5.11 Estimation du salaire de l'employé
5.11 Estimating the Employee's Wage
L'homme se précipite naturellement à déployer des efforts pour produire les biens par lesquels il satisfait ses besoins. Les besoins de l'homme sont nombreux et il ne peut les combler de manière isolée des autres personnes. Par conséquent, il devient inévitable que l'homme vive dans une société au sein de laquelle il échange avec les autres les produits de leurs efforts. Ainsi, l'homme qui vit en société déploie ses efforts pour produire à la fois pour son usage direct (consommation) et pour l'échange. Parce que ses besoins sont nombreux, il ne consacre pas tous ses efforts à sa seule consommation directe, car il a besoin de biens qu'il ne possède pas. Il lui devient alors nécessaire de bénéficier directement des efforts d'autrui, comme dans son besoin d'éducation, de médecine et autres choses similaires.
Man rushes naturally to spend effort in producing the property by which He fulfils his needs. Man’s needs are numerous and He cannot meet them in isolation of other people. Therefore, it becomes inevitable that man lives in a society in which He exchanges with others the products of their efforts. Therefore, man who lives in a society spends his effort to produce both for his direct use (consumption) and for exchange. Because his needs are numerous, He does not spend all his efforts for his direct consumption only, for He is in need of properties which He does not have. It becomes necessary for Him to benefit directly from the efforts of others, as in his need for education and medicine and the like.
Par conséquent, les types de biens que l'homme produit, aussi différents et nombreux soient-ils, ne suffisent pas à combler tous ses besoins. Cela est dû au fait qu'il ne peut produire par son propre effort les choses qui comblent tous ses besoins. Il doit plutôt dépendre des efforts d'autrui. Ainsi, il doit échanger son effort ou sa propriété contre les fruits des efforts des autres. Par conséquent, l'échange des efforts des personnes est nécessaire. Puisque ces efforts peuvent être rétribués par un autre effort ou une autre propriété, il devient nécessaire d'avoir une mesure qui définisse la valeur de tous les fruits des efforts, les uns par rapport aux autres, afin qu'ils puissent être échangés. Cela définit la valeur des propriétés, de sorte qu'elles puissent être échangées entre elles ou contre du travail. Par conséquent, il est nécessaire que la mesure utilisée pour définir la valeur des efforts et la mesure utilisée pour définir la valeur des propriétés soient la même, afin de permettre l'échange de propriétés entre elles, l'échange de propriété contre de l'effort et l'échange d'effort contre de l'effort.
Therefore, the types of properties which man produces, however different and numerous they are, are not enough to fulfil all his needs. This is because He cannot produce by his own effort the things that fulfil all his needs. Rather He must depend on the efforts of others. So He has to exchange his effort or his property with the fruits of the others efforts. Therefore, the exchange of people’s efforts is necessary. Since these efforts may be recompensed by another effort or property it becomes necessary to have a measure that defines the values of all the fruits of efforts, relative to each other, in order that they may be exchanged. This defines the values of properties, so that they can be exchanged with each other or for labour. Therefore it is necessary that the measure used to define the value of efforts, and the measure used to define the value of properties is the same, so as to enable the exchange of properties with each other, the exchange of property with effort and the exchange of effort with effort.
En conséquence, les gens se sont accordés sur une récompense monétaire qui leur permet d'obtenir les biens et le travail nécessaires à la satisfaction de leurs besoins. Cette récompense monétaire, concernant les marchandises, est le prix, et concernant le travail, est le salaire. Cela s'explique par le fait que, dans l'échange de marchandises, il s'agit d'une contrepartie pour la marchandise elle-même, et dans l'échange de travail, il s'agit d'une contrepartie pour le bénéfice de l'effort fourni par l'homme. Ainsi, les transactions commerciales et les contrats d'embauche sont indispensables à l'homme, bien qu'il n'y ait aucun lien entre le commerce et l'embauche, si ce n'est qu'il s'agit de transactions entre des individus parmi les êtres humains. Ainsi, l'embauche ne dépend pas de la vente (du commerce), pas plus que le salaire ne dépend du prix. Par conséquent, l'estimation du salaire est différente de l'estimation du prix, et il n'y a aucune relation entre eux. Cela est dû au fait que le prix est une contrepartie pour un bien, il s'agit donc inévitablement d'un bien en échange d'un bien, que le bien ait été estimé par sa valeur ou par son prix. Le salaire est la contrepartie d'un effort, lequel ne produit pas nécessairement un bien ; il peut ou non produire un bien. Le bénéfice de l'effort ne se limite pas à la production de biens, car il existe d'autres bénéfices que le bien qui résultent du travail. En conséquence, les efforts