the kinds of crises which befall a particular branch of production, due to the imbalance between production and consumption. This incident occurs either due to overproduction or underproduction, or due to over-consumption or under-consumption.
Quant à la crise majeure récurrente (périodique), elle apparaît sous la forme de convulsions violentes qui ébranlent les piliers de l'ensemble du système économique, et devient le point de séparation entre la période de boom économique et la période de dépression économique. Les périodes de boom varient entre trois et cinq ans de durée, tout comme les périodes de dépression. Les crises majeures récurrentes possèdent des caractéristiques spéciales qui les distinguent. Ces caractéristiques relèvent de trois qualités principales, à savoir : Premièrement, la qualité de généralisation. Cela signifie que dans un pays, la crise frappe tous les aspects de la prospérité économique, ou du moins la plupart d'entre eux. Cette crise générale apparaît d'abord dans un pays où elle domine, puis se propage à d'autres pays industriels de premier plan qui étaient liés entre eux par certaines relations permanentes. La deuxième qualité est qu'elle est récurrente. Cela signifie que la crise survient lors de périodes répétitives et cycliques. La période qui sépare une crise d'une autre fluctue entre sept et onze ans. Sa survenance n'est pas fixée à un temps précis bien qu'elle soit récurrente. La troisième qualité est celle de la surproduction, de sorte que les propriétaires de grands projets sont confrontés à de grandes difficultés pour écouler leurs produits, si bien que l'offre excède la demande pour de nombreux produits, menant ainsi à la crise.
As for the recurrent (periodic) major crisis, it appears in the form of violent convulsions which shake the pillars of the whole economic system, and becomes the point of separation between the period of economic boom and the period of economic depression. The periods of boom vary between three to five years in length, as do the periods of depression. Recurrent, major crises have special characteristics which distinguish them. These characteristics fall under three main qualities, which are: Firstly, the quality of generalisation. This means that in one country, the crisis hits all aspects of economic prosperity, or at least most of them. This general crisis appears at first in one country where it dominates, and then spreads to other leading industrial countries which were linked together by some permanent relations. The second quality is that it is recurrent. This means that the crisis occurs in repetitive and cyclical periods. The period which separates between one crisis and another fluctuates between seven and eleven years. Its occurrence is not over a fixed time although it is recurrent. The third quality is that of excessive production, such that the owners of the large projects face great difficulty in disposing of their products, so the supply exceeds demand for many products leading to the crisis.
Karl Marx considérait que ces crises majeures contraignent certaines personnes à perdre leur capital, de sorte que le nombre de propriétaires diminue et le nombre de travailleurs augmente. Ces occurrences sont ce qui mènera finalement à la crise majeure dans la société qui démolit l'ancien système.
Karl Marx considered that these major crises force some people to lose their capital, so the number of owners diminishes and the number of workers increases. These occurrences are what will lead finally to the major crisis in the society which demolishes the old system.
Ceci est un résumé du socialisme, incluant le communisme comme l'une de ses formes. D'après ce résumé, il apparaît que les écoles de pensée socialistes, y compris les communistes, s'efforcent d'atteindre une véritable égalité entre les individus ; soit l'égalité dans les bénéfices, l'égalité dans les moyens de production, ou l'égalité absolue. Toute forme d'une telle égalité est impossible à atteindre, et ce n'est rien d'autre qu'une supposition hypothétique. C'est impraticable et donc impossible. Cela est dû au fait que l'égalité en soi est irréelle, et donc impraticable. Les êtres humains, par la nature même avec laquelle ils ont été créés, varient dans leurs capacités physiques et mentales, et ils varient dans la satisfaction de leurs besoins. Ainsi, l'égalité entre eux ne peut être atteinte. Même si l'on distribuait par la force des parts égales de marchandises et de services parmi les gens, il leur serait impossible d'être égaux dans l'utilisation de cette richesse pour la production ou la consommation. Et il leur serait impossible d'être égaux en termes de quantité nécessaire pour satisfaire leurs besoins respectifs. Par conséquent, l'égalité entre eux est une préoccupation spéculative et hypothétique.
