Il existe une perspective commune qui a gagné une influence croissante depuis l'aube du féminisme de la deuxième vague, selon laquelle l'une des principales dynamiques de pouvoir au sein de chaque société — en plus des dynamiques entre les différentes classes socio-économiques, les races, les affiliations tribales, etc. — est la dynamique de pouvoir entre les genres. Tout comme différentes factions politiques et classes se disputent le pouvoir dans chaque société, les genres le font également, les hommes contre les femmes. Toutes les sociétés connaissent un différentiel de pouvoir à cet égard, et il a été universellement constaté que les hommes dominent les femmes — c'est le patriarcat. À notre époque, cette domination n'est pas nécessairement manifeste au point que les hommes dominent consciemment les femmes, bien que dans certains cas, cela puisse également être vrai. Plutôt, nous avons hérité d'un système patriarcal avec des structures de pouvoir ossifiées qui continuent de subjuguer les femmes. Il est de notre devoir moral, soutiennent les féministes, de lutter contre ces structures patriarcales. Tout cela s'applique pleinement à l'histoire islamique. C'est ici que les féministes auront certains désaccords. La position féministe par défaut, telle que représentée par leurs principaux érudits, est que toute religion est intrinsèquement patriarcale et donc oppressive pour les femmes. Les féministes musulmanes contestent cela et affirment, au contraire, que Dieu n'est pas patriarcal et ne désire pas subjuguer les femmes aux hommes. Au contraire, la religion révélée de Dieu, l'Islam, est pleinement égalitaire et c'est seulement une lecture patriarcale de cette religion par les hommes qui nous donne des règles et des coutumes qui oppriment les femmes musulmanes. À partir de ce point, différentes féministes musulmanes tracent la limite à des endroits différents. Les règles de la polyginie, par exemple, font-elles partie du véritable Islam ou sont-elles des ajouts patriarcaux ? Certains disent oui, d'autres disent non. Certains hadiths sur les femmes font-ils partie du véritable Islam ou sont-ils de simples fabrications patriarcales ? Certains érudits classiques s'exprimant sur les femmes présentent-ils une compréhension honnête et valide du véritable Islam, ou s'agit-il simplement d'un biais patriarcal colorant leurs vues ? Il existe plus d'une centaine d'exemples « controversés » où, du point de vue de la féministe non-musulmane moderne moyenne, l'Islam opprime, ou du moins prive de leurs droits, les femmes. Et différentes féministes musulmanes adopteront différentes stratégies pour contrer cette perspective et défendre l'idée que le véritable Islam est égalitaire.
There is a common perspective that has grown increasingly more influential since the dawn of Second Wave feminism that one of the primary power dynamics within every society — in addition to the dynamics between different socio-economic classes, races, tribal affiliations, etc. — is the power dynamics between the genders. Just like different political factions and classes are vying for power in every society, so are the genders, men against women. All societies experience a power differential in this regard, and universally it has been the case that men dominate women — this is patriarchy. In our times, this domination is not necessarily overt such that men are consciously dominating women, though in some instances, that may be true as well. Rather, we have inherited a patriarchal system with ossified power structures that continue to subjugate women. It is our moral duty, argue feminists, to fight against these patriarchal structures. All of this applies in spades to Islamic history. Here feminists will have some disagreements. The default feminist position as represented by their leading scholars is that all religion is inherently patriarchal and therefore oppressive to women. Muslim feminists take issue with this and claim, to the contrary, that God is not patriarchal and does not desire to subjugate women to men. Rather, God’s revealed religion, Islam, is fully egalitarian and it is only a patriarchal reading of that religion by men which gives us rules and customs that oppress Muslim women. From this point, different Muslim feminists draw the line in different places. Are the rules of polygyny, say, part of true Islam or are they patriarchal accretions? Some say yes, some say no. Are certain hadith on women true Islam or just patriarchal fabrications? Are certain classical scholars opining on women presenting an honest, valid understanding of true Islam, or is it just a patriarchal bias coloring their views? There are over a hundred “controversial” examples of where, from the perspective of your average modern non-Muslim feminist, Islam oppresses, or at least disenfranchises women. And different Muslim feminists will take different strategies in countering that perspective in defending the notion that true Islam is egalitarian.