consacrés à l'agriculture, au commerce et à l'industrie, quel que soit leur type et quelle que soit leur quantité, produisent des biens et cela augmente directement la richesse du pays. Mais les services fournis par le médecin, l'ingénieur, l'avocat, l'enseignant et d'autres services similaires ne produisent pas de biens et n'augmentent pas directement la richesse de la nation. Si un fabricant recevait un salaire, il l'aurait reçu en échange d'un bien qu'il a produit, mais si un ingénieur recevait un salaire, il ne l'aurait pas reçu en échange d'un bien, car il n'a produit aucun bien. Par conséquent, l'estimation du prix est inévitablement en échange d'un bien. Ceci est contraire à l'estimation du bénéfice résultant de l'effort, qui n'est pas un retour de propriété mais plutôt un retour de bénéfice, lequel peut être ou non une propriété. De cette manière, la vente est différente de l'embauche d'un employé, et le prix diffère du salaire concernant l'estimation réelle. Cependant, la différence entre la vente et l'embauche, et entre le prix et le salaire, ne signifie pas l'absence de relation entre eux. Au contraire, leur différence signifie que l'embauche ne doit pas être fondée sur la vente, ni la vente sur l'embauche. Ainsi, l'estimation du prix n'est pas basée sur l'estimation du salaire, pas plus que l'estimation du salaire n'est basée sur l'estimation du prix. Ceci parce qu'établir l'un sur l'autre conduirait à ce que les prix des marchandises que le travailleur produit contrôlent le salaire qu'il reçoit, alors que les prix des marchandises contrôlent l'employeur et non l'employé. Si les prix étaient laissés à contrôler l'employé, cela conduirait l'employeur à contrôler l'employé, de sorte qu'il pourrait réduire ou augmenter le salaire quand il le souhaite, sous prétexte de la baisse ou de la hausse des prix, ce qui n'est pas autorisé. Ceci parce que le salaire de l'employé est en retour du bénéfice de son travail, son salaire est donc égal à la valeur de son bénéfice, et il ne devrait pas être lié aux prix des marchandises qu'il produit. Il est faux de prétendre que contraindre l'employeur à payer le salaire estimé, lorsque le prix de la marchandise chute, conduit à sa perte, et par conséquent conduit à rendre le travailleur superflu. Cela ne se produit que lorsque les prix de la marchandise chutent sur l'ensemble du marché. Par conséquent, cette question est laissée à l'estimation des experts pour le bénéfice du travailleur et n'est pas laissée à l'employeur. Ceci parce que les experts considèrent l'ensemble du bénéfice du travail en général, et ne considèrent pas un seul cas isolé. Par conséquent, l'estimation du salaire n'est pas basée sur le prix de la marchandise, mais est décidée par l'estimation des experts.
De plus, le fait de bâtir l'embauche sur la vente, et la vente sur l'embauche, conduit à ce que le prix des denrées nécessaires au travailleur contrôle son salaire, alors que ce sont les prix des denrées dont il a besoin qui devraient contrôler la subsistance du travailleur, et non son salaire. Ainsi, si le prix des denrées nécessaires au travailleur était donné comme moyen de contrôler son salaire, cela ferait de la subsistance du travailleur une obligation pour l'employeur, qu'il doit assurer. Or, la subsistance de chaque personne fait partie de ses affaires qui doivent être prises en charge par l'État, et non par l'employeur. Il n'est pas non plus permis, de manière absolue, de lier la subsistance du travailleur à sa production, car le travailleur pourrait avoir un corps fragile et ne pas être capable de produire que très peu, ce qui est inférieur à ses besoins. Ainsi, si son salaire est lié à ce qu'il produit, alors il sera privé d'un niveau de vie décent, ce qui n'est pas permis. Par conséquent, le droit à la subsistance doit être garanti à chaque citoyen, qu'il produise beaucoup ou peu, et qu'il soit capable ou incapable de produire. Dès lors, son salaire est évalué selon la valeur de son bénéfice, que son salaire soit suffisant pour répondre à ses besoins ou non.
Moreover, building hiring upon selling, and selling upon hiring leads to the prices of commodities needed by the worker controlling his wage, though the prices of his needed commodities should control the sustenance of the worker, and not his wage. So if the prices of the commodities needed by the labour were given control over his wage, it would make the sustenance of the worker a duty upon the employer, which He has to secure. However, the sustenance of every person is a part of his affairs which have to be cared for by the State, not by the employer. It is also not allowed absolutely to link the sustenance of the worker with his production, as the worker could be of a delicate body and not able to produce but a little, which is below his need. So if his wage is linked to that which He produces then He will be deprived of a decent livelihood, a matter which is not allowed. Thus the right of livelihood has to be secured for every person of the citizens whether He produces much or little, and whether He was able or unable to produce. Therefore, his wage is assessed by the value of his benefit, whether his wage was enough to meet his needs or not.