This is a summary of Socialism including Communism as one of its forms. From this summary it appears that the Socialist schools of thought including the Communists, strive to achieve real equality amongst the individuals; either equality in benefits, equality in the means of production, or absolute equality. Any kind of such equality is impossible to achieve, and it is nothing but a hypothetical assumption. It is impractical and therefore impossible. This is because equality in itself is unreal, and thus impractical. People by the very nature with which they were created vary in their physical and mental capabilities, and they vary in the satisfaction of their needs. So equality amongst them cannot be achieved. Even if one distributed equal shares of commodities and services among the people by force, it would be impossible for them to be equal in using this wealth in production or utilisation. And it would be impossible for them to be equal in terms of the quantity they need to satisfy their respective needs. Therefore, equality between them is a speculative and hypothetical concern.
De plus, l'égalité en soi entre les individus, alors qu'ils diffèrent par leur force ou leur puissance, est considérée comme étant loin de la justice que les socialistes prétendent vouloir atteindre. La disparité entre les personnes en termes de propriété et de moyens de production est inévitable et tout à fait normale. Toute tentative d'atteindre l'égalité est vouée à l'échec, car elle contredit la disparité naturelle existante parmi les êtres humains.
Moreover, equality by itself amongst people, while they are different in strength/power, is considered far from the justice which the Socialists claim they try to achieve. The disparity between people in terms of ownership, and in the means of production, is inevitable and quite normal. Every attempt at achieving equality is destined for failure as it contradicts with the natural disparity existent amongst human beings.
Concernant l'abolition complète de la propriété privée, cela contredit la nature de l'homme, car la propriété est une manifestation de l'instinct de survie, lequel existe certainement chez l'homme. Étant naturel en lui, faisant partie de lui et étant une manifestation de son énergie naturelle, il est impossible de l'éliminer puisqu'il est instinctif. Tout ce qui est instinctif chez l'homme ne peut être éliminé de lui tant qu'il est en vie. Toute tentative d'abolir la propriété privée n'est rien d'autre qu'une suppression des instincts naturels des êtres humains, et ne peut mener qu'à l'anxiété. Par conséquent, il est naturel d'organiser cet instinct plutôt que d'essayer de l'éliminer.
Regarding the complete abolition of private property, this contradicts with man’s nature, because ownership is a manifestation of the survival instinct, which is definitely existent in man. Being natural in him, a part of him, and a manifestation of his natural energy, it is impossible to be eliminated since it is instinctive. Anything that is instinctive in man cannot be eliminated from Him as long as He is alive. Any attempt to abolish private property is nothing but a suppression of the human beings natural instincts, and can only lead to anxiety. Therefore, it is natural to organise this instinct rather than trying to eliminate it.
En ce qui concerne l'abolition partielle de la propriété, celle-ci doit être étudiée. Si ce que l'on entend par là est de plafonner la quantité de biens pouvant être possédés, il s'agirait alors d'une limitation en quantité, ce qui est erroné, car cela limite l'activité de l'homme, entrave ses efforts et réduit sa production. En empêchant les gens de posséder ce qui dépasse un certain niveau, on les arrête effectivement à cette limite, interrompant ainsi les individus dans leurs activités et privant par conséquent la communauté des bénéfices tirés des activités de ces individus.
With regard to the partial abolition of ownership, it has to be studied. If what is meant by this is to put a ceiling on the magnitude of commodities that can be owned, then this would be a limitation in quantity, which is wrong, since it limits the activity of man, obstructs his efforts, and reduces his production. By preventing people from owning that which exceeds a certain level, this effectively stops them at that limit, interrupting the individuals from their activities, and thereby depriving the community from benefitting from the activities of these individuals.
