15.2 La combinaison de choses différentes
15.2 Combining Together Of Different Things
En ce qui concerne la combinaison de choses divergentes, la Shar’a a appliqué les mêmes règles à des questions différentes, même si l'analogie rationnelle ne l'accepte pas. La Shar’a a combiné l'eau et la poussière en permettant la purification par l'une et l'autre, bien que l'eau nettoie et que la poussière salisse les choses. Elle a interdit le riba al-fadl (excès de quantité) dans l'or et le blé bien que leur réalité soit différente. Elle a également imposé la peine de mort à l'apostat et à l'adultère bien que la manière diffère, malgré la différence entre les deux actes. Elle a protégé le musulman et le protégé non musulman (Dhimmi), malgré le fait qu'ils soient tous deux différents en termes de religion (Deen). Elle a prescrit quatre-vingts coups de fouet pour celui qui accuse faussement une femme de zina et pour celui qui consomme de l'alcool, bien que la réalité des deux actes soit différente.
As regards combining the things that are different, the Shar’a has given the same rules for different issues, even though the rational analogy does not accept this. The Shar’a has combined the water and dust when allowing one to be purified by them, even though water cleanses and dust makes thing dirty. It forbade the riba al-fadl (excess in amount) in gold and wheat even though their reality is different. It has also imposed the death penalty on the apostate and adulterer though the manner differs, despite the difference between the two actions. It has protected the Muslim and the Dhimmi, despite the fact that they are both different in terms of the deen. It obliged eighty lashes for the one who falsely accuses a woman of zina and the one who drinks alcohol, even though the reality of the two actions is different.
Ainsi, il existe de nombreuses règles dont les réalités diffèrent clairement et rien ne peut les réunir, pourtant la Shar’a leur a donné la même règle. Si l'on avait laissé l'esprit faire l'analogie, il serait venu avec une règle différente, et il n'aurait pas été capable de donner des règles similaires en raison de leurs réalités différentes. Cela indique également l'invalidité de cette méthodologie dans l'analogie.
Thus there are many rules whose realities clearly differ and nothing can bring them together, yet the Shar’a has given them the same rule. If it were left to the mind to make analogy, then it would have come with a different rule, and it would not have been able to give similar rules, due to their different realities. This also indicates the invalidity of this methodology in analogy.
De plus, la Shar’a a établi des règles dans lesquelles l'esprit n'a aucun rôle.
Furthermore the Shar’a has given rules in which the mind has no role.
La Shar’a a autorisé le commerce mais a interdit l'usure, bien que les deux soient des transactions et qu'ils se ressemblent. Elle a stipulé quatre témoins mâles pour la fornication, mais deux suffisent pour le meurtre, bien que le meurtre soit plus vicieux que la fornication. Dans le divorce révocable, elle a stipulé que le témoin doit être un musulman, mais elle a autorisé le témoignage d'un mécréant (Kafir) pour les legs.
The Shar’a has allowed trade but forbidden usury, even though both are a trade and they are similar. It stipulated four male witnesses in fornication, but two are sufficient for murder, even though killing is more vicious than fornication. In the revocable divorce, it stipulated that the witness is a Muslim, but it allowed the testimony of a Kaafir in bequests.
Elle a rendu obligatoire la chasteté, c'est-à-dire le fait de baisser le regard, en ce qui concerne une femme libre et laide quant à ses cheveux et sa peau, même si l'on ne ressent pas d'inclinaison naturelle pour elle, mais elle n'a pas rendu cela obligatoire en ce qui concerne la jariyah (les esclaves femmes de belle apparence) vers lesquelles la disposition de l'homme s'incline. Elle a rendu obligatoire l'essuyage sur le dessus des khuffain (chaussons en cuir) et non sur le dessous, même s'il est plus approprié d'essuyer le dessous. À ce sujet, Sayyiduna ‘Ali (qu'Allah l'honore) a dit : « Si la religion (Deen) était prise par analogie (c'est-à-dire rationnellement), alors l'essuyage sous les chaussons aurait été plus méritant que l'essuyage sur le dessus. » C'est ce qui a poussé des gens comme le célèbre poète Abul ‘Ala al-Ma’arri à dire : Une main est compensée par des centaines de dinars d'or, comment est-elle amputée pour un quart de dinar ?
It obliged chastity, ie lowering of the gaze, in relation to a free ugly woman regarding her hair and skin, even though one does not naturally incline towards her, but it did not oblige this in relation to the jariyah (beautiful female slaves) towards whom one’s disposition inclines. It obliged wiping on the top of the khuffain (leather socks) and not under it even though it is more fitting to wipe the underneath. Regarding this, Sayyiduna ‘Ali (May Allah honour him) said; “If the deen were to be taken by analogy (ie rationally), then wiping under the socks would have been more deserving than wiping on the top.” This is what pushed the likes of the famous poet Abul ‘Ala al-Ma’arri to say; A hand is compensated with hundreds of gold dinars, How is it cut off (amputated) for one quarter of a dinar?
En d'autres termes, le prix du sang pour une main qui a été endommagée est de 500 dinars, alors comment la main peut-elle être amputée pour un quart de dinar ?
In other words, the blood money for a hand that has been damaged is 500 dinar, so how can the hand be amputated for quarter of a dinar?
L'esprit considère comme inapproprié qu'une main soit coupée pour un quart de dinar. Avec le jugement de l'esprit, il désapprouve le jugement de la charia. Si l'esprit recevait le droit de comprendre une cause juridique (Illah) à partir de la totalité de la charia, ou à partir de l'aspect le plus zaahir an-nas (apparent du texte), ou de comprendre l'existence du raisonnement par analogie (Qiyas) à partir de la simple similitude entre deux ahkam, alors il interdirait une grande partie de ce qu'Allah (SWT) a permis, et permettrait une grande partie de ce qu'Allah (SWT) a interdit. Ainsi, le raisonnement par analogie (Qiyas) n'est pas autorisé sauf selon la méthode approuvée par la charia. En d'autres termes, le raisonnement par analogie (Qiyas) légitime ne peut avoir lieu sans une cause juridique (Illah).
