12.2 La Compagnie des Égaux - Al-Inan
12.2 The Company of Equal - Al-Inan
Il s'agit de deux corps (Abdan) s'associant avec leurs biens. À savoir, deux personnes s'associent avec leurs biens et partagent le travail en divisant le profit entre elles. On l'appelle une société de ‘Inan car elles sont égales dans leur droit de disposition, là où ‘Inan désigne deux cavaliers dans une course si leurs chevaux sont égaux et leur course égale, de sorte que leurs brides (‘Inan) sont égales. Cette forme de société est autorisée par la sunna (du Prophète ﷺ) et le consensus (Ijma’) des compagnons (Sahabah). Les gens ont contracté cette forme de partenariat depuis l'époque du Prophète ﷺ et des compagnons (Sahabah).
This is two bodies (Abdan) associating with their properties. Namely, two persons associate with their properties and share the work dividing the profit between them. It is called a company of ‘Inan because they are equal in their right of disposal where ‘Inan means two riders in a race if their horses are equal and their race is equal, so their bridles (‘Inan) are equal. This form of company is allowed by the Sunnah (of the Prophet) and Ijma’a of the Sahabah (consensus of the Companions). People have entered into this form of partnership since the time of the Prophet (pbuh) and the Sahabah.
Dans ce type de société, le capital est représenté par de l'argent, car l'argent représente la valeur des biens et des ventes. Il n'est pas permis de s'associer sur de la marchandise à moins qu'elle n'ait été évaluée en termes monétaires au moment du contrat. Sa valeur à ce moment-là représente le capital. Il est une condition que le capital soit défini et disponible. La société n'est donc pas autorisée à être formée sur un capital inconnu, sur l'absence de biens ou sur une dette, car le capital doit pouvoir être désigné au moment de la répartition et parce qu'une dette ne peut être liquidée immédiatement, ce qui est le but de la société. Il n'est pas nécessaire que les deux parts de propriété soient égales ou de même nature. Cependant, elles doivent être évaluées selon une seule mesure afin que les deux parts deviennent un seul et même bien. Il est donc valide de devenir associés avec, par exemple, de l'argent égyptien et de l'argent syrien, mais ceux-ci doivent être évalués selon une seule valeur afin qu'il n'y ait pas de différence entre eux et qu'ils deviennent de même nature. Il est une condition que le capital de la société soit un seul bien commun aux deux, de sorte qu'aucun associé ne puisse différencier sa propriété de celle de l'autre. Il est également conditionné que les deux associés aient autorité sur le capital. La société ‘Inan (égale) est basée sur la délégation et la confiance. Les associés se font confiance en se remettant des biens et en se déléguant mutuellement la permission de disposer des biens. Une fois la société formée, elle devient une seule entité. Il est obligatoire pour les associés de commencer le travail eux-mêmes, car la société est établie sur leurs propres personnes. Aucun d'eux n'est autorisé à déléguer une autre personne pour travailler pour la société en son nom. La société dans son ensemble emploie qui elle veut et utilise la personne de qui elle le souhaite comme son employé, et non comme l'employé de l'un des associés.
In this type of company, the capital is represented by money, because money represents the value of the properties and the sales. It is not allowed to enter into partnership over merchandise unless it was evaluated in monetary terms at the time of contract. Its value at this time represents the capital. It is a condition that the capital be defined and disposable. The partnership is thus not allowed to be formed over an unknown capital, absent property or a debt as the capital has to be referred to at the time of division and because the debt cannot be disposed with immediately and this is the aim of the company. It is not necessary that the two property shares are equal or of the same kind. However, they must be evaluated by one measure so that both shares become one property. It is, therefore, valid to become partners with, for example, Egyptian and Syrian money, but these should be evaluated by one value so that there is no difference between them and they become one of the same kind. It is a condition that the capital of the company be one property and common for both such that neither partner can differentiate his property from the other’s. It is also conditional that the two partners have authority over the capital. The ‘Inan (equal) company is based on delegation and trust. The partners trust each other through handing over properties, and by delegating permission to each other to dispose of property. Once the company has been formed it becomes one entity. It is obligatory for the partners to start work themselves as the company is established upon their bodies. Neither of them is allowed to delegate another person to work for the company on his behalf. The company as a whole employs whom it wants and uses the body of whom it likes as its employee not as an employee for one of the partners.