Cependant, si la propriété des marchandises et des services est restreinte d'une certaine manière sans restriction quant à la quantité possédée, cela serait acceptable, car cela n'entrave pas l'activité de l'homme. Cette approche organise la propriété des biens entre les individus et les encourage à déployer plus d'efforts et à accroître leur activité.
However, if ownership of commodities and services is restricted to a certain manner without restriction in the quantity owned, this would be acceptable, as it does not obstruct the activity of man. This approach organises the ownership of property among individuals, and encourages them to expend more effort and increase activity.
Si l'abolition partielle de la propriété signifie que l'individu est empêché de posséder certains biens, tandis que d'autres peuvent être possédés sans aucune limite de quantité, cela doit être examiné. Si la nature bénéfique de ces biens ne peut être jouie par l'individu seul, sans priver le public de ce bien, il est alors naturel d'empêcher l'individu de posséder ce bien individuellement ; tels que les routes publiques, les places de ville, les rivières, les mers, et les choses similaires. La restriction est décidée par la nature du bien. Il n'y a donc rien de mal à interdire la propriété individuelle de ces biens qui présentent un bénéfice associatif, car cette propriété a été déterminée par la nature même du bien.
If the partial abolition of ownership means that the individual is prevented from owning certain properties, whilst other properties can be owned without any limit over the quantity, this has to be examined. If the beneficial nature of these properties cannot be enjoyed by the individual alone, except by depriving the public of that property, then it is natural to prevent the individual from owning that property individually; such as public roads, town squares, rivers, seas, and the like. The restriction is decided by the nature of the property. There is, therefore, nothing wrong in banning the individual ownership of those properties which are of associative benefit, because this ownership was determined by the nature of the property itself.
Si la nature du bien ne nécessite pas l'interdiction de la propriété individuelle, une analyse plus approfondie doit néanmoins être menée ; si le bien peut être inclus dans le premier type, c'est-à-dire les biens dont la propriété individuelle priverait la communauté, tels que l'eau et les ressources minérales, alors il n'y a rien d'incorrect à interdire leur propriété individuelle. La question qui fait que ce type de bien est inclus dans le premier type est que, par sa nature, s'il était détenu individuellement, il priverait la communauté de celui-ci. Cependant, si la possession du bien ne prive pas la communauté de celui-ci, alors il ne devrait y avoir aucune restriction sur sa propriété. Agir autrement reviendrait à limiter injustement la propriété sans raison. Cela reviendrait à limiter la propriété par quantité, ce qui ne ferait que restreindre les activités de l'homme, interrompre ses efforts, réduire sa production et l'empêcher de travailler lorsqu'il atteint la limite de propriété fixée.
If the nature of the property does not require prohibition of individual ownership, further analysis should still be conducted; if the property can be included under the first type i.e. properties whose individual ownership would deprive the community, such as water and mineral resources, then there is nothing wrong in banning their individual ownership. The issue which makes this type of property included under the first type is that by its nature if it was owned individually it would deprive the community of it. However, if owning the property does not deprive the community of it, then there should be no restriction on its ownership. To do so would unfairly limit ownership for no reason. This would be like limiting the ownership by quantity which will only result in restricting man’s activities, interrupting his efforts, reducing his production, and stopping Him from work when He reaches the set limit of ownership.
L'abolition partielle de la propriété dans le socialisme est une limitation de la propriété par la quantité, plutôt que par les modes et les moyens de propriété. Elle empêche la propriété de certains biens qui, par leur nature et par la nature de leur origine, devraient être possédés individuellement. Le socialisme limite soit l'importance de la propriété, comme la limitation de la propriété des terres jusqu'à une certaine superficie, soit il limite la propriété de certains biens tels que les moyens de production. Beaucoup de ces biens pourraient, par leur nature, être possédés par des individus. Les restrictions de propriété de ce type de biens restreignent l'activité, que la restriction ait été préspécifiée par la loi, comme l'interdiction de l'héritage, de la propriété de mines, de chemins de fer ou d'usines ; ou qu'elle ait été laissée à l'État pour décider, au cas par cas, d'empêcher la possession partout où l'intérêt public l'exige. Tout cela est une restriction de l'activité des individus, car ces biens peuvent, par leur nature même, être possédés par des individus.