The mind considers it improper for a hand to be cut off for a quarter of a dinar. With the judgement of the mind, he disapproves the judgement of the Sharee’ah. If the mind was the given the right to understand an ‘illah (divine reason) from the totality of the Sharee’ah, or from the most zaahir an-nas (apparent aspect of the text), or to understand the existence of Qiyas (analogy) from the mere similarity between two ahkam, then it would prohibit much of what Allah has permitted, and permit much of what Allah has forbidden. Thus, Qiyas is not allowed except according to the method approved by the Shar’a. In other words, the legitimate Qiyas cannot take place without an ‘illah (divine reason)
mentionnée dans le texte. Aucun raisonnement par analogie (Qiyas) n'est effectué dans un texte qui ne contient aucune cause juridique (Illah) islamique (Shar’i). Aucune cause juridique (Illah) rationnelle n'est donnée pour cela, et nous ne lui attribuons pas non plus de cause juridique (Illah) islamique (Shar’i), tant qu'elle n'a pas été mentionnée ou attribuée. C'est pourquoi les Fuqahaa’ (juristes) ont défini les moyens (de discerner) la cause juridique (Illah) en examinant les textes. Ils ont dit que la cause juridique (Illah) a été soit indiquée par le texte *saraahatan* (explicitement), par *dalaalatan* (par le sens), par *istinbaatan* (par déduction) ou par *qiyasan* (par analogie). (Veuillez consulter le livre sur l'Usul à ce sujet)
mentioned in the text. No Qiyas is made in the text that contains no Shar’ee ‘illah. No rational ‘illah is given for it and nor do we assign for it a Shar’ee ‘illah, as long as it has not been mentioned or assigned. That is why the Fuqahaa’ (jurists) have defined the ways (of discerning) the ‘illah by examining the texts. They said the ‘illah has either been indicated by the text saraahatan (explicitly), by dalaalatan (meaning), by istinbaatan (deduction) or by qiyasan (analogy). (Please check the book on Usul for this)
Lorsque le Messager ﷺ a approuvé l'usage du raisonnement par analogie (Qiyas), il en a fixé le type.
When the Messenger approved of the use of Qiyas, he fixed its type.
Ahmad et Nasai ont rapporté d' ‘Abdullah b. az-Zubayr, qui a dit : « Un homme de Khath’am est venu auprès du Messager (Rasul) d'Allah ﷺ et a dit :
Ahmad and Nasai reported from ‘Abdullah b. az-Zubayr, who said; “A man from Khath’am came to the Rasool of Allah and said:
« Mon père s'est converti à l'Islam, il est âgé et ne peut pas monter un chameau, mais le pèlerinage (Hajj) est obligatoire pour lui. Puis-je accomplir le pèlerinage (Hajj) en son nom ? » Il ﷺ dit : « Es-tu le fils aîné ? » Il répondit : « Oui. » Il ﷺ dit : « Supposons que ton père ait une dette à payer et que tu la paies en son nom, cela le désintéresserait-il ? » Il dit : « Oui. » Il ﷺ dit : « Alors tu peux accomplir le pèlerinage (Hajj) en son nom. » Le pèlerinage (Hajj) est une adoration (Ibadah).
‘My father has embraced Islam and he is old and cannot ride a camel, but Hajj is obliged on him. Can I perform the Hajj on his behalf ?’ He said: ‘Are you the eldest son?’ He replied: ‘Yes.’ He said: ‘Suppose your father had a debt to pay and you paid it on his behalf, would this requite him?’ He said: ‘yes.’ He said: ‘Then you can perform Hajj on his behalf.’” Hajj is an ‘ibadah (worship)
et accorder un prêt est une mu’amalah (transaction) et les deux sont différents l'un de l'autre. Cependant, l'accomplissement de l'obligation du pèlerinage (Hajj) est similaire au remboursement d'un prêt, dans le sens où les deux sont des dettes. La raison pour laquelle on permet au fils d'accomplir le pèlerinage (Hajj) au nom de son père est qu'il s'agit de l'apurement d'une dette. Le Messager ﷺ a lié la dette envers Allah à la dette envers les êtres humains, en termes d'obligation de son règlement et de son bénéfice. Si le Messager ﷺ n'avait pas légiféré cela, alors nos esprits n'auraient pas été capables de porter un tel jugement.
and giving a loan is a mu’amalah (transaction) and both are different from each other. However, discharging the obligation of Hajj is similar to payment of the loan, in the sense that both are debts. The reason for allowing the son to perform the Hajj on his father’s behalf is because it is the discharge of a debt. The Messenger linked the debt with Allah to the debt with human beings, in terms of the obligation of its settlement and its benefit. If the Messenger had not legislated that, then our minds would not have been able to make such a judgement.
Le ta’leel (raisonnement) derrière les règles est une preuve (Daleel) pour clarifier la question pour laquelle la Shar’a a légiféré la règle. Cela oblige à suivre la cause juridique (Illah) lorsqu'elle est présente. C'est le raisonnement par analogie (Qiyas). Lorsque le Messager ﷺ a dit à propos du chat : « Il n'est pas najas (impur) (c'est-à-dire la salive du chat) ». Il a clarifié la cause juridique (Illah), c'est-à-dire la raison de ne pas le considérer comme impur, lorsqu'il a dit : « Car ils sont habituellement autour de vous dans les maisons (c'est-à-dire domestiqués) ». [Rapporté par Bukhari et Muslim]. En conséquence, tout animal qui est habituellement autour de la maison n'est pas impur, tant qu'aucune exception n'est faite par une preuve (Daleel). La parole du Messager ﷺ : « La permission (d'entrer) est requise en raison de la vue. » [Rapporté par Bukhari et Muslim]. Cela signifie que le musulman doit demander la permission avant d'entrer dans une maison, car la maison a sa sacralité et est considérée comme une ‘awrah. La raison de la législation de l'obligation de demander la permission est d'empêcher de regarder une chose interdite. Ses paroles « min ajlin nazar (en raison de la vue) » sont la cause juridique (Illah), c'est-à-dire la raison de la législation de la demande de permission. Ainsi, un musulman qui entre dans sa propre maison n'a pas besoin de permission pour entrer. C'est parce que la cause juridique (Illah) est absente et que, par conséquent, la règle devient absente. Autrement, la règle restera s'il a des invités autour de lui ou le genre. Ainsi, quand la cause juridique (Illah) revient, le statut légal (Hukm) revient également. Ainsi, le statut légal (Hukm) est lié à la cause juridique (Illah) en termes de présence et d'absence.