De cette manière, il est erroné d'estimer le salaire du travailleur par les prix des marchandises qu'il produit, ou par les prix des marchandises qu'il nécessite. Il devient donc erroné de fonder l'embauche sur la vente et la vente sur l'embauche ; c'est-à-dire qu'il n'est pas permis de fonder l'un sur l'autre. Par conséquent, il n'est pas permis de fonder le salaire sur le prix, ni le prix sur le salaire. Cela est dû au fait que l'estimation du salaire est une question différente de l'estimation du prix ; et chacun d'eux possède des facteurs particuliers et des considérations spéciales qui contrôlent l'estimation. Le salaire est estimé par le bénéfice que l'effort produit, ainsi l'estimation se fait uniquement par le bénéfice et non par l'effort, bien que le bénéfice produit soit dû à l'effort fourni par la personne. Les experts estiment le salaire par ce bénéfice, selon son utilisation. L'estimation du salaire n'est pas permanente ; elle est plutôt liée à la période convenue, ou à la tâche qui a été convenu d'accomplir. Une fois la période terminée ou le travail achevé, une nouvelle estimation du salaire commence, que ce soit par les deux parties contractantes ou par les experts, pour estimer le salaire équivalent. La période peut être quotidienne, mensuelle ou annuelle.
In this way, it is wrong to estimate the wage of the worker by the prices of the commodities that He produces, or by the prices of the commodities that He requires. So it becomes wrong to build the hiring upon selling and selling upon hiring; i.e. it is not allowed to build one of them upon the other. Therefore, it is not allowed to build the wage upon the price, nor the price upon the wage. This is because the estimation of the wage is a matter different from the estimation of the price; and each of them has particular factors and special considerations, which have control over the estimation. The wage is estimated by the benefit that the effort produces, so the estimation is only by the benefit and not by the effort, though the benefit produced is due to the effort spent by the person. The experts estimate the wage by this benefit, according to its utilisation. The estimation of the wage is not permanent; rather it is linked to the period agreed upon, or to the job which is agreed to be performed. Once the period finished or the work is accomplished, a new estimation of the wage starts, whether by the two contracting parties or by the experts, in estimating the equivalent wage. The period could be daily, monthly or annually.
Le prix est le rapport d'échange entre la quantité de monnaie et la quantité de biens équivalents (marchandises). Ainsi, le prix est la monnaie donnée en échange d'une unité d'une certaine marchandise à un certain moment. En ce qui concerne son estimation, elle est décidée naturellement par le marché en fonction du besoin des gens pour cette marchandise. Il est vrai que le prix pourrait être estimé par l'étendue du besoin de l'acheteur pour la marchandise, de sorte qu'il l'achète quel que soit son prix. Il pourrait également être estimé par l'importance du besoin du vendeur, de sorte qu'il la vende quel que soit son prix. Cependant, cela n'est pas autorisé ; c'est dangereux pour la société et cela ne doit pas être permis. C'est ce que l'on appelle le Ghuban (fraude). Par conséquent, ce qui importe dans cette situation est ce que les vendeurs et les acheteurs sur le marché décident, et non ce sur quoi le vendeur et l'acheteur (particuliers) contractants s'entendent. En d'autres termes, le prix est la valeur de la marchandise estimée par le marché. Ainsi, l'acceptation par l'acheteur du prix défini par le marché est obligatoire, et l'acceptation par le vendeur du prix défini par le marché est obligatoire. La question qui a défini ce prix et qui a contraint le vendeur et l'acheteur à l'accepter est la demande pour l'utilité de la marchandise dans la société dans laquelle elle est vendue, indépendamment de ses coûts de production. Par conséquent, l'estimation du prix diffère de l'estimation du salaire, et il n'y a aucune relation entre ces deux estimations. Ainsi, l'estimation du salaire ne repose pas sur l'estimation du prix. Le prix est uniquement défini par la demande pour la marchandise, en prenant la pénurie de la marchandise sur le marché comme facteur dans cette estimation. Le prix ne peut pas être mesuré par le coût de production, car le prix peut ne pas être égal aux coûts de production, puisqu'il pourrait être moindre ou supérieur selon les circonstances à court terme. Mais à long terme, un équilibre se produit naturellement entre le prix défini par le marché et les coûts de production. Cependant, cela ne lie pas le salaire au prix de la marchandise, car les acheteurs et les vendeurs, à court et à long terme, ne tiennent pas compte du coût de la marchandise lorsqu'ils l'échangent. Son prix est plutôt, dans les deux cas, défini par la demande pour la marchandise, en tenant compte du facteur de sa rareté sur le marché.