The partial abolition of ownership in Socialism is a limitation of ownership by quantity, rather than by the ways and means of ownership. It prevents ownership of some properties, which by their nature and by the nature of their origin should be individually owned. Socialism either limits ownership in magnitude, such as limiting ownership of land up to a certain area, or it limits ownership of certain properties such as the means of production. Many of these properties, by their nature, could be owned by individuals. Ownership restrictions of this type of property restricts activity whether the restriction was pre-specified by the law, such as preventing inheritance, ownership of mines, railways, or factories; or if it were left to the State to decide, on a case by case basis, to prevent possession wherever public interest requires it to do so. All this is restriction of the activity of individuals, for these properties by their very nature can be owned by individuals.
L'organisation de la production et de la distribution par les hommes ne peut (et ne doit pas) être réalisée en incitant aux troubles et à l'anxiété parmi les gens, ou en attisant la haine entre eux. Cela ne peut mener qu'à l'anarchie, plutôt qu'à l'organisation. De plus, l'organisation de la production au sein de la communauté ne peut être réalisée naturellement en faisant ressentir à la classe ouvrière l'oppression des hommes d'affaires, car ces derniers pourraient être assez intelligents et ingénieux pour satisfaire les besoins de la main-d'œuvre, comme c'est le cas pour les ouvriers d'usine aux United States. Ainsi, la classe ouvrière ne ressent pas l'oppression en termes d'exploitation des fruits de ses efforts. De cette manière, l'évolution qui organiserait mieux la production et la distribution n'aurait pas lieu. Cette organisation devrait passer par des lois et des solutions appropriées qui sont bâties sur une base définie traitant de la nature réelle des problèmes. Le socialisme repose sur l'organisation de la production et de la distribution, que ce soit en incitant aux tensions et aux troubles parmi la classe ouvrière, ou par la loi naturelle de l'évolution en société, ou encore par une législation et des canons humains (Wadh’iya) qui ne émanent pas d'une base ou d'un credo défini. Par conséquent, cette organisation est fausse dès sa base.
The organisation of production and distribution through people cannot (and should not) be achieved by inciting disturbances and anxiety amongst people, or by inciting hatred between them. This can only lead to anarchy, rather than organisation. Furthermore, the organisation of production in the community cannot be achieved naturally by making the working class feel the oppression of business people, since the business people could be smart and ingenious enough to satisfy the needs of the labour force, as is the case with the factory workers in the United States. So the working class do not feel the oppression in terms of having the fruits of their efforts exploited. In this way the evolution which would better organise production and distribution would not occur. This organisation should come through proper laws and solutions which are built on a definite basis that deals with the real nature of the problems. Socialism relies on organising the production and distribution, whether by inciting tension and disturbances amongst the working class, or by the natural law of evolution in society, or through manmade (Wadh’iya) legislation and canons that do not emanate from a definite basis or creed. Therefore this organisation is false from its basis.
Ceci expose les sophismes du socialisme. En ce qui concerne spécifiquement le socialisme de Karl Marx, son sophisme apparaît sous trois aspects :
This outlines the fallacies of Socialism. With regard specifically to the Socialism of Karl Marx, its fallacy appears in three aspects:
Premièrement : son opinion sur la théorie de la valeur est erronée et contredit la réalité. Cette opinion, affirmant que la seule source de la valeur de la marchandise est le travail consacré à sa production, contredit la réalité puisque le travail consacré n'est qu'une source, mais non l'unique source de sa valeur. Il existe d'autres éléments, en plus du travail, qui entrent dans la valeur de la marchandise. Il y a la matière première sur laquelle le travail a été effectué, ou encore la demande pour l'utilité de la marchandise. La matière première peut contenir une utilité qui excède le travail consacré à son obtention, comme dans la chasse par exemple. L'utilité de la marchandise peut ne faire l'objet d'aucune demande sur le marché, et être interdite à l'exportation, comme le vin pour les Musulmans. Ainsi, considérer le travail comme l'unique source de valeur est incorrect, et ne correspond pas à la réalité de la marchandise telle qu'elle est.