The ta’leel (reasoning) behind rules is an evidence to clarify the matter for which the Shar’a has legislated the rule. This obliges that one follows the ‘illah where it is present. This is Qiyas. When the Messenger said about the cat; “It is not najas (impure) (ie the cat’s saliva).” He clarified the ‘illah ie the reason for not considering it impure when he said; “For they are usually around you in the homes (ie domesticated).” [Reported by Bukhari and Muslim]. Accordingly, any animal that is usually around the home is not impure, as long as there is no exception made by a daleel (evidence). The saying of the Messenger ; “Permission (to enter) is required because of sight.” [Reported by Bukhari and Muslim] This means the Muslim must seek permission before entering a house, because the house has its sacredness and is considered an ‘awrah. The reason for legislating the requirement of seeking permission is to prevent looking at a prohibited thing. His words “min ajlin nazar (because of viewing)” is the ‘illah ie the reason for legislating the seeking of permission. Thus, a Muslim who enters his home does not require a permission to enter. This is because the ‘illah is absent and hence the rule becomes absent. Otherwise the rule will remain if he has guests around and the like. So when the ‘illah returns, so does the hukm. Thus, the hukm is linked to the ‘illah in terms of presence and absence.
C'est pourquoi le raisonnement par analogie (Qiyas) est l'une des questions très délicates. Il convient de savoir que le raisonnement par analogie (Qiyas) est destiné aux personnes intelligentes qui comprennent les textes, les règles et les incidents. Il n'est pas valable pour n'importe qui, utilisant celui-ci selon ses caprices et ses désirs. Il doit être réservé à ces personnes à qui Allah (SWT) a accordé la clairvoyance et la compréhension, sinon il deviendrait un moyen de destruction et d'écart par rapport à la véritable règle d'Allah (SWT). L'imam Shafi’i (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Il n'est permis à personne de pratiquer le raisonnement par analogie (Qiyas) tant qu'il n'est pas devenu connaisseur des sunan (voies) précédentes, des propos des pieux prédécesseurs (Salaf) et de la langue arabe. Il doit également être sain d'esprit afin de distinguer les questions douteuses (ou similaires) et de ne pas se précipiter pour juger ; et il ne doit pas refuser d'écouter celui qui est en désaccord avec lui, car cela pourrait attirer son attention sur quelque chose qu'il a oublié ou lui signaler l'erreur de ce qu'il pensait être correct. » L'usage du raisonnement par analogie (Qiyas) exige une compréhension précise. L'usage du raisonnement par analogie (Qiyas) pour dériver une règle n'est autorisé pour personne d'autre que l'interprète qualifié (Mujtahid).
That is why Qiyas is one of the very delicate issues. It should be known that Qiyas is for the intelligent people who understand the texts, rules and incidents. It is not valid for just any person, who uses it according to his whims and desires. It must be for those people to whom Allah has granted insight and understanding, otherwise it would become a means of destruction and departure from the true rule of Allah . Imaam Shafi’i (may Allah have mercy on him) said; “It is not valid for anybody to make Qiyas until he became knowledgeable of the previous sunan (ways), the statements of the Salaf and the Arabic language. He must also be of sound mind so as to distinguish between the doubtful (or similar) matters and not rush to judge; and he should not resist listening to the one who disagrees with him, because this might draw his attention to something he forgot or point out to him the error of what he thought to be correct.” Use of Qiyas requires precise understanding. The use of Qiyas to derive a rule is not allowed for anyone other than the mujtahid.
Dans tout ce que nous avons mentionné précédemment, nous n'avons cité que les preuves de ceux qui préconisent la participation au gouvernement de la mécréance (Kufr), leur réfutation, et le fait de montrer qu'elles ne peuvent servir de preuves pour ce sujet. À présent, quelle est l'opinion définitive de l'Islam, qui ne nécessite pas d'effort d’interprétation (Ijtihad) sur ce sujet ?
In everything we have mentioned previously, we only quoted the evidences of those who advocate participation in kufr rule, their refutation, and showing that they cannot stand up as evidences for this subject. Now, what is the definite opinion of Islam, which doesn’t require Ijtihaad in this subject?
La Shar’a, ainsi que sa croyance (Aqeedah), est établie sur la foi (Iman) en Allah l'Unique, et sur le fait que l'adoration doit Lui être exclusivement dévolue. L'énoncé « laa ilaaha » (Il n'y a de divinité) signifie la négation de la divinité, de l'adoration et de la législation pour quiconque d'autre qu'Allah (SWT). L'énoncé « ilallah » (sauf Allah) signifie l'affirmation de ces choses pour Allah (SWT) uniquement. Il est l'Ilah, la Vérité, le seul qui mérite d'être adoré et de légiférer. L'adoration et la soumission à Lui (SWT) ainsi que la connaissance de Sa Shar’a passent par le Messager ﷺ. C'est ce que signifie la seconde partie des deux shahadas, à savoir que : Muhammad est le Messager (Rasul) d'Allah. Par conséquent, seul le Messager ﷺ doit être suivi et imité en matière de législation.
The Shar’a, along with its ‘Aqeedah, is established on the Imaan in Allah the One, and that worship should be solely for Him. The statement ‘laa ilaaha’ (There is no god) means the negation of divinity, worship and legislation from anyone other than Allah . The statement ‘ilallah’ (except Allah) means confirming these matters for Allah only. He is the Ilah, the Truth, the only one who deserves to be worshipped and to legislate.Worship and submission to Him and knowledge of His Shar’a comes via the Messenger . This is what the second part of the two shahadas means, which is that; Muhammad is the Rasool of Allah. Hence only the Messenger should be followed, and emulated in legislation.