The price is the ratio of exchange between the quantity of money and the quantity of equivalent goods (commodities). So the price is the money given in return for a unit of a certain commodity at a certain time. In regard to its estimation, it is decided naturally by the market based upon the need of the people for that commodity. It is true that the price could be estimated by the extent of the need of the buyer for the commodity, so He takes it whatever it’s price. It could also be estimated by the amount of the need of the seller, so He sells it whatever is its price. However this is not allowed; it is dangerous for the society and must not be permitted. This is what is called Ghuban (fraud). Therefore, what matters in this situation is what the sellers and buyers in the market decide and not what the (particular) contracting seller and buyer agree upon. In other words, the price is the value of the commodity estimated by the market. So the acceptance of the buyer of the price defined by the market is compulsory, and the acceptance of the seller of the price defined by the market is compulsory. The matter that defined this price and forced the seller and the buyer to accept it is the demand for the benefit of the commodity in the society in which it was sold, irrespective of its production costs. Therefore, the estimation of the price differs from the estimation of the wage, and there is no relationship between the two estimations. So, the estimation of the wage is not based on the estimation of the price. The price is only defined by the demand for the commodity, taking the shortage of the commodity in the market as a factor in this estimation. The price cannot be measured by the cost of production, as the price may not be equal to the production costs, since it could be less or could be more according to the circumstances in the short term. But in the long term, a balance occurs naturally between the price defined by the market and the production costs. However this does not make the wage linked to the commodity’s price, as the buyers and the sellers, in the short and long terms, do not look at the cost of the commodity when they trade it. Rather its price in both cases is defined by the demand for the commodity, taking into consideration the factor of its scarcity in the market.
Les capitalistes et les communistes ont divergé dans l'estimation du salaire de l'ouvrier au point de devenir contradictoires. Les capitalistes accordent à l'ouvrier le salaire naturel qui est, selon eux, ce dont l'ouvrier a besoin en termes de moyens de subsistance à leur niveau minimum. Ils augmentent ce salaire à mesure que le coût de la vie augmente au-delà de ce minimum, et ils réduisent le salaire si le coût de la vie diminue. Ainsi, le salaire de l'ouvrier est estimé en fonction du coût de la vie, indépendamment du bénéfice que son effort a produit pour l'employeur et pour la société. Alors que ce que les ouvriers perçoivent comme salaires en Europe et en Amérique, selon ce que déclarent les capitalistes, est un amendement du système capitaliste en donnant à l'ouvrier plus que ses droits et plus que ce que la liberté de propriété lui accorde. Malgré cet amendement, ce que l'ouvrier reçoit demeure au niveau minimum de subsistance, sans lequel il ne peut vivre qu'en état de mécontentement. L'élévation du niveau de vie en Europe et en Amérique permet d'augmenter le niveau minimum du salaire que l'ouvrier reçoit, le faisant paraître mieux loti, cependant il ne perçoit pas une somme égale à ce qu'il produit. Ainsi, l'estimation du salaire de l'ouvrier en Europe et en Amérique, bien qu'elle ne rende pas l'ouvrier pauvre par rapport aux autres pays et lui permette de satisfaire ses besoins fondamentaux ainsi que certains de ses luxes, est, comparée au niveau de vie de la communauté dans laquelle il vit, relativement basse. Malgré l'élévation du niveau de vie des ouvriers en Europe et en Amérique, l'estimation du salaire là-bas, et dans tous les pays capitalistes, reste au niveau minimum de subsistance par rapport à leur société.
Capitalists and Communists differed in estimating the wage of the worker to the point that they became contradictory. Capitalists give the worker the natural wage which is, in their view, that which the worker needs of the living means at their minimum standard. They increase this wage as the living costs increase over this minimum standard, and they reduce the wage if the living costs decrease. Hence the wage of the worker is estimated according to the living costs irrespective of the benefit which his effort produced for the employer and the society. Whereas, what the workers take of wages in Europe and America as Capitalists states, is an amendment of the Capitalist system by giving the worker more than his rights and more than that which the freedom of ownership gives him. Despite that amendment, that which the worker takes is still at the minimum standard of living, without which He can’t live except in discontent. Raising the level of living in Europe and America allows the minimum standard of wage the worker receives, showing Him to be better off, however He does not take equal to what He produces. So the estimation of the wage of the worker in Europe and America, though it does not make the worker poor compared with other countries, and enables Him to fulfil his basic needs and some of his luxuries is, compared with the standard of living in the community in which He lives, relatively low. Despite raising the standard of living of workers in Europe and America, the estimation of the wage there, and in all Capitalist countries, is still at the minimum standard of living compared with their society.
Cependant, tant que l'estimation du salaire est dictée par ce dont le travailleur a besoin comme moyens de subsistance à leur minimum, cela entraînera une limitation de la propriété des travailleurs au montant dont ils ont besoin pour satisfaire leurs besoins, à leur niveau minimum par rapport à la communauté au sein de laquelle ils vivent. Cela est vrai indépendamment du fait que leur mode de vie doive répondre uniquement à leurs besoins de base, comme c'est le cas des travailleurs dans les pays intellectuellement déclinants (comme les pays islamiques), ou à leurs besoins de base et à leurs luxes, comme c'est le cas des travailleurs dans les pays intellectuellement progressistes (comme l'Europe et l'Amérique). La propriété du travailleur dans tous ces pays est limitée au niveau de vie minimum par rapport à la communauté au sein de laquelle il vit, que le niveau de vie soit élevé ou bas. Tel est le cas tant que l'estimation du salaire est dictée par ce dont le travailleur a besoin comme moyens de subsistance à leur niveau minimum.