Firstly: His opinion on the theory of value is erroneous and disagrees with reality. The opinion, stating that the only source for the value of the commodity is the work spent in its production, disagrees with reality since the spent work is only one but not the only source of its value. There are other elements, besides the work, that enter in the value of the commodity. There is the raw material upon which the work was carried out, or the demand for the benefit of the commodity as well. The raw material could contain a benefit that exceeds the work spent in its procurement such as in hunting for example. The benefit of the commodity could have no demand in the market, and be forbidden for export, such as wine for Muslims. So putting work as the only source of value is incorrect, and does not conform to the reality of the commodity as it is.
Deuxièmement : son opinion soutient que l'ordre social existant à n'importe quel moment est le produit de la situation économique, et que les diverses transformations qui affectent ce système sont toutes dues à une seule raison, qui est la lutte des classes pour l'objectif d'améliorer leur situation matérielle. Cette opinion est erronée, sans fondement, et bâtie sur une supposition douteuse et hypothétique. La raison de son erreur et de son désaccord avec la réalité est évidente à travers les événements historiques et la situation actuelle. Nous voyons que la transformation de la Russie en socialisme ne s'est pas produite en raison d'une évolution matérialiste, ni en raison d'une lutte des classes qui aurait mené au changement du système. Au contraire, un groupe a pris le pouvoir par une révolution sanglante, a commencé à appliquer ses idées sur le peuple, et a changé le système. Il en est allé de même en Chine socialiste. L'application du socialisme en Allemagne de l'Est plutôt qu'en Allemagne de l'Ouest, et en Europe de l'Est plutôt qu'en Europe de l'Ouest, ne s'est pas produite à la suite d'une quelconque lutte des classes. Elle s'est plutôt produite par la conquête de ces pays par un État socialiste qui a imposé son système aux nations conquises. Il en est allé de même avec les États capitalistes, avec l'État islamique, et avec tout autre système. De plus, les pays dont cette loi prédisait qu'ils changeraient de système par la lutte des classes, à savoir l'Allemagne, l'Angleterre et les États-Unis, sont tous des pays capitalistes où les propriétaires de capitaux et les travailleurs sont nombreux. Ils n'étaient pas la Russie tsariste ou la Chine, qui étaient agricoles plutôt qu'industrielles, et où le nombre de propriétaires de capitaux et de travailleurs était bien moindre en comparaison avec l'Occident. Malgré la présence écrasante de ces deux classes en Europe de l'Ouest et aux États-Unis, ils n'ont pas été convertis au socialisme, et ils appliquent tous encore le capitalisme jusqu'à ce jour. La présence de ces deux classes (c'est-à-dire les propriétaires de capitaux et les travailleurs) n'a eu aucun effet sur leur système. Cela seul suffit à réfuter cette théorie dès sa base.
Secondly: His opinion states that the social order existing at any time, is a product of the economic situation, and that the various transformations which befall this system are all due to one reason, which is the struggle of the classes for the objective of improving their material situation. This opinion is erroneous, baseless, and built upon a doubtful and hypothetical assumption. The reason for its error and disagreement with reality is obvious from historical events and the current situation.We see that the transformation of Russia into Socialism did not occur due to a materialistic evolution, nor due to a class struggle that led to the change of the system. Rather, a group took over through a bloody revolution, and started to apply its thoughts upon the people, and changed the system. The same happened in Socialist China. The application of Socialism in East Germany rather than West Germany, and Eastern Europe rather than Western Europe did not occur as a result of any class struggle. Rather it occurred through the conquering of these countries by a Socialist State which imposed its system upon the conquered nations. The same occurred with the Capitalist states, with the Islamic State, and with any other system. Furthermore, the countries which this law predicted would change their system through class struggle, namely Germany, England, and the United states, are all Capitalist countries where the owners of capital and workers are many. They were not Czarist Russia or China, which were agricultural rather than industrial, and where the number of owners of capital and workers were much fewer in comparison to the West. Despite the overwhelming presence of the two classes in Western Europe and the United states, they were not converted to Socialism, and they all still apply Capitalism till this day. The presence of these two classes (i.e.capital owners and workers) did not have any effect on their system. This alone is enough to refute this theory from its basis.