Même les fondements de la jurisprudence (Usul al-Fiqh) sont bâtis sur la définition des sources de la révélation afin que la législation ne soit pas tirée d'autre chose que de ces sources. Ils cherchent à réguler les principes de l'istinbaat (déduction), de sorte que tout ce qui ne provient pas de la Shar'a ne puisse y entrer. C'est pourquoi la première discussion que les fondements de la jurisprudence (Usul al-Fiqh) entreprennent est que le Haakim (Souverain) est Allah (SWT), que le jugement n'appartient qu'à Lui, et qu'il n'y a pas de statut légal (Hukm) avant la révélation de la Shar'a sur un sujet ou en dehors de la Shar'a.
Even Usul al-Fiqh is built on defining the sources of revelation so that legislation is not taken from other than these sources. It seeks to regulate the principles of istinbaat (deduction), so that anything that isn’t from the Shar’a can not enter it. That is why the first discussion that Usul al- Fiqh undertakes is that the Haakim (Sovereign) is Allah , the judgement is only for Him, and there is no hukm before the revelation of the Shar’a on a subject or outside of the Shar’a.
Vient ensuite la jurisprudence islamique (Fiqh) pour représenter l'explication pratique de l'adoration d'Allah (SWT) seul, de la soumission à Lui seul et du rejet de toute législation provenant de quiconque d'autre que Lui, la référence pour le jugement étant uniquement Sa Loi.
Then comes the Fiqh to represent the practical explanation of the worship to Allah alone, and the subjugation to Him alone and the rejection of any legislation from anyone other than Him, beside reference for judgement is to His Law only.
Participer à des systèmes de mécréance (Kufr) signifie que celui qui y appelle accepte la législation humaine en plus de la législation divine. Par conséquent, il accepte la présence d'un législateur de règles non islamiques (Shar’i) aux côtés du législateur de règles islamiques (Shar’i). Cela signifie également l'acceptation de la pluralité des sources de législation. Dès lors, où est l'unicité de la divinité (wahdaniyyah al-ma’bud) qui nécessite l'unicité de l'adoration, ouvertement et secrètement ?
Participating in kufr systems means that the one who calls to it accepts human legislation in addition to the divine legislation. Consequently, he accepts the presence of a legislator of non-Shar’ee rules alongside the legislator of Shar’ee rules. This also means the acceptance of the plurality of sources of legislation. So where is the unity of the deity (wahdaniyyah al-ma’bud) that necessitates the unity of worship, openly and secretly?
L'interdiction de commettre l'association (Shirk) avec Allah ﷺ nécessite l'interdiction de Lui associer un partenaire dans Son commandement.
The prohibition of making shirk with Allah necessitates the prohibition of partnership in His rule.
Ainsi, la Shar’a, dans sa totalité, indique l'interdiction de participer aux systèmes jaahili.
Thus the Shar’a, in its totality, indicates the prohibition of participating in jaahili systems.
La biographie du Prophète (Seerah) du Messager ﷺ dans son appel à l’islam (Da’wah) indique, sans l'ombre d'un doute, que l'approche était radicale et exempte de toute influence de la réalité. Le travail qui affecte la réalité est celui qui créera le changement nécessaire. Le Messager ﷺ, dans son appel à l’islam (Da’wah), n'a accordé aucune attention à la réalité de l'association (Shirk) chez les mécréants (Kuffar) de Makkah. Il ne s'est pas soucié de leurs coutumes et traditions ; il n'a pas non plus tenu compte de l'acceptation ou du rejet des gens à son égard. Il n'a pas flatté ceux qui détenaient l'autorité, même si la situation du Messager ﷺ et de son appel à l’islam (Da’wah) à Makkah était sévère. Il a proclamé publiquement : « Il n'y a de divinité qu'Allah et Muhammad est Son Messager », ce qui est l'essence même de l'islam, et le rejet complet de tout credo ou Shar’a autre que celui-ci. Sur cette base, la Shahadah fut rejetée par Abu Jahl, ainsi que par les autres chefs de la mécréance (Kufr) à Makkah. Sur cette base également, le Messager ﷺ a proclamé publiquement la Shahadah devant le noir et le blanc, l'homme libre et l'esclave, le riche et le pauvre, l'Arabe et le non-Arabe, l'adorateur d'idoles et les gens du livre. Il les a affrontés, s'est opposé à eux et les a défiés en mentionnant leurs dieux ; ils ont donc répondu avec hostilité, ont tenté de marchander avec lui et lui ont demandé de se taire à leur sujet afin qu'ils se taisent à son sujet. Ils souhaitaient que si le Messager ﷺ faisait des compromis, alors ils feraient des compromis. Il ﷺ n'a pas accepté cela et fut patient face à leur harcèlement de l'appel à l’islam (Da’wah) et à la torture de ses compagnons ; les croyants furent patients envers eux. La patience de tous était l'un des signes de la véracité de l'appel à l’islam (Da’wah) et de son ton, à tel point qu'il ﷺ a rejeté la condition de Banu Sa’sa’ah lorsqu'il s'est approché d'eux pour les inviter à soutenir sa religion (Deen), au moment le plus difficile de l'appel à l’islam (Da’wah) et en l'absence de tout soutien. Ils étaient prêts à lui donner la Nusrah à condition qu'après lui, l'autorité leur revienne. Il n'a pas dit qu'une opportunité s'était présentée à lui dont il pouvait bénéficier, après que toutes les portes devant lui se soient refermées. Au contraire, il leur a dit, et nous a dit après eux, en tant qu'enseignant, chef, prédicateur de l'appel à l'islam (Da’wah) et guide : « L'autorité appartient à Allah et Il la donne à qui Il veut. » Il veut par là que l'autorité appartient à Allah seul, et que nul ne peut partager avec Allah en cela. Seul Allah la donne à qui Il veut, et personne d'autre n'a son mot à dire à ce sujet. Le Messager ﷺ a poursuivi son appel à l'islam (Da’wah) sans s'appuyer sur autre chose que la force de la fikrah (idée) et l'aide d'Allah. L'appel à l'islam (Da’wah) a réalisé son objectif par l'établissement du territoire de l’islam (Dar al-Islam) à Madinah, après qu'Allah a ouvert les cœurs et les esprits de ceux qui ont soutenu Muhammad ﷺ et l'ont aidé. Ainsi, le succès vient d'Allah. Il appartient à celui qui compte sur Lui, cherche Son aide et préserve la pureté de l'idée, la clarté de la compréhension, la justesse du chemin et la correction de l'action.