However, as long as the estimation of the wage is dictated by what the worker needs of means of living at their minimum, it will result in the ownership of the workers being limited to the amount they require to meet their needs, at their minimum standard compared with the community among which they live. This is regardless of whether their living was to meet their basic needs only, as is the case of workers in the intellectually declined countries (like the Islamic countries), or to meet their basic needs and luxuries, as is the case of workers in the intellectually progressed countries (like Europe and America). The ownership of the worker in all such countries is limited to the minimum standard of living in relation with the community among which He lives, whether the standard of living is high or low. This is the case, as long as the estimation of the wage is dictated by what the worker needs of the means of living at their minimum standard.
Les communistes considèrent que le travail, effectué par l'employé, est le facteur principal de la production de la marchandise et de l'achèvement de sa fabrication ; ainsi, le travail, ou la capacité de travailler, joue un rôle essentiel dans la production de la marchandise. Par conséquent, les communistes considèrent que le travail de l'employé est la base de la production, de sorte que le salaire de l'employé est égal à ce qu'il produit, et tous les coûts de production sont attribués à un seul élément, qui est le travail. Cela est, bien entendu, erroné et en désaccord avec la réalité. La réalité tangible est que la propriété dans l'univers, (qui est créée par Allah (SWT)), est la base de la valeur de la marchandise ; les coûts dépensés pour accroître l'utilité de cette propriété ou pour y créer une utilité, ainsi que le travail, sont les éléments qui l'ont transférée vers la forme par laquelle elle procure un certain bénéfice. Faire du travail la base est donc erroné et contradictoire avec la réalité. De plus, faire de la marchandise produite l'égal du salaire de l'employé est une invalidation de la matière première et des coûts dépensés pour sa production, lesquels auraient pu être dépensés par un autre employé ayant déjà reçu un salaire pour cela. Ainsi, l'employé actuel n'a pas produit la marchandise, et la production n'est pas attribuée uniquement à son travail, afin que la marchandise lui soit donnée en guise de salaire.
The Communists consider that the work, which the employee carried out, is the main factor in producing the commodity and completing its manufacture; so the work, or the ability to work, plays an essential role in producing the commodity. Thereupon, Communists consider the work of the employee is the basis of production, so the wage of the employee is equal to what He produces, and all the production costs are attributed to one element, which is the work. This is, of course, wrong and in disagreement with the reality. The tangible reality is that property in the universe, (which is created by Allah (swt)), is the basis of the value of the commodity; the costs spent on increasing the benefit of that property or in creating a benefit in it, together with the work, are the elements which transferred it to the form by which it provides a certain benefit. Hence making the work as the basis is wrong and contradictory to the reality. Moreover, making the produced commodity equal to the wage of the employee is an invalidation of the raw material and the costs spent on its production, which could have been spent by another employee who already took a wage for it. So the current employee did not produce the commodity, and the production is not attributed solely to his work, in order to be given the commodity as his wage.
Cependant, si nous supposons que ce que l'on entend par l'ouvrier est un ouvrier en général, alors la matière première que Allah (SWT) a créée demeure toujours (en tant que partie du bénéfice) et il est inapproprié de la considérer comme inexistante et non prise en compte. De plus, considérer l'ouvrier de manière générale pour l'estimation du salaire est une erreur, car les ouvriers sont des personnes désignées et le salaire n'est destiné qu'à ces personnes. Ainsi, considérer l'ouvrier de manière générale ne conduit pas à l'estimation du salaire, mais conduit plutôt à l'abolition du salaire et à l'abolition de la propriété, une question qui contredit la nature de l'homme. C'est également une pensée incorrecte qui n'a aucune réalité tangible.
However if we assume that what is meant by the worker a worker in general, then the raw material which Allah (swt) created still remains (as part of the benefit) and it is improper to be considered as not existent and not accounted for. Moreover, considering the worker in general terms for estimation of the wage is wrong, because the workers are designated persons and the wage is but for these persons. So considering the worker in general does not lead to estimation of the wage, rather it leads to the abolition of the wage and the abolition of ownership, a matter which contradicts with man’s nature. It is also an incorrect thought that has no tangible reality.