La troisième apparition de l'erreur dans la théorie de Karl Marx apparaît dans ce qu'il a dit concernant la loi de l'évolution sociale, à savoir que le système de la vie économique est destiné à l'extinction par l'effet des lois économiques qui le contrôlent, et que la classe moyenne qui a remporté la bataille contre la classe des nobles, c'est-à-dire les propriétaires du capital, finira par céder sa place à la classe ouvrière en raison de la loi de concentration. La théorie de Karl Marx concernant la concentration de la production, sur laquelle il fonde l'augmentation du nombre de travailleurs et la diminution du nombre de propriétaires de capital, est fausse. Cette théorie est fausse car il existe une limite que la concentration de la production ne peut franchir. Elle atteint donc une certaine limite et s'arrête, et ne sera donc plus un catalyseur dans l'évolution imaginée par Marx. De plus, la concentration de la production n'existe pas du tout dans l'une des principales branches de la production, à savoir l'agriculture. Comment la loi de l'évolution peut-elle alors se produire dans la société ? Par ailleurs, Karl Marx affirme que la concentration de la production est suivie par la concentration de la richesse (des ressources), ce qui entraîne une réduction du nombre de financiers et une augmentation du nombre de travailleurs qui ne possèdent rien. Ce point de vue est erroné, puisque la concentration de la production pourrait entraîner une augmentation du nombre de propriétaires de capital, et pourrait conduire la classe ouvrière à devenir détentrice de capital. Les grands projets, qui sont menés par les grandes corporations, ont généralement des actionnaires issus de la classe ouvrière, ce qui est un exemple qui réfute cette théorie. De plus, beaucoup de membres de la classe ouvrière dans les usines ont des salaires élevés, tels que les ingénieurs, les chimistes et les gestionnaires, étant ainsi capables d'épargner une grande partie de leurs salaires et de devenir eux-mêmes investisseurs, sans avoir besoin d'établir des projets indépendants. Par conséquent, ce que Karl Marx a avancé concernant les travailleurs et l'évolution ne s'applique pas à eux.
The third appearance of error in Karl Marx’s theory appears in what He said about the law of social evolution, that the system of economic life is destined for extinction by the effect of the economic laws which control it, and that the middle class which won the battle against the class of the nobles i.e. the owners of the capital will ultimately evacuate their place for the labour class, due to the law of concentration. The theory of Karl Marx concerning concentration of production, on which He builds the increase in the number of the workers and the decrease in the number of the owners of capital, is false. This theory is false because there is a limit which concentration of production cannot overstep. So it arrives at a certain limit and stops and thus will no longer be a catalyst in the evolution imagined by Marx. Moreover, concentration of production does not exist at all in one of the main branches of production, namely agriculture. How then can the law of evolution occur in society? Besides, Karl Marx asserts that concentration of production is followed by concentration of wealth (resources), which results in a reduction in the number of financiers, and an increase in the number of workers, who own nothing. This view is erroneous, since the concentration of production could result in an increase in the number of capital owners, and could result in the working class becoming capital holders. The major projects, which are conducted by the large Corporations, usually have shareholders from the working class, which is an example that refutes this theory. Moreover, many of the working class in the factories have high salaries, such as engineers, chemists and managers, thus being able to save a great part of their salaries, and becoming investors themselves, without the need to establish independent projects. Therefore, what Karl Marx propounded about workers and evolution does not apply to them.