À présent, à la fin de cette discussion sur la participation aux régimes qui gouvernent par autre chose que ce qu'Allah a révélé, nous présenterons la réalité du gouvernement dans les régimes actuels et la manière dont la participation s'opère. Ensuite, nous présenterons les versets (Ayah) et les hadiths qui interdisent de suivre cette voie, et nous mettrons fin à toute justification ou interprétation, car les versets (Ayah) sont définitifs dans leurs significations.
Now, at the end of this discussion about participating in the regimes that rule by other than what Allah has revealed, we shall present the reality of ruling in the current regimes and how the participation takes place. Then we shall present the ayaat and ahadith that prohibit the following of this path, and put an end to any justification or interpretation, because the ayaat are definite in their meanings.
La constitution de tout État doit être établie sur une base intellectuelle spécifique. Elle peut être démocratique ou islamique, de telle sorte qu'aucune règle ne puisse émaner d'autre que de son credo et de sa base.
The constitution in any state must be established on a specific intellectual basis. It may be democratic or Islamic, such that there can be no rule that has not emanated from its creed and basis.
Ainsi, dans les systèmes démocratiques, les règles doivent être en harmonie avec le principe de base qui stipule que la souveraineté appartient au peuple, c'est-à-dire que ce sont les citoyens qui promulguent les lois par l'intermédiaire d'une assemblée qu'ils choisissent à cet effet, appelée le parlement. Lorsque celui-ci gouverne, le pouvoir exécutif applique ce qui a été légiféré par le pouvoir législatif au nom du peuple. Afin de maintenir le gouvernement sous l'autorité de la volonté populaire, le parlement a reçu le pouvoir d'accorder au gouvernement un vote de confiance, de sorte que celui-ci ne devienne légitime qu'après l'obtention de ce vote. Il a également reçu le pouvoir de surveiller, d'examiner et de demander des comptes sur les actions du gouvernement.
Thus, in the democratic systems, the rules have to be in harmony with the basis, which says that the sovereignty is for the people, ie it is the people who enact laws through an assembly, which they select for this purpose and this is called the parliament. When it rules, the executive authority applies what has been legislated by the legislative authority in the name of the people. In order to keep the government restricted to the rule of the people, the parliament has been given the power to give the government a vote of confidence, such that it does not become legitimate except after the vote of confidence has been given. It has been given the power to monitor, examine and account the actions of government.
En conséquence, elle peut retirer sa confiance à l'ensemble du gouvernement ou à un ministre déterminé, si celui-ci commet une violation ou ne respecte pas les règles de la constitution.
Accordingly, it can withdraw the confidence from the whole government or a certain minister, if he commits a violation or does not adhere to the rules of the constitution.
Ainsi, le fondement des actions qui découlent du gouvernement est la Démocratie et non l'Islam. Comme nous l'avons expliqué dans une discussion précédente, l'Islam n'accepte aucune action qui ne soit pas fondée sur une base spirituelle, laquelle est le fondement de la foi (Iman) en Allah (SWT).
Thus, the basis of the actions that result from the government is Democracy and not Islam. As we have explained in a previous discussion, Islam does not accept any action that is not based on a spiritual basis, which is the basis of Imaan in Allah .
Les systèmes possèdent une structure intégrée, tout comme ils ont une base unique, et la politique qu'ils veulent exécuter est unique, et ils s'efforcent de l'appliquer à travers tous les ministères. La politique de chaque ministère doit être en harmonie avec la politique des autres ministères. Ce qui formule cette politique est le gouvernement dans son ensemble. La voix du ministre musulman unique ne sera rien d'autre qu'une voix unique parmi l'ensemble des voix, avec lesquelles son président formule la politique, à la lumière de la constitution et de la base sur laquelle elle est établie. Ceci est du point de vue juridique. Cependant, il existe une énorme différence entre cette idée et son application pratique. Le dirigeant du pays et son équipe auront déjà élaboré la politique du gouvernement lorsque le ministre est choisi pour le cabinet. Le ministre n'a d'autre choix que de rejoindre le cabinet sur la base de la politique élaborée ou de la refuser. Il n'a pas le droit de définir la politique de son ministère.
The systems have an integrated structure, just as they have a single basis, and the policy they want to execute is one, and they work to apply it through all the ministries. The policy of each ministry must be in harmony with the policy of the other ministries. What formulates this policy is the government together. The voice of the single Muslim minister will be nothing but a single voice from the collection of voices, with which its president formulates the policy, in the light of the constitution and the basis on which it is established. This is from the legal perspective. However, there is a huge difference between this idea and its practical application. The country’s leader and his team will already have drawn up the policy of the government when the minister is chosen for the cabinet. The minister has no choice, except to join the cabinet on the basis of the drawn up policy or to refuse it. He has no right to lay down the policy for his ministry.
De plus, la responsabilité des ministres est une responsabilité conjointe.
Moreover, the responsibility of the ministers is a joint responsibility.
