4.5 Souvenirs religieux, culturels et institutionnels de la Provincia Palaestina et de la Palestine moderne
4.5 Religio-cultural And Institutional Memories Of Provincia Palaestina And Modern Palestine
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4.5 Religio-cultural And Institutional Memories Of Provincia Palaestina And Modern Palestine
La structure de l'Église de Palestine créée pendant cette période est encore préservée dans la structure de l'Église de Palestine aujourd'hui. L'Église de Palestine est devenue un corps indépendant au Ve siècle (autocéphalie), n'étant plus un appendice de l'empire byzantin, une étape importante dans le développement de l'entité politique de la Palestine. De plus, les souvenirs religieux, culturels et géographiques de la Provincia Palaestina (la Grande Palestine) sous les Byzantins ont été entretenus vivants par les Églises locales de Palestine. Aujourd'hui, les souvenirs partagés et les véritables continuités institutionnelles de la Palestine « Trois en Un » sont représentés par le Patriarcat orthodoxe oriental de Jérusalem, ou Patriarcat orthodoxe grec de Jérusalem (en arabe :
The structure of the Palestine Church created during this period is still preserved in the structure of the Palestine Church today. The Church in Palestine became an independent body in the 5th century (autocephaly), no longer an appendage of the empire of Byzantium, an important stage in developing the polity of Palestine. Also, the religio-cultural‒geographic memories of Provincia Palaestina (greater Palestine) under the Byzantines have been kept alive by the local churches of Palestine. Today the shared memories and indeed actual institutional continuities of the ‘Three in One’ Palestine is represented in the Eastern Orthodox Patriarchate of Jerusalem, or the Greek Orthodox Patriarchate of Jerusalem (Arabic:
Kanisat Al-Rum al-Ortodoks fi-Quds, l'Église orthodoxe byzantine de Al-Quds. À l'origine le patriarcat d'Aelia Capitolina, elle est considérée par de nombreux chrétiens comme l'église « mère » de toute la chrétienté. Aujourd'hui, elle exerce sa juridiction ecclésiastique sur les chrétiens orthodoxes, majoritairement arabophones, de Palestine, d'Israël et de Jordanie. Le siège du patriarcat orthodoxe de Palestine est l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. L'église remonte à la Palestine du IVe siècle. Le nom d'église du Saint-Sépulcre dérive du latin Ecclesia Sancti Sepulchri. Le nom hébreu, Knesiyat ha-Kever, procède de la même tradition européenne, qui a commencé avec les croisés latins. Pourtant, le nom arabe employé par les chrétiens et les musulmans palestiniens, l'église de la Résurrection, Kaneesat al-Qiyamah, dérive directement du toponyme grec orthodoxe de la Palestine byzantine : Église de l'Anastasis (Ναός της Αναστάσεως), nommée d'après la « résurrection » de Jésus. Cela montre une fois de plus comment la toponymie palestinienne et la mémoire toponymique locale ont réussi à préserver une partie des mémoires sociales et historiques de la Palestine du IVe siècle et des traditions religieuses dominantes des « Trois Palestines » de l'Antiquité tardive.
Kanisat Al-Rum al-Ortodoks fi-Quds), the Byzantine Orthodox Church of al-Quds. Originally the Patriarchate of Aelia Capitolina, it is regarded by many Christians as the ‘mother’ church of all Christendom. Today it exercises ecclesiastical jurisdiction over the predominantly Arabic-speaking Orthodox Christians of Palestine, Israel and Jordan. The headquarters of the Palestine Orthodox Patriarchate is the Church of the Holy Sepulchre in Jerusalem. The church dates back to 4th century Palestine. The name Church of the Holy Sepulchre is derived from the Latin Ecclesia Sancti Sepulchri. The Israeli name, Knesiyat ha-Kever, is derived from the same European tradition which began with the Latin Crusaders. Yet the Arabic name used by Palestinian Christians and Muslims, the Church of the Resurrection, Kaneesat al-Qiyamah, is directly derived from the Orthodox Greek toponym of Byzantine Palestine: Church of the Anastasis (Ναός της Αναστάσεως), named after the ‘resurrection’ of Jesus. This is another way of showing how Palestinian toponyms and local toponymic memory managed to preserve some of the social and historic memories of 4th century Palestine and the dominant religious traditions of the ‘Three Palestines’ of Late Antiquity.
De plus, l'autorité religieuse sur les chrétiens orthodoxes de Palestine, d'Israël et de Jordanie découle directement de son autocéphalie, de son indépendance et de sa juridiction sur les « trois Palestines » de l'Antiquité tardive.
Moreover, the religious authority over the Orthodox Christians of Palestine, Israel and Jordan is derived directly from its autocephaly, independence and jurisdiction over the ‘Three Palestines’ of Late Antiquity.
Cette mémoire collective de la Palestine historique se reflète également dans le fait que l'Église célèbre sa liturgie selon le rite byzantin, dont la langue originelle est le grec koinè, langue officielle des « Trois Palestines » durant la période byzantine.
This social memory of historic Palestine is also reflected by the fact that the Church celebrates its liturgy in the Byzantine Rite, whose original language is Koine Greek, the official language of the ‘Three Palestines’ during the Byzantine period.
Aujourd'hui, le patriarche orthodoxe de Jérusalem, Théophile III de Jérusalem, est présenté comme « Patriarche de la Ville sainte de Jérusalem et de toute la Palestine » ; « toute la Palestine » d'aujourd'hui est donc une reformulation moderne des « Trois Palestines » de l'époque byzantine. Élu en 2005, Théophile III pouvait faire remonter sa fonction à Jérusalem jusqu'au concile de Chalcédoine en 451, une fonction dotée d'une juridiction ecclésiastique historique sur la Provincia Palaestina (Palaestina Prima, Palaestina Secunda et Palaestina Salutaris). Le patriarche d'Aelia Capitolina est également le chef religieux des chrétiens orthodoxes orientaux de la Terre sainte, de Palestine, d'Israël et de Jordanie, qui sont majoritairement des Arabes palestiniens et jordaniens. L'élection a été approuvée par la Jordanie le 24 septembre 2005, en tant que l'un des « trois gouvernements » dont l'approbation est apparemment requise. Deux ans plus tard, le gouvernement israélien a officiellement reconnu son élection, le 16 décembre 2007.
Also, today the Orthodox Patriarch of Jerusalem, Theophilos III of Jerusalem is represented as ‘Patriarch of the Holy City of Jerusalem and all Palestine’; ‘all Palestine’ of today, then, is a modern reformulation of the ‘Three Palestines’ of the Byzantine era. Elected in 2005, Theophilos III could trace his office in Jerusalem to the Council of Chalcedon in 451, an office with historical ecclesiastical jurisdiction over Provincia Palaestina (Palaestina Prima, Palaestina Secunda and Palaestina Salutaris). The Patriarch of Aelia Capitolina is also the religious leader of Eastern Orthodox Christians in the Holy Land/Palestine/Israel and Jordan, who are predominantly Palestinian and Jordanian Arabs. The election was endorsed by Jordan on 24 September 2005, as one of the ‘three governments’ whose endorsement is apparently required. Two years later, the Israeli government officially recognised his election on 16 December 2007.