La réalité tangible indique que l'homme se précipite pour satisfaire ses besoins par lui-même ; ainsi, il s'efforce d'obtenir des produits de l'univers, ou d'une autre personne, ou en attachant une partie de son effort aux choses qui existent dans l'univers, afin que la propriété devienne apte à satisfaire ses besoins. Par conséquent, la théorie communiste consistant à estimer le salaire de l'ouvrier comme étant égal à la marchandise qu'il a produite est erronée ; et définir le salaire comme étant égal à ce qu'il a produit en excluant la matière première est également erroné. Cela est dû au fait que les outils que l'ouvrier a utilisés et les dépenses qu'il a engagées ont contribué à la formation de la marchandise, pourtant ils ne font pas partie du travail de l'ouvrier. S'ils étaient considérés comme une partie du travail des ouvriers en considérant le travail en général, cela conduirait à l'abolition du salaire, ce qui est erroné comme cela a été discuté précédemment.
The tangible reality indicates that man rushes to fulfil his needs by himself; thus He strives to obtain products from the universe, or from another person, or by attaching some of his effort to the things which exist in the universe, so that the property becomes suitable to fulfil his needs. Therefore, the Communist’s theory of the estimation of the wage of the worker as being equal to the commodity He produced is wrong; and defining the wage as equal to what He produced excluding the raw material is wrong also. This is because the tools which the worker used and the expenses He spent have contributed to forming the commodity, yet they are not a part of the worker’s work. If they were considered as a part of the workers’ work looking at work in general, this leads to abolition of the wage which is wrong as was discussed previously.
Le salaire du travailleur n'est pas lié à la marchandise, que ce soit sa valeur ou son prix. Il est plutôt lié au bénéfice que son effort a apporté à l'individu et à la communauté, que ce bénéfice réside dans la matière première, comme le champignon et la pomme, ou qu'il réside dans la contribution du travailleur au travail, comme dans la machine à vapeur. Ainsi, l'estimation du salaire est liée au bénéfice et non à la marchandise qu'il produit. Par conséquent, limiter le salaire du travailleur par une certaine limite, quelle que soit son ampleur, est erroné et contredit la réalité tangible. Il suffit que le salaire soit connu plutôt que défini par une certaine limite. Dès lors, la théorie de l'estimation du salaire utilisée par les Capitalistes, les Communistes et les Socialistes est erronée et contredit la réalité. Elle cause également une perturbation dans les relations qui naissent nécessairement entre les personnes durant le travail pour satisfaire leurs besoins.
The worker’s wage is not linked with the commodity, whether its value or its price. Rather it is linked with the benefit which his effort provided to the individual and the community, whether this benefit exists in the raw material, like the mushroom and the apple, or it exists in the worker’s contribution to the work like in the steam engine. Thus the estimation of the wage is linked with the benefit not with the commodity which He produces. Therefore, limiting the worker’s wage by a certain limit, whatever its scale, is wrong and contradicts to the tangible reality. It is sufficient that the wage be known rather than defined by a certain limit. Thereupon, the theory of the wage estimation used by the Capitalists, the Communists, and the Socialists is wrong and contradicts the reality. It also causes disruption in the relationships which necessarily arise among the people during the work for fulfilling their needs.
Cette différence dans l'estimation du salaire du travailleur est due à leurs divergences dans l'attribution du sens de la valeur de la marchandise, c'est-à-dire dans la définition de la valeur de la marchandise. Certains Capitalistes ont défini la valeur comme étant égale à ce que la marchandise coûte en temps, en effort et en matières premières. Par exemple, la machine à vapeur est évaluée plus que le vélo. Cette valeur est considérée selon la rareté de ces marchandises pour eux. D'autres ont affirmé que la valeur d'une chose dépend de son utilité, c'est-à-dire de sa capacité à satisfaire les besoins. D'autres encore ont affirmé que la valeur de toute marchandise dépend de la quantité de travail dépensée dans sa production, en plus de la quantité de travail dépensée pour produire les machines et les outils utilisés dans le processus de production. La théorie la plus récente (appelée la « théorie de l'utilité marginale ») examine la valeur du point de vue du producteur et du consommateur ensemble, c'est-à-dire du point de vue de l'offre et de la demande, dépendant ainsi de l'offre et de la demande. Ainsi, l'utilité marginale contrôle la demande, c'est-à-dire qu'elle est la limite minimale de l'utilité de la marchandise pour satisfaire le besoin, de sorte que l'ardeur pour la satisfaction après cette limite marginale diminue ou devient préjudiciable. Tandis que les coûts marginaux de production contrôlent l'offre, c'est-à-dire qu'ils représentent la dernière quantité de travail dépensée pour produire la marchandise, de sorte que dépenser davantage de travail dans la production devienne une perte. Ainsi, la valeur fluctue de manière à maintenir un équilibre entre ces deux phénomènes.