Cela signifie que lorsque le gouvernement souhaite mettre en œuvre la politique prévue et prendre les décisions nécessaires, les décisions de la majorité sont prises. Cela signifie que chaque ministre interfère dans les affaires des autres ministères et fait part de ses opinions concernant les décisions du gouvernement. Cela rend le ministre musulman responsable de tout ce qui provient de son ministère ou de celui des autres, ou qui s'y rapporte. Dans une telle situation, il est obligé de défendre la politique et les décisions du gouvernement à l'extérieur et devant les gens, même s'il peut s'y opposer à l'intérieur du ministère. On pourrait supposer ici que le ministre musulman prendra la position de l'opposition à tout ce qui est proposé et qui contredit l'Islam. Un tel discours témoigne d'une pensée superficielle. Le ministre est différent du député. Ainsi, en termes de loi et non d'application, le député représente ceux qui l'ont élu. Il peut représenter les musulmans dans un système démocratique, ou il peut représenter les partisans de la gauche dans les systèmes capitalistes. Quant au ministre, il n'est pas introduit au sein du gouvernement pour s'opposer, sinon il restera à l'extérieur en raison de son opposition. Ainsi, dans les systèmes démocratiques, celui qui s'oppose au gouvernement ou au pouvoir restera à l'extérieur et ne sera pas autorisé à y entrer. S'il y entre par erreur, il est alors expulsé par insistance. Le gouvernement vient pour gouverner et mettre en œuvre. Il a une politique qu'il veut appliquer. Il n'est pas venu pour accumuler les contradictions. Quiconque va à l'encontre de sa politique la quittera sur invitation du Premier ministre ou des ministres ensemble. Les députés lui retireront personnellement leur confiance, et le gouvernement continuera de fonctionner.
This means that when the government wishes to implement the planned policy and take the necessary decisions, the decisions of the majority are taken. This means that every minister interferes in the affairs of other ministries, and puts forward his views regarding the government’s decisions. This makes the Muslim minister responsible for everything that originates from or relates to his ministry, or that of others. In such a situation, he is obliged to defend the policy and decisions of the government outside and in front of people, even though inside the ministry he might oppose it. Here one might assume that the Muslim minister will take the position of opposition to everything proposed that contradicts Islam. Such talk indicates shallow thinking. The minister is different from the MP. Thus, in terms of the law and not application, the MP represents those who have elected him. He may represent the Muslims in a democratic system, or he may represent the leftists in capitalist systems. As for the minister, he is not brought into the government to oppose, otherwise he will remain outside due to his opposition. Thus, in the democratic systems, the one who opposes the government or the rule will remain outside and not be allowed to enter it. If he enters by mistake, then he is expelled by insistence. The government comes to rule and implement. It has a policy that it wants to implement. It has not come to gather contradictions. Anyone who goes against its policy will leave it by the invitation of the prime minister or the ministers together. The MPs will withhold the confidence from him personally, and the government will continue functioning.
Il est impératif de mentionner ici que la simple acceptation par le ministre musulman de participer au gouvernement signifie qu'il a accepté la constitution existante dans le pays ainsi que le fondement sur lequel elle est établie. L'opposition que nous mentionnons ici n'est pas une opposition au fondement du système, mais une opposition au sein du système, ce qui est une opposition qui indique un désaccord sur les branches, tandis que chacun accepte son fondement.
Here it is imperative to mention that the mere acceptance of the Muslim minister to participate in ruling means that he has accepted the existing constitution in the country and the basis on which it is established. The opposition that we mention here is not the opposition to the basis of the system but opposition within the system, which is an opposition that indicates disagreement in the branches, whilst everyone accepts their basis.
De plus, tout décret adopté et relatif à un ministère ne prend effet et n'entre en vigueur qu'après avoir été approuvé par trois parties et revêtu de leurs signatures. Il s'agit du chef de l'État, du Premier ministre et du ministre concerné. Cela signifie également que le ministre musulman n'est pas libre de gérer les affaires de son ministère et de prendre les décrets pratiques par lui-même.
Moreover, any decree adopted and related to any ministry does not come into force and effect, until approved by three sides and provided with their signatures. They are; the head of state, the prime minister, and the relevant minister. This also means that the Muslim minister is not free in running the affairs of his ministry and issuing the practical decrees by himself.
Ceci rend clairs les points suivants :
This makes the following points clear:
Les règles avec lesquelles le gouvernement gouverne ne sont pas établies sur une base spirituelle (qui est la croyance en Allah) mais sur la base de la Démocratie, dans laquelle la législation est pour le peuple et non pour Allah.
- The rules, with which the government governs, are not established on a spiritual basis (which is the belief in Allah) but on the basis of Democracy, in which legislation is for the people and not for Allah .
Le gouvernement est l'autorité exécutive. C'est une autorité de gouvernance et d'exécution des règles de la constitution. Le gouvernement, avec son Premier ministre et ses ministres, chacun d'entre eux, n'est pas en droit d'aller à l'encontre des règles de la constitution, faute de quoi ils seront accusés de la violer.
- The government is the executive authority. It is an authority of ruling and execution of the rules of the constitution. The government, along with its Premier and ministers, every single one of them, are not entitled to go against the rules of the constitution, otherwise they will be accused of violating it.
- Aucun ministre, y compris le ministre qui est musulman, n'élabore la politique de son département. Il applique plutôt la politique élaborée par l'État dans son ensemble, y compris par son chef.
- No single minister, including the minister who is a Muslim, draws up the policy of his department. Rather he applies the policy drawn up by the state as a whole, including its head.
Chaque ministre est responsable de toutes les décisions et actions émanant du gouvernement. Cela est dû au fait que la loi stipule que la responsabilité du cabinet est une responsabilité collective et conjointe.
- Every single minister is responsible for all the decisions and actions issued by the government. This is because the law states that the responsibility of the cabinet is a collective and joint responsibility.
En résumé, la question est régulée dans ces systèmes de telle sorte que personne n'a le droit d'agir de manière isolée du cabinet, et selon sa propre voie.
In short, the issue is regulated in these systems, such that no one has the right to act in isolation of the cabinet, and in his own way.
Telle est la réalité de ces gouvernements. De nombreux versets (Ayah) témoignent de l'interdiction pour un musulman d'y participer.
This is the reality of these governments. Many ayaat bear witness to the prohibition of a Muslim to participating in them.
