10.5 Réforme musulmane progressiste et moderniste
10.5 Progressive And Modernist Muslim Reform
Lorsque vous comparez les écoles traditionnelles de jurisprudence islamique (Fiqh), vous constaterez que certaines d'entre elles sont plus difficiles à suivre dans certains domaines et plus faciles à suivre dans d'autres. Par exemple, les exigences et les conditions des ablutions (Wudu) dans l'École A pourraient être plus difficiles à satisfaire que dans l'École B, mais l'École B est plus facile ou plus indulgente en ce qui concerne le voyage, etc.
When you compare the traditional schools of fiqh, you will find some of them to be more difficult to follow in some areas and easier to follow in other areas. For example, the requirements and conditions of wudu in School A might be more difficult to satisfy than School B but School B is easier or more lenient in terms of travel, etc.
Mais lorsque l'on examine les opinions des réformateurs modernes sur les questions de jurisprudence islamique (Fiqh), elles tendent toutes dans une seule direction. Ils adoptent tous des positions très prévisibles, le seul fil conducteur apparent qui les unit étant qu'ils s'accordent avec et accommodent les sensibilités, les préjugés et les aspirations de la bourgeoisie occidentale moderne. Toute personne rationnelle peut voir qu'il ne s'agit pas d'une coïncidence. C'est le signal d'alarme flagrant qui nous indique que ces réformateurs n'ont pas d'usul, c'est-à-dire de principes, par lesquels ils dérivent leurs opinions. Au lieu de cela, ils se fixent sur leur opinion, quelle que soit celle qui est la plus concordante avec les conventions sociales dominantes, c'est-à-dire ce qu'ils appellent parfois la « raison », puis, après coup, tentent de bricoler une justification à partir d'une lecture hautement sélective du Coran et du hadith, et peut-être d'autres opinions minoritaires rares qu'ils pourraient trouver auprès de savants (Ulama) légitimes.
But when you look at the opinions of modern reformers on matters of fiqh, they all trend in one direction. They all take very predictable positions with the only apparent common thread tying them together is that they accord with and accommodate the sensibilities, biases, and aspirations of modern Western bourgeois people. Any rational person can see that this is not a coincidence. This is the glaring red flag that signals to us that these reformers have no consistent usul, i.e., principles, by which they are deriving their opinions. Rather, they settle on their opinion, whatever is most concordant with the dominant social conventions, i.e., what they sometimes call “reason,” and then, after the fact, try to cobble together a justification from a highly selective reading of the Quran and hadith, and perhaps other rare minority opinions they may find from legit ulama.
Malgré tout cela, ces réformateurs insistent pour être pris au sérieux par le reste d'entre nous.
Despite all this, these reformers insist on being taken seriously by the rest of us.