Ceci n'est qu'un bref examen des principes sur lesquels les systèmes économiques capitaliste et socialiste, dont est issu le communisme, sont établis. De cet examen, les sophismes présents dans ces principes apparaissent clairement. Ceci d'une part ; d'autre part, les deux systèmes sont contradictoires avec la méthode islamique pour aborder les problèmes et contradictoires avec l'Islam lui-même.
This is but a brief examination of the principles upon which the Capitalist and Socialist, from which came the Communist, economic systems are established. From this examination the fallacies present in these principles are apparent. This is on the one hand; on the other hand, both systems are contradictory to the Islamic method in addressing the problems and contradictory to Islam itself.
Quant à leur contradiction avec la méthode islamique de résolution des problèmes, on constate que la méthode islamique pour résoudre le problème économique est la même méthode que l'Islam utilise pour résoudre n'importe quel autre problème humain. L'approche commune de l'Islam consiste à étudier la réalité du problème économique, à la comprendre, puis à déduire une solution au problème à partir des textes de la charia après avoir étudié ces textes, et à s'assurer qu'ils s'appliquent à ce problème particulier. Cela diffère de la méthode capitaliste et socialiste. Dans le capitalisme, la situation résultant des problèmes est utilisée comme source de solutions (pragmatisme). Dans le socialisme, les solutions sont tirées d'hypothèses théoriques que l'on imagine être présentes dans le problème, et les solutions sont établies selon ces hypothèses. Chacune de ces deux méthodes est différente de la méthode de l'Islam, il n'est donc pas permis à un musulman de les adopter.
As to their contradiction to the Islamic method of solving the problems, one finds that the Islamic method in solving the economic problem is the very same method Islam uses in solving any of the other human problems. The common approach of Islam is to study the reality of the economic problem, understand it, and then deduce a solution for the problem from the Shari’ah texts after studying these texts, and to ensure that they apply to that particular problem. This is different from the Capitalist and Socialist method. In Capitalism, the situation which resulted from the problems, is used as a source for the solutions (pragmatism). In Socialism the solutions are taken from hypothetical assumptions which are imagined to be existent in the problem, and the solutions are put according to these assumptions. Each of these two methods is different to the method of Islam, so it is not allowed for a Muslim to adopt them.
La contradiction des économies capitaliste et socialiste, et par extension communiste, avec l'Islam réside dans le fait que l'Islam adopte ses solutions en tant que règles divines (Ahkam Shari’ah) dérivées des sources législatives, tandis que les solutions économiques capitalistes et socialistes ne sont pas des règles divines, mais proviennent d'un système de mécréance (Kufr). Juger les choses selon elles signifie juger par autre chose que ce qu'Allah a révélé, ce qu'aucun musulman n'est autorisé à adopter de quelque manière que ce soit. Leur adoption est un péché ouvert (Fisq) si celui qui les adopte ne croit pas en elles. Mais s'il croit qu'elles sont les règles appropriées et que les règles islamiques ne conviennent pas à l'ère moderne et n'offrent pas de solutions aux problèmes économiques actuels, alors il s'agit de mécréance (Kufr), qu'Allah (SWT) nous en préserve.
The contradiction of the Capitalist and Socialist, and from it the Communist, economies to Islam is that Islam adopts its solutions as divine rules (Ahkam Shari’ah) derived from the legislative sources while the Capitalist and Socialist economic solutions are not divine rules, but are from a system of Kufr. Judging on things according to them means ruling with other than what Allah has revealed, which is not allowed for any Muslim to adopt in any way. Their adoption is an open sin (Fisq) if their adopter does not believe in them. But if He believed that they are the proper rules and that Islamic rules do not suit the modern age and do not offer solutions to the current economic problems, then this is kufr, may Allah (swt) protect us from it.