- Ainsi, Allah (SWT) a rendu obligatoire que le jugement appartienne à Allah (SWT), en tant que fondement dont émanent les lois. Il (SWT) a dit : « Mais non ! Par ton Seigneur ! Ils ne auront pas véritablement la foi (Iman) avant de t'avoir fait juge de leurs différends, et avant de n'éprouver en leur for intérieur aucune résistance à ce que tu auras décidé, et de se soumettre totalement. » [TMQ 4:65]. Il (SWT) a dit : « Il ne appartient pas au croyant ou à la croyante, lorsque Allah et Son Messager ﷺ ont décidé d'une affaire, d'avoir la moindre option dans leur décision. » [TMQ 33:36] - Allah (SWT) a rendu obligatoire que le dirigeant soit musulman. Il (SWT) a dit : « Ô vous qui croyez ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager ﷺ et à ceux qui détiennent l'autorité d'entre vous. » [TMQ 4:59] - Allah (SWT) a obligé le dirigeant musulman à gouverner par l'Islam. Il (SWT) a dit : « Et juge entre eux par ce qu'Allah a révélé... » [TMQ 5:49]. Allah (SWT) a averti le dirigeant musulman de se détourner de certains aspects de l'Islam, même s'il s'agit d'une seule règle. Ainsi Il a dit : « Et prenez garde d'eux, de peur qu'ils ne vous détournent de ce qu'Allah vous a fait descendre. » [TMQ 5:49]. Il (SWT) a ordonné que nous tirions nos épées face à celui qui gouverne par une mécréance (Kufr) suraah (mécréance explicite). Cela est dû à la déclaration du Messager ﷺ concernant le dirigeant Faajir lorsqu'on lui a demandé : « Ne devrions-nous pas le combattre avec l'épée, ô Rasul d'Allah ? » Il a dit : « À moins que vous ne voyiez une mécréance (Kufr) claire et buwah (mécréance explicite) pour laquelle vous avez un burhaan (preuve) venant d'Allah. » [Rapporté par Muslim] - Il (SWT) a interdit que les conseillers et l'entourage du dirigeant ne soient sur quoi que ce soit d'autre que l'Islam.
- Thus, Allah obliged that the judgement should be for Allah , as a basis from which the laws originate. He said; “But no, by your Lord, they can have no Imaan, until they make you the judge in all disputes between them, and find in themselves no resistance against your decisions, and accept them with full submission.” [TMQ 4:65]. He said; “It is not (fitting) for a believer, man or woman, when Allah and His Messenger have decreed a matter that they should have any option in their decision.” [TMQ 33:36] - Allah has obliged that the ruler be a Muslim. He said; “O you who believe! Obey Allah and obey the Messenger and those in authority from amongst you.” [TMQ 4:59] - Allah has obliged the Muslim ruler to rule by Islam. He said; “And so judge between them by what Allah has revealed...” [TMQ 5:49]. Allah warned the Muslim ruler of turning away from some of Islam, even if it is a single rule. Thus He said; “And beware of them lest they turn you away from some of that which Allah has sent down to you.” [TMQ 5:49]. He ordered that we draw our swords in the face of the one who rules by kufr suraah (explicit kufr). This is owing to the Messenger’s statement regarding the Faajir ruler when he was asked: “Shall we not fight him with the sword, O Rasool of Allah? He said; “Unless you see clear and kufr buwah (explicit kufr) regarding which you have a burhaan (proof) from Allah.” [Reported by Muslim] -He forbade the advisors and entourage of the ruler to be on anything other than Islam.
« Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour Bitanah (conseillers, aides, protecteurs)
“O You who believe! Take not as (your) Bitanah (advisors, helpers, protectors)
« ceux qui sont en dehors de votre religion. » [TMQ 3:118] - Allah (SWT) a ordonné aux musulmans de se référer à l'Islam pour le jugement et Il leur a interdit de se référer au Taghut. Il (SWT) a clarifié que celui qui fait cela, sa foi (Iman) n'est qu'une simple prétention et n'est pas véritable. Il (SWT) a dit : « N'as-tu pas vu ceux (les hypocrites) qui prétendent croire en ce qui t'a été descendu et en ce qui a été descendu avant toi, et qui veulent recourir au Taghut (faux juges, etc.) pour trancher leurs litiges, alors qu'on leur a ordonné de s'en détourner ? Mais le diable (Shaytan) veut les égarer loin du droit chemin. » [TMQ 4:60] - Allah (SWT) a interdit aux musulmans de prendre pour amis et alliés quiconque d'autre qu'eux ; « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis ceux sur qui est la Colère d'Allah.
those outside your religion.” [TMQ 3:118] - Allah ordered the Muslims to refer to Islam for judgement and He forbade them to refer to the Taghut. He clarified that the one who does that, his Imaan is a mere claim and not true. He said; “Have you seen those (hypocrites) who claim that they believe in that which has been sent down to you, and that which was sent down before you, and they wish to go for judgement (in their disputes) to the Taghut (false judges, etc.) while they have been ordered to reject it. But Shaytan wishes to lead them far astray.” [TMQ 4:60] - Allah has forbidden the Muslims from taking as friends and helpers anyone other than them; “O you who believe! Take not as friends the people on whom is the Wrath of Allah.
« Certes, ils sont désespérés de l'Au-delà, tout comme ils sont désespérés de ceux qui sont (enterrés) dans les tombes (qu'ils ne seront pas ressuscités au Jour de la Résurrection). » [TMQ 60:13]. Et Il ﷺ a dit : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas les Juifs et les Chrétiens pour Awliya (amis, protecteurs) ; ils ne sont que des Awliya les uns pour les autres. Et si l'un d'entre vous les prend pour Awliya, alors certes il est l'un d'eux. En vérité, Allah ne guide pas les gens qui sont les Zalimun (injustes). Et tu verras ceux qui ont une maladie (d'hypocrisie) dans leurs cœurs, se précipiter vers leur amitié, en disant : ‘Nous craignons qu'un malheur ou un désastre ne nous atteigne.’ Peut-être qu'Allah apportera une victoire ou un décret selon Sa Volonté. Alors ils regretteront ce qu'ils gardaient secrètement en eux-mêmes. » [TMQ 5:51-52] Ici, la question peut se poser que les dirigeants d'aujourd'hui ne sont ni Juifs ni Chrétiens. La vérité est qu'ils sont loyaux envers les Juifs et les Chrétiens. La loyauté de celui qui est loyal envers les dirigeants sera envers ceux auxquels ces dirigeants sont loyaux.