Il est permis à l'un des deux ou plusieurs associés de commercer de toute manière qu'il juge bénéfique pour la société. Chaque associé est également autorisé à percevoir le prix et à effectuer des achats, à agir en justice et à réclamer le paiement de dettes, à accorder et à accepter des remises, ainsi qu'à retourner des marchandises défectueuses. Chacun est autorisé à embaucher et à louer le capital de la société, car les bénéfices de la société sont aussi considérés comme des marchandises, de la même manière que la vente et l'achat. Chaque associé serait autorisé à vendre un article comme une voiture par exemple, ou à la louer en sa qualité de marchandise destinée à la vente. Le bénéfice pour la société devient comme la marchandise elle-même et est considéré comme tel.
It is allowed for any of the two or more partners to trade in whatever way He feels is beneficial to the company. Each of the partners is also allowed to collect the price and make purchases, to litigate for and request payment of debt, to remit and accept remittance, and to return faulty goods. Each is allowed to hire and lease the capital of the company, as the benefits to the company are as good as the commodities, in a similar way to selling and buying. Each partner would be allowed to sell an item like a car for example, or to lease it in its capacity as a commodity for sale. The benefit to the company becomes like the commodity itself and is as good as this.
Il n'est pas conditionné que les deux associés aient des parts égales, mais il est nécessaire qu'ils soient égaux dans le droit de disposition. En ce qui concerne le capital, il est valide que les associés aient des parts différentes ou égales, tandis que le profit est divisé selon ce qu'ils stipulent. Il est donc valide de stipuler l'égalité dans le profit ou d'accorder une préférence. Selon ce qu'‘Abdurrazzaq a rapporté dans Al-Jami’, ‘Ali (ra) a dit : « Le profit est selon ce qu'ils ont stipulé. » En ce qui concerne les pertes dans la société ‘Inan, elles se font selon la part du capital uniquement. Si leurs parts sont de valeur égale, alors la perte est divisée également entre eux, et si le capital est divisé en tiers, alors la perte est divisée en tiers. S'ils stipulent autre chose, aucune valeur ne sera accordée à leurs stipulations. La règle sur la perte est alors exécutée sans tenir compte de leurs stipulations, en divisant la perte sur la base du ratio de leurs parts de capital. Ceci est parce que le mandataire ne perd pas de propriété ; il ne perd que l'effort dépensé. La perte est donc supportée par le capital et elle est distribuée selon les parts des associés. Ceci est parce qu'une société est une forme de représentation (Wakala). La règle est que le mandataire n'est pas tenu responsable de la perte, mais la perte est supportée par les biens de la personne mandante. Abdurrazzaq a rapporté dans Al-Jami’ d'après ‘Ali (ra) : « La perte (Al-Wadhi’a) est sur le capital et le profit est selon ce qu'ils ont stipulé. »
It is not conditional that the two partners have equal shares, but it is necessary that they are equal in the right of disposal. With regard to the capital, it is valid that the partners have different or equal shares, while the profit is divided as they stipulate. It is thus valid to stipulate equality in the profit or to give preference. According to what ‘Abdurrazzaq narrated in Al-Jami’, ‘Ali (ra) said: ‘The profit is according to what they stipulated.’ With regard to losses in the ‘Inan company, it is according to the capital share only. If their shares are of equal value then the loss between them is divided equally, and if the capital is divided in thirds then the loss is divided in thirds. If they stipulated other than that, no value will be given to their stipulations. The rule on loss is then executed without regard to their stipulations, by dividing the loss based upon the ratio of their capital shares. This is because the body does not lose property; rather it loses the spent effort only. The loss is thus carried on the capital and it is distributed according to the shares of the partners. This is because a company is a form of representation (Wakala). The rule is that the deputy is not held responsible for the loss but the loss is carried upon the property of the deputising person. Abdurrazzaq narrated in Al-Jami’ from ‘Ali (ra): “The loss (Al-Wadhi’a) is upon the capital and the profit is according to what they stipulated.”