This difference in estimating the wage of the worker is due to their differences in assigning the meaning of the value of the commodity i.e. in defining the value of the commodity. Some of the Capitalists defined the value as equal to what the commodity costs of time, effort and raw materials. As an example, the steam engine is evaluated more than the bicycle. This value is considered according to the scarcity of these commodities to them. Others said that the value of a thing depends on its benefit i.e. on its ability to fulfil the needs. Others said that the value of any commodity depends on the amount of work spent in its production, in addition to the amount of work spent in producing the machinery and tools used in the production process. The most recent theory, (called the ‘marginal utility theory’), looks at the value from the viewpoint of the producer and consumer together i.e. from the viewpoint of supply and demand, thus depending on the supply and demand. Thus the marginal benefit controls the demand i.e. it is the minimum limit of the commodity’s benefit for fulfilling the need, such that the keenness for fulfilment after this marginal limit diminishes or becomes harmful. While the marginal costs of production control the supply i.e. they are the last amount of work spent in producing the commodity such that spending any more work in production becomes a loss. Thus the value fluctuates such that it maintains a balance between these two phenomena.
En ce qui concerne la valeur selon les Communistes, Karl Marx a mentionné que la seule source de la valeur est le travail dépensé dans sa production, et que le financier Capitaliste achète la force de l'employé pour un salaire qui ne dépasse pas ce dont il a besoin pour rester en vie et capable de travailler. Ensuite, il exploite cette force pour produire des marchandises dont les valeurs dépassent largement le salaire qu'il verse à l'employé. Marx a appelé la différence entre ce que le travailleur produit et ce qui lui est réellement payé « la plus-value ». Il a déclaré que cette plus-value représente la quantité que les propriétaires terriens et les hommes d'affaires usurpent des droits du travailleur sous le nom de revenu, de profit et d'intérêt du capital, dont la légalité, bien entendu, il ne reconnaissait pas.
With regard to the value according to the Communists, Karl Marx mentioned that the only source of the value is the work spent in its production, and that the Capitalist financier buys the power of the employee for a wage which is not more than He needs to stay alive and able to work. Then He exploits this power to produce commodities whose values greatly exceed the wage which He pays to the employee. Marx called the difference between what the worker produces and what is really paid to Him ‘the surplus value’. He stated that this surplus value represents the amount which landlords and businessmen usurp of the worker’s rights under the name of the revenue, profit and the capital interest whose legality He of course, did not acknowledge.
Le fait est que la valeur de toute marchandise est la quantité de son utilité, en tenant compte du facteur de sa rareté (pénurie). Bien que le travail soit un moyen d'obtenir cette utilité, ou un moyen de la produire, il n'est nullement pris en compte lorsque cette marchandise est échangée avec une autre, ni lors de son utilisation. Par conséquent, la véritable vision de toute marchandise est celle de son utilité, en tenant compte de l'élément de sa rareté, que cette marchandise ait été possédée par l'homme initialement, comme par la chasse, ou par échange, comme par le commerce. Il n'y a aucune différence à ce sujet dans la société de Moscow, la société de Paris ou la société de Madinah. C'est parce que l'homme, partout, lorsqu'il s'efforce d'obtenir une marchandise, évalue la quantité d'utilité qui s'y trouve, en tenant compte de sa rareté sur le marché. C'est la valeur de la marchandise telle que les hommes la perçoivent, ce qui constitue sa valeur réelle.
The fact is that the value of any commodity is the amount of its benefit, taking into consideration the factor of its scarcity (shortage). Though work is a means to obtain this benefit, or a means to produce it, it is not considered at all when this commodity is exchanged with another, nor when using it. Therefore the true view for any commodity is the view of its benefit, taking into consideration the element of its shortage, whether this commodity was possessed by man initially like from hunting, or by exchange like trading. There is no difference regarding this matter in the society of Moscow, the society of Paris and the society of Madinah. This is because man everywhere, when He strives to obtain a commodity assesses the amount of benefit that exists in it, taking in to account its shortage in the market. This is the value of the commodity as men view it, which is its true value.
Mais la valeur réelle de la marchandise est estimée par la quantité de son échange avec une autre chose, qu'il s'agisse d'une marchandise ou d'argent. Cette valeur, dans ce sens, demeure constante malgré le changement de temps, de lieu et de circonstances. En ce qui concerne le prix de la marchandise, il s'agit de la quantité d'argent qui est donnée en échange d'une unité de cette marchandise à un certain temps, en un certain lieu et dans certaines circonstances. Ce montant change à mesure que le temps, le lieu et les circonstances changent. En d'autres termes, le prix est le ratio d'échange entre la quantité d'argent et la quantité équivalente de marchandises.
But the actual value of the commodity is estimated by the amount of its exchange with another thing, whether a commodity or money. This value, by this sense, remains constant despite the change of time, place and circumstances. With regard to the price of the commodity, it is the amount of money which is given in exchange of one unit of this commodity in a certain time, certain place and in certain circumstances. This amount changes as the time, place and circumstances change. In other words, the price is the ratio of exchange between the amount of money and the equivalent amount of commodities.