Surely, they are in despair of the Hereafter, just as they are in despair about those (buried) in graves (that they will not be resurrected on the Day of Resurrection).” [TMQ 60:13]. And He said; “O you who believe! Take not the Jews and the Christians as Awliya (friends, protectors); they are but Awliya to one another. And if any amongst you takes them as Awliya, then surely he is one of them. Verily, Allah guides not those people who are the Zalimun (unjust). And you see those in whose hearts there is a disease (of hypocrisy), they hurry to their friendship, saying: ‘We fear lest some misfortune of a disaster may befall us.’ Perhaps Allah may bring a victory or a decision according to His Will. Then they will become regretful for what they have been keeping as a secret in themselves.” [TMQ 5:51-52] Here the question may arise that the rulers today are not Jews or Christians. The truth is they are loyal to the Jews and Christians. The loyalty of the one who is loyal to the rulers, will be for the one those rulers are loyal to.
Et Il (SWT) a dit : « Et ceux qui ne croient pas sont des alliés les uns des autres, et si vous ne faites pas cela (c'est-à-dire... »
And He said; “And those who disbelieve are allies to one another, (and) if you do not do so (ie.
(devenir des alliés, comme un bloc uni avec un seul califat), il y aura une épreuve (Fitnah) (guerres, batailles) et de l'oppression sur terre, ainsi qu'un grand désordre et une corruption (apparition du polythéisme).” [TMQ 8:73] Il convient ici de mentionner que l'intention de ne pas s'allier avec les Juifs et les Chrétiens n'est pas que l'on doive être loyal envers d'autres qu'eux. Plutôt, ce qui est voulu est qu'il est interdit d'être loyal envers toute chose ou toute personne qui contredit l'Islam. L'interdiction de leur témoigner de la loyauté nécessite que l'on se détache d'eux, en termes d'idées et de comportement, et que l'on n'accepte rien d'eux, tant que leur base est établie sur la mécréance (Kufr). Il ﷺ a dit, par la bouche d'Ibraheem : “Certes, nous sommes libres de vous et de ce que vous adorez en dehors d'Allah ; nous vous avons rejetés, et une hostilité et une haine éternelles ont commencé entre nous et vous, jusqu'à ce que vous croyiez…” [TMQ 60:4] Le walaa’ (loyauté) doit être pour Allah, Son Messager ﷺ et les croyants. Il ﷺ a dit : “Et quiconque prend pour alliés Allah, Son Messager et ceux qui ont cru, alors ce sont eux le parti d'Allah qui seront les victorieux.” [TMQ 5:56] Une autre question qui peut surgir ici est qu'en acceptant de participer au pouvoir, nous ne voulons pas être loyaux envers eux. Nous montrons seulement de la loyauté en suivant le modèle (nous montrons notre soumission jusqu'à ce que nous gagnions de l'influence).
become allies, as one united block with one Khilafah), there will be Fitnah (wars, battles) and oppression on earth, and a great mischief and corruption (appearance of polytheism).” [TMQ 8:73] Here it is worth mentioning that the intention from not allying oneself with the Jews and Christians is not that one should be loyal to other than them. Rather what is intended is that it is forbidden to be loyal to anything and anyone that contradicts Islam. The prohibition of showing loyalty to them necessitates that one detaches oneself from them, in terms of ideas and behaviour, and doesn’t accept any matter from them, as long as their basis is established on kufr. He said, on the tongue of Ibraheem; “Verily, we are free from you and whatever you worship besides Allah, we have rejected you, and there has started between us and you, hostility and hatred for ever, - until you believe…” [TMQ 60:4] The walaa’ (loyalty) should be for Allah, His Messenger and the believers. He said; “And whosoever takes Allah, His Messenger and those who have believed as Protectors, then the party of Allah will be the victorious.” [TMQ 5:56] Another question that may arise here is that by accepting to participate in ruling we do not mean to be loyal to them. We only show loyalty following the model (we show our submissiveness until we gain influence)
mais nos cœurs rejettent ce qu'ils font. La vérité est que la loyauté est une question dans laquelle les membres (l'action) et le cœur participent. Nous sommes obligés de rejeter par la main, la langue et le cœur ce que fait le dirigeant, lorsqu'il gouverne par autre chose que ce qu'Allah a révélé. Le moins que l'on puisse faire est de rejeter avec le cœur et il n'y a pas de foi (Iman) après cela, comme l'a informé le Prophète Muhammad ﷺ.
but our hearts reject what they do. The truth is that loyalty is a matter in which the organs (action) and heart share. We are obliged to reject by hand, tongue and heart what the ruler does, when he rules by other than what Allah has revealed. The least one can do is to reject with the heart and there is no Imaan after this, as informed by al-Mustafah .
Ceux qui adoptent la position de la plus faible de la foi (Iman), leurs actions et leurs paroles ne doivent ni être en accord ni soutenir la gouvernance par un système non islamique. Ceux qui font cela désobéissent à Allah (SWT) et commettent un péché, même si leurs cœurs le rejettent. Ils sont accusés de mécréance (Kufr) si leurs cœurs l'approuvent. Le moins que l'on puisse dire à propos de celui qui participe à la gouvernance par autre chose que ce qu'Allah (SWT) a révélé, c'est qu'il est un Faasiq (transgresseur), Zaalim (oppresseur) et ‘aasi (désobéissant) envers Allah (SWT).
Those who take the position of the weaskest of Imaan, their actions and statements should not agree or support the rule by non-Islam. Those who do that, they are disobeying Allah and committing sin, even if their hearts reject it. They are accused with kufr if their hearts approve it. The least that one can say about the one who participates in ruling by other than what Allah has revealed, is that he is a Faasiq (transgressor), Zaalim (oppressor) and ‘aasi (disobedient) to Allah .