Ainsi, si un homme épouse une femme et stipule, comme partie de sa dot, une armoire telle que décrite, et qu'il mentionne sa valeur comme étant de cinquante dinars, et qu'il finit par la lui remettre, alors la valeur de l'armoire a été désignée par le fait qu'elle l'ait reçue en tant que marchandise. S'il la lui reprend ultérieurement et qu'elle engage une action en justice contre lui à ce sujet, il doit alors lui remettre l'armoire elle-même et non son prix. S'il est prouvé que l'armoire est endommagée, ou s'il prétend qu'elle l'est, il doit alors lui verser cinquante dinars, car c'est la valeur de l'armoire, que l'armoire identique au moment du procès soit supérieure ou inférieure à cinquante dinars, car il s'agit de sa valeur estimée réelle. Le prix d'une armoire identique n'est pas pris en compte. Cela diffère du cas où il aurait été mentionné dans le contrat de mariage que le prix de l'armoire était de cinquante dinars et que le mari a fini par remettre l'armoire à son épouse. Dans ce cas, s'il la lui reprend et qu'elle engage une action en justice contre lui à ce sujet, il aurait le choix de lui remettre l'armoire, ou de lui verser son prix (cinquante dinars), ou de lui acheter une autre armoire pour cinquante dinars (que l'armoire au moment du procès soit supérieure ou inférieure à cinquante dinars). Il est donc obligé de lui remettre une armoire dont le prix est de cinquante dinars en tout temps.
So if a person married a woman and made, as a part of her dowry, a certain described cupboard, and He mentioned its value as fifty dinars, and He eventually handed it to her, then the value of the cupboard had been designated through her receiving it as a commodity. If He later took it from her and she brought a lawsuit against Him over it, then He has to hand over to her the cupboard itself not its price. If the cupboard was proved to be damaged, or He alleged that it was damaged, then He should pay her fifty dinars, because this is the value of the cupboard whether the identical cupboard at that time of the court case was more or less than fifty dinars, because this is its actual estimated value. The price of an identical cupboard is not considered. This is different than the case if it were mentioned in the marriage contract that the price of the cupboard was fifty dinars and the husband eventually handed the cupboard to his wife. Then if He took it from her and she brought a lawsuit against Him over it, He would have the choice to hand the cupboard to her or to pay her its price (fifty dinars), or to buy her another cupboard with fifty dinars (whether the cupboard at the time of the court case was more or less than fifty dinars.) So He is obliged to hand to her a cupboard whose price is fifty dinars at all times.
C'est parce que la valeur ne change pas, mais que le prix change. Ainsi, la valeur réelle de la marchandise est le montant de son échange au moment de l'estimation, et le prix de la marchandise est la quantité d'argent payée sur le marché en échange de celle-ci. Cette différenciation entre la valeur et le prix s'applique dans le commerce et les différents types d'échange. Mais le salaire d'un employé est le montant auquel le bénéfice de son effort est estimé, au moment du contrat. Il est estimé à nouveau à la fin de la période d'embauche. Ainsi, il apparaît qu'il n'y a pas de relation entre le salaire du travailleur et la valeur de la marchandise, ni entre le salaire du travailleur et les coûts de production, ni même entre le salaire du travailleur et le niveau de vie. C'est une question différente ; c'est la valeur du bénéfice que son employeur obtient. L'estimation de ce bénéfice n'est pas laissée à l'employeur, mais à son besoin de ce bénéfice. Ainsi, l'unité d'estimation du salaire du travailleur est le bénéfice décrit. Ce salaire diffère selon le type de travail, et varie selon le degré de perfection dans ce même travail. Ainsi, le salaire d'un ingénieur diffère de celui d'un charpentier, et le salaire d'un charpentier qualifié diffère de celui d'un charpentier ordinaire. Le salaire des personnes qui effectuent le même travail augmente selon leur perfection dans le bénéfice de leur effort. Cela n'est pas considéré comme une promotion pour eux, mais plutôt comme leur salaire qu'ils méritent puisqu'ils ont amélioré le bénéfice de leur effort.
This is because the value does not change but the price changes. So the actual value of the commodity is the amount of its exchange at the time of estimation, and the price of the commodity is the amount of money paid in the market as an exchange for it. This differentiation between the value and the price applies in trading and the different types of exchange. But the wage of an employee is the amount at which the benefit of his effort is estimated, at the time of contract. It is estimated again at the end of the hiring period. Thus it appears that there is no relationship between the wage of the worker and the value of the commodity or between the wage of the worker and the costs of production, nor between the wage of the worker and the standard of living. It is a different matter; it is the worth of the benefit which his employer obtains. The estimation of this benefit is not left to the employer but to his need for this benefit. So the unit of estimating of the worker’s wage is the described benefit. This wage differs according to the type of work, and varies with the degree of perfection in the same work. So the wage of an engineer differs from that of a carpenter, and the wage of a skilled carpenter differs from that of an ordinary carpenter. The wage of people who do the same work increases according to their perfection in their effort’s benefit. This is not considered a promotion to them, but rather it is their wage which they deserve as they improved the benefit of their effort.